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  • Au bas mot... Obama

         

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin, et force est de constater que l'on ne compte plus les éloges à son endroit ; une présidence décontractée est évoquée, un président-animateur et orateur sans rival aussi ; une animateur des intérêts de son pays comme d'autres... des ventes de la firme qui les emploie, et bon baratineur ce président ? Tous se gardent bien de le préciser.

    Qu'à cela ne tienne ! d'autres plus lucides ou simplement, libres et courageux, n'hésitent pas à résumer la présidence Obama comme suit : Obama, c'est la continuation de la politique de Bush-fils par d'autres moyens, à savoir les mêmes : bombes et re-bombes !

    Bush fils détruira l'Irak. Obama qui ne voulait sans doute pas être en reste, réservera le même sort à la Syrie et à la Libye car, en ce qui concerne ce pays, si les balles et les bombes étaient françaises et britanniques, on sait que le renseignement aérien et terrestre était américain ; politique étrangère qui, de Bush à Obama, laissera des millions d'Arabes - musulmans pratiquants ou non -, sans secours, sans protection, sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires sans foi ni loi) et sans recours ; des millions d'êtres humains à la merci de prédateurs sortis d’on ne sait de quel chapeau ; groupes « jihadistes » qui ne cessent de croître comme des champignons après la pluie depuis l'arrivée d'Obama  :  Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram, l’Etat islamique... et d'autres encore.

    Toujours à propos du bilan de la présidence Obama, et dans la foulée, évoquons brièvement le fait que jamais la cause palestinienne n'a été autant bafouée car jamais Israël et les Monarchies du Golfe, deux alliés incontournables des USA,  n'ont autant dominé au détriment de la liberté et de la justice des Peuples de cette région.

    En ce qui concerne l'Europe, là encore, jamais l'étau américain  (avec l'allemagne en soutien) et son rouleau compresseur ne se sont autant opposés à une construction européenne un tant soit peu indépendante sur un plan économique et politique, jusqu'à créer sans hésiter ni sourciller, les conditions d'un conflit ouvert entre l'Europe et la Russie de Poutine.

    Et puis enfin, à l'intérieur des frontières des USA, jamais, sous Obama, il n'a été aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique ; deux auteurs auront mérité la palme d'or et de la bêtise et de l'ignorance à ce sujet : Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau ; deux auteurs antillais, qui plus est.

    Quand on vous dit que la littérature contemporaine est incapable de penser le monde !

    Et puis, allez donc chercher et trouver ne serait-ce qu'une seule excuse à ces deux acolytes car ces derniers auraient dû se souvenir que l'on ne juge pas un homme sur la couleur de sa peau.

     

                    Cerise sur le gâteau indigeste d'une présidence d'un égoïsme sans précédent - "Tout pour ma gueule ! Ma gueule à moi d'Américain affairiste et dominateur !' -, car jamais les USA ne nous ont autant donné à comprendre qu'ils ne partageront le monde avec personne, la présidence Obama, présidence tout en ombre chinoise, accouchera de crises financières sans égard pour notre économie, ici, en Europe.

    Qui aime bien, châtie bien sans doute !

     

     

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                  Pour faire court, on dira qu'Obama, ce Président bavard monté en chaire et qui n'a jamais vraiment quitté l'estrade de son église -  l’Église unie du Christ, une branche progressiste de l’Église protestante réformée -, n'aura donc pas cessé, huit années durant, de rembourser l'argent collecté en 2008 lors de sa campagne ;  une collecte record nous avait-on précisé.

                   Une chose, une dernière.... oh ! trois fois rien : de leur côté, jamais les médias dominants français, publics comme privés n'ont autant fait l'éloge d'une présidence américaine, celle d'Obama ; une présidence en trompe l'oeil... pour des aveugles en particulier.

    Et puis, finalement, n'est-ce pas, quelque part, ce nouvel ordre mondial (USA, Otan, Israël, les Monarchies du Golfe et les banques) né d'un mondialisme pour multinationales seules qui paient leurs salaires à tous ?

    C'est à croire... tellement l'engouement des médias pour cet ordre est manifeste, eux tous serviles, flagorneurs impénitents aux ordres du Grand mensonge par omission.

                  Qu'est-ce à dire alors ?

                  Il sera dit que ces médias viennent, une fois de plus,  confirmer ce divorce tant décrié avec le réel ; notre réel, et celui des Peuples, au quotidien, car jamais la vérité n'aura été autant méprisée par ceux qui sont pourtant censés la protéger ; la vérité des faits et leur chronologie.

    Aussi, pour cette raison, on ne méprisera sans doute jamais assez tout le personnel de ces médias, et un métier en particulier (pour ce qu'il en reste !) : celui de journaliste.

     

     

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                               Au bas mot... Obama...

                               Ou l'excellence d'une candidature et d'une campagne sans programme

     

                                 Billet de blog publié au lendemain de l'élection d'Obama à la présidence des USA : en 2008 donc.

     

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                  Suite à la victoire de Barack Obama, et face à tous les changements attendus (ou mal-entendus ?), à quand... l'énumération de tout ce qui... dans la société américaine et dans la politique étrangère des Etats-Unis ne changera pas sous la présidence Obama ?                 

                  Voici quelques pistes...


                  L’Irak, l’Afghanistan, la pauvreté et les inégalités dans la société américaine, Israël-Palestine et la politique du "as little as possible", la crise financière en attendant une crise économique, la peine de mort, In God we trust, la rivalité idéologique et économique Europe-Etats-Unis, la gestion de la relation avec une Chine devenue "Hyper-puissance financière et économique", l'Otan et la Russie...

                 (N'hésitez pas à contribuer à cette énumération ! Pour cela, utilisez la fonction "commentaires" !)

     

                  Et dans cette attente... qu'il soit permis de dire, ici, que Barack Obama, avant d’occuper la Maison Blanche en janvier, pourra longuement remercier les politiques de ces trente dernières années, de Reagan à Bush, en passant par le couple affairiste des Clinton car, si ces politiques n’avaient pas finalement condamné des pans entiers de la société américaine blanche à partager le sort de la grande majorité des noirs dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et des salaires, jamais Obama n’aurait été élu...

    La crise financière étant le dernier clou dans le cercueil des Républicains, de la présidence en lambeaux de Bush, les Américains n’ont rien trouvé à sauver ; et les élites économiques et financières dangereusement discréditées, elles, ne se sont pas gênées pour financer la campagne d’Obama au-delà de ses espérances car... elles ont très vite compris que Barack Obama, l'homme sans passé, l'homme neuf, était seul capable de les sauver eux tous avant le retour de...  "business as usual !"

    Au crédit d'Obama, toutefois : l'excellence de sa candidature ; une candidature sans programme, certes ! mais néanmoins parfaite* ; dans le cas contraire, crise ou pas, les Américains n’auraient vu en Obama qu’un noir de plus (et de trop), avant de s'empresser de lui opposer une fin de non recevoir ; et son propre parti n'aurait pas été le dernier à le faire.

     

    Et puis très lisse et très policée la candidature d'Obama sortie tout droit d'un casting pour une pub de la Silicon Valley : Microsoft, par exemple ; world company, world people, world President pour un monde... "world", cette candidature ?

                                    

    ***

     

               Nul doute, Obama aura bénéficié de circonstances exceptionnelles ; les Clintons le savaient : il suffisait de se baisser pour ramasser la victoire - eux qui n’étaient pas disposés à laisser le premier noir venu de nulle part la leur rafler.

              Aussi, ne nous réjouissons pas trop vite : noir ou pas, avec Obama, la question raciale demeurera encore et pour longtemps, au coeur de la société américaine, indissociable de son fonctionnement, les appartenances ethniques étant un critère absolu de détermination et ce, bien avant celles de la classe sociale ou du parti politique auxquels on peut appartenir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Obama : 26 bombes sur 7 pays en 8 années de présidence

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  • "Encarté" d'Achraf Ben Brahim

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              Intrigué par l’actualité politique, l’auteur, âgé de 21 ans, a milité durant une année dans dix partis politiques ; pas un de plus, pas un de moins.

    Son récit commence en 2012.

    Issu d’un milieu social et d’un département - la Seine saint Denis -, qui ne se préoccupe pas de politique - taux d’abstention record, clientélisme électoral, chômage, faits divers largement exposés par des médias qui se fichent bien de ternir l'image de ce département... en l’espace d’un mois, Achraf Ben Brahim sera adhérent des partis politiques suivants : PS, UMP, FN, Modem, EELV, Debout la République, Front de gauche – PC et Parti de gauche -, NPA et Lutte ouvrière.

    C’est un nouveau monde qu’il découvrira au cours de cette immersion ; un monde occupé par ceux qui aspirent à s’y faire un nom et une situation ; un monde en décalage qui n’a que faire de l’autre monde, le nôtre ; un monde qui changera profondément la vision de l’auteur à propos de l’action militante.

                Le FN sera sa première aventure ; un FN qui compte parmi ses rangs un conseiller régional qui est l’un des plus importants grossistes en viande halal du Nord-Pas-de-Calais.

    Belle entrée en matière côté contradiction, double-langage et « comment se payer la tête des électeurs ! »

    Achraf Ben Brahim comprendra très vite que le débat n’a pas sa place au FN. Pas de primaire, pas de courant, pas de motion : le bureau politique est tout car il décide de tout. Localement, une poignée d’oligarques loin de sa base sur un plan sociologique, se partage les mandats et les indemnités : « Le FN n'a rien à envier à qui que ce soit quand il s’agit de téter les mamelles nourricières de la République » ; et si le FN n’est pas un parti raciste la question est : pourquoi le racisme finit-il toujours pour s’y exprimer ? interrogera si justement l’auteur qui en profitera pour nous confirmer le biais pro-israélien du FN. Au moins, ce parti sait-il qui il faut craindre par-dessus tout ici en France : le parti sioniste qui ne connaît pas de frontières ni de parti pour être à l’aise dans tous. Et puis, les adeptes racistes de l’exclusion et de la ségrégation se reconnaissent au premier coup d’œil : en effet, il y a des programmes qui ne trompent personne, et en premier, ceux qui les partagent.

               Aucune révélation fracassante dans cet ouvrage ; rien que l’on ne sache déjà même si, à sa grande surprise, l’auteur réalisera très vite au cours de ses pérégrinations que les Français se moquent bien de ses origines de jeune arabe de banlieue ; leur seul souci, c’est de garder ou de trouver un emploi et chez les commerçants et artisans : d'éviter la faillite.

    Néanmoins, ce parcours de l'auteur Achraf Ben Brahim retiendra toute notre attention, de parti en parti, de réunion d’arrondissement en conférence, d’une distribution de tract au stand en carton-pâte posé sur un trottoir de Paris, en plein hiver, tenu par des militants du «parti » Solidarité&Progrès de Jacques Cheminade. Arrive alors une question redoutable adressée aux passants toute l'après-midi durant : « Que pensez-vous du Glass-Steagall Act. »

    Et là, l'auteur jeune militant se dit : « Trop, c’est trop !»

     

              Militants LO, NPA, FN, PS, ex-UMP... ils sont jeunes et engagés. La plupart sont exploités à des fins totalement futiles. Ils ne luttent en rien contre le système, n’influent en rien sur la finance, sur l’économie, sur la politique. Pour certains d’entre eux, leurs actions sont isolées et sans efficacité ; sur les réseaux sociaux, ils ne sont vus que par une poignée, souvent par leur propre troupe, et leurs réunions sont vides : LO, le songe communiste,  NPA et le Modem.

    D’aucuns sont dans l’admiration d’un leader ; d’autres dans la fascination ; nombreux sont ceux qui s’accrochent car tous espèrent car un bon nombre n’oublie surtout pas, à terme, de lorgner sur le calice, le Graal, la coupe des délices : un mandat de député, de sénateur, de maire… pourquoi pas, ministre car… ministre un jour, ministre toujours !

    Certains d'entre eux iront-ils jusqu'à voler la clé du tabernacle, en forcer la serrure ? Très certainement.

               L’expérience de l’auteur auprès des ex-UMP ou du PS a montré si besoin était, que ces partis ne représentent que les ambitions de carrière de ceux qui y font leur trou. Ballotté entre condescendance et mépris, l'auteur n'y trouvera jamais sa place. Faut dire que, dans les partis dits "de gouvernement", les fauteuils sont chers, très chers. Un communautarisme « social » y règne en maître ; l’origine ethnique, sociale ; quant aux diplômes : seules les « grandes écoles » ont droit de cité.

    Lutte ouvrière et NPA sont présents chez les étudiants, université de Nanterre principalement, dans quelques usines et administrations ; l’implication de ses militants impressionnera l’auteur ; disponibilité de chaque instant, militantisme hyperactif, mobilisation à toute épreuve. Les résultats ? Inversement proportionnels à leur engagement bien évidemment ! puisque aucun rapport de force digne de ce nom ne peut être établi.

    Le Modem est qualifié de « mouvement fantôme » ; de plus, il a la fâcheuse habitude de prendre des décisions avant de demander l'avis de ses quelques militants ; un Modem dont le patron Bayrou a fini « chasseur de poste et de mandat » auprès de Hollande en 2012 puis auprès de l’ex-UMP à la mairie de Pau qu’il remporta, se faisant à nouveau solliciteur et courtisan, cette fois-ci, auprès de Manuel Valls.

    L'infiltration de l'auteur auprès de la gauche parisienne comprenant le PS, EELV et le Front de gauche aura été responsable de sa désillusion la plus cruelle :

    EELV est finalement un parti opportuniste. Les militants du PS sont des masochistes patentés ; dans les sections de ce parti, la Novlangue est la langue la plus couramment parlée ; en effet, plus le PS est à droite plus il se dit à gauche ; les militants ne pipent pas mot ; une mort idéologique préside les débats.

    Quant au PC, toujours à courir derrière le PS pour survivre ! Le Parti de gauche, en deux ans, a perdu la quasi-totalité de ses militants et de ses électeurs. Mélenchon n'est plus qu'un tribun de réseaux sociaux et des médias... médias trop heureux de donner la parole à un "animateur politique" garant de la pluralité des débats face au FN dont ces mêmes médias ne savent plus comment ne pas nous le vendre car si les leaders de ce parti sont de "trop bons clients médiatiques", le CSA veille.

              Aux deux partis de gouvernement puis à ceux qui peuvent raisonnablement espérer une place en tant que force d'appoint (EELV, les Radicaux...), leur seul atout, leur carte maîtresse, c’est le désintérêt croissant pour la politique et l’abstention qui de 20% (taux quasi-incompressible et gérable dans le cadre d’une "démocratie" représentative) est passée à 30, puis à 50, voire plus dans certains scrutins : un score compris entre 15 et 35% des suffrages exprimés, soit 7 à 18% des inscrits, soit encore 6 à 15% d’une population en âge de voter, suffit à occuper un poste rémunéré par la République : conseiller général, conseiller municipal, maire, député, sénateur, président de région, de département, ministre, secrétaire d’état…

    Des maires sont donc élus ou ré-élus avec des scores dérisoires. Tous, du PC aux Républicains en passant par le parti de gauche, se partagent les postes en constituant des listes d’union parfois aussi inédites que surprenantes ; l’important étant de survivre coûte que coûte : tout sauf la relégation dans le salariat et l’entreprise, privée de surcroît ! Surtout pour les plus exposés d’entre eux ; ceux qui sont pauvrement diplômés ou qui ne possèdent pas un carnet d’adresses  bien rempli.

                Suite à cette expérience d’une année, arrive bientôt un premier constat de l'auteur : « La manière dont les partis sont gérés annonce la manière dont leurs dirigeants exerceront leur fonction une fois élus." Puis, très vite une conclusion à la fois surprenante et contradictoire : « Politisez-vous ! »

    Soit. C’est entendu. Mais… à quelle fin ? D’autant plus que l’auteur, quelques pages plus loin, nous confie ceci :

                « Au terme de cette année 2013-2014 pendant laquelle j’ai renoncé à tout pour mener à bien ce projet, je ne sais même pas quelle définition donner à ce mot qui reste désespérément vide de sens : la politique (…) Mais surtout, je m’en veux d’avoir ouvert les yeux sur une réalité contre laquelle je ne peux strictement rien faire car, de cette expérience militante, il n’y a qu’une chose que je regrette : celle d’avoir pris conscience de la société dans laquelle je vis (…) De mes illusions sur la sincérité, sur l’intégrité, sur l’espoir de vivre dans une France meilleure, il ne reste finalement plus grand-chose. »

             Certes, à trop voir, on s’éblouit. Aveugle on devient ? Nuit noire, point mort à partir duquel le désespoir prend le dessus ? Arrive alors un radicalisme que rien ne viendra tempérer puisque aucune parole ne fait autorité car, sur quoi repose l'autorité si ce n'est sur la confiance et la compétence ?

     

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              Brigades rouges, Action directe, bande à Baader, les années 70…

    A l’heure où des lanceurs d’alerte sont assignés à résidence, cloîtrés, sacrifiés, sans droit ni perspective d’avenir...

    A l’heure des débats théoriques sur les nouvelles formes de lutte et de résistance (refus et action), le plus souvent sans issus et dont le prix à payer pour un engagement aux résultats incertains en dissuadera plus d’un… 

    A l’heure où d’autres acteurs de gauche caressent le doux rêve d’une reconquête d’une opinion qui aujourd'hui plébiscite la déchéance de la nationalité, un Etat policier, une armée interventionniste à des milliers de kilomètres de chez nous...

    A l'heure où des programmes de télévision débilitants et un journal de 20H ne désemplissent pas...

    Et puis enfin : à l'heure où un François Hollande recueille plus de 50% de taux de satisfaction après avoir été au fond du trou trois années durant même si, pour en sortir, il semblerait que la politique étrangère de la France ait dû en faire descendre une bonne centaine dans ce même trou, en 45 minutes, à Paris, 130 précisément... tirés comme des lapins ou des pigeons, comme au ball-trap...

    L'islamisme de ceux qui n'ont jamais lu le Coran ni ne parlent l'Arabe et qui ont découvert, voilà six mois, qu'ils avaient une religion, serait-il le nouveau gauchisme des enfants perdus d’une République mondialisée à caractère fasciste ?

    Un seul mot d'ordre pour cette République : que ceux qui ne veulent pas se soumettre à une idéologie de l'asservissement et de l'abrutissement dans sa remise en cause des acquis tant sociaux que démocratiques, aillent se faire foutre ! Et morts aux vaincus ! Une République au service d'un projet qui a placé la dictature de la marchandise, corps et biens pour une optimisation de la ressource humaine sans précédent, au centre de ce qui devra être défendu mordicus même et surtout au prix de projets liberticides et criminels…

    Ce nouveau gauchisme qui répond aussi en partie aux slogans de mai 68, plus tard... slogans altermondialistes, précédemment... pensée situationniste - " A bas la production !"... "Ne nous laissons pas bouffer par les politicards et leur démagogie boueuse !"... "On ne tombe pas amoureux d'un taux de croissance !"... "Je ne suis pas une marchandise !" -, ce nouveau gauchisme-là qui ne fait qu'accompagner le long de deux routes parallèles les derniers sursauts d'un monde de l’après-guerre aujourd'hui "congédié" et dans lequel subsistait encore un peu de tolérance pour la faiblesse humaine, pour ses erreurs quant à l’exactitude de ses calculs chiffrés, et qui cultivait un attentisme salutaire face aux innovations technologiques dans le contexte de l'avènement d'une nouvelle ère numérique qui prend pour cible tout ce qui vit, marche, pense et crève, dans les discriminations, la paupérisation matériel et culturel et le rejet de millions de "sous-citoyens"...

    Sans compréhension ni soutien, seule face à l'extinction d'une "gauche prolétarienne" et en l'absence des groupes armés anarcho-communiste des années de plomb, cette déshérence identitaire et sociale dite "islamiste" annonce-t-elle un extrémisme de desperados aux cibles in-discriminées car ces derniers n'auront lu ni Marx ni Althusser ni Castoriadis ni Gorz ?

              Attendons de voir. L'important n'étant pas de savoir mais de comprendre pour mieux prévoir.

     

    ***

     

     

             Martine Aubry, maire PS de Lille, annulera en mars 2012 la réservation d’une salle pour un débat autour de l'identité musulmane, les révolutions arabes, les émeutes de 2005... confirmant une fois de plus qu'il n'y a plus rien à sauver chez le PS que ce soit à un niveau municipal ou étatique.

             Les organisateurs, le public et les invités se replieront alors vers un autre lieu.

     
    PS
     
    A propos des deux intervenants "vedette" de cette rencontre...
     
    Certes, Ramadan est un islamologue mais c'est aussi un « curé » : plus il y a de monde dans les mosquées, mieux il se porte. Mais il y a des « curés » intelligents et capables d’analyses éclairées. Reste à savoir quel est le prix de la montre qu’il porte à son poignet ; sans cette information-là, je doute que l’on puisse savoir qui il est véritablement. Tout en gardant à l’esprit ceci : quiconque ne renonce pas à l’argent est appelé tôt ou tard à « trahir ».
     
    La question est : Ramadan a-t-il renoncé à l'argent ?

    Marc-Edouard Nabe : sa haine de « l’Occident » influence ses analyses. Cette haine de l'Occident, ou bien plus simplement, sa haine du système français de promotion médiatique, a pour origine le fait suivant : en tant qu’auteur, il a été très tôt rejeté par le système, d’où son échec « littéraire » sur un plan commercial. Cela dit, que Nabe se rassure ; son oeuvre ne cessera jamais d’être re-visitée, sortant de l’oubli, y retournant, chacun allant y chercher une lecture « plurielle » et la promesse d’une transgression qui seule nous rapproche de la vérité.

    Ce qui limite les analyses de Nabe dans le domaine de la politique, voire de la géopolitique, c’est son refus d’un monde qui serait « pensé » par des stratèges qui sont aussi des tacticiens redoutables dans le contexte d’enjeux économiques (énergétiques) colossaux - ceux que Nabe nomme "les complotistes" (en cela, il rejoint ses pires ennemis : les médias sous influence sioniste qui sont responsables de son bannissement médiatique) ; les origines de ce refus, vous les trouverez ici :

    Nabe s’est mal remis de l’échec de sa tentative en 2001 de rallier à lui tous ceux qui, en France, s’étaient réjouis des événements du 11 Septembre - il souhaitait cibler en priorité… les Français de culture arabo-musulmane -, avec la publication de l’ouvrage « Une lueur d’espoir » – comprenez : espoir pour les Nations arabes suite à ces événements, qui fait l’éloge de Ben Laden, ange exterminateur et vengeur d’une Amérique dont il n’y a plus rien à sauver.   
     
    Nabe commettra une erreur : il refusera de questionner la version des événements de ce mois de Septembre 2001. Comment le pouvait-il quand on connaît ses motivations réelles ? A ses yeux, ces événements devaient être l’œuvre de Ben-Laden seul. Or, les « Arabes et Musulmans de France » ont voulu le beurre et l’argent du beurre : un « Ben Laden tout puissant » et la dénonciation des opérations sous fausses bannières ou faux drapeaux, de l’Etat profond (CIA et NSA).
     
    Thierry Meyssan, lui, l’a fait : il parlera d’imposture à propos de la version US des événements du 11 Septembre et c’est lui qui « raflera la mise » avec Soral et Dieudonné.
     
    N'empêche que...
     
    Les analyses de Nabe qui semblent dépourvues de considérations "géo-stratégiques" sont plutôt d'ordres psychologique et sociologique ; un complément indispensable à toute analyse purement politique et géo-stratégique. Rajoutez un peu d'Histoire, et vous avez tous les ingrédients pour une recette savoureuse, une compréhension à propos de qui fait quoi, à qui, comment, où, pour(-)quoi, et pour le compte de qui.
     
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  • Jacques Rancière à propos de "La haine de la démocratie"

     

     

    Quand Jacques Rancière plébiscite le tirage au sort

     

     

    "La pire des choses c'est que ceux qui veulent le pouvoir l'obtiennent"

     

     


                   " ... le « Non » au référendum sur la Constitution de l’Union Européenne en 2005, n'est certes pas la manifestation de l’arriération et du populisme d’un « peuple » incapable de comprendre les enjeux et la nécessité de la construction d’un nouvel ordre mondial, même si "dans l’esprit de ceux qui soumettaient la question à référendum, le vote devait s’entendre comme une approbation donnée par le peuple assemblé à ceux qui sont qualifiés pour la guider". Mais comme on le sait « la principale surprise du référendum a été celle-ci : une majorité de votants a jugé que la question était une vraie question, qu’elle relevait non de l’adhésion de la population, mais de la souveraineté du peuple et que celui-ci pouvait donc y répondre non aussi bien que oui ». Et Jacques Rancière de dénoncer l’explication trouvée par « les oligarques, leurs savants et leurs idéologues » : « si la science n’arrive pas à imposer sa légitimité, c’est en raison de l’ignorance. Si le progrès ne progresse pas, c’est en raison des retardataires. Un même mot, psalmodié par tous les clercs, résume cette explication : populisme » - à propos de l'ouvrage " La haine de la démocratie" de Jacques Rancière, Paris, La Fabrique, 2005, vu par Duvoux Nicolas

     

     


     

                 "Les chercheurs produisent du savoir : chercheur c'est un métier ; intellectuel c'est un statut. Une personne qui pense produit de la pensée, qu'il soit ouvrier ou universitaire."

     

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                  "... reprenant à la racine (étymologique) cet épisode du "non" au référendum qui a été ressenti par les « élites » comme une apocalypse, c’est-à-dire comme un révélateur, Jacques Rancière s’engage dans l’étude des soubresauts tragi-comiques de l’intelligentsia « républicaine » française des vingt dernières années. Il y met en lumière la présence d’une « haine de la démocratie » qui se résume à un mot d’ordre simple : « il n’y a qu’une seule bonne démocratie, celle qui réprime la catastrophe de la civilisation démocratique »  - à propos de l'ouvrage " La haine de la démocratie" de Jacques Rancière, Paris, La Fabrique, 2005, vu par Duvoux Nicolas

     

                              La suite ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : La méthode de l'égalité

     

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  • Bernie Sanders de la gauche américaine

     

                    Candidat aux primaires démocrates, Bernie Sanders s'en prend à la presse auquelle il reproche de ne pas traiter les sujets qui importent vraiment : "Ma rivalité avec Hillary Clinton n'est pas d'actualité".    
        

    Sanders dénonce l'effondrement du niveau de vie de la classe moyenne, des salaires qui n'ont jamais été aussi bas, un niveau d'inégalité insupportable alors que les classes dirigeantes n'ont jamais été aussi prospères : "Mon objectif c'est de rassembler le monde du travail, tous ces salariés paupérisés."

    Quand on lui pose la question suivante : pourquoi les Américains ne le suivent pas...

    Sanders répond : "Nous vivons encore à l'heure des Républicains qui ont divisé ce pays comme jamais ; une diversion cette division sur des questions comme l'avortement qui ne sont pas au coeur de notre problématique sociale !"

    Il poursuit : "Il faut rapatrier les emplois perdus au profit des délocalisations en Chine. Et pour ma part, je continuerai à dénoncer le patriot-act et une politique étrangère qui n'a qu'un projet : la domination par le chaos."

     

    ***

     

                      Le sel des USA cette gauche américaine ! Gauche marginalisée certes ! mais combative contre une désinformation généralisée, un "bourrage de crâne" cause d'une indigence chez l'Américain moyen aujourd'hui bien incapable de relever le défi politique d'une idéologie économique et financière qui, pourtant, le fragilise un peu plus chaque jour ; d'où le désengagement massif des classes populaire et moyenne avec pour conséquence un taux d'abstention sans précédent en Occident aux élections tant générales que locales.

                     Si les USA sont l'avenir de l'Europe comme semble le penser l'oligarchie européenne qui fait la loi, et ses larbins, de l'Elysée à la Commission européenne, alors, nous avons toutes les raisons au monde d'être inquiets.

     

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  • Quand Jacques Rancière plébiscite le tirage au sort



    ... contre la haine de la démocratie !



    "La pire des choses c'est que ceux qui veulent le pouvoir l'obtiennent"




                   " ... le « Non » au référendum sur la Constitution de l’Union Européenne en 2005, n'est certes pas la manifestation de l’arriération et du populisme d’un « peuple » incapable de comprendre les enjeux et la nécessité de la construction d’un nouvel ordre mondial, même si "dans l’esprit de ceux qui soumettaient la question à référendum, le vote devait s’entendre comme une approbation donnée par le peuple assemblé à ceux qui sont qualifiés pour la guider". Mais comme on le sait « la principale surprise du référendum a été celle-ci : une majorité de votants a jugé que la question était une vraie question, qu’elle relevait non de l’adhésion de la population, mais de la souveraineté du peuple et que celui-ci pouvait donc y répondre non aussi bien que oui ». Et Jacques Rancière de dénoncer l’explication trouvée par « les oligarques, leurs savants et leurs idéologues » : « si la science n’arrive pas à imposer sa légitimité, c’est en raison de l’ignorance. Si le progrès ne progresse pas, c’est en raison des retardataires. Un même mot, psalmodié par tous les clercs, résume cette explication : populisme » - à propos de l'ouvrage " La haine de la démocratie" de Jacques Rancière, Paris, La Fabrique, 2005, vu par Duvoux Nicolas





                 "Les chercheurs produisent du savoir : chercheur c'est un métier ; intellectuel c'est un statut. Une personne qui pense produit de la pensée, qu'il soit ouvrier ou universitaire."



                  "... reprenant à la racine (étymologique) cet épisode du "non" au référendum qui a été ressenti par les « élites » comme une apocalypse, c’est-à-dire comme un révélateur, Jacques Rancière s’engage dans l’étude des soubresauts tragi-comiques de l’intelligentsia « républicaine » française des vingt dernières années. Il y met en lumière la présence d’une « haine de la démocratie » qui se résume à un mot d’ordre simple : « il n’y a qu’une seule bonne démocratie, celle qui réprime la catastrophe de la civilisation démocratique »  - à propos de l'ouvrage " La haine de la démocratie" de Jacques Rancière, Paris, La Fabrique, 2005, vu par Duvoux Nicolas


                              La suite ICI


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    Pour prolonger, cliquez : Rencontre autour du Tirage au sort

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  • Etienne Chouard : rencontre autour du tirage au sort...

     

     

                       Banni des médias, black-listé par les partis dits "de gauche"... des hommes de raison, informés et clairvoyants, acceptent de dialoguer avec Etienne Chouard. Qu'ils en soient remerciés.

     

     

     

                  Étienne Chouard, Jacques Testart et Yves Sintomer



    Conducteur ci-dessous :


    00:25 Le tirage au sort ça change quoi dans une démocratie ?
    06:22 Le citoyen peut-il faire de la politique ?
    09:05 Comment on tire au sort aujourd’hui ?
    13:13 Qui tire au sort ?
    17:49 Une révolution du peuple est-elle possible ?
    21:08 Que pensez-vous du printemps arabe ?
    26:24 En France sommes nous en démocratie ?
    31:24 Qu’est ce qui bloque la modernisation de la politique ?



                     Réalisation Moise Courilleau et Morgan ZAHND. Rendez vous sur FACEBOOK (https://www.facebook.com/jaipasvote) pour plus de documentations et suivre les prochains films.


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  • Les Thénardier de la politique et des médias

     

     

    les-thenardier moreno.jpg          A l’heure où le chef d’œuvre de 1933 du réalisateur Raymond Bernard, « Les misérables », Kruger à la photographie, Harry Baur dans le rôle de Jean Valjean, adapté par André Lang, est enfin disponible en DVD, entièrement restauré par Pathé…

     

    tibéri,le pen,balkany,sarkozy,politique,actualité,élections,uleskiCharles Dullin et Marguerite Moreno composant un couple d'anthologie, en Thénardier légendaires, figures aujourd'hui emblématiques et quasi archétypales…


               Autre temps, mêmes moeurs ! Ayons une pensée furtive pour les Thénardier qui, traversant les siècles, se sont reconvertis dans la politique et les médias, y investissant toute la famille car, redoublant d'inventivité, protéiformes, maintenant cravatés, guindés, parfumés, épilés et rasés de près, hauts en couleur, de stratagèmes en stratagèmes, jamais ils ne renoncent !

     

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                               Et combien d'autres encore...

     

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                      Et encore...


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                En veux-tu en voilà !

     

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    tibéri,le pen,balkany,sarkozy,politique,actualité,élections,uleski

        Tantôt aigles, tantôt vautours... l'écuelle aux dents*, ils prennent, ils prennent...

                                   Soyez en sûrs : ils ne vous rendront rien, ou bien, si peu en comparaison !


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    *  "Avec appétit" - La Fontaine dans "Le satyre et le passant".

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  • PS, UMP face au FN... la déconfiture ?

     

     

             
                     Lundi dernier, Yves Calvi, animateur-ventriloque d’une orthodoxie économique et politique totalitaire, patibulaire mais sûr de lui - assurance de celui qui sait qu’il ne peut décidément rien lui arriver de fâcheux -, et l’émission « Mots croisés » consacrée à la percée du Front national, émission-podcast par excellence, souris-zapping d'une main, fourchette de l’autre, entre midi et deux,  la poire et le fromage, – en effet, qui peut bien avoir envie de sacrifier une soirée à ce programme ? -, auront mis en scène, en direct sur France 2 et très certainement par inadvertance, la déconfiture de l'UMP et du PS face à un FN imperturbable, avec un Malek Boutih venu faire de la retape pour son parti qui l’aura envoyé au casse pipe (ses interventions -  la suivante encore plus inepte que la précédente -, auront permis au FN de prendre 5 points supplémentaires de popularité, n’en doutons pas un seul instant !) en bouc-émissaire tout désigné (de par ses origines) face aux leçons de morale politique d’Edwy Plenel, le repenti du journal Le Monde, aujourd’hui VRP de Mediapart, un Edwy Plenel grandiloquent et bonimenteur (comme quoi on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient) ou bien amnésique (Alzheimer Plenel ?) car, en effet, c’est bel et bien Mediapart qui a refusé de recevoir MLP (la fille de  le Pen) lors de la dernière élection présidentielle.

     

    Un PS qui, et ça vaut la peine d’être précisé, aura mis plus de 25 ans à trouver à ce Malek Boutih un poste de député, ou bien plutôt… à accepter qu'il le soit ; un PS qui n'a jamais eu la moindre considération pour tous les Malek Boutih de France et de Navarre... sinon du mépris comme pour Najat Vallaud-Belkacem, petite ministre des Droits des femmes et porte-parole mezzo voce du gouvernement Ayrault, championne toutes catégories d'une bien-pensance idiote et puérile, et qui, une fois la présidence Hollande renvoyée dans les poubelles de l’histoire sans majuscule, prendra très vite le chemin du parlement européen, là où nichent tous les has-been de la politique et ceux pour lesquels « ça n’est jamais arrivé », tous en mal de revenus et en quête de salaires et d'indemnités en milliers d’euros et plan de retraite doré, le tout en grande partie non imposable. Il est vrai que tout le monde ne peut pas être sénatrice à 40 ans, telle une Dominique Voynet… longtemps cumularde, maire de Montreuil (93) écolo à ses heures perdues mais pas pour tout le monde, et sûrement pas pour elle.

    Par ici la maille ! On prend ! On amasse ! Des milliers d’euros tous les mois que la politique fait !

     

    N'empêche, Malek Boutih, colla-beur comme c’est pas permis - en comparaison, le comique-troupier Jamel Debbouze fait figure de rebelle  -, longtemps salarié de Skyrock faute de mieux (profil de l’audience de cette radio : les 12-16 ans  – mais alors, que vive la gauche gouvernementale, révolutionnaire et juvénile ! – manque plus que la capuche d’un Besancenot !) se démènera comme un diable même si, face à Plenel, la glotte lourde, le sourire figé, il restera muet.

     

    On pourra là, et sans difficulté, être les témoins de ce que les « Humiliés » doivent gravir comme pente pour se hisser à la hauteur de ce qui est attendu d’eux en retour s’ils veulent continuer de finir les plats et de ramasser les quelques miettes de ceux qui, invités VIP, se sont déjà amplement servis à la table du banquet : les héritiers et autres rentiers qui appartiennent à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler la caste médiatico-politico- économique.

     

     « Oh hisse ! Oh hisse ! » Le pauvre Malik Boutih n’en finira pas de ramer et de brasser du vent, plus souvent courant d’air, occupé à rembourser la dette contractée auprès de ses créanciers, toute la soirée durant, entre deux références incontournables, véritable passeport auprès de la caste sus-nommée - le génocide juif et le nazisme (Primo Levi et Hitler) -, égratignant au passage les classes populaires soupçonnées de tous les maux – fascisme et racisme -, ignorant le fait, et c’est un comble venant de la gauche, que ces mêmes classes populaires ont tout simplement besoin, non pas de haïr les immigrés dont elles auront tôt fait de se désintéresser, mais bien de protections puisque cela n’aura échappé à personne… dans la guerre mondiale contre les salaires et les droits sociaux, ces classes sont en première ligne depuis trente ans ; protections levées par un PS à la sauce Mitterrand en 1983 ; parti qui les a abandonnées dans la jungle néo-libérale, et contrairement au conte, le petit Poucet n'y retrouvera jamais son chemin.

     

                 Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche, autre invitée de ce programme sans queue ni tête,  nous confirmera ce que l’on soupçonnait déjà : Mélenchon est bien l'arbre qui cache la forêt, à savoir… l’absence au Parti de gauche d’un personnel militant charismatique, à la tête bien faite, à qui on ne l’a fait pas, doué pour la communication télévisuelle entre autres médias, capable de prendre la parole et de retenir l'attention du téléspectateur. Ce qui augure mal de l’avenir de ce parti et du front auquel il appartient.

     

                 Que l’on se console néanmoins… car, « Mots croisés » aura ce soir-là permis de démasquer un Dominique Reynié aussi objectif et scientifiquement rigoureux qu'un militant UMP. Reste à espérer que le thinktank Fondapol qu'il dirige ne se nourrit pas de subventions publiques ; dans le cas contraire, il faudra y regarder de plus près avant d’y remédier dans les plus brefs délais.

    On renverra donc ce Reynié à son activité d'enseignant à faire la leçon aux élèves de Science Po, pré-adultes déjà malléables à merci en attendant de l’être mais… corvéables cette fois-ci… nos élites médiatiques de demain.


    Mais... le croirez-vous ?


    Tel enseignant, tel élève.

     

    ***

     

                 Pour revenir à notre sujet… la déconfiture de l'UMP et du PS face à un FN imperturbable, un fait est maintenant établi : la dictature d’une mondialisation devant laquelle tous ont baissé les bras depuis trente ans, leur a décidément tout pris même si elle leur a laissé des postes grassement rémunérés pour l’exercice d’un pouvoir de façade et de galeries souterraines. Muets, aphones et tout nus : à poil ils sont ! Pareille à une pierre tombale, la soumission à cette mondialisation leur a soufflé d’un coup d’un seul la parole ; et le piège s’est refermé sur eux : aux oubliettes l’UMP et le PS ! Car force est de constater que ces deux partis dits de gouvernement n’ont plus rien à opposer à une sortie éventuelle de l’euro, pour ne rien dire d’une sortie de l’UE ; rien non plus sur un éventuel bras de fer avec l’Allemagne ; pas davantage… à propos du refus des diktats d’une commission européenne qui n’est qu’un instrument supplémentaire d’une mondialisation sans honneur ni justice ; rien sur le fait de tenir tête à la dictature des marchés ; rien sur le rétablissement  de protections aux frontières de l’Europe ; rien sur une sortie de l'Otan et un retour à une politique étrangère indépendante ; rien sur les dangers de l’ouverture des négociations entre l'Union européenne et les États-Unis en vue de la conclusion d'un partenariat transatlantique ; et enfin, rien contre le dumping salarial intra et extra européen de multinationales de la traite des salariés sur le marché mondial du travail.

     

    Il est vrai que depuis trente ans, le PS et l’UMP se sont retirés de la politique économique. Demain, ils ne gèreront pas davantage les ambitions d’un FN omniprésent car, sur cette question-là et sur toutes les autres, hors jeu ils sont ! Et c’est bel et bien le capitalisme financier et l'oligarchie mondiale qui s’en chargeront comme ils ont su admirablement le faire au cours des années 20 (du siècle précédent) jusqu'aux années 40 : à ce sujet, souvenons-nous  des analyses prémonitoires de Marx et de Lénine tout en nous reportant  à cette historienne qu’est Lacroix-Riz : la défaite programmée et la guerre des salaires (à propos de la même période historique : années 20-40) :


    http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/05/29...


                    ainsi que...


    http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/05/20...


                 Autre thèse, voire… antithèse, l’ouvrage de Francis Delaisi sur le formidable sursaut économique allemand  et son financement.


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    Pour prolonger, cliquez Brignoles, élection cantonale

     

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  • Le collectif Roosevelt 2012 : "Cause toujours tu m'intéresses" ?

     


                On a connu Attac... très présent quelques années, puis… plus rien, le silence. Un Attac sans résultat et dont les militants se sont  sans doute lassés car, sans stratégie politique ni tactique... la routine s’installe...  les discours et slogans remplacent l'action, on finit par décevoir le plus gros des troupes faute d’établir un rapport de force et faute de moyens pour s'en être donné aucun, et l'on vous déserte.


    En revanche, la mondialisation libérale ,elle, n'a pas cessé de se porter comme un charme !

     

                Arrive alors Roosevelt 2012 , "un collectif et 15 réformes pour changer la donne !" fondé par Pierre LARROUTUROU (membre du bureau politique du PS !) Ici, un jeûne de deux jours d’une poignée de militants ; , une réunion de rue près de l’Assemblée nationale … dans l’indifférence générale...

     

     

     

    Pierre LARROUTUROU (membre du PS !!!! et fondateur du collectif Roosevelt, ce matin sur France Culture


     

                 Discours incantatoire…jactance, « Y a qu’à faut qu’on ! » (1)... difficile d'imaginer que l'impuissance puisse être aussi bavarde ! De là à penser qu'elle serait payée à la ligne comme on se paie de mots...


    Qu'à cela ne tienne !

     

    Sans stratégie ni tactique, sans un sens politique aigu, on ne peut espérer aucun résultat face à un PS et son allié EELV qui ne se reconnaissent plus aucune obligation excepté envers la Commission européenne, autre instrument d’une mondialisation liberticide sans honneur ni justice.

    A l’heure où il semble que le PS ait à nouveau besoin d’un FN repoussoir pour se maintenir, une seule option s'impose : porter la crise au cœur du PS et des Verts car ce n’est pas un nouveau parti qu’il faut créer ou un énième collectif destiné à disparaître faute de résultats et de combattants … ce sont deux partis qu’il faut mettre en danger sans délai !


    Attaquer frontalement les élus de ces deux partis et leur carrière politique à tous aux niveaux local, départemental, régional, national et européen et ainsi... ouvrir une crise politique  majeure : culbuter le système électoral et obtenir la dissolution du PS et des Verts et le renouvellement d'au moins la moitié du personnel politique de ces deux partis : la génération Fabius doit quitter la rue de Soférino et la politique. Et les Manuel Walls du PS (clones de la génération Fabius) doivent en être exclus ( ils pourront sans difficulté trouver une place dans les partis du centre, et pourquoi pas... à l'UMP).

      

                    En attendant le départ de François Hollande...


     

    Analyse, arguments et tactique, ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/250513/porter-la-crise-...

     

     

     

    _________________________

     

    1 - Nous re-sortir Rocard... 83 ans, l'homme le plus consensuel qui soit... un Rocard qui a beaucoup donné au système, un Rocard auquel on ne conseillera sans doute jamais assez d'aller se reposer.  D'autant plus que pour servir ce même système, les volontaires ne manquent pas.

     

    A propos de Rocard, cliquez ici :Rocard invité du MEDEF.

     

     

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  • Mettre cette démocrassouille sur la paille !

     

     

     

    FUCK leur carrière politique à tous !

    Le vote blanc vaincra !

     


    Léo Ferré - Il n'y a Plus RIen par lizzybabe666

     

    "... Les révolutions? Parlons-en! Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
    Parce qu'elles vous servent, parce qu'elles vous ont toujours servis,
    Ces révolutions de "l'histoire",
    Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous intéresser,
    Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.


    Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
    Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
    Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés. Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
    Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites, à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

    Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
    Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
    Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas?
    Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi, on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.

    Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras!
    La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis..."

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