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antisemitisme

  • Eric Zemmour : la perfectibilité de l'être humain en question

     

                       Zemmour ou la continuation de la guerre d'Algérie et de la haine de l'Arabe par d'autres moyens !

     

     

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    Billet de blog publié en 2013

     

     

                   Zemmour par-ci, Zemmour par-là… presse, télé, radio…

    Au fil des ans et de ses interventions, dans le choix de ses cibles privilégiées, difficile de ne pas faire le constat suivant en toute lucidité et en toute bonne foi, loin de tout procès d’intention : décidément, Zemmour n’acceptera qu’une France ; celle qui lui a permis (et lui permet) d’occuper dans les médias dominants un statut et une place de choix, sans partage et sans considération aucune pour qui et quoi que ce soit d’autre : une France taillée sur mesure pour Zemmour seul sur le dos de tous les autres qui n’auront jamais assez d’une vie pour gravir les marches d’une réussite fantomatique : de préférence, les minorités ethnique, sexuelle et culturelle.

    Mais où est le rapport… on se le demande !

                    Même une Christiane Taubira insultée n’aura pas droit à un mot de compassion ou de soutien direct et franc, sans ambiguïté donc, de Zemmour qui fait le choix délibéré et on ne peut plus conscient, comme une gifle à peine retenue, de reléguer les insultes racistes sans précédent à l’égard d’une ministre de la République au rang de ce qui peut bien se dire dans les cours d’écoles : interprétation triviale à dessein : celle du mépris pour la victime ; et comme une calamité n’arrive jamais seule… on mentionnera aussi, à l’aune de ce qu’un Zemmour est encore capable d’énoncer, une Christiane Taubira Ministre de la justice frappée du soupçon d’une nomination dans le cadre d’une discrimination qui se voudrait positive (1) ; ce qui, aux yeux de Zemmour, mérite déjà en soi une condamnation sans rémission, Zemmour ne reconnaissant qu’aux Européens de souche et les siens (mais de qui donc peut-il bien s’agir dans les faits ?), et même dans le cadre d’une incompétente et d’une malhonnêteté aux relents mafieux plus qu’avérés, une légitimité incontestable.

    Il est vrai que le traitement de ce que Zemmour doit sans doute considérer comme « l’affaire Taubira » est à l’image du mépris à peine déguisé (et dans le meilleur des cas : dédain et condescendance) dans lequel, en France, les communautés noire et musulmane, ou plus simplement arabe, sont tenues… pour quantités négligeables, et RTL manifestement ne s’en plaindra pas et son auditoire non plus que l’on flatte, caresse dans le sens du poil. A quelques exceptions près, chaque intervention de Zemmour sur cette antenne n’élève personne et rabaisse tout le monde, toujours, jusqu’à conforter les préjugés les plus éculés et les moins constructifs.

    Sur RTL, la réconciliation n’est donc pas pour demain. On a pourtant connu des minorités plus chanceuses face à l’adversité à chaque fois qu’il a été question de recueillir à l’unanimité le soutien de la communauté nationale.

    Mais là encore, où est le rapport, on se le demande !

                      Doit-on alors établir le fait suivant  : la boucle bouclée, si Zemmour n’avait pas été juif, aurait-il été tenté par l’antisémitisme, la dernière calamité qui manque à son tableau quand il part à la chasse contre tout ce qui de près ou de loin n’est pas Zemmour, faisant feu sur tous les gibiers susceptibles de remettre en cause son permis de chasser sur une terre, un territoire dont il prétend connaître seul les contours. Car Zemmour fait partie de ceux qui, après avoir déserté le champ de l’intelligence et de la compassion, s’autorisent tout, sans retenue loin des analyses des déséquilibres sociaux toujours croissants.

     

                    Mais enfin, pourquoi Zemmour a-t-il besoin de penser ce qu’il pense ?

    Si Zemmour dit tout, s'autorise tout, personne ne maîtrise comme Zemmour la dissimulation des véritables motivations qui se cachent derrière chacune de ses interventions dans les médias de masse qui l'accueillent à bras ouverts du matin au soir.

    S'il lui arrive d'avoir raison contre la bêtise, et trop souvent tort face à l'intelligence d'un intervenant - il est vrai qu'au royaume des aveugles les borgnes sont rois -, manifestement, Sciences-Po ne lui aura été d’aucun secours car, diplômé ou pas, on ne peut jamais cacher très longtemps d’où l’on vient, et plus encore quand on n’en est jamais vraiment parti. Et à ce propos, force est de constater que Zemmour n'est autre que le fils de ses parents et d’une seule histoire : la leur - colonialisme, Algérie française, guerre, OAS, expatriation, ressentiment ad vitam æternam (2); histoire qu’il a faite sienne, l’intériorisant  sans doute bien au-delà de ce que pouvaient attendre de lui ses ascendants car enfin, est-ce que les parents tiennent à ce que leurs enfants leur ressemblent à ce point ? Rien n’est moins sûr !


    Fier de cet héritage, garant de sa transmission - ressentiment, isolement et fermeture à l’autre.-, Zemmour contre Rama Yade, contre Taubira, contre Thuram, contre les groupes de Rap, contre ce qui de près ou de loin touche à l'Islam, inutile d'aller chercher plus loin... c'est Zemmour qui n'a de cesse de régler les comptes de ses ascendants sans jamais les solder, contre les Peuples colonisés, aujourd'hui indépendants, et leurs descendants français ou non.

    Et c'est sans doute là son drame le plus intime : Zemmour n'aura finalement rien choisi pour lui-même et de lui-même ; il n’aura fait que subir une histoire traumatique : celle de ses origines ; destin balayé par les vents d'une Histoire dont on n'avait rien anticipé faute d'une conscience appropriée  ; l'ignorance, l'insouciance et l'arrogance n'étant d'aucun secours face à la puissance d'une volonté de justice et d'autodétermination.

     

    ***

     

                   Et si Zemmour n’était in fine qu’un petit machiste méditerranéen mal dégrossi (bien que malingre) qui n'a jamais vraiment quitté son bled (et ce bien qu'il n'y soit jamais né ni allé !) ni les jupes de sa mère dont il n’a de cesse de louer le dévouement, dans sa cuisine dès 6H le matin toute sa vie durant, devant ses fourneaux jusque tard le soir, pour le grand bonheur d'Eric Zemmour enfant, et le plus grand malheur de tout ce dont on est en droit d'attendre d'un être humain : intelligence, générosité, compassion et courage.

               Pour sûr ! Un coup majeur porté à la croyance à la perfectibilité de l’être humain, fondement de notre civilisation pourtant bel et bien européenne celle-là... que ce Zemmour !

     

     

     

    1 - En effet, n’a-t-il pas dit à Rama Yade : «Ce n’est pas moi qui ai été nommé ministre parce que j’étais noire et femme !»

    Mais alors, à partir de quand et sous quelles conditions, aux yeux de Zemmour, est-ce que l’on cesse d’occuper la place que l’on occupe parce qu’on est noir ou bien homosexuel ou bien encore… une femme ?

     

    2 - Haine à peine contenue, vengeance et revanche pour des dizaines de milliers d'entre eux ;  fonds de commerce du FN dans le bassin méditerranéen, de Nice à Perpignan.

     

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    Le syndrome du larbin

     

                Vidéo jointe à titre d'information... même s'il semblerait que Zemmour soit aussi concerné par ce syndrome : celui de larbin. Car, si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de conspuer à des fins de les rabaisser, celles et ceux qui n’ont pas eu la chance – ou su la saisir, faute d’aptitudes ou de volonté -, d’effectuer un tel déplacement à la fois horizontal et vertical même et surtout, si ce mépris et ce déni semblent n’avoir qu’une seule préoccupation : se protéger du danger et conjurer la peur d’un éventuel retour à la case départ, défait et humilié, pour la seconde fois, par une classe qui n’aura pas oublié que Montreuil (ville de naissance de Monsieur Zemmour) ne sera jamais ni Neuilly ni Paris.

    Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme (cachez donc toute cette compassion insupportable pour les dominés !) à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites ?

     

    Pour prolonger, cliquez : Qui sauvera Eric Zemmour

     

     

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  • L'antisémitisme : un concept mis à la portée de l'acteur-réalisateur Yvan Attal avec son dernier film "Ils sont partout !"

     



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                    Avec « Ils sont partout », sorti le 1 juin de cette année 2016, l’acteur-réalisateur de cinéma Yvan Attal se propose de dénoncer les "clichés" censés être antisémites. Son synopsis est le suivant : "Yvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque. L'est-il vraiment ? Ne l'est-il pas ? Il décide de consulter un spy" (1)...

                     A la lecture de ce film à sketchs, après avoir entendu son réalisateur chez Ruquier (ONPC), comment ne pas se consoler en pensant que la seule justification pour un acteur-réalisateur comme Yvan Attal de s’attaquer à un sujet tel que l’antisémitisme, c’est le fait qu’il est juif ! Ce qui, soit dit en passant, ne fait pas de lui un intellectuel, ni un philosophe ni un scientifique ni un artiste...

    Mais... au fait, cliché antisémite l'idée que tous les Juifs seraient brillants ? Oui ? Non ?

                     La réponse est dans ce film sans auteur, sans écriture digne de ce nom (alors que dans ce type de projet... tout est dans l'écriture et la mise en scène) comme la preuve dans le pudding mais c’est contraints et forcés qu’on le mange, et sans l’ombre d’une evidence.

     

     

                    A propos de l’antisémitisme tel qu’il peut nous être aujourd’hui conté par les médias et les leaders de la communauté concernée par ce délit... antisémitisme qui est un sujet non pas brûlant mais d’une complexité riche en enseignements de toutes sortes et qui permet de comprendre en grande partie - mais en partie néanmoins -, pourquoi et comment la société française en est arrivée là où elle n’est plus… capable, en l’occurrence, de se retrouver un tant soit peu solidaire, compassionnelle et patiente, toutes confessions, toutes classes et tous territoires confondus… si j’étais juif, ce que je ne suis pas, « Ils sont partout ! » n’est certainement pas le film que je ferais aujourd’hui. Aussi, n’étant pas juif, je continue à penser que ce n’est pas le film qu’il faut faire à propos de ce que l’on appelle à tort ou à raison : l’antisémitisme.

    Nu doute : Rony Brauman, un des seuls (bonjour les dégâts !) Juifs « médiatiques » français (avec peut-être aussi, à une certaine époque, un autre Juif nommé Edgar Morin) à la hauteur du sujet qu’un Yvan Attal s’est cru capable de traiter, aurait été de bon conseil quant au film qu’il aurait fallu tourner ! On aurait même pu compter sur lui pour recommander aux uns et autres de s’assurer qu’ils ont les fesses propres avant de prétendre s’occuper de celles des autres ! Pour sûr !

    Surprenant donc, vraiment, qu'Attal ait eu autant de mal à financer son film comme il a pu dans un premier temps l’affirmer avant de se rétracter (un an sur l’écriture ; un an sur le financement puis… moteur ! Délai tout à fait respectable que d’aucuns peuvent lui envier !) quand on sait que ce film est précisément le film qu’il ne fallait pas faire ! Ce qui explique que ce film qui n’était pas à faire, a pu qu’être favorablement accueilli chez ceux qui financent le cinéma en France, ou plus modestement… chez ceux qui rendent possible la réalisation de projets dits « cinématographiques » (production et distribution)… dans le cadre de notre belle exception culturelle que le monde entier nous envie ; du moins ceux qui n’ont pas renoncé à lutter contre le rouleau compresseur des productions américaines, soit… deux pays dans le monde : la France et la Corée du Sud ; pays à quota.

    Cherchez l’erreur !

     

                    Film, il ne devait pas y avoir ! Film il y eut ! Une chose en passant mérite tout de même d'être précisée : penser que tous les juifs ont de l’argent… ce n’est pas de l’antisémitisme, c’est un préjugé ethnique. Attali qui n’est certes pas un philosophe mais un intellectuel  - quand même ! -, a eu des choses à dire à ce sujet dans l’ouvrage « Les Juifs, le monde et l’argent ».

    Aussi, si l’on peut rendre un service au réalisateur de "Ils sont partout !", c’est bien de lui expliquer ceci : penser que tous les juifs ont de l’argent parce que "tous les Juifs sont des voleurs" et en tant que tels, penser que pour s’en protéger, "toute société bien organisée se doit d’exclure ce groupe ethnique de toute participation" n’est ni un cliché ni un préjugé antisémite : c’est de l’antisémitisme.

    Car, il n’y a pas plus de clichés anti-sémites que de clichés racistes ; il n’y a que de l’antisémitisme et que du racisme ou bien il n'y en a pas ; quant aux préjugés, cette tentation est sans aucun doute l’occupation la mieux partagée dans le monde par les 7 milliards d’individus que nous sommes : tout le monde en conviendra.

    Il est vrai que depuis l'instrumentalisation à outrance des minorités (politiques, sexuelles, ethniques et autres)  l'antisémitisme, c'est un peu "le concept" dans son acception générale, mis à la portée de tout un chacun, acteurs-réalisateurs inclus.

                   Un préjugé est une idée préconçue, une fiction à partir de laquelle on tente de décrire une réalité fortement connotée par un vécu individuel difficilement "universalisable" et que des faits décidément têtues viennent contredire : on lui tord le bras à cette réalité ! parfois jusqu'au "viol" lorsqu'il s'agit d'un préjugé tenace.

    En revanche, un cliché se rapporte non pas à une fiction mais à une réalité qui vaut pour tous ceux que ce cliché désigne et qui n'admet donc aucune exception ni nuance : du moins, tel est le but recherché.

    Le cliché c'est une photo grand format ; le préjugé, un mirage, un peu comme... lâcher la proie pour l'ombre.

    A ce sujet, la question est maintenant la suivante : Attal sait-il ce qu'implique son usage du vocable "cliché" en lieu et place de "préjugé" ? Est-ce une méconnaissance de la langue française qui est en cause ou bien, un lapsus révélateur doublé d'une prophétie auto-révélatrice ?

     

                    Merah, Coulibaly, Fofana et son gang - assassinats politiques d’un côté (« tout Juif de France, d’une fidélité indéfectible pour Israël,  est déjà un colon israélien en puissance et donc complice de la politique de cet Etat »), crime crapuleux de l’autre, sur fond de préjugés ethniques (« les Juifs ont de  l’argent et sont solidaires ») -, le CRIF sait mieux que quiconque sa responsabilité écrasante dans la captation, la prise d'otage, de toute une communauté au service d’un projet politique a-moral dans ses excès et dans son déploiement, pour une mobilisation en faveur d’un Etat étranger qui n’a rien à offrir à la communauté internationale et dont le régime colonial est unanimement condamné : Israël.

     

                   Aussi, à la suite du film « Ils sont partout » et des propos tenus par son réalisateur… trois points doivent être rappelés :

    1 - Jamais on ne cessera de soutenir Dieudonné - ce gladiateur du rire -, contre tous ceux qui, à la suite d’un sketch chez Fogiel en 2003, se sont chargés de bannir l’artiste des médias et des salles de spectacles pour les uns, et pour les autres, pleutres, de briller par leur absence lorsqu’il s’est agi de soutenir ce même artiste victime d'une vendetta sans précédent contre un artiste-humoriste-activiste en France.

    2 - Jamais on ne cessera de dénoncer ici en France, l’équation malfaisante "antisioniste=antisémite" qui n’a qu’un but : discréditer et censurer toute critique envers un allié qui nous est imposé et dont il n’y a rien à sauver depuis 1967 ; pratique détestable qui rappelle un maccarthysme anti-humaniste et anti-intellectuel de sombre mémoire, avec Eric Zemmour, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut en chefs de file : le premier prenant en charge le racisme anti-arabe et anti-musulman ; le second, la condamnation de la critique d'Israël et de la soumission de la politique étrangère de la France à ce même Etat, et le troisième derrière le masque patriotique d'un Charles Péguy pour ne pas avoir à afficher Maurras et Barrès : les charges des deux précédents... estimant sans doute avoir les épaules assez larges.

    D’où la nécessité d’une campagne telle que BDS ("Boycott Désinvestissement Sanctions" lancé avec la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid).

                    Et puis enfin…

     

    3 - Jamais on ne cessera de dénoncer la prise en otage de la France – information, création artistique et politique étrangère – de trois officines israéliennes : CRIF, LICRA et UEJF !

     

                    Rappelons avec la plus grande fermeté que ces trois points ne sont pas négociables.

     

                    Même si Yvan Attal pourra toujours prétendre être à même de s’occuper de la question de l’antisémitisme et de l’antisionisme avec le talent et les capacités qui sont les siennes - capacités intellectuelles, historiques, culturelles, économiques et géo-politiques - en tant qu’acteur-réalisateur d’un cinéma qui ne casse pas trois pattes à un canard qui n’en a que deux, soit dit en passant, palmées de surcroît… dans ce film-symptôme, force est de constater qu'il est bel et bien question d’une obsession et d'une seule : non pas une obsession avec l’anti-sémitisme et les antisémites car cette obsession-là est un effet et non une cause, mais bien plutôt une obsession avec sa propre identité juive qui a pour conséquence inacceptable ceci : critiquer un Laurent Fabius ou un Moscovici (souvenez-vous d'un Mélenchon accusé d'antisémitisme ), c'est aujourd'hui s'attaquer non pas à un ex-ministre des affaires étrangères ou à un commissaire européen, mais c'est prendre à partie deux Juifs ; jusqu’à questionner la légitimité d’une critique contre un Sarkozy sous prétexte de ne pas encourager l’antisémitisme : oui, ils ont osé ! C'était sous la présidence de ce dernier ; l’inénarrable Bernard-Henri Lévy avec sa revue « La règle du jeu » s’est fait fort de nous le rappeler au cours d’un colloque : ICI.

    Mais alors... qui avait besoin de faire savoir que Fabius, Moscovici et Sarkozy (entre autres) étaient juifs ? Précisément ceux qui allaient nous interdire de les remettre en cause dans leurs fonctions respectives et successives, à savoir : tous ceux qui, bon an mal an et comme un fait exprès, valident le mondialisme économique - cette guerre contre le monde du travail, contre les Nations et les peuples -, et l'hégémonie des Etats-Unis qui ne connaît aucun partage car tous doivent se soumettre ou périr sous les bombes et les sanctions économiques qui affament les Peuples.

                     Oui ! C’est bien cette obsession-là qui mérite un film ainsi que la prise en otage scandaleuse des Juifs de France par des individus issus de cette communauté qui n’ont aucune considération pour leur sécurité à tous : Israël oblige !

    Et cette pathologie-là (obsession) et ce scandale-là (la prise d'otage de citoyens juifs - et français jusqu'à preuve du contraire !), mérite plus qu’une séance de psy de la part d'un réalisateur soucieux d’adresser la question de l’antisémitisme avec sérieux, compétence et efficacité même si... quiconque s’y risquerait constaterait très vite ceci le plus souvent : il en va de l’antisémitisme comme de ceux qui, pour se débarrasser de leur chien, disent qu’il a la rage.

    Aussi, qu’il soit ici permis de rappeler que nous ne serons les chiens de personne ! Et c’est bien dans ce refus que nous retrouverons notre honneur et notre dignité car seuls ceux qui se tiennent debout restent éveillés et vigilants.

                       La dénonciation d’un antisémitisme chausse-trappe, un antisémitisme instrumentalisé sur lequel les protagonistes de cette dénonciation s’essuient allègrement les pieds avant d’entrer sur les plateaux de télévision, un antisémitisme qui n’a d’antisémite que le nom et qui n’est dans le pire des cas qu’un ramassis de clichés et de préjugés ethniques tenaces, dénonciation qui, comme le nationalisme dans sa version patriotique, s’avère n’être que le refuge de la canaille ou la preuve flagrante d’une incapacité au discernement, il serait mal avisé de laisser le travail de cette dénonciation-là entre les mains, au mieux, d’une incompétence courue d’avance (comme dans le cas d’Attal) - la tradition qui veut que l’on confie l’eunuque au sérail selon le principe qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois, n’y changera rien - et au pire… entre les mains de prévaricateurs pourris-gâtés, jouissant d’une complaisance sans précédent de la part des médias et de la classe politique, du PS au FN, et pour lesquels tout est permis puisque la fin justifie tous les moyens.

                    Aussi, n'hésitons pas à adresser à tous ces oiseaux de malheur une fin de non recevoir.

     

     

    1 - A la lecture du synopsis on ne peut guère s'empêcher de considérer ce film comme le pendant d'un autre long métrage daté de 2014 : celui de l'humoriste-activiste Dieudonné nommé " l'Antisémite". Dans ce film, il est aussi question d'un psy et de son patient antisémite venu soigner son antisémitisme auprès d'un psy juif.

     

     

     

    Sous la pluie, gardons le sourire, cette joie de vivre debout contre ceux qui rêvent de nous voir nous coucher face à l'adversité !

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                      Une critique du film est disponible ICI et LA

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Deux ou trois choses que je sais...

     

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  • Deux ou trois choses que je sais à propos de la blogosphère : ici et ailleurs…

     

            Dans la série : Les gens sont tolérants dans l’ensemble mais vaut mieux penser comme eux ! C'est quand même plus sûr !

     

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             "Chacun tourne en réalités autant qu'il peut, ses propres songes : l'homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges " - Jean de la Fontaine : le Statuaire et la Statue de Jupiter.

     

     

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                Ils ne ratent jamais une occasion de se plaindre et d'appeler à la censure. Leur préoccupation favorite... la dénonciation de l’antisémitisme, même et surtout fantomatique, ainsi que de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Arabe ou à un Musulman (français ou non ), sans oublier ceux qui se refusent à une diabolisation scélérate et criminelle de l'Islam.

     

    Cette dénonciation qui a le plus souvent pour but de calomnier un adversaire idéologique (les anti-sionistes ou plus simplement ceux qui s'opposent à la présence de cette idéologie mortifère dans tous les lieux de la représentation nationale et dans les médias), pour ne rien dire des cas de névrose obsessionnelle et de paranoïa aiguë, même et surtout lorsque le discernement fait cruellement défaut, ils ne sont certes pas les seuls à la mener comme on conduit une chasse à l'homme car, il est vrai que les petits Serge Klarsfeld en herbe sont légion sur la toile ; chasseurs d'antisémites pourtant maintes fois recalés à l’examen de l’obtention d’un permis : en effet, ils ne feraient pas la différence entre un faisant et une chèvre tout occupés qu’ils sont à faire feu coûte que coûte ; sans oublier leur inaptitude aux maniements des armes : plus ils sont persuadés d’identifier une cible, plus ils sont sur le point de se tirer une balle dans le pied.

       

    Rendez-vous sur leur blog à tous - blogs sans visage, sans nom digne de ce nom et sans culture ! Leurs tags les plus populaires sont les suivants : Arabes, Musulmans, Islam, Islamistes, antisémistisme…

    Un anti-sémitisme qui n’est, dans les faits, qu’un anti-sionisme exacerbé, sera l’objet de toute leur attention  ; un anti-sionisme diabolisé par le cynisme de ceux qui, en secret, rêvent de faire de l’anti-sionisme un délit ; ceux-là mêmes qui n’ont qu’un souci : défendre mordicus la politique d’un Etat qui n'a, aujourd'hui, plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid et une alliance qui nous salit un peu plus chaque jour... Israël ; un Etat pourtant étranger à la France et à l’Europe par ses moeurs politiques, et notamment, dans l’utilisation de sa force armée : à  ce sujet, on se doit de rappeler la politique de cet Etat à l’égard du Peuple palestinien : assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’opposer à cette politique, une menace de mort certaine. 

    Et quand on sait que l’antisionisme n’est, le plus souvent, que la manifestation d’une désapprobation de la politique de cet Etat et non, la contestation de son droit à l’existence, la lutte contre l’anti-sémitisme (tout comme la lutte contre le racisme) ne peut être qu'un point de départ et certainement pas une fin en soi. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et si l’anti-sémitisme ne peut être qu’un point de départ, ce point de départ ne peut avoir qu’un seul point d’arrivée, ici en France, pour peu que l’on se reconnaisse une obligation de résultats et pas simplement une obligation de mise en accusation : le rapprochement des communautés autant que l’on puisse géographiquement, ethniquement et socialement les définir et la dissolution de toutes les officines israéliennes qui, sous couvert d'associations et de conseils dits "représentatifs", influencent notre classe politique et nos médias déjà sous la dépendance du monde des affaires.

      

                Rappelons à toutes fins utiles ce qui suit : banaliser l’antisémitisme c'est discréditer la lutte contre l'antisémitisme ; discréditer cette lutte c'est commettre une erreur irréparable et une faute impardonnable. Aussi, nous devons tous veiller à ce que l’accusation d’antisémitisme (et de racisme) ne devienne,  pareilles aux incantations patriotiques et nationalistes, le refuge des imbéciles, des crapules et des salauds.

      

    ***  

     

      

                Qu’il soit ici permis d’affirmer que tous ces blogueurs et blogueuses, petits soldats d’une cause aujourd'hui sans honneur et sans gloire... le sionisme, et ce depuis 1967, ne sont finalement qu’un gigantesque lapsus ; celui d'une identité juive qui les étouffe chaque jour davantage ; et quand on sait que cette appartenance n’est le fait que du hasard, celui de la naissance, cela en dit long sur leur capacité à tous à pouvoir choisir pour eux-mêmes qui ils souhaitent être en dehors de ce que le sort a pu décider pour eux.   

    On les imaginera sans peine derrière leurs écrans d’ordinateurs, éructant, gémissant, rageant ; faut dire qu’ils n’ont rien choisi ; ils ne font que subir cette appartenance qui les ronge, et qui, finalement, les noie un peu plus chaque jour. D’où, très certainement, cette obsession avec tout ce qui de près ou de loin touche à la question et à l’identité juives - tout ce qui leur a été imposé -, pour ne rien dire de leur obsession de l’antisémitisme comme s’ils n’avaient qu’un souhait : qu’on les haïsse mais… jamais assez !  

    Véritables trahisons républicaines que cette exacerbation identitaire et ce besoin d'appartenance qui mène à l'aveuglement et à l'indifférence face à la souffrance de l'autre (1); exacerbation qui exonère un être humain de faire ses propres choix ; et c'est alors que toute sa vie lui est servie sur un plateau... plateau religieux ou communautaire ; aveuglement sur lequel, il est bon de le rappeler, ont reposé et reposent encore aujourd'hui, tous les régimes totalitaires, pour ne rien dire de ce désir de combler ce vide ontologique et existentiel qui les taraude tous, jour après jour ! Car, sans remède ils sont ! face à cette appartenance dévorante du même avec le même et cette dévotion incestueuse et cannibale !

    Pas moyen de s’oublier quelques heures par jour ! Pas moyen de se ficher la paix ! On ne fait l'expérience que de ce besoin d'appartenance : soi-même matin, midi et soir, pour seule réalité, pour seul horizon, et encore et toujours soi-même, juif et seul ! 

    Pris au piège d’une névrose aussi maladive qu’obscène dans laquelle ils s’enlisent un peu plus chaque jour… ils rapetissent, leur vue baisse et pour finir, la saturation, le trop-plein, l'indigestion viennent les submerger avant de les engloutir ; et tout à fait vidés maintenant, et vides comme une coquille vide, c'est alors qu'un sentiment d'impuissance s'installe, et puis la rage aussi face à cette impuissance haïssable car, quand on a tout perdu, ou bien, quand on n’a rien acquis pour soi-même toute sa vie durant, notre origine, seule identité alors disponible n’est-elle pas tout ce qui nous reste... contre toutes les autres identités... et plus encore lorsqu’elles sont tout autres, et par conséquent, porteuses de tous les dangers : que l’on en vienne à réaliser, la mort dans l’âme, que l’on n’est rien, ou bien si peu, en comparaison ? 

               Face à ce désastre humain, et avant de les abandonner tous autant qu'ils sont à leur triste sort, on ne saurait que trop leur signifier ce qui suit : souffrez que l’on puisse encore célébrer le flair, le talent, l’intelligence (et parfois même... le génie) d’un Dieudonné, d’un Alain Soral, d'un Gilad Atzmon, d'un Jean Bricmont, d'un Etienne Chouard, d'un Asselineau et de tant d’autres, garants d’une liberté d’expression qui maintient en vie la démocratie envers et contre tout... et en premier lieu, contre une sclérose à la fois humaniste et intellectuelle et ainsi, cesser de se vautrer dans une appartenance ethnique qui signe la mort de la   culture ; car la culture c'est l'autre... toujours ! et plus encore lorsqu'il est tout autre. 

     

               

    1 - Le communautarisme, c'est le niveau zéro de la pensée ; à quelques exceptions près, exceptions qui confirment la règle donc, parmi les penseurs les plus talentueux, tous ceux qui s'y sont baignés s'y sont intellectuellement et moralement noyés. Alors, on peut facilement imaginer ce qu'il en est du quidam internaute qui s'y vautre : parlez-lui de culture (parlez-lui de l'autre), il sortira très vite son révolver : insultes, procès d'intention, chantage, diffamation.

      

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    L'hystérie des procès de l'antisémitisme

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  • Quand Frédéric Mitterrand supprime Céline de son calendrier de «Célébrations nationales»

     

     
                   A ce sujet, il serait bon de lire la préface du document de la célébration.
     
    Dans son premier paragraphe il est dit ceci : "Il n’est pas facile mais il est passionnant d’établir une liste des individus dignes d’être célébrés ; c’est-à-dire de ceux dont la vie, l’œuvre, la conduite morale, les valeurs qu’ils symbolisent sont, aujourd’hui, reconnues comme remarquables."

                 Qu'en est-il de la vie, de la conduite morale et des valeurs de Céline (1) ? On pourra longtemps s'interroger sur le fait que les lecteurs et les admirateurs inconditionnels de Céline aient tant besoin de cette célébration alors que cette recherche d'honneurs est en contradiction totale avec le caractère et la nature de l'œuvre de l'auteur.De même, sera-t-on fortement tentés de demander à tous ces lecteurs d'assumer le fait que Céline fait bien exception en tant qu'auteur à la fois inassimilable et irrécupérable.  
     
                                                                      ***

                  Le choix de Céline était un choix imbécile et irresponsable car Céline n’est pas un auteur que l'on peut célébrer comme l'on célèbrerait Hugo, Zola, Pagnol, Proust…Le ministre de la culture prenant le risque de se voir contesté par une association qui, non contente de critiquer sa politique - ce qui est son droit le plus absolu -,  ira jusqu'à lui dicter ses choix, ce qui est inacceptable ; sans oublier le fait que nombre d'associations pourront à loisir se poser la question de savoir si un ministre de la culture aurait accepté un tel diktat s'il s'était agi d'un autre auteur et d'une autre cible communautaire.Risque supplémentaire donc : celui de renforcer le soupçon d'un "deux poids deux mesures" au profit d'une communauté en particulier, et d'un "pour les uns tout est permis, pour les autres, tout est interdit".

    Faire le choix de Céline, c'était faire preuve d'un manque de discernement indigne d'un ministre de la République, et qui plus est, ministre de la culture qui, jour après jour, s’avère être un très mauvais "politique" (méconnaissances des symboles et de leur utilisation) ; un Frédéric Mitterrand maladroit, inconstant, incohérent, et finalement bien superficiel.

                                                                       ***

                    Décidément non ! Céline n'est pas un auteur comme les autres ; son racisme, son anti-sémitisme, sa haine de l'humanité interdisent toute tentative de normalisation, voire de banalisation, d'une œuvre qui, aussi originale soit-elle, impose un devoir de vigilance (2).

    Auteur d’exception, Céline ne convient donc pas à une reconnaissance de cette nature ! Et l'on s'empressera d'ajouter : son œuvre mérite bien mieux qu’une célébration qui le rangerait parmi d’autres figures littéraires qui ne pourront jamais prétendre à un tel régime d’exception dans ce vaste champ d’investigation de nos démons les plus intimes et les plus obsessionnels qu’est aussi la littérature.
     
     

    1 - Ou bien alors, il faut dès à présent ôter toute considération morale aux choix effectués car, plus on y réfléchit et plus l'on est bien en peine de trouver parmi les auteurs majeurs du 20è siècle des candidats susceptibles de correspondre aux critères retenus ; dans tous les cas, on aura vite fait d’épuiser les candidats potentiels. 
     
    2 - "Ouvre originale"  dans le sens de… œuvre sans précédent, si on oublie un moment celle du Marquis de Sade.
     
     
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  • Roland Dumas et Jean-Jacques Bourdin : 1984 et les prophéties de George Orwell

     

                Dans cet enregistrement vidéo... que dit Manuel Valls ?


    1 - Qu'il est marié à une femme d'origine juive.

    2 - Que son épouse est proche d'Israël parce que d'origine juive.

    3 - Sa femme étant d'origine juive et proche d'Israël, Manuel Valls, son époux, se sent lui aussi, comme par voie de conséquence, proche et des Juifs et d'Israël... éternellement qui plus est ! Manuel Valls, pour une raison qui pour l'heure nous échappe encore, se sentant apparemment immortel ; d'où son recours à l'adverbe : éternellement.  

     

                Au cours de cet entretien, que nous dit Roland Dumas invité et encouragé par Jean-Jacques Bourdin à confirmer ceci à propos de Manuel Valls : "Vous pensez qu'il est sous influence juive ?"

    Roland Dumas confirme que Valls est proche de la communauté juive et d'Israël pour les raisons que Valls a lui-même évoquées dans la vidéo précédente : l'origine juive de son épouse et sa proximité avec Israël.

     

    Alain Finkielkraut à propos de la remarque de Roland Dumas - à la 8è mns


                  Jean-Jacques Bourdin reçoit, quelques jours plus tard, comme un fait exprès - ou bien est-ce une coïncidence ? -, Alain Finkielkraut.

    Notez comment Jean-Jacques Bourdin "se couvre" face à Finkielkraut : "C'est aussi mon rôle que de faire accoucher mes invités, de les dévoiler !" Et Finkielkraut d'acquiescer... alors que sur Internet, des voix se sont élevées contre la formulation de la question posée à Roland Dumas (ICI avec Léa Salamé) par Bourdin à propos de l'influence de qui vous savez sur qui vous savez ; car Bourdin n'ignore pas qu'il est bel et bien à l'origine de ce qui est considéré comme une "bourde" ou un lapsus à caractère "antisémite".

    Qu'à cela ne tienne, bien trop content de pouvoir "allumer" Roland Dumas, Finkielkraut dédouanera Bourdin, il l'absoudra... car Roland Dumas est une cible bien plus "payante" et bien plus accessible aussi ; un Roland Dumas vieillissant, isolé, sans pouvoir ni audience, victime expiatoire toute désignée dans le contexte d'un climat d'intimidation et d'accusation, à l'emporte-pièce, d'antisémitisme, même au risque de sa banalisation : "Calomniez, calomniez ! Il en restera toujours quelque chose !"

    Jean-Jacques Bourdin, lui, en revanche, peut encore servir. Il suffit de le recadrer de temps à autre. Ce qui a été fait car, face à Finkielkraut, Bourdin semble dans ses petits souliers, un peu à l'étroit ; on le serait à moins.

    Quant à Finkielkraut... depuis qu'il fricote avec Renaud Camus, Richard Millet et Bernard Lugan (trois suprémacistes blancs)... doit-on y voir là les raisons d'un soutien de l'Académie française à sa candidature en 2014 ?

    Tellement bien français, et de souche ! ce club de "Blancs européens" dans lequel on trouve déjà si peu de femmes, et des minorités "visibles" moins encore !

    Souvent âgés, force est de constater que les académiciens ont manifestement gardé une bonne, une très bonne vue ; ils se trompent rarement dans leur nomination-cooptation ; ou du moins, pas longtemps.


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                      «Nous ne nous attaquons pas seulement à nos ennemis, nous les transformons car il est impensable qu'une pensée ironique et critique puisse prospérer à notre encontre. Nous ne pouvons faire aucune exception, même auprès de celui qui est sur le point de mourir, même vieux, même isolé ; même et surtout s’il est faible. Nous allons les presser de se soumettre jusqu'à ce qu’ils soient vidés. Puis nous les fusillerons du regard avant de les détruire socialement.» - Petit exercice de paraphrase inspiré de 1984 de George Orwell.  


                   Avec cette nouvelle « affaire » autour de Roland Dumas, le tollé, les indignations, on peut difficilement ne pas penser ceci : ce sont les prophéties de George Orwell dans le roman d'anticipation 1984 qui se trouvent confirmées !

    La réalité surpassera-t-elle la fiction dans une France orwellienne ?

    Big Brother, figure archétypale du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance, des réductions des libertés au nom d'un intérêt supérieur - la perpétuation d'une violence politique et sociale sans précédent -, Finkielkraut employé au « ministère de la vérité » - comprenez : le ministère du mensonge -, Jean-jacques Bourdin en supplétif, c’est donc bien Big Brother qui se trouve légitimé dans l’articulation d’une novlangue composée d’une poignée de mots de quelques syllabes : fasciste, antisémite, raciste, complotiste et paranoïaque.

    Le travail de ce ministère est la falsification des intentions aussi bien à charge qu’à décharge, c’est selon… selon la cible – ennemie ou amie -, dans le but de poursuivre une œuvre pour laquelle le procès d’intention permanent à l’encontre de ceux qui seraient susceptibles de dénoncer un climat politique et social irrespirable - un climat géo-politique devrait-on dire -, est la règle ; et c’est bien dans ce contexte-là que l’intervention de Roland Dumas à propos de Valls est jugée « antisémite ».

    Et comme le ridicule et la bêtise, voire la lâcheté, ne connaissent aucune limite, le CSA… la dernière demeure de médias moribonds, le CSA régulateur de la mort du pluralisme, un CSA qui n’est que la tombe de la liberté d’expression, ce CSA "instruit un dossier" après le passage de Roland Dumas chez BFMTV.

    Présent dans tous les foyers, BFMTV c’est le regard omniprésent du « télécran », c’est le panoptique d’une pensée à 360%, le règne de la mauvaise foi qui n’a plus la capacité de se penser comme telle car c’est le mensonge qui se croit vérité au nom d’intérêts bien bien supérieurs à l’éthique, à la morale et à la « common decency » : d’où le recours à la délation-diffamation.


                 Finkielkraut chez Bourdin, ce sont les « deux minutes de haine » du roman d’Orwell car dans les faits, Roland Dumas a deux défauts : il est anti-atlantiste (farouchement opposé à la politique américaine et à ses complices - Israël, l’Europe et les monarchies du Golfe -, depuis 2001) ainsi que proche de la cause palestinienne dont il a souvent défendu les activistes-résistants.

    Roland Dumas cumule un autre défaut : il n’est pas juif ; d’où sa culpabilité… ou bien plutôt, la porte grande ouverte au soupçon de tous les soupçons avant une condamnation sans réserve. C’est l’affaire Dreyfus que l’on rejoue mais en commençant par la fin cette fois-ci ! Dreyfus était coupable parce qu’il était juif (entre autres raisons ; et celle-ci, contrairement à ce qu’on a dit, n’était pas la plus déterminante). Un siècle plus tard : souvenez-vous ! DSK est innocent parce que juif.

    En revanche, Roland Dumas est coupable parce qu’il ne l’est pas. Et dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, il nous faudra sans relâche continuer de dénoncer et d’expliquer tous les tenants et aboutissants d’un système de manipulations psychologiques mis en place pour tenter de nous faire oublier trente années de trahison à la fois démocratique et sociale : le PS et la livraison de millions de salariés et de notre souveraineté à l’abattoir mondialiste ainsi qu'une politique étrangère abjecte de pompiers-pyromanes.


               Une chose est sûre : Bourdin et Finkielkraut se sont aimés ce matin-là sur BFMTV ; ils se sont compris ; ils se sont tenus par la barbichette : Bourdin est pardonné pour avoir allumé la mèche ; Finkielkraut rêve d’un monde sans Roland Dumas, et puis fatalement, un monde sans Blacks, sans Beurs et sans Blancs venus en soutien ; un monde au régime sec.

    Bourdin, c'est le paillasson sur lequel tout le monde peut s’essuyer les pieds ; et ses invités, la savonnette avec laquelle Bourdin peut, à loisir, se laver les mains : Bourdin est très heureux comme ça car son amour propre c’est dans l’audimat qu’il l’a placé.


    ***


                 « Mentir sincèrement, oublier tous les faits devenus gênants puis lorsque c'est nécessaire les tirer de l'oubli pour le laps de temps utile.»


                  Police de la Pensée, utopie qui vire au cauchemar, despotisme, parti pris unique, mécanismes politiques et psychologiques propres aux régimes totalitaires, séances d'hystérie médiatique collective - tous les médias en même temps -, mutabilité de la réalité, des causes et des effets, rejet du témoignage, de ce qui a été vu et entendu, relativité de la vérité, double-pensée - deux croyances contradictoires qu’il faut accepter -, c'est le principe de la terreur : tous doivent craindre l’accusation d’antisémitisme. Dans quel but ? Que personne ne puisse penser qu'il est possible d'en réchapper. Tous devront y passer ; comprenez : tout le monde se verra accusé d'antisémitisme un jour ou l'autre ; ce n’est qu’une question de temps. Et si possible, cette accusation doit toucher celui ou celle que l’on n’attendait pas ; celle ou celui au-dessus de tout soupçon. Et dans l’affaire qui nous occupe : plus la culpabilité du bourreau est forte, plus la terreur est grande.

    Oui, la culpabilité ! Car ce que nous cache ce système de terreur, contrairement à d’autres systèmes (nazi ou stalinien) c'est ceci : l’innocent doit être coupable et doit se taire au plus vite car la culpabilité est à chercher du côté de celui qui exécutera cet innocent.

    Quelle culpabilité demandez-vous ? Mais… celle qui hurle à l’intérieur de ceux qui n’ont plus qu’un seul moyen pour se tenir debout et s'arranger avec leur conscience : la chasse à un antisémitisme tantôt fantasmé tantôt monté de toutes pièces.

    Là encore, on commence par la fin : en 1940, le nazisme a bien failli avec raison de la civilisation européenne, aujourd’hui, le soupçon et l'accusation prémédités, instrumentalisés, d'antisémitisme permet à toute une hyper-classe et à ses lieutenants d'orchestrer la débâcle économique, culturelle, sociale et morale de la Gauche et des souverainistes européens. Et cette hyper-classe en redemande ; quand l'antisémitisme se fait rare… elle charge ses commis d'aller le dénicher ; et c'est alors que tous ces VRP partent à sa recherche, croient l'avoir trouvé, parfois sans trop y croire vraiment, même si cela peut rendre bien des services et permet aussi de faire des affaires : c’est Bourdin face à Roland Dumas.

    Mais attention : c'est peut-être aussi Bourdin qui charge Roland Dumas de nous dévoiler sa propre pensée. Qui sait ? Les commis voyageurs sont parfois capables de revêtir la défroque du rebelle.


                  Aussi, il faut se faire une raison : antisémites... on ne le sera donc jamais assez ! Et gare à vous qui ne l'êtes pas car, tout ou tard, à votre insu, vous l'aurez été et vous le serez ! Regardez donc : vous l’êtes déjà maintenant ! Et sans plus d’orgueil vous avouerez : « Pouvez-vous penser à une seule dégradation qui ne vous ait pas été infligée ? » interroge le bourreau dans 1984. Et puis encore : « Ne vous mentez pas à vous-même. Vous le saviez, vous l’avez toujours su que vous l’étiez, n’est-ce pas ! » jusqu’au moment où, espérant trouver un soulagement, un peu de répit, vous chercherez à transférer la punition sur autrui : « Faites-le aux autres mais pas à moi ! Tenez ! Je peux vous donner des noms ! Ce que vous leur ferez m’est égal. Mais pas moi ! Non, pas moi !»

    Et jamais plus vous ne serez le même après avoir cédé face à des salauds et à leurs sbires lâches et veules.


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                       Alors, vraiment ! Sale temps pour la vérité.

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  • Antisémitisme à toutes les sauces !

                  

                  Trois personnes soupçonnées d'avoir agressé un couple à Créteil lors d'un cambriolage ont été mises en examen mercredi 3 décembre pour "association de malfaiteurs".

     


    Albert Elharrar : l'agression de Créteil  par ERTV

     

                  Dans une interview sur France 3 du 3 décembre 2014, Albert Elharrar, président de la communauté juive locale revient sur cette agression crapuleuse ; il refuse l'instrumentalisation de l'antisémitisme : « Je sais que c’est fashion de parler d’antisémitisme aujourd’hui … »  fera-t-il remarquer.

     

    En effet : penser que "les Juifs, ça a de l'argent" (propos tenus par les agresseurs) a peu à voir avec l'antisémitisme mais tout à faire avec des préjugés ethniques, lesquels préjugés concernent toutes les ethnies sans exception.

    N'hésitons pas à le rappeler à chaque fois que c'est nécessaire !

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne ! D’aucuns ne renoncent jamais ! Et pour cause... (laquelle ? Devinez !)

    Frédéric Haziza,  le journaliste le plus contesté du PAF (1) voit dans cette agression crapuleuse la main de Dieudonné et d'Alain Soral.

    Albert JAKUBOWICZ, Président de la LICRA (rien moins !) qui semble avoir perdu depuis des mois toute mesure et toute capacité de discernement, accuse lui aussi le couple Dieudonné-Soral et… Zemmour ( Zemmour... pour faire bonne mesure et noyer le poisson d'un acharnement pathologique de Jakubowicz contre Dieudonné et Soral !).

    Elisabeth Lévy de Causeur.fr, toujours sur le pied de guerre contre les Musulmans, les Arabes, les Français issus de l'immigration, les Rappeurs, les Féministes, les Homos, les Lesbiennes... montre du doigt les Banlieues.

     
               
    Un nouvel impératif absolu semble trouver-là une confirmation de plus : 
    pour d'aucuns, toujours les mêmes, les Banlieues, les Musulmans, Dieudonné, Alain Soral, La France, l'Europe, le Monde, l'Univers... ne seront jamais assez antisémites... car il faut qu'ils le soient, toujours ! en tous lieux, à tout moment, toute l'année, 24/24, 7 jours par semaine !

     

               Aussi, force est de constater, à nouveau, qu'avec ce fait divers ce sont bien la bêtise, la mauvaise foi, les règlements (et dérèglements) de compte et les procès d'intention qui triomphent (2). Une raison supplémentaire pour accueillir avec soulagement les propos tenus par Albert Elharrar, président de la communauté juive de Créteil chez qui on saluera l'honnêteté et le refus têtu et on ne peut plus courageux, d'instrumentaliser l'antisémitisme, cette variable d'ajustement d'intérêts bien compris.

     

    ***

      Flattez, flattez les communautés ! Il en restera toujours quelque chose : désir mimétique, rivalité, échec, frustration et violence.

     

     

                  Antisémitisme à toutes les sauces ?

    N'hésitons pas à refuser ce plat qui nous est servi tout en dénonçant ceux qui le cuisinent et nous l'imposent quasi quotidiennement dans nos assiettes : médias, classe politique et associations communautaires : PS, Crif, Licra, UEJF en tête.

     

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    1 - Frédéric Haziza : entré à Radio J en 1982 (radio communautaire juive), il crée et anime l'émission politique Le Forum Radio J (depuis 1988) avant d'occuper le poste de chef du service politique de l’antenne en 2001.

    Conflit d'intérêt oblige... qu'à cela ne tienne ! Haziza est aussi journaliste-éditorialiste sur La Chaîne parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN) où, depuis 2003, il anime Questions d'info. Il présente également sur la même chaîne Entre les lignes.

    En 2012, après une interview avec Jacques Cheminade, candidat à l'élection présidentielle, la chaîne LCP recevra des dizaines de messages d'indignation : il sera reproché à F. Haziza son manque de déontologie, son soutien indéfectible à Israël, le conflit d'intérêt que représente son poste à Radio J et la partialité qui en découle.

     

    2 - Une exception néanmoins : chez Atlantico, journal du centre droit :  ICI

    Jean-Paul Brighelli : " Il y a un délitement général de l'Ecole depuis trente ans, parallèlement à la montée du chômage, et en même temps une exaltation, via les médias et la publicité, de la consommation instantanée. Cela suffit pour rendre une société malade. Considérons que la violence — et le viol, alimenté par les déferlantes pornographiques qui enseignent à tous ces imbéciles que toutes les femmes n'attendent que l'irruption de beaux mâles débraillés — est le symptôme de cette maladie. Il faut la réprimer, bien sûr. Mais il faudrait s'attaquer aux causes profondes, redonner le goût et l'humilité d'apprendre, et mettre au travail."

     

     

     

              Flattez, flattez les communautés ! Et la multitude deviendra alors le bouc-émissaire... avec pour conséquences chez toutes les acteurs concernés et tour à tour : un sentiment de puissance et d'impunité, discorde, ressentiment, et le pire des maux : le mensonge... pour socle d'une société de quelques uns contre tous les autres.

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  • L'hystérie des procès en terrorisme et en antisémitisme

     

    Aujourd'hui, le mensonge est tel...

    Dites la vérité, on vous haïra mais... vous ferez rire le monde entier !

     

     Dieudonné, parce qu'il est le plus courageux et par voie de conséquence, le plus drôle

     

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  • Comment ne pas se défendre des accusations d’antisémitisme

     

    ... une mise au point de Jean Bricmont* :

     

              "Récemment, le Parti du Travail de Belgique (PTB) a pris des positions courageuses, en tout cas pour un parti représenté au parlement, sur la question palestinienne, appelant par exemple à suspendre certaines relations commerciales entre la Belgique et Israël (ICI). Cette position, qui devrait être généralisée, est assez rare et doit être applaudie. Le PTB a aussi été, surprise, surprise, accusé d’antisémitisme, ce dont il s’est défendu dans un communiqué : (ICI)

    Il y a malheureusement beaucoup de choses critiquables dans cette « défense » du PTB face à l’accusation d’antisémitisme : bien sûr, ils ne sont pas antisémites et le soutien aux Palestiniens ne l’est pas non plus. Mais leur défense sous-estime les effets que l’accusation d’antisémitisme a dans nos sociétés, bien au-delà de la question palestinienne.

    En effet, ils écrivent qu’il vont continuer « à réagir contre toutes les expressions d’antisémitisme », sans définir ce qu’est l’antisémitisme. Or tout le problème est de savoir de quoi il s’agit. L’antisémitisme, est-ce la défense de la liberté d’expression? Le fait de rire aux spectacles de Dieudonné? De lire des ouvrages interdits à propos de l’holocauste? De considérer comme déterminante l’action du lobby pro-israélien dans la politique américaine au Moyen-Orient? Tout cela est stigmatisé au nom de la « lutte contre l’antisémitisme ». Tant que le mot « antisémitisme » n’est pas défini, dire qu’on va réagir contre son expression mène à l’arbitraire.

    Si l’antisémitisme c’est « détester les juifs pour ce qu’ils sont et pas pour ce qu’ils font » (ou que certains d’entre eux font), il faudrait donner des exemples de gens rentrant dans cette catégorie, c’est-à-dire de gens qui auraient les opinions qu’ils ont sur les juifs indépendamment des actions d’Israël, de celles des organisations communautaires, des campagnes de haine menée au nom de l’antiracisme etc. Et comment démontrer une telle accusation?

    Ensuite le PTB « rappelle qu’il a été fondé en 1979 par la résistante juive Juliette Broder, pour qui l’engagement pendant la Deuxième Guerre Mondiale dans la résistance contre le régime meurtrier d’Hitler faisait intégralement partie de son engagement marxiste. » J’ai connu Juliette Broder mais je ne peux pas m’en réclamer, vu que j’étais en désaccord avec elle sur beaucoup de points, en particulier l’URSS et Staline.

    Je n’ai pas non plus combattu « le régime meurtrier d’Hitler », vu qu’il était mort quand je suis né et que j’ai peu de goût pour les combats aussi faciles qu’imaginaires.

    Mais, cela étant, ai-je néanmoins des droits, en particulier ceux qui me sont conférés en principe par la constitution de mon pays, à commencer par le droit à la liberté d’expression? C’est toute la question qui est occultée par la défense adoptée par le PTB.

    Les gens qui ne sont ni juifs, ni marxistes, qui n’ont pas combattu le fascisme, et qui ne croient pas à une société-bisounours (une « perspective socialiste d’une société solidaire, chaleureuse et tolérante ») devraient néanmoins avoir des droits. Je note au passage qu’en 1979 le socialisme du PTB (et de Juliette Broder) était fondé sur l’idée de dictature du prolétariat, ce qui n’est pas tout-à-fait la même chose que la « solidarité et la tolérance »; on peut d’ailleurs se demander si, dans la société-bisounours envisagée, les mal pensants (ceux qui n’aiment pas la tolérance par exemple) auraient les droits que la dictature du prolétariat leur refusait.

    Avant de parler de bons sentiments (chaleur et tolérance), il faudrait parler d’égalité des droits, pas en Palestine, mais dans nos propres sociétés, pour ceux qui aiment les spectacles de Dieudonné et ceux qui ne les aiment pas, pour ceux qui pensent qu’il y a un lien entre judaïsme et sionisme et pour ceux qui ne le pensent pas, et pour tous ceux qui ont des vues hétérodoxes en histoire, sur Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, Pétain, De Gaulle ou Napoléon. On pourrait allonger la liste, mais il est évident qu’une telle égalité aujourd’hui n’existe pas.

    Le remplacement du droit par les bons sentiments est sans doute la plus grande menace pour ce qu’il y a de relativement civilisé dans nos sociétés, à savoir le respect de règles légales qui sont les mêmes pour tous. Cela menace même à terme le « vivre ensemble » que les bonnes âmes prétendent défendre.

    La réponse correcte aux accusations d’antisémitisme n’est pas de s’en défendre pour soi-même (« c’est pas moi, Monsieur, c’est l’autre »), mais de défendre la liberté d’expression pour tous. Si quelqu’un crie au loup, on n’est pas obligé de démontrer qu’on ne marche pas à quatre pattes, qu’on ne hurle pas à la pleine lune et qu’on ne dévore pas les brebis. La croyance à la nécessité de se défendre de l’accusation d’antisémitisme comme le fait le PTB n’est d’ailleurs pas propre à ce parti, mais contamine presque toute la gauche et est une des sources de sa faiblesse.

    On ne peut rendre de pire service aux Palestiniens que de refuser à nos propres concitoyens, au nom d’une lutte mal définie contre l’antisémitisme, leur droit à leurs libertés les plus fondamentales. Il ne faut d’ailleurs pas s’étonner si, une fois ce droit détruit, les journalistes et politiques ici sont si biaisés sur la question palestinienne (alors que beaucoup d’entre eux n’en pensent pas moins en privé).

    Tant que nous n’assumerons pas collectivement nos droits, nous continuerons à être soumis au chantage des organisations et des individus qui défendent Israël (et les Etats-Unis). Le jour où nous les assumerons, cette accusation d’antisémitisme rejoindra celle de mécréant ou d’ennemi du peuple qui aussi a été une arme de terrorisme intellectuel en d’autres temps et d’autres lieux."

     

              Jean Bricmont – 10 août 2014

     

     

    * Jean Bricmont est Professeur de physique théorique et mathématique à l'Université de Louvain, Belgique. Auteur de plusieurs articles sur Chomsky, co-directeur du Cahier de L’Herne n° 88 consacré à Noam Chomsky. Il a publié notamment avec Alan Sokal Impostures intellectuelles (1997), À l’ombre des Lumières avec Régis Debray (2003) et Impérialisme humanitaire (2005). Son dernier ouvrage : La République des censeurs. Editions de l’Herne, 2014

     

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  • Attentat à Bruxelles : récupération, amalgame et intimidation

     

    Bruxelles attentat.jpg

     

                "Une fusillade samedi après-midi contre le Musée juif de Bruxelles a fait quatre morts. L'attaque aurait été menée par un homme probablement seul et bien préparé." RTBF

     

                Suite à cet attentat, la récupération et l'intimidation ne se sont pas fait attendre :

     

    - Dès samedi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait affirmé que cette attaque était le résultat de "l'incitation à la haine permanente contre Israël".

     

    - Philippe Mankiewicz, ancien président du CCOJB (équivalent du CRIF : une officine israélienne opérant sur le sol français) : « ce n’est pas la communauté juive uniquement qui est visée, c’est toute la démocratie belge. »

     

    - "Il y a eu une libération de la parole antisémite" déclare Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l'antisémitisme, (équivalent de la LICRA - le racisme en moins : autre officine israélienne) ; Rubinfeld nomme expressément l'humoriste Dieudonné, l'essayiste Alain Soral et un député dissident belge Laurent Louis.

     

    - Sur BFMTV, le représentant du l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) saisit l'opportunité qui lui est offerte par ces assassinats pour régler ses comptes et accuser nommément Alain Soral, Dieudonné, l'Université française, la France et le monde entier.


    - Roger Cukierman, président du CRIF, qu'il ne faut manifestement pas tenter, se jette à corps perdu dans un plaidoyer anti-Dieudonné : "Quand nous avons critiqué Dieudonné, on nous a dit vous exagérez c'est pas si grave ! Si c'est grave parce qu'on passe de la parole antisémite, à l'acte antisémite, à l'acte terroriste !"

     

    Dick ANNEGARN - Bruxelles... à la dérive

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              Israël ! Encore et toujours Israël !

     

              Face à ce qui ressemble fort au détournement d'un attentat, ne nous laissons pas intimider car, si rien ne peut justifier l'assassinat d'un être humain à cause de ses origines, pareillement, rien ne saurait justifier le recours à l' amalgame et à la récupération de cet attentat aux fins de museler toute contestation contre un Etat, Israël, au contact duquel l'Europe et la France en particulier, perdent leur âme ; une France  et une Europe qui, depuis la fin de la guerre d’Algérie, ont pourtant rompu avec la colonisation et ses crimes.


    Un Etat israélien qui jouit, ici en Europe, d'un soutien quasi inconditionnel de la classe politique en général et du PS en particulier, ici en France, et ce jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif de domination.

     

                Quant à la démocratie (pour répondre à Philippe Mankiewicz), qu'il soit permis ici de rappeler que c'est aussi et surtout un mode de résistance contre la tyrannie exercée contre le droit à une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique car la liberté d’expression est une et indivisible ; elle est bel et bien la première des libertés, et parfois aussi, la dernière : celle des déshérités.

     

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               Il est certainement grand temps que la communauté juive sorte de sa réserve et de son mutisme et qu’elle reprenne son destin en mains en se soulevant contre des "élites-activistes" qui servent un projet étranger à la France et à ses intérêts (1) - des agents qui n'ont aucune considération pour leur propre communauté, ici sur notre sol -, jusqu'à ne plus pouvoir distinguer un attentat anti-israélien d'un attentat antisémite : et c'est très certainement là le but recherché (2).

    Il est urgent que cette communauté refuse d'être plus longtemps les dindons d'une farce tragique et meurtrière, et finalement les otages et les victimes d'une politique dans laquelle il n'y a rien à sauver (3) car, cela n'a que trop duré pour eux comme pour nous tous !

     

     

    1 - A ce sujet, merci de vous reporter au communiqué du Bureau National de l’UJFP (union des Juifs français pour la paix) ICI ainsi que... le quotidien israélien Haaretz : Amir Oren, l’expert de Défense de ce journal, révèle que le couple israélien était lié au Mossad.

     

    2 - Les Juifs français devraient pourtant avoir le droit de savoir pourquoi on les tabasse ou bien pour(-)quoi ils meurent.

     

    3- Même à l'époque de l'apartheid en Afrique du Sud, on n'aura pas observé, ici en France un tel silence complice, un tel soutien - soutien à peine voilé -, d'associations, de ligues et de conseils dits prestigieux, d'hommes et de femmes politiques ou non, sans courage et sans honneur, communautarisés à un degré tel que, venant d'eux, toute condamnation aussi modérée soit-elle de la politique de cet Etat ne peut même plus être envisagée.

     

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  • Deux ou trois choses que je sais à propos de la blogosphère

     

            Dans la série « Les gens sont tolérants dans l’ensemble mais vaut mieux penser comme eux ! »

     

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                Ils ne ratent jamais une occasion de se plaindre et d'appeler à la censure. Leur préoccupation favorite... la dénonciation de l’antisémitisme, même et surtout fantomatique, ainsi que de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Arabe ou à un Musulman (français ou non ), sans oublier ceux qui se refusent à une diabolisation scélérate et criminelle de l'Islam.

     

     

    Certes, cette dénonciation qui a le plus souvent pour but de calomnier un adversaire idéologique (les anti-sionistes), pour ne rien dire des cas de névrose obsessionnelle et de paranoïa aiguë et même et surtout lorsque le discernement fait cruellement défaut, ils ne sont pas les seuls à la conduire comme on conduit une chasse à l'homme car, il est vrai que les petits Serge Klarsfeld en herbe sont légion sur la toile : chasseurs d'antisémites pourtant maintes fois recalés à l’examen de l’obtention d’un permis (ils ne feraient pas la différence entre un faisant et une chèvre tout occupés qu’ils sont à faire feu coûte que coûte), sans oublier leur inaptitude aux maniements des armes (plus ils sont persuadés d’identifier une cible, plus ils sont sur le point de se tirer une balle dans le pied)...

     

       

    Rendez-vous sur leur blog à tous, pseudos sans visage et sans nom digne de ce nom ! Leurs tags les plus populaires sont les suivants : antisémitisme, Arabes, Musulmans, Islam, Islamistes, Juifs et Israël…

      

    Un anti-sémitisme qui n’est, dans les faits, qu’un anti-sionisme exacerbé sera l’objet de toute leur attention ; un anti-sionisme criminalisé par le cynisme de ceux qui, en secret, rêvent de faire de l’anti-sionisme un délit ; ceux-là mêmes qui n’ont qu’un souci : défendre mordicus la politique d’un Etat qui n'a, aujourd'hui, plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid dans une alliance qui nous salit un peu plus chaque jour... Israël ; un Etat pourtant étranger à la France et à l’Europe par ses moeurs politiques, et notamment, dans l’utilisation de sa force armée (on se doit de rappeler cette politique à l’égard du Peuple palestinien : assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’opposer à cette politique, une menace de mort certaine).

      

    Et quand on sait que l’antisionisme n’est, le plus souvent, que la manifestation d’une désapprobation de la politique de cet Etat et non, la contestation de son droit à l’existence, la lutte contre l’anti-sémitisme (tout comme la lutte contre le racisme) ne peut être qu'un point de départ et certainement pas une fin en soi. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et si l’anti-sémitisme ne peut être qu’un point de départ, ce point de départ ne peut avoir qu’un seul point d’arrivée (pour peu que l’on se reconnaisse une obligation de résultats et pas simplement une obligation de mise en accusation) : le rapprochement des communautés autant que l’on puisse géographiquement, ethniquement et socialement les définir.

      

                Rappelons à toutes fins utiles ce qui suit : banaliser l’antisémitisme c'est discréditer la lutte contre l'antisémitisme ; discréditer cette lutte c'est commettre une erreur irréparable et une faute impardonnable. Aussi, nous devons tous veiller à ce que l’accusation d’antisémitisme (et de racisme) ne devienne,  pareilles aux incantations patriotiques et nationalistes, le refuge des crapules et des salauds.

      

    ***  

      

                Qu’il soit ici permis d’affirmer que tous ces blogueurs et blogueuses, petits soldats d’une cause aujourd'hui sans honneur et sans gloire... le sionisme, et ce depuis 1967, ne sont finalement qu’un gigantesque lapsus ; celui d'une identité juive qui les étouffe chaque jour davantage ; et quand on sait que cette appartenance n’est le fait que du hasard, celui de la naissance, cela en dit long sur leur capacité à tous à pouvoir choisir pour eux-mêmes qui ils souhaitent être en dehors de ce que le sort a pu décider pour eux. 

      

    On les imaginera sans peine derrière leurs écrans d’ordinateurs, éructant, gémissant, rageant ; faut dire qu’ils n’ont rien choisi ; ils ne font que subir cette appartenance qui les ronge, et qui, finalement, les noie un peu plus chaque jour. D’où, très certainement, cette obsession avec tout ce qui de près ou de loin touche à la question et à l’identité juives - tout ce qui leur a été imposé -, pour ne rien dire de leur obsession de l’antisémitisme comme s’ils n’avaient qu’un souhait : qu’on les haïsse mais… jamais assez !  

     

    Véritables trahisons républicaines que cette exacerbation identitaire et ce besoin d'appartenance qui mène à l'aveuglement et à l'indifférence face à la souffrance de l'autre - besoin qui exonère un être humain de faire ses propres choix, toute sa vie lui est alors servi sur un plateau... plateau religieux ou communautaire et sur lequel, il est bon de le rappeler, ont reposé et reposent encore aujourd'hui, tous les régimes totalitaires ; désir de toute puissance aussi face au vide ontologique et existentiel qui les taraude tous, jour après jour ! Car, sans remède ils sont face à cette appartenance dévorante du même avec le même, avec cette dévotion incestueuse et cannibale car, pas moyen de s’oublier quelques heures par jour ! Pas moyen de se ficher la paix ! On ne fait l'expérience que de ce besoin d'appartenance : soi-même matin, midi et soir, pour seule réalité, pour seul horizon, et encore et toujours soi-même, juif et seul !

      

    Pris au piège d’une névrose aussi maladive qu’obscène dans laquelle ils s’enlisent un peu plus chaque jour… ils rapetissent, leur vue baisse et pour finir, la saturation, le trop-plein, l'indigestion et le dégoût viennent les submerger avant de les engloutir ; et tout à fait vidés maintenant, et vides comme une coquille vide, c'est alors qu'un sentiment d'impuissance s'installe, et puis la rage aussi face à cette impuissance haïssable car, quand on a tout perdu, ou bien, quand on n’a rien acquis pour soi-même, toute sa vie durant...

    Notre origine, seule identité disponible... la seule à notre portée, et dont on n’est nullement responsable, n’est-elle pas alors tout ce qui nous reste... contre toutes les autres... et plus encore lorsqu’elles sont tout autres, et par conséquent, porteuses de tous les dangers : que l’on en vienne à réaliser, la mort dans l’âme, que l’on n’est rien, ou bien si peu, en comparaison ? 

     

    Face à ce désastre humain, et avant de les abandonner tous autant qu'ils sont à leur triste sort, on ne saurait que trop leur signifier ce qui suit : souffrez que l’on puisse encore célébrer le flair, le talent, l’intelligence et le génie d’un Dieudonné, d’un Soral, d'un Gilad Atzmon, d'un Jean Bricmont, d'un Etienne Chouard et de tant d’autres, garants d’une liberté d’expression qui maintient en vie la démocratie envers et contre tout... et en premier lieu, contre une sclérose à la fois humaniste et intellectuelle...

    Tout en leur rappelant au bon souvenir de ce Juif sorti du ghetto - pour peu qu’il y ait mis un jour les pieds car, quelque chose nous dit qu’il avait franchement mieux à faire : j'ai nommé George Steiner.

    Diamant d'intelligence, modèle de tous les modèles ce George Steiner ! Il ne se plaignait jamais ; faut dire qu’il ne se vautrait pas dans une appartenance ethnique qu’il savait de circonstance et auprès de laquelle il ne trouverait aucun mérite. Il était à l’affût non pas d’antisémites ou d’antisionistes à trucider, même derrière un écran d’ordinateur ; non, il était à l’affût, toute sa vie durant, de la moindre manifestation de talent et de génie ; à l’écoute, il était aussi d'une générosité et d'un désintéressement qui rendaient hommage à l’excellence d’où qu’elle vienne ; et avec lui, elle venait vraiment de tous les horizons.  

    Pour tout vous dire… tout ce qui n’était pas lui le fascinait, tout George Steiner qu’il était. Et vous savez quoi ?! On ne lui connaissait aucun ennemi excepté dans ce qui n’était pourtant déjà plus sa communauté depuis longtemps puisque George Steiner se tenait ailleurs, précisément là où il faut être quand on a l’ambition d’élever la conscience de ses contemporains, et de les ouvrir au monde.


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