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  • Intouchables : pourquoi fallait-il un noir en face de ce blanc tétraplégique ?

     

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                       Une vraie dynamique, quelques idées de cinéma, d’aucuns parleront de « bon boulot » à propos du film « Intouchables ».

    Si les réalisateurs ont su le plus souvent éviter les pièges tendus par un scénario à haut risque - ceux, entre autres, du pathos, des larmes et des stéréotypes raciaux et de classes -, contrairement à ce qui a pu être écrit ici et là, pas de bien-pensance dans ce film pour la simple raison qu’on n’y trouvera aucune pensée, et c’est déjà ça de gagner ou de sauver s’empressera-t-on d’ajouter car, le travail passé des scénaristes-réalisateurs est là pour l’attester : si par malheur ces derniers avaient souhaité y prétendre… c’est bien avec une catastrophe qu’on aurait eu rendez-vous.

    Dans « Intouchables » sans doute pourra-t-on y voir en toute bonne foi, outre le souci de se remplir les poches, le désir sincère de raconter avec honnêteté une histoire… vraie de surcroît.

    Conte de fée sans morale donc (référence au fait qu’il n’y a pas de pensée) on pourra quand même regretter que les réalisateurs Toledano et Nakache aient pour les blacks de la banlieue (1) qu’un seul projet : qu’ils torchent, lavent et essuient le cul des blancs…

    Parce que ça, c’est quand même pas très nouveau !

    Sans oublier l’incontournable : « Touche pas à la femme blanche ! » - même sous le prétexte qu’elle puisse être lesbienne.

    Aux Etats-Unis, le film sera jugé "raciste et choquant.

     

    ***

                 Certes, pour l’adaptation au cinéma de La case de l'oncle Tom, les volontaires n’ont jamais manqué à l’appel, et Omar Sy (2) semble fin prêt pour une nouvelle adaptation du roman de l'écrivain américaine Harriet Beecher Stowe dont les premières feuilles ont été publiées en 1852…

    Mais qu’en 2011 un acteur prête son concours à un tel projet, c’est déjà en soi une belle déception car enfin… difficile de ne pas se poser la question suivante : pourquoi fallait-il un noir corvéable à merci ( un noir torche-cul)  en face de ce blanc tétraplégique et millionnaire ?

    _________________

    1 - banlieue dont on ne sait pas quoi faire et que l’on commence à peine à savoir filmer… semble-t-il !

    2 - Canal+ oblige : génération grandes gueules et petites têtes.

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  • Dans le regard d'Antonioni

     

     

     

     
                Avec Blow-up (1), sorti en 1966, le réalisateur italien Michelangelo Antonioni mettra à mal notre capacité à ne jamais douter d'un fait, même et surtout... irréfutable, agrandissement après agrandissement (traduction du titre du film) aux confins du possible et de l'improbable, jusque dans les dernières secondes de son film, lorsque  Thomas, photographe professionnel (David Hennings dans le rôle), disparaît, là, sous nos yeux, comme happé par une révélation aussi saisissante que salvatrice...
     

    Et alors qu'à proximité se joue une partie de tennis sans raquettes ni balle, mimée par deux joyeux drilles entourés de gais lurons ; partie de tennis qui sauvera notre photographe de l'angoisse de ne jamais pouvoir partager avec quiconque la découverte d'un corps sans vie étendu dans un parc, assassiné par balle et dont il ne reste au petit matin plus aucune trace (2).

     

     .

     

           Privé de son appareil photo, l'impossibilité de partager une telle découverte et le risque d'enfermement dans une incommunicabilité psychiquement dommageable, cette partie de tennis et la participation active de David Hennings les annuleront d'un coup d'un seul, puisque notre photographe prendra une décision qui le sauvera : il retournera aux deux mimes qui la lui réclament, une balle invisible sortie du cours ; décision qui lui fera prendre conscience de l'existence d'une possibilité jusque là insoupçonnée : ce qui est peut très bien n'avoir jamais été.

     

     

     

     

            En effet, cette partie de tennis fantôme (vidéo à 2.40) auquelle il prête son concours comme par inadvertance, lui offre maintenant la possibilité de choisir une autre réalité qui n'aura besoin de l'assentiment de personne...

    Non ! ce corps sans vie étendu dans un parc au pied d'un buisson n'a jamais été ! (d'autant plus que cette découverte est sans témoin et qu'il n'en reste aucune preuve matérielle)...

    Oui ! cette partie de tennis sans balle ni raquettes a bien lieu ici et maintenant... (nombreux sont ceux qui peuvent en témoigner)... Antonioni prenant là quelques risques avec la raison (et la morale ?) en nous suggérant que toutes les réalités se valent pour peu que l'on y souscrive et que l'on ne soit pas le seul...car le nombre sanctifie, et a fortiori, le ralliement au plus grand nombre, même sur le mensonge, nous apaise ; et plus encore... après une tentative de s'en démarquer - situation anxiogène, toujours !

     

     

    1 - Inspiré d'une nouvelle Las babas del diablo (Les fils de la Vierge) de Julio Cortázar.

     

    2 - Dans ce film, il n'est pas question de douter de quoi que ce soit, d'une réalité ou d'une autre...  il est question d'être le témoin d'un événement majeur, un crime, que l'on ne peut partager avec personne faute de pouvoir apporter la preuve de la réalité de cet événement. Situation anxiogène par excellence : souffrance et perte de repères.

    Il est aussi question de savoir comment, pour rechercher l'apaisement, on choisit de se dire que cet événement peut tout aussi bien n'avoir jamais eu lien. Et plus radical encore : qu'il ait eu lieu importe peu car seul importe ce que l'on peut partager comme expérience. Tout ce qui ne peut pas être partagé n'existe pas ou n'a pas existé, car une expérience traumatique qui ne peut pas être partagée est insoutenable ; cad : invivable... socialement (à moins de vivre sur une île déserte dans un environnement a-social : là où aucun partage n'est envisageable).

    D'où la tentation du déni ou de la négation de l'événement avec l'assentiment et le soutien moral du plus grand nombre.

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  • Arrêter tout, se taire, regarder et apprendre...

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    La mentale, MR73, Truands, Gangsters, Nid de guêpes, Prophète...

    Avec les réalisateurs, scénaristes et dialoguistes... Marchal, Audiard fils, Boursinhac, Schoendoerffer fils, Emilio-Siri,Yann Brion, Bibi Naceri... c'est toute l'industrie du cinéma américain... avec ses Scorsese et ses Clint Eastwood sur-évalués comme personne - un film tous les huit mois car, quand on n'a pas idée on pense sans doute en avoir une tous les jours - et ses faiseurs... ( De Palma, Michael Mann) ... qui n'a plus qu'un droit et qu'un devoir : arrêter tout, se taire, regarder et apprendre !

     

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                Cinéma-témoignage, cinéma-documentaire, cinéma-hommage (aux acteurs : Caubère, Duchaussoy, Béatrice Dalle, Arestrup) et pour finir...Cinéma- majuscule avec de véritables idées de mise en scène et une implication totale des acteurs...

                  Nul doute... il a dix ans, il s'est bel et bien passé quelque chose dans le cinéma français !

     

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