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billy wilder

  • Sérénade à deux: Lubitsch et Wilder

     

    ernst lubitsch serge uleski

     

    Ernst Lubitsch né à Berlin en 1892, décède à Los Angeles en 1947.

     

     

     

     

    billy wilder serge uleski

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Billy Wilder, né en Pologne en 1906, décède en 2002 à Beverly Hills

     

                Un Ernst Lubitsch européen jusqu'au bout des ongles, aux influences hongroises, allemandes et anglaises...

    Un Billy Wilder satirique et corrosif (avec "Front page" - portrait sans concessions des journalistes de la presse de caniveau, et de la presse... tout court)...

    Eternels optimistes, tous deux indécrottables humanistes, moralistes sans prêchi-prêcha et farouchement opposés à l'apologie du tout cynisme...

    Cinéastes des sans-grades, des humbles et des petits... toujours porteurs d'une promesse pour ici et maintenant : les derniers seront les premiers ! Il suffit pour cela de patienter non pas une éternité mais une heure trente : le temps d'un film.

    Deux maîtres incontestables de la Comédie... aux scénarii et dialogues d'une écriture d'une exemplarité et d'une efficacité redoutables, jamais égalée, à l'exception, peut-être, de Sacha Guitry pour la France, et plus récemment : Albert Dupontel avec « Le créateur ».

                  Fort de cet héritage, certes, le rajout de Woody Allen s'imposerait sans l'ombre d'un doute, et celui de Mel Brooks aussi (en particulier, pour son film "Les producteurs" en particulier)... à cela près : réalisateur-acteur... force est de constater que Woody Allen n'est intéressé que par Woody Allen ; préoccupation en opposition frontale avec la tradition humaniste, altruiste et non égoïstique de Lubitsch et de Wilder ; tradition avec laquelle Mel Brooks, réalisateur-acteur, sera le premier à rompre ; le cynisme triomphant des scénarii de Mel Brooks (le vice a raison sur la vertu : le mensonge sur la vérité) et dont il se délectera sans retenue, plantera le premier clou dans le cercueil de l'héritage cinématographiquement moraliste de Lubitsch et de Wilder.

    Notons que ce cynisme-là voit le jour - jusqu'à s'imposer partout en Occident (en France de Funès remplacera Fernandel et Bourvil) - dans les années d'après-guerre.

     

    Mais alors, pourquoi après et pas avant ?

    La question est posée.

     

     ***

     

                Si au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, quand on connaît le niveau des comédies "à la française" -  scénarii indigents, écriture affligeante, aucun idée de rythme et de mise en scène -, on ne peut qu’arriver à la conclusion suivante : les réalisateurs de ces comédies (Blanc, Jugnot, Leconte, Poiré, Chabat, Mergault et consorts) n'ont sans aucun doute jamais vu les films de Lubitsch et de Wilder - pour ne rien dire de Capra ! Car, dans le cas contraire, l'autocensure aidant tous ceux qui ont besoin d'être aidés dans leur jugement, serait-il présomptueux d'affirmer que quatre-vingt-dix pour cent des comédies françaises de ces quarante dernières années n'auraient jamais vu le jour ?

     

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