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  • Art, Artistes, histoire et Art contemporain…

     

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    FIAC 2016

     

     

    " Quand j'entends le mot Culture*, je sors mon révolver ! "

                        Baldur von Shirach, chef des Jeunesses hitlériennes

     

     

    * dans toutes les acceptions du mot : art, histoire, philosophie...

     

     ***

     

     

                   Le problème avec l’art contemporain («AC », abréviation pour « art contemporain) ne réside-t-il pas dans l’emploi du vocable « art » qui n’a pas sa place dans cet AC car l’Art a une histoire et le vocable aussi par voie de conséquence ?

    A cette question ainsi posée, grande est la tentation de répondre par l'affirmative car enfin, l’AC n'est-il pas en rupture totale avec cette histoire ? Rupture jugée le plus souvent à tort comme « révolutionnaire » ou bien « anti-système » ; à tort car, cet AC est subventionné comme jamais auparavant par l’Etat et son ministère de la Culture ; un ministère propagandiste qui plus est.

    Aussi, et pour peu qu’il s’agisse d’Art, tout contestataire qu'il soit, l’AC n’est sûrement pas plus révolutionnaire qu’un dessin de... disons... Toulouse-Lautrec. D’autant plus qu’il n’y a rien à attendre d’une contestation financée et subventionnée par un Etat quel qu’il soit, même et surtout PS. Que cela ait pu échapper à la « critique » dénote à quel point cette contestation est portée par des intervenants qui n’ont aucune idée de ce qu’implique une véritable remise en cause d’un système que ce soit au nom d’un anti-capitalisme forcenée ou d’un anti-mondialisme alternatif anti-consumériste.

     

                  Accordons néanmoins aux acteurs-créateurs de cet AC le droit et la légitimité d’utiliser le vocable « artiste » qui a vu le jour il y a moins de deux siècles… alors que l’Art a 18 000 mille ans, sinon plus, pour ce qu’on est aujourd’hui capable de savoir à son sujet. L’Art précédant de loin, de très loin, le vocable « artiste », on peut sans risquer le ridicule dissocier sans difficulté l’artiste de tout Art.

    Tenez ! Songez donc à l’expression « C’est tout un art !» : car, servir l’Art c’est tout un art en effet ; c’est un métier, un savoir-faire, des heures d’apprentissage dans la solitude, la sueur et les larmes (parfois même le sang !)….

    Précisons aussi ceci : Servir l’Art ne fait pas systématiquement d’un peintre ou de tout plasticien, un artiste d’autant plus que l’Art n’a pas toujours été servi que par des artistes tout au long de son histoire : Michel-Ange était-il un artiste ?

    Il était beaucoup plus que ça.

    Lautrec a servi l’Art ; il était aussi un artiste ; van Gogh, lui, a fait ce qu’il a pu à la fois en tant que peintre et en tant qu’artiste.

    Un peintre dit contemporain tel que Philippe Lejeune (né en1924 ; peintre-gourou des anti-abstrait et des anti-AC d'une pierre deux coups ; et puis, pourquoi faire les choses qu'à moitié dans la critique de l'AC !) est-il un artiste même si l’on peut difficilement lui contester à la fois le titre de « peintre » et le fait que sa démarche consiste à servir l’Art en tant que... Histoire ?

     

     

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    Et celui-ci, Vladimir Veličković : peintre et artiste ?

     

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    Ou bien encore : Ursula ULESKI

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                 En conclusion même provisoire, affirmons ceci : l’art contemporain n’a rien à voir avec l’Art même s’il est servi par ce qu’on peut appeler « des artistes » ; et si la maigre et récente histoire de l’AC nous est d’un enseignement quelconque,  il est vraiment tentant de penser que l’Art, aujourd'hui, est donc bien mieux servi par des « non-artistes ».

    Aussi, dans le doute, laissons donc le Contemporain aux artistes des Arts incohérents d'Aphonse Allais de 1882 ( comme quoi, rien de vraiment nouveau sous le soleil contemporain !) et l’Art qui s'inscrit dans sa propre histoire aux plasticiens : une Histoire toujours en mouvement, si possible : continuité et remise en cause mais sans la rupture de l'AC ; rupture le plus souvent vaine et creuse. Et s'il peut arriver que l'Art soit servir par un plasticien-artiste (pensons ne serait-ce qu'à Picasso et Dali), qui s'en plaindra ? C'est l'AC qui recule et l'Art qui continue d'avancer.

     

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  • L'Art contemporain : Spinoza et Frédéric Lordon...

     

                       A propos de l'art contemporain, Frédéric Lordon convoque Spinoza pour lequel " Il n'y a pas de valeur. Il n'y a que des processus de valorisation ; les affects seuls sont les opérateurs de cette valorisation".

    Et Lordon de valider (ou de valoriser) ce qui, dans les faits, n'est qu'un parti pris Spinoziste qui a sans doute à voir avec les origines culturelles du philosophe, brillant au demeurant, et l'expérience de cette origine : une culture juive iconoclaste dans un siècle pictural par excellence (triomphe de la perspective en peinture ;  art italien et flamand à son apogée) avec le bannissement délibéré de représentations religieuses de type figuratif car l'interdit de la représentation est bel et bien présent dans le Judaïsme.

    Dans ce contexte, c’est sûr : se tenir loin de l’Art n’aide certainement pas à se forger un jugement sûr, informé et avisé sur les œuvres et les artistes.

     

                      « Il n'y a pas de valeur. Il n'y a que des processus de valorisation ; les affects seuls sont les opérateurs de cette valorisation. »

     

                      Il serait vraiment temps car salvateur, que des universitaires comme Lordon soient capables de se dire et de nous dire : "Et si Spinoza se trompait ?" Car, pour tout philosophe valorisé à la hauteur d'un Spinoza, pourquoi ne pourrait-on pas poser la question suivante :  "Là, Spinoza aurait-il atteint son niveau d'incompétence ?" En d’autres termes, pourquoi un philosophe ne serait-il pas condamné, tout comme le commun des mortels, à s'élever à son niveau d'incompétence selon un principe bien connu ; celui de Peter ? A charge pour des universitaires comme Lordon de nous alerter, nous pauvres lecteurs non-philologues, lorsqu’ils rencontrent une telle éventualité : celle de l’erreur qui aurait pour fondement l’ignorance et par voie de conséquence : l’incompétence.

    Aussi, à propos de l’Art, osons la question : "Et si Spinoza était incompétent ?"

    Et puis, comment l’en blâmer : qui peut tout savoir et tout comprendre, sur tout à tout moment ?

    Personne.

     

                   Le diagnostic d’erreur serait-il interdit à propos de Spinoza parce ce qu’il est un philosophe reconnu comme tel et qu’un philosophe ne peut pas se tromper ? La philosophie serait alors une science exacte ? Depuis quand ?

    De plus, gardons à l’esprit, pour appuyer notre démonstration, tout renvoyant à l’expéditeur l’argument tel un effet boomerang, que Spinoza est un philosophe que parce qu’il a bénéficié « d’un processus de valorisation » qui l’a élevé à ce rang de philosophe (thèse complotiste de Lordon ce processus de valorisation ? Quelqu’un, quelque part aurait décidé que Spinoza doit être un philosophe important et reconnu comme tel par le monde entier ?) : de plus, Spinoza n'est-il pas un être humain, et par conséquent... esclave de ses affects tout comme le commun des mortels puisque tout ne serait qu’affects, affections, afflictions affreuses et laides !

                      Sans ce regard lucide et vigilant à propos de tout philosophe, aussi valorisé soit-il, force est de constater que des universitaires comme Lordon se condamnent à passer alors de la philosophie au music-hall en se faisant les ventriloques qui, d’un Spinoza, qui d’un Descartes.

     

                       « Il n'y a pas de valeur. Il n'y a que des processus de valorisation ; les affects seuls sont les opérateurs de cette valorisation. »

     

                        Pour revenir à l'affirmation de Spinoza, reprise par Lordon, appliquée à la philosophie et aux philosophes, on pourrait alors tout aussi bien affirmer ceci : "Il n'y a pas de philosophes ni de philosophie. Il n'y a que des processus de valorisation ; et seuls les affects sont les opérateurs de cette valorisation."

    En d’autres termes, sans ce processus de valorisation, Spinoza ne serait qu'une anecdote car, tout bien considéré, Spinoza n’est pas un philosophe en soi ; il a simplement bénéficié d’un processus de valorisation qui a fait de lui un philosophe reconnu comme tel par tous les universitaires  !

    Proposition absurde, bien évidemment car, Spinoza est un philosophe non pas grâce à ce processus de valorisation mais bien plutôt parce qu’il y a eu des philosophes avant Spinoza -  Platon, Aristote -, et parce qu’on a philosophé avant lui ; aussi, pas d’erreur possible : Spinoza est bien un philosophe parce qu’il existe ce qu’on appelle  « une histoire de la philosophie » à la lumière de laquelle on peut juger si Spinoza est un philosophe et de quelle importance, qui plus est.

     

                      Ludwig est un compositeur de la trempe d’un Beethoven parce qu’il y a eu avant lui, ou simultanément, Bach et Mozart ; Picasso parce… Goya, Vélasquez, l’Art africain… Pierre Boulez parce que (dans le désordre chronologique)… Stravinski, Debussy, Wagner, Webern, Schoenberg, la musique d'extrême-orient…

    A ce propos, Lordon semble ignorer que l’art contemporain, fossoyeur de l’art moderne, c’est la rupture ; et pas n’importe quelle rupture ; c’est la rupture propre au refus de l’histoire de l’Art, de la technique, de l’apprentissage et d’une forme de dépassement de soi devant son propre sujet, celui de l’artiste lui-même et de l’œuvre sur laquelle il travaille à un instant donné car l’art contemporain est plus un symptôme que le produit d’une affirmation esthétique, spirituel et civilisationnel ; un symptôme d’ordre économique pour l'occasion (qui nous renseigne sur ce qu’est devenue l’économie et la place qu'elle occupe !) et un malaise culturel (quels systèmes de valeurs pour quel type de projet de société ?) jusqu’à l’impasse et la mort de l’Art ; un Art suicidé par les « artistes » eux-mêmes, enfants d’une culture sans Histoire et sans passé, sans héritage et sans intimité ; une œuvre étrangère à l’artiste qui se regarde « faire l’artiste » avec plus ou moins de cynisme décadent. 

    Au royaume de l’indistinction, là où « tout se vaut », il n’empêche que tous doivent servir, artistes, salariés et patrons, la marchandise et la marchandisation du monde. Et tous ceux qui ont longtemps cru que l’Art, c’est « tout ce qui est indispensable et qui ne sert à rien » -  un peu comme affirmer, dans un autre domaine, celui du cinéma, qu’Hollywood ne fait pas de politique -, ceux-là n’ont rien compris : car rien n’a été plus instrumentalisé que l’Art, de tout temps, en tant que formidable vecteur de propagande au sens de propager, répandre, diffuser… une idéologie, une religion ; aujourd’hui, un ordre économique du "tout marchandise" ; et dans ce contexte-là, tout ce qui est cher, tout ce qui s’évalue à la hauteur de plusieurs millions d’euros a de la valeur ; et plus c’est cher plus c’est une valeur sûre parce que chère !

    Surprenant que Lordon ne cite pas Marcel Duchamp alors qu'il mentionne Warhol à propos de la question : « Qu’est-ce que l’Art ? Qu’est-ce qui fait Art ? Quelle valeur accordée à une œuvre en particulier ? »

    Dommage vraiment car, la ou les réponses de Duchamp à ce sujet sont très certainement bien plus riches en enseignements que celles de Spinoza repris par Lordon.

    Duchamp prophète, dénonce le « Tout est Art » à venir avant de se retirer dans un immense éclat de rire de désespoir et d'attendre la mort toute sa vie durant aprés avoir refusé la consolation de l’Art ; sa mort à lui Duchamp donc et puis aussi, la mort de l’Art ; un Art au service d’un ordre économique qui n’en finit pas de crever crise après crise tout en faisant mourir des millions d’hommes et de femmes dans des guerres économiques qui ont pour enjeu : l’accaparement des dernières ressources naturelles.

    Andy Warhol, jouisseur, quant à lui, célèbre la civilisation du « dollar » et s‘en remplit les poches. Warhol est de son temps, c’est-à-dire qu’il appartient au passé ; Duchamp prophète n’a de cesse de prédire l’avenir depuis plus d’un siècle.

     

                   A propos de l'Art, à l’écoute de Lordon, deux ignorances semblent se renforcer : celle de Lordon (génération pop-art et pop-music à la portée de tous ! Et si les artistes n’ont plus besoin de l’Histoire de l'Art et d’un apprentissage, leur public non plus ! Et ça tombe plutôt bien puisque ces deux exigences n’ont pratiquement plus droit de cité dans les écoles dites d’Art et les écoles tout court !) et celle de Spinoza qui ignore tout simplement l'histoire de l'Art : la peinture a ses maîtres, le dessin aussi, car l'Art c'est de l'histoire et de la technique.

    Entre le relativisme absolu d'un Spinoza (seuls les affects sont juges) et l'impasse académique d'un Kant sur le jugement esthétique, qui fait courir le danger d’un Art figé, sclérosé, bégayant qui n’a de cesse de se répéter,  il existe une autre voie : le talent ou le génie devant lequel tous sont contraints au silence, qu'ils aiment ou qu'ils n'aiment pas – adhésion, rejet, indifférence -, quels que soient leurs affects ou bien encore, pour revenir à Kant, quelle que soit la tradition auquelle l'oeuvre fulgurante est censée appartenir ou bien, semble s’en détacher avec plus ou moins de détermination, de préméditation et de virulence...

    L’œuvre s’impose alors d’elle-même, sans qu’elle ait pu faire l’objet d’un processus de valorisation ; tous les affects sont congédiés. Le complot n’a pas sa place ; il ne peut pas se déployer…

                     Le jugement par l'affect c'est le jugement par excellence de l'ignorance car l'émotion est le pire des mensonges lorsqu'il s'agit d'éclairer la vérité de l'Art qui est une transcendance... avec ou sans Dieu.

     

     

                      Extrait tiré d'une version longue de la conférence gesticulée - inculture 1 où Franck Lepage développe une demi-heure son propos sur l'art contemporain . filmé à Amiens pour associations d'éducation populaire : "la Boite sans projet" http://www.boite-sans-projet.org

    La conf. complète : https://www.youtube.com/watch?v=ixSI7...

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  • Les 30 dernières minutes de l'art contemporain... pour ne plus y revenir...

     

                               ... et en finir avec cet art fossoyeur de l'art moderne

     

     

                L'art contemporain : l'apologie du non-travail ou quand c'est l'artiste qui fait l'oeuvre, ici et maintenant, une fois la postérité hors jeu.

     

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  • Mémoire artistique : amnésie et commerce

     

      

                     

           Réponse à Emmanuel Tugny et consorts : Le mémoire artistique ICI

     

     

                 Il est dit que les écoles d’Art préparent les élèves à l’intégration au marché de l’art. Aussi, tous devront savoir se vendre : "le mémoire artistique" est alors censé les préparer à répondre à cette exigence.

     

            Nul doute, "Le mémoire artistique" fera de l'artiste un bavard expansif... très certainement au détriment de toute réalisation... artistique justement, encourageant et privilégiant un artiste sans art, sans métier et sans maîtrise, puis finalement et fatalement... un artiste sans oeuvre... un artiste comme dés-oeuvré. D'où la nécessité du recours à la parlotte.

     

               "Tais-toi, apprends et bosse !" Tel devrait être le message affiché au fronton de toutes les écoles d'Art. Car l'Art n'a pas besoin de discours ou de justification ; en revanche l'Art a besoin d'un regard... celui d'un public confronté à une oeuvre qui le convainc alors de la nécessité de l'Art. A charge pour tout artiste d'être au rendez-vous de cette exigence... exigence qui n'a pas grand-chose à voir avec sa capacité à remplacer l'oeuvre par un discours ou bien une oeuvre d'une faiblesse telle.. que le discours devient sa seule planche de salut en naufragé d'une pratique artistique au clou.

    Mémoire pour mémoire... en revanche, la mémoire artistique - celle d'une histoire de l'Art, en priorité... fera que bon nombre d'artistes iront se faire pendre ailleurs une fois que toute la pauvreté de ce qu'ils croyaient pourtant relever d'un Art majeur leur aura sauté aux yeux comme on recouvre la vue et la mémoire (!) après une longue période d'amnésie.

     

                                                               ***       

     

               Ne plus écrire, ne plus parler...  mais alors, à quand des artistes muets, illettrés et manchots (des fois qu'il leur viendrait à l'idée de nous parler avec les mains) ? Et ce afin que l'artiste se taise et que l'Art hurle à nos oreilles sa victoire... jusqu'à en devenir sourds car, seuls des artistes sans parole ni bras ainsi qu'un public dur de la feuille comme un pot sauveront l'Art contemporain, moderne et autre du naufrage...

               Dans l'attente de l'arrivée ou du retour d'une cécité universelle tout aussi salvatrice qui mettra alors tout le monde d'accord - artistes, critiques et public !

            Après tout, dans la longue nuit d'un art contemporain sans Art, tous les chats ne sont-ils pas gris et nous tous des génies ?

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    ainsi que Molière et l'Art contemporain par

    François-Laurent Balssa

     

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  • "Dirty Corner", l'installation d'Anish Kapoor au château de Versailles vandalisée

     

     

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                      « Des inscriptions ont été découvertes dimanche sur la sculpture monumentale d’un artiste britannique, installée depuis début juin dans les jardins du château de Versailles. » ICI, inscriptions qualifiés d' « antisémites » par l'auteur de cet encombrant qui se dit "sculpture" et quelques politiques qui lui ont emboité le pas ( Valls, Hollande...)...

    Jugez plutôt : «La reine sacrifiée, deux fois outragée », « SS Sacrifice Sanglant », « le deuxième viol de la Nation par l'activisme juif déviant ». Ou encore « Juifs tradis et Kabbalistes : ce taré vous met en danger » - convenons tous ensemble que ce dernier commentaire est plutôt protecteur à l'endroit des Juifs dits traditionalistes.

    Doit-on ici préciser qu'il faut faire preuve d’une mauvaise foi certaine - mauvaise foi sans surprise qui cache, une fois de plus, une menace et un chantage censés faire taire toute critique en général et en particulier aussi, et plus encore lorsqu'elles sont justifiées -, pour qualifier ces inscriptions d’antisémites même si l’on doit regretter que d’aucuns soient incapables de critiquer cette  « production » dite artistique qui est un véritable "délit", un délit gratuit et sans profit pour la société, un délit qui n'explique rien, sans avoir toutefois à faire état de l’origine ethnique du dit « auteur-délinquant » ?

    Et quand on sait qu’en ce qui concerne Anish Kapoor, la critique était d’autant plus facile et justifiée que sa production est médiocre et sans art, on réalise à quel point la mention de l'appartenance ethnique de l'auteur du forfait était bien inutile.

     

     

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                   Le seul mérite de cet encombrant...  mais l'art contemporain nous a déjà mille fois encouragés d'y adhérer, contraints et forcés le plus souvent, et si tant est que cela en soit un, c’est son côté monumental : 9m de haut et 60m de long.

    Alors qu’un champ abandonné aurait tout aussi bien pu convenir ou bien encore, la Méditerranée  -  on dit cette mer très profonde, jusqu’à 5000 mètres -, dans le cadre d’une exposition champêtre dans le premier cas, sous-marine dans le deuxième -, c'est bien d'une vraie blessure esthétique et d'une nouvelle injure symbolique qu'il est question avec cette profanation toute laïque : le refus du respect que l'on doit à tous les lieux de la République, y compris ceux d’Ancien régime.

    Rien de nouveau en la matière néanmoins car, avec l'art contemporain fossoyeur en chef de l'art moderne, c'est bel et bien la règle suivante qui s'impose : le viol des consciences et la recherche systématique du traumatisme ; recherche derrière laquelle un mépris certain pour l'espèce humaine parvient à peine à cacher un engagement auto-destructeur et nihiliste.

    Continuer de nous salir et de nous avilir... nous et notre époque, ça oui !

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                  Dans une interview au Journal du Dimanche, Anish Kapoor a évoqué la « connotation sexuelle » de son œuvre, censée représenter « le vagin de la reine qui prend le pouvoir » ; formule à la Marcel Duchamp mais sans le génie radical et visionnaire de ce dernier : tout ce à quoi nous serons confrontés ; et comme de juste, nous y sommes et n'avons pas cessé d'y être depuis les années 50 !

    Décadente cette gesticulation contemporaine ! "Décadente" dans le sens de "sortie du progrès", se situant en-dehors du monde tel qu'il est, a été, pourrait être, sera... ce qu'on pourrait appeler "une réalité visionnaire du monde", contrairement à l'Art qui a toujours su nous éclairer sur son époque.

    Le vagin de Kapoor ne témoigne de rien sinon d'une pathologie. Niais nous y entrons dans ce vagin, niais nous en sortons ; et de marbre qui plus est : celui de l'indifférence ; et de plomb : celui de la colère, une colère de gros calibre ! De plus, il est vraiment inacceptable que de l'argent public y soit englouti.

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    Vagin de la reine versus le trou du cul de l’artiste, un immense trou pour l’occasion, à la hauteur de la connerie de ce délinquant juvénile qui associe la création artistique à ce qui ressemble fort à un complexe d'Oedipe mal résolu (1) - entre autres pathologies et symptômes -, responsable d’un nombrilisme fossoyeur de l’Art majusculaire avec pour ultime accouchement : une production immature, en dessous de la ceinture (l’artiste fait aussi dans le symbole phallique) là où le pipi-caca est roi : du porno soft tendance scatologique, inévitablement...

    Aujourd'hui, il semblerait que les patients des psychanalystes et autres psychothérapeutes occupent en majorité une scène réservée jadis aux artistes, et ce avec l'assentiment, la complicité et la complaisance de tous les acteurs de cette scène : Etat, collectivités, institutions.

    Comment alors signifier à tous ces patients que parmi le public, nombreux sont ceux qui n'acceptent plus d'être leur cure  ?

    La question est posée. En attendant une réponse, tous ces "animateurs urbains" devront très certainement faire face dans les mois et les années à venir, à des niveaux de contestation sans précédent ; une contestation conduite par ceux qui, aujourd'hui, se considèrent dans le droit de la défense personnelle.

     

     

    ***

     

                 Mais au fait… à qui doit-on cette intrusion aussi prétentieuse qu’imbécile ?

    A Catherine Pégard, une journaliste au Quotidien de Paris puis au Point, diplômée de science-po, un temps conseillère de Sarkozy, nommée à la présidence de l'établissement public du château de Versailles lors du conseil des ministres du 31 août 2011, succédant ainsi à Jean-Jacques Aillagon.

     

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    Qui nous parlera des pressions qui ont pu être encore une fois exercées sur sa pauvre personne pour qu’une telle provocation stérile, après tant d’autres, soit acceptée dans des lieux qui n’ont besoin que d’un seul hommage et d'un seul soutien : celui de l’Histoire, de l'Etat et des visiteurs venus du monde entier pour lesquels la France c’est aussi Versailles et son roi.

    Aussi, pardonnons-leur à tous car ils ne savent pas ce qu’ils font ! Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont nommés : pour attendre les ordres et les exécuter car, sans ces ordres, perdus ils sont dans une nomination bien trop grande pour eux.

    On aura, au passage, une pensée pour cette France du XVIIe siècle saignée à blanc par un roi soleil qui fut finalement enterré de nuit, en catimini, par peur du scandale et des crachats ; faut dire que le peuple avait alors du caractère et de la salive à revendre, muselé qu’il était ; un roi donc qui se plaçait au dessus de tout ce qui conduira ses descendants sur l’échafaud avec sa lame assoiffée de sang et de justice aujourd’hui encore introuvable pour partie.

     

    ***

     

               Pour revenir à notre sujet, l'Art ou bien plutôt... son absence... à quand une critique et une histoire de l'Art qui relèveraient de l’invective, de l’insulte, courage d'une main, colère de l'autre, face à l'affront (quand ce n'est pas l'outrage) qui nous est fait, saison après saison, exposition après exposition, installation après installation, toutes plus indigentes les unes que les autres ; foutoirs indescriptibles dans lesquels l'infantilisme côtoie le plus souvent le trivial qui côtoie le puéril qui à son tour embrasse l'anecdotique, le tout noyé dans un océan d’intentions aussi immatures qu’incompétentes et jean-foutres (2).

    Névrose et enfermement ! A la trappe l’Universel ! Aucune tentative de sortir de soi ! Aucune vision digne de ce nom : celle d’un monde, celui d’hier, d’aujourd’hui et pourquoi pas, un monde pour demain ; artistes visionnaires, novateurs et précurseurs.

    Pire encore, on cherchera en vain un savoir-faire pour défendre quelle que valeur esthétique que ce soit.

                  Oui ! Un savoir-faire : celui de l’artisan et de son métier ; sueur, larmes et sang ; efforts et travail dispensés pour une finalité bouleversante et incontestable dans sa maîtrise et son inspiration ; témoin indiscutable d‘années de recherche et d’apprentissage solitaires et têtus.

     

                        Tout n'est pas perdu néanmoins car ce serait une grave erreur d'oublier ceci : l'Art ne peut exister qu'à condition que le monde cesse de se suffire.

    Le monde ne remplit-il pas cette condition aujourd'hui ? L'Occident n'en a-t-il pas assez de se mordre la queue et de ne regarder que son nombril ? 

    Le modernisme a vécu ; le post-modernisme aussi ; le retour de l'Art majusculaire est donc programmé, et les animateurs de la scène dite artistique déjà condamnés à retrouver l'anonymat des cabinets des thérapeutes, et pour d'autres, à prendre rendez-vous au plus vite car, ça va en faire du monde !

     

     

    1 -  "... le complexe d’Œdipe est un rapport de forces affectif et sexuel au sein d’une famille. L’enfant en est à la fois sujet et enjeu. S’il reste prisonnier de l’attachement œdipien, il ne peut grandir et structurer son moi, car il demeure dans l’impossibilité de dépasser une relation duelle et exclusive. Il noue de ce fait une relation névrotique au parent de sexe opposé tout en éliminant le parent de même sexe qui est l’obstacle à sa passion amoureuse.

    Une mauvaise résolution de l’Œdipe entraîne que l’enfant n’est plus sujet de son développement, mais un enjeu de séduction, de manipulation, d’autoritarisme ou de démission." (la suite ICI)

     

    2 - Se reporter à l'article de Jean Baudrillard à propos de l'art contemporain : ICI

     

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