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  • Penser la littérature aujourd'hui avec Louis-Ferdinand Céline



                      "La haine chez Céline est le ressort de l'imagination, du déchaînement d'éloquence. D'ordinaire la haine a le souffle court mais chez une poignée de maîtres une misanthropie enragée, une nausée à la face du monde engendrent de grands desseins. Le monotone de l'abomination devient symphonique. Mettez "l'homme" là où une formule insensée indique "le y...pin", et vous aurez chez Céline des passages d'une grandeur biblique..." - Georges Steiner

                                                                                     

                                                                     


                                                                                                              

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                     Louis Ferdinand Céline ou la littérature de l'échec et du trauma

     

                 Si derrière un auteur et son œuvre, on trouvera toujours une blessure, quelles interprétations donner à la haine célinienne, et pas seulement dans les pamphlets (1) ?

    D’aucuns s’interrogent sans fin, les raisons à la fois inavouables et inconscientes de cette haine semblant échapper à l’auteur lui-même qui, sur le fond, ne s’en excusera jamais : « J’ai eu le tort de l’ouvrir ; j’aurais mieux fait de rester à ma place. Mais aujourd’hui encore, je défis qui que ce soit de m’apporter la contradiction sur ce que j’ai pu écrire à cette époque ».

     

     

                Qu'à cela ne tienne ! Rien ne remplace une biographie ! Celle de l’enfance ; sans oublier, en ce qui concerne notre auteur, la généalogie de la famille Destouches.

                                                                      

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                 Fils de Fernand Destouches issu d'une famille de petits commerçants et d'enseignants, et de Marguerite Guillou, famille bretonne venue s'installer en région parisienne pour travailler comme artisan…

    Le Père de Céline, homme lettré mais incapable d'épargner à sa famille la hantise du prochain terme à payer (hantise qui sera très longtemps aussi celle de Céline) était opposé aux études, gardant à l'esprit sa propre expérience : "Les études, c’est la misère assurée » disait-il à son fils".

    Une mère dentellière, travailleuse indépendante qui vivra péniblement de son métier et de sa boutique…

    Lourd de sens, Céline ajoutera : « On a toujours été travailleurs dans ma famille : travailleurs et bien cons ! » (c'est là le fils d'une mère artisan et d'un père déclassé qui s'exprime, et non un fils d'ouvrier ; distinction importante).

     

    Certificat d’études en poche, un rien désœuvré, Céline s'engage dans l’armée très tôt, même si, en 1919, il reprend le chemin de l’école, passe son Bac - il a alors 26 ans -, avant d’embrasser la médecine, sa véritable vocation dès l’enfance ; il se dit « guérisseur dans l’âme ». Il étudiera la médecine dans les livres, seul, le soir, tout en travaillant le jour, même si jamais cette médecine ne lui permettra de joindre les deux bouts (… de payer son terme) ; il fermera son cabinet de Courbevoie très vite après son ouverture – fait lourd de conséquences.

    Céline conjurera ce qui n’est pour l’heure qu’une déconvenue, en se lançant dans l’écriture, et entreprendra un long, un très long Voyage (2)

    Il poursuivra sa vocation de médecin auprès des pauvres – dans les dispensaires -, non pas par charité mais de par son appartenance sociale, et après l’échec de son installation à Courbevoie, Cécile ne pouvait en aucun cas prétendre à une meilleure situation et à une autre clientèle.

                                                                                     

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                 Sur un plan générationnel, Céline demeure un pur produit de la France de l’après boucherie de 14-18, avec le traumatisme de la trahison de l’espoir et les humiliés de Bernanos ; génération sacrifiée dont nul n’attendait le meilleur ; l’époque l’interdisait : elle n’en avait plus besoin (à ce sujet, difficile de ne pas penser au père de Céline). Aussi, ce meilleur dont l’époque ne savait que faire, cette génération l’a accumulé jusqu’à devenir une force. Et quand cette force s’est libérée, de quoi a-t-elle accouché ? De quelles actions vertueuses ? Ou bien, de quels desseins monstrueux pour avoir trop longtemps macéré dans la frustration, le ressentiment, l’impuissance, la retenue et le dépit ?

    Cette force a alors donné naissance au pire qui est souvent, en littérature, le meilleur.

               Céline se dit athée et mystique ; craignant sans doute tout autant l’étiquette d’humaniste que celle d’anti-humaniste, il revendique le fait de ne pas s’intéresser aux hommes mais aux choses. Ecrivain et chroniqueur, pour Céline, écrire c’est mettre sa peau sur la table : la grande inspiratrice, c’est la mort ; à la fois risque et certitude que cette mort.

    Craintif, très certainement dépourvu de courage physique (3), homme sans joie, chez Céline, le vulgaire, c’est l’homme qui fait la fête ; l’homme qui souffre est seul digne de considération ; et pour cette raison, rien n’est plus beau qu’une prison, puisque les hommes y souffrent comme nulle part ailleurs. Et son Voyage s'en fera largement l'écho... jusqu'au bout de la nuit...

                 Nuit noire... pour une littérature de l'échec et du trauma : échec en tant que médecin (sa seule véritable vocation : on ne le rappellera jamais assez !) ; échec de la mère de l'auteur qui mourra épuisée et aveugle à l’ombre du ressentiment d’un mari déclassé ; trauma de la première guerre mondiale.

     

                 Avant de mettre le feu à la littérature,  l’exercice de cette médecine qui ne le mettait nullement à l’abri du besoin a sans doute pu contribuer à son dégoût plus social qu’humain (Céline n'a pas toujours su faire un tel discernement) pour cette organisation de l'existence dans laquelle on ne fait décidément que l’expérience de l’échec car, dans les années trente, nonobstant le succès littéraire de son Voyage (à la fois succès commercial et succès d’estime), Céline devra faire face à un nouvel échec : celui de son intégration sociale malgré sa tentative désespérée de rallier à lui les classes dominantes - ou pour faire court : toutes les forces qui combattront le Front Populaire -, à coups de pamphlets antisémites et plus encore, pendant l’occupation, en commettant l’erreur (4) de soutenir un régime et une idéologie par avance condamnés à l’échec.

    Encore l'échec !

                                                                                              

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                         Céline n’a jamais vraiment quitté son milieu familiale ni sa classe : il n'a jamais cessé de "penser" comme elle ; il n’a jamais su s’en affranchir. L’aurait-il fait… nombreux sont ceux qui affirment qu’il nous aurait privés d’une œuvre incomparable. Certes ! Mais... échec après échec, ne sommes-nous pas aussi tout ce que nos prédécesseurs et nos contemporains ont tenté d'accomplir ? Pays, Etats, régimes, nations, continents, cultures, individus, seuls ou bien en grappes indissociables, nous tous, n'héritons-nous pas de leurs échecs comme de leurs réussites ?

    Si, pour citer notre auteur, l'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches, Céline n’a jamais cessé d’être ce caniche et tous ses personnages avec lui ; personnages pour lesquels le calice de la réussite est passé loin, très loin d'eux ; calice qu’il ne leur a jamais été permis d'entrevoir, encore moins de saisir, eux tous pourtant à la tâche, jour après jour, indéfectibles, comme d’autres... au temple, zélés et fervents...

    Choisissant alors de retourner toute la violence de son échec et celle d'un déterminisme social dont les parents de l'auteur furent les victimes muettes et résignées, non pas contre lui-même - ce qui nous aurait privés de son œuvre -, mais contre ses contemporains ; et les "heureux élus" auront pour noms : les plus faibles pour commencer - les pauvres qu’il a soignés sans profit ; puis la communauté juive – communauté incarnant la réussite sociale ; et en médecine, cette communauté n’était pas la dernière à s’imposer non plus…

    Violence donc… bientôt étendue à toute la société ; et pour finir : à tout le genre humain.

                                                                                    

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                 N’en déplaise à Nietzsche… et si le ressentiment à son paroxysme qu'est la haine était le sel de la terre, un moteur créatif sans rival et qui ne cessera jamais de nous surprendre ? Après Matthieu, Céline accouchant d’un évangile d’un nouvel ordre : un évangile vengeur... même privé d’une revanche digne de ce nom...

    sade.gifCar Céline est bien à l’humanisme ce que Sade, le marquis triste (qui donc nous parlera du spleen sadien ?) est au romantisme pour avoir été de ceux qui, à leur insu semble-t-il, auront longtemps poursuivi en vain une quête qui cachait un besoin insatiable d'absolu à la racine duquel on trouvera très certainement une recherche effrénée de leur propre salut dans une société sans pardon à l'encontre de ceux qui refusent, tête baisser, de s'agenouiller.


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    1- On ne le précisera jamais assez : la haine célinienne est déjà bien présente dans "Voyage au bout de la nuit".

    2 - Il se vantera d’avoir écrit son "Voyage au bout de la nuit"… avec pour seul souci : être à l’abri du besoin, assuré qu’il était du succès de son récit : « cet ouvrage, c’est du pain pour un siècle de littérature, le prix Goncourt assuré pour l’éditeur qui s’engagera ».

    Céline avait vu juste : ce sera le succès, mais le prix Renaudot pour consolation.

    3 - Sa courte expérience de la guerre 14-18 aurait-elle révélé chez Céline des manquements - tel que le courage ou la solidarité ?! -, qui ont très bien pu ternir l'image qu'il avait de lui-même ? Manquements qu'il ne se serait jamais pardonné ; d'où un sentiment de culpabilité dont il lui a fallu, pour survivre... se libérer en imputant ces manquements (ceux-là et d'autres) à tout le genre humain.

    4 - A la décharge de l'auteur... on précisera : erreur due à l’absence de culture politique et historique au sein d’une classe dépourvue des outils conceptuels propres à la compréhension de l’organisation d'une société.

    On pensera aussi au suicide social d'un Céline pour qui le peuple n'est qu'une masse sans forme et sans distinction "... dont le sadisme unanime procède avant tout d'un désir de néant profondément installé dans l'Homme... une sorte d'impatience amoureuse, à peu près irrésistible, unanime, pour la mort" et à ce sujet, il semble que Céline ait partagé ce désir et cette impatience.

                 Pour ce qui est de l'idée de décadence qu'il partageait avec Drieu la Rochelle, entre autres, ne l'a-t-il pas épousée comme personne cette décadence en soutenant un régime décadent par excellence : celui des Nazis ?!

    Quant à ce monde dans lequel il n'y aurait rien à sauver, Zola dont Céline aurait très bien pu être le fils naturel - il en avait toutes les dispositions -, n'a-t-il pas su, dans le ruisseau de la condition humaine y chercher et y trouver de l'espoir et parfois même, du sublime ?

    Céline choisira « l’Assommoir » comme référence - titre qui convenait tout à fait à l’idée qu’il se faisait des pauvres en général, et des ouvriers en particulier -, omettant sans doute volontairement « Germinal » ; lui pour qui rien ne devait germer, jamais, de l’espèce humaine mais bien plutôt, pourrir.

     

               Au sujet de Zola, se reporter au texte de Céline : Hommage à Zola - Médan octobre 1933

     

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    Pour prolonger, cliquez : Marc-Edouard Nabe sur Céline

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  • de l'Art, de la littérature et autres considérations : Serge ULESKI en littérature

     

     

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                 Présenté sous la forme d’un Abécédaire, le matériau de cet ouvrage a pour origine le blog de l’auteur ; les articles reproduits ici appartiennent aux deux catégories suivantes : « Littérature, auteurs et écriture » - « Artistes pour, envers et contre tous »

               Angot, Antonioni, Arendt à propos de la crise de culture, Michel Audiard père et fils, Bobin Christian, Céline, Camus et Sartre, Casanova, Césaria Evora, Virginie Despentes, Dieudonné, Marcel Duchamp, Clint Easwood, Finkielkraut, de Funès, Godard, Haenel, Houellebecq, Lanzmann et d’autres encore… comme autant d’entrées et de sorties vers une meilleure, sinon une autre compréhension des auteurs, des artistes et autres, tantôt controversés, tantôt unanimement salués.

     

    Pour prolonger, cliquez : Art et culture et Littérature et écriture

     

     

     

     L'ouvrage est disponible ICI

     

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  • Quand Frédéric Mitterrand supprime Céline de son calendrier de «Célébrations nationales»

     

     
                   A ce sujet, il serait bon de lire la préface du document de la célébration.
     
    Dans son premier paragraphe il est dit ceci : "Il n’est pas facile mais il est passionnant d’établir une liste des individus dignes d’être célébrés ; c’est-à-dire de ceux dont la vie, l’œuvre, la conduite morale, les valeurs qu’ils symbolisent sont, aujourd’hui, reconnues comme remarquables."

                 Qu'en est-il de la vie, de la conduite morale et des valeurs de Céline (1) ? On pourra longtemps s'interroger sur le fait que les lecteurs et les admirateurs inconditionnels de Céline aient tant besoin de cette célébration alors que cette recherche d'honneurs est en contradiction totale avec le caractère et la nature de l'œuvre de l'auteur.De même, sera-t-on fortement tentés de demander à tous ces lecteurs d'assumer le fait que Céline fait bien exception en tant qu'auteur à la fois inassimilable et irrécupérable.  
     
                                                                      ***

                  Le choix de Céline était un choix imbécile et irresponsable car Céline n’est pas un auteur que l'on peut célébrer comme l'on célèbrerait Hugo, Zola, Pagnol, Proust…Le ministre de la culture prenant le risque de se voir contesté par une association qui, non contente de critiquer sa politique - ce qui est son droit le plus absolu -,  ira jusqu'à lui dicter ses choix, ce qui est inacceptable ; sans oublier le fait que nombre d'associations pourront à loisir se poser la question de savoir si un ministre de la culture aurait accepté un tel diktat s'il s'était agi d'un autre auteur et d'une autre cible communautaire.Risque supplémentaire donc : celui de renforcer le soupçon d'un "deux poids deux mesures" au profit d'une communauté en particulier, et d'un "pour les uns tout est permis, pour les autres, tout est interdit".

    Faire le choix de Céline, c'était faire preuve d'un manque de discernement indigne d'un ministre de la République, et qui plus est, ministre de la culture qui, jour après jour, s’avère être un très mauvais "politique" (méconnaissances des symboles et de leur utilisation) ; un Frédéric Mitterrand maladroit, inconstant, incohérent, et finalement bien superficiel.

                                                                       ***

                    Décidément non ! Céline n'est pas un auteur comme les autres ; son racisme, son anti-sémitisme, sa haine de l'humanité interdisent toute tentative de normalisation, voire de banalisation, d'une œuvre qui, aussi originale soit-elle, impose un devoir de vigilance (2).

    Auteur d’exception, Céline ne convient donc pas à une reconnaissance de cette nature ! Et l'on s'empressera d'ajouter : son œuvre mérite bien mieux qu’une célébration qui le rangerait parmi d’autres figures littéraires qui ne pourront jamais prétendre à un tel régime d’exception dans ce vaste champ d’investigation de nos démons les plus intimes et les plus obsessionnels qu’est aussi la littérature.
     
     

    1 - Ou bien alors, il faut dès à présent ôter toute considération morale aux choix effectués car, plus on y réfléchit et plus l'on est bien en peine de trouver parmi les auteurs majeurs du 20è siècle des candidats susceptibles de correspondre aux critères retenus ; dans tous les cas, on aura vite fait d’épuiser les candidats potentiels. 
     
    2 - "Ouvre originale"  dans le sens de… œuvre sans précédent, si on oublie un moment celle du Marquis de Sade.
     
     
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    Pour rebondir et prolonger... cliquez Céline ou la littérature de l'échec

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  • De l'actualité diverse et variée

     

     

    Heidegger_1955.jpg

    Heidegger : la guerre a commencé

     

                   La parution, au début de 2014 en Allemagne, des premiers Cahiers noirs, journal de pensée de Martin Heidegger (1889-1976) tenu à partir des années 1930, a établi à quel point l’engagement du philosophe dans le nazisme traduisait une adhésion profonde, y compris à l’antisémitisme.


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                 Antisémite ou pas (tout comme pour Céline et d'autres), cela n'enlève rien à l'importance capitale des analyses de Heidegger nées de son engagement dans la Grande Guerre, guerre de 14-18 : l'homme soldat en temps de guerre comme en temps de paix ; l'homme face à la machine ; puis fatalement, l'homme soumis à la technique qui le dévorera de l'intérieur comme de l'extérieur, lui, son psychisme et son environnement.

     

                Tiens, au fait : nanotechnologies, avez-vous une âme ?

              

     

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    Jean-Vincent-Place.jpgJean-Vincent Placé (EELV) regrette que son parti soit celui "des Roms et de la Palestine"

    Le patron des sénateurs écologistes déplore le penchant "gauchiste" d'Europe-Ecologie-Les Verts.

    "Si l’écologie politique devient l’écologie gauchiste, ça n’a plus d’intérêt", affirme-t-il encore.

     

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                Quand on sait que Jean-Vincent Placé avait appelé en 2013 les lycéens à manifester pour Leonarda, lycéenne originaire du Kosovo,  pour son retour en France suite à son expulsion...

     

    Que dire ?

     

    Placé est futé ; sénateur écolo à 35 ans, il s'est mis très vite à l'abri des humeurs d'un électorat aujourd'hui considéré comme peu "sûr" car, très tôt, il a compris qu'avec les grands électeurs, on peut toujours négocier et s'arranger.

     

    Placé est un écolo qui ne paie pas ses amendes : "Payer mes amendes ? C'est bon pour les TDC (trous du cul) !"

     

    Après avoir passé un peu de temps sur les bancs d'une fac pour un diplôme médiocre… professionnel de l'esquive et de l'évitement, il faut savoir que Placé n'a jamais travaillé de sa vie, et qu'il ne travaillera sans doute jamais, à moins qu'on l'y contraint. 

     

                     Jean-Vincent Placé ? C'est vraiment toutes les raisons au monde de ne plus voter écolo.

     

                  

    Pour tout savoir à son sujet... cliquez : Qui est Jean-vincent Placé 

     

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    eric-zemmour-24.jpgLa chaîne i-Télé met fin à sa collaboration avec son chroniqueur Eric Zemmour à la suite des propos tenus dans une interview à un quotidien italien.

    Sur cette chaîne, le polémiste participait à l'émission "Ça se dispute" depuis plusieurs années.

    Le FN soutient Zemmour et appelle au boycott de i-télé.

     

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                  Dans ma France à moi, on ne bannit personne ; tout comme pour Faurisson, Dieudonné ,  Soral et d’autres… dans ma France à moi, on leur répond. 

    Quoi ? Comment ? Vous dites ? Vous ne pouvez pas leur  répondre ?!

    Alors, vous avez un problème ; et le problème c'est vous. N'ayez aucune illusion à ce sujet : vous et personne d'autre.

     

                     Zemmour est partout. Il intervient régulièrement sur iTÉLÉ, Paris Première, sur RTL et dans les pages du Figaro Magazine. Il sera intéressant toutefois de suivre cet épisode : qui soutiendra Zemmour parmi la classe politique et les médias dont aucun membre n’a soutenu Dieudonné contre une vendetta sans précédent.

    Voici une première liste (non-exhautive) de ceux qui soutiennent Eric Zemmour contre son éviction de i-télé :  Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Michel Onfray, Jean-Marie Le Pen, le Député UMP Thierry Mariani, Jean-François Khan, Cohn-Bendit, Paris Première, Christine Boutin.


    On prendra soin de préciser qu'aucun d'eux ne s'opposera en 2013 à l'interdiction préventive d'un spectacle de Dieudonné à Nantes.

     

                Le FN et une partie de la droite  appellent déjà au boycott de i-télé ; ce qui confirme ce qu’on pouvait craindre : aujourd'hui, en France,  on peut traîner dans la boue les Noirs, les Arabes et les Musulmans, jour après jour, année après année, et être soutenu par la classe politique et les médias quand la sanction tombe.

    A chacun d'en déduire les conclusions qui s'imposent.

     

     

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    Kamel Daoud.jpg

    Un imam salafiste algérien a appelé, mardi 16 décembre, à condamner à mort l’écrivain et journaliste Kamel Daoud  en lice cette année pour le prix Goncourt avec son roman Meursault contre-enquête. Il tient une chronique quotidienne dans le Quotidien d’Oran et dans Le Point.

     

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                   Personne ne mérite la mort. Et si une hirondelle ne fait pas le printemps, un Imam déluré (non, ce n’est pas un pléonasme ! Arrêtez vos conneries !) qui lance une Fatwa, ça ne fait pas pour autant se dresser un échafaud et une  guillotine !

                  Kamel Daoud, chroniqueur au Point, pressenti prix Goncourt... tout ça ne sent pas le soufre mais bien plutôt un penchant certain pour un avenir germanopratin qui augure mal pour la suite : comme un fait exprès, et comme de juste, son analyse des « printemps arabes » et de la situation en Libye est d'une incompétence pathétique ; ou bien alors, cet homme sait mieux que quiconque qui il faut contenter quand on est et souhaite rester salarié du Point. 

                 Aussi, peut-on suggérer à cet auteur de continuer de servir la littérature et seulement la littérature ; cette littérature que plus personne ne lit d'ailleurs, et ce pour des raisons évidentes quand on connaît le niveau d'analyse sur quelque sujet que ce soit de ceux qui la servent !

    Après tout, n'est-ce pas Philip Roth qui a avoué : "Il y a longtemps que je ne lis plus de romans mais seulement des essais."

    Parce que…  la littérature rendrait-elle bête ou servile ?

     

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    Sale temps pour Israël

     

    Reconnaissance des eurodéputés de l'État palestinien, et exhortation aux États membres à lui emboîter le pas ; le Tribunal de l’Union européenne a annulé le placement du Hamas, branche religieuse (musulmane) de la résistance palestinienne, sur la liste des organisations terroristes de l’U.E.


    A Genève, on appelle à enquêter sur les crimes de guerre commis par Israël ; et les Palestiniens envisagent maintenant de proposer au Conseil de sécurité de l'ONU une résolution réclamant la fin de l'occupation israélienne.

     

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    anonyme.jpgNetanyahu de répliquer : "Trop de gens en Europe n'ont rien appris de l'histoire sur une terre ou six millions de juifs ont été massacrés."

                    Et L’Europe de lui répondre ceci : « Bien au contraire, on a tout compris du génocide juif par les Nazi* et de son instrumentalisation à des fins financières, géopolitiques et de chantage à l’antisémitisme pour mieux  faire taire toute contestation à propos d'un Etat qui n'a aujourd'hui plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid, et ici en France, remettre en cause notre tradition diplomatique qui nous a longtemps valu le respect des Peuples humiliés et qui a fait notre force : une tradition d'équilibre et d'ouverture.  

     

    * Au passage, il ne s’agit pas de 6 millions mais de  5 999 999 ; je sais, j’ai refait les comptes la nuit dernière. J’ai fini à 3 heures du matin. Alors, respect SVP !

     

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    Valls aime les aéroports

     

    valls.jpg"Je reste favorable à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes", a déclaré Manuel Valls dans un entretien à "Ouest-France" à paraître jeudi 18 décembre, le Premier ministre apporte son soutien au projet d'aéroport controversé.

     

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                Arrête Valls !

    Tu restes surtout favorable à la société Aéroports du Grand Ouest, filiale de Vinci, qui a remporté le marché. Pour les présidentielles à venir, ça peut toujours être utile. En tout cas, ça peut pas te nuire ! Pas vrai ?

    Et puis, il semblerait que tu aies compris que le PS est mort et qu'au lieu de subir son décès, il vaut mieux précipiter sa chute pour mieux préparer son repêchage au centre droit (Bayrou et UDI) avec le peu troupe qui lui restera fidèle.

     

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                  Hollande : to remain or not Président 

     

     « Tu sais, je pensais à la présidence Hollande l’autre jour.

    -         Ah, toi aussi !

    -        Oui. Pourquoi on n’y mettrait pas fin maintenant ?

    -        Maintenant ?

    -       Oui, avec une sorte de coup d’Etat disons. Tout le monde dans la rue quoi.

    -         Un peu comme pour l’Ukraine ?

    -        Oui.

    -       Il lui reste pas encore deux ans à faire à Hollande ?

    -        Je sais mais regarde : le président de l’Ukraine avait encore un an à faire. Les Ukrainiens n’ont pas pour autant attendu ; ils l’ont dégommé direct.

    -        C’est une idée. Mais là, on aura un problème.

    -        Lequel ?

    -        Ben, je doute qu’on ait le soutien de l’Otan et de la CIA.

    -        Pourquoi ?

    -       La France c’est pas l’Ukraine. 

    -      Comment ça ?

    -     Par exemple : la France ça peut pas servir à emmerder les Russes et Poutine. Et puis, de toutes les façons, la France sous Hollande, c’est quand même pas l’Ukraine sous… je ne sais plus qui.

    -     Non mais, la France ça ne sera jamais l’Afghanistan non plus ! N’empêche ! Si on tient compte de nos attentes, de notre histoire et de notre culture politique… la France sous Hollande c’est un peu comme pour les Ukrainiens en ce qui concerne l’Ukraine sous ce président… dont j'ai moi aussi oublié le nom et qui s'est tiré vite fait quand il a vu qu'il avait perdu la partie.

    -    Alors ?

    -    Ben, faut tenter le coup. La rue… genre « Maïden… »

    -     Merci. Si c'est pour se faire tirer comme des lapins par des snipers venus on ne sait d’où. Et quand on sait que les balles qui ont tué les manifestants et les policiers, c’étaient les mêmes.

    - Les mêmes quoi ?

    - Les mêmes balles et les mêmes armes, tiens pardi ! Alors, t’imagine un peu le cirque ?

    -   On fait quoi alors ?

    -      Faut patienter. Et puis regarde en Ukraine, c’est les ricains qui ont pris le pouvoir ! Les postes les plus importants sont tenus par leurs agents.Virer Hollande ? Pour qui ? Pour quoi ? Non, la cible c’est le PS : le dégommer élection après élection… et les écolos aussi. Table rase ! Tout reprendre à zéro. Ca c’est existant ! Un vrai challenge ! C’est autre chose que de dégommer un TDC (trou du cul) pour le remplacer par un autre TDC. Et puis, ce TDC viendra bien assez tôt de toute façon, avec ou sans nous.

    -     N’empêche ! J’aurais bien aimé dégommer Hollande avant son heure.

    -     Son heure viendra. Celui de son parti aussi : l’heure de plier les gaules. Fini, la pêche aux voix, bientôt, très bientôt ! Patience. »

     

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  • Autour du marquis de Sade : complaisance et omissions

     


    Conférence inaugurale "Sade. Attaquer le soleil... par musee-orsay

     

                   A l’ouverture de la conférence de presse, en tant que commissaire générale de l’exposition « Sade. Attraper le soleil », Annie Lebrun aura ces mots : « Sade, c’est un changement de sensibilité. »

                      Tout est dit. Nous sommes maintenant prévenus.

     

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                 « Célébration » du bicentenaire de la mort de Sade, exposition au Musée d’Orsay… manifestement, on n’en a jamais fini avec Sade ! Il va, il vient ; des universitaires,  des chercheurs, des auteurs  et autres « animateurs culturels médiatiques » nous le rappellent régulièrement à notre bon souvenir.

               Mais au fait, qui est Sade ? Et qui sont ceux qui s’obstinent à le faire exister ?  Pour(-)quoi et contre qui ?

              C’est tout le sujet de l'ouvrage dont toutes les citations (en italique) sont extraites de  « La philosophie dans le boudoir » qui a pour auteur Donatien Alphonse François de Sade, tantôt comte, tantôt marquis.

     Bonne lecture à toutes et à tous.

     

    ***

     

    Extrait :

     

                    De Noëlle Châtelet, Laurence des Cars… philosophe, auteure… à Annie le Brun, commissaire générale de l’exposition 2014 « Sade. Attaquer le soleil » au musée d’Orsay, en passant par Catherine Millet de la revue Artpress…

    Depuis Simone, la « de Beauvoir », femme enrubannée, Sade n’a pas cessé d’exercer sur la femme lettrée de la bourgeoisie une fascination emprunte d’un intellectualisme mondain complaisant, bavard et souvent creux.

    Certes ! Nous ne sommes pas complètement dupes : célébrer  le Marquis de Sade quand on est une femme, n’est-ce pas le signe d’une tolérance à toute épreuve et d’une maturité accomplie ? L’entourer de ses soins, n’est-ce pas affirmer que l’on a fait la paix avec le sexe opposé mais néanmoins ami ? Et puis, n’est-ce pas finalement et tout simplement à la fois gratifiant et « fashion » - un snobisme « germanopratin » y jouant un rôle certain -, de prendre sous son aile ce petit marquis victime  des sentences d’excommunication d’un monde moralisateur qui n’aurait rien compris à ce chérubin bouc-émissaire d’un siècle étriqué et liberticide ? 

              Les femmes de la bourgeoisie ont Sade ; les filles et les femmes de la classe ouvrière, le magazine « Détective » et les biographies des tueurs en série étasuniens de préférence, de gros pavés de 700 pages traduits de l’américain ; il est vrai que comparés à ces tueurs (jusqu’à 60 victimes sur toute une vie), nos tueurs en série à nous européens, ne sont que des artisans, voire des amateurs ; normal ! Ces tueurs étasuniens appartiennent à la première puissance au monde destructrice de l’environnement, de la culture et des nations.

               Qu’est-ce à dire ? Les femmes seraient-elles férocement attirées par les conduites sadiques ? Ces femmes lettrées de la bourgeoisie rejoindraient-elle Sade dans son opinion à propos de la cruauté des femmes ? Cruauté non assumée le plus souvent ; d’où leur repli vers des œuvres de charité pour conjurer un penchant auquel le siècle de Sade n’offrait plus d’exutoire, voire de bouc émissaire, depuis la fin des jeux de la Rome antique ?

    Mais... motus et bouche cousue de ces femmes sur ce sujet : pas un mot pour ou contre. Il est vrai qu’il y a des pages qui se tournent précipitamment pour en lire d’autres, sans doute moins dérangeantes.

              Les hommes, en revanche, n’ont que peu de temps à accorder à Sade, mais un peu plus de temps quand même s’ils sont payés pour ça : universitaires et chercheurs. Car très vite, ils s’y ennuient : ce que Sade a en partie fantasmé, en partie exécuté, ce avec quoi il s’est amusé, et ce à quoi il consacré son existence, les hommes l’ont mille fois approché, dompté et apprivoisé avant de s’en débarrasser d’un haussement d’épaule salutaire ; certains ricanent même à la lecture de Sade car ils n’en croient pas un mot : Justine - cette œuvre subversive car obscène, et seulement pour cette raison -, peut bien souffrir à longueur de pages, non, elle ne souffre pas… pas vraiment du moins ! Il n’est question que d’un auteur, Sade, qui tente de nous épater - plus esbroufeur que Sade, vous ne trouverez pas ! -, tout en cherchant une issue à ce labyrinthe qu’est son existence, principalement mentale - en effet, Sade c’est une expérience existentielle principalement fantasmatique, voire fantasmagorique -, dans laquelle il se débat et se noie un peu plus chaque jour ; gigantesque cul-de-sac et prison tout à la fois.

              Les femmes soutiennent Sade - Renée-Pélagie de Montreuil, son épouse, ne fut d’ailleurs pas la dernière à tenter de le sauver des années durant ; les femmes de la bourgeoisie le portent à bout de bras quand tous l’abandonnent ; elles y reviennent toujours, génération après génération, la mère, la fille… elles le ressuscitent quand l’oubli menace,  tout en le redoutant quand même un peu, lui et ses turpitudes, hallucinées, car Sade c’est le serpent pourtant aveugle qui vous fixe du regard et vous cloue sur place ; sa langue frénétique qui ne connaît aucun repos - son dard, son sexe ? -, vous jauge, puis, à la vitesse de la lumière, vif comme l’éclair, plus rapide encore que le sabre d’un Samouraï qui tranche une gorge, une tête, un membre, il frappe. Et c’est alors qu’elles l’ont « dans le cul » ! Oui, dans le cul toutes ces femmes ! Dans le sens de « se faire avoir » ; ce qui signifie : ne pas goûter à ce à quoi elles pouvaient raisonnablement craindre de devoir se soumettre ; car Sade et « sa philosophie-lupanar » qui frappe toujours par derrière, fourbe, c’est aussi un grand bluff, un gigantesque bluff.

             C'est sûr ! Les femmes de la bourgeoisie courent après Sade comme on court après ce qui ne vous rattrapera jamais, dans une vie hyper-sécurisée ; alors… elles courent… histoire sans doute de côtoyer, sur le papier, ce à quoi elles n’auront jamais la malchance d’être confrontées : à l’arbitraire et à l’humiliation des dominés, pour ne rien dire d’une cruauté sans regrets et sans remords, tout en n'oubliant pas  aucun des sévices de son catalogue et aucun des instruments de sa panoplie.

    Voyez l’auteure Christine Angot venue à la littérature par l’inceste et qui n’a, dans les faits, rien compris à Sade et ses lectrices très très majoritaires non plus. Rien de surprenant à cela, Angot n’a pas les bons diplômes – Agrégation, doctorat -, et ne fréquente pas les réseaux appropriés ; plus navrant encore : elle n’est pas issue de la bourgeoisie mais de la petite classe moyenne, très moyenne, de la province ; car seule la bourgeoise - lettrée et d’affaires - porte Sade en elle ; sans jamais vraiment se décider à l’accoucher, elle le garde au chaud, elle le trimballe dans ses valises depuis deux siècles, des mouroirs de la première Révolution industrielle à la Grande guerre ; patrons et Généraux pour décider de qui montera au front, sous le feu et qui en sera exemptés, disposant d’un quasi droit de vie et de mort sur toute une population de pauvres bougres et autres hères à la merci : des classes dures au labeur qui, chaque matin, assument le principe de « réalité »  d’un monde de production et d’optimisation de la ressource humaine – bras, jambes, sueur et sang.

    L’auteure Angot et ses lectrices croient comprendre que Sade c’est une histoire de vocabulaire : soyez crus, appelez un chat un chat et vous ferez du Sade ! « Bite » et « con » ; dans la cour d’une école primaire : « pipi et caca » ! Un peu comme ces auteurs qui croient qu’il suffit d’être antisémites pour faire du Céline, alors que la folie de ce marquis de Sade désœuvré prend racine dans le fait qu’il ait pu penser un instant qu’il soit possible, souhaitable et hautement louable même d’être « Sade »  et de le clamer haut et fort, tout en revendiquant une impunité totale ; folie qui ne trouvera jamais sa cure de son vivant, même si, depuis, ses lecteurs et tous les travaux à son sujet, lui ont sans doute permis de trouver un peu de repos, là-haut, de là où il nous observe tous. Et l’on peut raisonnablement craindre qu’il ne soit hilare en lisant une partie de la production qui lui est consacrée.

            Sade a beaucoup écrit. C’est vrai. Grapho-magniaque Sade ? On serait tentés de le penser : des milliers de pages… répétitives car, avec Sade comme avec Wagner et Nietzsche, il est toujours question d’un éternel retour : le retour éternel de Sade qui ne lâche pas l’affaire… la grande affaire… l’affaire de sa vie ! Et c’est alors que Tristan et Iseult cèdent la place au couple « domination-humiliation », foutre et merde. De plus, accordons à Sade le fait qu’il aura été sans doute le seul auteur dont la folie  - une folie irrémissible -, a eu comme première manifestation la plume car il n’a rien gardé pour lui le marquis ! Il a tout écrit, tout partagé ; il nous a tout livré en pâture et en vrac. Alors que le problème d’une Catherine Angot, pour en revenir à cette dernière, n’est pas la folie car n’est pas fou qui veut, mais son seul souci, c’est de vendre des livres ou d’écrire des livres qui se vendent.

     

                           L'ouvrage est disponible ICI

     

     


    Francis Cousin à propos de l'oeuvre du Marquis... courtesy of Bhû

     

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  • "Ce soir ou jamais" et Frédéric Taddéï sont-ils en danger ?

     

     


                   La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 37e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

                    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

     

    _______________________

     


            Quand Taddéï... tendu (on sent chez lui le poids du harcèlement dont il est la victime depuis des mois, voire des années) doit rendre des compte à une fausse blonde, animatrice-journaliste-mannequin... (du moins... pour le temps qu'il lui sera donné de rester et mannequin et animatrice et "journaliste" car les belles années passent vite !), c'est nous tous qui le soutenons qui sommes tenus de rendre des comptes : à quand la prochaine humiliation ?

     

     

    ***

     

     

                Après  le « Six minutes pour Hitler et cinq minutes pour les Juifs» lancé à la cantonade par Caroline Fourest à propos de l’émission « Ce soir ou jamais »  et de son animateur Frédéric Taddéï – émission dans laquelle elle a pu maintes fois s’exprimer en toute liberté…

    Calomnie pure et simple de la part d’une ingrate (1) pourrie-gâtée par des médias complaisants et complices  - sponsorisée par BHL (entre autres sponsors), Fourest peut dire n’importe quoi sur n’importe qui sans être inquiétée -, un Patrick Cohen de France Inter (lui aussi, sponsorisé par les mêmes) lui emboitant le pas…

    Ce qu’il faut bien appeler une tentative de lynchage contre Frédéric Taddéï à grand renfort de sous-entendus et de propos calomnieux semble se déployer dans tous les médias ; et pour ne pas être en reste… au Nouvelobs aussi par l’intermédiaire de Bruno Roger-Petit, chroniqueur-invité à l’invitation permanente, grand pourfendeur de tous ceux que tous les médias pourfendent partout ailleurs.

    En effet, on ne trouvera pas un seul article favorable à Taddéï.

     

                Belle unanimité des médias, une fois encore (on pense à l’unanimité contre Dieudonné)... les hyènes sont lâchées ! Il est vrai que l'union fait la force ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux.

     

    Des médias au sein desquelles une soumission totale est exigée ; dans le cas contraire, c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion : la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé.

    D'où le discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires (la banque, le commerce des armes et l’industrie du luxe) refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites.

                Nous sommes maintenant, et sans l’ombre d’un doute,  face à ce qu’il faut bien se résoudre à appeler "une chasse aux sorcières » car Taddéï  fait tache dans le paysage audiovisuel français : vous pensez bien, il est le seul et le dernier à proposer des débats sur des sujets qui peuvent en fâcher plus d’un et plus d’une, certes ! Mais des sujets en contrepartie desquels, les téléspectateurs peuvent accueillir des hommes et des femmes indépendants qui ne doivent donc rien à personne mais tout à leur intelligence, leur expertise et leur honnêteté : cocktail détonnant et d’autant plus insupportable.

     

                Taddéï le dernier, Taddéï le seul… et  c’est déjà de trop ! Injonction, oukase, calomnie, édit ou fatwa - c'est au choix -, mais alors, qui veut la peau de Taddéï ?


    Une caste vorace et fourbe qui n’a de cesse d’être aux ordres d’une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous.

     

                   Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, ce n’est sûrement pas l’éthique professionnelle de Frédéric Taddéï dans l’exercice de son métier de journaliste et d’interviewer…

    Non, le danger, une fois encore, c’est cette unanimité contre lui.

     

                   Mais alors, le moment venu, quand la menace se fera plus précise encore, qui donc proposera de soutenir Frédéric Taddéï contre cette tentative de coup d’Etat sur la démocratie, la liberté d'expression et liberté de conscience ?

     

                 Autre coup d'état, encore un : il suffit de penser à l’arrêt du juge Bernard Stirn du Conseil d’état rendu à la demande de Valls qui interdira de spectacle Dieudonné et son public.

     

    Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés, tous ces supplétifs d’une caste qui n’en a jamais assez - plus ! toujours plus ! Ce qui se solde par moins, toujours moins de liberté de conscience et d'expression ! -,… ne feront-ils pas alors le choix de protéger leur avenir professionnel en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

     

    L’avenir le dira.

     

    En attendant, que l’on reconnaisse en toute bonne foi que nous avons de bonnes raisons d’être pessimistes - quand même !


     

     

    1 - "La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! ... D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?"

     

    ÉLOGE DE LA CALOMNIE - Beaumarchais   « Le barbier de Séville, II-8 »

     

     

                   Pour prolonger, cliquez : Pour un journalisme de toutes les intelligences

     

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  • Revue de presse de Serge ULESKI : les frasques éditoriales du Nouvelobs

     

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                   La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 37e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

                    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.


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    Antisémite, "national-socialiste" : comment devient-on Alain Soral ?

     

              Au sujet de cet article qui instruit à charge le "dossier Alain Soral"  (juges d’instruction les journalistes ? Mauvais, qui plus est ! Car un juge doit instruire avec impartialité), difficile de ne pas y voir un véritable procès d’intention contre l’essayiste, un article de propagande d'une journaliste dont la profession est humiliée chaque jour : une formation au rabais, pas de culture, un travail sans feuille de paie (ou bien une feuille de paie qu’on n’oserait pas montrer) ; un « job », plus qu’un métier dans lequel une soumission totale est exigée… sinon... c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion : la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé.

    Même si cet article contre Soral n'a aucune espèce d'importance car si d'aventure cette journaliste devait penser différemment, elle ne pourrait pas l'écrire. D'où le discrédit des médias dont les proprios refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein d'une même rédaction car tous doivent converger.

    ***

     

                A propos du « cas Soral »  - après « l’affaire Dieudonné »-,  qu’il soit permis néanmoins de rappeler ceci  :


    Céline avait un problème avec les Juifs (et nombre d’auteurs bien avant lui aussi... de Voltaire aux Goncourt - près de deux cents ans d’antipathie à l’endroit de cette ethnie) avant de vomir sur toute l'espèce humaine. Dont acte.

    Heidegger, lui, avait sa carte au parti nazi en 1943 ; il pensait que Hitler était la meilleure chose qui soit arrivée à l’Allemagne et à l'Europe.

    Aujourd’hui, Céline est une figure mondiale de la littérature admirée, respectée qui en a formé plus d'un.

    Heidegger a formé tous nos philosophes ; aujourd'hui, on le commente jusqu'à plus soif, colloque après colloque, dans toutes les langues, et sans animosité ni procès d’intention ; bien au contraire : on lui tresse des lauriers comme à personne d’autre.


                Critique littéraire en 1930 (ou plus simplement journaliste), qui aurait bien pu souhaiter passer à côté de Céline ?

    Philosophe, à la même période, là encore, qui aurait bien pu souhaiter passer à côté de Heidegger ?

    C'est sûr : ces gens-là, et d’autres, ont troué le cul de leur époque et de ceux qui devaient sans doute ressembler aux chroniqueurs et journalistes qui aujourd’hui lynchent avec leur plume qui un Dieudonné, qui un Soral, qui un Tariq Ramadan, qui un Nabe, qui un Meyssan, qui un Faurisson, et d’autres encore : Jean Bricmont, Frédéric Taddéï...

    Aussi... au regard de l’engagement d’un Céline ou d’un Heidegger, force est de constater que l’essayiste Alain Soral a encore de la marge et une sacrée distance à parcourir et à combler pour peu que ce soit là son projet.


              Qu’il soit permis de rappeler ceci : un journaliste... n’est ni un juge d’instruction, ni un commissaire politique et certainement pas un flic… un OPJ chargé d'enregistrer les plaintes des bourgeois des beaux quartiers qui ne supportent pas le tapage nocturne de fêtards et autres joyeux lurons.

     

    ***


                Pour rappel :

    Alain Soral ou la raillerie nietzschéenne

     

            soral,dieudonné,celine,heidegger,esclavage,shoah,klarsfeld,information,société,actualité,vallaud-belkacem,filippetti   Difficile de se passer de l'intelligence d'Alain Soral ! Il est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Glouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes, les plus intelligentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours.


    Certes ! Il lui arrive de se disperser et de s’éparpiller un peu trop parfois car, quand on est sûr, avec raison, de son talent, on peut facilement être tenté de croire que tout ce que l’on fait ou dit relève de ce même talent, alors qu’il peut très bien s’agir tout simplement d'une bêtise sans nom.

                 Mais alors... que celui qui n'a jamais péché - péché d'orgueil -, lui jette la première pierre !

     

     

    Manuel Valls n'est plus le chouchou des Français : l'affaire Dieudonné a eu raison de lui  par Bruno Roger-Petit


              Les gens n’aiment pas qu’on leur force la main. Jamais ! Même si…


    « En douceur Valls ! En douceur, mon gars et ça marchera, tu verras ! »



    Frédéric Taddeï, Dieudonné et "Jour de colère" : une convergence intrigante et ambiguë ?


     
               Quand Taddéï... tendu (on sent chez lui le poids du harcèlement dont il est la victime depuis des mois, voire des années) doit rendre des compte à une fausse blonde, animatrice-journaliste-mannequin : du moins... pour le temps qu'il lui sera donné de rester et mannequin et animatrice et "journaliste" car les belles années passent vite !

    A quand la prochaine humiliation ? Où et avec qui ?


     ***


                Après  le « Six minutes pour Hitler et cinq minutes pour les Juifs» lancé à la cantonade par une Caroline Fourest  sponsorisée par BHL (entre autres sponsors), à propos de l’émission « Ce soir ou jamais »  et de son animateur Frédéric Taddéï – émission dans laquelle elle a pu maintes fois s’exprimer en toute liberté…

     

    Calomnie pure et simple de la part d’une ingrate (1) pourrie-gâtée par des médias complaisants et complices  - Fourest peut dire n’importe quoi sur n’importe qui sans être inquiétée -, un Patrick Cohen de France Inter (lui aussi, sponsorisé par les mêmes) lui emboitant le pas…

    Ce qu’il faut bien appeler une tentative de lynchage contre Frédéric Taddéï à grand renfort de sous-entendus et de propos calomnieux semble se déployer dans tous les médias ; et pour ne pas être en reste… au Nouvelobs aussi par l’intermédiaire de Bruno Roger-Petit, chroniqueur-invité à l’invitation permanente, grand pourfendeur de tous ceux que tous les médias pourfendent partout ailleurs.

     

    En effet, on ne trouvera pas un seul article favorable à Taddéï.


                Belle unanimité des médias, une fois encore (on pense à l’unanimité contre Dieudonné)…les hyènes sont lâchées ! Il est vrai que l'union fait la force ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux.

    Des médias au sein desquelles une soumission totale est exigée ; dans le cas contraire, c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion : la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé.

    D'où le discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires (la banque, le commerce des armes et l’industrie du luxe) refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites.

                Nous sommes maintenant, et sans l’ombre d’un doute,  face à ce qu’il faut bien se résoudre à appeler "une chasse aux sorcières »,  car Taddéï fait tache dans le paysage audiovisuel français  : vous pensez bien ! il est le seul et le dernier à proposer des débats sur des sujets qui peuvent en fâcher plus d’un et plus d’une, certes ! Mais des sujets en contrepartie desquels, les téléspectateurs peuvent accueillir des hommes et des femmes indépendants qui ne doivent donc rien à personne mais tout à leur intelligence, leur expertise et leur honnêteté : cocktail détonnant et d’autant plus insupportable.

     

                Taddéï le dernier, Taddéï le seul… et  c’est déjà de trop ! Injonction, oukase, calomnie, édit ou fatwa - c'est au choix -, mais alors, qui veut la peau de Taddéï ?


    Une caste vorace et fourbe qui n’a de cesse d’être aux ordres d’une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous.

     

                   Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, ce n’est sûrement pas l’éthique professionnelle de Frédéric Taddéï dans l’exercice de son métier de journaliste et d’interviewer…

    Non, le danger, une fois encore, c’est cette unanimité contre lui.

     

                   Mais alors, le moment venu, quand la menace se fera plus précise encore, qui donc proposera de soutenir Frédéric Taddéï contre cette tentative de coup d’Etat sur la démocratie, la liberté d'expression et liberté de conscience ?

     

               Encore une autre tentative : il suffit de penser à l’arrêt du juge Bernard Stirn du Conseil d’état rendu à la demande de Valls qui interdira de spectacle Dieudonné et son public.

     

    Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés, tous ces supplétifs d’une caste qui n’en a jamais assez - plus ! toujours plus ! Ce qui se solde par moins, toujours moins de liberté de conscience et d'expression ! -,… ne feront-ils pas alors le choix de protéger leur avenir professionnel en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

     

    L’avenir le dira.

     

    En attendant, que l’on reconnaisse en toute bonne foi que nous avons de bonnes raisons d’être pessimistes - quand même !


     

     

    1 - "La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! ... D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?"

     

    ÉLOGE DE LA CALOMNIE - Beaumarchais   « Le barbier de Séville, II-8 »

     

     

    Des malles retracent la vie d'une famille disparue à Auschwitz

                   

              Entreposées depuis 1945 dans les combles de la mairie du village d'Auvillar, une quinzaine de valises n'avaient jamais été réclamées.


    ***


              Les valoches maintenant... à la Une du Nouvelobs ! Ca, c’est du lourd !

    Mais alors, semaine après semaine... est-ce  Faurisson qui est parvenu à leur faire tous douter du génocide juif  ? Finiront-ils par déterrer les morts pour les faire parler ?

    C’est à croire.


              En ce qui nous concerne,  faut nous excuser : il y a la vie qui nous attend… nous et des milliards d’êtres humains. La vie… celle d’aujourd’hui et demain qui trépigne déjà d’impatience, riche en promesses de révolte et d’insoumission face à ce qui nous est donné à lire, à entendre et à vivre chaque jour… jour après jour !

    Allez : sans rancune !

     

     

    Depuis l'affaire Dieudonné, on m'envoie des mails qui hiérarchisent esclavage et Shoah

    Par Sophie Elizéon - Déléguée interministérielle/Outremer


     

              Bon, sinon… ça va la vie pour vous Madame la déléguée... ? Vous vous êtes remise de ces mails vraiment... vraiment... comment dire...

    Les mots me manquent.


    ***

     

                Tenez en attendant ! Votre billet d'humeur (humeur chagrine), me fait penser à ceci :imaginez un bureau, un chef de service assis derrière et son employé assis devant...

     

    "Dites-moi, j'ai entendu dire que vous vouliez une augmentation ?

    - Oui, je... enfin… mon salaire, c'est un peu juste quand même.

    - Un peu quoi ?

    - Juste... un peu court... si vous préférez.

    - Comment ça ?

    - Je gagne à peine 1600 euros net, et je me suis laissé dire que...

    - "Laissé dire" quoi ?

    - Ben, que le vôtre de salaire c'était plutôt dans les 6000.

    - Et alors ?

    - Ben, j'ai pensé que vous pourriez peut-être appuyer ma demande...

    - Appuyer votre demande ?

    - Oui. J’ai demandé  50 euros.

    - 50 euros ?

    - Parce que les fins de mois sont difficiles, vous savez.

    - Je vais vous dire : tout comme il y a 24 heures dans une journée pour tout le monde, pareillement, il y a dans un mois,  le même nombre de jours … et ce pour tout le monde aussi. Vous comprenez ?

    -......................................

    - Oui ? Non ?

    - Oui chef, mais...

    - Allez, n'insistez pas. Vous ne voulez pas non plus que l'on vous soupçonne de...

    - Ah non chef ! Ah non, sûrement pas !

    - Parce que... être soupçonné, c’est pas rien non plus…

    - Ah non pas ça ! Tout... mais pas ça ! 

    - C’est pas rien et c’est quelque chose d’être soupçonné de…

    - Oubliez tout. J’ai rien dit chef.

    - C'est mieux.

    - Jamais je ne…

    - C'est bien.

    - Loin de moi l'idée de mettre en concurrence votre salaire et le mien…

    - Et de convoiter mon poste, peut-être aussi, n’est-ce pas ?

    - Votre poste ? Comment pourrais-je… Ah, non jamais ! Je le jure sur tout ce que j’ai de plus cher, cher et sacré ! Ca non chef ! Je vous jure ! Jamais… Jamais, je n'oserais... enfin... vous imaginez bien. Tenez … ces 50 euros, je vous en fais cadeau.

    - Cadeau ?

    - Oui, oui ! C’est tout pour vous. 

    - Sur votre salaire ?

    - Oui, oui !

    - Chaque mois ?

    - Oui bien sûr ! Après tout,  50 euros de plus ou de moins.

    - Et vos fins de mois difficiles dont vous me parliez tout à l’heure.

    - Je m’arrangerai chef.

    - Je vois que l’on s’est compris.

    - Oui chef.

    - C'est parfait. Allez, retournez à votre travail maintenant.

    - Merci chef."

     

     

                        Ah ! Le PS ... ses ministres, ses secrétaires d'Etat et ses délégué(e)s... c'est pas rien quand même ; et puis, c'est quelque chose aussi !

     

    ***


    Pour info : sur LCP Rokhaya DIALLO avait obtenu 26 minutes par mois pour nous parler des minorités visibles... à l’époque où elle y « travaillait » encore.

    La demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de la colonisation et de ses crimes ainsi que de la traite négrière... est qualifiée de "concurrence victimaire", voire... purement et simplement de revendication à caractère antisémite.

     

                2951362652770.jpgMadame la déléguée interministérielle d'outre-mer, nul doute... vous irez loin, très loin ; je vous prédis un avenir radieux : une grande ligne droite… la voie royale !

    Surtout, ne changez rien !

    Mais ne nous en veuillez pas si on ne vous y accompagne pas. Il y a des destinations vraiment trop déshonorantes.

     

                                 

                                Rendez-vous aux prochaines élections ! Quand même !



     

    Spectacle de Dieudonné interdit : pourquoi j'en suis reconnaissant aux pouvoirs publics Par Arno Klarsfeld

     

             Arno Klarsfeld sur  LE PLUS du Nouvelobs à propos de l’affaire Dieudonné !

    Non mais… dites-le : c'est de la provocation ni plus ni moins ? Après tant et tant d’articles qui n’ont pas cessé de nous dire qu’il n’y avait rien à sauver chez Dieudonné…

    Ou bien alors, c'est un baround d'honneur à propos de « l'affaire Dieudonné » !
    La dernière intervention sur ce sujet… on finit alors avec l'intervenant (un monumental cancre) le moins à même de nous éclairer sur quoi que ce soit concernant cette affaire, celle-là et toutes les autres.


                    Et puis surtout… que l’on nous montre un honnête homme, un seul, ou qu’il se fasse connaître dans les meilleurs délais, qui ne soit ni un politique aux arrières pensées inavouables ni juge et partie, ni un pleutre, ni un imbécile ou bien une gourde, un honnête homme donc qui soit d’avis qu’il n’y a rien à sauver chez Dieudonné… car on l’attend encore !

                 

     

    Inégalités de salaires : Najat Vallaud-Belkacem veut sévir


                    A l'occasion de la Journée de la Femme, la ministre promet des sanctions aux entreprises qui ne luttent pas efficacement contre les inégalités.


    ***

     

               Soit dit en passant… Il existe déjà un arsenal juridique contre les inégalités de salaires hommes/femmes à poste égal. Aussi, ce ne sont pas tant ces inégalités-là qu’il faut déplorer mais bien plutôt l’absence totale de détermination d’y mettre fin.

    Et c’est bien là qu’est la posture d’un gouvernement PS qui n’a pas son pareil lorsqu’il est question de faire semblant d’enfoncer des portes… ouvertes de surcroît,  tout en nous précisant qu’elles étaient verrouillées à double tour.

               Certes ! L’Entreprise est une vache sacrée hindoue, et dans le secteur public, il n’y a pas de petites économies, jamais ! Voyez les médecins étrangers dans nos hôpitaux ! Des médecins payés jusqu’à 30% en dessous de leurs collègues pour un travail, des responsabilités et un nombre d’heures identiques.

    Tout le monde gratte : le privé comme le public… et toujours sur le dos des plus faibles, bien évidemment.


                A propos de la petite Najat Vallaud-Belkacem qui a les dents longues et qui maîtrise à merveille la langue de bois de ses pairs et sponsors et autres mentors… modèles indépassables de politiciens ringards au possible… à son propos donc… ainsi qu’à l’endroit de sa collègue Aurélie Filippetti (les deux gourdes du gouvernement ?)  les sarcasmes vont bon train : en effet, il est dit que l’on peut leur donner pratiquement n’importe quoi à vendre ; elles achètent tout de suite, enthousiastes et conquises, prêtes à partir en campagne ; elles n’ont alors qu’une envie : le revendre à tous !

    Dans d’autres circonstances, ce serait plutôt une qualité mais… dans le contexte d’un gouvernement PS et de ses vieux loups et sangliers, même encore jeunes... mais déjà chauves,  il ne peut s’agir que d’un cadeau empoisonné et d'une stratégie perverse.


                 A suivre donc...


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