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  • Pourquoi Michel Foucault est-il partout ?

     

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                        En 2013, la revue littéraire en ligne du Nouvelobs « Bibliobs » posait la question suivante : « Pourquoi Michel Foucault est-il partout ? »

    Et une réponse ne tarda pas à pointer le bout de son nez ; ma réponse, en l'occurrence :

                       Eh bien, Michel Foucault est partout car Michel Foucault ne dérange personne ; la production philosophico-sociologico-historique de cet intellectuel affable mais un peu austère, ne perturbe ni ne met en danger aucun système car, avec Michel Foucault, tout le monde peut y trouver son compte : les pauvres, les riches, les homos, les hétéros, les jeunes, les vieux, les cons et les autres ; même les matons et les taulards, c'est vous dire ! Et puis, avec Michel Foucault, ce qui est commode c'est qu'on peut être de gauche, rouler en grosse berline allemande et passer ses vacances au Maroc pour y chercher et y trouver de la chair fraîche à bon marché, mineure dans le meilleur des cas. Faut dire que là-bas, ça ne compte pas. D'ailleurs, rien ne compte ou si peu dans ces régions-là : nos intellos et ministres le savent trop bien.

     

                      Pourquoi Michel Foucault est-il partout demandez-vous ?

                      Bien loin de faire l'unanimité chez les historiens - ce que les médias se gardent bien de préciser à son sujet -, Michel Foucault est un « penseur » de la marginalité : délinquance, homosexualité et folie - ou si l'on préfère : prison, backroom gay et asile psychiatrique -, car Michel Foucault était surtout concerné par Foucault.

    Un penseur en marge Foucault et à la marge de tout ce qui nous permet de trouver des réponses au questionnement suivant : qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui. De plus, chez Foucault, on ne nomme personne ; ce qui arrange bien des gens et le système en particulier. C’est la raison pour laquelle tous ceux qui aspirent à une longue et riche carrière lui sont reconnaissants de laisser ses lecteurs dans cette ignorance-là (qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui).

    Reconnaissants, on le serait à moins quand on connaît ce qui est aujourd’hui en jeu dans ce questionnement aux multiples entrées et sorties !

    Tenez ! L’Amérique elle non plus, ne s’y est pas trompée comme avec Deleuze et d’autres encore ; dans la subversion des mœurs et de toutes les conventions du quotidien, après l’échec cuisant de mai 68 chez les ouvriers - pas de révolution politique à l’horizon mais libération sexuelle il y aura ! On jouira sans entrave -, Foucault deviendra très vite et très tôt une « pop star des campus universitaires ».

    Bourgeois mondain d'une gauche abstraite, fantasque et bavarde…fossoyeur avec d'autres du rationalisme progressiste, l’Amérique est venu chercher chez Foucault  devinez quoi ?  Cette Amérique qui recycle tout et tout le monde est venue chercher la déconstruction  de l’histoire, de la pensée, de la culture et de l’art européens ; ce qui servait admirablement  les préoccupations  des Etats-Unis des années 70 et 80 : trouver une issue à ce complexe à la fois morale et intellectuelle d’infériorité face à l’Europe, ce berceau multimillénaire de la civilisation occidentale à l’excellence arrogante et plus que dérangeante : Athènes, Rome, Christianisme, Renaissance, les Lumières… deux mille ans de philosophie, d’art et d’histoire…

    Alors, c’est sûr… vous pensez bien ! un poids, un handicap énormes que cet héritage pour tous ceux qui souhaitent se positionner sur une ligne de départ et franchir en tête une ligne d’arrivée et ainsi imposer le triomphe du mercantilisme et l’apothéose du « tout marchandise », une fois l’Europe à poil et  sans chair ; une Europe squelettique.

                    Notons au passage ceci : si Deleuze, Foucault, Derrida furent appelés par les USA et accueillis à bras ouverts, en revanche, le penseur Michel Clouscard qui est à l’origine du concept de «libéral-libertaire » ne fera jamais recette ; il sera superbement ignoré car, avec ce penseur-là, c'est l'ouvrier qui sera appelé à jouir sans entrave, de ses droits principalement, et non les fils de ceux qui l'emploient, à savoir : les patrons et les cadres.

    Et ça, l'Amérique, elle n'aime pas... mais pas du tout !

     

                    On n’en aura donc pas fini avec Foucault ou bien plutôt avec ceux qui n’ont de cesse de confondre progrès et innovation, art et animation culturelle, le prix de la baguette de pain et celui d’une barrette de shit vendue à la sauvette ou bien sous licence d’Etat une fois légalisées les effluves de cette herbe folle ; la prostituée libérée et son client et la traite des êtres humains ; l’homosexualité qui confirme la règle et l’hystérie immature gay qui frappent des individus désoeuvrés ; et puis enfin, une fois la boucle bouclée et parce qu’il faut occuper ses soirées dans des vernissages sans queue ni tête : l’art moderne avec l’art contemporain ; et ce même art contemporain sans culture ni toit avec La révolution.


    D'où l'abus que les médias font de Michel Foucault car on abuse de Foucault comme on abuse de l'alcool ; un abus de consommation et de citations sans risque puisque sans danger pour quiconque souhaite voir sa carrière principalement médiatique et/ou universitaire ainsi que sa tranquillité physique et tranquillité d’esprit prospérer, une fois repu de consensus et de soumission.

    _________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Michel Clouscard

     

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  • "Belle et Bête"... ou quand la critique littéraire s'effondre


     

                ... et que sa supercherie explose au grand jour et à la face des lecteurs et des critiques-tâcherons, semaine après semaine, livre après livre...

    Car enfin...

    Entre ceux qui ont vu (ou ceux qui ont bien voulu voir) dans le dernier ouvrage de Marcela Iacub de la littérature et ceux qui n'y ont vu (ou n'ont pas voulu y voir) aucune dimension littéraire, comment les départager ? Comment choisir ? Qui croire ? Quel jugement retenir ?...

     

              

                Aeschimann du nouvelobs témoigne bouleversé : "Un grand livre, une grande expérience intellectuelle !" 

    Jérôme Garcin est sous le charme et sur le cul, lui aussi : "Rien que pour ça, Marcela Iacub va se faire lyncher. Mais elle s'en fout, son livre seul parle pour elle. C'est la preuve que la théoricienne est vraiment devenue écrivain." - Et c'est ICI 

    Libération surfe avec gourmandise sur la vague médiatique : en une, une photo de Marcela Iacub et trois pages dithyrambiques sur son livre.

    Un dénommé Sylvain Bourmeau convoque Esope (Non ! on ne rit pas svp !), et parle d'un livre « unique et universel. »

    Le Point dit oui, un oui franc et massif : c'est ICI

     

     

    EN REVANCHE

      

    Angot dit non ! Normal, c'est une femme qui publie elle aussi des livres ; et avec Iacub elle a trouvé manifestement plus culottée ou bien plutôt, plus dé-culottée qu'elle !

    Chez Médiapart, c'est niet aussi. Les deux ou trois préposés aux livres ne veulent pas en entendre parler... des femmes principalement (1). Faut-il y voir là aussi, comme chez Angot, une touche de rivalité féminine et quelques arrières pensés qui n'auraient pas grand-chose à voir avec la littérature et le contenu d'un livre ? Dans le genre : "Qu'est-ce qu'on en a à foutre (!) des histoires de cul de cette jouisseuse sans retenue ! Mais faites-la taire ! Qu'on ne l'entende plus !" 

     

               _____________chez Médiapart, de ce côté-là, tirerait-on la langue, un peu, des fois ?

     

    Le Figaro dit non et parle d' imposture littéraire... c'est ICI

     

    L'Express et Télérama sont contre : Pas de Iacub dans le club très prisé de la littérature !

     

    Mais alors... qu'est-ce à dire ?

     

                La critique littéraire en France n'a jamais été qu'un aller-retour incessant entre ceux qui sont disposés à voir dans un livre ce qui n'y est pas et d'autres à ne pas voir ce qui y est... et cette critique pratique l'unanimité seulement lorsque leur "job" à tous se trouve sur la sellette. Et c'est alors qu'ils s'interdisent tous (selon le plus souvent des considérations économiques et/ou communautaires) de parler d'un ouvrage - omerta aux intérêts bien compris -, ou bien...  de ne pas recommander vivement tel livre ou bien encore, de ne pas déconseiller formellement la lecture de tel autre... tous d'une seule voix au service d'une critique dont il ne reste plus que le tronc pour une activité sans queue ni tête. Et cette affaire Iacub vient une nouvelle fois nous le confirmer.

    Reste alors la rubrique des "Coups de coeur : "J'aime ! J'aime pas !" Facebook prenant ainsi la relève tout aussi facilement.

     

    ***

     

                       Aussi, maintenant, ce n’est plus à la critique de répondre mais aux lecteurs pour peu qu’ils se décident enfin à prendre leur destin entre leurs mains.

     

     

    ______________________

     

     

    1 - A propos de Médiapart, je n'ai pas mentionné les quelques lignes que Perraud a consacrées à l'ouvrage de Iacub pour la bonne et simple raison que Perraud a la fâcheuse habitude de parler des autres pour mieux nous parler de lui et nous rappeler à quel point Pascal, Allais, Voltaire n'ont pas de secret pour lui, jusqu'au grotesque et la bêtise puisqu'il est capable de les retrouver chez Iacub ; il est vrai que son but ultime.... c'est toujours et encore de nous parler de sa culture qui est, comme chacun sait, ce qui vous reste quand vous avez tout perdu. On n'ose alors imaginer ce que des individus comme Perraud ont bien pu y laisser dans cette vie qui n'est déjà plus la leur, manifestement.

     

    Cela dit, Perraud devrait savoir que l'on peut trouver du Voltaire, du Pascal et du Allais chez n'importe qui quand on a surtout dans l'idée de briller et d'étaler sa culture comme on étale du beurre sur une tartine: beurre rance, pain rassis, et pour un peu, perdu pour tout le monde.


    Perraud confond la critique littérature avec la déclinaison de son bagage culturel car Perraud reste un éternel candidat à tous les concours d'entrée et à tous les entretiens d'embauche, CV à la main. Et là encore on n'ose imaginer le nombre de fois où il a sans aucun doute été recalé. Il y a donc des blessures qui ne se referment jamais ?

     

    Qu'à cela ne tienne ! Qui peut rassurer Perraud et lui confirmer qu'il est bel et bien salarié de Médiapart à plein temps et en CDI ?

     

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  • Internet et procès d'intention

     

                 Le magazine Books créé en 2008 a récemment consacré un dossier sur le rapport ambigu qu'Internet entretiendrait avec la démocratie.

    Pour le magazine Books, la conclusion suivante s'impose : "Internet ne favorise pas par nature un progrès de la démocratie, ni même de l'idée démocratique."

     

    Et notre réponse ne se fera pas attendre... 

     

                 La démocratie ce n'est pas le débat télé ou radio (ça, c'est une idée d'animateur !), ni les élections (Voyez l’Iran et l’Afghanistan !)

    La démocratie c'est la libre circulation des idées - minoritaires de surcroît -, le droit à l'opinion, à la critique ; et la défense de cette liberté.

    Et si Internet ne favorise pas l’exercice de ce droit et de cette liberté, alors, que l'on nous censure tous dès demain matin.

     

    ***

     

                  Comme un fait exprès, seuls ceux qui prétendent implicitement au monopole de l'analyse et du commentaire sont les plus critiques à l’égard d’Internet. A son sujet, ils n’hésitent pas à parler de "poubelle".

    Inutile de donner des noms : nous les connaissons tous.


    Les critiques les plus virulentes ont pour origines ceux dont la notoriété est antérieure à Internet ; notoriété qui repose sur la télé, les journaux et la radio. Protégée qu’elle était, cette caste médiatique moribonde (à la tête de médias déliquescents dont les jours sont comptés) découvre aujourd’hui qu’elle est loin de faire l'unanimité ; elle accepte mal la critique ; c’est la raison pour laquelle elle a recours au rejet et au mépris.

    Nous sommes donc libres mais prévenus : la rédaction du magazine Books a très certainement la prétention de faire partie de cette caste.

    Tant pis pour elle qui devra maintenant apprendre à vivre avec cette nouvelle donne : une liberté de parole et d'expression accessible à tous.

    Mais... qu'elle se rassure : la censure pourra toujours frapper les plus "téméraires" d'entre nous...

    Comme ces milliers d'auteurs et bloggeurs, dont les comptes sur les plateformes d'hébergement sont clôturés sans préavis ni explications…

    Oui ! La censure ! Cette maladie bien française, sous tous les Régimes : elle s'exercera contre les encyclopédistes, puis sous la Révolution avec Robespierre aux commandes…

    Depuis, elle n'a jamais lâché la bride : censure, écoutes illégales et plus récemment : vols d'ordinateurs appartenant à des journalistes : Le Monde, Le Point, Mediapart ...

                Sur le Net, censure préventive en veux-tu en voilà ! (dans le doute, on préfère bâillonner le bloggeur), exercée par des responsables éditoriaux lâches et veules, et par des « modérateurs » (ainsi appelés), véritables commissaires politique ; et pour finir... par des petits chefs et caporaux bornés et incultes.

    Pour exercer cette censure, la grande majorité des hébergeurs qui n'a pas les moyens de contrôler tous les contenus se repose sur la délation par l'intermédiaire de la fonction Alerter qui est un euphémisme pour Dénoncer ; celui qui alerte restant anonyme : pas de visage ni de nom ; juste une adresse IP.

    Oui ! La délation... autre maladie bien française !

     

    ***

     

                  Restons lucides : aussi longtemps que nous ne contrôlerons pas les outils qui nous permettent de nous exprimer librement - ceux de l'hébergement et de la diffusion sur Internet -, jamais nous ne serons à l'abri de cette vieille garce de censure qui respire, transpire et pue la mort !

    Aussi… il serait temps de nous concerter tous !

     

    John Huston - The Misfits (1961)

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