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  • Henri Weber : 30 ans de realpolitik au PS - mandat électif et tiroir-caisse

    henri weber député européen ps, l'autre visage du pétainiste 

                   On a connu le mot d’ordre "Travail, Famille, Patrie" d'un pétainisme qui n'a pas cessé de coller à la peau d'une France de toutes les compromissions... de Pompidou (avec la Banque) à Mitterrand (avec l'Allemagne - traité de Maastricht) culminant avec Sarkozy et François Hollande (USA, Israël et les Monarchies du Golfe)...

    Et puis, il y a les «Henri Weber» de la politique autour du thème : "Lucidité, mandat électif et tiroir-caisse" au nom d'une realpolitik mais.. à ras de terre, au ras de pâquerettes celle-là !

    Un Henri Weber donc, depuis 30 ans chantre d'un réalisme politique qui, s'il a eu et a pour conséquence de mettre au chômage des millions de travailleurs des années 80 à ce jour en soutenant toutes les politiques qui y conduisent, et d'en jeter à la rue autant, ce réalisme à toute épreuve, aura surtout permis à des individus tels que Weber de vivre confortablement de la politique sur une longue, très longue période et sur le dos des classes populaires en général et des contribuables en particulier ; un Weber qui, aujourd'hui, n'a pas de mots assez durs contre la gauche de Mélenchon(1).

                 A deux pas de la retraite, ce Weber-là n'aura jamais travaillé - au sens où Fourier, Marx, Proudhon l’entendaient - contrainte, subordination, assujettissement, humiliation, aliénation et raréfaction -, ce qui le met d'autant plus à l'aise quand il est question d'envoyer des millions de salariés au chômage ; il aura vécu convenablement, ce qui, une fois encore, le rend plus apte que quiconque à voter en faveur du RSA pour les chômeurs non indemnisés.

    Communiste dans les années 60, membre des JCR, puis de la LCR en 68, proche de Krivine et Daniel Bensaïd, directeur du magazine Rouge, arrivé à la quarantaine, l’âge de tous les reniements et autres trahisons en bonne et due forme, Weber arrêtera de jouer à l’apprenti révolutionnaire car il est temps pour lui de se caser et d'assurer son avenir ; il faut penser à la retraite.

    A quarante ans, Weber décide de poser ses valises et de rejoindre le PS après l'élection de Mitterrand à la présidence de la République : des places sont à prendre ; il le sait ; des places et les salaires qui vont avec. Fini les mange-merde et autres gagne-petits de la révolution prolétarienne toujours remise à demain dans dix mille ans d’ici ; maire adjoint, conseiller municipal, sénateur puis député européen, prompt à forger des alliances et à mener des campagnes qui lui garantissent le renouvellement confortable de ses mandats successifs, entre deux séjours à Matignon, Weber s’embourgeoise.

    Dès lors, ennemi juré de la gauche, ami des combinaisons politiques qui permettent de prospérer dans la carrière, le parcours de Weber sera après tant d'autres, le parcours d'un partisan de la sécurité de l'emploi pour quelques-uns, lui et ses pairs, et l'insécurité pour le plus grand nombre.

     

                 Archétype jusqu'à la caricature du communiste révolutionnaire, trotskyste puis grand-petit-bourgeois (définition de celui qui a pour seule occupation : faire travailler les autres à sa place) mais pas bohême pour un sou, dans le ton, il y a chez ce prévaricateur, tous les échos de celui qui ne s'est jamais pardonné d'avoir un jour milité à gauche, un de plus, tellement pressé de faire le procès de toutes les utopies... seule condition à une intégration politico-économico-médiatique réussie.

    Il y a sur le visage de cet has-been toute la disgrâce du renégat, de la balance, et puis encore sur ce visage, la laideur boursoufflée du mensonge et son naufrage ontologique ; dans la voix, l’assurance d’une culpabilité indigeste, à peine gérable quoi qu’il puisse laisser paraître surtout lorsqu’il se trouve confronter à un regard critique sur son parcours. Un rictus de mépris ou de dégout… mépris et dégoût pour lui-même ? Allez savoir ! - il est vrai qu'il n’y a pas plus sûr de lui, pas plus certain de son bon droit qu’un coupable  : il y a du Philippe Vall chez lui, et chez Vall du Henri Weber.

                 En Mai 68 il écrivait avec Bensaïd « Mai 68 : une répétition générale » ; quarante ans plus tard, un autre ouvrage viendra poser la question : « Faut-il liquider Mai 68 ?» ; un titre que Sarkozy et les nouveaux « réacs » n’aurait pas renié. Et puis, comme si la question se posait. Et bien, si ! Elle se posait pour ce député européen  couleur rose bonbon ; la réponse sera de type « normand » ; oui et non mais plutôt oui quand même ; Mai 68 ou la députation... européenne de surcroît : il faut choisir.

    Les Weber de la politique résument à la perfection toutes les raisons pour lesquelles il est devenu d’une urgence absolue de s’en débarrasser au plus vite faute de pouvoir trainer devant un tribunal populaire tous ces hommes et toutes ces femmes, avant un dernier passage par la place de la Concorde qui aurait retrouvé alors et pour cette occasion, le drapeau rouge vif d’une justice révolutionnaire sanguinolente.

    Doit-on avoir pour seul regret qu’elle ne puisse être que virtuelle et symbolique cette justice ?

                   Pour conclure, provisoirement, la boucle bouclée, on s'empressera de préciser que notre Henri Weber accueille favorablement la perspective d'un Macron président de la République ? "On va avoir Macron président, y a pire, non ?" a-t-il précisé.

     

               

    1 - La bile weberienne ICI sur le Huffingtonpost

     

    Weber sur la défense de l'U.E contre le programme de Mélenchon (mars 2017)

     

     

     

    ***

     

                  « Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien » demandait un penseur. Qu’on se rassure, cette question ne se pose même plus car, avec un Henri Weber, il ne reste vraiment plus rien.

     

     

     

     

     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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