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  • La traite négrière : selon que vous soyez puissant ou misérable…

                                             Le 10 mai la France commémore l’abolition de l’esclavage

     

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                  Selon vous soyez puissant ou misérable... blanc ou noir, "civilisé" ou pas…

     

     Cliquez :  La traite négrière : 315 années, 20.528 voyages et des millions de vies

     

     

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    "Si ce sont les victimes qui jugent leurs bourreaux, il n’y a plus de justice. On règle des comptes. Mais alors, qui nous rendra justice ? La justice d’un raisonnement juste dans la justesse d’un affranchissement courageux et altruiste ?

    - Comment ça Matthieu ?

    - Quand on juge un crime, c’est la victime que l'on juge en premier. Alors, dites-moi quel regard vont porter sur cette victime ceux qui sont chargés de lui rendre justice et je vous dirai quelle sera la peine prononcée. Oui ! C’est bien la victime qu’on juge en premier. Toujours ! Et plus la victime nous est culturellement étrangère et géographiquement éloignée, plus magnanimes nous sommes quand il s’agit de punir et d’entretenir dans la mémoire collective toute l’horreur du crime. En d’autres termes : dites-moi, pauvres victimes que vous êtes, où et comment vous viviez avant qu’on ne vous asservisse, qu’on ne vous déporte et qu’on ne vous massacre... dites-moi aussi qui sont vos bourreaux et les juges de ces mêmes bourreaux - sans parler de leurs avocats -, et je vous dirai quelle sera la sentence prononcée et quelle place le crime perpétré occupera dans l'Histoire. Prenez la traite négrière...

    - La quoi ?

    La traite négrière Luc. Si cette Traite a dû faire des pieds et des mains pour se faire entendre et reconnaître, c’est bien pour la raison suivante : dans l’imaginaire d‘un monde civilisé et arrogant, les victimes ont quitté une condition jugée peu enviable pour une condition jugée guère plus avilissante. On leur a fait quitter une existence jugée primitive et précaire, aux mœurs d‘un goût douteux et leur déportation puis leur exploitation les ont plongés dans une condition jugée ni pire ni meilleure. On peut légitimement affirmer que le crime n’a pas remis fondamentalement en question leur condition de vie.

    - Oui Matthieu. Vu comme ça.

    - Comprenez bien une chose : ce qui était en cause, ce n’est pas la couleur de leur peau. Leur seul tort à eux tous, c’était d’être sans défense et éloignés culturellement et géographiquement de leurs bourreaux, dans un premier temps et puis, des juges et des historiens, dans un deuxième temps car, plus les bourreaux nous sont proches et plus leurs victimes nous sont culturellement éloignées, plus il nous est difficile de compatir et moins on compatit, plus légère est la peine et plus courte est la mémoire. Si on ne prête qu’aux riches, sachez qu’on ne prête qu’aux victimes civilisées toute l’attention que mérite le crime commis contre elles. Faites d’un peuple civilisé, un peuple d’esclaves et plus grand sera votre crime. Réservez le même sort à un peuple jugé primitif et votre crime sera vite oublié ou bien, minimisé.

    - T'as fini ? Bien Matthieu. Je peux peut-être y aller maintenant.

    - Y aller ? Mais où donc ?

    - Loin des victimes, des bourreaux et des juges ; que je n'aie plus à t'entendre.

    - Je reviendrai. Et vous m'entendrez à nouveau !"

     

     

                Extrait du titre : « Des apôtres, des anges et des démons »

     

     

     

    Pour prolonger... cliquez Des apôtres...

     

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  • Dis Cesaria, qui étais-tu quand tu n'étais pas encore Evora ?

     

                      Une voix formée dans les vapeurs d'alcool et la fumée des bars du Cap-Vert- volutes d'une célébrité à venir aussi improbable que méritée -, face à des clients, autochtones et touristes, pas toujours prévenants et attentifs... 

    Une voix au caractère forgé dans la poussière de Mindelo, sa ville natale... poussière levée par des pieds nus sous la menace d'un estomac dans les talons : celui d'une famille de quatre enfants à nourrir...

                       Regard doux mais sans illusions, dure à la tâche, pour Cesaria Evora le succès, même tardif, c'était... "... quand on n'a plus à s'inquiéter de savoir comment on va faire manger toute la famille".

    Et c'est ce même succès qui lui fera quitter son île, et non la pauvreté, contrairement à tant de ses compatriotes...

     

     

     

                       Elle a chanté Saudade d'Armando Zeferino Soares, enfin reconnu comme le véritable et unique auteur-compositeur de la chanson, après un long périple judiciaire, bien des années après sa création dans les années 50…

     

                      Saudade, qui est plus qu’une chanson, est l’expression d’un désir intense pour ce qui a été perdu - un pays, l'être aimé -, tout en gardant espoir, et puis sans doute aussi... l’expression de quelque brûlure de l'âme.

     

                       Epuisée (d'aucuns préféreront un "... pressée comme un citron par des tour-managers jamais rassasiés), Cesaria Evora avait demandé à pouvoir se reposer : elle a été exaucée il y a quelques jours ; en revanche, on sera en droit d'espérer que sa voix ne connaisse, elle, aucun repos.

                       Mais... dis-nous Cesaria : qui as-tu été et comment as-tu vécu (vaincu ?) durant toutes ces années, et alors que tu n'étais pas encore Evora ?  

                           

     

                                                     Saudade d'Armando Zeferino Soares 

     

     .

                  Pour prolonger... cliquez Cesaria Evora - site officiel

                           

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  • Au bas mot... Obama

         

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin, et force est de constater que l'on ne compte plus les éloges à son endroit ; une présidence décontractée est évoquée, un président-animateur et orateur sans rival aussi ; une animateur des intérêts de son pays comme d'autres... des ventes de la firme qui les emploie, et bon baratineur ce président ? Tous se gardent bien de le préciser.

    Qu'à cela ne tienne ! d'autres plus lucides ou simplement, libres et courageux, n'hésitent pas à résumer la présidence Obama comme suit : Obama, c'est la continuation de la politique de Bush-fils par d'autres moyens, à savoir les mêmes : bombes et re-bombes !

    Bush fils détruira l'Irak. Obama qui ne voulait sans doute pas être en reste, réservera le même sort à la Syrie et à la Libye car, en ce qui concerne ce pays, si les balles et les bombes étaient françaises et britanniques, on sait que le renseignement aérien et terrestre était américain ; politique étrangère qui, de Bush à Obama, laissera des millions d'Arabes - musulmans pratiquants ou non -, sans secours, sans protection, sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires sans foi ni loi) et sans recours ; des millions d'êtres humains à la merci de prédateurs sortis d’on ne sait de quel chapeau ; groupes « jihadistes » qui ne cessent de croître comme des champignons après la pluie depuis l'arrivée d'Obama  :  Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram, l’Etat islamique... et d'autres encore.

    Toujours à propos du bilan de la présidence Obama, et dans la foulée, évoquons brièvement le fait que jamais la cause palestinienne n'a été autant bafouée car jamais Israël et les Monarchies du Golfe, deux alliés incontournables des USA,  n'ont autant dominé au détriment de la liberté et de la justice des Peuples de cette région.

    En ce qui concerne l'Europe, là encore, jamais l'étau américain  (avec l'allemagne en soutien) et son rouleau compresseur ne se sont autant opposés à une construction européenne un tant soit peu indépendante sur un plan économique et politique, jusqu'à créer sans hésiter ni sourciller, les conditions d'un conflit ouvert entre l'Europe et la Russie de Poutine.

    Et puis enfin, à l'intérieur des frontières des USA, jamais, sous Obama, il n'a été aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique ; deux auteurs auront mérité la palme d'or et de la bêtise et de l'ignorance à ce sujet : Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau ; deux auteurs antillais, qui plus est.

    Quand on vous dit que la littérature contemporaine est incapable de penser le monde !

    Et puis, allez donc chercher et trouver ne serait-ce qu'une seule excuse à ces deux acolytes car ces derniers auraient dû se souvenir que l'on ne juge pas un homme sur la couleur de sa peau.

     

                    Cerise sur le gâteau indigeste d'une présidence d'un égoïsme sans précédent - "Tout pour ma gueule ! Ma gueule à moi d'Américain affairiste et dominateur !' -, car jamais les USA ne nous ont autant donné à comprendre qu'ils ne partageront le monde avec personne, la présidence Obama, présidence tout en ombre chinoise, accouchera de crises financières sans égard pour notre économie, ici, en Europe.

    Qui aime bien, châtie bien sans doute !

     

     

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                  Pour faire court, on dira qu'Obama, ce Président bavard monté en chaire et qui n'a jamais vraiment quitté l'estrade de son église -  l’Église unie du Christ, une branche progressiste de l’Église protestante réformée -, n'aura donc pas cessé, huit années durant, de rembourser l'argent collecté en 2008 lors de sa campagne ;  une collecte record nous avait-on précisé.

                   Une chose, une dernière.... oh ! trois fois rien : de leur côté, jamais les médias dominants français, publics comme privés n'ont autant fait l'éloge d'une présidence américaine, celle d'Obama ; une présidence en trompe l'oeil... pour des aveugles en particulier.

    Et puis, finalement, n'est-ce pas, quelque part, ce nouvel ordre mondial (USA, Otan, Israël, les Monarchies du Golfe et les banques) né d'un mondialisme pour multinationales seules qui paient leurs salaires à tous ?

    C'est à croire... tellement l'engouement des médias pour cet ordre est manifeste, eux tous serviles, flagorneurs impénitents aux ordres du Grand mensonge par omission.

                  Qu'est-ce à dire alors ?

                  Il sera dit que ces médias viennent, une fois de plus,  confirmer ce divorce tant décrié avec le réel ; notre réel, et celui des Peuples, au quotidien, car jamais la vérité n'aura été autant méprisée par ceux qui sont pourtant censés la protéger ; la vérité des faits et leur chronologie.

    Aussi, pour cette raison, on ne méprisera sans doute jamais assez tout le personnel de ces médias, et un métier en particulier (pour ce qu'il en reste !) : celui de journaliste.

     

     

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                               Au bas mot... Obama...

                               Ou l'excellence d'une candidature et d'une campagne sans programme

     

                                 Billet de blog publié au lendemain de l'élection d'Obama à la présidence des USA : en 2008 donc.

     

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                  Suite à la victoire de Barack Obama, et face à tous les changements attendus (ou mal-entendus ?), à quand... l'énumération de tout ce qui... dans la société américaine et dans la politique étrangère des Etats-Unis ne changera pas sous la présidence Obama ?                 

                  Voici quelques pistes...


                  L’Irak, l’Afghanistan, la pauvreté et les inégalités dans la société américaine, Israël-Palestine et la politique du "as little as possible", la crise financière en attendant une crise économique, la peine de mort, In God we trust, la rivalité idéologique et économique Europe-Etats-Unis, la gestion de la relation avec une Chine devenue "Hyper-puissance financière et économique", l'Otan et la Russie...

                 (N'hésitez pas à contribuer à cette énumération ! Pour cela, utilisez la fonction "commentaires" !)

     

                  Et dans cette attente... qu'il soit permis de dire, ici, que Barack Obama, avant d’occuper la Maison Blanche en janvier, pourra longuement remercier les politiques de ces trente dernières années, de Reagan à Bush, en passant par le couple affairiste des Clinton car, si ces politiques n’avaient pas finalement condamné des pans entiers de la société américaine blanche à partager le sort de la grande majorité des noirs dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et des salaires, jamais Obama n’aurait été élu...

    La crise financière étant le dernier clou dans le cercueil des Républicains, de la présidence en lambeaux de Bush, les Américains n’ont rien trouvé à sauver ; et les élites économiques et financières dangereusement discréditées, elles, ne se sont pas gênées pour financer la campagne d’Obama au-delà de ses espérances car... elles ont très vite compris que Barack Obama, l'homme sans passé, l'homme neuf, était seul capable de les sauver eux tous avant le retour de...  "business as usual !"

    Au crédit d'Obama, toutefois : l'excellence de sa candidature ; une candidature sans programme, certes ! mais néanmoins parfaite* ; dans le cas contraire, crise ou pas, les Américains n’auraient vu en Obama qu’un noir de plus (et de trop), avant de s'empresser de lui opposer une fin de non recevoir ; et son propre parti n'aurait pas été le dernier à le faire.

     

    Et puis très lisse et très policée la candidature d'Obama sortie tout droit d'un casting pour une pub de la Silicon Valley : Microsoft, par exemple ; world company, world people, world President pour un monde... "world", cette candidature ?

                                    

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               Nul doute, Obama aura bénéficié de circonstances exceptionnelles ; les Clintons le savaient : il suffisait de se baisser pour ramasser la victoire - eux qui n’étaient pas disposés à laisser le premier noir venu de nulle part la leur rafler.

              Aussi, ne nous réjouissons pas trop vite : noir ou pas, avec Obama, la question raciale demeurera encore et pour longtemps, au coeur de la société américaine, indissociable de son fonctionnement, les appartenances ethniques étant un critère absolu de détermination et ce, bien avant celles de la classe sociale ou du parti politique auxquels on peut appartenir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Obama : 26 bombes sur 7 pays en 8 années de présidence

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  • Charles Ratton : art africain, art océanien..

     

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                    Charles Ratton est considéré comme un des plus grands experts et marchands d’art des années 30 aux années 70 ; grande figure historique tutélaire, il a très tôt œuvré pour la reconnaissance des arts extra-européens, arts dits de « haute époque » pour les uns, « exotiques » pour d’autres et « primitifs » pour d’autres encore, de l’Ile de Pâques au Cameroun, de la Nouvelle-Guinée au Mexique précolombien.

     

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                         L'art africain, un siècle de redécouverte de nous-mêmes ! Car enfin, Gobineau n’attribuait-il pas la paternité de l’Art à l’Afrique ? Et plus encore à l'heure où l'origine africaine de l'homme moderne est maintenant scientifiquement établie.

     

     

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                     Savant mais pas voyageur, Charles Ratton qui ne foulera jamais le sol africain, aura pour meilleurs clients, les surréalistes : Eluard, Breton pour l’art océanien seul car l’art africain ne l’intéressait pas, Tristan Tzara…

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                     Charles Ratton à propos de l'art africain et océanien dans la préface du prospectus de l'exposition de 1937 au Théâtre Edouard-VII dont il assurera la maîtrise d'oeuvre : « On sait que l’art des Noirs d’Afrique a été découvert il y a trente ans par des peintres. Picasso, Matisse, Derain, Vlaminck furent parmi les premiers à s’y intéresser et à considérer comme belles des sculptures qui jusqu’ici avaient été regardées comme les essais maladroits de peuples dénommés « sauvages », bonnes tout au plus à orner les panoplies des voyageurs ou les citrines poussiéreuses des musées d’ethnographie. Les sarcasmes qui accueillirent au début cette découverte des artistes ont fait place au respect. L’art de l’Afrique noire se range aujourd’hui parmi les grandes traditions artistiques du monde. C’est que nous avons appris à considérer les manifestations artistiques des cultures qui nous sont étrangères en dehors de leur contenu psychologique, pour nous toujours obscur, en nous basant seulement sur leurs qualités plastiques (…) Ainsi avons-nous pu élargir le champ de nos notions esthétiques, de notre plaisir et apprécier la sculpture de l’Afrique, celle des Mayas et des Aztèques, de la Chaldée et de l’Océanie ».

     

                       Exposition "Charles Ratton, l'invention des Arts "Primitifs"" présentée au musée du quai Branly en 2013.

     

                 Prémonitoire, déjà en 1937, Charles Ratton écrivait : « La sculpture nègre est morte maintenant, avec les dieux. C’est pour les touristes que sous peu d’années s’exécuteront les tam-tams et les danses. »

                Discipline ethnologique, musées ethnographiques, face publique d’une politique nationale impérialiste dès les années 1920… c’est la colonisation qui aura donc révélé au monde "l’art nègre" avant de l’assassiner.

     

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    Pour prolonger, cliquez : l'Art africain, un siècle de redécouverte de nous-mêmes

     

     

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  • Kemi Seba : Supra-négritude

     

     

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               Un esprit clair, une démarche positive... une lucidité exigeante... bien que né en France, Kemi Seba a élu domicile en Afrique depuis dix ans.

               Trois axes guident aujourd'hui la pensée panafricaine de Kémi Seba  : l'autodétermination (à l'opposé de tout afrocentrisme), l'antivictimisation et le courage héroïque (ce qu'il nomme "la virilité des Peuples").

     

     

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                 Lors de la venue en France de Kemi Seba début maià l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage "Supra-négritude", les agents de la DCRI [Direction centrale du renseignement intérieur] étaient présents.

              Que les services français surveillent Kemi Seba sous prétexte qu'il représenterait une menace potentielle pour la sécurité publique, alors qu'un Mohammed Merah connu de tous les services et vivant en France,  a pu assassiner sept personnes dont trois enfants, plusieurs jours durant (1), avant d'être neutralisé... il n'y a pas de mot pour qualifier "la raison de cet Etat-là" !

    Quant aux détracteurs  de Kémi Seba - sans doute lui reprocheront-t-ils de ne pas être membre du PS, de SOS racisme ou du CRAN.... (La bonne blague !) -, petite classe moyenne blanche de gauche comme de droite qui n'a pour seule conscience politique et humaine que  les informations qu'ils ingurgitent et digèrent pour mieux ne rien voir et ne rien entendre de ce qui ne leur a pas été encore accordé de savoir... on épargnera donc à tous ces détracteurs à la petite semaine, les affres d'un jugement trop sévère... à l'exception toutefois d'une caste politique et médiatique dont il n'y a déjà plus grand-chose à sauver.

     

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             Qu'on le veuille ou non, Kémi Seba demeure bel et bien, avec Dieudonné, le leader de la dissidence noire francophone le plus talentueux, loin d'un Chamoiseau qui ferait bien de ne se soucier que de ce qui le concerne vraiment... pour ne s'en préoccuper qu'exclusivement, à savoir : la littérature, les prix littéraires, la brasserie Lipp et les studios de télé au service d'un charabia mystico-poético-pantoufle propre aux auteurs désengagés qui aimeraient pourtant nous convaincre du contraire. Car enfin, n'a-t-on pas qu'un seul devoir aujourd'hui : mettre les mains dans le cambouis et ras la gueule ?

     

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    1 Cette analyse peut signifier deux choses : 

    a) Nos impôts sont bien mal utilisés puisque la DCRI surveille celui qu'il faut ignorer et ignore celui qu'il faut surveiller.

    b)  L'Etat craint plus un Kemi Séba qu'un Mérah ; en effet, Mérah ne fait que tuer (avant d'être tué à son tour)..... Kemi Seba, lui,  explique les choses et sait se faire comprendre. Et c'est la raison pour laquelle, Kemi Seba est régulièrement jeté en pâture à la vindicte des journalistes et à une opinion publique médiatique unanime contre lui.

    Un activiste tel que Kémi Séba est très précieux à plusieurs titres car il permet aussi de révéler au grand jour une fausse gauche (majoritairement PS, mais pas seulement) incapable de penser l’autre, et plus encore lorsqu'à ses yeux, il semble tout autre : d'où parle-t-il, d'où vient-il, qui est-il, et qui sommes-nous face à lui ?

    Sans doute, cette fausse gauche conseillera-t-elle à Kémi Séba de prendre sa carte au PS et à SOS racisme et pour les plus imaginatifs de cette fausse gauche, de rejoindre le FDG ?

    Et c'est alors qu'on réalise à quel point des hommes comme Kémi Séba ne peuvent compter que sur leur propre force.

        
    Kemi Seba interviewé par une équipe de France 2 

     

     

     

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  • République démocratique du Congo (RDC): trou noir de l'actualité et de la mémoire

     

                  Une partie de l'humanité se vide de son sang... comment plusieurs millions de morts peuvent-ils être placés sous silence médiatique ?

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                    "... En plein centre de l’Afrique, le Congo (RDC) est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan…), de forêts, d’eau, de femmes et d’hommes, d’une multitude de tribus rassemblées sous une nation dessinée par les colons, et qui ne correspond historiquement à pas grand-chose.

    Suite au génocide au Rwanda, les pays voisins ont de plus profité du flou politique et institutionnel au Congo (limitrophe du Rwanda) pour attaquer de toutes parts ce gigantesque pays rempli de trésors.

                  Et les Occidentaux dans tout cela ? La culpabilité des dirigeants américains et européens quant au génocide au Rwanda les a poussé à mener une politique pro-Rwanda, laissant les rebelles rwandais passés du côté congolais, libres de faire ce qu’ils voulaient, aidés par des alliés ougandais et du Burundi…"

     

                     La suite ICI

     

     

                    Le Conflit au Congo : "La Vérité Dévoilée" explore le rôle joué par les Etats-Unis et leurs alliés rwandais et ougandais dans le déclenchement de la plus grande crise humanitaire à l'aube du 21ème siècle.

     

     

     

                    PS : en astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l'intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. De tels objets ne peuvent ni émettre, ni réfléchir la lumière et sont donc noirs, ce qui en astronomie revient à dire qu'ils sont invisibles.

                  Dans le cas du Congo, la catastrophe humaine est telle que son ampleur empêche toute forme de dévoilement, tout espoir de parvenir à percer la carapace du secret qui la retient prisonnière ; pas moyen de s'échapper ; pas moyen de nous forcer à nous confronter à la réalité de son horreur dans toute son horreur. Une telle indifférence face à cette catastrophe est si difficilement justifiable qu'elle ne peut manifestement se résoudre à dévoiler quoi que ce soit de son caractère arbitraire jusqu'à en devenir tout simplement invisible, jusqu'à n'avoir jamais existé : on ne peut ni en parler, ni l'évoquer ; une catastrophe humaine comme avalée, aspirée par son propre horreur, engloutie ;  trou noir de l'actualité et de la mémoire.

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  • Des nouvelles de la Françafrique avec la Côte d'Ivoire

     
     
                   Alors que le "camp Gbagbo" est interdit de parole dans les médias français, avec Toussaint Alain et Habiba Touré, respectivement porte parole et avocate du président de la république de Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo (1) incarcéré auprès de la Cour pénale internationale à La Haye depuis le 30 novembre 2011, l'opportunité nous est donnée de revenir sur les évènements qui se sont produits en Côte d'Ivoire entre 2000 et 2011 : 
                "Le rôle tenu par la France dans cette affaire est de la plus haute importance et son implication au plus haut niveau de l'état n'est plus à démontrer dans son objectif d'imposer à la Côte d'Ivoire un gouvernement qui lui soit favorable."
     
    Une émission de metatv.org
     


     

    L'émission dans son intégralité ICI

     

     
                  C'est François-Xavier Verschave, décédé en juin 2005, qui a forgé et décrit le concept de « Françafrique » ; terme parodiant l’expression la "France-Afrique" de Félix Houphouët-Boigny. La « Françafrique » est ce volet occulte de la politique de la France en Afrique. Les deux principaux ouvrages qui traitent de ce sujet sont  : La Françafrique (Stock, 1999) et Noir silence (Les Arènes, 2000).
     
     
     
     
     
    1 - Une bio de ce dirigeant peut être lue ICI sur Wikipedia avec, toutefois, toutes les précautions d'usage.
     
     
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    Pour prolonger, cliquez : Françafrique
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  • Malcolm X par Saïd Bouamama

     

     

                      Saïd Bouamama parcourt la vie et l'oeuvre de Malcolm X, né Malcolm Little (19 mai 1925 à Omaha, Nebraska - 21 février 1965 à Harlem, New York), également connu sous le nom d'El-Hajj Malek El-Shabazz.

                

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                   Malcolm X... X comme le refus de porter le nom des esclavagistes...

     


                   Malcolm X aux USA, Aimé Césaire aux Antilles et en Afrique...

     





     

             Malcolm X ou quand Allah est noir et l'Islam la religion des opprimés : réaffirmation, fierté d'être noir... jusqu'à la rupture : Malcolm X abandonne l'Islam à la Mosquée et entre en politique.

     

             Nègre domestique (bien vêtu et bien nourri) contre Nègre de plantation (vêtu de haillons et mal nourri)...

    ou quand Le Nègre de maison tape sur le Nègre des champs : Malek Boutih, député PS contre Kemi Séba ?

     

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                Anti-impérialiste, anticolonialiste, Malcolm X déplace alors la conscience noire vers un positionnement universaliste à mesure que les nations colonisées tentent de se libérer : Afrique, Asie et Amérique latine.

     

     

     

    Saïd Bouamama, né en 1958 à Roubaix, est un sociologue, Docteur en socioéconomie, il est membre de l'IFAR, une association loi 1901 où il est chargé de recherche et formateur de travailleurs sociaux.

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    Pour prolonger, cliquez : La chaîne du FRONT UNI DES IMMIGRATIONS ET DES QUARTIERS POPULAIRES

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  • Dans la peau de Mouammar Kadhafi...

     

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                ... l'homme qui, avec Nasser, a fait rêvé des millions d'Arabes et d'Africains ! Contrairement à ceux qui l'ont exécuté qui n'ont jamais fait rêver qui que ce soit, excepté, peut-être, le temps d'une campagne électorale de trois semaines pour deux d'entre eux (Cameron et Sarkozy). Quant au troisième larron, un sigle - BHL -, force est de reconnaître que nous sommes bien en peine, depuis quarante ans, de lui assigner un domaine de compétence et de lui reconnaître quelque mérite que ce soit (littéraire, intellectuel, artistique, journalistique) même si la question de savoir à quoi il sert et qui, est sans ambiguïté (1).

     

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                      On l'aura compris : Mouammar Kadhafi n'est plus.

    Qu'à cela ne tienne ! Dans son roman sorti en Août, "La dernière nuit du Raïs, l'auteur algérien, Yasmina Khadra, ressuscite Mouammar Kadhafi en se glissant dans sa peau : « J'ai écrit en état de transe. Il y a eu des effets secondaires purement physiques pendant l'écriture : j'étais vraiment Kadhafi ! » confie Khadra.

     

    Dommage toutefois que cet ouvrage n'ait pas été écrit dans la langue de Kadhafi qui est aussi celle de l'auteur (2) mais bien plutôt dans la langue de" l'ancienne" puissance coloniale de la région, ainsi que dans la langue de ses assassins doublement assassins soit dit en passant puisque... l'assassinat de Kadhafi a plongé la Libye qui n'est plus tout comme son leader, dans un chaos qui a pour conséquence tragique ce qui suit : ce qui reste de la Libye est aujourd'hui le principal tremplin de la migration vers l’Europe ; des populations que plus rien n'arrêtent, prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

     

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    Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

     

     

    1- Se reporter à la page suivante : La Libye révolutionnaire de Françoise Petit Demange.

     

     

    2 - Yasmina Khadra, athlète littéraire coureur de prix et amateur de gastronomie française : la Coupole, Closerie des Lilas, café de Flore, Lipp et Flo ? Une chose est certaine : Khadra a une excellente mémoire : il n'a pas oublié qui sont les maîtres et leur langue !

     

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    Pour prolonger, cliquez : de la Lybie à la cour pénale

     

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  • Lampedusa : île témoin de milliers de noyés sans nom

                   

     

                   Des années 90 à aujourd'hui, l'île de Lampedusa (île située au Sud Ouest de la Sicile,  à mi-chemin entre la côte Est tunisienne et l'île de Malte, d’à peine 20km2) aura été le théâtre de nombreux naufrages de bateaux d'immigrants : 20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Depuis le naufrage d'un bateau de migrants en octobre 2013, qui a coûté la vie à plus de 360 personnes, et le dernier en date, celui de cette semaine, qui a causé la mort de centaines de passagers, les réfugiés n'y sont plus accueillis : ils arrivent désormais en Sicile. Le nombre d’arrivées s'est élevé à 130.000 en 2014, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.

                                             
    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation - femmes, enfant, bébés... -, d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés.
    La marine italienne patrouille en permanence. La Sicile arrive à saturation.

    Ces opérations de sauvetage coûtent neuf millions d’euros par mois à l'Italie. Combien de temps tiendra-t-elle encore ?

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                           Le centre d'accueil pour migrants de Mineo, en Sicile © RF-Sébastien Baer

     

                "... à une heure de route de Catane (Sicile ionienne) se trouve le centre d’accueil pour migrants de Mineo. Avec ses 4.000 réfugiés qui vivent dans des maisons aux murs rose, ocre et orange, c’est l’un des plus grands d’Europe. De l’extérieur, c’est très coquet. S’il n’y avait pas les grillages, les barbelés et les militaires qui montent la garde, on dirait presque un village de vacances. La plupart des migrants sont là depuis plusieurs mois et attendent que leur demande d’asile soit examinée."

    France INFO

     

     

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                  Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : en 2014, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Sur l'île de Lampedusa, un musée leur est consacré : "musée des invisibles", "musée du silence"... des milliers de corps sans vie, sans nom repêchés et recueillis... car, s'il leur fallait une sépulture, ne fallait-il pas aussi qu'il en reste "quelque chose" de tous ces corps ?!  

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                   Bagages, photos, objet usuels, objet du quotidien, vêtements de rechange, jouets de bébés et d'enfants, un biberon, un Coran, une image de la Vierge, des chaussures d’enfants, quelques pièces de monnaie retrouvées au fond d'une poche, un peigne, quelques apprêts féminins, ustensiles, petits outils... ce sont des centaines d’objets retrouvés sur les corps, d'autres rejetés par la mer sur le rivage; des centaines de fragments de vie que lampedusa,sicile,italie,boat peopleGiacomo Sferlazzo et les membres de l’association Askavusa ont collectés et conservés car, si tous ces objets ont quitté leurs propriétaires, avec cette collecte, dans ce musée, c'est par eux et avec eux que tous ces corps sans vie retrouvent une raison d'avoir appartenu, un jour, au monde des vivants.

                   Alors, oui ! Ils ont bien existé ! Oui, ils ont un jour croisé notre route et leur destin funeste  aussi. 


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                  Mais alors, ne soyons pas dupes pour autant ! Avec cet exode, avec ces morts et ces réfugiés sans avenir, c’est toute l’Afrique qui vient nous rappeler des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduisent à la misère celui qui voit passer entre ses mains des matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques criminelles telles que la destruction de la Libye dont  90% des candidats à l'exil traversent ce qui n'est plus qu'un territoire sans Etat, sans police ni armée ; des politiques d’instrumentalisation des antagonismes qui plongent des régions entières dans le chaos ; vente d’armes, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur merci : destruction des marchés locaux pour mieux les contrôler ; dépendance de millions d’êtres humains vis à vis d'importations alimentaires subventionnées comme "c'est pas permis" par les économies occidentales ;  aides destinées à asservir et à s’assurer de l'acheminement en bon ordre des ressources et autres richesses dont le sol africain regorge.

     

            Vous voulez savoir où en est l'Afrique et les politiques de domination, de vol et de spoliation des multinationales à son endroit ? Allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée et interdépendante !

     

                En tout état de cause, le pire serait que nous acceptions  l'indifférence des institutions de notre pays et de celles de l'Europe, de tous ses lieux de décisions, face aux centaines de noyés venus d'Afrique car, n'ayons aucune illusion : notre indifférence face à l'indigence des mesures qui seront prises  par l'Europe pour sauver nos frères et soeurs en humanité pourrait bel et bien à terme encourager ces mêmes institutions à faire preuve de la même indifférence à l'endroit de nous tous, et en premier, les humbles, les sans-grades et les plus fragiles, face aux prochaines catastrophes sociales et environnementales qui ne manqueront pas de nous frapper dans les décennies à venir : l'histoire nous apprend à ne jamais encourager un Etat à ne pas agir face à une catastrophe humaine même si celle-ci semble nous concerner qu'indirectement et de loin.

    Ce qui en jeu aujourd'hui, c'est notre capacité à ne pas se satisfaire du cynisme des Etats et des Institutions internationales car, moins on humanise les problèmes, plus on court le risque d'une gestion inhumaine des catastrophes, jusqu'à une déshumanisation générale.

     

     

                                    

    Vivre libre ou mourir : salut à toi !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Une analyse de la situation en méditerranée par Amnestie internationale

                         Pour contrer les arguments et autres commentaires de blogueurs et d'une presse aussi ignorants que jean-foutre.

     

     

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