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bernard-henri lévy

  • Attentats, Paris 13 novembre 2015 : revue de presse pour rappel

     

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015, quelques jours après le 13 novembre

     

     

                      Après Hollande, Valls, Fabius (et Sarkozy) auxquels nous devons 15 années d'une diplomatie en rupture avec notre tradition d'équilibre et d'indépendance - rupture qui explique aussi cette fracture dans la société française car enfin, de qui sommes-nous devenus les esclaves ? -, d'autres voix de la domination et de ses portes-flingues se sont fait très vite entendre sur Internet ; voix de la domination impériale de l’Otan, des USA et de ses acolytes et autres complices : Europe, Israël, Arabie Saoudite…

    Voix d’une bêtise crasse, voix d'un cynisme inqualifiable... voix de ceux qui n'ont plus peur de rien car ces attentats de vendredi soir apportent de l'eau fétide à leur petite machinerie, à ses rouages et à sa production le plus souvent pestilentielle :

     

    Elisabeth LévyElisabeth Lévy fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur, cette petite musique israélienne et islamophobe de France, Elisabeth Lévy titre "Djihadistes contre Homo festivus" ICI

    Le point de vue  d'Elisabeth qui a toujours autant de mal à « penser » c'est-à-dire à se méfier comme de la peste de ce qu’elle pense, le voici : « Daech veut nous exterminer car en France, on aime bien s’amuser et eux pas».

    Ca, c’est ce qu'on appelle de l’analyse...  géo-politique qui plus est !

     

    Toujours sur Causeur, c'est àLuc Rosenzweig Luc Rosenzweig, un des contributeurs majeurs de ce webzine, que la patronne confiera le soin de se vautrer dans la fange, communautariste de surcroît - Israël, Tsahal, ses troupes et ses colons. En effet, Rosenzweig, sans honte, titre : « Pour vaincre le terrorisme, apprenons d’Israël » ICI

    Rosenzwieg, si vous avez bien saisi son conseil, propose donc une ratonnade de Palestiniens à la sauce française : les Musulmans français qui ne marcheraient pas droit.

    Abjection et bêtise incommensurables dont il est coutumier, il est vrai, ce titre de Rosenzweig explique bien des choses et des situations  ; non content d'importer la question du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine au pire moment qui soit, ce billet d'humeur explique aussi des choix politiques criminels tout en nous incitant à élever notre niveau d'alerte générale car nous sommes tous, sans l'ombre d'un doute, en danger de mort avec des individus de cette espèce, ici, chez nous.

     

    "La règle du jeu" maintenant.

    Revue incontournable pour quiconque souhaite prendre des nouvelles de la tartufferie ambiante à la cour de BHL puisqu'il en est le fondateur, cette revue de "philosophie, littérature, politique et Art" qui est aussi la voix d’Israël en France (une de plus !), nous offre un point de vue digne du café du commerce juste avant la fermeture de l’établissement à une heure tardive donc : c’est dire !

    L'incitation à la haine sera placée au coeur du dispositif avec un BHL qui fait dire à propos des attentats de vendredi dernier, par David-HazizaDavid Isaac Haziza (?) ce que sa duplicité légendaire lui interdit d'expliciter : « Il y a un temps pour tout sous le soleil. Il y a un temps pour aimer, certes, mais il y a aussi un temps pour haïr. En vérité, on eût même dû haïr plus tôt !"

     

    Le Huffington Post, un pur player dit "d'information" dirigé par Anne Sinclair fera appel à la plume d'un Jacques Tarnero "essayiste", toujours à propos des auteurs des attentats et de la tentative de se risquer à quelques introspections salutaires fruit d'une pensée réflexive tout aussi salvatrice.

    Ce webzine tout acquis à la cause atlantiste et sioniste s'en prendra ouvertement aux anti-islamophobes et aux partisans du « Pas d’amalgame » lesquels seraient responsables des attentats en France.

    Quant à l’Islam, il serait la cause première du malheur des Arabes, ici et là-bas : « Le malheur arabe, le malheur palestinien, le malheur des jeunes-des-banlieues c'est l'Islam la cause de ce malheur ainsi que ce qui est arrivé à cette culture née dans l'islam ou née dans l'héritage arabe pour toujours aller chercher ailleurs qu'en elle même la source du désastre actuel."

    Qui a détruit le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique sub-saharienne ? Les Arabes ? L'Islam ? Qui fait des affaires avec l’Arabie Saoudite ?

     

    Afficher l'image d'origineCaroline Fourest qui souhaitait très certainement ne pas être en reste, une Caroline Fourest - faut-il le rappeler ? -, qui voyage dans les bagages d'un BHL qui la porte à bout de bras depuis quelques années maintenant, ce matin sur France Culture, Fourest récitera son catéchisme : « Il y aura toujours des gens pour trouver des excuses aux assassins »

    N'en doutez pas un seul instant : c’est sa manière à elle de clore tout débat et de disqualifier tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause la politique pro-américaine et pro-israélienne de la France qui nous mène à la guerre tout en provoquant la mort de centaines de civils  : le Moyen-Orient quoi !

                   Mais quand on vous dit que tous ces gens-là ne rêvent que de ça ! Tous les parfums d’Arabie ! Spectacle de « danse orientale » pour Caroline entre deux explosions et quelques corps déchiquetés !

     

    Ce matin aussi, sur France Inter, lundi 16 novembre, heures tapantes , c’est Résultat de recherche d'images pour "Malek Boutih l’invité"Malek Boutih l’invité : ICI . Député PS, Malek Boutih se rangera sans l'ombre d'une hésitation au côté de Manuel Valls ; il en profitera  - car pourquoi faire les choses à moitié ! -, pour franchir le Rubicon allègrement. Imaginez-vous ça : 80% de ses interventions sur l'antenne conviendront à toute la droite, du FN aux centristes : « Il faut en finir avec la sociologie, la pleurniche et les soi-disant causes sociales qui seraient responsables de la radicalisation de Français musulmans !»

    Enorme !

    Comme quoi... des attentats, une centaine de morts, et tout le monde rentre se mettre au vert au côté d'une droite expéditive ; c'est l'Assemblée nationale issue du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs à qui on sait. Heureusement pour Boutih que la "fausse gauche" est à l'Elysée et à Matignon ! Il peut encore faire illusion même s'il s'agit bel et bien d'un ralliement aux idées de droite : l'affirmation de l'absence de déterminisme social dans le destin individuel de chaque être humain.

    Des dizaines de millions de salariés qui sont passés par la case chômage et la case SDF en trente ans - divorces, suicides, maladies, pauvreté ; des inégalités qui ont explosées, des millions d'individus qui n'ont connu et qui ne connaissent qu'un parcours de discriminations et de vexations sans nombre, un mondialisme rapace et vorace qui veut la peau de notre système social européen - véritable civilisation en soi -, et qui n'a qu'un modèle à proposer : travailler plus, gagner moins, baisser la tête et consommer - mal-bouffe et abrutissement !

    Tout ça n'a bien évidemment aucun impact...

                     Les dirigeants successifs du PS ont mis 20 ans à accepter que Boutih soit député ; il a longtemps galéré après son départ de SOS racisme, chez Skyrock notamment, chez les 10-15ans… alors, vous pensez bien : Boutih sait ce qu’il doit au PS et au système ; manifestement, les mots ne lui manquent pas quand il s'agit de renvoyer l'ascenseur. C’est sûr, l’ingratitude n’est pas de mise chez Boutih !

    Frantz Fanon, un des penseurs de la colonisation et de la décolonisation avait un nom pour ces gens-là, les repêchés du système qui n’en croient pas leur chance tout en sachant qu'on ne leur en donnera pas une seconde.

     

                   On achèvera ce tour d'horizon du côté de la bêtise, du cynisme et de l'opportunisme avec le commentaire d'un internaute... un internaute lambda, internaute sans visage comme tout internaute lambda dépourvu de courage mais qui se respecte. Jugez plutôt :

                   "Epiloguer sur les horribles événements d'hier soir ne sert pas à grand chose. aujourd'hui, c'est l'action de la police et de l'armée qui nous sauvera, non le baratin. La France vaincra !"

                 Et notre réponse, elle, à défaut de vaincre l'incommensurable connerie de ce commentaire car, il y a des cas irréversibles, et celui-là en est un... notre réponse donc ne tardera pas à lui parvenir :

                                      "Pauvre de toi, va !"

     

     

    ***

     

                      Après les voix du chaos programmé et de la domination,  les voix de la reddition aussi… accordons un peu d'espace aux voix de la sagesse :

     

                   Pour Alain ChouetAlain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la « guerre de civilisation » et celle contre le « terrorisme » brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad :

    Arabie Saoudite et Qatar.

     

                  A l’annonce des attentats  Au lendemain des attentats de Paris, Michel Onfray réclame une politique française moins islamophobe.Michel Onfray fut le premier à twitter : « Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique. » 

     

     

                  Michel Colon d'Investig-Action, que l'on ne présente plus, s’exprime, de sa Belgique natale, sur les attentats Paris avec calme et lucidité.

     

     

            Clôturons cette courte revue de presse avec      CaptureJean-Luc Mélenchon qui aura tout saisi des véritables enjeux pour la France et l'Europe, ce dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée : "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

     

                          Débattons alors ! Et ne laissons personne nous l'interdire !

     

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  • Bernard-Henri Lévy chez Ruquier… et ailleurs…

     

                             Bernard-Henri Lévy  dans "On n'est pas couché" du 13 février 2016.

     

     

    "Ta mère fit un pet foireux
    Et tu naquis de sa colique" - G. Apollinaire.

     

                       Si nous tous savons qui il est - un des leaders du lobby israélien en France  -, en revanche personne ne sait à quelle profession, à quelle discipline, à quel savoir (et savoir-faire) Bernard-Henri Lévy est supposé se rapporter puisque ce dernier n'est reconnu par aucun journaliste digne de ce nom, aucun intellectuel, aucun philosophe, aucun écrivain, aucun cinéaste, aucun artiste...

                        ... qu'à cela ne tienne : Guy Debord a peut-être une idée à ce sujet.

     

    ***

     

     

                Extraits de « Commentaires sur La Société du Spectacle » -1988, Guy Debord (1).

     

               « La discussion creuse sur le spectacle, c’est-à-dire sur ce que font les propriétaires du monde, est organisée par lui-même. On préfère souvent l’appeler, plutôt que spectacle, le médiatique. Ce qui est communiqué par ce « médiatique » ce sont des ordres où ceux qui les donnent sont également ceux qui sont autorisés à dire ce qu’ils en pensent.


    Le gouvernement du spectacle qui à présent détient tous les moyens de falsifier l’ensemble de la production aussi bien que de la perception, est maître absolu des souvenirs comme il est maître incontrôlé des projets qui façonnent le plus lointain avenir.


    La société modernisée jusqu’au stade du spectaculaire intégré se caractérise par l’effet combiné de cinq traits principaux qui sont : le renouvellement technologique incessant ; la fusion économico-étatique ; le secret généralisé ; le faux sans réplique ; un présent perpétuel.


    Le secret généralisé se tient derrière le spectacle, comme le complément décisif de ce qu’il montre et, si l’on descend au fond des choses, comme sa plus importante opération. Le seul fait d’être désormais sans réplique (sans critique, sans pouvoir opposer un avis contraire sur les lieux mêmes où le "spectacle" sévit… ndlr) a donné au faux une qualité toute nouvelle. C’est du même coup le vrai qui a cessé d’exister presque partout, ou dans le meilleur cas s’est vu réduit à l’état d’une hypothèse qui ne peut jamais être démontrée. Le faut sans réplique a achevé de faire disparaître l’opinion publique, qui d’abord s’est trouvée incapable de se faire entendre, puis très vite, par la suite, de se former.


    La première intention de la domination spectaculaire était de faire disparaître la connaissance historique en général ; et d’abord presque toutes les informations et tous les commentaires raisonnables sur le plus récent passé.


    Un pouvoir absolu supprime d’autant plus radicalement l’histoire qu’il a pour ce faire des intérêts ou des obligations plus impérieux, et surtout selon qu’il a trouvé de plus ou moins grandes facilités pratiques d’exécution. Staline avait poussé loin la réalisation d’un tel projet ; il restait néanmoins une vaste zone du monde inaccessible à sa police où l’on riait de ses impostures. Le spectaculaire intégré a fait mieux avec de très nouveaux procédés, et en opérant mondialement. L’ineptie qui se fait respecter partout, il n’est plus permis d’en rire ; en tout cas il est devenu impossible de faire savoir qu’on en rit.


    Le précieux avantage que le spectacle a retiré de cette mise hors la loi de l’histoire, d’avoir déjà condamné toute l’histoire récente à passer à la clandestinité, et d’avoir réussi à faire oublier très généralement l’esprit historique dans la société.
    Avec la destruction de l’histoire, c’est l’événement contemporain lui-même qui s’éloigne aussitôt dans une distance fabuleuse, parmi ses récits invérifiables, ses statistiques incontrôlables, ses explications invraisemblables et ses raisonnements intenables. A toutes les sottises qui sont avancées spectaculairement, il n’y a jamais que des médiatiques qui pourraient répondre, par quelques respectueuses rectifications ou remontrances, et encore en sont-ils avares car, outre leur extrême ignorance, leur solidarité, de métier et de cœur, avec l’autorité générale du spectacle, et avec la société qu’il exprime, leur fait un devoir, et aussi un plaisir, de ne jamais s’écarter de cette autorité, dont la majesté ne doit pas être lésée. Il ne faut pas oublier que tout médiatique, et par salaire et par autres récompenses ou soultes, a toujours un maître, parfois plusieurs ; et que tout médiatique se sait remplaçable.


    Contrairement à ce qu’affirme son concept spectaculaire inversé, la pratique de la désinformation ne peut que servir l’Etat. En fait, la désinformation réside dans toute l’information existante ; et comme son caractère principal. On ne la nomme que là où il faut maintenir, par l’intimidation, la passivité. Là où la désinformation est nommée, elle n’existe pas ; là où elle existe, on ne la nomme pas.


    Le jugement de Feuerbach, sur le fait que son temps préférait « l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité » a été entièrement confirmé par le siècle du spectacle et cela dans plusieurs domaines où le XIXè siècle avait voulu rester à l’écart de ce qui était déjà sa nature profonde : la production industrielle capitaliste. »

     

                    A propos de la présence de Yann Moix, Léa Salomé et Alain Ruquier :


          « Des réseaux de promotion-contrôle, on glisse insensiblement aux réseaux de surveillance-désinformation. Cette surveillance a commencé à mettre en place des supplétifs à côté des « spécialistes » universitaires, sociologues ou policiers, du passé récent.


    Ces divers spécialistes des apparences de discussions que l’on appelle encore, mais abusivement, culturelles et politiques, ont nécessairement aligné leur logique et leur culture sur celles du système qui peut les employer ; non seulement parce qu’ils ont été sélectionnés par lui mais surtout parce qu’ils n’ont jamais été instruits par rien d’autre.


    Le pouvoir de la domination rencontre de nombreux appuis parmi des individus qui y trouvent leur avantage. Parmi les « médiatiques » nombreux sont ceux qui se flattent de connaître beaucoup de choses par relations et par confidences. Celui ou celle qui est dans la confidence n’est guère porté à la critique ni à remarquer que dans toutes les confidences, la part principale de réalité lui sera toujours cachée car les bribes d’information infectées de mensonge que l’on offre à ces médiatiques familiers de la tyrannie mensongère, sont incontrôlables et manipulées. Elles font plaisir néanmoins à ceux qui y accèdent, car ils se sentent supérieurs à tous ceux qui ne savent rien tout en ayant la bêtise de croire qu’ils peuvent comprendre quelque chose, non en se servant de ce qu’on leur cache mais en croyant ce qu’on leur révèle. »

     

    ***

     

     

                  Jamais censure n’a été plus parfaite. Jamais l’opinion de ceux à qui l’on fait croire encore, dans quelques pays, qu’ils sont restés des citoyens libres, n’a été moins autorisée à se faire connaître, chaque fois qu’il s’agit d’un choix qui affectera leur vie réelle. Jamais il n’a été permis de leur mentir avec une si parfaite absence de conséquence. Le spectateur est seulement censé ignorer tout, ne mériter rien. Tout ce qui n’est jamais sanctionné est véritablement permis.

     

     

    1 - Avec l’ouvrage  «  La société du spectacle », publié en 1967, Guy Debord a voulu que l’Internationale situationniste (L’I.S.) qui était dans ces années-là le groupe extrémiste qui avait le plus fait pour ramener la contestation révolutionnaire dans la société moderne, ait un livre de théorie.

    Cette Société du Spectacle, brume poisseuse qui s’accumule au niveau de toute l’existence quotidienne et qui a aujourd’hui tout recouvert, dans le sens de «  tout dissimulé » au plus grand nombre composé d’une masse abrutie de travail et de fatigue, peut se flatter de n’avoir jamais été démenti par les événements de ces cinquante dernières années. De plus, cet ouvrage a montré et continue de montrer ce que le spectacle moderne était déjà : le règne autocratique de l’économie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable, et l’ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne.

                 En 1988, Guy Debord est revenu sur son ouvrage avec la publication de « Commentaires sur la société du spectacle » - extraits PDF ICI

     

     


    Bernard-Henri Lévy vu par Alain Soral (entretien de 2011)

     

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    Pour prolonger, cliquez : BHL et le beau rôle

     

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  • Bernard-Henri Lévy-Sarkozy : de la Libye à la Tunisie, de l'Elysée à la Cour Pénale Internationale

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                        Le corps de cet enfant syrien de 5 ans s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015  : Michel Onfray pose clairement les responsabilités...

     

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          Billet rédigé le 1er juillet 2015

     

                    Au lendemain de l'attaque qui a fait 38 morts à Sousse en Tunisie, Olivier Ravanello revient sur les responsabilités de la France dans ce qui se passe actuellement en Libye : "La France a plus que les autres une responsabilité sur ce qui se passe en Tunisie, parce que nous sommes responsables de la situation en Libye".

    La région est déstabilisée depuis la chute du régime Kadhafi, ce qui a un impact direct sur son voisin, la Tunisie : "C'est la France qui a cru simplement que l'initiative d'un "philosophe"pouvait suffire..."

     

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                Sarkozy, Cameron et BHL en Libye en 2011, fiers du devoir accompli : un nouveau théâtre chaotique d'opérations destinées à garantir les intérêts de tous à l'exception des Libyens et des peuples de toute une région qui s'étend du Mali à la Tunisie en passant pour l'Egypte vient d'être ouvert par l'Etat français et un "philosophe" en carton-pâte. Nul doute, ce théâtre jouera à guichet fermé côté horreurs.

     

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                 Compte tenu de la destruction de la Libye, devenue le principal tremplin de la migration vers l’Europe, les réfugiés prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

               Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

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              A la lumière des faits et des informations dont nous disposons aujourd'hui, à quand un Tribunal pénal international pour la Libye ?

    Qui demandera l’ouverture d’une procédure d’enquête ?

    Alors que le système judiciaire français ne s’y résoudra jamais, la Cour Pénale internationale pourrait-t-elle exercer sa compétence ? L’initiative en matière d’enquête et de jugement lui reviendra-t-elle ?

                Et puis enfin.. qui, de la cour pénale internationale (CPI) ou du  tribunal pénal international (TPI), juridictions chargées de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre, reconnaîtra coupables Bernard-Henri Lévy et Nicolas Sarkozy ?

    La question est posée. On peut maintenant se mettre à rêver à une Justice majusculaire.

     

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          Sur la chute de Kadhafi et la destruction de la Libye : Le soleil noir de l'Occident

     

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  • BHL ou "Le beau rôle" érigé au rang de véritable concept

     

    L'émotion est le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité !

     

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               Dites, je ne vous connais pas mais... au sujet de BHL, je voulais vous dire... faites attention quand même parce que... il a plutôt tendance à enfoncer des portes ouvertes votre BHL ; et de plus, il n'hésitera pas à vous faire croire qu'elles étaient fermées, voire... verrouillées à double tour, et que ç'a même été la croix et la bannière pour les ouvrir.

               - Non ?

               Si ! Si ! Et puis, BHL n'est pas dupe : il sait qu'il n'y a que 24 heures dans une journée et qu'il existe de fortes chances pour que vous n'ayez pas trop le temps d'aller voir si, sur le même sujet, ce qui est dit ailleurs, ne serait pas plus juste et plus pertinent... et comme un fait exprès, les télé-spectateurs  - puisque sans la télé, les "Je ne sais pas comment les nommer" comme BHL ne peuvent pas exister -, n'ont que rarement le temps de le vérifier.

    Et je vous rassure : si vous êtes souvent d'accord avec BHL, ne cherchez pas ! C'est tout simplement parce que BHL pense comme vous car, il y a de fortes chances pour que... ce que BHL pense soit ce que le commun des mortels serait tenté de penser. C'est ce qu'on appelle "le bon sens" ; et BHL n'en est pas dépourvu. Pourquoi le serait-il ?

    Non mais... je dis ça comme ça ! Je ne voudrais pas non plus me mêler de ce qui me regarde, à savoir : si quelqu'un quelque part me prend ou pas pour un imbécile, et si on veut me voler sur la qualité du produit et/ou de la marchandise qu‘on cherche à me vendre.

    Et je ne m'étendrai pas sur le fait suivant car, je suis persuadé que cela ne vous a pas échappé : plus BHL s'intéresse à l'étranger (Yougoslavie, Darfour), plus on parle de lui en France. Eh oui ! Même si, aujourd'hui encore, cet étranger qui l'intéresse tant n'a toujours pas entendu parler de lui.

                - Vous êtes sûr ?

    Interrogez donc un réfugié du Darfour, ou un bosniaque... et vous verrez : « Qui ? Quoi ? BHL vous dites ? Connais pas ! Jamais entendu parler ! »

    Quant à saisir de tous ses voyages incessants et dans toute leur complexité le comment et le pourquoi des peuples martyrs et des Etats bourreaux... ne comptez pas sur BHL : l'émotion est mauvaise conseillère ; elle est toujours le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité.

    Aussi... de grâce, arrêtons tous de faire de BHL un escroc en le prenant pour ce qu'il n'est pas car, je suis sûr qu'il n'en demande pas tant ! Et puis... lâchez donc ce pauvre bougre ! Il ne vous a rien fait après tout ! Pitié pour lui ! Acharnez-vous sur quelqu'un d'autre ! Je sais pas moi... sur... tenez ! Bernard-Henri Lévy... par exem...

    Qui ? Quoi ? C'est le même ? Ah zut ! Autant pour moi !

     

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                     BHL ou... comment s’attribuer, en toutes circonstances, le beau rôle

     

                  La force de BHL, après toutes ces années, ça reste son culot qu’il met inlassablement au service de la recherche d’un beau rôle qui est toujours... le meilleur des rôles : celui qu’il faut occuper et tenir d‘une main de fer, une fois tous les prétendants évincés.

    Une gueule, un look d‘enfer, une parole compassionnelle, et bien qu'il sache aussi se faire oublier, patient, dans l'attente de la prochaine opportunité qui lui permettra de briller seul, jamais BHL n'hésite à s’attribuer le beau rôle, et l'on pourra que difficilement le lui reprocher car, enfin, qui d'entre nous, n'a pas rêvé de pouvoir en toutes circonstances, occuper ce rôle, le beau rôle, pour ne plus le quitter, offrant ainsi à notre entourage médusé et comme envoûté, le meilleur de nous-mêmes - magnificence, probité, admiration, rayonnement ...

    Un avantage d'une valeur inestimable, ce beau rôle érigé au rang de véritable concept chez BHL (doit-on accueillir là une de ses rares contributions à la philosophie, sinon la seule ?) et qui le protège de toute remise en cause sur le fond - pour peu qu'il y en ait un... de fond : abysses ou bien, petit bassin pour poissons rouges.

    Ce beau rôle fera de tout détracteur un jaloux, un envieux ou bien, un individu sans coeur lorsque BHL se répand dans les médias pour sauver un pays, un peuple, le temps pour lui de se préparer à en sauver un autre, ailleurs, quelque part, et plus tard, à son heure qui est la sienne et celle de personne d’autre.

     

                  Plus BHL se produit en public, plus la critique s'acharne sur lui. Contre productive, plus la critique s'acharne sur BHL, virulente, plus elle contribue à forger son image, à la sculpter et à la renforcer ; elle est aujourd'hui indissociable du personnage qui s'en nourrit, voire même, s'en délecte car, sans cette critique, BHL peine à exister.

    Inatteignable car ne vivant que pour l'instant présent, celui de sa dernière et prochaine interventions médiatiques (privé d'oeuvre, BHL a manifestement fait une croix sur la postérité), intellectuel et philosophe pour une classe moyenne dont le flirt avec ce qu'elle croit être "le monde des idées" aussi famélique et timoré soit-il, trahit sans aucun doute un besoin de supplément d'âme...

    Une classe admirative aussi de ses coups de gueule qui ressemblent le plus souvent à un coup de force sur nos consciences, à défaut d'un Tapie parti en congé - BHL étant chez les Intellectuels ce que Tapie est à la politique : un intermittent amoureux de son propre spectacle, de sa propre image dans le gigantesque miroir médiatique auquel il a librement accès jusqu'à en abuser -, nombreux sont ceux qui ressentent le comportement et l’omniprésente de BHL dans les médias - incantations, effets de manche, ton péremptoire -, comme une gêne, un malaise et parfois même, jusqu'à la colère : en nous, le sentiment qu’on nous vole notre intelligence, qu’on nous prend en otage ; et puis, surtout : la certitude que BHL parle des autres pour mieux parler de lui.

    Pour tout interlocuteur, pas d’échappatoire ni de contestation possible : il doit se soumettre ou bien, quitter les lieux au plus vite ; avec BHL, il n'y a de place que pour BHL.

                 La couverture médiatique de BHL est à ce point disproportionnée comparée à sa production intellectuelle, philosophique et littéraire, sans oublier sa contribution (ou son absence totale de contribution) aux débats autour des graves questions économiques et sociales qui secouent régulièrement la société française (après trente ans de carrière, on cite à son sujet un ou deux livres, et seulement !) que très vite on a le sentiment que l’on cherche à nous tromper ; et c’est alors que BHL en devient plus insupportable encore aux yeux de ceux qui connaissent d’authentiques acteurs sociaux, auteurs, intellectuels ou philosophes contemporains.

    Comme une injure ou bien, une blessure, lancinant en nous le sentiment que... plus BHL semble vouloir s’occuper des autres, plus il s’occupe de lui.

     

    ***

     

                 Avec BHL on peut sans peine identifier le profil type de l’escroc... mais, on ajoutera : escroc honnête - escroc malgré lui, dirons-nous ; on lui épargnera donc l'attribut de Tartuffe, puisqu'on lui accordera, en dépit de tout, le bénéfice du doute : la main dans le sac, à la sortie du supermarché, entre deux vigiles, il niera tout en bloc car, jamais Bernard Henri Lévy ne se résoudra à avouer que BHL est seulement intéressé par BHL, incapable qu'il est - du moins, c'est à espérer -, de soupçonner en lui une telle duplicité, et ce malgré les nombreuses « alertes » qui lui sont adressées depuis vingt ans.

    C’est à se demander de quoi BHL est conscient ? (Peut-on y trouver là une piste quant à la rareté, voire la pauvreté de sa production en tant qu’intellectuel ?)

     

                 Plus largement, et dans un Don Quichottisme qui, nul doute, en fera sourire plus d’un, peut-on et doit-on continuer de dénoncer la complaisance et la paresse de médias qui ne manquent jamais de nous servir tout au long de l’année des émissions aux débats non-contradictoires, par avance, verrouillés - émissions faire-valoir aux contenus promotionnels à peine cachés, aux invités plus indigents les uns que les autres, tout en nous promettant le Panthéon -, et alors que cette pratique s’est généralisée dans tous les médias quels qu’ils soient - télés, radios, journaux, revues, internet ?

    Et la réponse ne se fera pas attendre...

                 Plutôt l’indignation, même au prix du ridicule, que l’indifférence et la résignation qui se répandent telles un poison dans le sang, dès qu’on cesse de dénoncer les abus de pouvoir, les mystifications, les connivences et les supercheries de toutes sortes, même et surtout, sous prétexte et sous le couvert de tenir le "beau rôle".

     

     

    __________________

     

     

                    Saisir quelque chose du réel et nous le faire partager - prise de risque, courage, pertinence, bon sens, intelligence et flair... c'est Alain Soral à propos de BHL.

     


     BHL mis à nu par Jade Lindgaard

     

     

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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