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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner, c'est ce ver luisant de l'intelligence à chaque fois que la nuit recouvre l'entendement. Ôte de l’humanité, cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

    ***

              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

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                   George Steiner : La barbarie de l'ignorance

     

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

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    George Steiner à propos de son roman "Le Transport de A.H".

     

     

                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas comprendre ceux qui ont fait l'Histoire ainsi que les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

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  • Des nouvelles de Dieudonné et d'Alain Soral

     

                        Pour ce 28ème numéro de L’Heure la plus sombre, les journalistes Vincent et Xavier de ERFM recevaient Dieudonné et Alain Soral.

     

    Le sommaire de l’émission :

    Introduction
    1’08 : Dieudonné en paix, la bande annonce
    4’20 : Dernier spectacle ?
    5’46 : Le rôle d’Internet
    12’00 : La paix ?
    14’45 : Un travailleur acharné
    16’57 : Où sont les quenelles ?
    20’46 : Peur de la mort ?
    22’30 : Coluche
    24’55 : Devoir de mémoire ?
    27’26 : L’agression en Martinique
    28’00 : Les Békés
    31’18 : Les raisons de la colère
    32’21 : Invité surprise !
    32’47 : Diviser pour régner
    36’00 : Réconciliation nationale
    36’46 : La dictature de couilles molles
    39’46 : Vers un effondrement ?
    41’05 : Le combat de la postérité
    43’18 : La France juive (de BHL !)
    51’05 : Repositionnement stratégique
    52’52 : Yonathan
    55’22 : Une note d’espoir
    56’56 : La fin des temps
    59’25 : L’état d’urgence sur Internet
    1’00’00 : Dictature
    1’03’05 : www.dieudosphere.com
    1’03’35 : Stéphane Blet, Khatchaturian Toccata, album Figure Libre, Kontre kulture Musique.

     

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  • Bernard-Henri Lévy chez Ruquier… et ailleurs…

     

                             Bernard-Henri Lévy  dans "On n'est pas couché" du 13 février 2016.

     

     

    "Ta mère fit un pet foireux
    Et tu naquis de sa colique" - G. Apollinaire.

     

                       Si nous tous savons qui il est - un des leaders du lobby israélien en France  -, en revanche personne ne sait à quelle profession, à quelle discipline, à quel savoir (et savoir-faire) Bernard-Henri Lévy est supposé se rapporter puisque ce dernier n'est reconnu par aucun journaliste digne de ce nom, aucun intellectuel, aucun philosophe, aucun écrivain, aucun cinéaste, aucun artiste...

                        ... qu'à cela ne tienne : Guy Debord a peut-être une idée à ce sujet.

     

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                Extraits de « Commentaires sur La Société du Spectacle » -1988, Guy Debord (1).

     

               « La discussion creuse sur le spectacle, c’est-à-dire sur ce que font les propriétaires du monde, est organisée par lui-même. On préfère souvent l’appeler, plutôt que spectacle, le médiatique. Ce qui est communiqué par ce « médiatique » ce sont des ordres où ceux qui les donnent sont également ceux qui sont autorisés à dire ce qu’ils en pensent.


    Le gouvernement du spectacle qui à présent détient tous les moyens de falsifier l’ensemble de la production aussi bien que de la perception, est maître absolu des souvenirs comme il est maître incontrôlé des projets qui façonnent le plus lointain avenir.


    La société modernisée jusqu’au stade du spectaculaire intégré se caractérise par l’effet combiné de cinq traits principaux qui sont : le renouvellement technologique incessant ; la fusion économico-étatique ; le secret généralisé ; le faux sans réplique ; un présent perpétuel.


    Le secret généralisé se tient derrière le spectacle, comme le complément décisif de ce qu’il montre et, si l’on descend au fond des choses, comme sa plus importante opération. Le seul fait d’être désormais sans réplique (sans critique, sans pouvoir opposer un avis contraire sur les lieux mêmes où le "spectacle" sévit… ndlr) a donné au faux une qualité toute nouvelle. C’est du même coup le vrai qui a cessé d’exister presque partout, ou dans le meilleur cas s’est vu réduit à l’état d’une hypothèse qui ne peut jamais être démontrée. Le faut sans réplique a achevé de faire disparaître l’opinion publique, qui d’abord s’est trouvée incapable de se faire entendre, puis très vite, par la suite, de se former.


    La première intention de la domination spectaculaire était de faire disparaître la connaissance historique en général ; et d’abord presque toutes les informations et tous les commentaires raisonnables sur le plus récent passé.


    Un pouvoir absolu supprime d’autant plus radicalement l’histoire qu’il a pour ce faire des intérêts ou des obligations plus impérieux, et surtout selon qu’il a trouvé de plus ou moins grandes facilités pratiques d’exécution. Staline avait poussé loin la réalisation d’un tel projet ; il restait néanmoins une vaste zone du monde inaccessible à sa police où l’on riait de ses impostures. Le spectaculaire intégré a fait mieux avec de très nouveaux procédés, et en opérant mondialement. L’ineptie qui se fait respecter partout, il n’est plus permis d’en rire ; en tout cas il est devenu impossible de faire savoir qu’on en rit.


    Le précieux avantage que le spectacle a retiré de cette mise hors la loi de l’histoire, d’avoir déjà condamné toute l’histoire récente à passer à la clandestinité, et d’avoir réussi à faire oublier très généralement l’esprit historique dans la société.
    Avec la destruction de l’histoire, c’est l’événement contemporain lui-même qui s’éloigne aussitôt dans une distance fabuleuse, parmi ses récits invérifiables, ses statistiques incontrôlables, ses explications invraisemblables et ses raisonnements intenables. A toutes les sottises qui sont avancées spectaculairement, il n’y a jamais que des médiatiques qui pourraient répondre, par quelques respectueuses rectifications ou remontrances, et encore en sont-ils avares car, outre leur extrême ignorance, leur solidarité, de métier et de cœur, avec l’autorité générale du spectacle, et avec la société qu’il exprime, leur fait un devoir, et aussi un plaisir, de ne jamais s’écarter de cette autorité, dont la majesté ne doit pas être lésée. Il ne faut pas oublier que tout médiatique, et par salaire et par autres récompenses ou soultes, a toujours un maître, parfois plusieurs ; et que tout médiatique se sait remplaçable.


    Contrairement à ce qu’affirme son concept spectaculaire inversé, la pratique de la désinformation ne peut que servir l’Etat. En fait, la désinformation réside dans toute l’information existante ; et comme son caractère principal. On ne la nomme que là où il faut maintenir, par l’intimidation, la passivité. Là où la désinformation est nommée, elle n’existe pas ; là où elle existe, on ne la nomme pas.


    Le jugement de Feuerbach, sur le fait que son temps préférait « l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité » a été entièrement confirmé par le siècle du spectacle et cela dans plusieurs domaines où le XIXè siècle avait voulu rester à l’écart de ce qui était déjà sa nature profonde : la production industrielle capitaliste. »

     

                    A propos de la présence de Yann Moix, Léa Salomé et Alain Ruquier :


          « Des réseaux de promotion-contrôle, on glisse insensiblement aux réseaux de surveillance-désinformation. Cette surveillance a commencé à mettre en place des supplétifs à côté des « spécialistes » universitaires, sociologues ou policiers, du passé récent.


    Ces divers spécialistes des apparences de discussions que l’on appelle encore, mais abusivement, culturelles et politiques, ont nécessairement aligné leur logique et leur culture sur celles du système qui peut les employer ; non seulement parce qu’ils ont été sélectionnés par lui mais surtout parce qu’ils n’ont jamais été instruits par rien d’autre.


    Le pouvoir de la domination rencontre de nombreux appuis parmi des individus qui y trouvent leur avantage. Parmi les « médiatiques » nombreux sont ceux qui se flattent de connaître beaucoup de choses par relations et par confidences. Celui ou celle qui est dans la confidence n’est guère porté à la critique ni à remarquer que dans toutes les confidences, la part principale de réalité lui sera toujours cachée car les bribes d’information infectées de mensonge que l’on offre à ces médiatiques familiers de la tyrannie mensongère, sont incontrôlables et manipulées. Elles font plaisir néanmoins à ceux qui y accèdent, car ils se sentent supérieurs à tous ceux qui ne savent rien tout en ayant la bêtise de croire qu’ils peuvent comprendre quelque chose, non en se servant de ce qu’on leur cache mais en croyant ce qu’on leur révèle. »

     

    ***

     

     

                  Jamais censure n’a été plus parfaite. Jamais l’opinion de ceux à qui l’on fait croire encore, dans quelques pays, qu’ils sont restés des citoyens libres, n’a été moins autorisée à se faire connaître, chaque fois qu’il s’agit d’un choix qui affectera leur vie réelle. Jamais il n’a été permis de leur mentir avec une si parfaite absence de conséquence. Le spectateur est seulement censé ignorer tout, ne mériter rien. Tout ce qui n’est jamais sanctionné est véritablement permis.

     

     

    1 - Avec l’ouvrage  «  La société du spectacle », publié en 1967, Guy Debord a voulu que l’Internationale situationniste (L’I.S.) qui était dans ces années-là le groupe extrémiste qui avait le plus fait pour ramener la contestation révolutionnaire dans la société moderne, ait un livre de théorie.

    Cette Société du Spectacle, brume poisseuse qui s’accumule au niveau de toute l’existence quotidienne et qui a aujourd’hui tout recouvert, dans le sens de «  tout dissimulé » au plus grand nombre composé d’une masse abrutie de travail et de fatigue, peut se flatter de n’avoir jamais été démenti par les événements de ces cinquante dernières années. De plus, cet ouvrage a montré et continue de montrer ce que le spectacle moderne était déjà : le règne autocratique de l’économie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable, et l’ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne.

                 En 1988, Guy Debord est revenu sur son ouvrage avec la publication de « Commentaires sur la société du spectacle » - extraits PDF ICI

     

     


    Bernard-Henri Lévy vu par Alain Soral (entretien de 2011)

     

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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner ôte de l’humanité : cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

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              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

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                    Janvier 1997 - France Culture  

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

     

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

     

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                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas avoir compris les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Steiner, un diamant d'intelligence

     

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur mangeoire et leur auge  respectives ! Et seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns... pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

    ***

     

                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... ainsi qu'au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin et FOG, omniprésent tous les deux, il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est dans les faits qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » ou quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     


     

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                        Que l'on se rassure néanmoins : tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, veille et nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'une actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs : bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains ; soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir : jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

    ***

     

                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     "Mon légionnaire" créé par Marie Dubas en 1936 : paroles de R. Asso (ancien légionnaire), musique de Monique Monnot

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur mangeoire et leur auge  respectives ! Et seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns... pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

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                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... ainsi qu'au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin et FOG, omniprésent tous les deux, il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam et seulement de l'islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est dans les faits qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » ou quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     


     

                       Vidéo à partir de 4.53 - Alain Soral dresse le portrait d'un monde au chaos très organisé.

     

     

     

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                        Que l'on se rassure néanmoins : tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, veille et nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'une actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs : bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains ; soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir : jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

    ***

     

                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     "Mon légionnaire" créé par Marie Dubas en 1936 : paroles de R. Asso (ancien légionnaire), musique de Monique Monnot

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  • Yann Moix : passé, présent - et avenir ?

                             

                    Contrairement à ceux dont le passé ne passe pas, celui de Yann Moix, récent, impétueux et à haut risque, est passé comme une lettre à la poste ; il a filé ce passé à une vitesse supersonique... et tout le monde a tout oublié ; du moins ceux qui, aujourd’hui, le soutiennent, le couvent et le récompensent.

    Il nous faudra donc nous y arrêter sur ce passé, ne serait-ce que pour comprendre le présent et peut-être aussi, l'avenir d'un Yann Moix.

    Mais... dans un instant car il nous faut, d'abord, parler de ce présent.

     

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                  Entre deux films et un roman, Yann Moix a  trouvé à s’occuper : il s’est assis depuis la rentrée de septembre aux côtés de Léa Salamé dans "On n'est pas couché", le talk-show présenté par Laurent Ruquier tous les samedis en deuxième partie de soirée sur France 2.

    Ce qui nous promet, soit dit en passant, de beaux et de grands conflits d'intérêts : pensez au jour où Moix devra  faire la recension d'un livre d'un auteur de sa propre maison d'édition Grasset !

     

    Pour remplacer Aymeric Caron, il est dit que Laurent Ruquier a pioché parmi ses fidèles même si on oublie un peu trop facilement que Ruquier n’a pas la réputation de décider quoi que ce soit pour qui que ce soit, et moins encore pour lui-même ; comme tous les animateurs du PAF, il se doit d’être aux ordres ; ce qui se solde par une émission qui reçoit ceux que tout le monde reçoit tout en bannissant tous ceux que ces mêmes médias bannissent ici, là, et partout ailleurs.

    Faut dire que Yann Moix colle aux baskets d'un Ruquier qui s'est fait une spécialité d'être omniprésent dans les médias du décervelage : Moix a donc fait aussi partie des pensionnaires des "Grosses têtes", l'émission que Laurent Ruquier présente tous les après-midis sur RTL. Avec l'animateur, il a également participé à "On va s'gêner" sur Europe 1 et à "L'Émission pour tous" sur France 2.

    C'est à se demander comment Yann Moix arrive encore à poser ses fesses sur un siège quel qu'il soit... même rembourré.

    Mystère.

     

                 Longtemps les auteurs dignes de ce nom ont pu vérifier que la littérature ne nourrissait pas son homme et que, par voie de conséquence, peu d’auteurs étaient disposés à se montrer à la hauteur du sacrifice que demande cette littérature décidément ingrate et qui se moque pas mal des conditions de vie de ceux qui la servent des années durant.

    Moix est-il la preuve vivante de cette vérité amère, car, avec cet engagement tous azimuts dans les médias, ce n’est plus de sacrifice qu’il s’agit mais d’un véritable acte d’héroïsme car enfin… toute cette activité, tout cet abaissement, c’est pas rien pour un auteur qui a très tôt juré une fidélité éternelle à une littérature à la fois exigeante et courageuse !

    Certes, on peut aussi porter un autre regard sur ce Moix omniprésent dans les médias car on peut toujours affirmer a contrario : la littérature n’affame pas, elle gave les auteurs ; et en ce qui concerne Moix, un Moix pourtant privé de lecteurs, cette littérature le gave comme personne d’autre avant lui ! Oui ! Elle le gave notre Moix ! Elle le... à moins que...

    A moins qu’il ne s’agisse non pas de littérature mais plus simplement d’être capable de s’entourer d’appuis qui comptent car la rumeur va bon train : comment Moix a-t-il obtenu le job de Caron, son prédécesseur chez Ruquier ? Est-ce BHL dont Moix est très très proche (1) et à qui les médias ne peuvent rien refuser, qui l'aurait imposé ? La question est posée.

    Rappelons à toutes fins utiles que Yann Moix qui a quitté sa province - Orléans pour Paris -,  sur ses grands chevaux, bien décidé à empoigner la littérature, est l’auteur d’une dizaine de romans."Naissance", son dernier ouvrage en date, a remporté le Prix Renaudot en 2013. Il a réalisé deux long-métrages, "Podium", avec Benoît Poelvoorde et "Cinéman" avec Franck Dubosc.

    Porté à bout de bras par Bernard Henri Levy, Yann Moix - la call-girl de BHL ! -, avec Caroline Fourest, mène la grande vie au prix de tous les abaissements et de tous les partis pris auxquels il est possible de se rallier, de se plier et de se conformer car BHL ne connaît pas les demi-soumissions ; avec BHL, il faut avaler, tout avaler, couleuvres et le reste ; il faut aussi accepter de se ranger à droite de l'échiquier politique, du côté de ceux qui cognent... sur les plus fragiles qui plus est, même si contrairement à Fourest qui ne sait rien faire, Moix n’est pas dépourvu de talent et toute personne de bonne foi ne saurait douter de l’authenticité de son engagement auprès de la Littérature et des auteurs, même si…

                  Tenez : deux avis opposés sur le talent de Moix en tant qu’auteur  vous sont proposés : ICI et puis LA.

    Arrangez-vous avec ces deux-là…moi, je n’ai pas d’avis sur la question. Je n’ai pas encore trouvé le temps de lire un ouvrage de Moix même si j’ai pu apprécier « Podium » qui, sans être un film important, a su nous surprendre : l'acteur Poelvoorde n'y est sans doute pas pour rien non plus. 

     

     

    1 - Moix anime un blog dans la revue en ligne créée et dirigée par Bernard-Henri-Lévy : La règle du jeu.

     

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     Docteur Yann et Mister Moix ?

     

     

                   Revenons maintenant au sujet de ce billet : le passé somme toute récent de Yann Moix.

    C’est un dénommé Paul-Éric Blanrue qui s’est chargé de nous le rappeler : ICI dans son intégralité.

    Paul-Eric Blanrue est un historien comme on les aime : un historien mal assis, en rupture de ban(c) ; un historien maudit et banni (Alain Decaux n'a qu'à bien se tenir !) Jamais vous ne le verrez à la Télé ou ne l’entendrez à la Radio même par mégarde ou par accident. C'est simple : quiconque l’invite... meurt… professionnellement s’entend.

     

                 On apprend alors que Moix formait au début des années 2000 avec Blanrue et Marc-Edouard Nabe, un trio inséparable. Pour Paul-Eric, Yann Moix qui était employé à l’hebdomadaire Marianne classé très à gauche dans ces années-là, c'était « Mon Yannou ».

    Blanrue nous rappelle que pour Moix, Marc-Edouard Nabe, l’auteur de Au régal des vermines publié en 1985, un texte bien écrit mais plein de haine pour le genre humain (à noter que les Juifs n’étaient pas épargnés non plus ; et c'est important ; on verra pourquoi dans un instant) était un demi-dieu, un classique vivant de la littérature française.

    Rastignac orléanais (comprenez : arriviste venu tout droit d’Orléans) Moix fera sien un briquet à l’effigie du Duce (Mussolini), le dérobant à Blanrue. Faut dire que Moix n’était déjà pas un vitupérant gauchiste puisque Le Pen ne le déplaisait pas.

    Blanrue, ami personnel du professeur Robert Faurisson, précise que cette acquaintance n’était pas un secret pour Yann Moix qui connaissait depuis les années 90 les travaux de cet autre historien maudit et banni : "Rencontrant régulièrement le professeur à Vichy ou lors de ses venues dans la capitale, correspondant avec lui au quotidien par e-mail, la proximité que j’entretenais avec cette sulfureuse personnalité qui avait, d’ailleurs, peu de secrets pour toi, non seulement tu me le demandais, mais tu en redemandais, mon Yannou, et combien goulûment : qui en était ? Qui n’en était pas ? Ça te passionnait ! "

    Au sujet du professeur Faurisson, rappelons, en passant, qu'après un jugement favorable à son endroit - jugement qui renverra tous les historiens à leurs chères études -, une loi verra le jour :  la loi Gayssot :
    une loi qui est certes capable de plaisanter avec l'Histoire mais certainement pas avec le génocide des Juifs d’Europe par les Nazis (2).

     

    Et puis, voilà que Moix qui ne se sentait plus exister sans doute, accepte d’être le préfacier de l’ouvrage «  Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme » de son ami Paul-Eric Blanrue paru en 2007 ; ouvrage aujourd’hui interdit à la vente suite à un recours déposé par la LICRA en 2012.

    Chaud devant !

     

     

     

                A la fin des années 2000, Moix a longtemps prétendu s'être « rangé des voitures » rompant tout contact avec Paul-Eric Blanrue. Là encore, rien n’est plus faux, comme P.E.Blanrue le prouvera,documents à l'appui en bon historien qui travaille les archives, les siennes en l'occurrence :  ICI

    Blanrue continue : « Moix a ri aux éclats en assistant au spectacle “Mahmoud ». Moix avait fait le déplacement au théâtre de l’humoriste-activiste Dieudonné...

    Avant de conclure : "En quelque sorte, j’étais devenu ta bonne conscience : tout ce qui t’était interdit de dire en public, tu me le lâchais en privé ou me le faisais assumer en riant à gorge déployée à mes tirades transgressives. Docteur Yann et Mister Moix ! Je t’offrais la possibilité de vivre quelques heures par jour la vie que tu aurais voulue mener et d’exprimer en cachette les propos que tu aurais aimé tenir si tu n’avais pas choisi la voie du succès contre le monde du silence."

     

    La synthèse sur Yann Moix avec Alain Soral

     

    2 - Notez que je mets une majuscule à Nazi non pas parce que j’en suis un mais parce que le correcteur d’orthographe de Microsoft m’y invite très fortement ; aussi, pour toutes réclamations, adressez-vous aux développeurs de ce logiciel de traitement de texte.

     

    ***

     

                    Marc-Edouard Nabe, Paul-Eric Blanrue et Faurisson, Dieudonné...

    Aujourd’hui, Moix  s'est définitivement rangé ; il a conforté sa place auprès de BHL ; et comme les voyages forment la jeunesse, en prime, cerise sur le gâteau d'une allégeance inconditionnelle et maintenant sans nuages, Moix est devenu israélophile et judéophile comme il n’est pas permis de l’être quand on est ni juif ni israélien ; et c’est bel et bien sur cette déférence que se sont portés mes soupçons, voilà quelques mois, car, comme chacun sait, il ne faut pas me tenter.

    Aussi, que cache-t-elle cette déférence ? Qu’est-ce que Moix, le petit orléanais monté à Paris a donc à se faire pardonner ? Que cherche-t-il à nous faire oublier ? Quand on sait que le meilleur ami des Juifs c’est le non-Juif critique à propos de la soumission inconditionnelle au Judaïsme et/ou à Israël d’une communauté française sous l'influence d'une idéologie mortifère qui représente un réel danger de mort pour cette communauté, le sionisme, tellement l'injustice et la cruauté de cette idéologie poussent à la colère et à la révolte, celle des plus faibles - le terrorisme -, on peut légitimement être soupçonneux.

                    Les réponses à mes questions, j’ai pu les trouver chez cet historien banni des médias : Paul-Eric Blanrue.

                    Qu’il en soit ici remercié. 

     

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  • Dans la peau de Mouammar Kadhafi...

     

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                ... l'homme qui, avec Nasser, a fait rêvé des millions d'Arabes et d'Africains ! Contrairement à ceux qui l'ont exécuté qui n'ont jamais fait rêver qui que ce soit, excepté, peut-être, le temps d'une campagne électorale de trois semaines pour deux d'entre eux (Cameron et Sarkozy). Quant au troisième larron, un sigle - BHL -, force est de reconnaître que nous sommes bien en peine, depuis quarante ans, de lui assigner un domaine de compétence et de lui reconnaître quelque mérite que ce soit (littéraire, intellectuel, artistique, journalistique) même si la question de savoir à quoi il sert et qui, est sans ambiguïté (1).

     

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                      On l'aura compris : Mouammar Kadhafi n'est plus.

    Qu'à cela ne tienne ! Dans son roman sorti en Août, "La dernière nuit du Raïs, l'auteur algérien, Yasmina Khadra, ressuscite Mouammar Kadhafi en se glissant dans sa peau : « J'ai écrit en état de transe. Il y a eu des effets secondaires purement physiques pendant l'écriture : j'étais vraiment Kadhafi ! » confie Khadra.

     

    Dommage toutefois que cet ouvrage n'ait pas été écrit dans la langue de Kadhafi qui est aussi celle de l'auteur (2) mais bien plutôt dans la langue de" l'ancienne" puissance coloniale de la région, ainsi que dans la langue de ses assassins doublement assassins soit dit en passant puisque... l'assassinat de Kadhafi a plongé la Libye qui n'est plus tout comme son leader, dans un chaos qui a pour conséquence tragique ce qui suit : ce qui reste de la Libye est aujourd'hui le principal tremplin de la migration vers l’Europe ; des populations que plus rien n'arrêtent, prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

     

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    Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

     

     

    1- Se reporter à la page suivante : La Libye révolutionnaire de Françoise Petit Demange.

     

     

    2 - Yasmina Khadra, athlète littéraire coureur de prix et amateur de gastronomie française : la Coupole, Closerie des Lilas, café de Flore, Lipp et Flo ? Une chose est certaine : Khadra a une excellente mémoire : il n'a pas oublié qui sont les maîtres et leur langue !

     

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  • Bernard-Henri Lévy-Sarkozy : de la Libye à la Tunisie, de l'Elysée à la Cour Pénale Internationale

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                        Le corps de cet enfant syrien de 5 ans s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015  : Michel Onfray pose clairement les responsabilités...

     

    _________________________

     

     

          Billet rédigé le 1er juillet 2015

     

                    Au lendemain de l'attaque qui a fait 38 morts à Sousse en Tunisie, Olivier Ravanello revient sur les responsabilités de la France dans ce qui se passe actuellement en Libye : "La France a plus que les autres une responsabilité sur ce qui se passe en Tunisie, parce que nous sommes responsables de la situation en Libye".

    La région est déstabilisée depuis la chute du régime Kadhafi, ce qui a un impact direct sur son voisin, la Tunisie : "C'est la France qui a cru simplement que l'initiative d'un "philosophe"pouvait suffire..."

     

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                Sarkozy, Cameron et BHL en Libye en 2011, fiers du devoir accompli : un nouveau théâtre chaotique d'opérations destinées à garantir les intérêts de tous à l'exception des Libyens et des peuples de toute une région qui s'étend du Mali à la Tunisie en passant pour l'Egypte vient d'être ouvert par l'Etat français et un "philosophe" en carton-pâte. Nul doute, ce théâtre jouera à guichet fermé côté horreurs.

     

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                 Compte tenu de la destruction de la Libye, devenue le principal tremplin de la migration vers l’Europe, les réfugiés prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

               Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

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              A la lumière des faits et des informations dont nous disposons aujourd'hui, à quand un Tribunal pénal international pour la Libye ?

    Qui demandera l’ouverture d’une procédure d’enquête ?

    Alors que le système judiciaire français ne s’y résoudra jamais, la Cour Pénale internationale pourrait-t-elle exercer sa compétence ? L’initiative en matière d’enquête et de jugement lui reviendra-t-elle ?

                Et puis enfin.. qui, de la cour pénale internationale (CPI) ou du  tribunal pénal international (TPI), juridictions chargées de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre, reconnaîtra coupables Bernard-Henri Lévy et Nicolas Sarkozy ?

    La question est posée. On peut maintenant se mettre à rêver à une Justice majusculaire.

     

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          Sur la chute de Kadhafi et la destruction de la Libye : Le soleil noir de l'Occident

     

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant sous un soleil de plomb

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur auge respective. Seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

    ***

     

                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... enfin bref... au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin, omniprésent tous les deux, FOG est sans doute le journaliste le plus médiocre de la scène médiatique. Il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     

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                        Que l'on se rassure néanmoins ; tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'un actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs ! Bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains...

    Soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir, jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

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                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     

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