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  • Christine Angot Chez Ruquier ONPC : à tort et à travers...

                                

                                    Chez ONPC ( On n'est pas couché), une mise en cause de Farida Amrani, candidate "Les insoumis" contre Manuel Walls aux dernières législatives (1)  par Christine Angot à la grande surprise de Alexis Corbière, porte-parole de J.L Mélenchon.

     

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                    Chez ONPC, pour se permettre ce que Christine Angot se permet sur le fond comme sur la forme, face à un invité - un invité élu politique de surcroît -, cette dernière devrait savoir qu'il faut  jouir d'une autorité morale et intellectuelle reconnue par tous ; or, personne ne reconnaît quoi que ce soit à ce personnage du monde littéraire ; et plus encore quand on sait que le trio de l’émission ONPC ne peut se prévaloir d’aucune autorité quelle qu'elle soit, et en premier lieu Ruquier ( la nouille du PAF) et sa productrice ( C. Barma, la fille de son père réalisateur de télé dans les années 60 et 70) qui, parce qu'il était très écouté et que l'audimat sanctifie, ont laissé, des années durant, un Zemmour insulter les Arabes, les Africains, les Noirs et les Musulmans ; quant à Moix, porté à bout de bras par BHL, à chacune de ses prises de parole, le téléspectateur remarquera très vite le fait qu’il n’a rien à offrir mais bien plutôt tout à rendre à ceux qui lui ont pardonné ses errements de jeunesse et qui lui permettent aujourd’hui de vivre au-dessus de ses moyens : moyens intellectuel, littéraire et artistique.

    La question est maintenant la suivante : qui a recommandé Angot pour ce poste chez ONPC à 10 000 euros par mois et plus ? Que devra-t-elle rendre de ce qu’elle a reçu en cadeau (un beau cadeau pour une auteure sans lecteurs) et à qui ?

     

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                    Un physique ingrat... privée de charme, sans attrait, un talent littéraire très contesté, quasi unanimement, (même le magazine ELLE a des doutes à son sujet... c'est vous dire !), c'est maintenant bien établi, il y a chez Angot une sorte de vulgarité, certes non-préméditée pour être inconsciente ; une grossièreté consommée pour tout dire ; ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, elle l’ignore encore après toutes ces années, dans ses interventions comme dans ses « livres ».

    Après la vulgarité, on trouvera chez Angot de l’indécence qui a pour fondement une ignorance crasse, profonde, une inculture propre à ceux qui ont très tôt pensé que l’on pouvait sans risque s'y vautrer dans cette absence de perspective historique (qui avait-il avant moi ? Qui, quoi, comment et pourquoi ?) ; à leur décharge à tous, il faut reconnaître que notre époque n’a de cesse de hurler à l’anti-culture et au non-savoir : savoir écrire, savoir lire, savoir apprendre et plus important encore : comprendre. Or, dans ce domaine, chaque manquement vous condamne un peu plus chaque jour à déchoir et à ne plus intéresser que ceux qui sont descendus dans le caniveau et qui n’osent déjà plus lever la tête vers les étoiles.

                     La vérité est cruelle : Angot n’a sans doute jamais vraiment quitté le 2-pièces cuisine de 40m2 à Châteauroux (36000) - une ville sans histoire ni actualité, une ville pour rien -, qu’elle a longtemps habité avec Madame Angot mère. Sa parole ressemble fâcheusement à celle des micro-trottoirs de nos journaux de 20H : par exemple, une zone pavillonnaire menacée par le chômage et le vote FN ; chacun y va alors de sa hargne devant force micro et caméra dans le cadre d'un témoignage de petite classe moyenne… mais tout à fait respectable celle-là : elle fait des enfants, les élève, assume ce qu’on appelle le principe de réalité car c’est bien cette classe qui tient ce pays debout chaque matin, à chaque heure,  d'autant plus que tout le monde a pu constater à propos de cette classe laborieuse et responsable, qu' il ne lui viendrait jamais à  l’idée de "se lancer dans la littérature" ( de se piquer de ce qu'elle croit être " la littérature") complaisamment a fortiori, avec ce quotidien-là ; le sien de quotidien, la seule expérience de vie à sa portée ; modeste mais immense malgré tout cette expérience car cette classe n’en aura certainement pas d’autre.

    En revanche, Angot si ! A coups de viol, d’inceste et de sexe, "la littérature" de Angot ! Mais tout au ras des pâquerettes d’une écriture paresseuse et qui n’a pas idée : faut bien épater le Parisien.

    Certes, Sade était un salaud mais il avait du style (de la classe... une manière d'être le marquis de Sade) ; si Angot n’est pas encore  l’une, un fait est certain : elle ne sera jamais l'autre car Angot n’a aucune manière d’être ce qu’elle est ; ce qui est impardonnable quand on a refusé l’anonymat d’une vie et d'une mort, toutes deux décentes, pour mieux se montrer et occuper le terrain médiatique et festif d’une réussite parisienne ; et c’est tragique quand ce n’est pas tout simplement embarrassant pour tout le monde.

    Sans doute a-t-elle pensé (et avec elle, les éditeurs qui l’ont soutenue) que l’on pouvait passer de la ville de Châteauroux au 6è arrondissement de Paris en un éclair, d’un tour de main, trajet direct en TGV.

    D'autre part, on peut légitimement soupçonner Angot d'être de la trempe de cette classe ouvrière qui s'est longtemps rêvée "bourgeoise" et qui, pour cette raison, a toujours voté à droite ; le bâton a domestiqué cette classe perdue pour elle-même, une classe sans dignité, sans culture politique ni conscience sociale décennies après décennies ; aussi, il y a longtemps qu' elle ne sent même plus les coups assénés ; d'où son attachement à ceux qui les lui ont portés générations après générations. Or, cette classe cache un grand secret : le désir d'un vote d'extrême droite, aujourd'hui on parlera d'un vote FN, pour mater Arabes, Africains, Musulmans et syndicalistes... juste avant d'aller rejoindre les beaux quartiers, mine rien ; c'est le coup de pied de l'âne d'une classe singulièrement lâche et revancharde contre sa propre lâcheté : elle fait payer aux autres leur courage. Que les médias aient remis en scène ces gens-là (Houellebecq, Moix en font partie ), à l'heure du glamour et des paillettes, c'est un véritable tour de force ; même Ruquier - cette nouille du PAF - est moins servile ; là encore, c'est vous dire ; c'est tout dire !

                      Aussi, pour toutes ces raisons qui en valent bien d’autres, au fil des ans, chaque intervention de Christine Angot laisse derrière elle non pas un parfum mais... comme une odeur de fruits et légumes, jour de marché, vers midi, quand des cageots remplis d’invendus gâtés par la chaleur sont abandonnés aux clochards, SDF et autres indigents, juste avant le jet d'eau et la brosse des employés municipaux.

     

    1 - La réponse sans équivoque de Farida Amrani attaquée par Angot : ICI

     

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Présidentielle et législatives 2017 0 commentaire
  • de l'Art, de la littérature et autres considérations : Serge ULESKI en littérature

     

     

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                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de cet ouvrage a pour origine le blog de l’auteur ; les articles reproduits ici appartiennent aux deux catégories suivantes : « Littérature, auteurs et écriture » - « Artistes pour, envers et contre tous »

               Angot, Antonioni, Arendt à propos de la crise de culture, Michel Audiard père et fils, Bobin Christian, Céline, Camus et Sartre, Casanova, Césaria Evora, Virginie Despentes, Dieudonné, Marcel Duchamp, Clint Easwood, Finkielkraut, de Funès, Godard, Haenel, Houellebecq, Lanzmann et d’autres encore… comme autant d’entrées et de sorties vers une meilleure, sinon une autre compréhension des auteurs, des artistes et autres, tantôt controversés, tantôt unanimement salués.

     

    Pour prolonger, cliquez : Art et culture et Littérature et écriture

     

     

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

    Lien permanent Catégories : A découvrir : Serge ULESKI, ouvrages et entretiens, Art et culture, Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • Les vacances de Christine Angot

     

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    Après celle de Monsieur Hulot, ce sont les vacances de Christine Angot qui nous sont proposées (1) mais… en lecture celles-là ! Vacances courtes (148pages), une semaine, pas une de plus ; un mot magique "Inceste"(scène primitive d’Angot au traumatisme fondateur), le tout servi par une typo pour aveugle... sans oublier le soutien des médias (des femmes en particulier - critiques et journalistes)... et tous les espoirs sont à nouveau permis pour Angot qui n'a plus de lectrices et son éditeur Flammarion adepte du flamenco..................................................................

     

              Olé ! Par ici la monnaie !  

     

    Torché en deux semaines côté auteur, destiné à être lu en deux heures côté lecteurs, on l'aura compris, avec "Une semaine de vacances" (2), le sujet du roman d'Angot n'est pas l'inceste mais... comment retrouver des lecteurs et comment renflouer des caisses vides. Christine Angot est en perdition : elle ne fait plus recette ! Aussi, Angot et son éditeur ont-ils décidé de remettre le couvert et de retourner aux fondamentaux (son fonds de commerce ?) : l'inceste en général, et plus particulièrement le sien qu'elle nous demande d'observer sous toutes les coutures depuis 15 ans, retouche après retouche.

    Qui peut l'en blâmer ?

    Ce sont les femmes qui font vivre le roman ; et tout ce qui touche à l'inceste, au viol, à la maltraitance - tueurs en série et "monstres" inclus -, fait vendre, bien vendre... beaucoup vendre. De là à penser que les femmes violées et victimes d'inceste, sans oublier celles qui l'ont redouté et le redoutent encore... se comptent en dizaines de millions, ici comme ailleurs...

    Pendant ce temps-là, l'homme guerrier et prédateur se repose, vautré devant son grand écran à regarder un match de foot, un pack de bière à ses pieds, ou bien en lisant la dernière compilation signé Attali, et seulement signé Attali, la 3è de l'année, comme ça... juste pour faire intelligent... en attendant de repartir en chasse à deux pas d'ici, là, tout proche, dans la chambre voisine...

    Ah ces mecs alors ! Jamais ils ne renoncent !  

     

     

                                                  ***           

                                       

     

              Privée de langue et de langage, drapée dans un « j’écris pour celles qui se sont réfugiées dans le silence » - comprenez… silence de la honte, celui de l’inceste -, tout auréolée du prestige des sacrifiées sur l'hôtel d'une nature humaine qui ne cesse de nous surprendre chaque jour, redoublant de perversité et d'imagination - Mister Hide and Papa Jekyll -, tout semble vouloir interdire à qui que ce soit de jeter un regard critique sur les écrits d'Angot, reléguant quiconque s’y risquerait au rang de "salaud insensible" et plus encore s’il est un homme.

    Certes, Angot dérange, provoque la colère ou bien anesthésie tout jugement critique (surtout du côté des femmes), elle ne laisse personne indifférent mais... si demain vous demandez à un porc ou à un chien de nous écrire une petite bafouille avec son museau et que vous publiez le résultat... il y a fort à parier que l’on vous demande aussi des comptes : qu'avez-vous fait de la littérature et de votre jugement quant à ce qu'est l'écriture, un auteur et une oeuvre ?

     

    Quelques partouzes ici et là, histoire de faire branchée, un livre pour nous en parler et puis un autre consacré à sa relation avec un has-been du show-business quasi débile, Christine Angot a grandi à Châteauroux, et si son dernier né porte un titre de roman de gare c’est sans aucun doute  pour n'effrayer personne et attirer un maximum de lecteurs et autres chalands et voyageurs de passage.

     

    Sans l’emploi d’un seul juron, les écrits d’Angot sont d'une vulgarité peu commune, de celle qui ignore sa propre grossièreté - définition même de la vulgarité qui n'a donc rien à voir avec la grossièreté d'un Céline, d'un Rabelais ou d'un Sade. Dans un dénuement total, d’une indigence rarissime, sans bagages et sans héritage, avec Angot, c'est toute la littérature qui s'affaisse, courbe l'échine puis renonce enfin. Pour cette raison, Angot est à la littérature ce que le 11 Septembre est à l'architecture : un véritable effondrement... effondrement que l'on retrouve dans la musique et dans l'art contemporain fossoyeur de l'Art moderne (3).

     

    Manifestement, ce sont bien les mêmes qui font tous les mêmes choix : producteurs, éditeurs et commissaires d'exposition.

     

    Faites le test : demandez donc à tous ceux qui n'ont jamais écrit une ligne de coucher sur le papier leurs émois les plus intimes ou plus simplement leurs souvenirs les plus salaces… et vous aurez du Angot ; un texte sans écriture ni métier.

     

    Mal traitées dans leur enfance, une fois adultes, les victimes ont la fâcheuse habitude de se venger sur des innocents. Aussi, Angot semble avoir pris pour cible tout ce qui de près ou de loin touche à l’écrit, le livre et l’édition : on pourra toujours se rassurer en pensant que la littérature en a vu d’autres et qu’elle lui survivra contrairement aux êtres humains touchés par des actes irréversibles, qui ne peuvent qu’avoir eu lieu à jamais, pas toujours à même de survivre à l’ignominie, n'empêche... le mal est fait. 

     

    Un physique austère, aussi avenant qu'une porte de prison, tout de noir vêtue, telle une prêtresse, le regard droit sur son auditoire, les lectures (4) publiques d'un texte d'Angot par Angot elle-même tournent vite aux leçons de catéchisme pour petites filles aux fins de les alerter sur les dangers qui les guettent, l’homme étant un loup pour la femme, et plus encore lorsque cette femme à l’âge d’une enfant ; lectures sous la menace, pour les plus indisciplinées d’entre elles, d’un panpan-cucul dont on pourra redouter le pire si d’aventure l’objet de son attention devait se porter sur un jeune garçon : en effet, qui confierait à Angot ses enfants, ne serait-ce qu’une heure ?

     

    Quant à la résilience d’Angot, quand elle viendra, quel chemin empruntera-t-elle ? Car pour l’heure, nous avons bel et bien affaire à une victime passée dans le camp des bourreaux : maltraitance et abus de nous tous qui sommes encore capables de discernement : ce qui est juste contre ce qui relève d’une bêtise crasse indescriptible. Et à ce sujet, qu'il soit ici permis de rajouter ceci : ce que l'on pourra difficilement pardonner à cette femme, c'est de n'avoir aucune manière d'être ce qu'elle est... sans doute autant par ignorance que par mépris pour le genre humain, même inconscient. Quant à ceux qui l'ont promue au rang d'auteur qu'il faut avoir lu, ils sont sans excuse !

     

    A propos d'Angot, d'aucuns ont évoqué une crise du jugement en général et du jugement littéraire en particulier (5). Certes, l'inceste est un sujet bien trop sérieux pour être laissé entre les mains de gougnafiers qui n'ont pas idée, et dont Angot fait évidemment partie, mais ne nous y trompons pas : c’est bien toute une époque qui nous est présentée là.

     

    Redisons-le ! Cet effondrement ne touche pas simplement l’écrit mais aussi, la musique populaire (la variété d'expression francophone) et l’art contemporain dans son ensemble.

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    1 - Les auteurs chez Flammarion ont donc droit aux congés payés ?  

     

    2 - Vacances que l'on pourrait épeler comme suit : v.a.c.u.i.t.é.

     

    3 - Que l'on se pose un instant la question suivante  : à quoi ressemblerait le cinéma d"Angot si elle était cinéaste ? Et si elle était compositeur, peintre ? A quoi ressemblerait sa musique, sa peinture ? Précisément à tout ce que l'art contemporain nous sert depuis les années 60 : détritus inqualifiables et Pop-Art.

     

    4 - Lectures et interviews : rien n'est plus malhonnête que de faire parler un auteur, et plus encore s'il est bon à l'oral. C'est aux critiques de nous parler d'Angot et sûrement pas à Angot de nous parler d'elle, le livre étant le commencement et la fin de ce qu'on doit attendre d'un auteur.

     

    5 - La remise du Prix Sade à Angot le confirme ; le jury n'a manifestement jamais lu ni Sade ni Angot. On trouvera dans Sade... de la politique, de la sociologie, de l’humour, de l’ironie, du cynisme, une haine de classe, une immense provocation… et puis, toute la difficulté d’être au monde quand on est imbuvable ou bien plutôt… inassimilable. Ce qui n’est pas le cas d’Angot, située à droite de l'échiquier politique - une droite très certainement autoritaire -, reçue dans tous les médias pour lesquels elle ne représente aucun danger car ils savent qu'elle est creuse.

     

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  • Les vacances de Christine Angot

     

     

                 Après celle de Monsieur Hulot, ce sont les vacances de Christine Angot qui nous sont proposées (1) mais… en lecture celles-là ! Vacances courtes (148pages), une semaine, pas une de plus ; un mot magique "Inceste"(scène primitive d’Angot au traumatisme fondateur), le tout servi par une typo pour aveugle... sans oublier le soutien des médias (des femmes en particulier - critiques et journalistes)... et tous les espoirs sont à nouveau permis pour Angot qui n'a plus de lectrices et son éditeur Flammarion adepte du flamenco...

    Olé ! Par ici la monnaie !  

    Torché en deux semaines côté auteur, destiné à être lu en deux heures côté lecteurs, on l'aura compris, avec "Une semaine de vacances" (2), le sujet du roman d'Angot n'est pas l'inceste mais... comment retrouver des lecteurs et comment renflouer des caisses vides. Christine Angot est en perdition : elle ne fait plus recette ! Aussi, Angot et son éditeur ont-ils décidé de remettre le couvert et de retourner aux fondamentaux (son fonds de commerce ?) : l'inceste en général, et plus particulièrement le sien qu'elle nous demande d'observer sous toutes les coutures depuis 15 ans, retouche après retouche.

    Qui peut l'en blâmer ?

    Ce sont les femmes qui font vivre le roman ; et tout ce qui touche à l'inceste, au viol, à la maltraitance, tueurs en série, monstres...  fait vendre. De là à penser que les femmes violées et victimes d'inceste, sans oublier celles qui les ont redoutés et les redoutent encore... se comptent en dizaines de millions, ici comme ailleurs...

    Pendant ce temps-là, l'homme guerrier et prédateur se repose, vautré devant son grand écran - match de foot, un pack de bière à ses pieds -, ou bien en lisant la dernière compilation signé Attali, et seulement signé Attali, la 3è de l'année, comme ça... juste pour faire intelligent... en attendant de reprendre sa chasse qui donnera une fois de plus du grain à moudre à tous les Angot de la littérature.

    Ah ces mecs alors ! Jamais ils ne renoncent !  

     

     

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                  Un physique austère, voire ingrat, aussi avenante qu'une porte de prison (avec une telle coupe de cheveux, Angot pourrait être votre marchande de fruits et légumes, là, tout près, juste au coin de votre rue, si si !Un rien coincée mais pleine de bonne volonté quand il s'agit de satisfaire la clientèle, et plus si affinités... qui sait ? Pendant que son mari ferait la sieste après s'être levé à 4h du matin, direction Rungis par exemple ; mari gros ronfleur et gros dormeur ce qui n’arrange rien) Christine Angot pourrait être n'importe laquelle de ses lectrices.

    Privée de langue et de langage, drapée dans un « j’écris pour celles qui se sont réfugiées dans le silence » - comprenez… silence de la honte, celui de l’inceste -, tout auréolée du prestige des sacrifiées sur l'hôtel d'une nature humaine qui ne cesse de nous surprendre chaque jour, redoublant de perversité et d'imagination - Mister Hide and Papa Jekyll -, tout semble vouloir interdire à qui que ce soit de jeter un regard critique sur les écrits d'Angot, reléguant quiconque s’y risquerait au rang de "salaud insensible" et plus encore s’il est un homme.

    Quelques partouzes ici et là, histoire de faire branchée, un livre pour nous en parler et puis un autre consacré à sa relation avec un has-been du show-business quasi débile, Christine Angot a grandi à Châteauroux, et si son dernier né porte un titre de roman de gare c’est sans aucun doute  pour n'effrayer personne et attirer un maximum de lecteurs et autres chalands et voyageurs de passage.

    Certes, Angot dérange, provoque la colère ou bien anesthésie tout jugement critique (surtout du côté des femmes) ; elle ne laisse personne indifférent mais... si demain vous demandez à un porc ou à un chien de nous écrire une petite bafouille avec son museau et que vous publiez le résultat... il y a fort à parier que l’on vous demande aussi des comptes : qu'avez-vous fait de la littérature et de votre jugement quant à ce qu'est l'écriture, un auteur et une oeuvre ?

                  Sans l’emploi d’un seul juron, les écrits d’Angot sont d'une vulgarité peu commune, de celle qui ignore sa propre grossièreté - définition même de la vulgarité qui n'a donc rien à voir avec la grossièreté d'un Céline, d'un Rabelais ou d'un Sade. Dans un dénuement total, d’une indigence rarissime, sans bagages et sans héritage, avec Angot, c'est toute la littérature qui s'affaisse, courbe l'échine puis renonce enfin. Pour cette raison, Angot est à la littérature ce que le 11 Septembre est à l'architecture : un véritable effondrement... effondrement que l'on retrouve dans la musique et dans l'art contemporain fossoyeur de l'Art moderne.

    Manifestement, ce sont bien les mêmes qui font tous les mêmes choix : producteurs, éditeurs et commissaires d'exposition.

                 Qu'il soit ici permis de rajouter ceci : ce que l'on pourra difficilement pardonner à cette femme, c'est de n'avoir aucune manière d'être ce qu'elle est... sans doute autant par ignorance que par mépris pour le genre humain, même inconscient. Quant à ceux qui l'ont promue au rang d'auteur qu'il faut avoir lu, ils sont définitivement sans excuse !

    Faites le test : demandez donc à tous ceux qui n'ont jamais écrit une ligne de coucher sur le papier leurs émois les plus intimes ou plus simplement leurs souvenirs les plus salaces… et vous aurez du Angot ; un texte sans écriture ni métier.

     

    Certes, mal traités dans leur enfance, une fois adultes, les victimes devenues alors bourreaux ont la fâcheuse habitude de se venger sur des innocents. Aussi, Angot semble avoir pris pour cible tout ce qui de près ou de loin touche à l’écrit, le livre et l’édition : on pourra toujours se rassurer en pensant que la littérature en a vu d’autres et qu’elle lui survivra contrairement aux êtres humains touchés par des actes irréversibles, qui ne peuvent qu’avoir eu lieu à jamais, pas toujours à même de survivre à l’ignominie qui leur est faite, n'empêche... la maltraitance est bien là.

     

    Tout de noir vêtue, telle une prêtresse, le regard droit sur son auditoire, les lectures publiques d'un texte d'Angot tourne vite au cours de catéchisme pour petites filles aux fins de les alerter sur les dangers qui les guettent, l’homme étant un loup pour la femme, et plus encore lorsque cette femme à l’âge d’une enfant ; lecture sous la menace, pour les plus indisciplinées d’entre elles, d’un panpan-cucul dont on pourra redouter le pire si d’aventure l’objet de toute son attention devait se porter sur un jeune garçon.

     
    Qui, en effet, confierait à Angot ses enfants, ne serait-ce qu’une heure ?

     

    Quant à la résilience d’Angot, quel chemin empruntera-t-elle ? Car pour l’heure, nous avons bel et bien affaire à une victime passée dans le camp des bourreaux : maltraitance et abus de nous tous qui sommes encore capables de discernement : ce qui est juste parce que frappé du bon sens et de l’intelligence contre ce qui relève d’une bêtise crasse indescriptible jusqu’à l’explosion d’un rire, celui de la colère et du désespoir.

                     A propos du roman d'Angot, d'aucuns ont évoqué une crise du jugement en général et du jugement littéraire en particulier. Certes, l'inceste est un sujet bien trop sérieux pour être laissé entre les mains (le stylo) de gougnafiers qui n'ont pas idée et dont Angot fait bien évidemment partie, mais ne nous y trompons pas : c’est bien toute une époque qui nous est présentée là.

    Redisons-le ! Cet effondrement ne touche pas simplement l’écrit mais aussi, la musique populaire (la variété d'expression francophone) et l’art contemporain.

         

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    1 - Les auteurs chez Flammarion ont donc droit aux congés payés ?  

    2 - Vacances que l'on pourrait épeler comme suit : v.a.c.u.i.t.é.

     

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