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  • Harlem Désir ou la prime au médiocre

     

                        AFP : "Harlem Désir a appelé vendredi 12 octobre au rassemblement et à l'unité du PS en ces temps "de crise sans précédent", assurant se satisfaire pleinement du score obtenu par sa motion lors du vote militant de jeudi soir, sous la barre des 70% selon des résultats quasi définitifs.

     Dans ce vote destiné à départager cinq textes, sa motion d'orientation politique soutenue par tout le gouvernement, Jean-Marc Ayrault en tête, et par la numéro un sortante Martine Aubry, a recueilli 68,42% des voix, selon des résultats portant sur 97% des bulletins dépouillés communiqués en début d'après-midi. Les résultats définitifs devaient être connus en début de soirée."

     

    _____________________

     

    Après un long séjour remarqué à SOS-racisme (1) qu'il quitte en 1992...

    Tel une colline accouchant d'un mulot, s'ensuit une vingtaine d'années d'une vie politique aphone ; obscur député européen, petit soldat aux ordres du politiquement correct depuis trente ans, enfin récompensé pour son silence - pour s'être tenu longtemps à l'écart de tout ce qui importe, ne s'occupant uniquement que de ce qui ne le regardait pas (lui et personne non plus) -, à la suite de la nomination d'un Bartolone à la tête de l'Assemblée nationale, voici Harlem Désir propulsé à la tête du PS.

    Et à ce propos... qui peut douter un seul instant que ce nouveau premier secrétaire ne vienne chaque matin à l'Elysée, en garçon de courses (2) d'un PS soumis et sans cause, prendre les consignes et les ordres d'un François Hollande déjà Président par intérim (dans l'attente d'un vrai Président qui n'arrivera sans doute plus)...............

    Car enfin... Mitterrand aura eu face à lui un Jospin, un Rocard, un Mauroy... Hollande... un Harlem Désir et un Ayrault, en attendant Valls.

     

                      Affinités électives : vraiment, les médiocres (3) n'ont pas leurs pareils lorsqu'il s'agit de se soutenir les uns les autres !

     

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    1 - Entre 1986 et 1987, alors qu'il est président de l'association SOS Racisme, Harlem Désir perçoit 10.500 francs par mois d'une autre association, l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants, basée à Lille. Cet emploi fictif lui vaut une condamnation, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour recel d'abus de bien sociaux.

     

    2 - Qui rappellera à Hollande les conditions de son élection au primaire du PS, son programme de campagne et ses promesses ? Un Harlem Désir qui lui devra tout ou presque ? On peut en douter.

     

    3 - Hollande, Ayrault, Fabius, Valls, Bartolone, Harlem Désir... filiation d'hommes sans qualité et sans force. Un peu léger face à l'Allemagne, Goldman Sachs, les bombes américaines et les pétrodollars du Qatar.

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  • Législatives 2012 : un PS Hache et billot

     

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    Décapitation des Verts, du FDG et du Modem par le PS...

     

    Un PS maintenant seul face à l'UMP et au FN 

     

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    Martine Aubry en Robespierre : "Pas de pitié !"

     

     

    ***

     

     

    Reste à espérer qu'ils n'auront jamais à le regretter...

     

     

    Dans cinq ans par exemple, affublé d'alliés sans visibilité 

    avec la forte probabilité d'un Modem antagoniste (1).

     

     

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    1 - Pour peu que ce même Modem soit encore de la politique comme d'autres... de ce monde.

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  • François Bayrou, le Monsieur tout le monde en politique

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    François Bayrou…

    Homme sans qualité qui attend, tapi dans l'ombre, qu'un plus mauvais que lui échoue... à savoir : le candidat PS ou UMP au premier tour d'une élection présidentielle.

     

    ***

     

                 Laborieux, sans panache, en éternel don Quichotte de la politique, un temps à la tête d’une UDF créée voilà quarante ans aux seules fins de sortir de l’étouffement du Gaullisme - celui des carrières et des ambitions -, pour quiconque n’était pas dans l’orthodoxie…

    S’auto-proclamant porteur d’un projet qui se situerait au-delà des clivages politiques traditionnels - projet qui, dans les faits, consiste à jeter la politique à la porte sans se soucier de la fenêtre laissée entr'ouverte…

    François Bayrou n'a qu’un souci : passer l’Histoire à la trappe ; aspiration illusoire car la politique, ce n'est pas ce qu'il nous faut être - comprenez : ce qu'il est raisonnable d'attendre des autres et d'espérer pour soi-même…

    Non ! La politique, c'est ce que nous sommes ; et ce que nous sommes, nous le sommes depuis des lustres. Et personne ne nous changera ! Et sûrement pas un projet qui aurait la prétention de faire de l'être humain un agent a-politique et raisonnable ; dans les faits : résigné.

     

    ***

     

                 Derrière cet homme appelé par personne et à qui le destin et la fatalité n’ont rien demandé, on sera bien en peine de trouver une seule nécessité quelle qu’elle soit... nécessité pour nous, pour la France, l'Europe, le monde… de souhaiter et de le voir un jour occuper la fonction de Président de la République.

    La besace légère, projet cen-triste (1) sous le bras - projet des uns qui pourrait tout aussi bien être celui des autres, sans distinction, sans ambivalence et sans altérité, précisément là où se trouvent déjà Hollande, Villepin, Borloo, et plus tard, Sarkozy au 2è tour d’une présidentielle pour un grand écart de l’extrême droite au centre-droit…

    Que reste-t-il à François Bayrou comme espace politique ?

    Ministre de l’Education Nationale chez Juppé et Balladur, ministre aux ordres, transparent et aphone - « Pas de vagues ! Pas de vagues ! Et pas de vagues ! -, européen aveugle d’un enthousiasme imbécile, privé de Parti - si par Parti on entend un Parti avec des adhérents-militants, des références historiques et des racines, sans oublier des moyens financiers -, seule demeure une ambition, une seule... obsessionnelle : l’Elysée. Une ambition têtue qui, au fil des ans, ne semble concerner que lui. Ambition juvénile venue de dieu sait où ! Sans doute cet éternel provincial s’est-il laissé un jour séduire puis aveugler par les lumières de la Capitale et, plus tard, par les lampions de nos bâtiments et monuments publics, hautement symboliques, Matignon et l’Elysée entre autres, tout le monde s’étant bien garder de lui rappeler que tout ce qui brille n’est pas d’or, et que tout ce qui scintille et clignote ne lui est pas nécessairement destiné…

    Ambition qui, à la longue, embarrasse tout le monde, tellement cette ambition est disproportionnée comparée à celui qui la porte. Quant à ses chances de parvenir un jour à occuper le fauteuil élyséen, et même s’il ne faut jamais jurer de rien - la politique et des électeurs pusillanimes, le plus souvent amnésiques ou tête en l’air, savent récompenser les candidats patients et déterminés -, encore une fois, il semblerait que seul l’échec de ses concurrents pourrait permettre à Bayrou de rafler la mise suprême… comme le cornet de glace du même nom.

    Mais alors... qui sauvera Bayrou ? Ou bien plutôt, qui le délivrera de cette ambition ?

    Et le retrait de Jean-Louis Borloo n’arrangera rien, c’est à craindre car, la pire chose qui puisse arriver c’est que Bayrou recommence à y croire, lui et son « ni droite ni gauche » tarte, d'une profonde vacuité et d’une ignorance et historique, et sociologique, et politique surprenante…

    Ignorance feinte, bien évidemment !

    Car enfin... de tout temps, n’a-t-il pas toujours été question de ce ni droite ni gauche qui, dans les faits, ne peut signifier qu'un "un coup à droite, un coup à gauche", de de Gaulle à Chirac en passant par Mitterrand (pensons un instant à Jospin et à ses privatisations que toute la droite lui a longtemps enviées pour avoir désiré y placer leurs petits copains) ?

    Concept ambidextre par excellence donc, inclusif et non exclusif ce ni droite ni gauche - un coup à droite, un coup à gauche !

     

    ***

     

                Piètre stratège et tacticien aux dents longues mais isolé...

    Sans Parti digne de ce nom pour le soutenir et le porter - en cinq ans, Bayrou a trouvé le moyen de mettre à genoux le MoDem ; en effet, nombreux sont ceux qui l’ont quitté depuis la présidentielle de 2007, Bayrou n’ayant aucun don pour le travail d’équipe et le travail en équipe…

    Auto-exclu donc, force est de reconnaître que Bayrou n’a guère le choix : il lui faut se situer en dehors du champ politique de ceux dont lui et son ambition se sont volontairement détachés.

    Reste alors un positionnement dit "au dessus de la mêlée", qui cache mal un complexe de supériorité et une arrogance qui ont pour origine un sentiment d'infériorité renforcé par une absence de culture politique de dés-aliénation émancipatrice - marxiste et autres.

    Plus chrétien que démocrate, adepte du sacrifice, de la sueur et des larmes sur le mode... « Français, vous avez vécu au-dessus de vos moyens, il va maintenant falloir vous serrer la ceinture !(et les banques seront mieux gardées et les puissants à nouveau hors d’atteinte) »,qui n’est pas sans rappeler, à une autre époque il est vrai… « Chers compatriotes, vous avez préféré les congés payés au travail , il vous faut maintenant accepter la défaite et l’occupation»...

    Pas gaulliste pour un sou donc, défaitiste (au fil des ans, sa seule action consiste à ne jamais se résigner à renoncer à nous demander de nous résigner !), interview après interview, Bayrou semble n’avoir pour seuls référence et modèle - unique horizon indépassable de sa vision politique -, l’Allemagne ! Et pas n’importe laquelle : celle de Merkel.

    Et alors que tous les économistes savent que la prospérité toute relative de ce beau et grand pays repose sur l’asphyxie de la demande intérieure ; et par ricochet… sur toute l’Europe et la France en particulier…

    Compression des salaires : les allemands d’aujourd’hui sont les Japonais d’hier - ceux des années 60 et 70 : "On exporte ce qu’on ne peut pas (ou ne peut plus) s’offrir !"…

    Quant aux bons chiffres du chômage allemand, ces derniers sont dus à une natalité catastrophique (les Allemands ne baisent plus après leur journée de travail) et au fait que les femmes depuis 30 ans ont été fortement encouragées à rester à la maison, libérant ainsi des emplois pour leurs hommes, occupés, lorsqu’ils ne travaillent pas d'arrache-pied à la prospérité du commerce extérieur de leur pays sur le dos des partenaires européens -, à regarder le sport à la télé, à boire de la bière et à roter sous le nez de leurs épouses potiches qui, à défaut de faire des enfants (mais qui peut bien souhaiter les mettre au monde dans un pays porteur d’un tel projet ? Les Italiens, les Grecs et les Espagnols … eux, au moins, ont su s’amuser et en profiter !), s’abrutissent devant des séries télé aussi sinistres qu’indigestes.

    N’oublions jamais que l’Allemagne est le pays qui a produit Derrick… (281 épisodes de 59 minutes) ; une série d’une pauvreté, d’une laideur et d’un ennui inqualifiables, une gifle, une insulte à la face de tout ce qui de près ou de loin pourrait ressembler à du talent aussi modeste soit-il… très certainement à l’image de ce que les Allemands vivent au quotidien, ou du moins... de ce qu'on leur donne à vivre depuis trente ans, ou bien encore... de ce qu'ils sont devenus.

    Avec cette référence constante à l’Allemagne, pays qui n'est pas un modèle mais un échec d'une ampleur sans précédent en Europe, Bayrou nous rappelle que les outsiders, éternels challengers, n'admirent et n’envient rien tant que la force et la puissance, même et surtout d’un égoïsme et d’un autisme destructeurs, ainsi que l'asservissement volontaire.

    De même, nombreux sont ceux qui n’oublieront pas de si tôt un Bayrou chantre de "la politique autrement", pourtant bien incapable d’accepter la main tendue par une Ségolène Royal qui, au deuxième tour de la présidentielle de 2007, était loin d'avoir perdu toutes ses chances d'être élue. Un Bayrou infatué qui n'a pas eu l'humilité, la modestie, le désintéressement, le civisme, la générosité - que sais-je encore ! -, d’appeler ouvertement à voter pour Ségolène Royal, se sachant pourtant hors-jeu mais préférant jouer la carte du pourrissement...

    Bayrou ne se considérait-il pas alors comme un homme providentiel ? Ne se voyait-il pas homme de l’ultime recours pour 2012, pour un peu... sur-homme, une fois la gauche à terre et une droite éclatée après 5 années d’un sarkozisme ravageur ?

    Bayrou pouvait-il ignorer qu’un Sarkozy Président serait une catastrophe pour la France (ce qu’était déjà Sarkozy alors ministre de l’intérieur) ?

    Comme tant d’autres avant lui, et comme tant d’autres après lui, et plus nombreux encore, à cette occasion, François Bayrou – bassement calculateur pour son seul profit, du moins le croyait-il -, s'est donc avéré, en ce fameux mois de mai 2007, incapable de s'asseoir à la même table qu'un candidat mieux placé que lui pour gagner une élection présidentielle, et alors que les circonstances l’exigeaient et que le danger était imminent.

    70% des électeurs de Bayrou (2) choisiront de ne pas voter pour le candidat PS au 2è tour.

    Certes ! A ceux-là, on n'aura pas à leur reprocher de ne pas connaître leur droite de leur gauche ; on leur devra même une nouvelle définition de ce qu'on appelle en politique le centre : tout ce qui penche à droite, voire... à l'extrême droite (en effet : difficile d'oublier que, jamais, avant Sarkozy, un candidat de droite n'avait fait campagne sur les terres du FN).

    Une supercherie le positionnement de Bayrou qui se dit tout autre pour une politique du même nom ?

    Assurément ! Car avec Bayrou, un Bayrou tartuffe, champion toute catégorie de l’auto-illusion à la racine de laquelle on trouve toutes les hypocrisies, et ses électeurs avec lui (3), on est bel et bien et encore... dans la décadence et la déliquescence de tout ce qui de près ou de loin touche à la politique et à la noblesse de son exercice : altruisme et efficacité pour une justice des conditions de vie pour le plus grand nombre.

     

    ***

     

    Mais alors…

    Et si Bayrou n'existait pas ? Et si ce Bayrou qui se veut novateur, au dessus de la mêlée et de toutes les mêlées, même au pays du rugby dont il est pourtant originaire… n’existait décidément pas ?

    Des électeurs auraient-ils rêvé Bayrou comme on rêve… l'Atlantide ou Tombouctou ?

    Ou bien alors, Bayrou existerait mais... seulement dans la mesure où l'on est capable, et sans difficulté, aujourd'hui encore, de trouver des individus de la même espèce dans toute la classe politique, et ce de tout temps ? Il suffit pour cela de donner un coup de pied dans n'importe quelle corbeille de n'importe quelle permanence électorale, une fois le scrutin clos, bulletins de vote au vent, tournoyant et virevoltant.

    Est-ce donc là la vérité sur Bayrou ?

    Allez ! Disons-le une fois pour toutes !

    Bayrou ne sera jamais rien d’autre que ce qu’il poursuit : l’ambition de poser un jour ses fesses (on les dit grasses, lourdes et larges) à l’Elysée.

    Autant dire… en politique, l’ambition et le rêve de Monsieur tout le monde.

    En cela aussi, François Bayrou ne se démarque guère de ceux qu'il n'a de cesse de conspuer depuis 2002, année de son premier échec à l'élection présidentielle ; échec renouvelé en 2007, et celui de 2012, déjà programmé.

     

    ***.

     

                 Aussi... empressons-nous de passer à autre chose : disons... la fin de l'été... l'arrivée de l'automne...

    Ce soleil d'octobre... radieux...

    Un cadeau inespéré.

    __________________

     

    1 - Le centre, c’est l’équilibre. Tous ceux qui manipulent des balances le savent : cet équilibre on l’obtient en plaçant un poids identique sur le plateau de gauche et sur le plateau de droite.

    Les anglais utilisent le terme « balance(d) » pour équilibre ; à la fois verbe et substantif.

    Aussi, un homme politique qui se dit au centre et qui ne re-connaît ni la gauche ni la droite ne pourra jamais prétendre, dans son action, atteindre un équilibre quel qu’il soit.

    De plus, cette idée d’équilibre – pour peu qu’elle puisse impliquer la recherche d’une justice des conditions de vie et d’existence pour le plus grand nombre -, est une belle escroquerie, puisqu’à l’état naturel, en l’absence de toute politique corrective, il n’existe aucun espoir d’arriver à ce fameux équilibre tant convoité par un Bayrou décidément très équilibriste, sur la corde raide, en funambule d’une pensée politique qui ne répond qu’à une seule nécessité : SDF de la politique, Bayrou sait mieux que personne que sa soif Elyséenne ne trouvera aucune place à gauche comme à droite - les prétendants y sont bien trop nombreux et trop bien implantés, depuis bien trop longtemps.

     

    ***

     

                  Le centre, c’est aussi le ventre mou de la politique ; quand on le presse un peu trop fort – presse de questions, de s’expliquer, de livrer le fond… d’aucuns diront… les entrailles et viscères… de sa pensée -, tous les médecins, surtout légistes, en témoigneront : une symphonie d’une rare cacophonie, symphonie anale donc, accompagnée de déjections sans nombre, se fait soudain entendre en lieu et place des éjaculations buccales habituelles… même si, en cas de débordement, cette cavité qui est aussi un orifice, demeure mobilisée pour remplir alors la fonction de trop plein.

    .

    2 - Répartition des votes comme suit : 30% pour Ségolène Royal ; 50% pour Sarkozy ; 20% de votes blancs. Quand on sait que c'est cet électorat-là, électorat dit "du centre", qui fait l'élection présidentielle (entre autres élections)... on frémit à l'idée que la gauche puisse dépendre d'un tel corps électoral, à la fois inconstant, sans courage et sans imagination et qui, craintif, sait finalement mieux que quiconque trouver sa droite.

     

    3 - Noyau dur du MoDem dont le soutien indéfectible à son leader nous fera penser à celui des membres d'une secte vis à vis de leur gourou.

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  • Les 3A : un label incontournable du parti socialiste

     

     

    "Dites, vous là-bas ! Venez donc par ici, deux minutes !

    - Qui ? Moi ?

    - Oui, vous !
    - Pourquoi moi ? J’ai rien dit. J’ai rien fait.
    - C’est à nous d’en décider. Et puis, nous vous trouvons un peu trop bavard ces temps-ci. Sachez que nous vous surveillons, et dernièrement on a relevé des déviances.

    - Des... dév...

    - Oui ! Des déviances ! Aussi, il va nous falloir, une nouvelle fois, corriger vos écarts. Nous devons nous assurer de la conformité de votre comportement avec l’ensemble de lois qui régissent ce lieu. Nous allons à nouveau tenter de vous aider à raisonner comme il faut afin d‘infléchir vos choix en notre faveur. Mais ce sera la dernière fois ! La dernière tentative ! Allez ! Suivez-moi !
    - Vous suivre ? Mais où ?
    - Vous le saurez toujours assez tôt. Pour l'heure, nous allons vous conditionner comme on conditionne une marchandise. C’est là, le prix à payer. Je vous propose un bocal comme premier conditionnement. Vous serez poisson rouge pendant une petite semaine. A heure fixe, dans votre aquarium, vous goberez les ressources matérielles et symboliques dont vous avez besoin pour prospérer parmi nous. Ces ressources qui sont aussi des remèdes, feront de vous le contraire de ce que vous êtes. Ils réveilleront l’autre vous-même que vous refusez de nous révéler. On va tenter encore une fois de vous réguler. Et puis, ensuite on va vous réformer.

    - Me réformer ? Ca peut pas attendre deux minutes ? Faut que je...
    - Allez ! Pas d'histoire ! Entrez ! Mais... essuyez-vous les pieds. Voilà. C'est bien. Prenez un siège et écoutez : le réalisme doit triompher de l’idéalisme qui lutte encore en vous ; manifestement, ce qu'il est raisonnable d'espérer n’a pas encore occupé la juste place qui lui revient car vous semblez résister. Il est donc temps pour vous d'adhérer. Alors, préparez-vous à passer de l’autre côté !
    - De l’autre côté ? Mais... de quel côté parlez-vous !
    - Cessez de vous distinguer et rangez-vous ! Rangez-vous des voitures, des autobus, des trains et des avions. Rangez-vous aussi au fond d’un placard. Rangez tout et laissez sortir cet autre vous-même qui fera de vous un adepte du consensus car, si vous persistez, vous finirez par souffrir d’une forme de mépris de vous-même ; épuisé par votre entêtement, effrayé par la peur du rejet, envoûté par les illusions nombreuses qui hantent votre univers clos et stérile, un sentiment d’insignifiance viendra bientôt vous engloutir. Alors, cessez de lutter contre ce réalisme que nous tentons de vous inculquer ; ce réalisme qui doit nous permettre de faire en sorte que vous soyez... non pas heureux car le bonheur ne nous est et ne vous sera d’aucune utilité... mais... comme neutralisé sur ordre et au pied levé.

    - Neutralisé ?

    - Oui ! Pour bien faire, vous serez et la majorité tapageuse et la majorité silencieuse ; une majorité non soumise, non rebelle ; une majorité neutre, comblée et assouvie.

    - ..............

    - Ah ! Mais... comment dire ? Comment décrire cet état ? Comprenez bien que ce concept est tout nouveau pour nous. Nous n'en sommes encore qu'au stade de l'expérimentation. Alors, c’est pas facile. Il faut pouvoir trouver des mots nouveaux pour décrire ce nouvel état de conscience qui frise... l’inconscience.

    - ..............

    - Disons que prochainement vous ne vous ferez plus d’illusion sur quoi que ce soit et sur qui que ce soit ; bientôt vous n'attendrez plus rien. Dans un état cotonneux, confiant et raisonnable comme la raison qui guide nos pas et tous nos choix, vous flotterez entre deux eaux. Vous serez... attendez voir ! Vous serez... Adulte, apolitique et... avachi ! Oui ! C'est ça !

    - Pardon ?

    - Les 3 A nom de Dieu !

    - Les 3A ?

    - Un nouveau label incontournable ! La norme, la référence absolue : les 3A - Adulte, Apolitique et Avachi...

    - Avachi ?

    - Oui. Avachi... mentalement s'entend.

    - Je vois.

    - Les 3A donc ! Label qui caractérise les militants et sympathisants du parti socialiste, et plus particulièrement ceux qui se sont rangés derrière les candidatures Aubry et Hollande. Je vous explique : épuré, stabilisé, indécis mais ouvert à toutes les propositions aussi longtemps qu'elles ne dérangent personne, fasciné par les courants d'air, bientôt vous ne ferez plus qu'un avec les désirs du plus grand nombre car les indécis se rangent toujours du côté de l’avis de ceux qui n’en ont pas. Pour vous, la raison du plus fort en réalisme et en soumission sera la meilleure des raisons qui soit et celui-là remportera votre vote. Le premier qui parlera de tout et de rien et qui sera le dernier à l‘ouvrir recueillera votre assentiment et votre suffrage universellement exprimé. Comme vous pouvez le constater, c’est tout un monde que nous mettons en scène. Tout un monde ! Le nôtre ! Le seul disponible au parti socialiste ; monde qui recueille l'assentiment de la grande majorité de nos militants : un monde de carriéristes gestionnaires sans imagination, sans intelligence et sans courage !"

     

    __________

     

    Pour prolonger, cliquez : Des apôtres, des anges et des démons

     

     

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  • Programme du PS pour 2012 : quand le parti socialiste est nu

     

               Trente propositions du PS pour l'élection présidentielle de 2012: «C'est le projet des socialistes, a expliqué Martine Aubry. C'est un immense travail de deux ans et demi, c'est tout ce travail qui se retrouve dans un condensé pour un nouveau projet de société pour les Français.»

    Et à ce sujet...

    Que le public soit venu au secours du privé à coups de milliards... aucune trace dans le programme du PS de cette actualité hier encore inimaginable (1).

    Comme si... rien, jamais, n'était arrivé !

    Sans voix nous sommes face à ce programme... sans courage !

    Rien sur l’Euro : chômage, absence de croissance, déficit commercial.

    Rien sur l’Europe : sa banque et sa Commission.

    Rien sur les retraites et la recherche d’un financement alternatif ou complémentaire.

    Rien sur la politique étrangère.

    Rien sur la réforme urgente de nos institutions.

    Plus grave encore : ce programme est incapable de saisir l'opportunité historique offerte par l’échec d'un libéralisme économique (2) et d'une mondialisation aussi absurdes que pervers.

    Est-ce dans le souci de ne pas désespérer la City et Wall Street (en lieu et place de Billancourt) ?

     

    ***

     

               Message reçu : pour le PS, il n'y a pas d'alternative !

    Et pour l'écrire autrement, en autres sujets d'actualité pris à titre d'illustration : l'Etat doit à la fois, et avec notre argent, renflouer les banques et continuer de rembourser la dette.

    Nul doute ! Le parti socialiste est nu !

    Sans plus d'idéaux, son programme a tourné le dos à l'utopie avant d'abandonner la recherche d'une alternative quelle qu'elle soit, même modeste ; de plus, ce programme qui, apriori, semble faire le deuil du soutien des partis qui se trouvent à sa gauche, a bel et bien définitivement renoncé à re-conquérir les classes populaires.

    Qu'à cela ne tienne...

    Avec pour seuls alliés des Euro-écologistes occupés à adapter l'écologie au marché, toute honte bue, ce programme du PS - programme de campagne mais certainement pas... programme de société -, part à la conquête des voix du centre droit (Bayrou, Borloo) jusque dans le camp de l'UMP : chez les Villepinistes.

    Car...

    Le PS a vu le pouvoir à terre ; il sait qu'il suffit de se baisser pour le ramasser (avec un DSK que l'on dit gagnant à tous les coups ?), et ce faisant... remettre en route des carrières gelées (3), comme en stand-by, depuis la défaite de Jospin : soit plus de 15 années de placard pour des carriéristes aux dents longues et à la vue... courte.

    Aussi…

    A quand la légitimation d’un militantisme politique du mépris, de la colère, et pour finir... de l'insulte et du crachat face à l'opportunisme, à la lâcheté et à l'indigence scandaleuses de ce parti que l'on n'ose même plus nommer ? 

     

     

     

    1 - Même si cette économie libérale a toujours eu comme projet de privatiser les bénéfices et de nationaliser les pertes : 50 milliards d'intérêts par an, remboursés par un Etat qui n'a rien demandé aux banques en échange de leur sauvetage !

    2 - Thatcher et Reagan - et alors que la gauche a gagné : oui ! La gauche a gagné : nous n'avons jamais cessé d'avoir besoin d'un Etat fort (et riche de surcroît, pour renflouer les banques !) et de frontières commerciales ! Mais comment cette gauche aurait-elle bien pu accueillir cette victoire, elle qui part perdante depuis 1983 ?

    3 - Ministres, secrétaires d'Etat, conseillers, sénateurs, députés, innombrables possibilités de conflits d'intérêts lucratifs, le plus souvent, en toute impunité... salaires, indemnités (ministre un jour, ministre toujours !), plans de retraite... qui feraient pâlir d'envie même un rentier car, rares sont ceux qui quittent la politique plus pauvres qu'en y entrant ; tout en sachant qu'un parti qui n'est plus capable de proposer de telles perspectives professionnelles à ses membres est condamné à la marginalisation et au déclin.

     

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