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belgique

  • Zemmour : chroniqueur du café du commerce

     

                        RTL soutient « le second degré » de Zemmour, qui veut « bombarder Molenbeek » : ICI
     
     

    "Ta mère fit un pet foireux
    Et tu naquis de sa colique" - G. Apollinaire.

     

     
     

                    Cette chronique de Zemmour confirme, une fois de plus, qu'après  Finkielkraut et Elisabeth Lévy, à propos de la communauté musulmane d'Europe, on peut tout se permettre, tout insinuer, tout proposer... même son éradication !

     

                   Sinon, un autre chroniqueur, tellement plus courageux celui-là,  pourra-t-il suggérer ce qui suit ?

                  Que l'on bombarde Washington pour avoir détruit l'Irak et permis à Daech, sur les ruines de ce pays et de ses centaines de milliers de cadavres, de voir le jour ?

                  Ce même chroniqueur pourra-t-il, par la même occasion, recommander que l'on bombarde Ryad pour son financement (entre autres pays) de Daech et pour répandre sans entraves le bacille de Koch du salafisme dans nos quartiers dits "sensibles", cause de centaines de départ pour le Djihad ?

                 Et puis enfin, notre chroniqueur, maintenant tout à fait affranchi, pourra-t-il exiger que l'on bombarde Tel-Aviv pour avoir pris le quai d'Orsay d'assaut et inspirer à la France une politique extérieure qui nous coûte plusieurs dizaines de morts civils depuis le début de l'année ?

                 La réponse, nous la connaissons tous : Non ! Bien évidemment, ce chroniqueur ne le pourra pas, en aucun cas... car il ne s'agirait alors non pas d'un "trait d'humour" tel que RTL a pu qualifier l'incitation au meurtre de son chroniqueur favori ( et celui de ses auditeurs) mais bien plutôt de l'énonciation d'une vérité factuelle inaudible ; la vérité d'un monde d'une barbarie hautement civilisée : la barbarie des armes, du fric et de la domination.

     

                 Mais alors, qu'est-ce qui est permis, quoi et à qui ?

                 La réponse, on la trouvera sur RTL et chez son chroniqueur du café du commerce, Eric Zemmour, qui est, semble-t-il, la mesure de toute chose en matière de mépris, de racisme et de veulerie.

     

    ***

     

    Mentez ! Et vous jouirez d'une liberté d'expression sans limite !

     

                 Zemmour est libre de tout dire parce qu'il ment et parce que son mensonge prend pour cible une communauté méprisée sans pouvoir.

                 Zemmour ne dit pas la vérité ; c'est la raison pour laquelle il peut, en toute liberté, s'exprimer. La vérité ? Oui, Zemmour ne pointe pas là où il faut ; il rate sa cible et les maîtres censeurs de la vérité des faits le savent mieux que lui qui est aveuglé par une islamophobie aussi récurrente que pathologique ; d'autant plus que tous ont compris à propos des attentats du 13 novembre ceci : ce qui est en cause, ce n'est pas le Djihad et Daech mais notre politique étrangère ; c'est la raison pour laquelle Zemmour, qui ne met personne en danger, peut continuer de s'exprimer.

                 La vérité, vous dites ? 

                 Oui, la vérité !

                 Demandez donc à tous ceux qui se sont attirés les foudres de la classe politique, des médias et d'un certain nombre de "représentants" communautaires auto-proclamés parce qu'ils ont fait, et font encore, rire le monde entier en dénonçant tout simplement le mensonge qui recouvre tout. Et ça, c'est bel et bien impardonnable !

     

    _______________

     

    Pour prolonger, cliquez : Michel Collon répond à Zemmour

     

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  • Musulmans de France : sommation et commandement

     

     

                      Les musulmans de France sont fortement invités à se rassembler aujourd'hui vendredi.

     

    A quel sujet ? Devinez !

     

    Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur qui est à l'Islam, à sa représentation et à sa défense ce que... disons, François Hollande et Sarkozy réunis sont à la "fonction présidentielle", a appelé "les Musulmans et leurs amis" à se rassembler aujourd'hui, vendredi devant la Mosquée de Paris et sans doute ailleurs aussi en France, en hommage à notre compatriote-otage exécuté en représailles de l'engagement français en Irak aux côtés des USA contre un mouvement qui répond du nom de "Etat islamique".

     

    Ouf ! Que Dieu soit loué, s'il existe ! Il y a donc des Musulmans qui, non seulement, savent obéir mais aussi, qui savent se soumettre à un appel irrésistible : non pas à la prière, mais à la raison d'une République qui ne plaisante pas avec ses membres les plus mal lotis,  membres ostracisés et discriminés car, bien se tenir... même tête baissée, ne suffit pas, encore faut-il être rasé de près, les miches à l’air pour les femmes, et string en vente libre pour les pré-ados.


    Faut dire que ça fait des mois, voire des années qu’on leur demande, qu'on les talonne, qu’on les presse,  et pour finir, qu’on exige d’eux qu’ils descendent dans la rue, non pas pour protester contre les discriminations et les vexations dont ils sont les victimes - relégation géographique, éducative, économique et culturelle et confraternelle -, parce que… faut pas rêver non plus ! mais bien plutôt pour rassurer tous ceux qui ont, manifestement, besoin de l’être, tout anxieux et dubitatifs qu’ils sont à leur endroit.

     

    Dernièrement, des voix s'étaient élevées (lesquelles ? Au service de qui et de quoi ? - la presse ne le dit pas) pour regretter qu'un grand soulèvem… oups ! Je veux dire… qu’ un grand rassemblement de protestation ne soit pas organisé par les leaders de la communauté musulmane ; c’était à l’occasion de l’affaire Merah, et plus proche dans le temps - parce que Mérah c’est déjà loin -, l’affaire Mehdi Nemmouche : une histoire franco-belge ; faut dire que… quand les deux Nations s’unissent, ça déménage sec ! Mais bon… on aime bien les Belges ; plus encore lorsqu’ils descendent dans la rue pour exiger, de la classe politique et de l’institution judiciaire, le plus souvent en vain et sans espoir d’être entendus, que toute la lumière soit faite au sujet de leurs enfants massacrés par des pédophiles décidément bien difficiles à mettre hors d’état de nuire.

     

    Mais, vous me direz : quel rapport, je vous le demande !

     

     

                   Des années donc que d'aucuns, toujours les mêmes (on y reviendra plus tard),  regrettent que les Musulmans de France ne fassent pas, à une fréquence régulière et si possible sur demande, et tous autant qu'ils sont – un million ? Cinq millions ?  -, acte de contrition,  le poing frappant leur poitrine frêle avec insistance, verges à portée de main pour une flagellation publique qui les mettrait définitivement à l'abri - même si rien n'est moins certain car on ne se lasse jamais de taper sur plus faible que soi -, d’éventuels procès d’intention aux arrières pensées inavouables mais claires pour nous tous.

     

    Il est vrai qu'en l’état actuel de la « condition musulmane », ici, en France, cette communauté, du moins ceux qui s'en réclament, n'a vraiment pas besoin d’une énième tentative de diabolisation ! D’où la difficulté sans doute à s’opposer à ce qui ressemble fort à une injonction, même au nom de la présomption d’innocence qui, comme chacun sait, bénéficie toujours, non pas à l’accusé innocent,  isolé et pauvre mais à l’accusé coupable, entouré et puissant : "Quoi, innocent, un Musulman ? Non mais... vous voulez plaisanter, j'espère !.................. Jamais !"

     

     

    ***

     

     

                     C'est maintenant confirmé ; à cette heure-ci, c’est donc chose faite : ils sont venus en nombre ! Ils ont juré à haute voix sur le Grand Livre de la République qu’en aucun cas ils ne sauraient soutenir, même par inadvertance, tête en l’air qu'ils sont, la barbarie de ceux qui pensent que le Coran, l’Islam, la religion (ou les religions en générale car on en trouve aussi chez les Chrétiens et les Juifs)…  sont, non pas un puits de sagesse qui mène au partage et à l’amour de son prochain mais bien plutôt, tout droit à une armurerie où l’on peut faire son marché sans être inquiétés avant de faire un carton sur tout ce qui bouge.


    Nous voilà donc rassurer car aucune voix ne semble s’être élevée contre cette invitation, voire cette assignation à comparaître.

     

     

                   Mais au fait, qui de bonne fois ou plus simplement, qui, informé, pense sérieusement  qu'il soit nécessaire que "nos Musulmans" dénoncent des égorgeurs, des pilleurs, des violeurs et autres calamités calamiteuses comme si un doute pouvait subsister à leur sujet : "Peut-être que... après tout, dans leur for intérieur... caché là profond ou bien, à la surface d’un subconscient pas si inconscient... enfin, vous voyez quoi !"

     

    En d’autres termes, disons les choses : qui sait si l'Arabe musulman égorgeur n’est pas de retour, ici, en terre non pas chrétienne – la bonne blague ! – mais … européiste (européniste aussi, soit dit en passant ), tendance mondialiste sans foi ni loi ? Et oui, après tout ! Et si c’est le cas, on souhaiterait juste être certains qu'ils sont bien une infime minorité : un ou deux sur... disons.... mais combien sont-ils déjà… à pratiquer, et à fréquenter régulièrement les Mosquées ?

     

                         « T’occupe !  Tous devront témoigner et se présenter à la barre du tribunal de la République ! »

     

     

    Car, le Musulman c’est l’Arabe, aussi peu importe que le Coran soit son livre de chevet. Le Musulman c’est aussi le français issu de la culture arabo-musulmane ; quand aux Européens qui se sont convertis… à moins d’avoir épousé tous les aspects physiques et vestimentaires de cette religion…. on s’en contre-fout.

     

                       Et pourtant… qui sait si c’est pas lui qui, vêtu d’un costume Armani, rasé de près, n’ira pas… enfin bref !

     

     

                   Le soupçon, encore et toujours le soupçon,  et le complot aussi, autorisé celui-là, car il prend pour cible le faible et le relégué. Quant aux puissants et leurs chiens de garde, et autres larbins, imbéciles et dominés et heureux de l’être, tout soupçon à leur endroit est qualifié, on l'aura tous noté, de paranoïa. Et quand on sait comme on ne peut pas ne pas le savoir, même si on peut toujours être tentés de feindre de l’ignorer, que les victimes de ses bandes armées et de ses groupes dits « jihadistes » équipés et financés par l’argent du pétrole, et puis aussi sans doute par quelques pays alliés des USA ainsi que quelques officines et agences occidentales, sont massivement les Musulmans eux-mêmes - près d’un demi million en Irak depuis la première guerre (bombardements américains, embargo, guerres civiles…), et combien de la Libye à l’Afghanistan en passant par la Syrie, depuis 15 ans, après le passage des troupes de choc de l’Otan ou de ses mercenaires sous-traitants…

    C’est à se demander de qui on se moque, vraiment ! A moins d’en conclure que la mort d’un seul européen vaut largement plusieurs centaines de milliers de morts musulmans ?

     

    C’est pas impossible ! Mais alors, qu'on le dise une bonne fois pour toutes !

     

     

                   A propos de cette injonction, de cette mise en demeure lancée par des huissiers du recouvrement en "fréquentabilité", on pourra regretter que d’autres en tant que classe, caste ou bien minorités ethniques et/ou religieuses, ne fassent pas l’objet de la même attention quant à ce que l’on serait en droit d’exiger d’eux, tout en déplorant qu’ils ne soient  jamais appelés à dénoncer, eux tous, collectivement… ce qui suit :

     

                    - La classe politique à propos du comportement et de la condamnation de dizaines d’entre eux au fil des ans - députés, maires, sénateurs, conseillers municipaux - pour corruption, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, évasion fiscale… que sais-je encore ! Libre à chacun de compléter cette liste délictueuse au possible...

     

                    - Les Catholiques et leurs évêques pour dénoncer collectivement les actions illégales d'intégristes contre les centres d’avortement, le mariage pour tous et autres réformes dites sociétales…

     

                     - Que le CRIF, (Patience ! Je comptais y venir, vous pensez bien ! ), la LICRA, l’UEJF et les patrons de médias dominants (Oups ! Allez, tant pis pour moi ! Oui, eux aussi !) n’appellent jamais leur communauté à se désolidariser d’un Etat que ces associations-écrans et les médias soutiennent bec et ongle, sans réserves, ici, en France et toute la classe politique avec eux, un régime qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid entre deux massacres de populations civiles sans défense… contrairement aux Musulmans qui, soit dit en passant, n’ont jamais soutenu auprès de leurs Ambassades respectives les pays hors la loi qui se rendaient coupables d’exactions...

     

                    Et puis aussi ...

     

     

                   - Que les journalistes se désolidarisent tous collectivement  de médias dont l'information n'est plus que l'exploitation d'un vaste champ d'omissions à propos d'un réel tronqué et mensonger pour le plus grand profit de leurs propriétaires et au détriment de ce qui devrait faire de nous des êtres informés, avisés et responsables

     

                        Et puis enfin...

     

     

                    - Que  le Medef soit sommé de se désolidariser et de condamner avec la plus grande fermeté, tous collectivement et sans exceptions, les délocalisations honteuses d’entreprises françaises et européennes qui distribuent des salaires d’esclavagistes ; délocalisations qui ruinent ici en France  - et en Europe en ce qui concerne les délocalisations extra-européennes -, des familles entières, condamnées au  chômage, à la dislocation, divorce, pauvreté, avec la rue pour seul avenir.

     

                    La classe politique, deux religions monothéistes qui pèsent leur pesant d’or et d’influence,  des médias de masse dont les propriétaires sont à  la tête d'industrie de l’armement, de la Banque et du Luxe,et le Medef... eux tous faisant face à une communauté musulmane et des Français issus de l'immigration...

     

                     Tout est dit !

     

                    On n’aura toutefois un regret : que la communauté musulmane de France ne soit pas en position de pouvoir adresser à tous ces tartuffes et autres prévaricateurs, un gigantesque bras et doigt d’honneur, une quenelle aussi car, aucune des sommations à se désolidariser publiquement de crimes et autres exactions auxquels les Musulmans de France ne prennent aucune part et contre lesquels ils n'ont aucun pouvoir, n’a la légitimité d’un projet de société, voire de civilisation, et des hommes pour le porter, le conduire et le mener à bien, qui placerait au centre de ses préoccupations le bien-être de tous et des plus fragiles, ici en France et en Europe, à continuer d'oeuvrer sans relâche à la défense d'un modèle en péril : paix, justice et progrès, alors qu'il s'agit bien plutôt de protagonistes occupés seulement à détruire tout ce qui a été accompli depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

     

                    La classe politique, deux religions monothéistes, des médias de masse, armement et banques,  multinationales...  rien de surprenant alors qu’un Dalil Boubakeur ait fini par obtempérer...  sur le dos d’une communauté musulmane de France une nouvelle fois insultée et humiliée.

     

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     Pour prolonger, cliquez : Une mort pour rien... et un mort pour nous tous

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  • Interdiction du "Congrès de La dissidence" : liberté et démocratie en berne

     

     

                  « Ce que demande la démocratie c’est un débat public vigoureux. Et si elle a besoin d’information, le type d’information dont elle a besoin ne peut être produit que par le débat . Nous ne savons pas quelles choses nous avons besoin de savoir tant que nous n’avons pas posé les bonnes questions, et nous ne pouvons poser les bonnes questions qu’en soumettant nos idées sur le monde à l’épreuve de la controverse publique. »  -  Christopher Lasch dans « La révolte des élites et la trahison de la démocratie.

     


    Congrès de la dissidence du 4 mai 2014 à Bruxelles par ERTV

     


                  Toutes les analyses convergent : c’est bien le professionnalisation du journalisme et de la politique qui a tué le débat ; des débats au moment des élections où ce sont les médias aux services de leurs actionnaires (industrie, banque et armement) et des annonceurs qui définissent les thèmes et déterminent les règles du jeu au désavantage de la démocratie.

    Quant à la politique : elle se plaît à nous faire savoir que la plupart des questions sont trop complexes pour être soumises au jugement du peuple ; comprenez : les intérêts en jeu, carriéristes et économiques, ce qu’il est convenu d’appeler «  le dessous des cartes », ne doivent sous aucun prétexte être exposés  ; car, avec le politique, ce qui est n’est pas ; il s’agit toujours d’autre chose, autre part, et puis ailleurs aussi tant à un niveau local que national, européen et mondial : de la gestion de la commune aux grandes messes du G8 ou autre G2O.

     

                Le politique est le client des médias, et les médias sont leur porte-voix : échange de bon procédé qui scelle la rupture des moyens de connaissance du public. Reste alors le divertissement et le faits divers - les stars, le sexe et la violence -, jetés en pâture à une audience et à des lecteurs d'une démocratie atone, d'une apathie confirmée à l’égard de la chose publique : qui fait quoi, à qui, pour(-)quoi, où, comment et pour le compte de qui.

     

    Personne n’avait pourtant sérieusement demandé à la démocratie que le peuple puisse se gouverner lui-même. Le public était trop heureux de ne jouer qu’une part que l’on qualifiera de « procédurière », s'intéressant non pas tant à toutes les lois votées  - par un Parlement uni quant au projet global et divisé seulement sur la répartition des places à occuper et à prendre d’assaut parfois aussi -, qu'au fait que la loi soit respectée par tous dans l’intérêt de tous : justice et égalité.

    Pas de citoyen omni-présent donc ; pas de prises de décisions publiques non plus.

    Les médias et la classe politique dominantes se sont alors engouffrés dans cette brèche ouverte par une vision minimaliste et une ambition somme toute modeste de l’exercice de la démocratie chez le peuple qui a laissé le gouvernement de ses affaires à des professionnels de la politique et à des experts, et le compte rendu de leurs actions et de leurs décisions à des professionnels de l’information dans un monde vaste, de plus en plus complexe et imprévisible... du moins, tel qu’il nous est présenté et donné de l’appréhender. D’où la portée restreinte du débat public… jusqu’à sa disparition pure et simple : en effet, là où il n’y a plus d’alternative (politique, économique), il ne saurait y avoir de débat car enfin : à quoi bon débattre de ce qui n’est pas et ne sera jamais !

     

     
     
    ***

     


    Tepa - MetaTV versus AFP - Le Clash au Congrés... par metatvofficiel

     


                   Meta TV rencontre l'AFP le 04 mai à l'occasion de ce qui aurait dû être  "Le Congrès de la dissidence" organisé par le mouvement "Debout les belges" à Anderlecht. Toutes les stars de la dissidence et du Web étaient présentes : le député belge Laurent Louis, Dieudonné, Alain Soral, Marion Sigaut, Kemi Seba, Jacob Cohen, Tepa, Salim Laïbi, Joe Le Corbeau, Egalité et Réconciliation, le cercle des volontaires, Pierre Hillard, Gilad Atzmon...

    De ce congrès, le Conseil d’Etat belge confirmera l’arrêté d’interdiction pris par le bourgmestre d’Anderlecht. Le gouverneur de Bruxelles a étendu la mesure à l’ensemble du territoire bruxellois.

     

    Tous les participants à ce congrès infortuné ont en commun la condamnation d'une Europe instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits, la démocratie et la culture humaniste ; la condamnation de l'Euro, autre instrument de la paupérisation du continent européen, et last but not least... la condamnation de la politique étrangère de cette même Europe ; une Europe supplétive d'une politique de terreur et de chaos conduite par les Etats-Unis et ses poissons pilotes issus, pour certains d'entre eux, d'alliances contre-nature de circonstance selon le principe qui veut que... "les ennemis de mes ennemis sont mes amis."

     

    Ce qui fait de ce rassemblement et de ses participants... devinez quoi et qui ?

    Des anti-sémites et des fascistes.

    Où est le rapport, on se le demande. Chez l'erreur ! A moins que... faut  bien dire que dans l'Art de se tirer une balle dans le pied, les Médias, les associations communautaires et la classe politique, tous inféodés à la domination mondiale du plus fort sur le plus faible, n'ont pas leurs pareils.

    Aussi, que ceux qui se sentent morveux se mouchent.

     

     

    ***

     

             « C’est seulement en soumettant  nos préférences et nos projets à  l’épreuve du débat que nous en arrivons à comprendre ce que nous savons et ce qu’il nous reste à apprendre. Tant que nous n’avons pas  à défendre nos opinions en public, elles demeurent des opinions au sens péjoratif : des convictions à moitié formées fondées sur des impressions aléatoires et des présupposés admis sans examen. C’est l’acte de formuler nos conceptions et de les défendre qui les tire de la catégorie des « opinions », qui leur donne forme et définition et permet également à d’autres de les identifier comme la description de leur propre expérience. Bref, nous n’en arrivons  à connaître ce que nous avons en tête qu’en nous expliquant devant les autres : la discussion est risquée et imprévisible et pour cette raison elle est éducative.» op. cit.

     

    Qui veut apprendre et de qui ?

     

    Sûrement pas les médias et la classe politique ! Du Peuple, ils ne prendront et n’écouteront rien car la discussion, la controverse sont un danger permanent pour tous ceux qui refusent le débat et la remise en cause du bien fondé de décisions politiques qui, cela n’aura échappé à personne, servent des intérêts que nous sommes de plus en plus incapables de reconnaître.

     

               « Si nous maintenons fermement que le débat est l’essence de l’éducation, nous défendrons  la démocratie comme la forme de gouvernement non pas la plus efficace mais la plus éducative, telle qu’elle étend aussi largement que possible le cercle de la discussion et oblige ainsi tous les citoyens  à articuler leurs conceptions, à les mettre en danger et à cultiver les vertus de l’éloquence, de la clarté de pensée et d’expression et du jugement solide.» op. cit.

     

                 Les scientifiques ne débattent-ils pas entre eux jusqu’à s’opposer violemment ?

     

    Les médias en choisissant de ne servir que la désinformation - mensonges et omissions -,  à propos de la chose publique, monopole d’une classe politique qui ne raisonne qu’en termes de "storytelling" et de "communication" a abandonné le rôle qui aurait dû être le sien : faire vivre le débat ; saisir tous les points de vue ; élargir les frontières de notre compréhension du monde ; débattre des différentes options et autres choix d’organisation de l’existence en société, à l’heure où la promotion et l’intention de ne jamais nuire à ses employeurs et leurs actionnaires, ont remplacé l’information ; et quand information il y a, elle est le plus souvent inutilisable car parcellaire et décontextualisée à dessein.

     

               Qu'il soit permis de conclure par ceci : sans débat public, sans controverse, l’information sera sans pertinence, trompeuse et manipulatrice. Ce qu’elle est aujourd’hui et la langue avec elle, là où elle affaiblit ce qu’on peut appeler « l’autorité du mot » et de la parole… donnée puis reprise… la ceinture serrée jusqu’à l’étouffement, et le bâillon posé sur des lèvres exsangues : motus et bouche cousue.

     

    Qui vivra, verra.

    Mais alors... que les dissidents meurent le plus tard possible.

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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS

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  • Stromae : self made man-teenager

     

                Né à Bruxelles, Stromae est un auteur-compositeur-interprète d'origine rwandaise.

     

     

                Sûr de lui... "partageux", Stromae dévoile ses recettes de musique comme on partage une recette de cuisine sans arrière pensée ; deux ustensiles ne le quittent jamais : un mini-clavier et un ordinateur portable comme autant d'outils ordinaires, outils du quotidien de toute une génération.

     

     

             Créativité, humour, dérision et prise de risque... plus belge que Stromae... tu meurs ! Car, chez Stromae c'est toute la Belgique qui raisonne et chante...

     

     

    Brel, Arno... le surréalisme d'un Magritte... nul doute, parmi les pays francophones, seule la Belgique (avec le Québec des années 70), était capable d'accoucher d'une telle individualité depuis qu'en France, plus aucune ambition artistique n'est réellement envisageable en dehors du Rap, underground de surcroît

     

     

                    Homme et femme, mi-homme, mi-femme mais... allez savoir ! (les fées des genders studies se seraient-elles penchées sur le berceau d'un Stromae androgyne ?) Venu au monde à la fois trop tôt et trop tard, très jeune, dans un monde déjà très très vieux, un monde trop grand pour Stromae, clown triste, enfant de la balle dans le cirque d'une vie infernale, celle des adultes... - inceste, viol, divorce, brutalité conjugale, familles re-décomposées, abandon, absence du père -, Stromae a pris un jour le parti d'en hurler toute la désolation.

     

     

     

                 Mais alors... post-houellebecquien Stromae ?

     

                 Avenir bouché, ascension en panne, les ailes coupées nettes en vol... comas éthyliques (plus rarement idylliques)... avec Stromae, de cette impasse, voie sans issue, c'est bien toute une génération qui prend le parti non pas d'en rire mais d'en danser toute l'amertume ; une génération qui ne vieillira sans doute plus faute de pouvoir mettre ne serait-ce qu'un pied à l'étrier d'une vie dans laquelle on se forge comme jadis les forgerons la matière brûlante et incandescente -, un destin inattendu, insoupçonnable encore, un destin plus grand que soi, à la fois individuel et collectif.

     

    ***

     

                  Bonne route et bonne chance à Stromae.

     

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