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  • Les premiers pas de Raquel Garrido dans Les Terriens du dimanche sur C8

                                   

     

                    Vidéo d'une Raquel Garrido, membre du mouvement "Les Insoumis", prise dans le grand barnum médiatique et pas mécontente du tout, manifestement.
     
     

                       Raquel Garrido et l'argent de Boloré ( commanditaire et payeur de l'émission " Les terriens du dimanche"

    ; propriétaire de C8 via Canal+) : à propos de la participation hebdomadaire de la porte-parole de Mélenchon à cette émission, d'aucuns cherchent à rassurer cette Gauche qui est la nôtre avec l'argument suivant : "Si elle est censurée par Boloré, elle partira !"

    Argument d'une grande naïveté  car Garrido n’aura pas à être censurée car elle ne parlera pas de ... par exemple : Boloré et la Françafrique ; elle n'en parlera pas pour ne pas compromettre ses chances de demeurer sur le payroll de Boloré et ainsi continuer de (ou commencer de) payer sa nouvelle garde-robe, sa nouvelle voiture, son prêt immobilier nouvellement contracté ; d’ailleurs, Garrido n’aura même conscience de se l’interdire ; et pire encore : qu’elle se l’est déjà interdite... car elle ne soupçonnera même pas le fait qu’elle s’est déjà tout interdit .... tout ce qui ferait qu’elle serait congédiée.

    L’être humain n’est pas machiavélique ou bien manichéen, il est tout simplement hyper-complaisant avec lui-même et d’une indifférence ou d’une intransigeance sans bornes avec tous les autres, à quelques exceptions près ; et ces exceptions, quand elles sont de gauche, ne prennent pas (et c'est un autre  exemple) l’argent de Boloré !

     
     
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                    Candidate recrutée par Ardisson, Canal + et Boloré (leur patron à tous ) (1) c'est entendu : Garrido, avocate sans cabinet ni clients, a décidé d'aller " à la gamelle". Dont acte. Toute pimpante et enjouée, sur son visage, la satisfaction et le sourire de celle qui a touché le jack-pot ; déjà, tout le monde la tutoie... (ses ennemis politiques en premier : Goldnadel et FOG) ; elle ne s'en formalise pas ; bientôt viendra la risette, puis le "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette car Garrido apprend vite.
     
    Mais alors, que cette dame, un temps porte-parole de Mélenchon, ait donc le courage de nous dire combien la rémunèrent Ardisson, Canal+ et Bolloré.
     
    N'ayez aucun illusion : ce courage-là, elle ne l'aura pas car, déjà, une culpabilité encore diffuse doit très certainement errer ici et là, quelque part dans son sub-conscient ; la culpabilité et puis, la honte aussi. La honte ? Oui, la honte ! Regardez : en tant que salarié, il existe deux raisons pour lesquelles on n'osera pas montrer sa fiche de paie ; cas de figure 1 : il s'agit d'un salaire de misère lié à des conditions de travail humiliantes ; cas de figure 2 : un salaire mirobolant ; avec ce salaire-là, ce n'est pas votre compétence, votre parole médiatique, votre courage que l'on rémunère mais votre silence ; on peut donc parier que Garrido apprendra très vite aussi à se taire ; certes, elle parlera tant et plus, haut et fort, mais dans les faits, elle ne fera que se taire.
     
                    Qu'il soit ici permis de rappeler ce qui suit : la Gauche auquelle Garrido appartient ainsi que ses représentants les plus médiatisés, feraient bien mieux de dépenser toute leur énergie - énergie précieuse et rare - à investir Internet, la rue , les entreprises, les usines, les syndicats ; cette Gauche devrait se trouver aux côtés des chômeurs, des retraités, des salariés, de tous les laissés-pour-compte de l'Education nationale... aux côtés des personnels de santé de nos hôpitaux, dans nos banlieues en rupture... c'est là que Garrido devrait oeuvrer en convergence avec... pas seulement les professionnels des luttes sociales institutionnalisées mais en convergence avec tous les exclus ; oeuvrer donc et s'investir, elle et ses condisciples : rencontrer, réunir, fédérer, rassembler, construire une conscience citoyenne élargie à tous ceux qui sont et seraient tentés par l'abstention, le retrait, le désengagement et finalement l'exil citoyen - ils sont de plus en plus nombreux ; or, le dernier lieu pour y parvenir c'est bien la télé, et celle d'Ardisson en particulier
     
                    Aussi, déplorons que des activistes comme Garrido se soient tragiquement trompés d'adresse. Ce qui en dit long sur l'intelligence de leur engagement et sur leur niveau de compréhension à propos de ce qui est requis aujourd'hui - où s'afficher, comment... -, ainsi que sur leur motivation réelle à moyen et long termes.
     
     
     
    1 - Tenez, au passage : comment Garrido va-t-elle pouvoir aborder le sujet brulant, à propos duquel il n'y a que des coups à prendre, j'ai nommé : la Françafrique ? La Françafrique et l'empire Boloré sur ce continent ?  Une prospérité en milliards pour les multinationales françaises sur l'infantilisation et l'humiliation de centaines de millions d'Africains. Il y a de l'argent auquel on ne touche pas car on ne passe pas à la caisse d'un modèle économique abjecte quand on est de gauche.
     
     
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                       Si on ne renonce pas à l'argent, rien d’important ne peut être accompli à Gauche. 

     
    Des gens comme Raquel Garrido, bien à gauche,  savent que s’est plié, bien plié ; plié en deux  !  Aussi, pourquoi se priver ... dans le sens de : pour(-)quoi se sacrifier ? Pour qui ? A propos de quoi ? Nul doute : Garrido et d’autres sont dans l’imprécation, là où l'on ploie, là où l'on s’affaisse mentalement... tout en restant droit dans ses bottes, le verbe haut.
     
                    Mais alors, sur qui peut-on vraiment compter ? Qui partagera le sort - un peu de la vie -, de tous ceux sur lesquels, à propos desquels... on aura fait du bruit, beaucoup de bruit,  des années durant ? Quand à faire carrière sur leur dos à tous...
                   
                    Qui est franchement respectable aujourd’hui ? Qui ? Une infirmière hospitalière, un pompier, un flic ou un soldat quand il se suicide... une aide-soignante, un maton qui démissionne... ?
     
                    Aussi, donnons rendez-vous à Raquel Garrido en... disons... 2047 : on comparera alors son patrimoine immobilier (entre autre signe de prospérité) d’hier ( c’est à dire... d’aujourd’hui) avec celui de demain.. dans trente ans. Et puis, on jettera un coup d'œil sur le niveau de prospérité de tous les proscrits.
     
     
                                                                           ***
     
                                                      
     
                                  Allez Raquel, on t'en veux pas.. du moins, pas vraiment ! Tout ça, c'est dans l'ordre des choses après tout. Et la Gauche, même très à gauche, aime aussi l'ordre.
     
     

     

     

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  • Guillaume Dustan : je me souviens

     

     

     

     

               Ecouter Guillaume Dustan c'est faire le constat suivant : difficile de lui donner tort... lui qui avait et a aujourd'hui encore raison... dans ce sens où personne n’arrivait, et n'arrive, à la cheville non pas de l’auteur lui-même mais de ce qu’il aurait fallu être capable d’afficher comme éthique et comme morale personnelle pour le contredire ; et c’est alors toute la société maintenant disqualifiée qui reste muette car incapable de lui porter la contradiction.

    Et cette société en est à ce point consciente qu’aujourd’hui, tous les individus comme Dustan ont été bannis des médias dominants et interdits de visibilité sociale.


    Il est vrai qu’Internet a quelque peu changé la donne.

     

     

    N'empêche....

     

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    Dustan chez POL

     

                   Condamné et poignant.... poignant parce que condamné Dustan ?

     


    Homosexualité : débat Nabe/Dustan 

     

     

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  • Bedos-fils : une tempête iconoclaste dans un dé à coudre

     

             

                Dans une interview au "Monde", Bedos-fils revient sur sa chronique de la semaine dernière chez Ruquier. Il déclare : "Je ne veux pas laisser à Dieudonné le monopole de la subversion"

     

    bedos hitler.JPGEt pour se faire, il inventera une discussion avec un fan de Dieudonné, accent de banlieue de rigueur, affublé d'une barbe et d'une moustache à la Hitler ; un fan totalement inculte et voyant des Juifs partout.

     

    Rien moins.

    Mais vérifions un instant les faits :

     

     

     

                Sans doute Bedos-fils n'est-il jamais allé à un spectacle de Dieudonné. On ne peut pas être partout non plus : discothèques, meufs et plateaux télés !

    Qu'à cela ne tienne...

     

               Autant Dieudonné peut être celui qui dit tout haut ce que son public pense tout bas, en revanche, force est de constater qu'en prenant pour cible ce même Dieudonné, Bedos-fils, sur ce qu'il croit être le chemin de la subversion, choisit lui de dire tout haut, ventriloque, ce que les médias, des associations communautaires-écran de fumée et la classe politique n'ont de cesse de hurler, semaine  après semaine, mois après mois, année après année, depuis dix ans maintenant…

    Un Dieudonné contre lequel une guerre sans pitié est menée, et comme un fait exprès, contre lequel quiconque souhaite faire carrière et être soutenu par les médias dominants se doit de rendre un verdict sans appel de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

     

               Après s’être essayé au théâtre sans convaincre ceux qui savent de quoi il en retourne avec cet Art à vif… et à fleur de peau – celle de l’existence humaine -, à l’heure de toutes les inversions, et pas seulement des valeurs, et du triomphe sans conteste de la novlangue d'Orwell, voulant exister coûte que coûte, Bedos-fils nous offre en partage un nouveau type de subversion qui consiste à  prendre fait et cause pour une puissante caste politico-médiatique impitoyable (on l’a vu tout dernièrement à propos de la sanction contre Taddéï qui a eu l'insolence de recevoir Marc-Edouard Nabe sans passer par le bureau de la censure de ses invités) avec les dissidents qui menacent une information qui n’a plus qu’un seul parti-pris… le mensonge par omission, et la protection de ses intérêts économiques : ceux de leurs employeurs principalement.  

     

    Taper sur Dieudonné et son public - et plus encore lorsque l'on ne le connaît pas -, nul doute, il s’agit là d’un créneau porteur ; créneau qui vous ouvre toutes les portes et pour longtemps car cette caste politico-médiatique qui sacre les uns et organise le bannissement des autres fera des choux gras, et ras la gueule, d’un tel ralliement.

    C'est la voie royale ! Qu’on se le dise : avec Bedos-fils, on s’en prend donc pour trente ans et plus.

     

               Certes, on ne peut pas cacher bien longtemps d’où l’on vient car, Bedos père, un temps humoriste attitré du PS, que l’on croyait en toute bonne foi et sans malice décédé depuis longtemps déjà, a lui aussi fini là où son fils a commencé : à la télé, dans les talk-shows, chez Ardisson (qui croyait tout comme nous que Bedos-père n'était plus de ce monde depuis longtemps) et BFMTV, chez Ruth Elkrief auquelle, en homme de gauche qu’il est, amoureux d’une information honnête et digne de ce nom, lui et son épouse vouent une admiration sans bornes – ne le lui a-t-il pas une fois confié alors qu’elle le recevait dans une de ses émissions ?!

    Une Ruth Elkrief qui est au métier de journaliste ce que peut être celui d’un flic dans un centre de rétention administrative pour demandeurs d’asile, pour ne rien dire de son mépris à peine contenu pour le bleu de travail fort en gueule, même et surtout métallurgiste, ainsi que pour tous ceux qui ont la fâcheuse habitude de remettre en cause un ordre établi qui sied si bien à tous les Elkrief du PAF et d'ailleurs... au nom d’un sempiternel : « Monsieur, si c’était différent, ce serait pire encore ! » cher à la tradition d’un journalisme à la Duhamel ou d’un Elkabbach…

    Quand on vous dit que plus ça change et plus…

     

                Bedos-père donc… un peu comme un certain Yves Montand, communiste de la première heure, la sienne, qui finira flic (le flic, encore et toujours le flic !) avec un gros flingue dans la main, un Magnum... non pas de champagne mais de type 357, excellant dans le maniement de cette arme, surtout lorsqu’il sera question d’abattre d'une balle dans le dos, sans sourciller, et le spectateur non plus, un braqueur qui prenait la tangente, dans un film d’Alain Corneau Police Python 357, avant de se rendre à la Maison Blanche à l’invitation des Reagan… instituts de sondages complaisants et médias pervers allant jusqu’à lui laisser espérer pouvoir poser ses fesses dans le fauteuil élyséen. Oui, sans rire !

    Il faut dire qu’ils avaient tous un bon quart de siècle d’avance car, pour ce qui est de la politique et du show-business, ce sont un Sarkozy et son épouse qui rafleront la mise, l’un en Louis de Funès, folie des grandeurs oblige ! Et l’autre… mais là, personne n’a jamais vraiment su, et aujourd’hui pas d’avantage, qui et quoi elle pouvait bien incarner.

     

                On peut effectivement affirmer sans se tromper que Bedos-père a bel et bien fini là où son fils a commencé : chez Franz-Olivier Giesbert et chez Ruquier. Ce qui nous laisse espérer, même si personne n’y croit vraiment, à moins d’un revirement et d’une prise de conscience qui serait un miracle en soi, sorte de chemin de Damas, que Bedos-fils finira là où Dieudonné se trouve aujourd’hui : paria adulé par nombre d’intellectuels en rupture de ban, les seuls qui comptent aujourd'hui, une partie d’une population que l’on pourrait assimiler aux « damnés des sociétés occidentales » ainsi que nombre d’entre nous, tous partageant avec cet humoriste satiriste sans rival un goût prononcé pour un rire qui a pris toute la dimension de l’ampleur de l’arnaque incommensurable d’une représentation du réel qui n’a qu’un seul but : tabasser à coups de représentations toutes plus mensongères les unes que les autres, à coups de pied et de coups de poing, la réalité qui nous est donnée à vivre et dont Guy Debord nous exposera tous les tenants et les aboutissants dans son ouvrage sur la société du spectacle ; représentations dans lesquelles plus personne sain de corps et d’esprit ne peut se reconnaître.


    Dieudonné n’est-il pas le plus grand anti-tartuffe depuis Molière, de cette société-là ?

    Alors oui ! Ne cessons jamais de défendre et de partager ce rire qui reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre la tyrannie car, avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir. Il arrive aussi que ce rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

                Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force -, né d'une mère bretonne et d'un père africain… cela vous désigne très vite à la vindicte de ceux qui ne supportent pas qu’un clown au nez noir vienne leur donner des leçons.

    Ah ! Culpabilité quand tu nous tiens ! Mais aussi, et surtout ; mépris séculaire ; et mépris de classe.

    Nicolas-Bedos.-Je-ne-suis-pas-celle-que-vous-croyez.jpg

    Dieudonné et un nouveau saltimbanque virtuel qui a la prétention de lui faire face, un ventriloque à noeud papillon privé de piste de cirque et de scène, et dont le public, télévisuel a pour nom « téléspectateurs » ; un public de canapé, de badauds et de larrons désoeuvrés, télécommande à la main, au terme d’un samedi soir qui annonce déjà un dimanche sans joie ; et combien d’entre eux seraient disposés à braver le froid et à payer pour entendre ce blanc de blanc pur jus, blanc bec aussi, doublement blanc puisqu’enfant des beaux quartiers et du showbiz ?

    Car enfin, Bedos-fils sera toujours propre sur lui et fin prêt pour le prochain magazine féminin qui souhaitera en faire sa Une comme on en fait son quatre-heures, casse-croûte pour une gent féminine en mal de gendre ou de petit ami, sans oublier les mal-loties... c’est selon... selon  l’âge des lectrices et leurs conditions.

     

    Aussi, il semblerait que le seul métissage qui soit à la portée d’un Bedos-fils qui n’en finit pas de se chercher et de s’essayer comme on choisit une paire de chaussures pour finalement faire le choix d’une paire tantôt trop grande, tantôt trop petite, soit le suivant : Jean-Marie Bigard pour le pipi-caca mais... bon chic bon genre s’entend ; et Pierre Palmade pour les vicissitudes d’un quotidien matérialiste en diable et traumatique en chef  : "Mon écran plasma géant est tombé en panne hier soir, et ma pétasse de copine qui a ses règles m’a fait la gueule toute la soirée !"

     

    Autant pour la subversion.

     

                Et l’Oligarchie hexagonale de trembler. Un ministre de l’intérieur alerté par la DCRI bouillonne déjà : dans les cercles autorisés on dit qu’il a vraiment du mal à se retenir. Il serait question d'interdire Bedos-fils  à la télévision, à la radio, dans la presse, et partout ailleurs...

    Mais que l'on ne nous en veuille surtout pas si nous sommes nombreux à refuser de partager l'enthousiasme des uns et l'inquiétude des autres car, si Dieudonné se rit de tout et son public avec lui, on ne peut que rire de Bedos-fils... la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf.

    Après Molière, Jean de La Fontaine... encore et toujours La Fontaine.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné interdit de spectacle

     

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  • « Dialogues désaccordés » : Naulleau en promo, Soral au placard.

     

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                  Après avoir observé dans les médias, deux semaines durant, Naulleau en promo (télés, radios et presse) - promo censée accompagner la sortie de l’ouvrage tant attendu « Dialogues désaccordés » qui a pour co-auteur Alain Soral -, et l’affirmation sans cesse réitérée de ce même Naulleau (méthode Coué ?) face à ses interviewers d’un « Oui, j’ai accepté de me trouver face à Soral. Mais je n’ai rien lâché. Je me suis battu bec et ongles. J’ai répondu point par point, sans compromis. Je l’ai contredit sur tous les sujets que nous avons abordés », et alors que tous ceux qui ont lu l’ouvrage en question savent que Naulleau s’est très vite retrouvé K.O, et ce dès le premier round, Soral s’amusant les rounds suivants,  avec un contradicteur déjà bien sonné, comme un chat avec une souris avant de la dévorer, lassé, à bout de patience… et sans doute aussi dans le souci de ne pas décevoir son public - charitable et compassionnelle envers ses lecteurs Soral ! - avec un combat dans la sueur, le sang et les ecchymoses, la parole tuméfiée, de trois petites minutes, et seulement trois minutes ! Combat aussi frustrant qu’invendable…

     

    Tout en sachant qu’à aucun moment notre critique littéraire reconverti dans l’animation télévisuelle n’est apparu comme un rival crédible car le combat est décidément outrageusement trop inégal, comment Naulleau a-t-il fait pour ne pas anticiper une telle déconfiture ? Auteur d’aucun ouvrage politique,  Naulleau vient de la littérature qu’il a laissée derrière lui pour goûter au caviar servi par les patrons des médias à leurs employés qui savent faire tourner la boutique : consensus, omerta, audience  et publicité ; on vous paiera grassement non pas sur votre bonne mine et pas tant non plus sur ceux que vous inviterez mais bien plutôt… sur ceux que vous accepterez de ne pas recevoir et sur les sujets que vous aurez l’obligeance de ne jamais aborder...

     

    Certes, Naulleau n’a-t-il pas aussi une famille à nourrir... à sa faim et au-delà (pour ne rien dire du cavage des oies) ! Et par les temps qui courent à toute vitesse, dans le couple, les partenaires et les enfants ont des exigences, sinon des besoins,  sans commune mesure avec celles des générations passées car plus personne ne se contente de peu, même et surtout du nécessaire (ontologique) ! Nécessaire qui passe le plus souvent à la trappe au profit d’un superflu d’un monde marchand toujours sur la brèche jusqu’à l’épuisement financier et psychologique de ses clients…

     

    Aussi, parmi les animateurs et autres journalistes qui ont reçu Naulleau en promo, force est de conclure ceci : soit ils n’ont pas lu l’ouvrage, soit, pris au piège, à aucun moment ils ne peuvent se résoudre à reprocher à Naulleau de ne pas avoir été à la hauteur de l’enjeu ; car enfin… adresser un tel reproche, c’est sans aucun doute prendre le risque de se voir retourner le compliment comme suit : « Mais alors, Monsieur l’interviewer, dites-moi ce que vous vous lui auriez opposé comme arguments ! ». De plus, reconnaître l’impuissance de Naulleau face à Soral, c’est aussi et surtout prendre un autre risque : le risque d’avouer sa propre impuissance et au-delà, celle des acteurs des médias dominants : journalistes, animateurs confondus ; et enfin, avouer cette impuissance c’est bel et bien rendre hommage à Soral et c’est, que l’on veuille ou non, valider ses analyses que l’on ne pourrait décidément pas contrer faute d’arguments. Or, une classe médiatique et intellectuelle sans arguments face à un essayiste comme Soral, c’est plus qu’il n’en faut pour mettre à terre toute une mise en place d’un système de verrouillage de la représentation du réel (société du spectacle) qui ne souffrira aucune remise en cause ; et le premier qui osera cracher dans la soupe, perdra son travail.

    Faut bien dire qu’avec Zemmour, les médias sont à fond : ils ne peuvent décidément pas faire plus.

    La veulerie, oui ! L’intelligence, le courage et le talent… non ! Mille fois non !

     

     

               Mais qu’est-ce à dire alors ?

     

               Conscient ou pas, c’est sûr, Naulleau cherche à nous dire quelque chose : chercherait-il à ouvrir une crise en donnant un grand coup de pied dans la fourmilière : fourmilière médiatique et politique - en ce qui concerne son camp : le PS et les Verts ? Seulement, il semblerait qu’il ne sache pas trop comment s’y prendre faute à la fois d’expertise en la matière - car sans expérience, on tâtonne, on s’interroge sans fin : « J’y vais ? J’y vais pas ? Comment et quand et où ? Et après, je fais quoi ? » ; faute de courage aussi ; courage qui demeure, quoi qu’on en dise, la qualité la moins partagée chez les êtres humains – a fortiori quand il s’agit d’êtres humains à l’existence télévisuelle.

     

    Faut bien dire qu’on ne passe pas de la littérature bulgare et à l’animation télé et enfin, à l’agit-prop aussi facilement ! N’est pas Dieudonné qui veut ! De plus, il se pourrait bien que Naulleau n’ait pas encore pris totalement conscience de son désir de couler le navire, le sien et si possible celui des autres – d’aucuns parleront de sabordage.

     

    Aussi, force est de constater qu’il y a deux Naulleau : habité d’un désir violent, quasi incompressible, l’un souhaite envoyer tout balader, renverser la table sur les convives, nappe et couverts ; l’autre, à la fois craintif et réaliste, souhaite bon an mal an se maintenir dans les médias en y respectant une partie seulement de ses codes qui se résument à une somme d’interdits aux intérêts bien compris par tous ceux qui y prospèrent économiquement (les médias sont une secte qui a réussi, une quasi religion donc) avant de choisir, finalement, de faire marche arrière face à la caméra ou devant un micro qui lui est tendu, comme empêché, comme impuissant, acceptant sans broncher que l’on caricature Soral. Or, Naulleau oublie un fait : pour les employeurs, il ne saurait y avoir de demi-mesure : les médias n’acceptent aucun compromis ; la soumission doit être totale.



                  Naulleau en promo chez Ardisson (1)

     

    ***

     

                     « Moi » contre « Sur-moi »… dilemme de "l’homme de gauche" qui appartient à une gauche qui s’est couchée devant les puissances d’argent ; torture de celui qui mange à la gamelle de la désinformation par omission, et dont les traits tirés ne sont que la marque de l’outrage faite à l’intelligence et au courage que l’on peut lire sur leurs visages à tous… l’abaissement et la soumission aussi : ça doit bien peser lourd toute cette servitude, ce suicide ontologique  ! Car enfin, à faire l’âne pour avoir de l’avoine, ne finit-on pas... bourricot quoi qu’on puisse penser quand on veut se rassurer ? Et puis, le cynisme n’est pas à la portée de toutes les bourses mentales ; il a son revers de médaille et ce revers porte le nom de dégoût. Oui ! Le dégoût qui viendra bien un jour envahir les consciences de tous ceux qui auront exercer leur métier dans le déshonneur de la mémoire outragée de ceux qui ont donné leur vie, ici et ailleurs, pour que les médias puissent rester un véritable outil et instrument au service de la vérité des conditions de vie et d’existence et non, une tribune pour tribuns en mal de célébrité...

     

    Aussi, il se pourrait bien que la participation de Naulleau à cet ouvrage soit un acte manqué sous la forme d’un gigantesque lapsus, Naulleau ne sachant plus comment se taire (2) sans pour autant pouvoir crever l’abcès de cette bienpensance et de cette dictature qui ignorent superbement la réalité d’une France de la relégation - relégation à la fois économique et culturelle -, sans courir  le risque de mettre en danger son avenir professionnel cause d’un Naulleau qu’une épouse ingrate à la mémoire courte trouvera du jour au lendemain beaucoup moins sexy : en effet, un Naulleau à deux ou trois milliers d’euros par mois, c’est au lit, sans aucun doute, pas la même qualité de prestation qu’un Naulleau à 15000 euros (on ne compte plus les divorces demandés par les femmes après la perte de revenus du partenaire masculin… pour ne rien dire des cas où celui-ci est au chômage !) ; et pour la même raison… c’est aussi sûrement un Naulleau un peu moins « Papa génial ! » aux yeux de ses chérubins… génération aussi impatiente qu'impitoyable, à la fois ange et démon.

     

                 Reconnaissant toutes les entreprises d'enfumage du PS et des Verts de ces trente dernières années, écran de fumée à propos des questions de société qui ne sert qu’à masquer une politique du renoncement au service d’une mondialisation d’une oligarchie sans principe sinon un seul -  l’optimisation des moyens de production de l’espèce humaine -, jusqu’à valider les analyses de Soral dans les dernières pages de l’ouvrage qui traitent de la situation internationale… Naulleau serait-il le sparring-partner de Soral ? Cheval de Troie Naulleau, ouvrant ainsi l’accès aux médias dominants à un Soral banni depuis dix ans ?

     

    Oui ? Non ?

     

     

                 « Moi seul dans les médias dominants, suis à même, de par ma culture littéraire, de m’opposer efficacement à Soral !» Gigantesque acte manqué donc ou bien, immense sursaut d’orgueil sous la forme d’une crise mégalomaniaque de matamore de l’impossible, cette publication de Naulleau ? Un Naulleau don Quichotte tel que Cervantès l’a pensé : difficulté avec l’évaluation de ses propres forces et ses capacités de perception de la réalité qui l’environne ?

     

    Difficile de trancher même si on peut sans se tromper affirmer que la fréquentation assidue des médias accélère le divorce entre soi et une réalité qui vous permet de rester en contact avec une perception et une appréciation d’une réalité-miroir au plus près de ce qui est, de qui et de ce que l’on est. Rien n’est plus flatteur (et donc trompeur) que de travailler dans les médias ! Et l’on sait ce qu’il faut penser de la flatterie qui vit aux dépens de ceux qu’elle prend pour cibles : les animateurs passent et trépassent ; les médias, eux, restent après vous avoir vidé ses agents de leur énergie vitale tant intellectuelle qu’humaine après une régression, un rétrécissement et un enfermement subreptices, et ce en moins de temps  qu’il faut pour en prendre conscience, jusqu’au jour où, coupé de sa propre réalité comme autant de vérités qui ne nous seront plus accessibles, plus jamais, on perd pied, et l’on ose tout, comme ce dialogue avec Alain Soral, dialogue désaccordé peut-être – et encore, c’est pas sûr du tout ! - mais surtout… dialogue déséquilibré à un point tel que très vite, il n’y a alors plus qu’une voix, une seule, qui se fait entendre face à des babilles, des balbutiements tout aussi indistincts, et d’autres encore, certes audibles mais éculés et sans perspective : pas de hauteur, pas de profondeur ; tout à plat donc !

    Pour faire court : les médias et le succès, ça rend bête.

     

                  Naulleau pourra-t-il encore longtemps faire ce grand écart entre ce qui est, ce qui doit être, ce qu’il faudrait faire, ce qu’il est encore possible d’espérer accomplir ?

    Paradoxalement, sera-t-il celui par qui le scandale arrivera, supplantant ou bien volant la vedette, contre toute attente, à Alain Soral ?

    Qui poussera Naulleau à la faute ?

    Pour le bien de Naulleau et son avenir, il est vraiment temps que cette tournée des médias  - comme on fait la tournée des bars - s’achève. Ou bien alors, que Naulleau se décide enfin, une bonne foi pour toutes les fois où on aura pu le trouver hésitant, à se réconcilier avec son inconscient qui ne sait plus comment hurler un « C’en est assez de l’imposture ! » d'homme de gauche au bord de la crise de nerfs.

     

     

                                                                                ***

     

                Allez… courage Naulleau ! Fais donc ton coming-out ! Tu sais, des vacances sur la côte atlantique avec toute la petite famille au camping « les flots bleus »… c’est pas mal non plus. La plupart a survécu.

    Après tout, y a pas que les Seychelles.

     

     

    1 - "Soumission totale"... Ardisson en sait quelque chose ! Un Ardisson aujourd'hui sur la touche, et qui depuis, ne cesse de faire des pieds et des mains, enfonçant plus souvent qu'à son tour, et même lorsque l'on ne lui demande rien, un Dieudonné et un Soral, en pure perte semble-t-il puisque les chaînes hertziennes ne lui ont toujours pas pardonné son double langage, sa double allégeance irréconciliable de surcroît, à propos de ces mêmes Soral et Dieudonné... Ruquier occupant désormais la place, toute la place ; un Ruquier qui ne soupçonne même pas que l'on puisse contester à son employeur le droit de décider de qui passera à l'antenne et qui ne passera pas.

     

    2 -

     

     

                   Déjà Naulleau avait-il commencé de dire tout haut ce que d'aucuns pensaient tout bas... sans oublier ceux qui n'osaient pas même dans l'intimité de leur conscience. C'était en 2011.

     

    _______________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Naulleau seul face à Alain Soral

    Lien permanent Catégories : Alain Soral, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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