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  • Campagne référendaire sur le Brexit : beaucoup de bruit pour rien

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    rsz_ppc_jo_cox.jpg               Suite à l'assassinat de Jo Cox, députée travailliste favorable au maintien de l'UK dans l'Union Européenne, la campagne pour le référendum dit "Brexit" a aussitôt été suspendue jusqu’à dimanche.

    Certains médias n’hésitent pas à relier l’agressivité de la campagne en cours à la mort de la députée.

    Courageux mais pas téméraires, là-bas comme ici, on ne trouvera rien en revanche contre Cameron dans ces mêmes médias ; un Cameron premier ministre et apprenti sorcier, sans lequel, toute cette fausse-affaire de Brexit n'aurait jamais eu lieu.

     

    ***

     

                     La violence sociale et culturelle de la construction européenne et de son mode de fonctionnement est telle depuis trente ans que plus personne ne peut se considérer à l'abri d’un geste irréversible car, aujourd’hui, soutenir la construction européenne c'est cautionner cette violence sociale ; affirmer qu'il n'y a pas d'alternative à cette Europe qui nous est proposée, c'est là encore valider cette violence sociale et reconnaître que cette violence ne peut pas ne pas s’exercer sur nous tous ; tenter par tous les moyens de discréditer ceux qui proposent une rupture avec cette Europe-là c'est, là encore, valider cette violence sociale et reconnaître la nécessité de cette violence...

                  Aussi, violence pour violence, le personnel médiatique et politique inextricablement lié, en charge de nous faire accepter sans condition leur Europe comme un mal pour un bien, devrait redouter l’effet boomerang d’une telle violence. Pour cette raison, on ne saurait que trop lui conseiller de se tenir à l’écart d’une construction européenne à l’origine d’une violence dont personne ne peut se tenir à l’abri car, face à ses conséquences, tous sont en danger, victimes et protagonistes pareillement.

     

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    Analyse et développement...

     

                     Ca fait 20 ans que des catastrophes arrivent à point nommé, et comme un fait exprès... principalement contre les intérêts de ceux qui, bon an mal an, s’opposent ; même si l’assassinat de la députée travailliste en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, ne semble pas avoir entraîné une
    chute des intentions de vote pro-Brexit.
     
                        Mais au fait, quel lien entre ces sondages qui touchent bien évidemment un échantillon représentatif de... etc... etc... et le jour du vote qui verra un taux d’abstention élevé chez les classes populaires, les seules classes susceptibles pourtant d’arracher un « oui » à la sortie du Royaume Uni de l’UE ; un référendum dont les résultats seront donc loin de refléter un électorat représentatif de qui que ce soit ou de quoi que ce soit... soit dit en passant ; c’est d’ailleurs là que réside la vaste entreprise d’intoxication concernant le risque éventuel de la sortie de l’UK : dans les faits, c’est un non événement ce référendum car jamais les classes moyennes et supérieures ainsi que le monde des affaires britanniques, précisément ceux qui iront massivement voter le 23 juin, ne prendront le risque de sortir de l'UE ; risque inutile au demeurant puisque cela n’a échappé à personne : l’UK depuis son entrée dans l’UE, a tous les avantages de son adhésion et pratiquement aucun des inconvénients : contrôle de sa monnaie et de ses frontières - ce n'est déjà pas si mal par les temps qui courent ! On en conviendra tous !
     
    Cerise sur le gâteau : Thatcher, Reagan et Friedmann ont même gagné la bataille des idées à propos de l’économie, de la place de l'Etat et de l'utilité des prélèvements obligatoires : l'impôt, ce maudit impôt payé par ceux qui sont injustement imposables... justement !
     
                      Que demandent la City et les classes supérieures britanniques !
     
     
    ***
     
     
    C'était en février de cette année...
     

                       Non contente d'avoir tué l'Europe que la France avait rêvé telle une "puissance politique"capable de proposer au monde une relation autre que celle imposée par une hégémonie étasunienne qui écrase tout sur son passage, toutes les cultures et toutes les ambitions d'auto-détermination et d'auto-conservation...

    Non contente donc d'avoir neutralisé l'Europe avec un élargissement de l'U.E à 28 pays sous Tony Blair, agent américain confirmé, qui a signé l'arrêt de mort de cette Europe alternative qui se voulait ou se serait voulue comparable à une sorte de "projet alternatif d'être au monde" dans sa relation avec les autres Continents...

    Après y avoir inoculé le virus de l'impuissance et de la soumission, voilà que le Royaume-Uni souhaite continuer de prendre ses distances avec l'UE dont l'appartenance implique pourtant le partage des avantages aussi bien que des inconvénients ; tranquillement, ce Royaume poursuit la renégociation de son intégration à l'UE afin de continuer de n'en goûter que les avantages, et pourquoi pas, de les décupler.

    Aussi, saluons ici l'efficacité de l'action du Royaume-Uni depuis son adhésion en 1973 !

                      Avec ces négociations et ce "chantage à la sortie de l'UE", Cameron s'inscrit dans la continuité et parachève une oeuvre conduite pour le compte des USA dont le Royaume-Uni n'a jamais cessé de servir les intérêts, dans une relation de vassal  à suzerain car le rapport de force c'est bel et bien inversé au cours du XXe siècle : aujourd'hui, la maison mère du Royaume-Uni, ce sont les USA en ce qui concerne sa sécurité et son soutien au maintien de l'hégémonie culturelle, économique et militaire des Etats-Unis.

    Français d'une France prise en étau entre l'Allemagne et le Royaume Uni, une France neutralisée, et par voie de conséquence, une France marginalisée, quand on se prend à penser que jamais plus il ne nous sera donné de pouvoir compter sur une classe politique capable de défendre avec une détermination et une efficacité comparables, nos intérêts à la fois économiques, culturels et géo-stratégiques, et ce au bénéfice d'un tout autre projet - nommément :  l'émancipation d'une Europe unie -, c'est encore une fois le rejet de cette Europe passoire des intérêts étasuniens qui s'impose à nous.

                   Aussi, contraints et forcés, saluons la maestria de la diplomatie du Royaume-Uni qui a su magistralement protéger ses intérêts et contribuer à l'affaiblissement de la France en tant que Nation capable de parler au monde d'une voix indépendante.

     

     

                      Pour prolonger, cliquez : Penser la construction européenne avec François Asselineau

     

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  • Europe : saluons la maestria de la diplomatie du Royaume-Uni

                

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               Donald Tusk, président du Conseil européen avec M. Cameron premier ministre britannique à propos de Brexit ; contraction de British et de exit, à savoir : le chantage à la "sortie du Royaume Uni" de l'Union européenne.

     

                      Les négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni à propos d'un "référendum stratégique" qui posera la question de la "sortie feinte" du Royaume-Uni de l'UE  - arme de négociation massive -, semblent aborder une étape décisive vers un projet d’accord. Une telle issue permettrait au premier ministre britannique David Cameron d’organiser ce référendum, le 23 juin prochain, en se prévalant des réformes obtenues.

                                              ( Les enjeux de ce référendum et des négociations... ICI)

     

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                       Non contente d'avoir tué l'Europe que la France avait rêvé telle une "puissance politique"capable de proposer au monde une relation autre que celle imposée par une hégémonie étasunienne qui écrase tout sur son passage, toutes les cultures et toutes les ambitions d'auto-détermination et d'auto-conservation...

    Non contente donc d'avoir neutralisé l'Europe avec un élargissement de l'U.E à 28 pays sous Tony Blair, agent américain confirmé, qui a signé l'arrêt de mort de cette Europe alternative qui se voulait ou se serait voulue comparable à une sorte de "projet alternatif d'être au monde" dans sa relation avec les autres Continents...

    Après y avoir inoculé le virus de l'impuissance et de la soumission, voilà que le Royaume-Uni souhaite continuer de prendre ses distances avec l'UE, appartenance qui implique pourtant le partage des avantages aussi bien que des inconvénients ; tranquillement, ce Royaume poursuit la renégociation de son intégration à l'UE afin de n'en goûter que les avantages.

    Aussi, saluons ici l'efficacité de l'action du Royaume-Uni depuis son adhésion en 1973 !

    Avec ces négociations et ce "chantage à la sortie de l'UE", Cameron s'inscrit dans la continuité et parachève une oeuvre conduite pour le compte des USA dont le Royaume-Uni n'a jamais cessé de servir les intérêts, dans une relation de vassal  à suzerain car le rapport de force c'est bel et bien inversé au cours du XXe siècle : la maison mère du Royaume-Uni, ce sont les USA en ce qui concerne sa sécurité et son soutien au maintien de l'hégémonie culturelle, économique et militaire des Etats-Unis.

                   Et quand on pense que jamais il ne nous sera donné, à nous Français, de compter sur une classe politique capable de défendre avec une détermination et une efficacité comparables, nos intérêts à la fois économiques et géo-stratégiques, et ce au bénéfice, il est vrai, d'un tout autre projet - nommément :  l'émancipation d'une Europe unie -, c'est encore une fois le rejet de cette Europe passoire des intérêts étasuniens qui s'impose à nous.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Penser la construction européenne avec François Asselineau

     

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  • Dans la peau de Mouammar Kadhafi...

     

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                ... l'homme qui, avec Nasser, a fait rêvé des millions d'Arabes et d'Africains ! Contrairement à ceux qui l'ont exécuté qui n'ont jamais fait rêver qui que ce soit, excepté, peut-être, le temps d'une campagne électorale de trois semaines pour deux d'entre eux (Cameron et Sarkozy). Quant au troisième larron, un sigle - BHL -, force est de reconnaître que nous sommes bien en peine, depuis quarante ans, de lui assigner un domaine de compétence et de lui reconnaître quelque mérite que ce soit (littéraire, intellectuel, artistique, journalistique) même si la question de savoir à quoi il sert et qui, est sans ambiguïté (1).

     

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                      On l'aura compris : Mouammar Kadhafi n'est plus.

    Qu'à cela ne tienne ! Dans son roman sorti en Août, "La dernière nuit du Raïs, l'auteur algérien, Yasmina Khadra, ressuscite Mouammar Kadhafi en se glissant dans sa peau : « J'ai écrit en état de transe. Il y a eu des effets secondaires purement physiques pendant l'écriture : j'étais vraiment Kadhafi ! » confie Khadra.

     

    Dommage toutefois que cet ouvrage n'ait pas été écrit dans la langue de Kadhafi qui est aussi celle de l'auteur (2) mais bien plutôt dans la langue de" l'ancienne" puissance coloniale de la région, ainsi que dans la langue de ses assassins doublement assassins soit dit en passant puisque... l'assassinat de Kadhafi a plongé la Libye qui n'est plus tout comme son leader, dans un chaos qui a pour conséquence tragique ce qui suit : ce qui reste de la Libye est aujourd'hui le principal tremplin de la migration vers l’Europe ; des populations que plus rien n'arrêtent, prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

     

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    Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

     

     

    1- Se reporter à la page suivante : La Libye révolutionnaire de Françoise Petit Demange.

     

     

    2 - Yasmina Khadra, athlète littéraire coureur de prix et amateur de gastronomie française : la Coupole, Closerie des Lilas, café de Flore, Lipp et Flo ? Une chose est certaine : Khadra a une excellente mémoire : il n'a pas oublié qui sont les maîtres et leur langue !

     

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    Pour prolonger, cliquez : de la Lybie à la cour pénale

     

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  • Victoire de Syriza : une alliance Front de gauche-Dupont-Aignan à la grecque se dessine

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                Syriza, la coalition de la gauche anti-austérité qui conteste l'austérité imposée par l'UE, a remporté nettement les législatives dimanche, avec 36,3 % des voix.

    Le parti obtiendrait 149 sièges au Parlement, à 2 sièges de la majorité absolue.

    Son leader, Alexis Tsipras, qui a été officiellement nommé Premier ministre devra mettre en place une coalition.

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             Pragmatique et cohérent... Syriza fera alliance avec les souverainistes de la petite formation de droite AN.EL. C'est donc le grand retour de la Nation et du Peuple souverain contre un mondialisme qui n'est qu'une guerre contre les Etats providence, le droit du travail, les salaires et la démocratie et dont l'Europe est un des instruments.

    Ce lundi matin, le chef de file de ce parti, Panos Kammenos, s'est entretenu avec Alexis Tsipras : « Nous allons donner un vote de confiance au nouveau premier ministre Alexis Tsipras », a-t-il précisé ajoutant : « Le premier ministre verra dans la journée le président pour sa prestation de serment et annoncera la composition du gouvernement auquel les Grecs indépendants participeront .»

     

                      Dans toute l’Europe, plus particulièrement en Grande Bretagne et en Allemagne, des responsables politiques et des éditorialistes ont manifestement du mal à digérer la victoire de Syriza.

    En France, le PS de Hollande et de Valls est muet. En revanche, Mélenchon jubile.

    Jubilera-t-il à la nouvelle d'une alliance entre la gauche anti-austérité et les souverainistes dits de droite ? Rien n'est moins sûr !

    Mauvais tacticien et stratège, sectaire - un sectarisme cause de la médiocrité des résultats électoraux du parti de gauche et plus largement du Front de gauche -, il se pourrait bien que Mélenchon soit, une fois encore, le mauvais homme au mauvais endroit au mauvais moment au commentaire de trop.

     

    A suivre… de près, de très très près donc.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Elections cantonales : l'espoir

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  • Dimanche 11 janvier 2015 : il était une fois...

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                     Ils sont venus, ils sont tous là ! Carré de tête de la manifestation : Cameron, Jean-Claude Juncker, Merkel, Netanyahu, Hollande, le ministre américain de la Justice Eric Holder, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg...

    Grande Bretagne, Allemagne, Otan, USA, Israël, Qatar, Mali... près de 50 chefs d'Etat et de gouvernement, hier dimanche 11 janvier 2015, ont marché en hommage aux victimes des derniers attentats qui ont fait 17 morts (20 avec les assaillants).

    Si on a pu remarquer l'absence de la Russie et de l’Asie, rien ne devait néanmoins nous surprendre car... contrairement à ce qui a pu être proclamé par Hollande et  les médias, Paris n’a pas été "la capitale du monde" ce dimanche-là mais la capitale de ceux qui bombardent, plus surprenant... la capitale de ceux qui sont bombardés (l'inénarrable président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas était présent : dans les cercles autorisés on l'appelle "le baladeur" car il aime les balades ; il aime aussi se faire balader), ainsi que la capitale de ceux qui financent  tous les groupes djihadistes de la planète jusque dans nos banlieues françaises : le Qatar et deux ou trois monarchies du Golfe, elles aussi présentes.

     

     

                    La marche des hypocrites pompiers pyromanes…

                   Tous les valets et autres serviteurs de l’oligarchie nationale, européenne et mondiale principalement occidentale étaient donc présents : fauteurs de guerres, financiers des salafistes et takfiristes ! 

    Ne soyons pas dupes : ils sont tous venus enlacer la France pour mieux l'étouffer sans doute dans la crainte que les événements dramatiques de ces derniers jours ne fassent réfléchir notre pays quant sa politique étrangère de ralliement inconditionnel aux USA, à Israël et aux monarchies du Golfe. 

    L’unanimité du soutien de la France d’Etats responsables du chaos en terre d’Islam pour avoir délibérément ouvert la boîte de pandore d’une religion d’une complexité inouïe, tout en livrant des millions de Musulmans (et autres) maintenant sans Etat, sans frontières, sans police, sans armée, sans protection ni droits à un arbitraire d'une rare cruauté - groupes djihadistes proches de nos alliés du Golfe -, prouve que la France a bel et bien sombré et qu'elle s’est ralliée au pire : à une politique qui a fait la preuve de son échec depuis 20 ans si on exclut toutefois le chaos comme stratégie acceptable dans la conduite des affaires du monde et de sa domination.

                 Mais alors, cette charge, cette pression sur la France annoncent-elles un « Patriot Act » à la française ? 

     

    ***

     

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                 Un rassemblement et une marche historiques : plus de 3,7 millions de Français ont défilé en hommage aux 17 victimes des tueries de la semaine.

                  Marche contre l’intolérance ? Manifestation pour la défense de la liberté d'expression ? Rassemblement apolitique ?

    Il semblerait que les Français ont eu très peur; d'où cette mobilisation.

     

                   Avec cette manifestation historique qui semble rejeter "la politique", ou se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, parmi les trois millions et plus de participants à la marche "Je suis Charlie", un grand nombre a sans doute vu dans les événements de ces derniers jours non pas la manifestation d’une cause mais bien plutôt celle d’un effet. Or, la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo et celle du supermarché de Vincennes auraient pourtant dû provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une population aujourd'hui dépolitisée qui a trouvé à s'exprimer dimanche, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire :

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste ?

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur une représentation de l’Islam qui, islamophobie consciente ou inconsciente, semaine après semaine, humilie ses croyants tout en les marginalisant ?

    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui ne sont que des officines d’un Etat étranger, Israël en l'occurrence, qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis mortels de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France, de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?


    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne ?

     

                           Là, c'est la politique qui frappe à la porte. Assourdissant !

     

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                 « Vous avez voulu l’homme purement horizontal ; le résultat est qu’on se prend en pleine gueule une pseudo-verticalité caricaturale et meurtrière car il y a des gens qui ne renonceront pas à chercher et à trouver de la valeur dans un monde qui en est cruellement dépourvu.» - Gollum

     

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                      " Il y a ceux qui se servent du clivage identitaire pour opposer les uns aux autres, et ceux qui se serviront de cette richesse de la différence pour transcender l’individu à travers une cause collective. C’est tout l’enjeu aujourd’hui, sur le plan philosophique, identitaire et économique. Est-ce que notre projet de société est « le chacun pour soi » ou « le chacun pour tous » ? Il faudrait retrouver cet esprit du Conseil national de la Résistance, lorsque après la guerre, la paix est apparue comme quelque chose d’essentiel.

    Aujourd’hui, nous vivons une dislocation sociale, des infarctus territoriaux, la marginalisation de minorités et d'exclus. Les responsables politiques ont le choix entre deux réponses. Soit, flatter la petitesse des comportements en faisant croire que la survie individuelle passera par la destruction de l’autre ou, au contraire, élever les individus et montrer que la société du bien est la société du lien. Mais quand on laisse croire à l’opinion que la solution est dans le rejet de l’autre et dans l’amalgame, la responsabilité est très lourde. Nous avons des intégrismes partout, dans toutes les religions et, aujourd’hui, au contraire, au nom de la laïcité, il faut renforcer le dialogue interculturel, développer dans les systèmes éducatifs, non pas l’ignorance des religions mais la connaissance. Pour être plus heureux il faut développer des liens de solidarité, de proximité, d’échange et de spiritualité." - Jean-Paul-Delevoye - texte dans son intégralité ICI

     
               Au cours de tous ces événements, d'aucuns se sont encore une fois plaints que "les Musulmans" ne se soient pas mobilisés pour crier "Je suis Charlie !"

    Parmi les trois millions et plus de marcheurs, dimanche dernier, les quartiers dits "sensibles" étaient-ils présents ? Nos banlieues reléguées ont-elles marché elles  aussi ?

    Résistance passive, majorité silencieuse… embarras... après tout, que sommes-nous tous ici en droit d'attendre de qui que ce soit ? De plus : de quelle légitimité morale pouvons-nous nous réclamer face à une population qui depuis plus de trois générations affronte une discrimination de tous les instants : patronymes et lieux de résidence stigmatisants, délit de "sale gueule", contrôles policiers incessants avec tutoiement et mépris de rigueur ?

    Que pouvons-nous demander et attendre de tous ceux qui ont été témoins, dès leur enfance, de l'humiliation de leurs parents au guichet de nos administrations, dans les établissements scolaires, face aux autorités de police ?

    Et puis surtout, que penser de l’absente de compassion, une absence revendiquée, institutionnalisée, d’un sang froid total, têtue et assumée, comme une punition divine, d'une intransigeance quasi inhumaine, d'une violence contenue, incommensurable, d'une froideur d'une arrogance sans précédent, celle que confère une impunité totale, absolue ; une indifférence viscérale pour cette population et le sort qui lui est fait par ceux qui, tel un véritable poison, pelures de notre République, n’ont de cesse de la traîner dans la boue tantôt de l’antisémitisme, tantôt de l’intégrisme religieux, tantôt d'une délinquance qui serait congénitale… et auxquels des médias irresponsables qui n'ont, il est vrai, de compte à rendre qu'à leurs patrons, et leurs patrons à leurs actionnaires qui appartiennent à l’oligarchie mondiale de l'armement, de la banque et de l'industrie du luxe, tendent un micro, tous les jours de la semaine, sept jours par semaine, toute l'année durant et ce depuis des années... sans relâche et sans  remords ?

    Les questions sont posées.

     

     ***

     

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    Etre ou ne pas être "Charlie"...

     

                   Soyons lucides car le danger contre la liberté d’expression n’est pas à chercher du côté d’un massacre dans les locaux d’un hebdomadaire dit satirique aux caricatures pornographiquement libertaires à propos d'une actualité qui n'en est pas une, ou bien à la marge en ce qui concerne les difficultés que peuvent rencontrer  nos sociétés occidentales ; acharnement qui relève plus d’un souci à caractère obsessionnel que d’un réel désir de s’attaquer à ce qui représente un vrai danger pour notre société : les puissances de l’argent ainsi qu'une organisation de l'existence qui ne recueille l’assentiment que d’un nombre de plus en plus restreint d’individus en Europe ; d’où la chape de plomb des médias qui recouvre toutes les analyses dissidentes.

    Là est le vrai danger pour la liberté d’expression ; et ce danger ira croissant au fur et à mesure de l'avancée d'un mondialisme qui n'est qu'une guerre contre les Peuples, les Nations, les Etats providence, la démocratie représentative qui ne représente déjà plus personne, les droits sociaux, le droit du travail, l'identité de chacun d'entre nous, et nous tous ensemble.

                     Or, ce danger, il s'est affiché sans vergogne, sous notre barbe, dans le cortège qui a regroupé une cinquantaine de chefs d'Etat valets de ce mondialisme-là, et ce en plein Paris, un certain 11 janvier 2015, boulevard Voltaire...

                          Avec une arrogance et une impunité maintenant historiques.

     

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    Pour prolonger, cliquez : France, qu'as-tu fait de tes enfants ?

     

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  • Avatar - plus de dix millions d'entrées en France !

     

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    Vraiment, Cameron a un très bon public, et de très très bons clients !

     

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              Invraisemblable, le discours (1) qui a pu être développé autour du film Avatar de James Cameron ! Voici quelques échantillons :

    - Avatar est une parabole sur le regard.

    - Avatar est une fable sur le rêve.

    - Avatar qui touche tant de monde est forcément une oeuvre d'art.

    - Avatar est un objet susceptible de défier notre intelligence et capable de nous ouvrir à des états de conscience que notre quotidien ignore.

     

              Le plus sérieusement du monde, une documentariste de 35 ans, diplômée de Sciences Po Paris,  est accueillie par les "cahiers de médiologie" du Sir Régis Debray pour un article dithyrambique.

    Et pour finir avec le meilleur, sinon le pire, et sans rire : "Mythe de tous les mythes ! Cantique des Cantiques, Avatar ! " Ce dernier commentaire a pour auteur un philosophe ; philosophe avec lequel la coupe est pleine jusqu’à déborder car, force est de constater qu'avec un tel commentaire, on n’est pas très loin du fourvoiement et de la forfaiture intellectuels et philosophiques. Mais… les mots me manquent !

     

    ***

     

             Fantasy ! Le terme est lâché : il s’agit donc d’un film de genre issu de la littérature fantasy : « … La fantasy, de l’anglais fantasy : imagination, est un genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments irrationnels qui relèvent généralement d'un aspect mythique et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie. »

    Littérature pour ados et jeunes adultes (parfois moins jeunes - 30 ans et plus -, comme les commentaires sur ce film ont pu nous le révéler) ; et cela tombe plutôt bien puisque ce sont eux qui fréquentent les salles de cinéma.

    Littérature d’une génération a-politique et hédoniste qui n’a connu qu’une seule réalité : une réalité marchande de l’abondance et de la technique.

    Cinéma générationnel ? Pour sûr ! Génération Y (2) de la saturation centrifuge-du-vide ; génération atomisée dans l'isolement autocentré – informatique, écrans, images et sons, consoles, jeux de rôles -, dans un environnement qui n’a pas, pour autant, su priver cette génération du manque et du dénuement (3) d'un besoin de ce que d’autres générations ont appelé - supplément d’âme : transcendance, engagement et communion.

     

     

    ***

     

             Et si, au cinéma, et pour un James Cameron qui n’a pas droit à l'erreur ni à l’échec commercial (film au budget de 300 millions de dollars), le meilleur sujet qui soit était le spectateur ?!

    Avec ce cinéma-là, n’est-ce pas bien plutôt le spectateur qui fait le film ?Car, en aucun cas, ce film ne peut sérieusement prétendre hisser le cinéma à un niveau supérieur à quoi que ce soit qui ne nous ait pas déjà été proposé depuis 20 ans par le cinéma... qu'il soit de synthèse, d’animation, ou bien... cinéma tout court.

    Un cinéma éculé, sans invention (scénarii, "musique" logorrhée symphonique à deux euros, dialogues, sons - et la 3D ne sauvera rien en ce qui concerne Avatar ) tant dans la forme que dans le fond (4); cinéma creux, démonstratif et pédant (de ridicule ?), aux "thèses" le plus souvent infantiles, manichéennes et démagogiques, auprès d'une génération qui souffre de l'absence de transmission d'un héritage (5) destiné à vous guider dans un monde, certes, pour le meilleur et pour le pire, qui côtoie le génie, la bassesse, le talent, l'héroïsme, les contraintes, et une liberté toujours à re-conquérir, mais un monde dans lequel il est pourtant encore permis d'espérer quelque chose pour soi et les autres, et sans James Cameron et ses millions.

     

    *** 

              Décidément, on ne pourra pas s'empêcher de garder à l’esprit le fait suivant : privé de poésie, d'espace, de silence et d'air, le cinéma fantasy (cinéma du merveilleux - se reporter à l’œuvre cinématographique de Cocteau), écolo-humaniste ou pas, ne peut être qu’une épaisse, qu’une grosse et grande et lourde tarte à la crème indigeste.

     

              Avatar ? Vous avez dit avatar ?

              On pensera à un pis aller ; et au pluriel,  à un synonyme de mésaventures ou de malheurs… cinématographiques pour l’occasion.

     

     

    1 - Discours tenus par des adultes de 30 ans et plus, diplômés et cinéphiles.

    2 - « génération Y » désigne les personnes nées entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990. Leurs parents sont souvent des baby boomers. Les Américains utilisent également l’expression « Digital Natives » ou « net génération » pour pointer le fait que ces enfants sont nés avec un ordinateur.

     

    3 - Manques affectif et relationnel ; manque physique ; absence de contact avec les éléments, la matière, le corps (génération sida - encore vierge à trente ans et plus à force d'avoir pris l'habitude de s'arranger... seule... et même à deux sur Internet), et la confrontation avec le danger du réel - contraintes et contingences -, au sein d'une offre pourtant pléthorique (offre qui n'en a jamais assez), fruit d’une injonction mercantile a-morale et irresponsable face à des adultes somnambuliques, tuteurs et précepteurs perversement et subrepticement démissionnaires, infantilisés par cinquante ans de consumérisme.

     

    4 -On trouvera bien plus d'émotion dans la dernière demi-heure de "Rencontre du troisième type" et mille fois plus d'invention et d'originalité chez un Tim Burton que dans tout ce cinéma pour des "gogos de l'émotion".

     

    5 - Et ce depuis le refus de la responsabilité qui incombe à chacun de nous, adultes que nous sommes, d'assumer le monde tel qu'il est - responsabilité sans laquelle l'éducation et la transmission des savoirs sont impossibles.

     

    ______________________________

     

              Autre critique sur le même film ... cliquez AVATAR

     

     

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  • Piège dans les bas fonds de la politique : épuisement de l'humain et liquidation de l'intelligence

     

     

    Qui a dit : « Israël et la Shoah, ça rend bête et méchant » ?


                Une illustration qui se passerait bien de commentaires... sans doute là, un des meilleurs sketchs de Finkielkraut.

    Le dessinateur Plantu, qui aura été le seul à défendre la liberté d'expression d'un Dieudonné, tentera en vain de faire entendre raison à Alain Finkielkraut, auteur essayiste sourd et agité (faut-il y voir là un lien de causalité ?) au regard fuyant.



    ***


                  
    Année après années, Alain Finkielkraut y aura vraiment tout laissé, abandonné et perdu... intelligence, honnêteté, discernement, bonne foi, culture humaniste... dans son combat sans relâche non pas tant pour la défense de la politique d’un Etat… Israël... que contre les antisionistes, ou plus simplement... contre les critiques adressées à un Etat qui n'a aujourd'hui plus rien à envier à  l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid, ainsi que dans sa commémoration-célébration (on ne sait plus à force !) du génocide juif, génocide plus connu sous le nom de Shoah.


                Si d'aucuns pouvaient penser que le piège tendu par ce qui ressemble fort, in fine - car on se doit toujours d’interroger les fins si l’on veut pouvoir identifier toute la perfidie des moyens utilisés -, à un impératif catégorique dévoyé dans ses fins… un monde qui reposerait sur la voracité des uns, la ségrégation et l’humiliation des autres, les plus faibles de préférence jusqu’à faire plier les plus forts car les places au soleil sont limitées ; projet d’essence anti-égalitariste et anti-humaniste, jusqu’à la pleine remise en cause de la nécessité d’une perfectibilité à la fois sociale et humaine des modes d’organisation de l’existence, ainsi que la fin de l'interdiction de prendre en compte l’origine ethnique, l’appartenance religieuse et/ou politique d’un individu ou d’un groupe, voire d’une nation tout entière, avant de décider de son sort…


    Avec en prime l’exploitation du génocide juif et son instrumentalisation à des fins économique, politique et géostratégique ; l'Etat israélien et ses représentants de par le monde se servant de ce génocide jusqu'à n'être plus qu’un moyen au service d’une violence politique (Judith Butler dans... Vers la cohabitation) …


    Et bien que ce piège ne soit pas d'une même nature pour toutes les parties en présence, force est de reconnaître aujourd’hui que ce piège tendu l’a été, et l’est aujourd’hui plus que jamais, autant pour les Juifs de la diaspora avec Alain Finkielkraut comme figure de proue que pour les non-Juifs avec Dieudonné, figure aujourd'hui archétypale de celui qui a fait le pari on ne peut plus risqué non pas de tomber mais de se jeter à pieds joints dans ce piège avec jubilation, tout faisant un second pari : en sortir plus fort encore.

     

    Epuisement pour les uns, bannissement pour les autres...si l’un est déjà en passe d’en sortir complètement désavoué et intellectuellement laminé et éreinté à force de contorsions éprouvantes, espérons que Dieudonné n’en sortira pas les pieds devant !

     

    Piège dressé sans l’ombre d’un doute par une caste militaro-politico-religieuse issue de la « Maison mère » avec un Netanyahou volubile incarnant à la perfection comme personne d’autre avant lui mais… comme beaucoup d’autres après lui, là-bas, ici et partout ailleurs, soyons-en sûrs et pour longtemps, une mondialisation d’un obscurantisme qui jamais n’a baissé les bras au cours des siècles et que personne n'a vraiment réussi à dompter, celui que dénonçait Bertolt Brecht : l’argent, la marchandise et la cupidité ; la puanteur du désir de « tout rafler » matériellement, politiquement et humainement.

     

    Disons-le sans ironie : il est vraiment surprenant qu’un si petit pays de par sa superficie et le nombre de ses habitants ait pu accoucher - et même s’il s’agit d’un produit d’importation - Netanyahou a longtemps vécu aux Etats-Unis -, d’une telle figure archétypale, si à l’aise - comme un poison dans l’eau  –, avec une mondialisation qui est une véritable violation délibérée de ce que George Orwell appelle la «common decency » (1) alors que d’autres subissent ou se contentent d’accompagner au rythme de leur carrière politique - sans toutefois bouder leur plaisir pour autant : pouvoir de jouissance : bonne bouffe et petites pépées ! -, le déclin rapide des conditions d’existence en Europe : Hollande, Merkel et la majorité des supplétifs gestionnaires intérimaires des pays européens ; il est vrai que seul David Cameron fait exception (son père est un riche agent de change) : il semble partager cet engouement et cette aisance face à la liquidation d’une certaine manière - art ? -, de vivre propre à l’Europe - mondialisation libérale oblige.  

     

                    Qu’elle le veuille ou non, c'est bien ce à quoi toute la diaspora juive est sommée d'adhérer jusqu'à la remise en cause de notre cohésion sociale et de son contrat (liberté, égalité et fraternité), là où toute manifestation anti-système et par voie de conséquence "anti-mondialisation libérale", dernièrement la quenelle (2), (précédemment à propos des événements du 11 septembre 2001), est déclarée arbitrairement "anti-sémite" par un ministre et des associations-écran dont les desseins à la fois culturel, politique, géostratégique et économique ne sont plus un secret pour personne, Alain Finkielkraut en tête dans son désir de contrer ce qu’il considère être une attaque contre son moi ontologique (dans les faits, attaque par lui ingérable car mal pensée - se reporter à la vidéo : observez sa souffrance, l’étouffement qui est le sien… celui d’une identité et d’une allégeance qui le dévorent), tout comme nous qui sommes dans l’obligation de dénoncer une alliance qui nous salit chaque jour davantage, avec un des rares Etats qui n'a décidément rien à proposer et à apporter à l'humanité depuis sa création, et plus encore, depuis 1967, condamnations internationales les unes après les autres, depuis qu’il s’est mis en tête de vivre au dépens, sur le dos et au détriment de centaines de milliers d'êtres humains.

     

                Impossible de ne pas voir dans la fin qui nous est promise telle une menace, les moyens qui conduisent tant d'esprits qui avaient pourtant tous les attributs nécessaires pour oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire... esprits acculés, dos au mur, à se débattre, pris au piège, jusqu’à sombrer, l'âme noire, dans une médiocrité symptomatique d’un monde aujourd’hui… insortable. Monde que seul un petit nombre quittera la tête haute.

     

    D’où la nécessité absolue, même au prix du bannissement, de choisir son camp et de continuer de dénoncer ce piège - épuisement de l'humain et liquidation de l'intelligence -, ce filet attrape-tout dévastateur d’un environnement maintenant délétère et irrespirable car rien de sérieux ne sera accompli aussi longtemps que l’on pensera pouvoir faire l'économie d'analyser dans les bas fonds de la politique - là où se terre "l'état profond - des choses " -, le pourquoi de tels procédés, agissements et expédients, comme autant de réflexes "panique" d'acteurs majeurs et secondaires, sayanim, supplétifs et petites mains inclus, sans oublier des milliers d'anonymes (que l'on peut compter en millions hors la communauté juive) la terreur au ventre à l'idée de ne pas avoir fait ou pensé ce qu'ils croyaient qu'on attendait d'eux… que cette attente ait été confirmée ou pas.

     

    Et tant pis pour ceux qui sombreront, sommés de boire jusqu’à la lie le vin amère d’une vendange porteuse d’une seule promesse : celle d'une piquette tant morale qu’intellectuelle ; piquette qui nous est servie jour après jour par des médias dominants qui maltraitent et tabassent le réel à coups d'articles et de reportages à coups de pied et à coups de poing ; médias indigents et malhonnêtes par la force des choses - celle de leurs propriétaires -, aux salariés-tâcherons humiliés jusqu’à la bêtise... et leur audience tout autant. Et personne ne nous fera dire, la tête sous le billot, que ce vin mauvais est un grand cru classé.

     

                    Car, une fois encore... tous y laisseront leur intelligence, leur honnêteté, leurs capacités de discernement, leur bonne foi et leur honneur ! Dans ce monde qui nous est imposé, il n’y a pas deux manières d’adhérer, pour "eux" comme pour "nous" : se soumettre totalement, à l'image d'une classe politique et de médias entièrement acquis ou soumis, tout en sachant qu’à l’âge de l’ersatz qui est le nôtre, se soumettre c’est aussi disparaître tout en demeurant là, certes ! mais sans ne plus y être vraiment.

    Ou bien résister. Et quand on sait qu'il n'y a qu'un monde pour tout le monde, et pas deux...




    1 - Milliardaire sans foi ni loi – sinon une seule : mort aux vaincus ! -, il est à la diplomatie et à la parole donnée, dit-on, ce qu’Al Capone était à la liberté du commerce et au paiement de factures de fournisseurs qui ont livré une marchandise qui a bel et bien été commandée.


    2- Idem pour la chanson "Shoah Nanas" destinée à dénoncer l'instrumentalisation du génocide juif et dont Dieudonné est une victime collatérale ; soit dit en passant, sujet non tabou chez les intellectuels exigeants, libres penseurs éclairés et honnêtes de la communauté juive. A ce propos, on pourra se reporter au dernier ouvrage de Judith Butler – Vers la cohabitation.



    Manifestation de la Ligue de défense juive à... par ERTV

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné interdit de représentation  

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  • Avatar - plus de dix millions d'entrées en France !

    avatar2.jpg

     

    Vraiment, Cameron a un très bon public, et de très très bons clients !


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    Invraisemblable, le discours (1) qui a pu être développé autour du film Avatar de James Cameron !

     

    Voici quelques échantillons :

     

    - Avatar est une parabole sur le regard.

    - Avatar est une fable sur le rêve.

    - Avatar qui touche tant de monde est forcément une oeuvre d'art.

    - Avatar est un objet susceptible de défier notre intelligence et qui est capable de nous ouvrir à des états de conscience que notre quotidien ignore.

     

    Et pour finir avec le meilleur, sinon le pire (le plus sérieusement du monde, et sans rire !) : "Mythe de tous les mythes ! Cantique des Cantiques, Avatar ! "

     

    Ce dernier commentaire a pour auteur un philosophe ; philosophe avec lequel la coupe est pleine jusqu’à déborder car, force est de constater qu'avec un tel commentaire, on n’est pas très loin du fourvoiement et de la forfaiture intellectuels et philosophiques.

     

    Mais… les mots me manquent !

     

    1 - Discours tenus par des adultes de 30 ans et plus, diplômés et cinéphiles.

     

    ***

     

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    Fantasy !

     

    Le terme est lâché : il s’agit donc d’un film de genre issu de la littérature fantasy : « … La fantasy, de l’anglais fantasy : imagination, est un genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments irrationnels qui relèvent généralement d'un aspect mythique et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie. »

     

    Littérature destinée principalement à des ados et à des jeunes adultes (parfois moins jeunes - 35 ans et plus -, comme les commentaires sur ce film ont pu nous le révéler) ; et ça tombe plutôt bien puisque ce sont eux qui fréquentent les salles de cinéma.

     

    Littérature d’une génération a-politique et hédoniste qui n’a connu qu’une seule réalité : une réalité marchande de l’abondance et de la technique.

     

    Cinéma générationnel !

     

    Pour sûr !

     

    Génération Y (2), génération de la saturation centrifuge-du-vide ; génération atomisée dans un isolement autocentré – informatique, écrans, images et sons, consoles, jeux de rôles -, d'un environnement qui n’a pas, pour autant, su priver cette génération du manque et du dénuement" (3) d'un besoin de ce que d’autres générations ont appelé - un supplément d’âme : transcendance, engagement et communion.

     

    2 - Le terme « génération Y » désigne les personnes nées entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990. Leurs parents sont souvent des baby boomers. Les Américains utilisent également l’expression « Digital Natives » ou « net génération » pour pointer le fait que ces enfants sont nés avec un ordinateur.

     

    3 - Manques affectif et relationnel ; manque physique - contact avec les éléments, la matière, le corps, le danger du réel - contraintes et contingences -, au sein d'une offre pourtant pléthorique (offre qui n'en a jamais assez - et non la demande), fruit d’une injonction mercantile a-morale et irresponsable.

     

    ***

     

     

    Et si, au cinéma, et pour un James Cameron qui n’a pas droit à l'erreur ni à l’échec commercial (film au budget de 300 millions de dollars), le meilleur sujet qui soit était le spectateur ?!

     

    Avec ce cinéma-là, n’est-ce pas bien plutôt le spectateur qui fait le film ?

     

    Car, en aucun cas, ce film ne peut sérieusement prétendre hisser le cinéma à un niveau supérieur à quoi que ce soit qui ne nous ait pas déjà été proposé depuis 20 ans par le cinéma... qu'il soit de synthèse, d’animation, ou bien... cinéma tout court.

    avatar_affiche08.jpg

     

    Un cinéma éculé (scénarii, musique, dialogues, sons - et la 3D ne sauvera rien en ce qui concerne Avatar) tant dans la forme que dans le fond ; cinéma creux, démonstratif et pédant (de ridicule ?), aux "thèses" le plus souvent infantiles, manichéennes et démagogiques, auprès d'une génération qui souffre de l'absence de transmission d'un héritage (4) destiné à vous guider dans un monde, certes, pour le meilleur et pour le pire, qui côtoie le génie, la bassesse, le talent, l'héroïsme, les contraintes, et une liberté toujours à re-conquérir, mais un monde dans lequel il est pourtant encore permis d'espérer quelque chose pour soi et les autres, et sans James Cameron et ses millions.

     

    4 - Et ce depuis le refus de la responsabilité qui incombe à chacun de nous, adultes que nous sommes, d'assumer le monde tel qu'il est - responsabilité sans laquelle l'éducation et la transmission des savoirs sont impossibles.


     

    ***

     

     

    avatar-laffiche 2.jpg

    Décidément...

     

    On ne pourra pas s'empêcher de garder à l’esprit le fait suivant : privé de poésie, d'espace, de silence et d'air, le cinéma fantasy (cinéma du merveilleux - se reporter à l’œuvre cinématographique de Cocteau), écolo-humaniste ou pas, ne peut être qu’une épaisse, qu’une grosse et grande et lourde tarte à la crème indigeste.

     

    Alors…

     

    Avatar ? Vous avez dit avatar ?

     

    On pensera à un pis aller ; et au pluriel,  à un synonyme de mésaventures ou de malheurs… cinématographiques pour l’occasion.

     

    ______________________________

     

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