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  • Hillary Clinton : toujours plus de chaos à venir !

     

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                    Un Donald Trump outrancier offert à la communauté internationale, sorte d'écran de fumée pour occuper les médias et nous faire oublier l'héritière de la principale puissance responsable de l'insécurité et du chaos dans le monde depuis 20 ans...

    Guerre sécuritaire chez les Républicains, guerre humanitaire aux millions de morts chez les Démocrates, Donald Trump,  Hillary Clinton... les USA ne veulent pas partager le monde ; toute relation gagnant-gagnant leur est étrangère car tous doivent se soumettre ou périr... c'est la politique de domination par le chantage au chaos menée par Washington depuis 20 ans. Et c'est la journaliste et écrivain américaine Diana Johnstone qui nous le rappelle.

     

     

              À l’occasion de la sortie de son livre "Hillary Clinton : La Reine du chaos", Diana Johnstone souhaite mettre l'Europe devant ses responsabilités car sans son soutien et sans sa soumission aux diktats étasuniens, cette politique du pire qui est celle des USA n'aurait jamais pu voir le jour ni se maintenir à un tel niveau de destruction ; une politique qui ne connaît plus aucune retenue depuis la chute du mur de Berlin et la désintégration de l'URSS.

    Rappelons que sans le soutien de Tony Blair, et alors que la France de Chirac et de Villepin s'y était opposée, jamais les USA n'aurait détruit l'Irak en 2003.

     

             Diana Johnstone place la France au centre de la responsabilité européenne car cette Américaine n'attend plus rien de son pays ; à ses yeux, aucun changement de politique internationale ne viendra de Washington et certainement pas avec Hillary Clinton à la Maison Blanche.

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                 Diana Johnstone sera-t-elle entendue ? On peut en douter. L'Europe est gouvernée par des hommes et des femmes formés aux USA ; quant à ceux qui ont séché les cours, on ne pourra que déplorer le fait qu'ils n'ont ni le caractère ni la lucidité ni le courage propres à une lecture panoramique du monde qui balaie de son intelligence préventive tous les horizons dans la nécessité de prévenir les tensions et de préserver les équilibres qui seuls garantissent un monde sécurisé et apaisé dans la pluralité des cultures et des sociétés.

     

     

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  • Mort d'un commis voyageur, VRP de chez Ricard

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             Décédé lundi 29 juin à l'âge de 88 ans, les obsèques de Charles Pasqua ont été célébrées le vendredi 3 juillet au matin à la cathédrale Saint-Louis. La cérémonie a duré une heure. Toute la famille de droite s'est réunie autour du parrain du RPR.

    Au PS, des propos d’une complaisance inouïe sont venus saluer l’ancien ministre de l’intérieur. Comme quoi, tous se reconnaissent entre eux de leur vivant comme après leur mort. Une raison de plus pour rapprocher le PS de l’UMP (républicain ou non) ; PS dont il n’y a plus rien à attendre.

     

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             A ceux qui ont une mémoire hémiplégique et aux ignorants, rappelons ceci : 

     

             - Charles Pasqua c'est le co-fondateur en 1958 du Service d’action civique (SAC)  composé d'un "ramassis de truands et de barbouzes" ; police politique de de Gaulle, initialement destinée à lutter contre l'OAS, cette police parallèle s'est très vite reconvertie dans la ratonnade des syndicalistes, des militants de gauche et d'extrême gauche... des années soixante jusqu'aux années 70.

            - Charles Pasqua c'est la Françafrique et ses réseaux : pillage du Continent africain, hégémonie des multinationales françaises, assassinats de chefs d'Etat, déstabilisation des sociétés avec l'instrumentalisation du tribalisme, humiliation, infantilisation des Africains car,  jamais, au grand jamais, l'Afrique ne doit prétendre à une quelconque autonomie de décision...

           - Charles Pasqua c'est la pratique d'une théorie chère à tous les petits "dictateurs" en herbe et à leurs larbins : "La démocratie s'arrête là où la raison d'Etat commence"...

           - Charles Pasqua ce sont "les Affaires" ; et dans les dernières années de sa vie, un va-et-vient incessant devant les tribunaux : détournements de fonds publics, rétro-commissions, financement de campagnes électorales  via le trafic d'armes...

           - Charles Pasqua, alors qu'il était ministre de l'intérieur, c'est le tandem Pasqua-Pandraud et la couverture systématique (et systémique) des bavures policières...

           - Charles Pasqua, c'est une tradition politique : celle des "grandes gueules" après (et d’après) un Le Pen,  puis un Tapie, et le dernier en date… un Sarkozy...


    Et enfin...

          - Charles Pasqua c'est un nombre incalculable de propos aussi imbéciles que démagogiques ;  le plus fameux d'entre eux : "Nous allons terroriser les terroristes !" C'est un jeune étudiant français, Malik Oussekine, âgé de 22 ans, matraqué par des policiers dans le quartier Latin lors d'une manifestation, qui en fera les frais selon l'adage bien connu : "A défaut de terroristes, on tue des étudiants, maghrébins de préférence !"

     

              Pour conclure, Charles Pasqua c'est une tradition d'ancien régime : l’inconstance, voire l’inconsistance, la frivolité d'un Régime souvent tenté de confier les intérêts politiques et diplomatiques du Royaume à une ou deux trois-quarts putains et demi-mondaines entremetteuses (la Pompadour, la Montespan, la du Barry... plus tard Marie Antoinette côté incompétence) à l'heure où le destin de la France se décidait dans les chambres à coucher : sur l’oreiller donc avant l'arrivée de Talleyrand ; avec Pasqua, c'est un VRP de chez Ricard qui aura ses entrées à Matignon et l'Elysée : Pastis et accent méridional !

    Image inversée d'un Lacombe Lucien, Pasqua commencera résistant (il aimait déjà la castagne, faut croire !) et finira quasi "truand".

    Une mauvaise farce, un conte cruel ce Pasqua... antithèse d'un Pagnol pour lequel l'éthique, la morale et la vérité devaient caractériser l'homme avec un grand H... l'homme du quotidien, héros discret d'une conduite qui se veut irréprochable autant que faire se peut.

     

               Parti de rien ou de si peu, comme tous les prétendants, sans doute Pasqua a-t-il fini par se penser incontournable car indispensable. N'hésitons pas néanmoins à affirmer que Pasqua est mort bien plus vieux que son âge ; dans les années 60, et Mai 68 le lui rappellera... pas suffisamment longtemps malheureusement, Pasqua était déjà un homme du passé tout en l'ignorant car, son présent à lui, son action politique, portait la marque aujourd'hui indélébile du passé de tous ceux qui ont un jour compris que « faire de la politique autrement » n’était pas simplement un slogan mais bel et bien une exigence ; faute de quoi, plus rien ne sera possible à terme car le dégoût général, le cynisme et le désengagement auront atteint un tel niveau que tous les corps intermédiaires s’en trouveront alors balayés pour ne laisser qu’une masse informe, seule face à un appareil d’Etat qui n’aura alors plus qu’une option : une répression de plus en plus ouverte.

     

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               A la mort de Pasqua, le NPA a titré : " Mort d'un pourri". Qu'il soit permis ici de compléter le portrait par un : "Mort d'un VRP de chez Ricard et d'une bonne à tout faire !"

    Et même si son entourage pourra toujours se consoler en pensant qu’il n’était pas le premier ; restons lucides : Pasqua ne sera pas le dernier non plus car les « bonnes à tout faire », plus connues sous le terme de "larbins", occupent aujourd’hui tous les lieux du spectacle de ce qu'il faut bien appeler le non-pouvoir.

     

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  • La France : le dernier degré de la corruption politique et économique

     

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    Prises illégales d’intérêts, blanchiment, détournement, évasion fiscale, conflits d’intérêts sans nombre, attribution de marchés publics honteusement biaisée, la Françafrique

    La France est sur le point d’atteindre le dernier degré de la corruption ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant,du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; ventes d’armes à des individus peu regardants et dont nous ne savons rien ou si peu et qui peuvent, à tout moment, se retourner contre la France ; le « Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.


                  Une telle accumulation, une telle gravité ! Arrogance et impunité selon le principe « Si je ne m’enrichis pas, vous ne serez pas moins pauvres pour autant ! », il est bien question d'une corruption à haute intensité : du jamais vu ! A titre d’exemple : près de 12 enquêtes en cours sur la seule personne de Nicolas Sarkozy, tour à tour maire de Neuilly-sur-Seine, député des Hauts-de-Seine, ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication, ministre de l'Intérieur, ministre de l'Économie et des Finances, président du conseil général des Hauts-de-Seine et l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Président de la République en 2007 ; enquêtes à propos de délits qui s’élèvent à plusieurs milliards d’euros.

    Quant à la loi de 2013 sur la corruption et la fraude fiscale, la Présidence PS et le gouvernement du même nom, ont refusé de faire sauter le verrou de Bercy : en droit français, pour pouvoir poursuivre un contribuable qui a délibérément dissimulé une partie de ses revenus ou de son patrimoine pour se soustraire à l’impôt, la justice doit obtenir le feu vert de l’administration fiscale.

                 PS – UMP : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ! »… alternativement et respectivement, à toutes fins utiles... jusqu'à se neutraliser l'un l'autre.

     


    C'était en 2012... et depuis ?


                 Anomie de la classe politique donc avec le soutien des médias dominants - en effet, leurs propriétaires (armement, industrie du luxe et la Banque) ne peuvent pas ne pas être soit impliqués soit concernés par cette corruption généralisée -, découragement, sidération, épuisement… des élus condamnés sont de retour en politique, ré-élus (on pensera aux couples Balkany, Tibéri… véritable Thénardiers de la politique)…

    Dans ce contexte, se désolidariser des élites corrompus et de leurs agissements est un impératif car, si, tout comme le sacré, la corruption est une constante anthropologique, le désir de lutter contre cette corruption l’est aussi. Mais est-ce suffisant ?

    Seule une poignée de journalistes s’y consacre, Médiapart en tête, souvent au détriment de l’avancement de leur carrière ; et si l'on croit sincèrement que quelque chose d'important est arrivé avec la démission et les aveux de Cahuzac, ministre des finances et du budget à la tête d’une campagne contre la fraude fiscale, lui-même fraudeur et reconnu comme tel, on se trompe lourdement car, une campagne en faveur d’un assainissement de la vie politique qui ne tiendrait aucunement compte de cette nouvelle donne qu'est la Mondialisation, se résumera à une posture... un peu dans l'esprit de celui qui regarde le doigt qui lui montre la lune.

    Néo-libéralisme économique, guerre contre les Etats et leurs administrations, révolution numérique, dérégulations… la financiarisation de la politique est inséparable de la financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent, à l'heure de l'informatique, ni frontière ni délai. Et jamais une presse d’investigation, minoritaire de surcroît, n'y suffira. Seul un mouvement populaire - on pourra parler aussi d’engouement soutenu si possible par quelques médias -, accompagné d'une dynamique et d'un engagement capables d’établir un rapport de force qui permette une réelle pénétration d'investigation jusqu’à forcer un Etat (et non un gouvernement) à se doter des moyens nécessaires à la poursuite impitoyable des acteurs et des filières de la corruption, fera que l’on pourra alors véritablement envisager des résultats probants pour peu qu’on y mettre des moyens... tout en gardant à l'esprit qu'un pays de l'importance de la France déterminé à lutter contre la corruption  - ce qui implique une remise en cause de sa place dans la mondialisation, dans l'U.E et en Afrique -, courra inévitablement le risque de se voir ostracisé tant sur un plan économique que diplomatique ; c'est donc un vrai choix de société que cette lutte ! Car la France n'est pas... disons... le Danemark, cité souvent en exemple en ce qui concerne la probité de sa classe politique et économique, de son administration et de son système judiciaire.


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           Mais alors, sommes-nous tous responsables comme l’affirme Antoine Peillon ?

    Il est vrai que si nous refusons de nous engager socialement et politiquement contre l’impunité qui recouvre la corruption, la République française se fera sans nous ; et celle qui se fera n’aura alors plus rien de commun avec un idéal républicain quel qu’il soit.


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  • Le retour de Nicolas Berlusconi né Sarkozy

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    "Reprenez-moi ! Reprenez-moi s'il vous plaît !"

     

     

                   Des mauvaises langues pointues et des esprits aiguisés voient dans ce retour de Nicolas Berlusconi né Sarkozy, la volonté et la tentative d'échapper aux poursuites judiciaires qui, si elles tardent encore à venir alors que le contexte n'a pourtant jamais été aussi favorable avec un PS à Matignon et à l'Elysée, menacent depuis des lustres mais sans résultat probant jusqu'à présent, cet animal politique tellement de son temps : veulerie, roublardise et vulgarité.

               Aussi, au sujet de ces poursuites qui, décidément, tardent à atteindre leur cible, force est de s'interroger : soit les dossiers sont vides, n'en déplaise à Plenel et Médiapart qui feraient bien alors de se poser quelques questions (gare au syndrome Chirac ou Le Pen ! Plus on tape sur un candidat, plus il gagne en popularité) ; soit Hollande, ses conseillers et le PS voient dans cette candidature une heureuse nouvelle pour des raisons qui, à l'heure actuelle, il faut bien l'avouer, nous échappent encore un peu...

    Mais qui sait ? avec le temps...


              Qu'à cela ne tienne, Nicolas Berlusconi né Sarkozy se présente déjà en sauveur ; on aimerait pouvoir en rire... mais...

              Si seulement c'était drôle.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Sarkozy : nécrologie 2012...

     

     

     

     

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  • Guaino... de son prénom Henri : trou noir de l'âme

     

                  Un temps économiste au Crédit lyonnais, puis chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, en mission à la direction du Trésor au ministère des Finances, adjoint au secrétaire général du Club de Paris, conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006...

    Pendant la campagne de l'élection présidentielle de 1988, il sera chargé de réécrire les interviews de Jacques Chirac.

    Plus tard, toujours au côté du même homme, on lui devra la lutte contre la fracture sociale.

    Durant la campagne de la présidentielle de 2007, il sera le rédacteur des principaux discours de campagne de Nicolas Sarkozy avec (souvenez-vous !) les évocations de Hugo, Jaurès, Blum et Guy Môquet (Non ! On ne ricane pas svp !).

    Bientôt, on lui devra aussi, entre autres thèmes, la « liquidation de Mai 68 » et la fin des repentances.

    Après la victoire de son employeur en 2007, il sera nommé par ce même employeur conseiller spécial, et là, toujours commis aux écritures, en 2008, au plus fort d'une crise financière qui n'a toujours pas fini de nous en faire voir, il nous gratifiera d'un nouveau discours, discours dit de Toulon, prononcé (d'aucuns diront... énoncé) par un Sarkozy au sommet (1): « L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle... (...) L'économie de marché, c'est un marché régulé, le marché mis au service du développement, au service de la société, au service de tous. Ce n'est pas la loi de la jungle, ce n'est pas des profits exorbitants pour quelques uns et des sacrifices pour tous les autres (...) La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme, le refonder sur une éthique, celle de l'effort et celle du travail... Il nous faut trouver un nouvel équilibre entre l'État et le marché... L'autorégulation pour régler tous les problèmes, c'est fini. Le laisser-faire, c'est fini. Le marché tout-puissant qui a toujours raison, c'est fini..."

    Quand on sait que depuis ce discours, ce même Sarkozy n'a eu de cesse de s'agenouiller devant les banques, les marchés et autres agences de notation, sans contrepartie aucune, et sans l'espoir aussi mince soit-il de reprendre un jour d'une main ferme les rênes de la décision politique, celle d'un Etat à la tête d'une nation encore capable, en grande partie, de décider de son destin même au sein d'une entité supranationale...

     

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                  Elevé au biberon d'un gaullisme sans partage - « on ne brade pas la souveraineté d'un pays en échange de la promesse d'un gain de prospérité et de pouvoir plus qu'hypothétique » -, sans oublier l'incontournable : « On fait ce que l'on dit ou bien on ferme sa gueule ! »

    C'est lui... c'est Guaino, de son prénom Henri !

    Mais qui aujourd'hui se souvient encore que cet Henri Guaino a voté non au traité de Maastricht et au traité établissant une Constitution pour l'Europe ?

    Ni don Quichotte, ni Prince Mychkine - il ne saurait avoir comme excuse une bonté qui confinerait à la naïveté, jusqu'à l'idiotie car, quand on a été comme lui très tôt dans la banque, on perd vite ses illusions de jeunesse et l'on gagne tout aussi rapidement à comprendre que seules les fins justifient les moyens...

    Qui est donc ce Gaulliste qui s'évertue à rédiger pour le compte d'un Président à genoux devant tout ce qui ressemble de près ou de loin à une puissance d'argent ou à une campagne militaire, des discours emprunts d'indépendance, de justice pour tous dans le cadre d'une action politique qui se voudrait digne d'une Nation maître de son destin ?

    Diable ! Qui est ce Guaino qui n'a de cesse d'alimenter en bavardage le fossoyeur même de tout ce qui fait Guaino, recul après recul, mensonge, esbroufe, tromperie, manipulation...

    Un Guaino à la solde d'un Berlusconi à la française... « En politique tout est permis ; tout et son contraire ! » dont les discours ne sont jamais suivis d'une politique aux effets en lien direct avec ce qui a pu être énoncé (syndrome d'Obama !), tribune après tribune, interventions télévisées, interviews...

    Discours dont toutes les options et axes contredisent, dans l'action au quotidien, le fond et les intentions, et la forme aussi, pour une jactance à la longue aussi indécente que perverse...

    Un Guaino au service d'un Sarkozy promu au rang de Maître baratineur (terme utilisé par l'historien et démographe Emmanuel Todd -voilà les chercheurs du CNRS contraints d'avoir recours à un vocabulaire de rue pour nous parler d'un Président de palais élyséen) en Méphistophélès de cirque certes ! mais diable d'homme quand même ! pour un Guaino en Faust d'opérette condamné à remettre cent fois l'ouvrage sur le métier, et les couverts aussi, discours après discours, d'une plume fiévreuse... selon le principe : « Je sers donc je suis ! »

    Après les larbins de la politique... voici venir un nouveau larbinisme : le SER-vage car... après Minc, Attali et tant d'autres... quiconque cesse de servir, meurt, c'est à croire !

     

    ***

     

                   Mais au fait... qui trompe qui dans cette affaire ? Guaino trompant Sarkozy ou bien, Sarkozy Guaino et tous ceux qui restent dupes d'une parole qui semble n'engager que ceux qui l'écoutent, et certainement pas celui qui est chargé de la transmettre, et en dernier lieu, celui qui en est l'auteur ?

    Car enfin... comment ce Guaino gère-t-il au quotidien, cet abîme qui sépare les actes de son employeur des discours de sa plume ? Abîme creusé par un loufiat de la politique passeurs de plats des puissances de l'argent et des Etats dominateurs ?

    Mais alors...

    Et si tous ces conseillers auprès de ceux qui occupent les plus hautes fonctions se vivaient Président par procuration ? En retrait, dans l'ombre d'une jouissance toute secrète... interdite presque, honteuse, le temps d'un discours sur une estrade face à un public déjà conquis, et qui bientôt se lèvera comme un seul homme, comme une seule femme, en liesse, hurlant, extasiés par celui qui s'avèrerait alors n'être qu'un simple porte-voix ventriloque de tous les Guaino conseillers du Prince.

    Orgueil à son paroxysme et prétention suprême ? Auto-illusion pitoyable ?

    Pour un peu, on en viendrait à regretter les Bartleby de la politique, tous ceux qui s'abstiennent comme d'autres se retiennent, et qui... entre deux « je préférerais plutôt pas » - véritable sésame de tous les objecteurs de conscience politique, morale et éthique, face à ceux qui toujours tranchent et se jettent à l'eau -, ne sont pas dupes : un doigt ? Et c'est la main. Une main ? Et c'est déjà le bras ! Un pied ? Et c'est l'être tout entier qui sombre dans les rouages d'un système pour lequel... vraiment, c'est pas la peine, un système qui n'a ni queue ni tête dans le meilleur des cas, criminel et liberticide dans le pire...

    Système entretenu par des conseillers insoucieux du fait suivant : à force de tremper ses mains dans le pipi... on finit Monsieur Toilettes ; et à faire l'âne pour avoir de l'avoine (notoriété, considération)... c'est bourricot que l'on devient, condamné à porter pour les autres, le poids de leur supercherie et de la manipulation des attentes de pauvres bougres qui en espéraient tant, mensonges éhontés sans nombre d'une présidence à l'autre, avec des Guaino passés maîtres dans l'art de l'auto-duperie.

    Aussi, finira-t-on sans doute un jour, par y lire, sur leur visage (2), dans leur regard à tous, et jusque dans les traits tirés de la servitude et de l'abaissement, tel un suicide ontologique, ce trou noir (3) de l'âme qu'est la négation d'une réalité pourtant criante de vérité, là, sous leur nez :

    Ni pygmalions ni conseillers mais bien plutôt et plus simplement, larbins et complices d'une vaste entreprise de fumisterie qui n'a pas fini de creuser le lit d'un dégoût du corps électoral pour la politique et son personnel ; amertume et ressentiment jusqu'à souhaiter un jour mettre fin à un régime dit démocratique putain d'une république qui aurait alors pour seul modèle : la soumission à l'argent, la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes...

    Discours après discours, qu'il soit ici permis de rappeler à Monsieur Henri Guaino qu'il n'est pas le dernier à contribuer à l'avènement d'un tel dégoût et à la mise en oeuvre d'un tel modèle.

     

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    1 - Sarkozy au sommet dans l'art de baratiner et de pipeauter les foules comme personne avant lui.

    2 - Contractions musculaires et involontaires des muscles, soubresauts incessants de la joue, des paupières... et autres tics dits nerveux.

    3 - En astrophysique, un trou noir est un corps dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper, et dans le cas qui nous occupe, celui de Guaino, on remplacera matière par... scrupules, remords, états d'âme...

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