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élysée

  • Laurent Fabius : une diplomatie somnolente

     C'était à Prague le 23 Août 2015

     

     

                          Il serait grand temps que quelqu'un se décide à demander à Laurent Fabius de prendre sa retraite : le Président pourrait peut-être lui suggérer de... à défaut, le premier ministre...

    Un Laurent Fabius qui, en politique, a beaucoup pris depuis 35 ans - contrairement à d'autres, même rares, qui ont beaucoup donné ; d'autant plus que la France n'a plus vraiment besoin d'un ministre des affaires étrangères : au quai d'Orsay, il y a suffisamment de monde pour transmettre à l'Elysée les ordres de Berlin, de Bruxelles, de Washington, de Riyad et de Tel-Aviv.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Une diplomatie à la solde des USA

     

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  • Bernie Sanders de la gauche américaine

     

                    Candidat aux primaires démocrates, Bernie Sanders s'en prend à la presse auquelle il reproche de ne pas traiter les sujets qui importent vraiment : "Ma rivalité avec Hillary Clinton n'est pas d'actualité".    
        

    Sanders dénonce l'effondrement du niveau de vie de la classe moyenne, des salaires qui n'ont jamais été aussi bas, un niveau d'inégalité insupportable alors que les classes dirigeantes n'ont jamais été aussi prospères : "Mon objectif c'est de rassembler le monde du travail, tous ces salariés paupérisés."

    Quand on lui pose la question suivante : pourquoi les Américains ne le suivent pas...

    Sanders répond : "Nous vivons encore à l'heure des Républicains qui ont divisé ce pays comme jamais ; une diversion cette division sur des questions comme l'avortement qui ne sont pas au coeur de notre problématique sociale !"

    Il poursuit : "Il faut rapatrier les emplois perdus au profit des délocalisations en Chine. Et pour ma part, je continuerai à dénoncer le patriot-act et une politique étrangère qui n'a qu'un projet : la domination par le chaos."

     

    ***

     

                      Le sel des USA cette gauche américaine ! Gauche marginalisée certes ! mais combative contre une désinformation généralisée, un "bourrage de crâne" cause d'une indigence chez l'Américain moyen aujourd'hui bien incapable de relever le défi politique d'une idéologie économique et financière qui, pourtant, le fragilise un peu plus chaque jour ; d'où le désengagement massif des classes populaire et moyenne avec pour conséquence un taux d'abstention sans précédent en Occident aux élections tant générales que locales.

                     Si les USA sont l'avenir de l'Europe comme semble le penser l'oligarchie européenne qui fait la loi, et ses larbins, de l'Elysée à la Commission européenne, alors, nous avons toutes les raisons au monde d'être inquiets.

     

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  • Gouvernements Valls : et de 2...

     

    macron, bercy, ministère de l'économie,valls

          

               Ce dernier remaniement consacre un gouvernement expurgé de ses éléments perturbateurs : 

     

               - Emmanuel Macron prend la place d’un Arnaud Montebourg démissionnaire mais viré quand même !

    Secrétaire général adjoint de la présidence de la République depuis 2012, ce "Yes man" qui croit sans doute commander alors qu'il ne fait qu'obéir, cet énarque banquier,  ce « rond de cuir » de 36 ans,  est donc nommé ministre de l’Economie, de l'industrie et du numérique.

    Qu'on se le dise : l’idéologie ultra-libérale ne s’est jamais aussi bien portée à Bercy, à Matignon et à l’Elysée.

     

            - Najat Vallaud-Belkacem,  une gourde auquelle le PS peut tout proposer, tout vendre, acheteuse comme pas une et puis aussi… comme toutes celles et ceux qui n’ont pas idée, hérite du portefeuille de ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

    Troisième ministre de l’Education en l’espace de 30 mois… un record sous la 5è République !

    Pur produit PS, inventée de toute pièce, mise sur pied à partir de rien ou de si peu, comme élevée hors sol, Najat Vallaud-Belkacem posera néanmoins ses fesses dans le fauteuil encore tout chaud de Benoît Hamon... un lièvre court sur pattes.

    Ministre béate, accueillant avec un enthousiasme jamais pris en défaut toutes les propositions de réformes sociétales d’un PS proche du dépôt de bilan, sa bonhomie aussi désarmante qu’inquiétante cache très certainement une absence totale de conscience à la fois politique et morale, ainsi qu’une ignorance crasse de ce qu’est la société, de ce qui fait société, pour ne rien dire de l’unité d’une Nation et de la reconnaissance de la diversité fluctuante de ses membres.

    Si sa nomination est à la fois une provocation et un bras d’honneur à la droite… la gauche, la vraie, peut elle aussi se sentir visée  par ce geste désobligeant d’un PS qui n’a plus qu’une Belkacem à proposer  pour demeurer à gauche et tenter de compenser son ralliement à une économie de marché d’une libéralisme fossoyeur de toute idée de justice sociale, de souveraineté et de liberté. 

    Cette nomination pourra néanmoins en rassurer plus d’un et plus d’une à l’Education nationale : la petite n’ayant pas les épaules assez larges pour faire face à une levée de boucliers syndicale – enseignants et parents d’élèves  -, il y a fort à parier que la consigne est la suivante, jusqu’à la prochaine échéance présidentielle: « Pas de vague ! Surtout pas de vague ! »

     

              - Christiane Taubira, Garde des sceaux, la ministre "J'y suis bien, j'y reste !" de la Justice qui aurait pu saisir cette démission gouvernementale pour prendre congé d'un gouvernement par avance condamné - maintenue à son poste, les médias parlent à son sujet d’un symbole : la France de l’outre-mer et l’engagement à gauche (?!) -, persiste et signe : souriante et enjouée, Christiane Taubira demeure : « Tout va bien ! Tout va bien ! Tout va bien ! ».

    Pour qui ? Pour elle ? Elle seule ?

    Christiane Taubira n’a de cesse de creuser son sillon, toujours le même depuis qu’elle a été nommée ; il a pour nom : solidarité gouvernementale. Et c'est alors que... pas à pas, sans éclat ni tapage, par la petite porte, porte de derrière pour ainsi dire... mois après mois, année après année, on s’y traîne, debout mais couché, lentement mais sûrement, de flatterie en flagornerie, alléché par l’odeur d’une promesse de reconnaissance au sein du grand barnum politique et sociétal… jusqu’au moment où l'indépendantiste guyanaise échange son lexique et son codex de militante des droits des Peuples à disposer d'eux-mêmes contre une solidarité gouvernementale au service de la domination économique et culturelle du plus fort sur le plus faible : c’est l'élève qui a dépassé le Maître.

    L'intéressée ira-t-elle jusqu'à tenir le fouet qui punira ses congénères ? 

    « Django » le long métrage de Quentin Tarantino, nous en donnera quelques exemples aussi hilarants et savoureux que pathétiques ( se reporter au personnage incarné par Samuel L.J ackson). 

     

                 - Fleur Pellerin est nommé ministre de la Culture et de la communication ; elle remplace une Aurélie Filippetti que l’on disait dépassée, voire submergée par l’ampleur de sa tâche en général et par les intermittents du spectacle en particulier.  

    On pourra saluer le fait qu'elle ait su saisir l’opportunité de la démission du gouvernement Valls pour mettre les voiles, sous le couvert et le prétexte de préférer ses convictions à la solidarité gouvernementale.

    Quant à sa remplaçante, Fleur Pellerin... sans doute plus à l’aise avec les  mathématiques qu’avec le fait de devoir choisir de subventionner ou non telle ou telle pratique artistique inédite - par exemple : la chorégraphie d’une troupe de rollers descendant  une pente savonnée d’excréments avant de devoir la remonter couverte d'urine -, Fleur Pellerin est une scientifique qui a pour seule carte de visite et CV ses diplômes… ce qui laisse à penser que derrière cette nomination il n’y a aucun projet, aucune ambition.

    Si le passé nous est d'un enseignement quelconque... qui s’en plaindra ? Personne.

     

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    Continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

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    Défaites électorales consécutives pour le PS !

     

     

                 Il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir la dissolution du PS en attendant le départ de François Hollande et la refonte d'une véritable gauche de gouvernement à l'échelle de la France et de l'Europe.

     

    Un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, et de penser aujourd’hui qu’il peut en toute impunité échapper à une sanction à la fois morale et électorale...

     

    Dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux et la démocratie.... une mondialisation qui n'aura pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d'européens à l’automne de leur espérance de progrès et de justice.

     

                La suite ICI

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  • Hubert Védrine – orgueil, prestige et conseil : par ici la monnaie !

     

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                  Après l’élection de François Hollande à la Présidence de la République, nombreux sont ceux qui, plus ignorants qu’optimistes, avaient mis tous leurs espoirs dans le retour d’une France dont la diplomatie renouerait avec une tradition de recherche d'équilibre et d'indépendance, loin des prévaricateurs irresponsables et jean-foutre...

    Diplômé de Sciences-Po et de l’ENA, occupant un temps les hautes sphères de l’Etat, à l’Elysée dès 1991 puis au quai d’Orsay jusqu’en 2002, en ministre des affaires étrangères copain comme cochons et larrons en foire avec Madeleine Albright, Condoleezza Rice … (après la mère, la fille… respectivement poids lourd et poids léger mais toutes deux secrétaires d’Etat) à l’heure d’une diplomatie américaine qui reposait (et repose encore aujourd'hui) sur des bombardements massifs de populations civiles et sur des assassinats chirurgicaux à l’aide de drones aux victimes collatérales multiples : écoles, réunions familiales, mariages, banquets, naissances et enterrements d’une pierre deux coups !…

    Hubert Védrine, l’homme qui a un temps semblé pouvoir porter à bout de bras une diplomatie en faveur d’un monde multipolaire, tout en reconnaissant l’Hyper-puissance des USA (Védrine est à l’origine de cette invention sémantique ; et c’est là sa seule contribution à ce jour : sa capacité à nous dire ce dont tous les Peuples du monde ont pu, un jour ou l’autre, faire l’hyper-expérience sous une pluie de bombes)…

    Force est de constater aujourd'hui que cet homme-là a bel et bien retourné sa veste, le soufflet retombé : à plat Védrine ! Dégonflé. A trois semaines du Tour de France : Védrine n’a donc pas fait plouf mais pschiiiiiiiiii………tt… le cul sur la selle.

                 Certes, on nous objectera : « Mais… vous vous attendiez à quoi de la présidence de Hollande? Que Védrine ré-occupe le quai d'Orsay, et dénonce à qui veut bien l’entendre, ceci : Les USA sont une bande de trous du cul qui tuerait père et mère pour ne pas avoir à céder ne serait-ce qu’une once de pouvoir et surtout… ne pas partager quoi que ce soit avec qui que ce soit qui, au préalable, ne se soumettrait pas, et sans conditions, à ses diktats... tout en sachant que les USA ne leur laisseraient que des miettes quoiqu’il arrive. Parce que… pourquoi croyez-vous qu’ils s’entendent si bien avec Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite ? C’est les mêmes ! Bananes !»

    Soit. Faut pas rêver ! Aussi, ne rêvons pas, et ne rêvons plus.      

     

                    Quelques livres écrits, le plus souvent ignorés car rien n’est plus difficile que d’avoir quelque chose à dire ! Même si… au pays de Chateaubriand, faut bien tenter l’impossible auquel nul n’est pourtant tenu ; préfacier, « rédacteur » de rapports pour Sarkozy et pour Hollande (Védrine aurait-il un côté flic que nous ignorions : rédiger des rapports sur tout et tout le monde pour le compte de tous les autres ?), enseignant à Science-Po, chroniqueur sur France Culture - car, s’il n’y a pas de petites économies, tout gain, d’où qu’il vienne, est toujours bon à prendre !- d’un monde dont les évolutions se font sans lui, occupé à regarder passer les trains de l’Histoire… de conférences en conférences, sous toutes les latitudes, à 20 000 dollars - Robert Védrine qui a pour modèle Kissinger, Henry de son prénom, surnommé « le boucher de la realpolitik »,  d'un charisme digne d'une porte de prison, un rien pédant, n'a plus grand-chose à nous dire depuis qu'il court après les honneurs et l'argent, sinon que … si c’était autrement, ce serait pire encore puisque personne ne souhaite que ça change, alors que la sagesse commande ceci : quand on n’a rien à dire qui n’ait pas déjà été asséné par des médias aux ordres, tous les jours de la semaine, on ferait mieux de garder le silence.

    Ou bien alors, Védrine ferait partie de ceux qui, quand ils n'ont rien à dire, souhaitent que tout le monde le sache ?

     

                 Qu'à cela ne tienne : soyons raisonnables et mettons-nous un instant à la place de ce Védrine : après son passage au quai d'Orsay, comment aurait-il pu se résigner à proposer à la cantonade, et en particulier aux internautes épris de dissidence, des vidéo-conférences gratis à la Etienne Chouard ou à la Jacques Sapir ou bien encore à la François Asselineau ? Et puis… parce qu’il aurait soudain eu besoin de prendre l’air… sa participation à des colloques qui se tiendraient à Gaza ou à Téhéran, avec pour toute rémunération et défraiement, un plat de semoule et quelques fèves… délicieuses au demeurant car dans ces régions qui semblent quelquefois perdues pour l’humanité, on sait encore cuisiner... mais… couscous ou pas, le caviar, c’est quand même autre chose ! Et Védrine veut s’en mettre jusque là ; et à la louche, s’il vous plaît ! Pour ce faire, en 2003, Védrine créera HV Conseil au chiffre d’affaires de plusieurs centaines de milliers d’Euros.

    Contortions et élasticités… en veux-tu en voilà ! La reconversion de Védrine dans le grand bain du business en conseiller des Princes de ce monde à la tête de multinationales ou des Etats, une oligarchie d’exception – proche du Groupe Arnault, Védrine siège au conseil d'administration de LVMH ; les dirigeants de Total le consultent régulièrement -, a sans doute été facilité par le fait que Védrine a la réputation d’être l’ami de tout le monde ; autant dire… de personne, et quand on sait que l’on juge un homme à ses ennemis.

    On le dit froid et dépassionné dans ses analyses, dans ses diagnostics, et si d’aventure d’aucuns viendraient à le prendre au sérieux, dans ses recommandations aussi ; froid donc Védrine  mais pas cynique pour autant ; plutôt réaliste ; autant dire : sans ambitions pour les autres (pays, individus, Peuples...).

    Aujourd’hui encore, à la critique d’un Hollande et d’un Fabius néo-cons atlantistes et sionistes (excusez ce pléonasme !) comme c’est pas permis, il préfère le silence : « Pas de vagues, pas de vagues ! Surtout pas de vagues ! Et puis… jamais ! »

    La polémique, c’est mauvais pour les affaires.

    Rien sur le refus de laisser l'avion d’Evo Morales survoler l'espace aérien d'une France qui soupçonnait la présence d'Edward Snowden dans cet aéroplane.

    Et sur le fond de l’affaire, la dérive techno-totalitaire de la NSA , rien non plus.

    Rien sur l’Ukraine et la tentative de hold-up de l’Otan… ou si peu, à peine audible, mezzo-voce, tellement Védrine est précautionneux avec les intérêts de ses clients et prudent avec sa bourse.

     

               Cantatrice chauve... à propos de cette circonspection face aux événements, de cette capacité de recul, voire de retrait, qui, nul doute, se voudrait la marque d'un homme aux analyses pleines de sagesse, la rumeur va bon train : au sujet du génocide du Rwanda (Védrine était alors secrétaire général de la présidence de la République), il se pourrait bien qu'il n'ait pas - lui et ceux qui l’entouraient et les autres qu’il a servis -, les fesses tout à fait propres : « Vous nous ménagez ; en échange de quoi, on vous fait travailler et l’on se gardera soigneusement de vous glisser quelques peaux de bananes » ; et l’on ajoutera : « … tout en évitant de donner les clés de placards dans lesquels des squelettes attendent encore, entre deux balais, un seau et une serpillière, une sépulture décente, tout en agitant leurs membres décharnés.»

              Mais alors... que faut-il y lire dans cette reconversion de Védrine, cette volte-face inattendue (1) ?

    Fascination pour le Prince, pour le Maître des lieux, même à cent lieux d'ici? Quête d’un Graal inaccessible au commun des mortels ? Jusqu’au jour où l’on franchit le pas : on fait le choix de se rapprocher de son excellence, on guette son regard, on mendie un sourire, on se prend à oser espérer pouvoir influencer ses décisions jusqu’à les faire sienne ; et c’est alors que le conseiller revêt les habits du Prince, chausse ses chaussures, convoite sa couche, de préférence quand il est le seul à l’occuper… alors que le bon sens voudrait que, face à un homme dit de « pouvoir », on prépare sans tarder la riposte, la contre-offensive, la suite et dans le pire des cas, la guerre : guerre sociale… guerre de classes… guerre pour le respect de la parole donnée et de ses engagements… guerre contre la concussion.

    Qui a dit : « Quand je croise un homme de pouvoir, je change de trottoir !»?

     

    Loufiats passeurs de plats et portiers (on surnomme Védrine « l’ouvreur de portes » grâce à son carnet d’adresses) des puissances de l’argent et des Etats dominateurs de surcroît, et si tous ces conseillers des Princes de la politique et des affaires se vivaient Président et Prince par procuration ? Oui ! par procuration... en retrait, dans l'ombre d'une jouissance toute secrète... interdite, presque honteuse, le temps d'un entretien ou de la remise d’un rapport ? Car Védrine, n'est-ce pas au fond... la province rurale (il est né dans la Creuse…. faut-il y voir là un lien direct avec le caractère de ses interventions ? ) avec sa petite bourgeoisie parasitaire, de tout temps attirée, voire fascinée, par tout ce qui brille : les ors de la République en priorité ; une République confinée à un ou deux arrondissements de Paris... Et quand on sait que Paris n’est pas la France…

     

                 A l’heure où quelques uns, téméraires, s’autorisent encore des analyses héroïques à propos d'une situation sans précédent dans l’Histoire du monde - une alliance dévastatrice USA-Israël-Qatar-Arabie-Saoudite -,  les uns pour allumer la mèche en déstabilisateurs pompiers pyromanes, les autres pour introduire le vers dans le fruit, et d’autres encore, les plus nombreux, pour porter l’estocade jihadiste - chaos et génocide des populations civiles -, selon le principe suivant dont Machiavel n’aurait même pas osé rêver : quiconque ne se soumet pas, n’a qu’un droit : mourir d’une mort aussi atroce que lente et aussi sûre que la promesse de cette autre mort à terme, pour nous tous, en temps de paix et sous tous les tropiques...

    Rentré dans le rang avant même d’en être sorti, sinon si timidement qu’on en a gardé un souvenir plutôt vague et confus, rappelons que Védrine a soutenu la guerre faite à Kadhafi pour preuve de son allégeance. Depuis, sur un ton badin… il n’a de cesse de chercher à nous rassurer : «Tout ne va pas si mal que ça dans le meilleur des mondes. La France a juste besoin de s’adapter. Ce qu’elle fera volontiers ; libre mais contrainte. »

    C’est sûr, on ne peut pas cacher très longtemps d’où l’on vient ! Un temps membre du bureau national du PS, Védrine personnifie à la perfection ce qu’est devenu ce parti (et les Verts aussi… verts de gris, de la couleur du billet du même nom ; monnaie de singes pour des tartuffes de l’engagement politique en faveur du bien commun et de l’intérêt général) au fil des ans : occuper les lieux du « non-pouvoir », grassement rémunérés - Elysée, Matignon ainsi que des dizaines de milliers de postes d’élus sur tout le territoire -,… et si par malheur vous osez leur enlever des mains la cuiller et le blinis rutilant - rapport à la course au caviar -, qu’ils s’apprêtent à porter à leur bouche, la sanction est immédiate : chantage au FN, chantage à l’antisémitisme, chantage à l’anti-américanisme primaire et au complotisme paranoïaque.

    Le Maccarthysme, c’était vraiment de la rigolade en comparaison.

     

               S'il est difficile aujourd'hui de nier que le bien commun et l’intérêt général s’accommodent fort mal de la recherche d’une réussite financière à tout prix, on reconnaîtra néanmoins à Hubert Védrine un seul mérite : avoir quitté la politique avant de faire des affaires, tout en demeurant membre du PS ; et cette fidélité à ce parti qui l’a fait et vu naître, dénote à la fois un esprit persévérant, loyal et cohérent envers un PS qui a su se réconcilier comme aucun autre avant lui, avec ce qu'il est devenu depuis 1983 : le parti d'une gauche qui n'est dans les faits qu'une droite de moins en moins complexée comme pour mieux nous intimer l'ordre, à tous, d’aller voir ailleurs si ça se fait encore d’être « de gauche ».

    Insulte faite aux trente années d'investissement et de mobilisation de tout un électorat qui a fait les carrières de ceux qui, aujourd'hui, sont sans vergogne sous le prétexte que "... si je ne m'enrichis pas, sachez que vous ne serez pas moins pauvres pour autant !"

     

     

    1 - Rappelons à toutes fins utiles que Védrine était anti-interventionniste, qu'il s'opposait au retour de la France dans l'Otan, et qu'il était très critique à l'égard de la politique des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite.

     

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  • Un Président normal et ordinaire : scooter et baise

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                 A l'heure où la fonction présidentielle a comme palais de l'Elysée... Matignon, et Matignon... un appartement sous-loué quelque part dans Paris... président-premier ministre comme n'importe quel autre ministre interchangeable à souhait... fonction qui ne vous offre qu'une seule perspective, sinon qu'un seul droit : rejoindre le club des supplétifs gestionnaires intérimaires des pays européens...


                  Certes ! Ne confie-t-on pas le sérail à l'eunuque... eunuque politique s'entend ?


    Dans l'attente des prochaines remontrances (semonces ?) de la commission européenne ou de la note que des agences de notation daigneront accorder à tel ou tel pays, juste avant le prochain coup de fil de l'Otan qui vous demandera d'aller casser la gueule à un pays qui aura tout juste de quoi se défendre pendant 48H... et au retour à la maison, de faire face aux prochaines exigences du MEDEF avant d'y consentir...

    Que reste-t-il à tous ces sous-fifres d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires et les acquis sociaux, contre les particularismes nationaux, et autre exception culturelle, pour ne rien de dire de nos chances de parvenir à une vraie démocratie ? Que leur reste-t-il donc ?


    Devinez quoi ?

    La baise bien sûr ! Oui, la baise ! La baise, l'enrichissement, et encore la baise... en attendant le gueuleton suivant et la prochaine baise, avec pour tout public... des gogos qui tiennent la chandelle devant le journal de 20H, entre deux magazines people, - tout le spectacle du  monde ! -, avant de leur laisser croire à tous qu'il va se passer quelque chose ou que... quelqu'un quelque part fera que quelque chose se passera... quelque chose d'imprévu, d'inédit... qui fera que l'Histoire sera à nouveau en marche.  


              Car enfin, ne nous dites pas que tous prennent leur pied avec les chiffres du chômage, avec ceux de la précarité et de la pauvreté, avec les dernières fermetures d'usines, avec la dernière note d'une agence de notation auquelle on n'a pourtant rien demandé ! Avec les prochains 50 milliards d'économie à trouver ? Avec la réforme d'une retraite à la saint-glinglin payée moins que rien ! Ou bien encore, avec la déstabilisation d'un pays par des services très très spéciaux... déstabilisation pour un chaos ad vitam aeternam... aux dizaines de milliers de victimes !

    Alors oui, une seule explication s'impose : la baise ! La baise, bien sûr !


    Tenez ! Madame Trierweiler avait choisi un mec moche, Hollande (se reporter à son tweet du 10 janvier), un homme disgracieux, sans charme ni classe, pas sexy pour un sou, et ce pour pas qu'on lui fauche... oublieuse du fait suivant : le poste de Président n'a pas son pareil quand il s'agit de faire oublier que l'on est précisément moche et imbaisable. Valérie Trierweiler l'apprend aujourd'hui à ses dépens.


               Car, vous n'allez tout de même suggérer que tous s'envoient en l'air avec les paluches qu'ils serrent de chefs d'Etats qui ne sont, le plus souvent, que des enflures, des serpents ou bien... des pauvres d'esprit sans projet autre qu'une balance commerciale excédentaire : dernièrement... un chant d'amour à un Netanyahu et à son pays imbuvable ; plus récemment encore, un sourire de soumission à Obama ; et là maintenant, une confidence à l'oreille d'une Merkel pourtant sourde et aveugle...


    Alors... oui ! Mille fois oui ! La baise ! Encore et toujours la baise ! La baise... de nuit de préférence, à l'heure où tous les baiseurs, où tous les rois de la baise sont gris...

    La baise donc. Mais aussi... la baise du monde du travail bien sûr ! Là où tout le Kamasutra n'y suffirait pas... la baise... notre baise à tous quand on est tous "de la baise" ! La baise de tout ce qui vie, marche et crève et... 

     

    Soudain... une image, une séquence... un film...


                Imaginez maintenant... disons... Charles de Gaulle ! Oui ! Un Charles de Gaulle à mobylette qui se rend nuitamment chez sa maîtresse, une actrice ou une chanteuse de variétoche : disons... Nicoletta ou Georgette Lemaire ?


    C'est inimaginable, bien sûr ! Et savez-vous pourquoi ? Car les hommes de cette trempe-là tirent, non pas tout ce qui bouge et tout ce qui ressemble à un cul, mais les rênes... oui ! les rênes ! Ils tirent les rênes du pouvoir... celui qu'ils se sont donné et qu'ils ont arraché des mains de ceux qui souhaitent très certainement faire d'eux des marionnettes et des valets - leurs valets !

    Les rênes du pouvoir ! Bien plus encore : les rênes d'un projet, d'une vision à la racine de laquelle on trouvera l'amour pour un peuple, un pays, son rang et son rayonnement... au service d'un monde plus sûr car plus juste et moins outrageusement cynique.

     

                 Imaginez maintenant Hollande, ces prédécesseurs récents, et ces successeurs (Juppé, Valls, re-Sarkozy ?)... tous à la tête d'un projet porteur d'une telle ambition et d'une telle exigence ?

    Inenvisageable, bien sûr ! Car, vous savez, nous tous savons, que c'est plié : double vie, double langage... qui a baisé baisera et ne cessera jamais de baiser... comme d'autres de trahir !


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                 Ambition et exigence... une détermination éprise de justice et de liberté...


    Mais alors, qui nous aidera à faire aussi ce deuil-là ?


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  • L'homme par qui le scandale arriva

     

    Annulation du spectacle de Dieudonné hier soir à Nantes...                    

    Acharnement, précipitation, et enfin... jubilation....

                                  

    On nous promet encore d'autres actions

     

     

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              Coup de force juridique : tous les recours sont explorés dans l'après-midi même par la place Beauvau : on imagine les pressions sans nombre... insurmontables face à l'armada et l'arsenal de ce ministère.

     

                   Attentat contre la sérénité de la justice : après l'annulation à 17H de la circulaire du Ministère de l'Intérieur, convocation du Conseil d'Etat au pied levé  : au juge des référés, Bernard Stirn, il sera donné 1H30 pour rendre un avis en rupture par rapport à la jurisprudence classique extrêmement préoccupant pour les libertés publiques et les spectacles de toutes sortes. Régression "lourde de conséquences pour la liberté d'expression" selon la ligue des droits de l'homme.

     

                         Coup d'Etat médiatique... omniprésente du ministre de l'intérieur sur les chaînes d'information en continu pour le plus grand plaisir d'I-télé et de BFMTV qui, non contentes de nous avoir privés de voix dissonantes et d'analyses impartiales toute l'après-midi durant ( à l'exception d'un Philippe Bilger plus nuancé et d'un Plantu mais... bien plus tard dans la soirée), eurent du mal à cacher leur joie à l'annonce du jugement du Conseil d'Etat relatif à l'annulation de la circulaire du ministre de l'intérieur par le tribunal administratif de Nantes : le spectacle de l'humoriste Dieudonné, fils spirituel de Voltaire, sans doute le plus grand satiriste de langue française depuis Molière, sera interdit.

     

     

    ***

     

                25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

     

                 Après la tentative (avortée, certes !) d'interdiction de la quenelle, déclarée arbitrairement "geste anti-sémite" par un ministre et des associations-écran dont les desseins à la fois culturel, politique, géostratégique et économique ne sont plus un secret pour personne, jusqu'à la remise en cause de notre cohésion sociale et de son contrat dont les clauses - faut-il le rappeler -, s'appliquent à tous...

     

    Vorace et ambitieux - d'une ambition qui ne concerne que lui -, ce ministre est manifestement un danger pour la liberté, l'égalité et la fraternité déjà bien menacées par une Europe et une mondialisation liberticides et anti-démocratiques.

     

                Mais alors... que la gauche se ressaisisse ! Car tout devra être mis en oeuvre afin que ce ministre à propos duquel on ne peut pas ne pas penser à la fable de La Fontaine (ICI - il est question d'une grenouille et d'un boeuf) ne puisse jamais occuper le palais de l'Elysée.

    Quant au déroulement de sa carrière politique, celui-ci devra faire l'objet d'une surveillance accrue de nous tous : paroles, gestes et agissements (1).

     

     

                En attendant, longue vie à l'Etat de droit, aux Sénateurs et à Serge Dassault.

     

     

     

    1 - si la DCRI, financée par les contribuables que nous sommes, pouvait mettre à notre disposition tous les outils nécessaires à cette surveillance (au lieu de dépenser notre argent à "surveiller" les blogueurs pendant qu'en trois expéditions, un fou furieux de Toulouse assassine sept personnes dont trois enfants et fait six blessés), nous lui serions tous éternellement reconnaissants.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné interdit de représentation

     

     

    Lien permanent Catégories : Dieudonné : le phénomène, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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