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  • Serge ULESKI - ouvrages et entretiens

    Soutenir un auteur, c'est le lire et en parler autour de soi

    Merci à celles et ceux qui me soutiennent en commandant mes ouvrages

     

     

     

    ____________de l'Art, de la littérature et autres considérations

     


                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de cet ouvrage a pour origine le blog de l’auteur ; les articles reproduits ici appartiennent aux deux catégories suivantes : « Littérature, auteurs et écriture » - « Artistes pour, envers et contre tous »

               Angot, Antonioni, Arendt à propos de la crise de culture, Michel Audiard père et fils, Bobin Christian, Céline, Camus et Sartre, Casanova, Césaria Evora, Virginie Despentes, Dieudonné, Marcel Duchamp, Clint Easwood, Finkielkraut, de Funès, Godard, Haenel, Houellebecq, Lanzmann et d’autres encore… comme autant d’entrées et de sorties vers une meilleure, sinon une autre compréhension des auteurs, des artistes et autres, tantôt controversés, tantôt unanimement salués.

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

     

    ____________des apôtres, des anges et des démons

                                 

     

          

                « Le monde moderne regorge de disgraciés obscurs, de déclassés sans nombre, d'otages en sursis dans l'attente de la sentence que ne manquera pas de prononcer une organisation de l'existence qui a pour seul moteur : la haine de l'échec. Alors... aujourd'hui, sans honte et en toute impunité, et sans risquer d'être contredit, on peut crier à l'endroit de tous les Bouvard et Pécuchet et Don Quichotte de la réussite : Malheur aux ratés ! »

                Ce récit réunit dans le fond et dans la forme, les caractéristiques du roman, du conte, de l'essai et du pamphlet jusqu'aux confins de l'ironie et de la satire.

    Les trois premiers chapitres nous présentent un à un, Matthieu, Gabriel et Luc ; le lecteur aura tout le loisir de définir ce à quoi ces trois figures se rapportent, même si l'on peut d'ores et déjà parler d'abandon, d'échec et de folie, tantôt douce tantôt amère.

    Le quatrième chapitre introduit une dernière figure - Paul - et réunit, pour la première fois, les quatre personnages dans un même lieu, au cours d'une soirée d'une brutalité insoupçonnable.

    Le cinquième et avant-dernier chapitre abandonne Matthieu, Gabriel, Luc et Paul. Maintenant seul, comme coupé de ses personnages, un destin funeste viendra percuter de plein fouet notre narrateur.

    Dans le sixième et dernier chapitre qui n'occupe qu'une trentaine de lignes, une nouvelle voix se fait entendre en nous livrant une des nombreuses clés possibles de cette épopée.



    Thèmes abordés: le journalisme, la médecine, les femmes, la traite négrière, le show-business, l'art contemporain, la publicité, le marketing, le milieu de l'édition, le couple, la vie urbaine, l'évolution de notre espèce, la guerre, le ressentiment et la revanche de "classe", l'ingénierie sociale, l'anthropologie politique et la génétique.



              Texte libertin, assurément ! Dans la tradition du 18è siècle (Diderot ?) : libertinage de libre penseur dans l'exercice d'une prospective qui ouvre la porte à toutes les fictions sociales et politiques.

     

               A propos "Des apôtres..." cliquezentretien avec l'auteur

     

                       Extrait proposé -cliquez   Des apôtres extrait.pdf

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    Extrait audio

     

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    ________Cinéma ! De film en film, de salle en salle

     

                    Cinéma qui ne cessera jamais de hanter nos mémoires... sons, images, voix, musiques, lieux, acteurs, réalisateurs, auteurs, scénaristes, compositeurs, décorateurs, monteurs (le plus souvent monteuses), chefs opérateurs...


    Cinéma d’hier, de demain, encore à naître...

    Cinéma mort-né !


    Et puis, l’autre cinéma, déjà perdu pour tout le monde : films dont les scénarios dorment à jamais au fond des tiroirs ou dans l’imaginaire de ces mêmes auteurs, cinéastes et producteurs.

    Le Cinéma nous offrira toujours plus que ce qu’il nous donne à voir, à entendre et à comprendre. Art métaphysique par excellence, quand il y a « Cinéma », il y a… transcendance, toujours !

    A la fois indéfinissable et irrésistible, ce à quoi nous sommes confrontés est bien plus grand que nous… spectateurs ! Bien plus grand, et bien plus haut aussi !

    Transcendance donc, et puis… immanence !

    Car, cette imposante confrontation avec tous les réels qu’est le cinéma nous est bien destinée ; elle nous rejoint et nous aussi ; et c’est ensemble que nous cheminons.

    Aussi… à chacun son cinéma !

    Et c’est alors qu’on pensera à un FILM UNIQUE qui réunira tous les films... pour que jamais on n'en soit séparés et qu'on ne les oublie...

     

     Pour prolonger, cliquez: Serge ULESKI sur le cinéma

     

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    ___________Je me souviens

     

              Work in progresspar définition, et puis... par nécessité aussi, sinon par nature, ce "Je me souviens"puisqu’on n’en finit jamais de se souvenir comme on ne cesse jamais d’oublier !


    Dans la première partie de cet ouvrage, et dans une certaine mesure, l'esprit de mes "Je me souviens" s'inspirera des "Je me souviens" de Georges Perec venus tout droit de chez Joe Brainard dont, aujourd'hui encore, nul ne sait de qui il s'est inspiré pour écrire ses "I remember".

    Dans la seconde partie, c'est de... demaindont je tenterai de me souvenir : de demain... dans... disons 50 ou 100 ans.

                Quant à savoir si ma tentative aura pour but de " retrouver un souvenir presque oublié... commun, sinon à tous, du moins à beaucoup" …

    Comme il s'agira de demain, on comprendra aisément que cette section s'adresse en priorité à des lecteurs qui ont une très bonne mémoire de l'avenir : pas du leur mais de l'avenir de ceux qui les suivront et qu'ils auront - par voie de conséquence -, précédés de peu mais suffisamment pour qu'ils les considèrent déjà - tous ces suiveurs -, comme leurs successeurs.

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

     

     

    ___________Pièce à conviction

     

     

    La vérité, c'est aussi et surtout dans les faits divers que vous la trouverez.

     

               Vous vous demandez dans quel monde vous vivez, dans quel pays, dans quelle ville, dans quel quartier ? Intéressez-vous donc aux faits divers et ne relâchez pas votre attention car tous ces faits divers sont aussi et surtout, des faits emblématiques de notre société qui demeure - quoi qu'on en dise - indomptable malgré tous ses garde-fous.

    Miroir déformant ou pas, le fait divers - pour peu qu'un traitement responsable lui soit réservé - viendra nous rappeler des logiques de comportement que l'on croyait révolues, une géographie urbaine ou rurale insoupçonnable, des conditions de vie scandaleuses mais aussi : mille transgressions, mille intolérances, mille traumatismes, mille injustices...

    Si la rubrique des faits divers est souvent celle des pauvres - rubrique-tombeau que personne n'ira fleurir - elle est aussi celle des fous.

     

    ***

     

    NB : ce texte n'est pas un polar !

     

                Trois longues années à découvrir les cadavres de dix adolescentes. Trois ans d'enquête à interroger des dizaines de suspects et des centaines de témoins éventuels, jusqu'au jour où l'on découvre dans le baluchon d'un sans-abri mort de froid, huit carnets. Après la lecture de ces carnets, la police ne tardera pas à faire un rapprochement entre ce cadavre et les viols et meurtres des dix adolescentes. Ce sont les analyses scientifiques qui finiront par établir avec certitude la culpabilité de l'auteur de ce "Journal" désormais considéré comme... "Pièce à conviction".

     

    Ce qui ne vous tue pas... fait de vous... un monstre !

     

    Comment revisiter le monde érotique et cruel du Marquis de Sade et chez Lautréamont, les forces obscures de l'irrationnel et de l'inconscient ?

    Ce récit est une tentative de réponse loin de toute analyse psychologique. D'où la forme adoptée : celle du "Journal intime".

    Parole de tueur donc ! Loin de la parole psychiatrique et, en ce qui concerne la parole du journalisme d'enquête, cette dernière est réduite à sa plus simple expression : celle de l'exposition des faits.

     

    Choix stylistique: celui d'une écriture subliminale censée incarner l'enfermement de notre tueur dans la négation de la réalité et du caractère injustifiable des actes qu'il commet. Des coupures de presse, insérées tout du long, renverront sans ménagement le lecteur à cette réalité décidément... têtue ! Aussi têtue que les faits qui nous sont rapportés dans ce journal.

     

     

    Extrait proposé -cliquez :  Pièce à conviction carnet 6 extrait.pdf

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                                                Extrait audio

     

     

     

    Entretien avec l'auteur : cliquez Pièce à conviction

     

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    ________Serge ULESKI - Morceaux choisis

     

     

                La réalité psychologique de l’écriture est très complexe : tactique et stratégie y occupent une place importante. L’inspiration n’est pas tout : le but que l‘on s‘est fixé importe aussi.

     
    Comme un poisson dans l'eau... dans le vrai comme dans le faux, dans le bien comme dans le mal jusqu'à brouiller leurs frontières... pourquoi pas ? Tout en sachant comme nous le savons maintenant, que nous avons tous de bonnes raisons d'être ce que nous sommes et de le penser aussi (que nous avons de bonnes raisons) ; et bien malin ou présomptueux qui saura opposer La Vérité - et toute la vérité ! - au mensonge et exalter le Bien comme pour mieux conjurer tout le Mal qui est en nous et ce, sans sourciller et douter une seule seconde, insoucieux du fait suivant :

                Ce qui est... n'est pas ! Car il s'agit toujours d'autre chose ; autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi.

     

    ***

     

                 Rédigé sous la forme d’un Abécédaire,le matériau de ces morceaux choisis est issu des textes de l’auteur – romans et récits -, chez AMAZONou bien, à paraître très prochainement chez ce dernier.

     

     

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    _____Dieudonné, une résistance inespérée

     

     

                   Banni des médias dominants - presse, télés, radios - depuis plus de dix ans à la suite d’un sketch sur FR3 qui mettait en scène un colon juif de Cisjordanie… Dieudonné a essuyé tous les affronts tout en faisant l’objet d’un nombre incalculables de mesures vexatoires et liberticides.

    D’une résistance et d’une persévérance hors du commun, Dieudonné a tenu bon ; et son public n’a jamais été aussi solidaire et nombreux qu’aujourd’hui.

     

    ***

     

                   Que l'on ne s'y trompe pas : « raconter » Dieudonné, ce phénomène... ce n'est pas seulement parler de Dieudonné ; c'est aussi, et surtout, s'intéresser à tous ceux qui ont tenté de l’empêcher de travailler et d’exercer librement son Art.

    Dates, noms, faits et gestes, ce qui a été dit et écrit par les uns et par les autres… raconter Dieudonné, c'est mettre à jour le fait suivant :  de cette étude, de cet examen, ni les magistrats, ni les médias, ni la classe politique, ni les gouvernements n'en sortent grandis, et moins encore les associations communautaires acharnées à abattre professionnellement et socialement un humoriste fils spirituel de Molière, de Voltaire et d'Alfred Jarry.

                   Ces chroniques sont présentées dans leur chronologie… de 2007 à aujourd’hui. On pourra ainsi mesurer l’évolution des analyses de l’auteur et le chemin parcouru par celui-ci vis-à-vis de la démarche d’un Dieudonné artiste et activiste politique.

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

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                     Et si en littérature, le meilleur personnage qui soit était le lecteur ?! Car, n’est-ce pas le lecteur qui « fait » le livre ?

    Il suffit de penser à tout ce qu’un lecteur est capable d’investir dans la lecture d’un texte : le pire comme le meilleur !

     

     

    ___________Paroles d'hommes 

     

                  Arrive un jour où l'on décide de tout quitter pour échapper à tout ce qui nous empêche d’être... ce que l‘on croit pouvoir être, pensant à tort qu’il est encore possible d’être quelqu’un d’autre. Sur son chemin, on croise le rédacteur en chef auto-proclamé d'un magazine à la publication aussi hasardeuse qu'hypothétique ; ce personnage qui est aux sciences sociales ce que Knock est à la médecine, a comme projet un reportage sur une communauté rurale soupçonnée d'abriter des hommes aux mœurs d’une sauvagerie inqualifiable.

    Sans emploi et sans attaches, pensant n'avoir plus rien à perdre, ayant déjà tout perdu ou presque, on se dit : "Pourquoi pas ? Allez ! Va pour l’enquête ! Et puis... vogue la galère !"On prend la route. Les rencontres et les interviews se succèdent, l'enquête progresse mais... patatras ! L’itinéraire emprunté est un piège, et notre enquêteur malheureux progressera pas à pas vers une crucifixion sans gloire, sans honneur et sans rédemption.

     

    Thèmes abordés: l'impossibilité du pardon - La trans-sexualité et la question ontologique - Pulsions libidinales : frustrations et conflits - L'incommunicabilité - Le dépit amoureux et la trahison - Manipulation : mensonge et/ou vérité ?

    Et bien d'autres thèmes encore puisque... comme annoncé précédemment : "Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose... autre chose et autre part... et puis, ailleurs aussi !"

     

    Choix stylistique: cette farce tragique est écrite comme on diffuserait un événement en direct : dans l'urgence, caméra sur l'épaule.

     

     

    Entretien avec l'auteur : cliquez Paroles d'hommes

     

     

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                   En tant qu'auteur, on peut n'avoir qu'un souhait : que son projet d'écriture, une fois arrivé à son terme, se transforme en un véritable projet de lecture de la part du lecteur.

     

    __________Cinq ans, cinq nuits

     

     

    Prix  "Littérature et Internet" Edition 2014

     

    ***

     

                    Seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver.

                     Substituant à une vie conjugale en situation d'échec une voie large et resplendissante qui devra la mener jusqu'à son parachèvement, une femme se propose d'intervenir dans son propre destin. Une rencontre, comme un nouvel éclairage inattendu sur une existence qui semblait à jamais figée, avec celui qui deviendra très vite son amant, et c'est l'ébranlement de tous les repères, l'abolition de tous les interdits.

    Dépendance totale ! Absorption, fusion ! A l'effort que fournira cette femme pour échapper à l'étouffement, on pourra mesurer la puissance de sa réaction contre un mariage insipide, sans souffle et épuisé. Dans cette quête d'un Nouveau Monde - fief de tous les excès - dans ce réarmement contre les forces de la désagrégation, ce sont vingt années qu'elle rachètera et expiera auprès de cet amant-étoile décroché contre toute raison ; vingt années d'une existence qui n'a connu de la volupté que le regret de son absence.

    Une ambition d'une intelligence folle et subversive, cet érotisme qui ne produit rien et qui n'a qu'un seul but : s'extraire d'un monde interdit d'extase. Mais... pour plus d'un, pour plus d'une, un outrage ce sursaut, cet élan, cette ambition démesurée !

    Alors... rien, non rien, ne lui sera épargné ni pardonné.

     

    ***

    Thèmes abordés: l'extase et la volupté, le culte de l'Autre, l'absence et le manque, vie conjugale et atrophie.

    Choix stylistique: préciosité et emphase jusqu'à l'exubérance et parfois même, l'extravagance mais... à dessein - bien évidemment ! -, puisqu'à la source de ce choix, on trouvera une provocation en règle et un procès d'intention contre toutes les formes de dépréciation de soi et contre une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale : la soumission à un moins-disant émotionnel et érotique qui engorge tous nos désirs.

     

              Extrait proposé :Cliquez cinq ans cinq nuits extrait blog.pdf

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    Extrait audio

     

     

    Cliquez: Entretien avec l'auteur

     


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    ______________LA CONSOLATION

     

     

                                     "Comment vivre sans choisir ? Comment vivre sans inconnu devant soi, sans espoir d'inédit, d'inattendu et d'inouï ?"

     

                Ce texte se déploie autour d'une femme divorcée après 25 ans de mariage. Les cinq premières années qui ont suivi son divorce sont des années fastes : elle recouvre, sa liberté. Mais très vite, à cinquante ans passés, c'est l'impasse : celle d'une organisation de l'existence au jour le jour.

     

                                "Depuis son divorce, voilà trois ans, elle a pris la vie, l'a quittée, l'a reprise, faisant l'impasse sur des jours, des semaines entières pendant lesquelles rien ne se passait et puis, hésitante, elle y est revenue à cette vie qui est la sienne aujourd'hui."

     

                La forme de ce roman est discursive. Le narrateur alterne le "elle" (le personnage de la femme), le "nous" (le personnage intégré à la communauté humaine) et le "on" que le lecteur (femme ou homme) aura tout le loisir de s’approprier ; il personnalise pour mieux dépersonnaliser, son personnage s'effaçant au profit d'une réalité plus vaste qu'elle : la condition de toutes celles - et accessoirement, de tous ceux - qui partagent... sacondition.

     

                               "Pourquoi nos vies seraient-elles si différentes puisque nous suivons tous, à quelques exceptions près, le même chemin ? Ne sommes-nous pas tous issus de la même branche, du même arbre, fruit d'une nécessité commune dictée par une loi dont les règles ne nous laissent guère le choix quand il s'agit de quitter les racines qui nous ont vus naître ?"

     

                Ce titre compte onze chapitres ; au neuvième, le lecteur possède tous les tenants et les aboutissants du personnage. Arrivent alors les deux derniers chapitres : le personnage a 55 ans et son destin, produit d’une sélection impitoyable, sera parfaitement accompli.

    Destin non conclusif, toutefois, puisque le lecteur se verra proposer un épilogue à deux voies, l'auteur ayant décidé de ne pas trancher.

     

                  Thèmes abordés: divorce, célibat, la souffrance au travail, la maternité, deuil, pardon et mémoire. 

           

               Extrait proposé: cliquez la consolation extrait.pdf

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    _________CONFESSIONS D'UN VENTRILOQUE

     

                 Et si nous nous taisions ? Oui ! Nous taire pour mieux tendre l'oreille...

    Vous l'entendez maintenant ? L'entendez-vous cette plainte ?
      Elle gonfle. Elle exhale. Elle pousse ! Elle enfle. Elle est énorme à présent, et dans un instant, elle va éclater... Et tout s'achèvera en larmes, bien sûr.

     

    ***


                   Qui parle quand on parle ? Qui parle à qui ? Et qui écoute qui ?

                  Une voix s'est imposée à moi ; une voix venue témoigner et confesser un enfant martyr, le meurtre d'une femme, le décès accidentel d'une autre, une résistance aussi héroïque que vaine, et pour finir : un vieillard désabusé. De quoi remplir une vie... sans aucun doute !

    Composé de touches d'imprécations, de réflexions, de déclamations, de soliloques joints en forme de dialogue, d'impulsions violentes et de moments de silences, ces confessions sont une tentative d'écriture atonale qui offre la possibilité de lire les quatre premiers chapitres dans l'ordre que l'on veut ; ce qui devrait autoriser un grand nombre de combinaisons de lecture.


    Thèmes abordés: l'irrécusable douleur de l'insurmontable ; la révolte face au tragique dans l'existence, et l'espoir de la résilience.

     

     

    Extrait audio

     

     

    Extrait proposé :cliquez confessions extrait.pdf

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    ______Les brèves (plus ou moins brèves) de Serge ULESKI

     

     

                  La vérité tient en quelques mots, et le mensonge... en tout un roman.

      

                 

    En proie à la nostalgie... 

    Et si, ce qui nous attire, nous séduit, nous émeut dans tout ce qui touche de près et de loin à hier, était le fait que ce morceau de vie qu'est le passé, est derrière nous ? Et on ajoutera, soulagés : "Ouf ! Plus de peur que de mal !" 

    Car... qui nous rappellera que vivre demeure une expérience que l'on préféra toujours avoir derrière soi et non... devant ?

     

     

    Fragments, figures de style, effets rhétoriques, parfois satiriques ou caricaturales…

    Maximes, syllogismes, aphorismes, tantôt inédits, tantôt glanés dans les textes de l’auteur (romans et billets de blogs)…

    Plus de trois cents brèves – plus ou moins brèves-, pour se dépêcher d’en sourire ou d’en rire ; ou bien encore, d’y réfléchir.

     

     

    Il faut taire les crimes, ceux de tous les jours car, les nommer, tous ces crimes d'exception, anonymes et insoupçonnables, c'est en faire des maux incurables, des maux privés de l'espoir de l'oubli.  

    Heureuse soit la victime à qui la société n'a pas notifié et qualifié le crime commis sur elle ! Car, elle n'aura alors qu'un seul poids à porter : celui de son propre jugement et seulement le sien. Et là, ô miracle ! L'esprit peut se révéler d'une magnanimité surprenante, lui qui est capable d'accueillir le pardon, ou bien l'oubli comme le naufragé accueille son sauveteur.

     

     

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    _______________TRANSIT(Théâtre)

     

                Les personnages principauxde cette pièce de théâtreen un acte sont les suivants : un juge, un philosophe, un syndicaliste et un député.

    Autres personnages : un médecin, un infirmier, une jeune femme et un tire-au-flanc manchot (bras droit amputé).

    Le lieu: la salle commune et vétuste d'un foyer d'hébergement.

                 Tout au long de la pièce, le silence sera la règle et la parole, l'exception : surdité, mutisme et immobilisme - on ne veut pas entendre, on ne veut pas répondre, on ne veut pas bouger.

    Ces silences devront néanmoins... être joués. Ils le seront par le syndicaliste et le juge seuls, sauf instruction contraire. Durant ces pauses, tous deux doivent se montrer très tendus, exaspérés et accablés : ils sont plongés dans leurs pensées, un poids énorme semble les écraser, à l'intérieur d'eux, se livre une bataille.

    A titre d'exemples, ils pourront utiliser des éclats de rires brefs, des ricanements, des haussements d'épaules, tête que l'on jette en arrière, gémissements ponctués de longs silences, soupirs lourds et bruyants, râles, gestes furtifs, des bribes de phrases incohérentes et des phrases courtes mais compréhensibles celles-là (ces phrases sont notées dans le texte).

     
    Le député qui ne connaît ni l'identité ni la fonction du juge, du syndicaliste et du philosophe, accueillera ces silences avec anxiété. Il n'aura qu'un souci : les rompre.

    Le philosophe, lui, demeurera étranger à tout ce qui peut se faire ou se dire dans la salle commune de ce foyer.

     

    ***


                        Qui a forcé tous ces personnages à se retrouver dans ce lieu ? Qu'est-ce qui les réunit ? Pourquoi ce silence que tous cherchent à imposer à l'exception du député ? 

    C'est là tout l'enjeu de cette pièce.

     

     

    L'ouvrage est disponibleICI

     

     

    _____Marquis de Sade : complaisance et omissions

     

     

                « Célébration » du bicentenaire de la mort de Sade, exposition au Musée d’Orsay… manifestement, on n’en a jamais fini avec Sade ! Il va, il vient ; des universitaires,  des chercheurs, des auteurs  et autres « animateurs culturels médiatiques » nous le rappellent régulièrement à notre bon souvenir.

               Mais au fait, qui est Sade ? Et qui sont ceux qui s’obstinent à le faire exister ?  Pour(-)quoi et contre qui ?

              C’est tout le sujet de cet ouvrage dont toutes les citations (en italique) sont extraites de  « La philosophie dans le boudoir » qui a pour auteur Donatien Alphonse François de Sade, tantôt comte, tantôt marquis.

     

     

    ***

     

                   A l’ouverture de la conférence de presse, en tant que commissaire générale de l’exposition « Sade. Attraper le soleil », Annie Lebrun aura ces mots : « Sade, c’est un changement de sensibilité. »

                      Tout est dit. Nous sommes maintenant prévenus.

     

                           L'ouvrage est disponible ICI

     

     

    _______Ad hominem: Politique et médias

     


                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, les articles et billet publiés sous le titre "Ad hominem" appartiennent aux catégories suivantes du blog de l’auteur : Politique, médias, minorités, société et actualité…

               Hommes et femmes politique, hommes et femmes des médias, penseurs, historiens, acteurs de la dissidence sur Internet… on y retrouvera entre autres : Jacques Attali, Julien Assenge, François Bayrou, Bush junior, Michel Collon, Harlem Désir, Dieudonné, Robert Faurisson, Michel Glouscard, Bernard-Henri Lévy, Obama, Karl Marx, Audrey Pulvar, Michel Rocard, Saint Augustin, Nicolas Sarkozy, Alain Soral, Benjamain Stora, Christiane Taubira, Manuel Valls, Hubert Védrine, Zemmour… et beaucoup d’autres encore… dans un regard tantôt féroce, tantôt caustique, compassionnel aussi, sur ceux qui font l’actualité, parfois à leur corps défendant , et alors qu’ils souhaiteraient sûrement qu’on les oublie.


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    _______La France et le fascisme

     

     
                   Qu'en est-il de cette France que l'on dit "fille aînée du fascisme" ? A l'heure où  "Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France",  paru en 1983, est repris en collection de poche avec une nouvelle préface de l’auteur sur près de 150 pages ; en effet, à en croire l'historien Sternhell, la France serait aussi " la fille aînée du fascisme". Rien moins.

                   Cet opuscule d'une cinquantaine de pages se propose de répondre à cette question et d'en proposer d'autres à la réflexion du lecteur car, ce qui doit nous intéresser n’est pas tant de savoir si la France est la « fille aînée du fascisme » mais bien plutôt ce questionnement-ci : pourquoi certains historiens et politologues ont manifestement besoin de le penser alors qu'aucune définition du fascisme ne semble possible, tout en tenant compte du fait que jamais en France il n’a existé un Etat fasciste, et qui plus est… librement consenti ?

     

    Pour prolonger, cliquez: La France et le fascisme : autant de questions sans réponses 


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    __________La France et le sionisme : domination et chantage  

     

     

              A l’heure où, en voyage d’Etat en Israël en novembre 2013 , François Hollande, Président de la République française, adresse un chant d’amour éternel à Israël dans la résidence privée de Netanyahu, chef d’un gouvernement à la tête d’une coalition d’extrême droite…

    A l’heure du bannissement de Dieudonné - plus de dix ans de persécution -, à la suite d’un sketch qui dénonçait la politique d’un Etat qui n’a, aujourd’hui, plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid…

    Et alors que l'Etat israélien jouit, ici en France, d'un soutien quasi inconditionnel de la classe politique en général et du PS en particulier, et ce jusqu'au sommet de l'Etat français, soutien concomitant avec une adhésion pleine et entière à la politique de l’Otan et à un mondialisme qui n’est dans les faits qu’une remise en cause de tous nos acquis sociaux et démocratiques ainsi que de notre patrimoine culturel, le tout en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif excessive de domination...

                Cet ouvrage se propose d’exposer au grand jour, jour après jour, la démission de l’Etat, de la quasi-totalité de la classe politique, des intellectuels, du monde de la culture et des médias, tous terrorisés à l’idée de s’opposer à la préséance d’une idéologie seulement capable, d’organiser le malheur partout où elle est dominante : là-bas : bombardements civils, assassinats et expropriation ; ici : division, violence, chantage et bannissement.

     

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  • Ce qui est... n'est pas !

     

    « Je veux rentrer chez moi. Ca va mal finir, je vous dis.

     

    - Ils sont comme des chiens ? Ils ont la rage au ventre ? C'est ça ? Je vous avais prévenu. Faut continuer. Faut extirper d'eux la bête immonde, sordide et immonde ! Extirpez, nom de Dieu ! Extirpez ! Il en restera toujours quelque chose. Je veux du sordide hideux et sordide, du flagrant délit, au délit flagrant et irréfutable ; et c'est maintenant ou jamais ! Alors, traquez-les nom de Dieu ! Et puis, frappez là où ça fait mal ! Faut leur secouer la couenne à tous ces porcs ! Sur le grill, tous ! Sur le grill, je vous dis ! Faites-les flamber ! Et s'ils ne veulent pas avouer, qu'ils se taisent à jamais. Parce qu'on les fera taire. Pour sûr ! On leur fermera le caquet à tous ces dégénérés, à tous ces barbares ! On en a les moyens, vous savez ! Et tous les moyens sont bons quand on a volonté de faire taire tous ceux qui nous menacent.

     
    - Je veux rentrer chez moi.


    - Taisez-vous ! Je vous dis qu'ils sont coupables ! Même innocents, ils sont coupables. C'est à vous de leur faire avouer tous les actes immondes qu'ils ne manqueront pas de commettre d'ici peu. Et puis, qu'est-ce qu'un innocent sinon un coupable qui s'ignore ! Être innocent ! La belle affaire ! Face aux nouvelles analyses scientifiques qui viennent alimenter quotidiennement le vivier de nos connaissances sur la nature humaine, tout ça ne veut plus rien dire. Innocent, vous dites ? De qui ? De quoi ? Innocent ? Sachez le : il faut se débarrasser de cette épithète sans queue ni tête car, pour ma part, je ne connais que des gens innocents mais... faute d'avoir été reconnus coupables. Oui, Monsieur ! La reconnaissance de cette culpabilité latente et universelle progressera lentement, pas à pas, mais elle se fera ! Vous pouvez compter sur nous. Naturellement, si vous leur dites qu'ils sont innocents, eh bien, ils vous croiront mais... c'est pas un service à leur rendre car, tôt ou tard, il nous faudra les juger tous coupables. Tous ! Alors, sachez-le ! Être capable, c'est déjà être... coupable. Et ceux-là, ils sont capables de tout. Ce sont des monstres je vous dis ! Des monstres et des terroristes ! Tous autant qu'ils sont ! Oui, Monsieur ! Des terroristes ! Parfaitement Monsieur ! Des monstres et des terroristes ! Alors, c'est du sérieux maintenant. On tape dans le dur. On est dans le Viagra !


    - Dans le quoi ?

     
    - Dans le Viagra ! On bande, quoi ! Merde ! Je vous le dis : qu'ils avouent ! Même innocents, qu'ils avouent ! Plus ils se disent innocents et plus ils sont coupables. Si demain vous rencontrez un innocent, ne le lâchez pas ! C'est fatalement un terroriste et un monstre. Y'a pas à se tromper ! Vous pouvez, les yeux fermés, foncer droit sur lui ! Je vous le redis : ils sont tous coupables ! Coupables de n'être que ce qu'ils sont, dans leur refus ou bien, dans leur incapacité à servir notre Projet : le nôtre ! Le seul qui vaille ! Alors... au boulot et... vite ! La tâche est immense ! Immense, cette tâche ! Immense comme un mensonge qui se voulait vérité ; vérité de mensonge qui maintenant nous éclate à la gueule, éblouis, ébahis et abrutis, sur le cul, infirmes à vie et pour la mort, sidérés et tout illuminés d'horreur pour la nuit des temps ; et même quand il fera jour, ce sera encore la nuit. Ils auront beau faire, rien ne pourra effacer cette vérité criante de mensonge ! Plus rien ne pourra la retenir, cette vérité sidérante ! On les tient ! On les a démasqués, ces salauds ! Alors... faut faire vite, avant qu'à leur tour, ils ne nous démasquent, car l'heure approche. Mais qu'ils avouent, nom de Dieu ! Et vous découvrirez qu'ils étaient tous coupables... bien avant... bien, bien avant d'avoir accompli le pire. Coupables, ils sont ! Même sans bouger un pouce et sans lever le petit doigt. Et davantage encore, si jamais ils le lèvent, ce petit doigt ! Alors, vous avez compris ?

     

    - Je veux rentrer chez moi ! Vos histoires, ça me gave !


    - Pensez aux grands vices et à leur développement potentiel ; développement qui nous menace chaque jour. La sodomie par exemple. Oui, la sodomie ! Un vrai fléau, la sodomie ! Et puis, pensez à toutes ces subversions et à toutes les tentatives de contestation de nos valeurs ! Pensez à leurs revendications démesurées ! Et merde ! Et puis, quoi encore ? Pourquoi pas "Liberté, Egalité et fraternité" aussi pendant qu'on y est ! Je vous dis que chez eux, tous ces vices font l'objet d'une activité débridée et menaçante. Aussi, vous devez dès maintenant être capable d'identifier le premier venu pour, très vite et dans la foulée, le déclarer coupable non pas a posteriori mais a priori. L'heure est aux frappes préventives. Vous comprenez ?


    - Je veux rentrer chez moi !


    - La vérité, c'est que vous manquez d'audace. Il faut mettre toute cette population au trou. C'est clair, oui ou non ? Ensuite, il sera toujours temps de savoir s'ils sont coupables ou innocents. Passez-moi tous les hameaux de la vallée au crible. Sillonnez tous ces villages et allumez tous les feux : ceux de la culpabilité puis de la repentance et de la soumission totale car, bientôt leur vie à tous n'aura plus qu'un sens : le nôtre de sens ! Et on leur demandera pas leur avis. Je vais vous dire, jeune homme : la terreur ! Oui, la terreur et le chaos, à petites doses, disséminée avec parcimonie, avec des pincettes, en col blanc et... high-tech, y'a pas mieux. Pour sûr ! Ils plieront ou bien alors... ils iront traîner leurs savates et leurs guêtres sous des tonnes de bombes !


    - On pourrait peut-être leur parler, avant ?


    - Leur parler ? Pourquoi faire ? On n'a pas le temps. On travaille en temps réel et le traitement doit être administré avec précision : état d'abdication perpétuelle et éternelle. Je vous le dis : ils sont tous coupables ! Coupables de n'être que ce qu'ils sont. Mais... on les sauvera malgré eux... eux tous, quittes à les crever tous autant qu'ils sont. On les sauvera, nom de Dieu ! Pour sûr ! Mais ce qu'il faut avant tout c'est que tous ces gens avouent et qu'ils s'amendent : aveux, pénitence et amendement. On ne s'amende jamais assez parce qu'on n'adhère jamais assez et totalement, en toute abnégation. Nous n'avons peut-être pas encore atteint le point de non-retour mais il y a urgence. Alors, qu'ils avouent et vous pourrez rentrer chez vous. Qu'ils avouent et si nous sommes de bonne humeur, il se peut qu'on leur pardonne... une fois qu'ils seront morts et pardonnés... bien pardonnés, enfin cadenassés et réduits en cendres et au silence. Je vous l'ai déjà expliqué : il faut les salir... il faut tout salir... tout et tout le monde. Comprenez bien une chose : s'ils avouent, alors, nous sommes sauvés car vous trouverez toujours des imbéciles pour penser qu'ils étaient coupables. Et puis franchement, si seuls les innocents sont autorisés à juger, qui donc jugera qui, et qui exécutera la sentence de qui ? Alors, c'est au plus rapide, au plus puissant et nous allons recourir à des mouvements massifs pour créer un effet de terreur de masse ! Nom de Dieu ! Tenez ! L'assaut est donné ! Feu à volonté ! Car, ce qui importe c'est que nous soyons les premiers à dénoncer la puanteur et le pire... et la saleté et la puanteur du pire ; les premiers... oui, les premiers pour nous assurer une place aux côtés de ceux qui seront prochainement les seuls autorisés à prononcer toutes les sentences de mort ; sentences qui nous mettront à l'abri de toutes les poursuites : plus personne pour nous courir après, plus personne pour nous mettre le grappin dessus, même par en dessous car, nous sommes partis avant eux et courons plus vite qu'eux... beaucoup plus vite jusqu'à nous retrouver derrière eux, cette fois-ci ; eux qui tentaient très certainement de nous poursuivre pour mieux nous confondre. Alors, maintenant c'est à notre tour de les rattraper. La course ! Nom de Dieu ! C'est la course contre la montre ! C'est au plus rapide, au plus vif, au plus... plus... plus... Mais comment vous dire, vous qui ne savez rien sur rien ? Comment vous dire ce vers quoi nous tendons... nous tous arc-boutés et... nous tous tendus et dressés, du haut de nos tours géantes et menaçantes pour une civilisation bétonnée et verrouillée à double tour ! Une civilisation charpentée pour les siècles des siècles...

    - Amen.

    - Ne vous moquez pas ! Sachez une chose, Monsieur le reporter et... sachez-la, cette chose, une bonne fois pour toutes : ce qui est... n'est pas ! Non Monsieur ! Ce qui est, n'est pas car il s'agit toujours d'autre chose. Autre chose et autre part et puis, ailleurs aussi. Le but affiché n'est pas le but qu'on se propose d'atteindre puisqu'il n'est pas le but qui a été secrètement fixé. Aussi, ne vous étonnez surtout pas si l'itinéraire conseillé n'est jamais le chemin qu'il faut emprunter car, quand vous y serez arrivé tout en pensant y être allé avec les autres, eh bien, vous y serez arrivé mais... seul. Oui, Monsieur : seul ! Car dans les faits, personne, n'aura souhaité vous y accompagner ou vous y retrouver puisque ce n'est pas là qu'il fallait être. Alors, on peut dire sans risquer de se tromper qu'ici, tout... absolument tout est diversion et boniment. Oui, Monsieur ! Tout est leurre, diversion et boniment. Et ceux qui prétendent à la cohérence et à la vérité sont à l'intelligence ce que les feux d'artifices sont aux miracles : le secret de polichinelle d'un esprit infantile. »

     

     

    Extrait du titre : "Paroles d'hommes", chapitre 7 - copyright Serge ULESKI

     


    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

     


           La célèbre lanceuse d’alerte Sibel Edmonds répond aux questions de la chaine RT à l’occasion de la publication intégrale de ses mémoires "Classified Woman" interdits par le FBI et les autorités américaines ; elle y accuse directement le gouvernement US de haute-trahison et le FBI de dissimulation. Elle a créé le groupe des "lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale".

     

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  • Penser la littérature aujourd'hui avec Louis-Ferdinand Céline

     
                  La réédition des écrits antisémites de l'auteur de Voyage au bout de la nuit est annoncée par Gallimard. Le premier ministre de Macron soutient cette initiative : "On ne peut ignorer la place centrale de Céline dans la littérature française (il aurait pu rajouter .... " dans la littérature mondiale") ; l'avocat Serge Klarsfeld (chasseur infatigable de nazis aujourd'hui le plus souvent centenaires), s'indigne.
     
                  Pour et contre cette ré-édition... un homme a tranché, un homme et une voix,  il y a longtemps déjà : "La haine chez Céline est le ressort de l'imagination, du déchaînement d'éloquence. D'ordinaire la haine a le souffle court mais chez une poignée de maîtres une misanthropie enragée, une nausée à la face du monde engendrent de grands desseins. Le monotone de l'abomination devient symphonique. Mettez "l'homme" là où une formule insensée indique "le y...pin", et vous aurez chez Céline des passages d'une grandeur biblique..." - Georges Steiner                                                                                                                                                                                                                                 

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                      France Culture, en rediffusion, rend compte de Louis-Ferdinand Céline du 15 au 19 juillet : ICI

     

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                     Louis Ferdinand Céline ou la littérature de l'échec et du trauma

     

                 Si derrière un auteur et son œuvre, on trouvera toujours une blessure, quelles interprétations donner à la haine célinienne, et pas seulement dans les pamphlets (1) ?

    D’aucuns s’interrogent sans fin, les raisons à la fois inavouables et inconscientes de cette haine semblant échapper à l’auteur lui-même qui, sur le fond, ne s’en excusera jamais : « J’ai eu le tort de l’ouvrir ; j’aurais mieux fait de rester à ma place. Mais aujourd’hui encore, je défis qui que ce soit de m’apporter la contradiction sur ce que j’ai pu écrire à cette époque ».

                Qu'à cela ne tienne ! Rien ne remplace une biographie ! Celle de l’enfance ; sans oublier, en ce qui concerne notre auteur, la généalogie de la famille Destouches.                                                       

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                 Fils de Fernand Destouches issu d'une famille de petits commerçants et d'enseignants, et de Marguerite Guillou, famille bretonne venue s'installer en région parisienne pour travailler comme artisan…

    Le Père de Céline, homme lettré mais incapable d'épargner à sa famille la hantise du prochain terme à payer (hantise qui sera très longtemps aussi celle de Céline) était opposé aux études, gardant à l'esprit sa propre expérience : "Les études, c’est la misère assurée » disait-il à son fils".

    Une mère dentellière, travailleuse indépendante qui vivra péniblement de son métier et de sa boutique…

    Lourd de sens, Céline ajoutera : « On a toujours été travailleurs dans ma famille : travailleurs et bien cons ! » (c'est là le fils d'une mère artisan et d'un père déclassé qui s'exprime, et non un fils d'ouvrier ; distinction importante).

    Certificat d’études en poche, un rien désœuvré, Céline s'engage dans l’armée très tôt, même si, en 1919, il reprend le chemin de l’école, passe son Bac - il a alors 26 ans -, avant d’embrasser la médecine, sa véritable vocation dès l’enfance ; il se dit « guérisseur dans l’âme ». Il étudiera la médecine dans les livres, seul, le soir, tout en travaillant le jour, même si jamais cette médecine ne lui permettra de joindre les deux bouts (… de payer son terme) ; il fermera son cabinet de Courbevoie très vite après son ouverture – fait lourd de conséquences.

    Céline conjurera ce qui n’est pour l’heure qu’une déconvenue, en se lançant dans l’écriture, et entreprendra un long, un très long Voyage (2)

    Il poursuivra sa vocation de médecin auprès des pauvres – dans les dispensaires -, non pas par charité mais, de par son appartenance sociale et après l’échec de son installation à Courbevoie, Cécile ne pouvait en aucun cas prétendre à une meilleure situation et à une autre clientèle.

                                                                                     

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                 Sur un plan générationnel, Céline demeure un pur produit de la France de l’après boucherie de 14-18, avec le traumatisme de la trahison de l’espoir et les humiliés de Bernanos ; génération sacrifiée dont nul n’attendait le meilleur ; l’époque l’interdisait : elle n’en avait plus besoin (à ce sujet, difficile de ne pas penser au père de Céline). Aussi, ce meilleur dont l’époque ne savait que faire, cette génération l’a accumulé jusqu’à devenir une force. Et quand cette force s’est libérée, de quoi a-t-elle accouché ? De quelles actions vertueuses ? Ou bien, de quels desseins monstrueux pour avoir trop longtemps macéré dans la frustration, le ressentiment, l’impuissance, la retenue et le dépit ?

    Cette force a alors donné naissance au pire qui est souvent, en littérature, le meilleur.

               Céline se dit athée et mystique ; craignant sans doute tout autant l’étiquette d’humaniste que celle d’anti-humaniste, il revendique le fait de ne pas s’intéresser aux hommes mais aux choses. Ecrivain et chroniqueur, pour Céline, écrire c’est mettre sa peau sur la table : la grande inspiratrice, c’est la mort ; à la fois risque et certitude que cette mort.

    Craintif, très certainement dépourvu de courage physique (3), homme sans joie, chez Céline, le vulgaire, c’est l’homme qui fait la fête ; l’homme qui souffre est seul digne de considération ; et pour cette raison, rien n’est plus beau qu’une prison, puisque les hommes y souffrent comme nulle part ailleurs. Et son Voyage s'en fera largement l'écho... jusqu'au bout de la nuit...

                 Nuit noire... pour une littérature de l'échec et du trauma : échec en tant que médecin (sa seule véritable vocation : on ne le rappellera jamais assez !) ; échec de la mère de l'auteur qui mourra épuisée et aveugle à l’ombre du ressentiment d’un mari déclassé ; trauma de la première guerre mondiale.

                 Avant de mettre le feu à la littérature,  l’exercice de cette médecine qui ne le mettait nullement à l’abri du besoin a sans doute pu contribuer à son dégoût plus social qu’humain (Céline n'a pas toujours su faire un tel discernement) pour cette organisation de l'existence dans laquelle on ne fait décidément que l’expérience de l’échec car, dans les années trente, nonobstant le succès littéraire de son Voyage (à la fois succès commercial et succès d’estime), Céline devra faire face à un nouvel échec : celui de son intégration sociale malgré sa tentative désespérée de rallier à lui les classes dominantes - ou pour faire court : toutes les forces qui combattront le Front Populaire -, à coups de pamphlets antisémites et plus encore, pendant l’occupation, en commettant l’erreur (4) de soutenir un régime et une idéologie par avance condamnés à l’échec.

    Encore l'échec !

                                                                                              

    ***

     

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                         Céline n’a jamais vraiment quitté son milieu familiale ni sa classe : il n'a jamais cessé de "penser" comme elle ; il n’a jamais su s’en affranchir. L’aurait-il fait… nombreux sont ceux qui affirment qu’il nous aurait privés d’une œuvre incomparable. Certes ! Mais... échec après échec, ne sommes-nous pas aussi tout ce que nos prédécesseurs et nos contemporains ont tenté d'accomplir ? Pays, Etats, régimes, nations, continents, cultures, individus, seuls ou bien en grappes indissociables, nous tous, n'héritons-nous pas de leurs échecs comme de leurs réussites ?

    Si, pour citer notre auteur, l'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches, Céline n’a jamais cessé d’être ce caniche et tous ses personnages avec lui ; personnages pour lesquels le calice de la réussite est passé loin, très loin d'eux ; calice qu’il ne leur a jamais été permis d'entrevoir, encore moins de saisir, eux tous pourtant à la tâche, jour après jour, indéfectibles, comme d’autres... au temple, zélés et fervents...

    Choisissant alors de retourner toute la violence de son échec et celle d'un déterminisme social dont les parents de l'auteur furent les victimes muettes et résignées, non pas contre lui-même - ce qui nous aurait privés de son œuvre -, mais contre ses contemporains ; et les "heureux élus" auront pour noms : les plus faibles pour commencer - les pauvres qu’il a soignés sans profit ; puis la communauté juive – communauté incarnant la réussite sociale ; et en médecine, cette communauté n’était pas la dernière à s’imposer non plus…

    Violence donc… bientôt étendue à toute la société ; et pour finir : à tout le genre humain.

                                                                                    

    ***

     

                 N’en déplaise à Nietzsche :  et si le ressentiment à son paroxysme qu'est la haine était le sel de la terre, un moteur créatif sans rival et qui ne cessera jamais de nous surprendre ? Après Matthieu, Céline accouchant d’un évangile d’un nouvel ordre : un évangile vengeur... même privé d’une revanche digne de ce nom.

    Mais alors, Céline aura-t-il été de ceux qui, à leur insu semble-t-il, auront longtemps poursuivi en vain une quête qui cachait un besoin insatiable d'absolu à la racine duquel on trouvera très certainement une recherche effrénée de leur propre salut ?


    _________________________

     

    1- On ne le précisera jamais assez : la haine célinienne est déjà bien présente dans "Voyage au bout de la nuit".

    2 - Il se vantera d’avoir écrit son "Voyage au bout de la nuit"… avec pour seul souci : être à l’abri du besoin, assuré qu’il était du succès de son récit : « cet ouvrage, c’est du pain pour un siècle de littérature, le prix Goncourt assuré pour l’éditeur qui s’engagera ».

    Céline avait vu juste : ce sera le succès, mais le prix Renaudot pour consolation.

    3 - Sa courte expérience de la guerre 14-18 aurait-elle révélé chez Céline des manquements - tel que le courage ou la solidarité ?! - face à ses non-compagnons d'armes, zélés jusqu'à la bêtise d'un patriotisme et d'une mort sans profit pour eux ; manquements qui ont très bien pu ternir l'image qu'il avait de lui-même et du genre humain et qu'il ne se serait jamais pardonné ; d'où un sentiment de culpabilité dont il lui a fallu, pour survivre... se libérer en imputant ces manquements à tout le genre humain : lâcheté, naïveté, fanatisme et bêtise incommensurable chez les plus humbles et les plus modestes ?

    Il semblerait que son compte-rendu de son emprisonnement au Danemark confirme chez Céline ce manque de courage à la fois "intellectuel" et physique plus particulièrement quand il est question d'assumer les conséquences de ses actes : écriture et parti-pris ; d'autant plus que ses plaintes quant à ses conditions d'incarcération étaient d'une mauvaise foi avérée : Céline était très doué pour le mensonge et la fable.  

    4 - A la décharge de l'auteur... on précisera : erreur due à l’absence de culture politique et historique au sein d’une classe dépourvue des outils conceptuels propres à la compréhension de l’organisation d'une société.

    On pensera aussi au suicide social d'un Céline pour qui le peuple n'est qu'une masse sans forme et sans distinction "... dont le sadisme unanime procède avant tout d'un désir de néant profondément installé dans l'Homme... une sorte d'impatience amoureuse, à peu près irrésistible, unanime, pour la mort" et à ce sujet, il semble que Céline ait partagé ce désir et cette impatience.

                 Pour ce qui est de l'idée de décadence qu'il partageait avec Drieu la Rochelle, entre autres, ne l'a-t-il pas épousée comme personne cette décadence en soutenant un régime décadent par excellence : celui des Nazis ?!

    Quant à ce monde dans lequel il n'y aurait rien à sauver, Zola dont Céline aurait très bien pu être le fils naturel - il en avait toutes les dispositions -, n'a-t-il pas su, dans le ruisseau de la condition humaine y chercher et y trouver de l'espoir et parfois même, du sublime ?

    Céline choisira « l’Assommoir » comme référence - titre qui convenait tout à fait à l’idée qu’il se faisait des pauvres en général, et des ouvriers en particulier -, omettant sans doute volontairement « Germinal » ; lui pour qui rien ne devait germer, jamais, de l’espèce humaine mais bien plutôt, pourrir.

               Au sujet de Zola, se reporter au texte de Céline : Hommage à Zola - Médan octobre 1933

     

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  • Andy Vérol : littérature et mise en scène

             

    Les écrits d'une (grande) petite frappe de la littérature 

     

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               " Vérol, c'est moi, mais c'est aussi un concept, un personnage, un vecteur, une ligne et de la création littéraire, artistique et parfois politique..."

     

    Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter !

     

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             Ignoré des plus petits (les "déjà has been" de l'édition et des médias - et qui ne le soupçonnent pas encore), adulé par les plus grands du Net (dont votre serviteur), une fois, dix fois, vingt fois viré d'Internet - comptes bloqués, sites et blogs fermés par les flics de la blogosphère (faut dire qu'il lui arrive aussi d'être son pire ennemi)...

    Aussi loin que je me souvienne, Andy Vérol a toujours été là, présent sur la toile, dès le début, infatigable, fou furieux, diffamant, éructant, d'une invention folle, d'une énergie inépuisable ! Tendu, toujours sur la brèche, j'ai souvent craint le pire pour lui... craint de ne plus pouvoir le lire le jour d'après...

    "Petite frappe de la littérature" (c'est de lui)... à l'origine d'un collectif nommé HIRSUTE  - Plateforme pseudo-collective pour petits bourgeois et inflexibles tocards -, Andy Vérol, artiste et oeuvre d'Art tout à la fois, est né avec le Net, se nourrissant du Net et le Net de lui... car seul Internet qu'il a longtemps fait tourner en bourrique, a pu faciliter l'émergence d'un tel artiste de la mise en scène de l'écriture : il a été un des premiers.

             Capable de tout, n'ayez aucun doute à son sujet : Métal lourd, Techno-trash jusque dans l'écriture, Andy Vérol est bel et bien un auteur, un vrai ! Et vous verrez : il finira poète car aujourd'hui, il n'y a que la poésie qui soit capable de trouer le cul de la langue française.


             Aussi...

             Salut à toi l'Artiste !
     

                                                          ***

     

                                     Andy Vérol dans toutes ses oeuvres !

     

    Le coccyx pété du baiseur repu

     

    En éjaculant, j’eus l’image sublime d’une montagne blanchie par un nuage de cendres. Jouir me donnait soif, une soif cérébrale pure, comme si mes synapses jouasses avaient besoin d’être lubrifiées à l’huile de coude, un vrombissement taré d... ans les canaux cérébraux, tiens, viens, je le vomissais ce vieux truc. A genoux sur le tapis bleu, j’avais la lumière verdâtre de l’écran qui m’enveloppait. Tiens, viens. En me relevant, mes jambes-coton trimbalèrent ma carcasse soulagée dans la cuisine, in le frigo, les doigts dans un bocal de compote, la bouche tartinée de beurre et de mousse bièreuse, et la langue tachée de piments incendiaires. Tricot de mains mélangées dans le coccyx pété du baiseur repu. Je sifflai une boutanche de vinasse, un Nuit Saint-Georges abandonné entre les produits de nettoyage sous l’évier. Ma viande revivait, je me sentais de nouveau invincible, de nouveau excité. Quelques coups de tête dans le vide réajustèrent mes cervicales, un morceau de cake chocolaté acheva de tuer mon appétit. J’étais prêt pour la suite…

     

              Extrait de "Poétique de l'assassin", second volet de ma trilogie en cours d'écriture. (1ère partie, "Seconde Chance", nouvelle à paraître d'ici début 2013)

     

    "Poétique de l'assassin", 2ème partie de la trilogie "Avant Extinction

     

    Miel mou, je me trahissais dans le sommeil. Tiens, viens. J’avais, pour la première fois de ma vie, un espace à moi où personne ne pouvait interférer et mettre en danger ma quiétude, ma solitude, mes instants intimes. Les brouhahas incessants des fous dehors étaient stoppés par les murs protecteurs. En regardant la chambre, son confort, son éclairage aux spots tamisés, je fus transporté dans leurs vies. L’un à côté de l’autre, ils ne se parlaient pas. Lui pétait bruyamment, elle lui disait qu’il n’était qu’un porc. Elle tentait d’avancer dans son Marc Levi, du bon, de la brute de littérature qu’elle avançait page par page, soir après soir. Elle s’endormait généralement après dix minutes de lecture. Lui avait cette pile de journaux près du lit : L’Equipe et le journal Aujourd’hui pour l’essentiel, qu’il feuilletait sans fin, se replongeant dans les matchs glorieux de la Ligue 1. Pour ça, il méritait que je descende à la cave et que je lui enquille deux trois coups de pelle dans la gueule. Mais je m’endormis, happé par le coton qui remplace les muscles quand l’esprit se meurt. On a souvent une image préconçue de types comme moi. A force de séries policières à la télé, et même si l’on est ouvert d’esprit, quelques traces de clichés s’accrochent tout de même à l’âme. Y compris pour moi. Mais là, moi, j’étais celui-là qui avait attaché Monsieur un niveau en dessous, dans une pièce encombrée de vieilleries poussiéreuses. Mon rêve récurrent, ça n’était pas ce truc obsessionnel malsain.

     

    Je me suis "diarrhée" la cervelle dans les réseaux sociaux

    Il y avait un dernier oiseau qui quitta les lieux, une volière déchiquetée par des vents violents… Comme une ville et ses vieux… Je reviens lentement à Liam… Le rouquin, son passé. « T’as voulu jouer, tu t’es fait embarquer ».

    Nous attrapions des cancers avec l’amiante, le tabac, l’essence… Nous ne parlions plus que de ça… Ou les enfants violés/tués, ou les accidents de bagnoles, ou les cancers, ou les dégâts liés à l’environnement, ou les cancers, ou les avions écrasés, ou les séismes... « Qu’ils l’ont dit dans la Bible HEIN ? »… « Regarder la télé, c’est comme ce touriste débile qui regarde la mer se retirer, puis qui la voit débouler à la vitesse d’une Formule 1, vingt-cinq mètres d’altitude au-dessus de son niveau initial… Et qui reste là, figé d’admiration, comme pris d’un orgasme à la vue de sa propre mort ». Nous mourrions tous les jours de quelque chose dans les écrans… On crevait, je croupissais loin de l’Usine, préférant une vie terne et déprimante avec espérance de vie rallongée à une chute courte et trépidante… Cette maison n’existe plus, son duvet non plus. Tes ombres posées dans les plâtras, la ferraille, les lambeaux d’escaliers au carrelage explosé… Cette maison n’est plus, n’est plus qu’une série de photos, de déchets, de souvenirs… des milliers de textos strangulés dans les tuyaux virtuels. « J’ai eu des fuites de cerveaux durant des années. Je me suis diarrhée la cervelle dans les réseaux sociaux, j’ai baisé virtuel, j’ai regardé les photos, les films, les mots des autres… J’étais tellement con qu’il suffisait que je mette la couv’ d’un livre sur la toile, avec un commentaire de dindon, pour passer pour une chose cultivée ». Qui parle ? Je mélange, je m’arrange pour remettre le récit à l’endroit. J’ai envie d’une bolée de sky, une écuelle de poppers, une flasque de shoot…

    Avant le petit matin, il fallut m’assurer de la disparition du corps. En ai-je déjà parlé ? Dehors les détritus, les montagnes de merdes venues d’Europe continuaient à arriver, flot imperturbable, inexorable zone d’évacuation… Astérion était le rectum de l’Europe, la bonne vieille, le bateau coulé par ses propres impérialismes. Je me grattai partout. Une éruption de psoriasis tringlait régulièrement mon torse, mes cuisses, mes fesses, et surtout ma nuque et mon cou. Expectoration des angoisses par les pores du derme.

    Extrait de « Mon Usine, la suite… ». Roman en cours d’écriture.

      
    Son site Andy Vérol 
     de l'auteur  : Le sacerdoce d'ANDY VEROL
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  • Au-delà des fréquences hertziennes audibles

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                  Jadis perfectionniste, exigeante envers elle-même, aujourd’hui cherchant à fuir le moindre désagrément, la moindre gêne, elle n’est plus ce que son travail est devenu, et pour l’accomplir, ce qu’elle se doit d’afficher : adhésion et motivation.

    Elle le sait, elle le pressent : un danger guette ; et ce danger viendra des trentenaires bardés de diplômes, en veux-tu en voilà ! Et intelligents avec ça ! car, ceux-là seuls sont capables de déceler chez elle sa désapprobation à l'égard des nouvelles stratégies d'organisation que son service est chargé de mener jusqu'à ses ultimes conséquences.

    L’intelligence dans le travail tient en trois étapes : on voit, on comprend, on agit. Ils fonctionnent à cent à l’heure, ces trentenaires ! Avec eux, c’est la défaite assurée pour quiconque possède les mêmes qualités - analyse, synthèse, action -, mais à une vitesse de moitié inférieure à la leur. Ils n'ont pas leurs pareils quand il s'agit d'évaluer les dysfonctionnements humains - si tant est qu'un être humain puisse dis-fonctionner ! Et c'est possible dans un environnement où la fonction fait l'homme !

    Soucieux de maximiser tout ce qui se trouve à leur portée, ils sont imbattables lorsqu’il est question d’identifier les désordres organisationnels en mettant en place une logistique impitoyable : indicateurs de mesure, contrôle et évaluation de la qualité des résultats obtenus.

    Des visionnaires ils sont. Mais ne nous y trompons pas : des visionnaires adaptés… adaptés à leur temps. Autant dire, des suiveurs ou des opportunistes. Ils ne verront jamais la fin dans ce début dont ils souhaitent être les acteurs enthousiastes. Ils seront tout aussi incapables de penser le renouveau après cette fin. Ils sont à l'heure, certes ! Mais déjà en retard d'une nouvelle stratégie.

    Et puis, il y a les autres, guère plus âgés, parfois plus jeunes encore, porteurs de nouvelles aspirations : se former, se reconvertir, bouger, partir, revenir, s'absenter, choisir sa mobilité. En un mot : ne plus subir !

    Chimériques ces aspirations ! Oublieux qu'ils sont d'interroger un élément incontournable : leur emploi et sa fonction ; oubli qui les condamne eux aussi à la déception une fois que les règles du jeu auront changé.

    Autre danger pour elle : les intervenants extérieurs. Non contents de proposer des recommandations après un diagnostic intimidant qui ne souffrira aucune contestation, voilà qu’aujourd'hui, ils se proposent de partir à l'assaut de l'objectif d'efficience assigné. Au prix qu'ils se font payer... c'est la moindre des choses, serait-on tenté d‘ajouter.

    Conseillers et acteurs donc mais... toujours pas payeurs, ces intervenants opiniâtres et zélés car, partout où ils sévissent, ils contribuent grandement à désosser le travail pour installer un espace pour personne et un travail pour quiconque en redemande à son corps défendant, et pour peu qu'on interroge le candidat embauché depuis six mois dans l'anonymat d'une confidence susurrée à l'oreille et dans le brouhaha de cris hurlés au-delà des fréquences hertziennes audibles par l'oreille humaine ; cris que seuls les sourds et les muets ainsi que les bêtes... sont capables de déchiffrer.

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     Le Cri
    Sculpture
    François-Auguste-René Rodin (Auguste Rodin)
    (vers 1886)

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    Extrait du titre inédit : "La consolation" - copyright Serge ULESKI

     


    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

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  • Aimé Césaire, Le parti socialiste, la France et nous

    Billet de blog publié en 2014

     

     

                  « Les élus français, dont Ségolène Royal, demandent à ce que le poète martiniquais ait sa place au Panthéon. »

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    La gauche aurait donc proposé le Panthéon à Aimé Césaire !             

    Mais... de quelle gauche s'agit-il ?

    La gauche qui n’a eu de cesse de canaliser et de fédérer le ressentiment des laissés-pour-compte pour mieux s’empresser de l'exploiter à des fins électorales et seulement électorales ?

    Une gauche indifférente qui n’a rien résolu et qui refuse avec obstination de crever l’abcès de la question des français issus - pas seulement mais aussi - du colonialisme, de la traite et de l’immigration, tout en se désintéressant du sort qu’il leur est fait comparé à d’autres minorités et/ou catégories sociales.

    Ou bien, cette gauche qui s’est montrée incapable de rendre justice et d’accorder une vraie place à ce peuple de France qui n’a jamais pu ou su se rapprocher de la promesse d’égalité et de fraternité pour tous que la République française est supposée porter en elle, faute d’y être encouragés, aidés ou tout simplement, autorisés (sans oublier ce foutu travail qui, aujourd'hui, n’est plus là pour ceux qui n’ont jamais travaillé, et/ou ceux qui quittent notre Education Nationale sans qualification, sans formation, et nos Universités, sans les bons diplômes).

    Une gauche qui a joué l’épuisement et qui n’a pas d’autre issue à offrir à tous ceux qui remettent en cause les modes de fonctionnement, d’organisation et les grilles d’analyses de la République : une impasse en forme de cul de sac, le rejet et l'isolement avec pour seule consolation : un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisante :dénoncer « les brûleurs de voitures » n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler. De même, dénoncer le racisme n'a jamais empêché qui que ce soit de s'y complaire.

    Après l'épuisement, le pourrissement qui donnera naissance au mouvement « Les indigènes de la République ».

    Nul doute ! Un job à plein temps avec retraite assurée, ce statut d’indigène auto-proclamé, avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, sur le mode du "s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là", le discriminé développant une pensée discriminative à l'endroit de son discriminateur, jusqu'au rejet total, retrouvant ses plumes, ses peintures et son maquillage en bon indigène, fier et digne, alors que d'autres auront bougé et nous avec eux, et l'histoire aussi ; et le temps qui guérit bien des maux et vient à bout de bien des préjugés - évolution générationnelle et naturelle oblige ! Ce temps qui nous récompense de notre patience et de notre travail - pour peu qu'on s'y soit mis : travail sur soi, pour soi et les autres et avec eux.

    Et que dire d'un Dieudonné condamné à la surenchère permanente ; un Dieudonné qui n’a jamais cessé d’être le symptôme - comme des centaines de milliers d’autres avec lui - d’une maladie à l’origine de laquelle on trouvera un Etat et une classe politique incapables de nous proposer une France adulte, aux analyses honnêtes et courageuses, même au prix d’un froissement de l’orgueil national qui aurait pu donner lieu à un nouvel élan tout aussi national mais... fédérateur celui-là !

    Durant la période qui va de 1981 à 1995, on cherchera en vain des Rachida Dati, des Fadela Amara et des Rama Yade dans les gouvernements qui se sont succédés.

    Il faudra attendre un gouvernement de droite pour que les compétences de Madame Taubira soient reconnues, convoitées et sollicitées (parmi les candidats à la présidentielle de 2001, sans aucun doute... Madame Taubira était bien la meilleure, et de loin – souvenez-vous !)

     

    ***

    Dans les jours qui ont suivi le décès du poète - paradoxe suprême ! - c’est la droite qui adopte l’attitude, non pas la plus digne mais... l'attitude la plus honnête : profil bas et silence, laissant aux parents, aux proches d'Aimé Césaire, à ses administrés, à son peuple et à ses lecteurs le soin d’accompagner son départ.

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    Souhaitons que l’œuvre d'Aimé Césaire demeure irrécupérable ou bien, qu'elle le devienne ; aucune gauche ne pouvant prétendre se l’approprier, ni aucune droite, à bon compte et à moindre frais.

    Quant à réduire l’oeuvre de Césaire à l’anti-colonialisme...

    La domination, qui a toujours pour fin l'exploitation - exploitation intemporelle, sans visage, sans couleur et sans frontières - n'est-elle pas ce qui réussit le mieux à l'homme quand la nature et un savoir-faire éculé l'ont placé du côté de ceux qui ont le pouvoir d'ordonner et de contraindre ?

     

     ***

     

    On ne dira jamais assez qu'Aimé Césaire était loin de n’être qu’un poète anti-colonialiste même si son œuvre fait partie intégrante du patrimoine politique français.

    Une langue d’une invention égale à celle d’un René Char que celle d'Aimé Césaire ; René Char, une autre grande voix, résistante de surcroît, elle aussi... jusqu’à son dernier souffle.

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  • Georges Simenon et les femmes : il était une fois...

                  L'auteur nous a quittés il y a 30 ans aujourd'hui.

     

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                     Si l’être humain est au centre de l’œuvre de Simenon, et si les personnages en sont le  point de départ, les femmes en occupent souvent la première ligne, et à l’arrivée, on les retrouve tout aussi nombreuses.

    Les femmes, Simenon les a toutes rencontrées : la femme adultère, la femme battue, la femme empoisonneuse, la femme le diable au corps qui cache une brisure, une fêlure, une faille, un traumatisme, un manque, un gouffre…

    Fidélité faite femme, trahison... femmes de mareyeurs, femme de mariniers ; énergies que rien ni personne ne saurait épuiser dans l’animalité d’une relation brutale d’une existence dans tous ses états… oisives et bavardes, elles attendent leur mari sur le pas de leur porte ; actives, elles vous serviront un repas sans broncher ou bien vociférant, tablier autour de la taille, torchon d’une main… et tous se briseront contre ce bloc humain qu’elles dressent devant l’intrus.

     

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                  Contradictions, paradoxes, énigmes, Simenon a observé les femmes comme on le ferait d’un phénomène en action : frénétiques, en ébullition, rebelles, femme dépensière, femme qui thésaurise, femme aux mille lettres d’amour, il les a toutes vécues et il a tout compris de leurs faiblesses, de leur cruauté et de leur malheur passé, présent et encore à venir ; lui qui ne se repose jamais !

    Animales, certaines de ces femmes sentent tout : le moindre malaise de l’âme, le plus petit frémissement de la conscience. Très souvent des femmes sans enfant, un peu comme si tout l’amour dont elles sont capables leur avait été enlevé… et puis de mauvaises mères aussi, indignes, castratrices, accapareuses, et d’autres encore, dévouées, sacrificielles jusqu’au crime et qui, privées d’hommes et de mari, ont dû très tôt renoncer à une vie… de femme justement.

    Spontanées, intuitives, sensuelles, instinctives et redoutables, mordantes, des femmes au plus simple de l’écriture, mais géantes, toujours ! Qu’elles servent le bien ou le mal, des instincts les plus dégradants comme des desseins les plus nobles… elles portent avec elles et en elles toute l’Histoire du monde et toutes les histoires d’un Simenon insatiable : des femmes  qui, à trente ans, ont déjà épuisé toute leur force ; d'autres qui se sont laissées vieillir lentement comme un bon vin et qui, la cinquantaine passée, demeurent plus que jamais capables d’en remontrer à la terre entière. Femmes éteintes…  bougies à la flamme soufflée qui fument encore sans éclairer sinon une nuit noire comme le destin qui guette sa proie dans une allée devenue soudain impasse de fin de vie.

    Chahutées, bousculées par des hommes qu’un mal incurable torture…rien n’est gratuit chez elles ; dans chacun de leur acte, même au plus fort d’une cruauté proche de la démence car elles ne s’appartiennent pas toujours, contre toutes les formes de dépréciation de soi dans une organisation de l'existence qui a pour seule mécanique infernale  la soumission au moins-disant émotionnel qui engorge tous nos désirs, il leur arrive de commettre l’irréparable ; et c’est alors que… d’un premier jet, sans plan, elles se laissent agir ; ce n’est que plus tard qu’elles rendront des comptes ou bien qu’elles se tairont mutiques et désespérées du plus loin qu’elles se souviennent.

     

               Comiques, burlesques, perdues pour la raison, en retrait, effacées, écrasées, laissées pour mortes… identités multiples, phénomènes hors norme à l’image de l’auteur, en elles tout est nécessité psychologique et quand elle tombe la robe... panique, effroi, c’est tout un monde qui retient son souffle, celui des hommes qui ne savent pas encore comment ils se feront dévorer, même si parfois ce sont elles aussi qui retiennent le peu de vie qu’il leur reste à battre sur le pavé dans une existence sans but car le fort épargne rarement le faible, même les jours de sortie pour un bal de la misère noire.

    Candides, enfantines, d’un naturel désarmant, ingénues tombées des nues, ingrates, jeunes et déjà gâtées, sans cœur ni esprit, elles ont souvent de qui tenir : leur mère. Femmes du Milieu, femmes de parlementaires ou de ministres, maîtresses, comédiennes, prostituées rangées ou non des voitures, femmes au train de vie dispendieux...

     

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                   Roman après roman, c’est avec elles que Simenon a rendez-vous car… toutes ces femmes sont vraies, bien réelles. Simenon a vécu longtemps avec elles ; il les a toutes comme entraperçues, devinées, dévoilées derrière un comptoir, dans une boutique, au bras de leur mari ou d’un amant. Sans doute a-t-il croisé une fois leur regard, une fraction de seconde pour une éternité contenant déjà toute une vie sur deux cents pages….vie honnête ou bien mensongère, malheur, grandeur et décadence. A leur insu, il a tout compris d’elles, tout prévu, avant même qu’elles ne vivent un destin, le leur, encore à venir car la fiction est redoutable ; celle de Simenon plus encore : elle doit tout à la réalité.

    Mais alors, toutes ces femmes ont-elles soupçonné un instant qu’elles aient pu à ce point stimuler l’imagination d'un Georges Simenon qui affirmait pourtant en manquer cruellement ?

    Au moment précis où l’on croit fixer leur personnalité, elles déroutent, dévient, font volte-face et c’est de dos comme face à un mur qu’il faut maintenant poursuivre plus loin l’investigation de leurs motivations les plus secrètes, moteur de toute l’histoire d’une vie qui a basculé car toutes ces femmes ne se refont pas. Non ! Jamais !

     

                 De tous les milieux, de toutes les professions plus que de toutes les « classes sociales », comme autant de personnages, comme autant d’esquisses d’un monde qui ne leur appartient pas toujours… elles remettront sur le métier, contraintes et forcées, cent fois leur vie et leur existence… car pour toutes ces femmes seul existe ce que l'on fait exister, avec détermination, après un travail acharné, pour ne pas se contenter, négligeant et sans courage, de le rêver jusqu’à l'ébranlement de tous les repères.

    Solitude, humiliation dans une vie conjugale en situation d'échec, une existence qui semble à jamais figée, une vie sans lumière, subversives jusqu’à s'extraire d'un monde interdit d'extase, plébéiennes, femmes de notables, ces femmes... Simenon les a forcées jusqu’aux personnalités et caractères les plus audacieux. Touché par leur détresse sans toutefois reconnaître tous les ponts qu’il a sans doute inconsciemment dressés entre elles et lui, même coupables, Simenon aura toujours plus de sympathie et d'empathie pour elles que pour leurs victimes souvent socialement plus élevées ou plus chanceuses.

    Leur dignité à toutes frappera le lecteur peu soucieux de comprendre que Simenon n’est pas en-dessous ni au-dessus de la vérité de leur condition mais ailleurs, là où tout jugement est suspendu. A toutes il leur épargnera donc les affres d’un jugement lapidaire car Simenon sait que pour juger les autres il faut avoir été au moins une fois accusé.

     

                 Qu'importe le style ! Toutes ces femmes trônent au-dessus de l’écriture qui les a engendrées, et Simenon n’aura de cesse de déchiffrer leur propre énigme quels que soient les actes commis car leur vérité est loin de n’être que romanesque, et pour cette raison, il les excusera toutes.

    Folâtres, amoureuses, excentriques, criminelles, victimes, bourreaux, il les aura toutes côtoyées, puis... proche,  très proche, au plus près de leurs attraits, défauts et qualités… il les aura touchées aussi, chair et sang sous une veine palpitante comme un cœur qui bat trop fort ; il a su nous les rendre plus vivantes encore, là, sous nos yeux, en moins de mots qu’il faut pour le dire et l’écrire d’une écriture qui n’a qu’une seule prétention : nous rappeler d’où l’on vient… même sans y être allés,  avant de nous révéler à nous-mêmes tels que nous ne sommes pas et tels que nous ne serons sans doute jamais, ou bien encore, tels que nous aurions très bien pu être si par malheur, tout ce qui nous conduit à la déchéance en avait décidé ainsi en prenant le dessus sur tout ce qui nous condamne aux yeux d'une société aussi indifférente que cruelle.

     

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    Mentionnons au passage la biographie de Simenon par Pierre Assouline, énorme pavé qui se veut exhaustif mais qui se perd et perd en intensité au fil des pages et de sa lecture ...

    Génie impalpable, génie de Simenon, génie insaisissable, génie de l’artisan et de son labeur dans le silence de la tâche à accomplir, Balzac du 20e siècle et Maupassant des années cinquante… Simenon ne sera jamais au-dessus de ses personnages ; aussi, c'est bien dans ses personnages qu'il faut aller le chercher. D’où l’inutilité d’une biographie, et plus encore, d’une bio de 750 pages.

    Pour célébrer Simenon, on pensera plutôt à une épître, d’un seul jet, dans un seul souffle, tous ses personnages d’un seul trait, toute une vie, mille vies, de la comédie au drame, de la farce à la tragédie selon un ordre secret car cosmique - ordre supérieur à notre entendement jusqu’au moment où l’ordre est donné -, et qui fait que chez Simenon tout un chacun peut encore espérer recevoir ce qui lui est dû : la bascule de la guillotine, le cachot d’une prison sans rémission, la chambre d’un hôpital  psychiatrique… ou bien une justice qui viendra réparer tout le tort causé même si la consolation est brève car rien ne s’oublie jamais vraiment !

    Il faut relire Simenon, une grande leçon de modestie, un auteur si proche de ses lecteurs. Un des plus grands humanistes du XXe siècle.

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  • Penser l'Empire aujourd'hui avec Alain Soral

     
                             

     


    Comprendre l'Empire  aux Editions Blanche

    (Vidéo 2011)

     

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    Comprendre_l_empire.jpg


                    Détricoter le roman national, à la mémoire hémiplégique, et plus largement, le roman occidental tout aussi lacunaire et fictionnel… du christianisme aux Lumières, de la Révolution française jusqu’au terminus bancaire, convoquant à la barre Marx , Engels, Michéa, Orwell, Sorel, Proudhon, Weber, les Pères de l’Eglise, Wall Street, la City et la FED, violences et mépris social… telle est la vision du monde qu'Alain Soral nomme Empire.

    C'est une exposition au déroulement implacable qui nous est proposé avec "Comprendre l'Empire" ; exposition d’une histoire qui nous est commune à tous, où que nous nous situions… acteurs, ou bien spectateurs, ou bien encore victimes abasourdis… histoire de ceux qui nous ont précédés, histoire d’aujourd’hui, et pour ce qui est de demain... histoire destinée à ceux qui possèdent une excellente mémoire de l’avenir : les esprits clairvoyants.

    De la Famille au clan à la tribu pour culminer avec la Nation et le contrat social jusqu’aux nouveaux réseaux au service des lobbies marchands et ethno-confessionnels, sans oublier les mafias policées ou pas (drogue et prostitution contre le complexe militaro-industriel et les cols blancs de la finance ; mafia calabraise contre Loge P2), comme autant de mensonges d’une République dite démocratique, structure combattante de l’Empire - en effet, 1% est le taux incompressible de la population qui a toujours commandé à la masse -, ... nul doute, le prolétariat du XIXe siècle et sa misère sont bien l’incarnation de la trahison de la bourgeoisie.
     
                   Peuple qui assume le principe de réalité - salaires "plancher" : exploitation et servitude ! Peuple  parmi lequel on comptera des penseurs autodidactes opposés au ralliement au libéralisme mondialisé avec son Capital coupé de toute attache géographique et morale de soi-disant "libertaires révolutionnaires" né en 1968  ; un Capital maintenant nomade : finies les cultures enracinées et les perspectives historiques ! L’hyperclasse et ses VIP condamnent les salariés à la précarité...

    Arrivent alors Canal+, les bobos et la gaudriole branchée, cache-misère d’une humanité souffrante et vaincue ; le RMI puis le RSA pour toute consolation. Puis la liquidation de la classe moyenne non salariée (artisans, commerçants, petits patrons, travailleurs indépendants), et du métier de journaliste par la même occasion ; métier perverti, avili par une démocratie d’Argent et de Marché ; les derniers journaux indépendants de qualité seront liquidés et remplacés par le divertissement et des pseudos-intellectuels-animateurs au service d’une propagande de masse, une fois la trahison des clercs consommée et digérée, la chasse tirée… avec la domination par la séduction : une seule liberté est accordée et encouragée : consommer. Et dans un tel environnement, les idiots utiles sont légion : prostitution morale et intellectuelle, en veux-tu en voilà ! Argent, honneurs, sexe…


    Car... seuls restent en place les kapos, les collabos, les soumis et les imbéciles d'un réseau culturo-mondain comme horizon indépassable de notre temps qui annonce le règne de l’empathie affective - émotion et désir au fin de détruire chez l’individu toute capacité analytique et critique -, et signe la mort du logos : plus de chaîne causale ; destruction du sens.

    Pour les insoumis, pour ceux qui souhaiteront tenir tête, en revanche, ce sera... chantages au fascisme, au racisme, à l’antisémitisme… la fin justifiant les moyens ; sentences équivalentes à une mort professionnelle et sociale certaines de réfractaires ruinés et jetés à la rue par des procès sans nombre.
     
                                                                                   ***

     


                                         


     
                  Solitude-dépression-consommation à l’Ouest ; chaos, guerres et misère au Sud ; fatalement la question suivante surgit : d’un de Gaulle patriote et cultivé à un Sarkozy sans morale, sans frontières et inculte, que nous est-il donc arrivé ?
    Liquidation de l’héritage du CNR (Conseil National de la Résistance) : jamais plus la classe politique ne s’occupera d’économie !


    La Banque au pouvoir avec Pompidou et Giscard !


    Immigration-isme… stratégie de dumping social de la droite patronale, chantage à l’extrême-droite sur quiconque remet en cause cette stratégie.


    Mai 81 et l’expulsion de la classe ouvrière. Liquidation du PCF.


    Collaboration et colonialisme… culpabilisation à outrance : la haine du peuple est consommée ; un peuple, celui de la France, dont on exige qu'il baisse la tête ; mais aussi,  un Peuple qui n’en pense pas moins.
     
                                                                                 ***
     
                   Voici maintenant le traité de Maastricht pour une destruction méthodique des 3 piliers que sont l’économie, la morale et le social.


    Identité nationale niée mais... « danger de l’Islam » et des banlieues, un ministre de l’intérieur en soutien, bientôt Président, pour faire monter la mayonnaise, le tout relayé par un dispositif fait d’argent, de médias et de réseaux. Une élection sera gagnée sur une campagne parodiant celle du FN jusqu’à la venue d’une Carla Bruni courtisane bobo. Mariage idéal : vulgarité et inculture précéderont l’instauration d’un libéralisme sécuritaire, servile envers les puissants prédateurs financiers et impitoyable envers le monde du travail.

    Et la Banque ! Encore la Banque ! Et quand ça tourne mal et qu'il lui faut faire la manche… eh bien, les Etats et toute la classe politique avec eux, comme un seul homme, comme une seule force … enfin retrouvée, n’hésitent pas : on lui remplit les poches, même trouées.
     
                  Mondialisation contre mondialisme : échanges équilibrés et contrôlés contre la guerre économique planétaire et permanente de tous contre tous, quiconque refuse de se soumettre à l’idéologie finalement totalitaire et belliqueuse de la mise sous tutelle de l’humanité entière est expulsé du champ social, politique et médiatique.
     
                  Et Alain Soral de conclure "....Aujourd’hui, ce Nouvel Ordre Mondial exige de la gauche comme de la droite qui lui soient remis les pleins pouvoirs… " Gauche et droite qui ne se feront pas prier (Strauss-Khan, Sarkozy)... avant d'ajouter : "... le monde occidental est face à un choix : la soumission totale ou la révolte."
     
                L'année 2012 installera-t-elle la dictature de l’Empire ou bien, marquera-t-elle le début de son démantèlement ?
     
    _________________


     
     - Que ce soit le silence médiatique qui accueille ce nouvel opus d’Alain Soral "Comprendre l'Empire" ne surprendra sans doute personne car, qui aujourd’hui dans les médias, pourra en toute conscience saluer le travail effectué par cet auteur : celui d'une synthèse qui attendra longtemps encore sa réfutation ?

    - Rectificatif concernant l'affaire Dreyfus et le compte-rendu qu'Alain Soral souhaite nous faire dans son ouvrage : l’arrêt de 1906 de la Cour de cassation qui innocente et réhabilite définitivement Dreyfus ne marque pas "la victoire de l’argent sur la noblesse et l’esprit aristocratique" mais bien plutôt la victoire de la vérité sur le mensonge et la corruption d'une élite atteinte d'une dégénérescence morale et civique  ainsi que la victoire contre l’antisémitisme car Dreyfus n'aurait jamais été inquiété s'il n'avait pas été juif.

     

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  • "Soumission" : sixième roman de Michel Houellebecq

     

     

    Billet de blog rédigé en 2015 

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                        Si une vision politique discutable ou indigente et une faiblesse littéraire ne sont pas indissolublement liées - en effet ceux qui pensent mal ou de travers ne sont pas systématiquement de mauvais écrivains, Ferdinand Céline l’a prouvé jusque dans ses pamphlets antisémites considérés comme des perles littéraires par un George Steiner auquel rien n’échappe -, avec Houellebecq, il en va tout autrement : mauvais penseur, mauvais écrivain pour sûr ! Même si la critique semble mettre des années à le réaliser et à l’accepter. Il est vrai qu’il est plus valorisant de reconnaître que l’on avait raison, qui plus est seul contre tous les autres, que de confesser ceci : « On s’est tous plantés à propos de Houellebecq ! »

     

                   Michel Houellebecq aurait dû être l'auteur d'un seul ouvrage : « Extension du domaine de la lutte » en 1994, d'un intérêt certain en tant que symptôme d’une société libérale très avancée qui a placé l'efficience et la performance au coeur de son projet, pour chacun d'entre nous, à nos risques et périls... pour les plus indigents, car Houellebecq n'a jamais été autre chose qu'un symptôme : il a représenté – et ce n’était pas un rôle de composition chez lui -, une catégorie d’hommes – homme au masculin -, susceptible d'intéresser davantage les sociologues et que les critiques littéraires ; une catégorie directement concernée par la question de la misère sexuelle qui est le lot de l’homme dépourvu de qualités physiques face à « l’homme machine » réduit au seul critère d’une performance économique et sexuelle, à la fois objet et marchandise ; et plus encore, lorsque cet homme déshérité a des prétentions de conquête très largement au-dessus de ce que peut vous laisser espérer un réalisme à la fois esthétique et social ; et Houellebecq, de par son physique et sa place dans la société, avant son statut d’auteur célébrissime, était bel et bien au cœur de cette problématique, il faut le reconnaître.

    Un Houellebecq symptôme donc. Or, un écrivain n'est pas un symptôme, mais bien plutôt une maladie et son remède, médecin et patient ; et quand il est bon, vraiment bon : un écrivain c’est une épidémie avec toute la logistique médiatico-humanitaire qui accompagne une telle calamité qui menace au pire un continent, au mieux... la planète toute entière, prix Nobel à la clé.

     

                  Avec Houellebecq, roman après roman, force est de constater qu’il s’est aussi et surtout agi d’une catégorie d’hommes qui, dans les faits, supporte mal « l’affirmation du désir féminin » par les femmes elles-mêmes sans la médiation d’hommes bien disposés envers elles : les Vadim et les Truffaut qui ont su aussi se servir au passage. Désir au sens le plus large : sexe, réussite sociale, pouvoir et contrôle ; désir inaccessible à cette catégorie d'hommes faute d’en connaître non seulement l’histoire mais aussi ses véritables motivations et ses ressorts ; désir face auquel ces hommes peinent à trouver une place : la pauvreté de leur physique et sans doute aussi une enfance dont les conflits, ou pire encore, l'absence de conflits « mère-fils », « père-fils » faute de candidats, n’ont pas trouvé leur résolution dans une vie d’adulte épanouie ne leur étant d’aucun secours. Arrive alors le constat amer : un physique ingrat condamne à une vie tout aussi ingrate, une vie effacée, sans joie, sans charme ; des hommes dont les corps n’exulteront pas ; toute exaltation leur sera interdite dans une société où le « savoir jouir » a pourtant tout recouvert.

    Manifestement, Michel Houellebecq a toujours trouvé la punition injuste et sa biographie personnelle n’a rien arrangé en tant qu’enfant d’une société post-soixantehuitarde aux parents absents dont le laxisme cachait une indifférence et un refus d'assumer ses responsabilités en tant que parents... qui s’affichait « tolérance » ou « quête de soi »… de voyage en voyage, de lit en lit.

             

               Question lancinante donc : quel avenir et quel devenir pour les moches, les fauchés qui plus est, sur le marché du sexe… qui est à la fois un marché et de la performance physique et de la performance économique et financière ? Bander longtemps, avoir un beau petit cul et une carte de crédit de VIP.

    Incidemment, et cela aurait dû alerter les critiques littéraires, Houellebecq n’a pas compris, ou bien plutôt, n’a pas voulu, ou bien encore, n’a pas su se résoudre à accepter de reconnaître que ce déterminisme-là était tout aussi impitoyable avec les femmes qu’avec les hommes que la nature et la réussite sociale n’ont pas favorisés. Dans le cas contraire, il est vrai que Houellebecq aurait très vite réalisé que toutes ses récriminations contre les femmes, ce procès permanent contre la femme, livre après livre, une femme responsable de tous nos malheurs, étaient nulles et non-avenues ; mais faut croire que la mauvaise foi en littérature paie toujours.

    Ironie de la situation : Houellebecq n'aura eu besoin d'aucune religion finalement, tout en n'ayant rien à envier à aucune d'entre elles, quand il s'est agi de fomenter un tel procès d'intention contre tout ce qui touche au féminin.

     

                  Avec « Soumission », cette France islamisée en 2022 et la victoire du parti de la «Fraternité musulmane», Houellebecq et son éditeur sont allés chercher non pas le lecteur, celui d'un Christian Bobin ou d'un Eric Vuillard, mais le non-lecteur ; celui qui n'ouvre qu'un livre, un seul, tous les dix ans, et dans lequel ce non-lecteur ira retrouver son propre ressassement.

    On saluera ici la logique économique d'un tel choix, les lecteurs se faisant de plus en plus rares, autant aller chercher ceux qui ne lisent pas mais qui gambergent à l'excès autour de l'Islam, entre autres obsessions.

                 Le mal français ?

                 La femme libérée et l'Islam.

                Après Zemmour, Houellebecq ! Certes, ce dernier est autorisé à croire qu'il pense quand il pense ce qu'il pense et qu'il l'écrit jusqu'à en faire un "roman" qui nous sera alors vendu comme tel. En revanche, ce que l’on ne pourra que difficilement pardonner c'est le fait que le monde de l'édition ait tenté depuis 20 ans de faire de Houellebecq un écrivain avec la complicité de la critique, et de nous en convaincre livre après livre, et ce sans ménagement aucun. Or, le vernis « littéraire » et « politique » de Houellebecq ne résiste pas à une interview un tant soit peu compétente. De plus, un écrivain, ç'a du flair, une tête bien faite, une écriture, un vocabulaire... tout ce qui a toujours manqué à Houellebecq.

    Mais tout se tient finalement : l’Art contemporain contre l’Art moderne, Houellebecq maître en littérature, politique et complaisance face à la corruption généralisée, l’extrême droite sous la protection de l'abstention et des médias, jusqu’à la confusion qui en arrange plus d'un : on peut être socialiste et travailler pour la Banque, en venir et y retourner une fois que l’on a épuisé tout son crédit auprès d’électeurs maintenant écoeurés qui enragent.

     

                  Après la publication de « Soumission », il est vraiment surprenant  que toute la critique soit à ce point navrée comme si Houellebecq n'était pas toujours passé à côté du fait que la littérature c’est aussi un mode d’étude : sciences sociales, journalisme, droit, histoire, philosophie, psychologie…

    Pour le dire autrement : la littérature c’est du travail, beaucoup de travail, un travail à plein temps.

    En comparaison, écrire n’est rien.

    "Politiquement correct" oblige ! La critique condamnera alors l'islamophobie d'un Houellebecq, voire sa misogynie, sans toutefois remettre en cause la politique éditoriale de ceux qui n'ont pas cessé, à de très rares exceptions près, de nous imposer ce littérateur "monté de toutes pièces" : un vrai coup tordu pour la crédibilité de la littérature.

    D'autres moins hypocrites mais plus pervers... tel un Eric Conan de Marianne, dénonceront le sexisme d'un Houellebecq pour mieux valider en catimini son islamophobie.

     

    ***

     

                 Autant le compagnonnage autour de Dieudonné ou d’Alain Soral à propos de la dénonciation d’un mondialisme au service de l’Empire (atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières : chaos et chantage) qui n'est qu'une guerre faite aux Etats providence, nations et peuples, réunit des cœurs sincères et vaillants, épris de justice et d’indépendance, en revanche la « fausse question musulmane » semble n’attirer que le rebut médiatico-intellectuel d’une société adepte de délires à la fois paranoïaques et savamment calculés parce qu’idéologiques : revanche historique à propos de la décolonisation (l’Afrique noire et le Maghreb en priorité), sionisme articulée à travers une allégeance indéfectible à Israël, racisme à peine masqué derrière un suprémacisme blanc, avec la complicité à la fois tacite, objective et plus rarement inconsciente faute de formation et de compétence dans ce dernier cas, des médias dominants ; il suffit alors de penser entre autres à ceux-ci : Eric Zemmour, Richard Millet, Alain Finkielkraut, Elisabeth Levy, Cukierman, Renaud Camus et maintenant Michel Houellebecq, à grand renfort de publicité : mille interviews, mille passages télé et radio… mille commentaires.

                   Bêtise, diversion, ignorance et scélératesse : taper sur la victime, sur le plus faible, toujours et encore ! Exonérer les coupables qui arrangent si bien les affaires de notre auteur et ses éditeurs successifs depuis 20 ans…

                   Aussi, bienvenue au club de la lie non-pensante, Monsieur Houellebecq !

     

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  • Michel Houellebecq : le Forrest Gump de la littérature

     

             Rentrée littéraire 2018-2019 : Michel Houellebecq a encore sévi  : contre la ville de Niort - commune d'un enjeu civilisationnel d'une importance colossale il est vrai ! Comme quoi, la littérature n'a vraiment peur de rien.

                             

                              Mais attention :

     

                            "A polémiquer sans péril, on buzz sans gloire !"

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                 Un auteur c’est un plat qui se mange froid. Or, Houellebecq est un auteur froid. Aussi...

     

                    Si "au commencement était le Verbe"... dans ses deux premiers titres - Extension du domaine de la lutte et Les particules élémentaires -, qu'est-ce que nous disait Michel Houellebecq (si d'aventure cet auteur tentait de nous dire quelque chose) ?

    Ce chérubin semblait vouloir nous dire, avant de s'en désoler, qu'il vaut mieux être riche et beau (et puis, jeune aussi) quand on veut tirer (1) de belles nanas, que pauvre et laid.

    Cette affirmation qui ne souffrira aucune contestation ferait donc de Houellebecq un grand écrivain doublé d'un grand moraliste car, si Houellebecq avait été riche et beau à une époque où il ne l'était pas, il aurait bien évidemment et très certainement cherché à séduire des filles pauvres et laides...

    C'est donc ça ?

                      Alors maintenant, à quand un auteur mais... de génie celui-là, qui nous expliquera, contre toute attente, combien il est préférable d'être issu d'une catégorie sociale dite "privilégiée" plutôt que d'appartenir à une catégorie sociale dite "défavorisée" ? (défavorisée ????? Qualificatif outrageusement euphémisant quand on constate l'ampleur des dégâts sur cette classe) quand on veut, non seulement séduire de belles nanas, mais aussi et surtout, se faire une place au soleil...

    A quand cet auteur de génie ? Parce que... bon... on s'impatiente là !

     

     

    1 - Tirer des nanas : oui parce que... Houellebecq, les nanas, il voulait les tirer, c'est tout. Et elles ne s'y sont pas trompées bien sûr ! Elles qui ne supportent pas, lorsqu'elles en ont besoin, qu'on leur dise qu'elles en ont envie, et vice versa. Mais ça................... Houellebecq l'ignorait.

     

    ***

     

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                 Plus tard, avec un titre comme "Plateforme", et dernièrement avec "La Possibilité d'une île" et "La carte et le territoire", il semblerait que Houellebecq ait souhaité élargir quelque peu son champ de vision et qu'il se soit décidé à nous donner des nouvelles du monde.

    Si Houellebecq connaît réellement notre monde contemporain (2), et si on oublie un moment une inspiration souvent absente ou poussive, force est de constater que les informations de l'auteur à ce sujet semblent avoir pour sources principales, sinon unique, le journal de 20H (TF1 ou France 2, c'est au choix), Envoyé Spécial pour s'être attardé devant son écran (somnolant ?), et maintenant qu'il réside en Espagne : TV5 ; ce qui, tout le monde en conviendra, n'arrangera rien, bien évidemment.

    Ecrivain de surface, sans profondeur ni écriture, en cela, Houellebecq est bien un homme de son temps : bâclage, esbroufe, absence de travail dans le sens de "travailler son sujet". D'aucuns rétorqueront : c'est guère nécessaire aujourd'hui puisque tout le monde triche : écrivains, artistes plasticiens, journalistes, critiques littéraires inclus ; et les lecteurs sont sans culture. 

     

    2 - Houellebecq est décidément un auteur très approximatif, un auteur très vague ! Aussi, gare au mal de mer !

    Tout comme il a une vague idée de la science fiction et des sectes dans "La possibilité d'une île",  Houellebecq a juste une vague, très vague idée du fait que l'art contemporain n'est, le plus souvent, qu'une vaste fumisterie sans talent ; mais il ignore le plus important : c'est une fumisterie très sérieuse qui nous est servie par des individus (artistes, mon oeil !) sans humour qui se préoccupent de tout et qui ne plaisantent sur rien ; ce qui aggrave sensiblement leur cas à tous. Rien à voir donc avec la démarche d'un Marcel Duchamp.

    Et les interviews de l'auteur n'arrangent rien. De là à penser qu'il ne faut ni lire ni écouter Houellebecq si l'on ne veut pas douter de lui et de ceux qui n'ont de cesse de nous signifier qu'il est irremplaçable...

     

    ***

     

                    Mais alors... à prendre ou à laisser Houellebecq  ? Un Houellebecq qui est à l'écrit ce que Mylène Farmer est à la musique et à la danse (on me dit que tous les deux partagent le même fans-club !)...

    Au diable la culpabilité ! Vraiment ! Sans regret et sans remords, on doit pouvoir laisser Houellebecq ainsi que les fossoyeurs de la littérature qui l'ont promu au rang d'auteur (3) qu'il faut avoir lu sous peine d'être frappé d'inconséquence ou de nullité, là où ils ne seront jamais, à savoir : dans un lieu qui ressemble fort à un avenir car, il y a des auteurs qui savent voir loin et acheminer l'attention de leurs lecteurs plus loin encore, et surtout, là où personne ne peut décemment souhaiter être  mené : à tous les drames et à toutes les tragédies, nous tous glacés d'effroi, face au pire.

    En revanche - et on l'aura compris -, Houellebecq ne nous mènera guère plus loin que dans sa salle de bains qu'il ne fréquente que rarement, pour une douche qu'il ne se résoudra jamais à prendre en gosse mal léché, difficile et laborieux quant à l'acquisition des apprentissages de la petite enfance... et sur son pot aussi, lieu de toutes les rétentions, en pré-ado attardé...

    Et ce, alors que le monde d'aujourd'hui et de demain a et aura besoin de titans !

     

     

    3 - Auteur d’un intérêt plus sociologique que littéraire nous affirme-t-on, comme pour s'excuser ; même si, en toute bonne foi, il semblerait qu’il n’y ait pas que des imbéciles pour affirmer que « Houellebecq, c’est important !»

    En effet, Houellebecq n’aura-t-il pas été le premier à donner une voix aux laissé-pour-compte… non pas économiques mais sexuels ? Préoccupation éminemment de droite (famille de pensée de Houellebecq ; choix effectué pour emmerder une mère beatnik : la sienne) car, pour ce qui est de la fausse-gauche( gauche PS des années durant), moche ou pas, elle n’a jamais eu de problème de ce côté-là : les ouvriers et les militants ont toujours beaucoup baisé, gratis qui plus est, et pas qu’avec des moches ; dans ce milieu, la gauche donc, les femmes sont fraternelles et compatissantes, alors qu’à droite, les femmes sont mesquines, rétentrices et arrivistes (on couche et on se marie « utile ») ; c’est la raison pour laquelle la bourgeoisie a toujours tissé et entretenu avec la prostitution des liens très très étroits (pour bien faire : les maquereaux sont notoirement de droite et les prostitués aussi ; ou bien apolitiques, ce qui revient au même), considérant comme un fatalité le fait de devoir débourser, quand on est sans un sou et/ou moche, quelque argent pour avoir droit à deux minutes d’affection, sinon d’hygiène.

    Jusqu’au jour où un Houellebecq décide de se révolter contre cette fatalité tarifée, prenant par la même occasion le féminisme comme bouc émissaire : « Si les nanas ne veulent pas de moi, c’est pas parce que je suis pauvre, de droite et moche mais… parce qu’elles ne baissent plus, ou alors, qu'entre elles ; et quand elles baissent avec le sexe opposé : c'est avec des minés !»

    Doit-on pour autant conclure que le fan-club de cet auteur serait majoritairement composé d'hommes "imbaisables" ou pour le dire autrement... d'hommes non compétitifs sur le marché d'une offre sexuelle a priori non tarifée, un peu à l'image de leur star qu'est Houellebecq ? Fan-club tel un écho involontaire et ironique des propos tenus contre le mouvement féministe en son temps : "Toutes des mal-baisées, ou pas baisées du tout parce que... imbaisables !"

    A vérifier donc !

               (si les fans de l'auteur voulaient bien se montrer un peu pour que l'on puisse juger sur pièce !)

     

    ***

     

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             Il faut le savoir : un auteur digne de ce nom, un auteur qui se respecte, se doit d'être sale à l'intérieur mais... propre à l'extérieur, un auteur au linge irréprochable ; et à ça, Houellebecq ne s'y résoudra jamais ! 

    Oui ! Impeccablement mis à l'extérieur et sale à l'intérieur cet auteur à venir, d'une nécessité absolue ; auteur-porteur de toutes les ignominies dont notre espèce est capable, jusqu'à ce que... une fois la morale évacuée ou expurgée, il ne reste plus que des hommes, femmes, enfants, vieillards, pères, mères, soeurs, frères, filles, fils, bourreaux et victimes, eux tous terrés au fond d'un gouffre, les yeux tournés vers le ciel, et la nuit, les étoiles, à la recherche d'une lumière rédemptrice pour les plus coupables d'entre eux, et consolatrice, pour les plus humbles, face à un lecteur non seulement témoin mais... acteur, incarnant pour l'occasion...

    Le dernier des hommes.

     

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