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  • Camus et Sartre : les irréconciliables

     

     

    politique,actualité,camus,sartre,algérie,ulm,école normale,normalien,char,tipasaTâche impossible que de vouloir réconcilier Camus et Sartre. 

     

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                Pour sûr, question éthique, Camus est au premier plan !

    Côté engagement, Sartre trône ; et pas n’importe quel engagement : celui qui a pour assise un "on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs" ou bien "on ne fait pas d'omelette avec des œufs pourris" ; ou bien encore : "qu'importe l'omelette pourvu que l'on ait l'ivresse bourgeoise d'un engagement anti-bourgeois et la renommée qui va avec !"

    Et puis, enfin...

                Sartre… c’est l'enfance d'un chef, la rue d’Ulm, - Ecole Normale pour normalien -, avec ses petites étudiantes admiratives et consentantes, la raison dialectique et le café de Flore, boulevard Saint Germain, lieu qu’il n’a jamais vraiment quitté excepté pour aller, de temps à autre, s’encanailler dans les usines Renault de Billancourt, tâter et goûter du bleu de travail – métallos, OS, monteurs…

                Alors que Camus...

                En dépit de la pauvreté, c’est le soleil de la méditerranée - une mer sans plis -, l'amitié solide, celle d'un René Char ; et puis aussi... et surtout...

                 "L’odeur volumineuse des plantes aromatiques qui racle la gorge et suffoque dans la chaleur, les concerts d’insectes somnolents et le libertinage de l'homme et de la nature..." (Noces à Tipasa – 1936/1937 - édition Folio)

     

    Entre ces deux-là, le silence immense d’une gêne indépassable.

     

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  • Albert Camus, l'Algérie, la France et nous

     

                 En réaction à la publication de "Albert Camus l’Algérien, n’est pas Français" par Kouidri Saâdeddine 

                 Avec pour sous-titre... "Peut-on revendiquer une nationalité naturelle à titre posthume ?"

    ________________

     

     

               Disons les choses : si Albert Camus est ou bien, a été algérien... il s'est manifestement agi d'un Algérien d'un nouveau type... du genre qui ne peut concevoir une Algérie qui ne soit pas française.

    Aussi... mettons-nous, nous tous, d'accord une bonne fois pour toutes : les Algériens d'Algérie sont-ils algériens (et si possible... fiers de l'être)  ou bien sont-ils finalement français ? Et les Français sont-ils français ou bien algériens ?

     

                                                                    ***

     

                Cette tentative récurrente de récupération d'Albert Camus par quelques lettrés d’Algérie (mille fois réitérées) cacherait-elle un malaise identitaire du type : « ... être algérien sans Camus, ça n'en vaut pas la peine !» ?

     

              A juste titre, l’article mentionne le fait suivant : "Nous sommes nombreux à voir énormément d'Algérie dans l'œuvre d'Albert Camus". Faire ce constat, ce n'est certainement pas servir l’idée que Camus était algérien. Ou bien alors,  tous les colons l'étaient  tout aussi légitimement car, ils avaient aussi en eux une sacrée dose d'Algérie tous ces colons, et  jusque sous leurs ongles noirs de terre ! Les colons donc et tous ceux qui le moment venu ont choisi la France tellement ils se sentaient algériens.

    De plus, doit-on et peut-on oublier que toute l'œuvre de Camus est en langue française, et qu'il n'en maîtrisait pas d'autre ?

    C’est un professeur du secondaire qui donna à Camus les ailes qui lui permettront d’entrevoir un avenir littéraire et philosophique. Camus avait pour compagnons et référents Nietzsche et Kierkegaard et pas Abd el-Kader ben Muhieddine (عبد القادر بن محي الدين pour les intimes).

    Parler d’un Camus algérien s’est courir le risque d'un anachronisme à la limite du risible car, du temps de Camus, il n'y avait pas d'Algériens mais... des autochtones que la guerre d'indépendance a "transformés" en Algériens. Et c’est bien peu de dire que le FLN aura eu un mal de chien à y parvenir ; ça lui a pris près de 20 ans (à partir de Sétif). Et ce même FLN n’a pas lésiné : intimidation, contrainte, chantage, enrôlement de force, racket et assassinats…

    Et Camus nous a quitté avant de pouvoir apprécier ou pas, le fruit de leurs louables efforts à tous, même s'il  a eu le temps de nous dire deux ou trois choses sur la torture et le terrorisme qui n'étaient pas du goût de tout le monde.

     

                Le titre de cet article  "Albert Camus l’Algérien, n’est pas Français" fait finalement peu de cas de l'idée "Algérie". Ou bien alors, cette idée n'a toujours pas été élaborée car ce titre provocateur dessert l'Algérie en général, l'Algérien en particulier (en tant que concept) ainsi que l'Indépendance (en tant que processus historique), sans oublier la langue de ce pays ; car enfin, peut-on être algérien et ne maîtriser que la langue de l'ancien colonisateur ?

    Les pièges sont partout, pour tout le monde. Les faux débats aussi.

    Dire que Camus était algérien… de la terre d'Algérie... de cette terre qui fut pendant 150 ans celle du colonisateur français... n’est-ce pas prendre le risque d'épouser son point de vue : "La terre dite d'Algérie était française de droit ! Pour preuve, le fait que Camus ne faisait qu'un avec cette terre".

    Néanmoins "Camus et l'Algérie" est sans l’ombre d’un doute un sujet très instructif, et par conséquent, révélateur, surtout aux yeux de ceux  qui connaissent bien l'œuvre de l’écrivain et qui n’ont aucun ascendant qui ait gagné un sou sur le dos d’un autochtone ou qui ait vécu aux frais de la Princesse coloniale ; mais c'est aussi et surtout, et pour peu qu'ils s'intéressent encore à Camus -  et c'est pas sûr non plus -, une question piégée pour les rapatriés et fils et filles de colons ou fonctionnaires de l'Etat colonial (1), les Algériens d'Algérie, les Français-Algériens de France, les Juifs d'Algérie expatriés, les Harkis et leurs descendants...

    Mieux vaut avoir une idée claire de l'Algérie avec et sans Camus, avant et après l'indépendance, quand on décide de se coltiner un tel sujet... pour peu que cela en soit un, et pas simplement une usine à gaz de plus qui ne dit rien sur rien ni personne, et un piège de plus pour l'ancien colonisé pas si ancien finalement et pas si décolonisé que ça manifestement.

     

                 En conclusion, on sera vraiment tenté de demander que l’on fiche la paix à Albert Camus qui, Algérien ou pas, n'a fait que ce qu'il a pu, comme nous tous, d'autant plus qu'il n'est pas sûr que son oeuvre puisse expliquer quoi que ce soit de l'Algérie d'aujourd'hui. Quant à celle de demain, de ce côté-là de la méditerranée, un peu comme ici d'ailleurs, il paraît qu'il ne faut pas trop espérer.

                 Aussi...

    _____________

     

    1 - Aujourd'hui tous (re)convertis à un anti-colonialisme viscéral et une condamnation sans appel de l'Algérie française... et ce bien qu'ils n'aient pas oublié de remplir les formulaires d'indemnisation qui, dans les années 70, leur ont permis de toucher en tant que rapatriés (filles et fils de... inclus) des sommes aussi rondelettes que bien mal acquises... mais qui profitent toujours. Le temps apaise bien des scrupules et susceptibilités ; et là encore, faut croire que l'argent n'a pas d'odeur quand on prend soin de se boucher le nez au moment de passer à la caisse.

     

     

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  • Un essayiste chez Taddéi : "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !"

     

                        Après le passage d’Alain Finkielkraut chez Frédéric Taddéi, vendredi 18 octobre - un passage de plus au cours d’une quinzaine très chargée qui aura vu  l'essayiste dans d’innombrables émissions de radios et de télévisions -, d’aucuns ont regretté ce qu’ils ont appelé le « bashing » de Finkielkraut par deux des invités de l’émission CSOJ : « Ce soir ou jamais » sur France 2.


    Qu’il soit ici permis de leur répondre.


    ***

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                 Face à Finkielkraut, on doit être d'une sévéritésans merci ; un Finkielkraut qui n'hésite pas à s'arranger avec des  Renaud Camus et autres Richard Millet (tous deux partageant des thèses proches des suprématistes blancs et chrétiens) selon le principe suivant (1) : "Ce qui nous réunit est plus fort que ce qui pourrait éventuellement nous diviser" ; le tout sur le dos des communautés africaine et maghrébine de France qu'ils attaquent en permanence et auxquelles ils n'ont pas un mot décent à adresser...


    Quant à donner des leçons de "francité" à qui que ce soit...


    Entre celles qui affichent un voile et qui l'assument (le voile et l’Islam en France : une des nombreuses obsessions de cet essayiste et de ceux qui l'entourent) et des Finkielkraut qui n'assument rien de leurs engagements, tous plus indignes les uns que les autres - Israël, les thèses du FN à propos de l'immigration et des Français qui en sont issus, un soutien sans faille à la puissance militaire et meurtrière que sont les USA et sa main basse sur l’Europe ainsi que la haine de la compassion pour l'autre quand il est "autre" et plus encore... "tout autre"... -, un seul choix s'impose : le combat contre tous ces « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! » car il y a dans les têtes des kippas et des crucifix qui valent - de très loin -, toutes les femmes voilées de la terre, consentantes ou pas, majeures ou mineures, à cette différence près néanmoins : le voile concerne une communauté reléguée, dont la majorité de ses membres occupe des emplois « disgracieux », pénibles, à la limite de l’humiliation contre une élite médiatico-intellectuelle vorace, qui n’en a jamais assez :  jamais assez de pouvoir, jamais assez d’espaces de prise de parole et de contrôle de cette même parole – qui est autorisé à parler, de quoi, où et pour le compte de qui ; une élite impitoyable à l’encontre des dissidents, des faibles et des disgraciés.



                Aussi, qu’il soit permis ici de rappeler ceci : Finkielkraut ne s’intéresse qu’à lui-même (2) et à sa caste, son pouvoir, ses passe-droits et ses privilèges ... dans le seul souci de n'en céder aucun à qui que ce soit… et en premier lieu, à ceux dont la « candidature » n'aurait pas été au préalable validée par cette même caste médiatique qui dirige tout et qui ne représente plus personne ; une caste au service d’une seule loi :  la loi du plus fort : « J’ai raison parce que c’est moi qui parle à la radio et qui passe à la télévision… et pas vous ! »


                Qu’on ne s’y trompe pas : ces gens-là sont bel et bien le monde tel qu’il est ; et c’est la raison pour laquelle toutes les portes leur sont ouvertes car la France de Finkielkraut  c'est cette France qui, depuis trente ans, a cadenassé tous les médias dominants, les entrées comme les sorties ; la France de ceux pour lesquels tout est permis, une poignée, et les autres, des millions, pour lesquels tout est interdit.


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    1 - Alliance judéo-brune, chacun signant un pacte de non-agression de l'autre. Finkielkraut devrait être plus avisé car il semble que Camus et Millet aient trouvé en lui leur bon Juif comme d'autres leur bon Noir, Arabe ou encore, leur bon Musulman.


    2 - Paradoxe  suprême, il se pourrait bien que notre donneur de leçons impénitent, français de première génération (les parents de Finkielkraut étaient de nationalité polonaise) soit, de tous nos essayistes issus de l’immigration, le moins assimilé des « Français » (avec BHL), sa référence à la culture française n’étant qu’un écran de fumée derrière lequel ses analyses se déploient, là où il fait le choix de ses cibles privilégiées : les Musulmans (Maghreb et Afrique noire), et les antisionistes ; car il faudra bien que l’on se décide à dire tout haut ce que tout le monde se garde bien d’expliciter : toutes les préoccupations de Finkielkraut ont une seule et même origine, à savoir son appartenance juive ainsi que… ce qui est sans doute sa véritable patrie… Israël, et son obsession de l’antisionisme indissociable à ses yeux de l’antisémitisme. En effet, n’est-il pas celui qui a proclamé : « L’antisionisme est le nouvelle anti-sémitisme » ?! Ce qu’aucun Français  ne se hasarderait à affirmer pour la simple raison que le sionisme et l’Etat d’Israël sont le cadet de ses soucis.



    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut contre toute raison

    ainsi que... quand Finkielkraut reçoit Millet

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