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  • Dis Cesaria, qui étais-tu quand tu n'étais pas encore Evora ?

     

                      Une voix formée dans les vapeurs d'alcool et la fumée des bars du Cap-Vert- volutes d'une célébrité à venir aussi improbable que méritée -, face à des clients, autochtones et touristes, pas toujours prévenants et attentifs... 

    Une voix au caractère forgé dans la poussière de Mindelo, sa ville natale... poussière levée par des pieds nus sous la menace d'un estomac dans les talons : celui d'une famille de quatre enfants à nourrir...

                       Regard doux mais sans illusions, dure à la tâche, pour Cesaria Evora le succès, même tardif, c'était... "... quand on n'a plus à s'inquiéter de savoir comment on va faire manger toute la famille".

    Et c'est ce même succès qui lui fera quitter son île, et non la pauvreté, contrairement à tant de ses compatriotes...

     

     

     

                       Elle a chanté Saudade d'Armando Zeferino Soares, enfin reconnu comme le véritable et unique auteur-compositeur de la chanson, après un long périple judiciaire, bien des années après sa création dans les années 50…

     

                      Saudade, qui est plus qu’une chanson, est l’expression d’un désir intense pour ce qui a été perdu - un pays, l'être aimé -, tout en gardant espoir, et puis sans doute aussi... l’expression de quelque brûlure de l'âme.

     

                       Epuisée (d'aucuns préféreront un "... pressée comme un citron par des tour-managers jamais rassasiés - commission oblige !), Cesaria Evora avait demandé à pouvoir se reposer : elle a été exaucée il y a quelques jours (le 17 décembre 2011) ; en revanche, on sera en droit d'espérer que sa voix ne connaisse, elle, aucun repos.

                       Mais... dis-nous Cesaria : qui as-tu été et comment as-tu vécu (vaincu ?) durant toutes ces années, et alors que tu n'étais pas encore Evora ?  

                          

     .

                  Pour prolonger... cliquez Cesaria Evora - site officiel

                           

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  • Exhibit B : quand la représentation du racisme se prend pour de l'anti-racisme

     

    Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, il semblerait que le l'anti-racisme le soit aussi.

     

    Interdite à Londres, l'exposition-installation itinérante du Sud-Africain blanc Brett Bailey. Exhibit B  - une série de douze tableaux-performances représentant des scènes de l’histoire coloniale et postcoloniale -, destinée en priorité à un public "blanc" (selon les dires de l'artiste), défraie la chronique ; l'artiste est accusé de remettre au goût du jour les zoos humains (1)de l'époque coloniale : le dernier zoo humains date de 1958 ; il s'est tenu en Belgique.

    Bailey souhaite choquer un public blanc ; or, ce public n'a pas pipé mot et les associations anti-racistes non plus - LICRA (2) et LDH -, dans lesquelles on peinera à trouver, il est vrai, un Noir, un seul.

    Le CRAN (3) prépare une contre exposition en novembre qui aura pour titre : Exhibit White

     


                    A notera que tous les invités blancs soutiennent l'exposition ; tous rejettent les arguments de l'artiste noire BAMS... il est vrai que le Blanc sera toujours tenté de dire aux Noirs qu'il sait mieux qu'eux ce qui est bon pour eux : le paternalisme colonial a la vie dure !

                       

                La mobilisation contre l'exposition ne s'est fait pas attendre. Forte d'une pétition qui a recueilli 20 000 signatures, Le collectif contre Exhibit B composé d'artistes, a déposé un référé. En vain. L'exposition sera maintenue.

               Sans doute, existait-il une solution : intégrer à l'exposition ce collectif qui aurait été à même d'intervenir auprès du public pour exposer ses griefs ; leur présence aurait alors fait partie intégrante de l'exposition.

     

                 Les griefs de ce Collectif sont les suivants :

     

    - Instrumentalisation du corps noir, un noir muet, qui renforce les stéréotypes raciaux.

    - Jamais l'oppresseur n'est exposé.

    - Pas de représentation de la résistance et des luttes du "mouvement Noir".
    - Le Noir est seulement présenté dans une position de victime... éternellement.

    - Aucune mention de la spécificité du racisme anti-noir, à savoir la négro-phobie.

     

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               Dans cette vidéo, les opposants à l'exposition répondent à la LICRA et aux médias qui les ont caricaturés tout en les présentant comme des extrémistes ; avec cette "diabolisation" des opposants à l'exposition, c'est encore une fois, une minorité - après les Musulmans -, à laquelle on refuse le droit à la controverse et à l'antagonisme à grand renfort de CRS : "Allez ! Circulez, y'a rien à voir !"

     

    1 - Les expositions coloniales furent organisées au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle dans les pays européens. Elles avaient pour but de montrer aux habitants de la Métropole les différentes facettes des colonies. Les expositions coloniales donnaient lieu à des reconstitutions spectaculaires des environnements naturels et des monuments d'Afrique, d'Asie ou d'Océanie.

    La mise en situation d'habitants des colonies, souvent déplacés de force, les fera qualifier dans les années 2000 de zoos humains.

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    Exposition coloniale : Belgique, 1958 ; une fillette de 6 ans est "exposée" dans un enclos ; les visiteurs la nourrissent au passage, comme au zoo, les animaux.

    Comment une ethnie, un continent, peuvent-ils "se remettre" d'une telle exposition et d'une telle représentation ? Et nous de nous en défaire ?
    Combien d'années, de décennies... cela demande ?

     

    2- "Exhibit B, est au centre d’une controverse qui a pris une forme inadmissible" : il reviendrait donc à la Licra de juger du bien-fondé d'une controverse ?

     

    3 - le CRAN demande à être reçu par la ministre de la culture afin qu'un audit soit réalisé sur la représentation des Noirs dans le monde de la culture.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Contre Exhibit B - la conférence de presse

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  • Penser le monde aujourd'hui avec l'Afrique et les ONG

     

                    Conférence gesticulée de la coopérative du Vent Debout *, de et par Antoine Souef.




               "Comme beaucoup de jeunes français, Antoine a voulu aider l'Afrique pour améliorer le sort de ces millions de gens qui vivent dans la pauvreté... Mais une fois sur place, des doutes surgissent : si la main qui donne reste au dessus de celle qui reçoit, l'aide semble maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale. Après tout, la main qui donne est toujours au dessus de celle qui reçoit !


    Pourtant, l'Afrique est riche ! Elle est riche en ressources, mais aussi en humains : penseurs, politiciens, scientifiques, etc. des personnes qui souvent rêvent d'inventer un développement où tout ne viendrait pas de l'extérieur... mais alors, qu'est-ce qui empêche leurs rêve de se réaliser ?

    A travers son récit, Antoine nous promène dans les arnaques de l'aide au développement et de la dette, questionne la solidarité et les relations économiques et politiques internationales qui aident à comprendre les difficultés des peuples africains à s'émanciper de la tutelle internationale et à sortir de la pauvreté."

     

     

     Un Président africain salarié de l'entreprise France depuis 1962 avec Dieudonné (à la 9e mn).

     


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    * Coopérative d’éducateurs populaires aux parcours divers - formateurs, animateurs, comédiens, chercheur, militants... -, qui ont travaillé ou agi dans des associations, à l'éducation nationale, dans des collectifs autogérés, dans des organismes d’éducation populaire, des collectivités territoriales... et qui souhaitent viser une réappropriation du politique par les citoyens et contribuer à re-légitimer les savoirs et l’expertise des travailleurs. Travailler la démocratie au quotidien, avec l’ensemble des citoyens, loin d’une vision délégataire confiée à des «spécialistes» (élus, experts, gens de pouvoir...).

     

                   Pour prolonger, cliquez Survie : cette association a trois objectifs principaux : ramener à la raison démocratique la politique de la France en Afrique (lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme), combattre la banalisation du génocide et réinventer la solidarité internationale par la promotion des Biens Publics mondiaux.

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  • La traite négrière : selon que vous soyez puissant ou misérable…

                                             Le 10 mai la France commémore l’abolition de l’esclavage

     

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                  Selon vous soyez puissant ou misérable... blanc ou noir, "civilisé" ou pas…

     

     Cliquez :  La traite négrière : 315 années, 20.528 voyages et des millions de vies

     

     

    ***

     

    "Si ce sont les victimes qui jugent leurs bourreaux, il n’y a plus de justice. On règle des comptes. Mais alors, qui nous rendra justice ? La justice d’un raisonnement juste dans la justesse d’un affranchissement courageux et altruiste ?

    - Comment ça Matthieu ?

    - Quand on juge un crime, c’est la victime que l'on juge en premier. Alors, dites-moi quel regard vont porter sur cette victime ceux qui sont chargés de lui rendre justice et je vous dirai quelle sera la peine prononcée. Oui ! C’est bien la victime qu’on juge en premier. Toujours ! Et plus la victime nous est culturellement étrangère et géographiquement éloignée, plus magnanimes nous sommes quand il s’agit de punir et d’entretenir dans la mémoire collective toute l’horreur du crime. En d’autres termes : dites-moi, pauvres victimes que vous êtes, où et comment vous viviez avant qu’on ne vous asservisse, qu’on ne vous déporte et qu’on ne vous massacre... dites-moi aussi qui sont vos bourreaux et les juges de ces mêmes bourreaux - sans parler de leurs avocats -, et je vous dirai quelle sera la sentence prononcée et quelle place le crime perpétré occupera dans l'Histoire. Prenez la traite négrière...

    - La quoi ?

    La traite négrière Luc. Si cette Traite a dû faire des pieds et des mains pour se faire entendre et reconnaître, c’est bien pour la raison suivante : dans l’imaginaire d‘un monde civilisé et arrogant, les victimes ont quitté une condition jugée peu enviable pour une condition jugée guère plus avilissante. On leur a fait quitter une existence jugée primitive et précaire, aux mœurs d‘un goût douteux et leur déportation puis leur exploitation les ont plongés dans une condition jugée ni pire ni meilleure. On peut légitimement affirmer que le crime n’a pas remis fondamentalement en question leur condition de vie.

    - Oui Matthieu. Vu comme ça.

    - Comprenez bien une chose : ce qui était en cause, ce n’est pas la couleur de leur peau. Leur seul tort à eux tous, c’était d’être sans défense et éloignés culturellement et géographiquement de leurs bourreaux, dans un premier temps et puis, des juges et des historiens, dans un deuxième temps car, plus les bourreaux nous sont proches et plus leurs victimes nous sont culturellement éloignées, plus il nous est difficile de compatir et moins on compatit, plus légère est la peine et plus courte est la mémoire. Si on ne prête qu’aux riches, sachez qu’on ne prête qu’aux victimes civilisées toute l’attention que mérite le crime commis contre elles. Faites d’un peuple civilisé, un peuple d’esclaves et plus grand sera votre crime. Réservez le même sort à un peuple jugé primitif et votre crime sera vite oublié ou bien, minimisé.

    - T'as fini ? Bien Matthieu. Je peux peut-être y aller maintenant.

    - Y aller ? Mais où donc ?

    - Loin des victimes, des bourreaux et des juges ; que je n'aie plus à t'entendre.

    - Je reviendrai. Et vous m'entendrez à nouveau !"

     

     

                Extrait du titre : « Des apôtres, des anges et des démons »

     

     

     

    Pour prolonger... cliquez Des apôtres...

     

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  • Penser l'Afrique aujourd'hui avec Thomas Sankara


     

    Thomas Sankara... le Che africain.

     

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                Thomas Isidore Noël Sankara est né le 21 décembre 1949 à Yako en Haute Volta (Burkina Faso) , Après le bac, il suit une formation d’officier à l’Académie militaire d’Antsirabé, à Madagascar. Rentré au pays, il organise la nouvelle génération des jeunes officiers  qui étouffent dans une armée dirigés par les anciens officiers de l’armée coloniale.

    En septembre 1981, il devient secrétaire d’État à l’information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo. Mais il démissionne le 21 avril 1982, déclarant en direct à la télévision : « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! ».

    Le 4 août 1983 Thomas Sankara devient président de la Haute Volta qui sera rebaptisée l’année suivante le Burkina Faso : "le pays des hommes intègres". Dès la prise du pouvoir il appelle la population à se constituer en comité de défense de la révolution.

    Il sera assassiné quatre ans plus tard.

     

                      Pour une synthèse de ce qu’a représenté cette révolution, on se reportera à l’article « Thomas Sankara leader d’un authentique processus révolutionnaire ».

     

    ***

     
                   "Rarement président africain aura autant incarné la dignité et la volonté d'exister d'un continent meurtri. Assassiné le 15 octobre 1987, le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, est devenu un symbole et une référence politique majeure pour toute l'Afrique. Les points cardinaux de son action, durant ses quatre ans au pouvoir, étaient : lutte contre la corruption, développement autocentré, condamnation du néocolonialisme, éducation et santé pour tous, émancipation des femmes. Dans tous ces domaines, il a adopté des mesures concrètes comme la réduction du train de vie de l'Etat (à commencer par le sien propre), interdiction de certaines importations de produits alimentaires et réforme agraire, campagnes de scolarisation et de vaccinations (pour lesquelles il a reçu les félicitations de l'Organisation mondiale de la santé), dénonciation des ingérences françaises, interdiction de la polygamie et lutte contre l'excision, etc." 
     

                    "Je n’ai pas ici la prétention d’énoncer des dogmes. Je ne suis ni un messie ni un prophète. Je ne détiens aucune vérité. Ma seule ambition est une double aspiration : premièrement, pouvoir, en langage simple, celui de l’évidence et de la clarté, parler au nom de mon peuple, le peuple du Burkina Faso ; deuxièmement, parvenir à exprimer aussi, à ma manière, la parole du "Grand peuple des déshérités", ceux qui appartiennent à ce monde qu’on a malicieusement baptisé Tiers Monde. Et dire, même si je n’arrive pas à les faire comprendre, les raisons que nous avons de nous révolter. Tout cela dénote de l’intérêt que nous portons à l’ONU, les exigences de nos droits y prenant une vigueur et la rigueur de la claire conscience de nos devoirs.
     
    Nul ne s’étonnera de nous voir associer l’ex Haute-Volta, aujourd’hui le Burkina Faso, à ce fourre-tout méprisé, le Tiers Monde, que les autres mondes ont inventé au moment des indépendances formelles pour mieux assurer notre aliénation culturelle, économique et politique. Nous voulons nous y insérer sans pour autant justifier cette gigantesque escroquerie de l’Histoire. Encore moins pour accepter d’être "l’arrière monde d’un Occident repu". Mais pour affirmer la conscience d’appartenir à un ensemble tricontinental et admettre, en tant que non-alignés, et avec la densité de nos convictions, qu’une solidarité spéciale unit ces trois continents d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique dans un même combat contre les mêmes trafiquants politiques, les mêmes exploiteurs économiques. "
     
                      Extrait du Discours de Thomas Sankara devant l'assemblée générale des Nations-Unies (4 octobre 1984).
     
     
    Anthologies des discours de Thomas Sankara
     
                           
                                         
                                 
                                                 Thomas Sankara à propos de la dette
     
     
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    Pour prolonger, cliquez : France-Afrique
     
     
     
                                                                                

        Le Nouvel Ordre Colonial de l'Occident - Tariq Ramadan et Michel Collon en 2014

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  • Au bas mot... Obama

         

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin, et force est de constater que l'on ne compte plus les éloges à son endroit ; une présidence décontractée est évoquée, un président-animateur et orateur sans rival aussi ; une animateur des intérêts de son pays comme d'autres... des ventes de la firme qui les emploie, et bon baratineur ce président ? Tous se gardent bien de le préciser.

    Qu'à cela ne tienne ! d'autres plus lucides ou simplement, libres et courageux, n'hésitent pas à résumer la présidence Obama comme suit : Obama, c'est la continuation de la politique de Bush-fils par d'autres moyens, à savoir les mêmes : bombes et re-bombes !

    Bush fils détruira l'Irak. Obama qui ne voulait sans doute pas être en reste, réservera le même sort à la Syrie et à la Libye car, en ce qui concerne ce pays, si les balles et les bombes étaient françaises et britanniques, on sait que le renseignement aérien et terrestre était américain ; politique étrangère qui, de Bush à Obama, laissera des millions d'Arabes - musulmans pratiquants ou non -, sans secours, sans protection, sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires sans foi ni loi) et sans recours ; des millions d'êtres humains à la merci de prédateurs sortis d’on ne sait de quel chapeau ; groupes « jihadistes » qui ne cessent de croître comme des champignons après la pluie depuis l'arrivée d'Obama  :  Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram, l’Etat islamique... et d'autres encore.

    Toujours à propos du bilan de la présidence Obama, et dans la foulée, évoquons brièvement le fait que jamais la cause palestinienne n'a été autant bafouée car jamais Israël et les Monarchies du Golfe, deux alliés incontournables des USA,  n'ont autant dominé au détriment de la liberté et de la justice des Peuples de cette région.

    En ce qui concerne l'Europe, là encore, jamais l'étau américain  (avec l'allemagne en soutien) et son rouleau compresseur ne se sont autant opposés à une construction européenne un tant soit peu indépendante sur un plan économique et politique, jusqu'à créer sans hésiter ni sourciller, les conditions d'un conflit ouvert entre l'Europe et la Russie de Poutine.

    Et puis enfin, à l'intérieur des frontières des USA, jamais, sous Obama, il n'a été aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique ; deux auteurs auront mérité la palme d'or et de la bêtise et de l'ignorance à ce sujet : Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau ; deux auteurs antillais, qui plus est.

    Quand on vous dit que la littérature contemporaine est incapable de penser le monde !

    Et puis, allez donc chercher et trouver ne serait-ce qu'une seule excuse à ces deux acolytes car ces derniers auraient dû se souvenir que l'on ne juge pas un homme sur la couleur de sa peau.

     

                    Cerise sur le gâteau indigeste d'une présidence d'un égoïsme sans précédent - "Tout pour ma gueule ! Ma gueule à moi d'Américain affairiste et dominateur !' -, car jamais les USA ne nous ont autant donné à comprendre qu'ils ne partageront le monde avec personne, la présidence Obama, présidence tout en ombre chinoise, accouchera de crises financières sans égard pour notre économie, ici, en Europe.

    Qui aime bien, châtie bien sans doute !

     

     

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                  Pour faire court, on dira qu'Obama, ce Président bavard monté en chaire et qui n'a jamais vraiment quitté l'estrade de son église -  l’Église unie du Christ, une branche progressiste de l’Église protestante réformée -, n'aura donc pas cessé, huit années durant, de rembourser l'argent collecté en 2008 lors de sa campagne ;  une collecte record nous avait-on précisé.

                   Une chose, une dernière.... oh ! trois fois rien : de leur côté, jamais les médias dominants français, publics comme privés n'ont autant fait l'éloge d'une présidence américaine, celle d'Obama ; une présidence en trompe l'oeil... pour des aveugles en particulier.

    Et puis, finalement, n'est-ce pas, quelque part, ce nouvel ordre mondial (USA, Otan, Israël, les Monarchies du Golfe et les banques) né d'un mondialisme pour multinationales seules qui paient leurs salaires à tous ?

    C'est à croire... tellement l'engouement des médias pour cet ordre est manifeste, eux tous serviles, flagorneurs impénitents aux ordres du Grand mensonge par omission.

                  Qu'est-ce à dire alors ?

                  Il sera dit que ces médias viennent, une fois de plus,  confirmer ce divorce tant décrié avec le réel ; notre réel, et celui des Peuples, au quotidien, car jamais la vérité n'aura été autant méprisée par ceux qui sont pourtant censés la protéger ; la vérité des faits et leur chronologie.

    Aussi, pour cette raison, on ne méprisera sans doute jamais assez tout le personnel de ces médias, et un métier en particulier (pour ce qu'il en reste !) : celui de journaliste.

     

     

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                               Au bas mot... Obama...

                               Ou l'excellence d'une candidature et d'une campagne sans programme

     

                                 Billet de blog publié au lendemain de l'élection d'Obama à la présidence des USA : en 2008 donc.

     

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                  Suite à la victoire de Barack Obama, et face à tous les changements attendus (ou mal-entendus ?), à quand... l'énumération de tout ce qui... dans la société américaine et dans la politique étrangère des Etats-Unis ne changera pas sous la présidence Obama ?                 

                  Voici quelques pistes...


                  L’Irak, l’Afghanistan, la pauvreté et les inégalités dans la société américaine, Israël-Palestine et la politique du "as little as possible", la crise financière en attendant une crise économique, la peine de mort, In God we trust, la rivalité idéologique et économique Europe-Etats-Unis, la gestion de la relation avec une Chine devenue "Hyper-puissance financière et économique", l'Otan et la Russie...

                 (N'hésitez pas à contribuer à cette énumération ! Pour cela, utilisez la fonction "commentaires" !)

     

                  Et dans cette attente... qu'il soit permis de dire, ici, que Barack Obama, avant d’occuper la Maison Blanche en janvier, pourra longuement remercier les politiques de ces trente dernières années, de Reagan à Bush, en passant par le couple affairiste des Clinton car, si ces politiques n’avaient pas finalement condamné des pans entiers de la société américaine blanche à partager le sort de la grande majorité des noirs dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et des salaires, jamais Obama n’aurait été élu...

    La crise financière étant le dernier clou dans le cercueil des Républicains, de la présidence en lambeaux de Bush, les Américains n’ont rien trouvé à sauver ; et les élites économiques et financières dangereusement discréditées, elles, ne se sont pas gênées pour financer la campagne d’Obama au-delà de ses espérances car... elles ont très vite compris que Barack Obama, l'homme sans passé, l'homme neuf, était seul capable de les sauver eux tous avant le retour de...  "business as usual !"

    Au crédit d'Obama, toutefois : l'excellence de sa candidature ; une candidature sans programme, certes ! mais néanmoins parfaite* ; dans le cas contraire, crise ou pas, les Américains n’auraient vu en Obama qu’un noir de plus (et de trop), avant de s'empresser de lui opposer une fin de non recevoir ; et son propre parti n'aurait pas été le dernier à le faire.

     

    Et puis très lisse et très policée la candidature d'Obama sortie tout droit d'un casting pour une pub de la Silicon Valley : Microsoft, par exemple ; world company, world people, world President pour un monde... "world", cette candidature ?

                                    

    ***

     

               Nul doute, Obama aura bénéficié de circonstances exceptionnelles ; les Clintons le savaient : il suffisait de se baisser pour ramasser la victoire - eux qui n’étaient pas disposés à laisser le premier noir venu de nulle part la leur rafler.

              Aussi, ne nous réjouissons pas trop vite : noir ou pas, avec Obama, la question raciale demeurera encore et pour longtemps, au coeur de la société américaine, indissociable de son fonctionnement, les appartenances ethniques étant un critère absolu de détermination et ce, bien avant celles de la classe sociale ou du parti politique auxquels on peut appartenir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Obama : 26 bombes sur 7 pays en 8 années de présidence

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  • Rendez-vous à Tulle

     Publié en 2013

     

     

     

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                   "Les Maliens étaient en liesse et « Papa Hollande », comme la foule l'a appelé, était heureux."- Les Echos.

     

                   Tous ceux qui aujourd'hui soutiennent la liberté des Peuples à disposer d'eux-mêmes, tout comme on peut lutter, ici en Europe, pour ce même droit et contre ceux qui vendent notre souveraineté, jour après jour, aux moins-offrant, tous ceux-là avaient sans aucun doute de bonnes raisons d'attendre autre chose de l'Afrique et des Africains...

    Et de la France... pareillement !

    Reste à savoir quel prix le Mali devra payer. Que les observateurs et les journalistes d'investigation se mettent au travail dès maintenant ; de nos jours, le retour sur investissement n'attend pas.

    Car ces réjouissances ont définitivement un côté obscène, avec un François Hollande venu s'en repaître ras la gueule...un oeil sur le 20H et un autre sur les sondages... à n'en point douter

     

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                   Où trouver les mots pour évoquer ce président PS qui a ciblé un des pays les plus pauvres de la planète pour jouer les matamores alors qu' on attend encore qu’Hollande en remontre au Médef, à la BCE, , à la Commission européenne, aux Banques, aux paradis fiscaux, à la corruption, à Wallstreet, à l'ONU, à l’OTAN...

     

    ***

     

                   Aussi une conclusion s'impose : après Jarnac, on peut d'ores et déjà tous se donner rendez-vous à Tulle, quand le moment sera alors venu d'aller déposer sur la tombe d'un François Hollande aujourd'hui Président musclé d'un Mali à genoux - sans doute la seule fonction à sa portée... comme hier, la Libye pour Sarkozy -, toute notre colère et notre dégoût.

     

     

     

              Pour prolonger... cliquez Jarnac, cinq minutes d'arrêt

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  • Charles Ratton : art africain, art océanien..

     

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                    Charles Ratton est considéré comme un des plus grands experts et marchands d’art des années 30 aux années 70 ; grande figure historique tutélaire, il a très tôt œuvré pour la reconnaissance des arts extra-européens, arts dits de « haute époque » pour les uns, « exotiques » pour d’autres et « primitifs » pour d’autres encore, de l’Ile de Pâques au Cameroun, de la Nouvelle-Guinée au Mexique précolombien.

     

                         L'art africain, un siècle de redécouverte de nous-mêmes ! Car enfin, Gobineau n’attribuait-il pas la paternité de l’Art à l’Afrique ? Et plus encore à l'heure où l'origine africaine de l'homme moderne est maintenant scientifiquement établie.

     

                     Savant mais pas voyageur, Charles Ratton qui ne foulera jamais le sol africain, aura pour meilleurs clients, les surréalistes : Eluard, Breton pour l’art océanien seul car l’art africain ne l’intéressait pas, Tristan Tzara…

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                     Charles Ratton à propos de l'art africain et océanien dans la préface du prospectus de l'exposition de 1937 au Théâtre Edouard-VII dont il assurera la maîtrise d'oeuvre : « On sait que l’art des Noirs d’Afrique a été découvert il y a trente ans par des peintres. Picasso, Matisse, Derain, Vlaminck furent parmi les premiers à s’y intéresser et à considérer comme belles des sculptures qui jusqu’ici avaient été regardées comme les essais maladroits de peuples dénommés « sauvages », bonnes tout au plus à orner les panoplies des voyageurs ou les citrines poussiéreuses des musées d’ethnographie. Les sarcasmes qui accueillirent au début cette découverte des artistes ont fait place au respect. L’art de l’Afrique noire se range aujourd’hui parmi les grandes traditions artistiques du monde. C’est que nous avons appris à considérer les manifestations artistiques des cultures qui nous sont étrangères en dehors de leur contenu psychologique, pour nous toujours obscur, en nous basant seulement sur leurs qualités plastiques (…) Ainsi avons-nous pu élargir le champ de nos notions esthétiques, de notre plaisir et apprécier la sculpture de l’Afrique, celle des Mayas et des Aztèques, de la Chaldée et de l’Océanie ».

     

                       Exposition "Charles Ratton, l'invention des Arts "Primitifs"" présentée au musée du quai Branly en 2013.

     

                 Prémonitoire, déjà en 1937, Charles Ratton écrivait : « La sculpture nègre est morte maintenant, avec les dieux. C’est pour les touristes que sous peu d’années s’exécuteront les tam-tams et les danses. »

                Discipline ethnologique, musées ethnographiques, face publique d’une politique nationale impérialiste dès les années 1920… c’est la colonisation qui aura donc révélé au monde "l’art nègre" avant de l’assassiner.

     

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    Pour prolonger, cliquez : l'Art africain, un siècle de redécouverte de nous-mêmes

     

     

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  • Kemi Seba : Supra-négritude

     

     

               Un esprit clair, une démarche positive... une lucidité exigeante... bien que né en France, Kemi Seba a élu domicile en Afrique depuis dix ans.

               Trois axes guident aujourd'hui la pensée panafricaine de Kémi Seba  : l'autodétermination (à l'opposé de tout afrocentrisme), l'antivictimisation et le courage héroïque (ce qu'il nomme "la virilité des Peuples").

     

     

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                 Lors de la venue en France de Kemi Seba début maià l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage "Supra-négritude", les agents de la DCRI [Direction centrale du renseignement intérieur] étaient présents.

              Que les services français surveillent Kemi Seba sous prétexte qu'il représenterait une menace potentielle pour la sécurité publique, alors qu'un Mohammed Merah connu de tous les services et vivant en France,  a pu assassiner sept personnes dont trois enfants, plusieurs jours durant (1), avant d'être neutralisé... il n'y a pas de mot pour qualifier "la raison de cet Etat-là" !

    Quant aux détracteurs  de Kémi Seba - sans doute lui reprocheront-t-ils de ne pas être membre du PS, de SOS racisme ou du CRAN.... (La bonne blague !) -, petite classe moyenne blanche de gauche comme de droite qui n'a pour seule conscience politique et humaine que  les informations qu'ils ingurgitent et digèrent pour mieux ne rien voir et ne rien entendre de ce qui ne leur a pas été encore accordé de savoir... on épargnera donc à tous ces détracteurs à la petite semaine, les affres d'un jugement trop sévère... à l'exception toutefois d'une caste politique et médiatique dont il n'y a déjà plus grand-chose à sauver.

     

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             Qu'on le veuille ou non, Kémi Seba demeure bel et bien, avec Dieudonné, le leader de la dissidence noire francophone le plus talentueux, loin d'un Chamoiseau qui ferait bien de ne se soucier que de ce qui le concerne vraiment... pour ne s'en préoccuper qu'exclusivement, à savoir : la littérature, les prix littéraires, la brasserie Lipp et les studios de télé au service d'un charabia mystico-poético-pantoufle propre aux auteurs désengagés qui aimeraient pourtant nous convaincre du contraire. Car enfin, n'a-t-on pas qu'un seul devoir aujourd'hui : mettre les mains dans le cambouis et ras la gueule ?

     

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    1 Cette analyse peut signifier deux choses : 

    a) Nos impôts sont bien mal utilisés puisque la DCRI surveille celui qu'il faut ignorer et ignore celui qu'il faut surveiller.

    b)  L'Etat craint plus un Kemi Séba qu'un Mérah ; en effet, Mérah ne fait que tuer (avant d'être tué à son tour)..... Kemi Seba, lui,  explique les choses et sait se faire comprendre. Et c'est la raison pour laquelle, Kemi Seba est régulièrement jeté en pâture à la vindicte des journalistes et à une opinion publique médiatique unanime contre lui.

    Un activiste tel que Kémi Séba est très précieux à plusieurs titres car il permet aussi de révéler au grand jour une fausse gauche (majoritairement PS, mais pas seulement) incapable de penser l’autre, et plus encore lorsqu'à ses yeux, il semble tout autre : d'où parle-t-il, d'où vient-il, qui est-il, et qui sommes-nous face à lui ?

    Sans doute, cette fausse gauche conseillera-t-elle à Kémi Séba de prendre sa carte au PS et à SOS racisme et pour les plus imaginatifs de cette fausse gauche, de rejoindre le FDG ?

    Et c'est alors qu'on réalise à quel point des hommes comme Kémi Séba ne peuvent compter que sur leur propre force.

        
    Kemi Seba interviewé par une équipe de France 2 

     

     

     

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  • République démocratique du Congo (RDC): trou noir de l'actualité et de la mémoire

     

                  Une partie de l'humanité se vide de son sang... comment plusieurs millions de morts peuvent-ils être placés sous silence médiatique ?

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                    "... En plein centre de l’Afrique, le Congo (RDC) est un pays riche, rempli de matières premières (diamants, or, étain, gaz, pétrole, uranium, coltan…), de forêts, d’eau, de femmes et d’hommes, d’une multitude de tribus rassemblées sous une nation dessinée par les colons, et qui ne correspond historiquement à pas grand-chose.

    Suite au génocide au Rwanda, les pays voisins ont de plus profité du flou politique et institutionnel au Congo (limitrophe du Rwanda) pour attaquer de toutes parts ce gigantesque pays rempli de trésors.

                  Et les Occidentaux dans tout cela ? La culpabilité des dirigeants américains et européens quant au génocide au Rwanda les a poussé à mener une politique pro-Rwanda, laissant les rebelles rwandais passés du côté congolais, libres de faire ce qu’ils voulaient, aidés par des alliés ougandais et du Burundi…"

     

                     La suite ICI

     

     

                    Le Conflit au Congo : "La Vérité Dévoilée" explore le rôle joué par les Etats-Unis et leurs alliés rwandais et ougandais dans le déclenchement de la plus grande crise humanitaire à l'aube du 21ème siècle.

     

     

     

                    PS : en astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l'intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. De tels objets ne peuvent ni émettre, ni réfléchir la lumière et sont donc noirs, ce qui en astronomie revient à dire qu'ils sont invisibles.

                  Dans le cas du Congo, la catastrophe humaine est telle que son ampleur empêche toute forme de dévoilement, tout espoir de parvenir à percer la carapace du secret qui la retient prisonnière ; pas moyen de s'échapper ; pas moyen de nous forcer à nous confronter à la réalité de son horreur dans toute son horreur. Une telle indifférence face à cette catastrophe est si difficilement justifiable qu'elle ne peut manifestement se résoudre à dévoiler quoi que ce soit de son caractère arbitraire jusqu'à en devenir tout simplement invisible, jusqu'à n'avoir jamais existé : on ne peut ni en parler, ni l'évoquer ; une catastrophe humaine comme avalée, aspirée par son propre horreur, engloutie ;  trou noir de l'actualité et de la mémoire.

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