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afrique du sud

  • Des nouvelles d'Israël : courtesy of Yuval Steinitz, ministre du renseignement

     

     

                     Israël : station balnéaire


                        Destination très prisée en France car, ne l'oublions pas : Israël demeure entre deux bombardements de population civile, trois nouvelles colonies et deux assassinats dits « ciblés », une destination touristique de premier choix ; et c'est sans honte que nombre de nos concitoyens s’y rendent et s'en vantent.


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    Il y a des cartes qui valent mille discours

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                S’il y a des interviews qui se passent de commentaire, d’autres, en revanche, éclairent d’un jour nouveau et d’une lumière tout aussi nouvelle, comme aucune autre, tellement ces interviews-là sont rares, des réalités jusqu’alors cachées, injustement et volontairement niées.


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                 De passage à Paris pour rappeler à l’Etat français en général et à Laurent Fabius en particulier, les ordres de l'État hébreu sur le dossier du nucléaire Iranien (1), Yuval Steinitz, TDC de première catégorie (2), ministre israélien du Renseignement, des Affaires stratégiques et des Relations internationales, s’est confié - d’aucuns diront : « s’est confessé » -,  à un journaliste du Point.fr  : Armin Arefi, journaliste franco-iranien - une fois n'est pas coutume !

                                                                       C'est ICI


                 A la lecture de cette interview, on ne manquera pas de remarquer le ton employé par l’interviewer ; un ton péremptoire propre à ceux qui jouissent d’une impunité totale et qui ne s’en cachent pas ; dans ce ton, on trouvera des décennies de coudées franches sur la scène internationale : n’avoir de comptes à rendre à personne ainsi que... disposer de la vie de tous ceux qui s'opposent au vol de la terre et à la captation d'une ressource vitale  - l'eau -, d'un Etat qui n'a, aujourd'hui, plus rien à envier à l'Afrique du Sud, du temps de l'Apartheid.

     

                Voici les moments forts de cette interview :


    "Votre prédécesseur, Dan Meridor, n'a-t-il pas admis qu'Ahmadinejad n'avait jamais appelé à rayer Israël de la carte ?

    - L'erreur de traduction provient des médias officiels iraniens."

     

                      Dans les faits, ce sont les officines de propagande (USA, Israël) relayées par des médias aux ordres qui ont assuré la diffusion de cette traduction mensongère à dessein, dans le cadre de la diabolisation du Régime iranien qui n’avait aucun intérêt à une telle méprise.


     

    "Comment expliquez-vous qu'Israël ait aidé le Hamas à ses débuts ?        

    - Cela a été une erreur, dans les années 1980, il y a 30 ans. Certains en Israël ont pensé aider les islamistes afin de contrebalancer le pouvoir des nationalistes. Cette même erreur a été commise par les États-Unis en soutenant les talibans et certains djihadistes en Afghanistan contre l'Union soviétique."

     

                         Merci pour cette confirmation longtemps réfutée par tous ceux qui vouent à Israël une dévotion à toute épreuve : surtout celle des faits avérés.


     

    "Pour nombre de diplomates européens, la cause des violences est plutôt à chercher dans la poursuite tous azimuts de la colonisation israélienne...

    - Il est tout à fait inadéquat d'utiliser le mot colonisation."


                Quel mot faut-il employer alors : occupation ? Annexion ? Anschluss ?


         

    « La colonisation n'est-elle pas illégale au regard du droit international ?

    - Ce n'est pas au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, où siègent un grand nombre de dictatures arabes, de décider ce qui est légal ou pas. Il y a tellement d'autres problèmes dans le monde, regardez la terrible guerre en cours en Syrie. Israël est une vibrante démocratie à l'occidentale, avec un système judiciaire fort et indépendant."

     

               En rejetant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU,  l’Etat israélien rejoint le groupe des Etats dits « voyous ». Ce que nous sommes nombreux à dénoncer depuis des années.

    On notera au passage la compassion de Yuval Steinitz à l’endroit de la souffrance du Peuple syrien même si, comme un fait exprès, la fin de son calvaire servirait à merveille les intérêts d’Israël - la chute de Bachar el-Assad -, alors que la fin du martyre palestinien nuirait gravement aux intérêts d’Israël, à savoir : la création d’un Etat palestinien et le retrait de près de 300 000 colons de Cisjordanie.

    Et puis enfin, si Israël est une démocratie vibrante, sonnante et détonante, il ne peut alors s’agir que d’une démocratie sur le modèle de la France des années 50 : une démocratie sans opposition digne de ce nom, entre deux montées dans le Djebel et, - pour ne pas en être redescendus les mains vides -, deux séances de torture dans les caves d’Alger.

     


    1 - Quand on pense au fait que « la bombe » représente la seule chance pour un pays tel que l’Iran de ne pas « finir » comme l’Irak, le Yémen, le Liban, la Syrie, la Libye, l’Afghanistan et d’autres encore -, on ne saurait en aucun cas soutenir ceux qui s'opposent à la nucléarisation de l'Iran.


    2 - TDC : personnage malfaisant, menteur et paranoïaque ; en politique ou dans les affaires, véritable sociopathe à un niveau tant local qu’international, privé de conscience humaine autre que celle qui concerne son clan, son parti, son ethnie, sa classe ou sa caste.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Sionisme ? Vous avez dit sionisme ?

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  • Nelson Mandela : l'homme qui lave plus blanc malgré lui...

     

               « Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) en 1944, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l'apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC en 1961. Le 12 juillet 1963, il est arrêté puis condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. »

     

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                    Si Mandela a été un temps le plus courageux des activistes, il aura été, contrairement à ce qui a pu être affirmé ici et là, l’homme le moins influent d'une Afrique du Sud post-apartheid ; d’où l’unanimité autour de lui en ce jour de deuil international car l’Oligarchie mondiale et ses représentants n’aiment rien tant que les insoumis rentrés dans le rang, qui plus est... symboles et icônes d’un pacifisme fruit d'un renoncement qui a bien dû en rassurer plus d’un.

    Après sa libération et la fin de l’apartheid, si Nelson Mandela avait engagé, sans faiblesse ni compromission, une véritable politique de lutte pour une justice sociale en faveur de ceux qui en ont été longtemps privés, on peut sans risque parier qu'il aurait été beaucoup moins unanimement célébré pour tous les chefs d’Etat de la planète, et en priorité par ceux qui appartiennent à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’Empire ; entité qui assure la progression d’une mondialisation sans scrupules au service d’un monde unipolaire.

    Drapeaux en berne sur l'Elysée, portrait de Mandela sur le Quai d'Orsay ; un François Hollande qui, voici quelques jours encore, célébrait aux côtés d’un Netanyahu volubile un Etat qui depuis 1967 n’a sans doute plus rien à envier à l’Afrique du Sud de l’apartheid (comme un fait exprès, Israël - avec la Grande Bretagne de Thatcher -, sera le plus fidèle allié de l’Afrique du Sud et son principal fournisseur d'armes durant ces années - 1), sans oublier une politique africaine, plus connue sous le nom de « Françafrique »- un des plus longs scandales de notre République -, qui vise le plus souvent à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Et tous les moyens sont bons pourprotéger les intérêts des multinationales françaises : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre.

    Quant à Obama, il n’a pas perdu de temps ! Oiseau de proie déjà juché sur son perchoir, serpent aussi, à tenter d’arracher un peu de sa superbe à un homme qui n’est plus là pour s’y opposer ou bien pour donner son accord – tel un don d’organe de moralité -, Obama se sert au passage. Pourquoi se gêner après tout ? Qui osera lui contester ce hold-up sur la personne de Mandela ? Lui qui aura servi au monde une Présidence pour rien ou pour si peu… en comparaison de ce que des millions d’individus pensaient pouvoir encore espérer de celui qu’ils avaient la naïveté de prendre pour l’un des leurs…

    Car enfin, pour la liberté et la justice de qui tous ces hommes–là seraient-ils prêts à se sacrifier ? Jusqu’à la prison à vie ? Ou bien alors, jusqu’à risquer le confort de leur carrière politique, inénarrable représentation d’un show-médiatique de faux-semblants : ceux de l’impuissance et de l’absence et de courage et de convictions ?

    On peut en douter.

    Et si par chance ou par malheur, prison il devait y avoir pour l’un d’entre eux, ne serait-ce pas plutôt suite aux arrêts d’un tribunal motivés par une corruption avérée et autres forfaitures en lieu et place d’un engagement quasi sacrificiel qu’aurait accompagné une lutte pour la justice et la liberté ?

    Au sortir de prison, après 27 ans de captivité, sans doute Nelson Mandela a-t-il en partie intégré, voire... intériorisé -, l’image que les Africaners renvoyaient à la majorité noire,la fin de l’apartheid - un homme, une voix -, n’ayant en rien modifié le regard que porte sur l’homme africain les agents de la domination : éternel enfant irresponsable dans le meilleur des cas,barbare non civilisable dans le pire...

    Mandela s’est-il finalement rendu à la raison du plus fort non pas en nombre ni en droit ou en devoir mais en poids économique et politique (2), se résignant à la paix et à une réconciliation imposée, encadrée toutefois par des effectifs de police demeurés intacts – méthodes et mœurs ! -,contre le risque d’une guerre civile sans fin à propos de laquelle les Occidentaux auraient très vite fait le choix de soutenir la minorité blanche ne serait-ce que pour protéger leurs intérêts géostratégiques et économiques contre la menace d'un régime communiste.

    Les actionnaires des mines de diamants ont dû respirer, soulagés. Faut dire que 27 ans d'emprisonnement, ça vous remet les idées en place, pour ne pas dire à la bonne place ! Là où vos geôliers souhaitent les trouver.

    Choix qui, malgré tout, aura permis à Nelson Mandela de sortir la tête haute, très haute même, et de rallier autour de lui tout ce qui, sur notre planète, compte de chefs d’Etat même et surtout les moins recommandables. Et ses obsèques nous donneront nul doute l’occasion de les passer tous en revue une fois encore et pour toutes les fois où nous aurions été tentés de les oublier, tête en l’air que nous sommes tous, les médias ne faisant aucun effort pour nous les remémorer au passage : commémoration oblige ! Réserve et garde à vous, le doigt sur la couture de leur pantalon : celui de la liberté d’informer les ploucs que nous sommes.

    Dans un pays où l’on tire encore sur des mineurs en grève dans les mines de platine, Nelson Mandela incarnera-t-il l’échec d’une politique et d’une utopie de justice et de liberté ?

    En comparaison, un Chavez qui n'était ni un tyran ni un voleuret qui aura refusé de vendre le Vénézuela pour un plat de lentilles à la mafia bancaire mondiale... et aux funérailles duquel l’Empire était absent, se sera donné les moyens de remporter de nombreuses victoires contre la rapacité des classes dirigeantes de son pays ; classes soutenues par une Oligarchie mondiale sans scrupules, celle-là même auquelle nos soi-disant chefs d’Etat ont, au quotidien, des comptes à rendre…

    Et si Chavez aura été des années durant la mauvaise conscience de tous les gouvernements dits « de gauche » ou plus modestement, progressistes - gouvernements et chefs d’Etat marionnettes qui n’ont pas cesser de trahir chacun de leurs engagements, baissant les bras devant les puissances d’argent et le chantage au chaos -,…

    A contrario, Mandela aura été, est et restera sans aucun doute la bonne conscience de ces mêmes serviteurs de cette Oligarchie ! Car, il faut voir et entendre comment tous s’y précipitent, s’y frottent, s’y collent - s’y vautrent ?-, dans cet hommage unanime… sans doute dans l’espoir d’en sortir un peu moins sales !

    De là à penser que Mandela laverait plus propre et plus blanc...

    Devra-t-on désormais craindre qu’ils ne finissent tous par s’essuyer les pieds sur cette figure maintenant tutélaire quand la boue qu’ils trainent sous leurs souliers pèsera, tel un boulet, son poids de servitude et de turpitudes criminelles sur le dos des Peuples ?

    Mais alors… que tous ces tartuffes se retirent et qu’on laisse le petit Peuple d’Afrique du Sud célébrer et commémorer Nelson Mandela que l’on se gardera bien de s’approprier car il leur revient à lui seul, lui à qui on ne pourra certainement pas raconter des histoires… de l'enterrer, ainsi qu'à tous les Peuples en quête de justice et de liberté. Et à ce sujet on aura une pensée pour le Peuple palestinien. Et l’on sera bien les seuls, assurément.

    En effet, Nelson Mandela n'avait-il pas déclaré en 1997 : "Notre liberté est incomplète sans la liberté du peuple palestinien".

     

     

    1 - Israël enverra-t-il un représentant et lequel ? Il nous tarde d'assister à cette tartufferie d'une obscénité et d'un cynisme inqualifiables et la confirmation de toutes nos assertions définitivement irréfutables.

     

    2 - de Mandela et d'un de Klerk, dernier président blanc de l'Afrique du Sud, qui des deux aura été le plus pragmatique, le plus réaliste ou bien, le plus fragile ou le moins résolu ?

     

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                      Sur le net, et dans un certain cercle - pro-sionistes qui manifestement ne savent plus que faire de leur honte... jusqu'à tenter de se trouver des alliés là où personne n'aurait le culot ou bien la bêtise, d'aller les chercher, comme autant de circonstances atténuantes extravagantes -, le débat fait rage à propos de Nelson Mandela et de son soutien à la lutte du Peuple palestinien. D'aucuns prennent leur rêve pour la réalité : ils rêvent d'un Nelson Mandela qui aurait soutenu depuis 1967 la politique de l'Etat d'Israël : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation, emprisonnement sans procès ni jugement de près de 4000 prisonniers politiques et torture.

     

    Voici une vidéo qui rétablit la vérité des mots ; vérité (ce qui ne peut pas être contesté) qui clôt le débat car si Nelson Mandela pouvait être conciliant, il n'était certainement pas complaisant.

     

    Mandela s'exprimant en 1999 à propos de la lutte du Peuple palestinien et en 2004 suite au décès de Yasser Arafat (merci de ne pas tenir compte du titre de la vidéo qui n'est pas de votre serviteur).

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                  Pour se faire une idée de la réalité sociale de l'Afrique du Sud, conséquences des politiques qui y ont été menées depuis les années 90 sous le patronage des institutions de Bretton Woods au service d'une mondialisation sans pitié : le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d'extrême pauvreté a doublé en dix ans, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit 8,8 % de la population. Près de 40 % des villes en Afrique du Sud sont composées de townships. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 3 000 rands (260 euros) par an. Le chômage a un taux officiel de 23,2 % selon l'OIT, mais les syndicats l'estiment proche de 40 %. En 2013, le revenu de la tranche la plus pauvre de la population (40% des Sud-africains), est inférieur de moitié à celui qu’il était sous le régime de l'apartheid."

     

    Pour prolonger, cliquez : Mandela n’est pas un « Jésus noir » ainsi que politique économique de Nelson Mandela entre 1994 et 1999

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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