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  • Marc Trévédic : l'irrésistible tentation médiatique

     

     

                    C'est clair : quand ça vous tient, ça ne vous lâche pas !

                                         Marc Trévidic, inlassablement !

     

     

                    Né le 20 juillet 1965 à Bordeaux, Marc Trévidic fut, entre 2006 et 2015, juge d'instruction au tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme. Il est, depuis 2015, premier vice-président au tribunal de grande instance de Lille.

    Bombes et terrorisme… convoqué chez BFM-TV et partout ailleurs à chaque explosion... (finira-t-il par commenter les explosions causées par les fuites de gaz des immeubles insalubres ?) omniprésent dans les médias depuis deux ans, vraiment, on sera tenté aujourd'hui de demander à ce fonctionnaire de quitter les plateaux télé et d'aller travailler ses dossiers, ne serait-ce que pour les faire avancer car, quand on connaît les lenteurs de la justice française, et pas seulement au nom d’un principe qui voudrait que « bien juger demande du temps » -  l’abus des comparutions immédiates sont là pour en témoigner -, mais bien plutôt  du fait de son sous-financement aussi honteux que savamment organisé semble-t-il,  quelles que soient les majorités, et ce dans l’indifférence générale des politiques, gouvernement après gouvernement,  les justiciables renonçant le plus souvent à faire valoir leurs droits…

    Comme le rétablissement du même nom, en attendant son prompt retour dans ses foyers professionnels et autres, conseillons donc à ce Monsieur Trévidic, d’utiliser son temps d’antenne... puisque ce dernier semble incapable de résister à « la tentation médiatique », à dénoncer sans relâche et sans vergogne le désintérêt du personnel politique pour une justice capable de rendre justice à tous ceux qui ont vu leurs droits bafoués. Il est vrai que cette classe politique préfère sans doute que « leurs dossiers à tous » demeurent tout au fond de la pille des cabinets des juges d’instruction.  En effet, pourquoi donner la corde pour se faire pendre, à savoir : une justice indépendante et efficace, dotée de moyens redoutables et redoutés par tous !

    D’ailleurs à ce sujet, on pourra sans hésitation mesurer le degré de corruption du personnel politique d’un pays donné à la pauvreté du financement de sa justice. Les pays scandinaves sont ceux dans lesquels on se félicite d’un niveau de corruption très bas (se reporter au classement de l’organisme indépendant « Observatoire international de la corruption ») et comme un fait exprès, on y trouvera un investissement dans la justice et dans son fonctionnement, bien bien supérieur à la France et aux pays méditerranéens dans leur ensemble.  

    CQFD.

                    Aussi, Monsieur Trévidic : trêve de bavardage ! Rentrez chez vous et travaillez à faire de ce pays un lieu où tout un chacun pourra sans hésitation « avoir confiance dans la justice de son pays ».

     

     

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  • Il faut soutenir Michel Onfray

     

                 Après Houellebecq (ICI) et quelques autres parmi l'establishment, trop peu nombreux, et alors que partout ailleurs l'opposition fait rage, Michel Onfray se joint à ceux qui refusent cette guerre contre le terrorisme déclarée par un gouvernement et une Présidence aux abois. Un (P)président qui court après son fonction depuis son élection, une fonction dont les habits se sont très vite avérés trop grands, bien trop grands pour lui,  et un premier ministre dont l'assurance, voire l'arrogance, a tous les attributs d'une bêtise crasse qui représente aujourd'hui un véritable danger pour la démocratie, la paix et la concorde intérieures, et ce... sur tous les fronts : social, politique et culturel.

    Sermonneur comme il n'est pas permis, on peut légitimement douter des capacités de jugement, de discernement et de sang froid dans les situations qui l'exigent, de ce premier ministre bouffi d'ambition, qui n'a manifestement aucune idée des conditions à réunir pour que la société française puisse retrouver un peu de sérénité sur une nouvelle base : l'inclusion de tous dans le processus de socialisation fraternelle et égalitaire.

    Les médias dominants ne sont pas les derniers à contribuer au lynchage de Michel Onfray ; en priorité la presse et les médias qui soutiennent l'Etat PS : Nouvelobs, Libé, BFMTV, Le Huffington Post et des "journalistes vedettes" chroniqueurs et  interviewers du public comme du privé.

                   Aussi pour toutes ces raisons, on ne peut que soutenir Michel Onfray et le faire savoir partout où c'est nécessaire.

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    Pour prolonger, cliquez : de quoi Daech est-il le nom ?

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  • Roland Dumas et Jean-Jacques Bourdin : 1984 et les prophéties de George Orwell

     

                Dans cet enregistrement vidéo... que dit Manuel Valls ?


    1 - Qu'il est marié à une femme d'origine juive.

    2 - Que son épouse est proche d'Israël parce que d'origine juive.

    3 - Sa femme étant d'origine juive et proche d'Israël, Manuel Valls, son époux, se sent lui aussi, comme par voie de conséquence, proche et des Juifs et d'Israël... éternellement qui plus est ! Manuel Valls, pour une raison qui pour l'heure nous échappe encore, se sentant apparemment immortel ; d'où son recours à l'adverbe : éternellement.  

     

                Au cours de cet entretien, que nous dit Roland Dumas invité et encouragé par Jean-Jacques Bourdin à confirmer ceci à propos de Manuel Valls : "Vous pensez qu'il est sous influence juive ?"

    Roland Dumas confirme que Valls est proche de la communauté juive et d'Israël pour les raisons que Valls a lui-même évoquées dans la vidéo précédente : l'origine juive de son épouse et sa proximité avec Israël.

     

    Alain Finkielkraut à propos de la remarque de Roland Dumas - à la 8è mns


                  Jean-Jacques Bourdin reçoit, quelques jours plus tard, comme un fait exprès - ou bien est-ce une coïncidence ? -, Alain Finkielkraut.

    Notez comment Jean-Jacques Bourdin "se couvre" face à Finkielkraut : "C'est aussi mon rôle que de faire accoucher mes invités, de les dévoiler !" Et Finkielkraut d'acquiescer... alors que sur Internet, des voix se sont élevées contre la formulation de la question posée à Roland Dumas (ICI avec Léa Salamé) par Bourdin à propos de l'influence de qui vous savez sur qui vous savez ; car Bourdin n'ignore pas qu'il est bel et bien à l'origine de ce qui est considéré comme une "bourde" ou un lapsus à caractère "antisémite".

    Qu'à cela ne tienne, bien trop content de pouvoir "allumer" Roland Dumas, Finkielkraut dédouanera Bourdin, il l'absoudra... car Roland Dumas est une cible bien plus "payante" et bien plus accessible aussi ; un Roland Dumas vieillissant, isolé, sans pouvoir ni audience, victime expiatoire toute désignée dans le contexte d'un climat d'intimidation et d'accusation, à l'emporte-pièce, d'antisémitisme, même au risque de sa banalisation : "Calomniez, calomniez ! Il en restera toujours quelque chose !"

    Jean-Jacques Bourdin, lui, en revanche, peut encore servir. Il suffit de le recadrer de temps à autre. Ce qui a été fait car, face à Finkielkraut, Bourdin semble dans ses petits souliers, un peu à l'étroit ; on le serait à moins.

    Quant à Finkielkraut... depuis qu'il fricote avec Renaud Camus, Richard Millet et Bernard Lugan (trois suprémacistes blancs)... doit-on y voir là les raisons d'un soutien de l'Académie française à sa candidature en 2014 ?

    Tellement bien français, et de souche ! ce club de "Blancs européens" dans lequel on trouve déjà si peu de femmes, et des minorités "visibles" moins encore !

    Souvent âgés, force est de constater que les académiciens ont manifestement gardé une bonne, une très bonne vue ; ils se trompent rarement dans leur nomination-cooptation ; ou du moins, pas longtemps.


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                      «Nous ne nous attaquons pas seulement à nos ennemis, nous les transformons car il est impensable qu'une pensée ironique et critique puisse prospérer à notre encontre. Nous ne pouvons faire aucune exception, même auprès de celui qui est sur le point de mourir, même vieux, même isolé ; même et surtout s’il est faible. Nous allons les presser de se soumettre jusqu'à ce qu’ils soient vidés. Puis nous les fusillerons du regard avant de les détruire socialement.» - Petit exercice de paraphrase inspiré de 1984 de George Orwell.  


                   Avec cette nouvelle « affaire » autour de Roland Dumas, le tollé, les indignations, on peut difficilement ne pas penser ceci : ce sont les prophéties de George Orwell dans le roman d'anticipation 1984 qui se trouvent confirmées !

    La réalité surpassera-t-elle la fiction dans une France orwellienne ?

    Big Brother, figure archétypale du régime policier et totalitaire, de la société de la surveillance, des réductions des libertés au nom d'un intérêt supérieur - la perpétuation d'une violence politique et sociale sans précédent -, Finkielkraut employé au « ministère de la vérité » - comprenez : le ministère du mensonge -, Jean-jacques Bourdin en supplétif, c’est donc bien Big Brother qui se trouve légitimé dans l’articulation d’une novlangue composée d’une poignée de mots de quelques syllabes : fasciste, antisémite, raciste, complotiste et paranoïaque.

    Le travail de ce ministère est la falsification des intentions aussi bien à charge qu’à décharge, c’est selon… selon la cible – ennemie ou amie -, dans le but de poursuivre une œuvre pour laquelle le procès d’intention permanent à l’encontre de ceux qui seraient susceptibles de dénoncer un climat politique et social irrespirable - un climat géo-politique devrait-on dire -, est la règle ; et c’est bien dans ce contexte-là que l’intervention de Roland Dumas à propos de Valls est jugée « antisémite ».

    Et comme le ridicule et la bêtise, voire la lâcheté, ne connaissent aucune limite, le CSA… la dernière demeure de médias moribonds, le CSA régulateur de la mort du pluralisme, un CSA qui n’est que la tombe de la liberté d’expression, ce CSA "instruit un dossier" après le passage de Roland Dumas chez BFMTV.

    Présent dans tous les foyers, BFMTV c’est le regard omniprésent du « télécran », c’est le panoptique d’une pensée à 360%, le règne de la mauvaise foi qui n’a plus la capacité de se penser comme telle car c’est le mensonge qui se croit vérité au nom d’intérêts bien bien supérieurs à l’éthique, à la morale et à la « common decency » : d’où le recours à la délation-diffamation.


                 Finkielkraut chez Bourdin, ce sont les « deux minutes de haine » du roman d’Orwell car dans les faits, Roland Dumas a deux défauts : il est anti-atlantiste (farouchement opposé à la politique américaine et à ses complices - Israël, l’Europe et les monarchies du Golfe -, depuis 2001) ainsi que proche de la cause palestinienne dont il a souvent défendu les activistes-résistants.

    Roland Dumas cumule un autre défaut : il n’est pas juif ; d’où sa culpabilité… ou bien plutôt, la porte grande ouverte au soupçon de tous les soupçons avant une condamnation sans réserve. C’est l’affaire Dreyfus que l’on rejoue mais en commençant par la fin cette fois-ci ! Dreyfus était coupable parce qu’il était juif (entre autres raisons ; et celle-ci, contrairement à ce qu’on a dit, n’était pas la plus déterminante). Un siècle plus tard : souvenez-vous ! DSK est innocent parce que juif.

    En revanche, Roland Dumas est coupable parce qu’il ne l’est pas. Et dans le contexte qui est le nôtre aujourd’hui, il nous faudra sans relâche continuer de dénoncer et d’expliquer tous les tenants et aboutissants d’un système de manipulations psychologiques mis en place pour tenter de nous faire oublier trente années de trahison à la fois démocratique et sociale : le PS et la livraison de millions de salariés et de notre souveraineté à l’abattoir mondialiste ainsi qu'une politique étrangère abjecte de pompiers-pyromanes.


               Une chose est sûre : Bourdin et Finkielkraut se sont aimés ce matin-là sur BFMTV ; ils se sont compris ; ils se sont tenus par la barbichette : Bourdin est pardonné pour avoir allumé la mèche ; Finkielkraut rêve d’un monde sans Roland Dumas, et puis fatalement, un monde sans Blacks, sans Beurs et sans Blancs venus en soutien ; un monde au régime sec.

    Bourdin, c'est le paillasson sur lequel tout le monde peut s’essuyer les pieds ; et ses invités, la savonnette avec laquelle Bourdin peut, à loisir, se laver les mains : Bourdin est très heureux comme ça car son amour propre c’est dans l’audimat qu’il l’a placé.


    ***


                 « Mentir sincèrement, oublier tous les faits devenus gênants puis lorsque c'est nécessaire les tirer de l'oubli pour le laps de temps utile.»


                  Police de la Pensée, utopie qui vire au cauchemar, despotisme, parti pris unique, mécanismes politiques et psychologiques propres aux régimes totalitaires, séances d'hystérie médiatique collective - tous les médias en même temps -, mutabilité de la réalité, des causes et des effets, rejet du témoignage, de ce qui a été vu et entendu, relativité de la vérité, double-pensée - deux croyances contradictoires qu’il faut accepter -, c'est le principe de la terreur : tous doivent craindre l’accusation d’antisémitisme. Dans quel but ? Que personne ne puisse penser qu'il est possible d'en réchapper. Tous devront y passer ; comprenez : tout le monde se verra accusé d'antisémitisme un jour ou l'autre ; ce n’est qu’une question de temps. Et si possible, cette accusation doit toucher celui ou celle que l’on n’attendait pas ; celle ou celui au-dessus de tout soupçon. Et dans l’affaire qui nous occupe : plus la culpabilité du bourreau est forte, plus la terreur est grande.

    Oui, la culpabilité ! Car ce que nous cache ce système de terreur, contrairement à d’autres systèmes (nazi ou stalinien) c'est ceci : l’innocent doit être coupable et doit se taire au plus vite car la culpabilité est à chercher du côté de celui qui exécutera cet innocent.

    Quelle culpabilité demandez-vous ? Mais… celle qui hurle à l’intérieur de ceux qui n’ont plus qu’un seul moyen pour se tenir debout et s'arranger avec leur conscience : la chasse à un antisémitisme tantôt fantasmé tantôt monté de toutes pièces.

    Là encore, on commence par la fin : en 1940, le nazisme a bien failli avec raison de la civilisation européenne, aujourd’hui, le soupçon et l'accusation prémédités, instrumentalisés, d'antisémitisme permet à toute une hyper-classe et à ses lieutenants d'orchestrer la débâcle économique, culturelle, sociale et morale de la Gauche et des souverainistes européens. Et cette hyper-classe en redemande ; quand l'antisémitisme se fait rare… elle charge ses commis d'aller le dénicher ; et c'est alors que tous ces VRP partent à sa recherche, croient l'avoir trouvé, parfois sans trop y croire vraiment, même si cela peut rendre bien des services et permet aussi de faire des affaires : c’est Bourdin face à Roland Dumas.

    Mais attention : c'est peut-être aussi Bourdin qui charge Roland Dumas de nous dévoiler sa propre pensée. Qui sait ? Les commis voyageurs sont parfois capables de revêtir la défroque du rebelle.


                  Aussi, il faut se faire une raison : antisémites... on ne le sera donc jamais assez ! Et gare à vous qui ne l'êtes pas car, tout ou tard, à votre insu, vous l'aurez été et vous le serez ! Regardez donc : vous l’êtes déjà maintenant ! Et sans plus d’orgueil vous avouerez : « Pouvez-vous penser à une seule dégradation qui ne vous ait pas été infligée ? » interroge le bourreau dans 1984. Et puis encore : « Ne vous mentez pas à vous-même. Vous le saviez, vous l’avez toujours su que vous l’étiez, n’est-ce pas ! » jusqu’au moment où, espérant trouver un soulagement, un peu de répit, vous chercherez à transférer la punition sur autrui : « Faites-le aux autres mais pas à moi ! Tenez ! Je peux vous donner des noms ! Ce que vous leur ferez m’est égal. Mais pas moi ! Non, pas moi !»

    Et jamais plus vous ne serez le même après avoir cédé face à des salauds et à leurs sbires lâches et veules.


    ***


                       Alors, vraiment ! Sale temps pour la vérité.

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Des nouvelles d'un Jean-Luc Mélenchon en forme et combatif



                Quand au cours de son entretien avec Jean-Jacques Bourdin, Jean-Luc Mélenchon nous communique les chiffres du CSA à propos de la répartition du temps de parole durant les élections municipales - notons que BFMTV aura consacré 46% de son temps d'antenne au FN ; le FDG... lui est à 0%, tous médias confondus -, c'est bien la confirmation de ce que l'on soupçonnaient déjà qui nous est apportée, à savoir que ces médias dominants tous néo-libéraux, tous acquis à la Commission européenne et à ses exigences, de BFMTV à France 2, ne sont intéressés que par deux partis : le FN et Marine le Pen pour l'audience, et le PS  - sa présidence et son gouvernement -, au nom d'une allégeance aujourd'hui incontestable en ce qui concerne ce dernier : l'Atlantisme et le sionisme (excusez ce pléonasme !).

     

    Durant cet entretien, Mélenchon confirme que le Front de gauche, une nouvelle fois uni, ne votera pas la confiance au gouvernement tout en relevant avec ironie le fait que les 83 députés PS opposés à la nomination de Manuel Valls soutiendront néanmoins, le moment venu, son gouvernement.

    En ce qui concerne les élections européennes à venir, tous unis là aussi, un front commun anti-commission sera constitué. Reste à savoir si le Front de gauche en général, et le parti de gauche en particulier, Mélenchon en tête, sauront approcher les Ecologistes - parti farouche, toujours un peu vierge de coeur et puceau d'esprit qui n'aime rien tant que les préliminaires (normal... les femmes y occupent une place de choix !) -, avec souplesse et tact, afin d'élargir ce front anti-commission européenne, condition nécessaire à la poursuite du démantèlement du PS et de la chute de tout son personnel politique dans nos régions, départements, cantons, villes, villages et hameaux...  - sans oublier les sous-bois, là où se terrent les poltrons et autre gibier de potence de la politique -, avant d'être en mesure de reconstruire une vraie gauche de gouvernement.

     

                       Dans l'attente de ce jour glorieux, saluons un Jean-Luc Mélenchon combatif qui ferait bien, toutefois, d'oublier un peu le FN qui ne saurait en aucun cas être un problème pour la Gauche, la vraie, à l'heure où l'électorat est mobilisé à  grand renfort d'abstention et de votes contestataires contre un PS dont il n'y a plus rien à sauver.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Bedos-fils : une tempête iconoclaste dans un dé à coudre

     

             

                Dans une interview au "Monde", Bedos-fils revient sur sa chronique de la semaine dernière chez Ruquier. Il déclare : "Je ne veux pas laisser à Dieudonné le monopole de la subversion"

     

    bedos hitler.JPGEt pour se faire, il inventera une discussion avec un fan de Dieudonné, accent de banlieue de rigueur, affublé d'une barbe et d'une moustache à la Hitler ; un fan totalement inculte et voyant des Juifs partout.

     

    Rien moins.

    Mais vérifions un instant les faits :

     

     

     

                Sans doute Bedos-fils n'est-il jamais allé à un spectacle de Dieudonné. On ne peut pas être partout non plus : discothèques, meufs et plateaux télés !

    Qu'à cela ne tienne...

     

               Autant Dieudonné peut être celui qui dit tout haut ce que son public pense tout bas, en revanche, force est de constater qu'en prenant pour cible ce même Dieudonné, Bedos-fils, sur ce qu'il croit être le chemin de la subversion, choisit lui de dire tout haut, ventriloque, ce que les médias, des associations communautaires-écran de fumée et la classe politique n'ont de cesse de hurler, semaine  après semaine, mois après mois, année après année, depuis dix ans maintenant…

    Un Dieudonné contre lequel une guerre sans pitié est menée, et comme un fait exprès, contre lequel quiconque souhaite faire carrière et être soutenu par les médias dominants se doit de rendre un verdict sans appel de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

     

               Après s’être essayé au théâtre sans convaincre ceux qui savent de quoi il en retourne avec cet Art à vif… et à fleur de peau – celle de l’existence humaine -, à l’heure de toutes les inversions, et pas seulement des valeurs, et du triomphe sans conteste de la novlangue d'Orwell, voulant exister coûte que coûte, Bedos-fils nous offre en partage un nouveau type de subversion qui consiste à  prendre fait et cause pour une puissante caste politico-médiatique impitoyable (on l’a vu tout dernièrement à propos de la sanction contre Taddéï qui a eu l'insolence de recevoir Marc-Edouard Nabe sans passer par le bureau de la censure de ses invités) avec les dissidents qui menacent une information qui n’a plus qu’un seul parti-pris… le mensonge par omission, et la protection de ses intérêts économiques : ceux de leurs employeurs principalement.  

     

    Taper sur Dieudonné et son public - et plus encore lorsque l'on ne le connaît pas -, nul doute, il s’agit là d’un créneau porteur ; créneau qui vous ouvre toutes les portes et pour longtemps car cette caste politico-médiatique qui sacre les uns et organise le bannissement des autres fera des choux gras, et ras la gueule, d’un tel ralliement.

    C'est la voie royale ! Qu’on se le dise : avec Bedos-fils, on s’en prend donc pour trente ans et plus.

     

               Certes, on ne peut pas cacher bien longtemps d’où l’on vient car, Bedos père, un temps humoriste attitré du PS, que l’on croyait en toute bonne foi et sans malice décédé depuis longtemps déjà, a lui aussi fini là où son fils a commencé : à la télé, dans les talk-shows, chez Ardisson (qui croyait tout comme nous que Bedos-père n'était plus de ce monde depuis longtemps) et BFMTV, chez Ruth Elkrief auquelle, en homme de gauche qu’il est, amoureux d’une information honnête et digne de ce nom, lui et son épouse vouent une admiration sans bornes – ne le lui a-t-il pas une fois confié alors qu’elle le recevait dans une de ses émissions ?!

    Une Ruth Elkrief qui est au métier de journaliste ce que peut être celui d’un flic dans un centre de rétention administrative pour demandeurs d’asile, pour ne rien dire de son mépris à peine contenu pour le bleu de travail fort en gueule, même et surtout métallurgiste, ainsi que pour tous ceux qui ont la fâcheuse habitude de remettre en cause un ordre établi qui sied si bien à tous les Elkrief du PAF et d'ailleurs... au nom d’un sempiternel : « Monsieur, si c’était différent, ce serait pire encore ! » cher à la tradition d’un journalisme à la Duhamel ou d’un Elkabbach…

    Quand on vous dit que plus ça change et plus…

     

                Bedos-père donc… un peu comme un certain Yves Montand, communiste de la première heure, la sienne, qui finira flic (le flic, encore et toujours le flic !) avec un gros flingue dans la main, un Magnum... non pas de champagne mais de type 357, excellant dans le maniement de cette arme, surtout lorsqu’il sera question d’abattre d'une balle dans le dos, sans sourciller, et le spectateur non plus, un braqueur qui prenait la tangente, dans un film d’Alain Corneau Police Python 357, avant de se rendre à la Maison Blanche à l’invitation des Reagan… instituts de sondages complaisants et médias pervers allant jusqu’à lui laisser espérer pouvoir poser ses fesses dans le fauteuil élyséen. Oui, sans rire !

    Il faut dire qu’ils avaient tous un bon quart de siècle d’avance car, pour ce qui est de la politique et du show-business, ce sont un Sarkozy et son épouse qui rafleront la mise, l’un en Louis de Funès, folie des grandeurs oblige ! Et l’autre… mais là, personne n’a jamais vraiment su, et aujourd’hui pas d’avantage, qui et quoi elle pouvait bien incarner.

     

                On peut effectivement affirmer sans se tromper que Bedos-père a bel et bien fini là où son fils a commencé : chez Franz-Olivier Giesbert et chez Ruquier. Ce qui nous laisse espérer, même si personne n’y croit vraiment, à moins d’un revirement et d’une prise de conscience qui serait un miracle en soi, sorte de chemin de Damas, que Bedos-fils finira là où Dieudonné se trouve aujourd’hui : paria adulé par nombre d’intellectuels en rupture de ban, les seuls qui comptent aujourd'hui, une partie d’une population que l’on pourrait assimiler aux « damnés des sociétés occidentales » ainsi que nombre d’entre nous, tous partageant avec cet humoriste satiriste sans rival un goût prononcé pour un rire qui a pris toute la dimension de l’ampleur de l’arnaque incommensurable d’une représentation du réel qui n’a qu’un seul but : tabasser à coups de représentations toutes plus mensongères les unes que les autres, à coups de pied et de coups de poing, la réalité qui nous est donnée à vivre et dont Guy Debord nous exposera tous les tenants et les aboutissants dans son ouvrage sur la société du spectacle ; représentations dans lesquelles plus personne sain de corps et d’esprit ne peut se reconnaître.


    Dieudonné n’est-il pas le plus grand anti-tartuffe depuis Molière, de cette société-là ?

    Alors oui ! Ne cessons jamais de défendre et de partager ce rire qui reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre la tyrannie car, avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir. Il arrive aussi que ce rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

                Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force -, né d'une mère bretonne et d'un père africain… cela vous désigne très vite à la vindicte de ceux qui ne supportent pas qu’un clown au nez noir vienne leur donner des leçons.

    Ah ! Culpabilité quand tu nous tiens ! Mais aussi, et surtout ; mépris séculaire ; et mépris de classe.

    Nicolas-Bedos.-Je-ne-suis-pas-celle-que-vous-croyez.jpg

    Dieudonné et un nouveau saltimbanque virtuel qui a la prétention de lui faire face, un ventriloque à noeud papillon privé de piste de cirque et de scène, et dont le public, télévisuel a pour nom « téléspectateurs » ; un public de canapé, de badauds et de larrons désoeuvrés, télécommande à la main, au terme d’un samedi soir qui annonce déjà un dimanche sans joie ; et combien d’entre eux seraient disposés à braver le froid et à payer pour entendre ce blanc de blanc pur jus, blanc bec aussi, doublement blanc puisqu’enfant des beaux quartiers et du showbiz ?

    Car enfin, Bedos-fils sera toujours propre sur lui et fin prêt pour le prochain magazine féminin qui souhaitera en faire sa Une comme on en fait son quatre-heures, casse-croûte pour une gent féminine en mal de gendre ou de petit ami, sans oublier les mal-loties... c’est selon... selon  l’âge des lectrices et leurs conditions.

     

    Aussi, il semblerait que le seul métissage qui soit à la portée d’un Bedos-fils qui n’en finit pas de se chercher et de s’essayer comme on choisit une paire de chaussures pour finalement faire le choix d’une paire tantôt trop grande, tantôt trop petite, soit le suivant : Jean-Marie Bigard pour le pipi-caca mais... bon chic bon genre s’entend ; et Pierre Palmade pour les vicissitudes d’un quotidien matérialiste en diable et traumatique en chef  : "Mon écran plasma géant est tombé en panne hier soir, et ma pétasse de copine qui a ses règles m’a fait la gueule toute la soirée !"

     

    Autant pour la subversion.

     

                Et l’Oligarchie hexagonale de trembler. Un ministre de l’intérieur alerté par la DCRI bouillonne déjà : dans les cercles autorisés on dit qu’il a vraiment du mal à se retenir. Il serait question d'interdire Bedos-fils  à la télévision, à la radio, dans la presse, et partout ailleurs...

    Mais que l'on ne nous en veuille surtout pas si nous sommes nombreux à refuser de partager l'enthousiasme des uns et l'inquiétude des autres car, si Dieudonné se rit de tout et son public avec lui, on ne peut que rire de Bedos-fils... la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf.

    Après Molière, Jean de La Fontaine... encore et toujours La Fontaine.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné interdit de spectacle

     

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