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  • Penser le monde aujourd'hui avec Peter Dale Scott et l'Etat profond

     

                    Parapolitique, gouvernements de l'ombre... s'il n’y a de science  que du caché…  (Gaston Bachelard), de même n'y a--t-il de politique que du dissimulé.

    Docteur en sciences politiques et ancien diplomate canadien, Peter Dale SCOTT est  l'auteur de nombreux ouvrages qui analysent la politique étrangère américaine, les narcotrafics et les opérations secrètes. Ces recherches et écrits mettent en lumière le concept de ce qu'il définit comme le « supramonde » ou l’État profond dissimulé au sein de l'État Public.

    Porte-parole du mouvement anti-guerre contre le conflit US au Vietnam, et plus récemment contre les guerres en Irak et en Afghanistan, il cofonda le programme d'études « Paix et Conflit » de la prestigieuse Université de Berkeley, où il enseigna la littérature anglaise durant près de 30 ans.

    Il est à la parapolitique des Etats ce que Noam Chomsky est à l'analyse des médias.

     

     

     

                   Interview de Peter Dale Scott à propos de son ouvrage La Route vers le Nouveau Désordre Mondial

     

                  "Cet ouvrage est une étude ambitieuse, qui décrit avec précision la façon dont, depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en œuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale.

    Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer. Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont contribué à engendrer une plus grande insécurité mondiale, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001.

    L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

    À partir d’exemples précis, (la « Surprise » et la « Contre-surprise » d’octobre, l’Irangate, la guerre froide en Afghanistan, la géopolitique du pétrole et de l’accès à l’Énergie, …) il illustre comment ces décisions « para-politiques » furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile. L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit que les principaux services de renseignement des États-Unis ont collaboré pendant longtemps avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidé à créer et soutenus, dont la fameuse organisation « nébuleuse » al-Qaïda. Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale SCOTT explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du programme ultra-secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours…

    D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être."


    Traduit de l'anglais par Maxime CHAIX et Anthony SPAGGIARI

     

    ***

     

                   « l’État profond » est un pouvoir qui ne provient pas de la Constitution, mais de sources extérieures et supérieures à celle-ci, et qui est plus puissant que l’État public. Il s’agit d’un système informel et complexe. l’État profond c’est le fil rouge qui se déploie sur les trois dernières décennies et qui explique comment nous avons connu la dérégulation, la financiarisation de l’économie, la faillite de Wall Street, l’érosion des libertés civiles et la guerre sans fin.  « L’état profond » est un niveau de gouvernement ou de super contrôle difficilement perceptible qui se maintient quel que soit le résultat des élections et qui est susceptible de contrecarrer les mouvements sociaux ou les changements radicaux.»

     

                  "Dites-moi de qui et de quoi il ne faut surtout pas parler et je vous dirai qui vous emploie et qui il faut craindre"

             On ne manquera pas de noter que tous les acteurs de la dénonciation de la désinformation, des opérations clandestines ou sous " faux drapeau" et autres violations de l'Etat de droit et des constitutions des Etats, indisposent au plus au point toujours les mêmes ;  les corporations, individus ou groupes d'individus et d'intérêts suivants :

                 - Les journalistes des médias dominants et leurs rédacteurs en chef ; en effet, ils ne peuvent pas se permettre de telles investigations menant à de telles conclusions sans mettre en danger leur carrière professionnelle puisque cela n'aura échappé à personne : leurs employeurs-propriétaires (banque, armement et industrie du luxe) sont le plus souvent à la fois concernés et impliqués dans les agissements mis en cause, directement ou bien indirectement, ou bien à travers leurs clients - les marchés qui sont les leurs  : les gouvernements, les multinationales et l'oligarchie milliardaire.

    Ces médias ont alors recours à la calomnie : l'accusation de "complotiste paranoïaque" sera la plus courante ; elle est destinée à disqualifier tous ceux qui souhaitent nous alerter à propos des agissements de la face cachée des Etats.

                - Les alliés sous-traitants des Etats incriminés car, rares sont les Etats directement mis en cause qui se chargent ouvertement de contrer leurs accusateurs ; à titre d'exemple : c'est la France sous un gouvernement UMP ou PS et des lobbys communautaires qui prendront  ouvertement en charge cette contre-attaque  (souvenons-nous des discours de Sarkozy, et plus récemment, de Valls, de la LICRA ou du CRIF) à l'endroit de tous ceux qui remettent en cause la politique des USA, de l'Otan et d'Israël.

                        Et par extension...

                - Les universitaires et autres employés de l'Etat.

                - Ceux qui souffrent de ce qu'il est convenu d'appeler "le syndrome du larbin" : faibles au quotidien, formant le groupe le plus nombreux des quidams sans conscience politique ou citoyenne, impuissants, ils ne respectent que la force qui viendra  pourtant demain les anéantir après avoir fait d'eux, jour après jour, des esclaves consentants ; et nul ne sait vraiment au prix de quelles humiliations s'est forgé en eux cet état d'esprit qui toujours nie la réalité des rapports de force, et leur statut de dominés... heureux de l'être, faute de courage.

               - La bourgeoisie des centres villes : pro-mondialisation, pétée de tunes, seuls le déni de la réalité et la réfutation de faits incontestables peuvent les sauver d'une culpabilité inexpiable car ils sont bien les derniers à ignorer que leur confort matériel repose à la fois sur la désinformation et la tyrannie du profit et de l'exploitation ; mode d'organisation de l'existence à l'origine duquel on trouvera les Etats les plus puissants militairement,  économiquement et culturellement : les USA en tête.

                            Et enfin...

     

              - Ceux qui n'ont que pour seule identité que leur appartenance communautaire ou nationale, adeptes de l'expression : "My country, my community... right or wrong !" Très influents, ils pratiquent un chauvinisme et/ou une solidarité communautaire à toute épreuve, même et surtout à l'épreuve de la vérité des faits ; chauvinisme et solidarité proches du niveau zéro de la pensée ; attitude redoutable sans laquelle aucun système corrompu ne peut survivre ; d'où la responsabilité majeure de tous ces individus dans l'asservissement de notre monde à la raison du plus fort porteur de tous les vices : voracité, avarice et domination.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Entretien avec Maxime Chaix, traducteur de Peter Dale Scott

     

     

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  • Hollande à Cuba : le courage des lâches

     

               Une visite expresse d'une journée

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                    La visite de Hollande à Cuba fait toutes les unes. Les médias, les éditorialistes sont unanimes pour qualifier cette escale d'"historique" : "Hollande dans les pas d'Obama pour renouer avec Cuba avant la levée de l'embargo américain". Ou bien encore : "Cette visite est à mettre à l'actif du quinquennat de François Hollande"

    On reconnaît la bêtise crasse de ces commentaires pas seulement à la signature de leurs auteurs mais au fait que toutes les conditions sont réunies pour que cette visite de Hollande n’indispose personne, et en premier lieu, les USA.  

     

    ***

     

               Hollande à Cuba, France Inter lui emboite le pas ce lundi... après les chaînes américaines car, pour que François Hollande ose le voyage de La Havane...


    Il aura fallu l'annonce du dégel des relations USA/Cuba à l'initiative des Américains…

    Il aura fallu qu’Obama rouvre le dialogue avec Raul Castro, l'actuel dirigeant depuis 2006, frère de Fidel Castro.

    Il aura fallu qu'Obama accepte de retirer Cuba de la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme...

    Il aura fallu une poignée de main entre Raul Castro et Obama...

    Il aura fallu que Barack Obama demande au Congrès de travailler à la levée de l'embargo décrété en 1962 après l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro sur l'île...

     

                 Hollande à Cuba ? Il aura fallu que les USA donnent son feu-vert car une fois encore, force est de constater que la politique étrangère française se décide à Washington.


                Toutes les conditions étaient bel et bien réunies pour qu'un chef d'Etat de la trempe d'un Hollande puisse aller faire le beau sur l'île de Cuba, à moindre frais, sans coup férir ni à redouter des USA dont la diplomatie française depuis Sarkozy ne sait plus comment satisfaire les desiderata,  la langue pendue, bien dans la raie, la bouche grande ouverte aussi... ouverte d'admiration  ; il paraît même qu'elle avale, cette truie !


    ***


                      Hollande sera donc le premier p(P)résident français et le premier "chef d'Etat" européen à visiter Cuba depuis son indépendance, et si la levée de l’embargo a toujours été la position de la France, la France l'a toujours respecté et l'U.E aussi. Cette visite lui va donc comme un gant à ce Hollande : c'est la visite du courage des lâches ! Lâcheté que l'on retrouve à toutes les étapes de son mandat présidentiel depuis trois ans.

    Car enfin …

    Mille fois la France aurait dû violer cet embargo illégal.

    Mille fois, nos Présidents auraient dû se rendre à Cuba !

    Mille fois, la France aurait dû recevoir ses dirigeants !

    Mille fois la France aurait dû user de son influence en Europe pour rallier auprès d’elle des pays bien décidés à passer outre un embargo aussi illégal qu'injuste et cruel. Cruauté et illégalité qui n’ont pas cessé d'inspirer la politique des USA, du Vietnam à aujourd’hui, à la hauteur de plusieurs millions de morts depuis les années 2000 en particulier.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

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  • Homeland... quand la CIA fait son cinéma

     

                 Homeland, une série télévisée américaine créée par Howard Gordon et Alex Gansa en 2011, attaque sa 4e saison. Bien que cette série, y compris ses derniers épisodes, soient téléchargeables sur Internet sans difficulté (en VF et en VOST), c’est Canal+ qui a l'exclusivité de sa diffusion.

     

                  Mais alors… qu’est-ce que c’est que cette série Homeland ? Que peut-on écrire à propos de cet objet si facile à identifier !

    La question mérite d’être posée.

     

                  Homeland, c’est d’abord et avant tout, une histoire américaine d’agents américains de la CIA qui, du Pakistan à l’Afghanistan en passant par l’Irak, passent le plus clair de leur temps à jouer aux gendarmes et aux voleurs, flingue d’une main (ou aux commandes d’un drone), et l'Ancien testament de l’autre ; en effet, une seule loi dicte leur conduite : la loi du talion.

    La spécificité de Homeland en tant que « chroniques d’une cour d’école de niveau primaire à l'heure de la récré», est la suivante : tout ce beau petit monde agents de la CIA joue le plus souvent seul ; par conséquent, ils sont à la fois les gendarmes et les voleurs, policiers et voyous, sauvages et barbares.

     

               Sans projet, ni stratégie (comment du reste pourraient-ils en avoir !), et bien que les cibles à abattre par ces pompiers-pyromanes professionnels - cibles qualifiées d’enfoirés et de salopards ou d’encul.., c’est au choix, à longueur d’épisodes -  soient remplacées dans l’heure qui suit leur exécution punitive, avec Homeland, c’est l’Amérique qui rend une justice quasi divine… transcendantale, assurément ! Pour preuve : cette justice vient d’en haut, toujours ! Du haut d’un drone ou d’un F16 !

    Malhonnête sur le fond, hystérique dans la forme, Homeland serait une série « commandée et financée » par la CIA, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement pour nous expliquer à quel point nous devons tous notre sécurité (entre deux attentats bien sentis quand même, et quelques otages exécutés !), nous les Occidentaux et les autres aussi, les quelques sept milliards d’être humains que compte notre planète, à cette Agence car Homeland est un véritable hymne à la CIA, à son personnel, leur sacrifice et leur engagement sans faille.

    Oui la CIA, cette Agence qui depuis les années 50 a violé toutes les lois internationales qu’il est possible de violer ainsi que toutes les constitutions et toutes les règles les plus élémentaires de la démocratie… comme respecter le résultat des élections dans un pays tiers ; responsable aussi cette agence d’un nombre incalculable d’atteintes aux droits de l’homme - assassinats, torture d’opposants - et autres crimes de guerre.

     

                 Al-Qaïda, Talibans, services secrets pakistanais... tout le monde est là : il ne manque personne ! Homeland est un thriller d'un nouveau genre - genre "géo-politique" -, qui vous explique le plus sérieusement du monde, avec des acteurs bien décidés à vous en convaincre, que les USA sont allées en Afghanistan pour sauver la veuve et l’orphelin ; défendre le droit des petites filles d’aller à l’école et plus globalement et généralement, dans le but de venir en aide à une population (qui n’avait pourtant rien demandé) dirigée à coup de fouet d’un bras ferme et d’une main qui jamais ne tremble : le fouet de la Charia.

    Homeland vous invitera avec insistance (des fois que …) à comprendre ceci : la sécurité des USA repose sur ses capacités à assassiner ici et là, des opposants férocement hostiles à l’occupation de leur pays, et plus encore lorsque les occupants sont des occidentaux.

    Quant aux acteurs qui sévissent dans Homeland, et deux d’entre eux en particulier, deux farfadets sortis tout droit d’un lavage de cerveau dans un centre de formation de la CIA :

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               Mandy Patinkin alias Saul Berenson (à gauche) : transfuge de la série « Esprits criminels », Berenson c’est la main qui tue et qui ferme les yeux de celui qu’elle vient de tuer, et qui, avec un regard de chien battu sorti de sa niche pour prendre un peu l’air, prépare déjà son prochain forfait…

              Claire Danes alias Carrie Mathison (seconde à partir de la gauche) : bi-polaire, langage châtié, ne doutant de rien, jamais ! Il lui arrive de tomber amoureuse même si elle offre volontiers son cul pourvu que la cause en vaille la peine, hésitant toutefois à noyer son chérubin âgé de quelques mois dans une baignoire au moment du bain…

    Face à ces deux protagonistes piliers sans lesquels tout l’édifice de la CIA s’effondrerait à en juger par ce qui leur est demandé comme implication et ce que ces deux acteurs acceptent de nous donner à voir et à entendre, force est de conclure ceci : seuls les acteurs américains sont capables d’un tel investissement, d’une telle empathie avec un sujet qui impliquerait ce que tous croient relever sérieusement de la sécurité des Etats-Unis d’Amérique (The United States of America – il faudrait pouvoir l’écrire avec l’accent américain !) 

    Voyez Clint Eastwood, Morton Friedman, Mel Gibson, Denzel Washington ! Et puis Harrison Ford, sans doute le pire de tous quand il s'agit de porter le monde sur ses épaules alors que ce monde ne lui avait rien demandé. Car, plus patriotique qu’un acteur américain, vous ne trouverez pas ! Et quand on sait qu’il n’y a pas de sécurité possible aujourd’hui pour les « salauds d’Etat » au nom de la raison du même nom, qui a dit qu’après les journalistes, les plus c… et les plus veules sont les acteurs de cinéma et de télé, américains de préférence (1)?

     

               Dans Homeland, chaque action meurtrière (assassinats, enlèvements, manipulations) de nos héros agents de la CIA que la morale et une tête bien faite reprouveraient sans hésiter, est contrebalancée par un acte commis par « le camp d’en face » jugé très certainement plus répréhensible encore par un téléspectateur moyen, très moyen, quidam de l’audiovisuel. Chaque acte « hors la loi » trouve, côté CIA,  sa justification dans l’argument du moindre mal ou encore « d’un mal pour un bien » (2). C’est à la fois le procédé utilisé par tous les criminels acculés car démasqués (dans la vraie vie : souvenons-nous des arguments d’un Papon ou d’un général Aussaresses, combattant de la guerre d’Algérie… et d’autres encore), et c’est aussi (dans les fictions) un procédé perfide qui permet de s’acheter une bonne conscience et de l’afficher auprès d’un public constitué de pauvres bougres (3) qui n’ont pas idée, européens de préférence, si on oublie le premier public de cette série : une audience américaine.

     

                 Si le triomphe public et critique "at home" de Homeland (cinq Emmy awards, 2 Golden globes) ne surprendra personne, en revanche, ici en France, l'enthousiasme (même relatif) qui accompagne la diffusion de la série sur Canal+ et sa rediffusion sur la TNT, montre le niveau d’ignorance auquel l’immense majorité des clients des chaînes privées (et publiques) est parvenue ; désinformée, dépolitisée, dé-conscientisée, cette population en revanche people-isée comme jamais, incarne toutes les raisons au monde de désespérer de l’avènement d’une quelconque prise de conscience à la fois humaniste et politique - géo-politique, devrions-nous dire ! - qui verrait les responsables des politiques de l’Otan sous commandement américain des 20 dernières années dans cette région (bientôt l’Europe avec l’Ukraine ?) traînées devant une cour pénale internationale pour crime de guerre, voire… crime contre l’humanité.

     

                    Homeland peut s’apprécier à l’aune de deux ou trois critères ; ou pour le dire autrement : « Dites-moi qui vous êtes et je vous dirai quelle idée vous vous faites de Homeland ! ».

    Quel est votre niveau de conscience ? Etes-vous informé ? Beaucoup, un peu ou pas du tout ? Etes-vous capable d’établir un lien de cause à effet ? Avez-vous une bonne mémoire ?

    Selon les réponses, pour un Américain, un sioniste, un Juif, un Israélien et/ou un imbécile, c’est à l’ombre de la bannière étoilée ou du drapeau israélien planté au beau milieu de son salon, qu’il regardera, exalté, cette série Homeland aux cris de « Israël vaincra ! » et  « God bless America ! », un pack de bière à ses pieds.

    En revanche, un Musulman, un Arabe, un téléspectateur affectivement et culturellement proche d'une région qui s’étend disons de la Libye à l’Afghanistan… prendra très vite la décision de jeter son téléviseur par la fenêtre aux cris vengeurs de : « Bande d’encul.., allez donc tous vous faire foutre ! » avant de lancer à la cantonade : « Allahou akbar ! »

    Et les autres, ni Arabe, ni Juif, ni Musulman, ni Américain, ni rien, c’est-à-dire tout, entre deux éclats de rire et une grimace, n'hésiteront pas à adresser un doigt d’honneur ou une quenelle à cette série, et ce dès les premiers épisodes, avant d’aller se ressourcer auprès d’un Kubrick ou d’un Coppola ; deux réalisateurs qui ont toujours su que le patriotisme d’Etat est le refuge des crapules, et plus encore, lorsque ce patriotisme vit et prospère sur le dos de la justice et du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

     

    ***

     

                    Un détail, un dernier. Oh, trois fois rien !

                    Homeland est inspirée d’une série… israélienne : Hatufim (en hébreu : « Enlevés »), créée par Gideon Raff et qui a fait, dit-on, couler dans les chaumières d'Israël (colonies incluses) des larmes abondantes et chaudes comme ces eaux thermales au pied des volcans.

                    Décidément, on ne se refait pas. Jamais !

     

     

    1 - La série nous accordera toutefois un ou deux moments d’émotion purs, profonds, aux ressorts indiscutables, lorsque, par exemple, le personnage de Carrie, sous LSD, croit reconnaître hallucinée, Brody, l’être aimé décédé, auprès d’un gradé pakistanais ; un vrai moment d’émotion où la raison des sentiments triomphe, authentique, propre, dissociée même de ce à quoi cette série exige que nous adhérions ; une émotion dont les producteurs de cette série n’auront jamais besoin d’avoir honte car pour le reste...

     

    2 - Le bien ? Oui, le bien ! Comme continuer de décider qui vivra, où, comment et dans quelles conditions : sous une tonne de bombes ou bien les pieds en éventail au bord d’une piscine.

     

    3 - Génération Canal+ : haussement d’épaule, dérision et déculturation. L’ignorance ce n’est pas le retour de la barbarie mais bien plutôt le retour insidieux d’une bêtise insondable ; c’est Sacha Guitry parodié par Jamel Troisbouzze : et là, on touche le fond du fond… tout au fond.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Coalition Obama pour l'Irak : les pompiers-pyromanes.

     

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  • Le Grand Faucheur

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    3144fe51.jpget la Grande Faucheuse

     

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    Vous qui avez le malheur de croiser ma route, abandonnez là toute espérance !

    (...et faites votre dernière prière !)

     
     
     
    ***
     
     

               Sous le grand boucher de la Realpolitik.... tous tombèrent : hommes, femmes, enfants, vieillards... au Vietnam, au Cambodge, en Amérique du Sud, en Afrique... sous des tonnes de bombes, exécutions sommaires, pendaisons, tortures, corps jetés à la mer par avions ou hélicoptères... prétendument au nom d'un anti-totalitarisme curatifs et préventifs - c'était selon... l'humeur -, même si après le passage du Grand Faucheur,  la démocratie ne s'est jamais aussi mal portée (on n'en dira jamais autant, il est vrai, des multinationales et de leurs succursales dans les pays concernés).

     


    Henry Kissinger malmené par des manifestants au Congrès américain

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    Devoir de mémoire

     

                   Diable ! Mais qui a dit que l'Histoire ne respecte et ne fait la part belle qu'aux  vainqueurs et aux salauds ? Car pour eux ce sera... honneurs et longévité.

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  • Des nouvelles du 11-Septembre...

     
     
     
     
                13 ans après les faits, les proches des victimes du 11-Septembre 2001, des ingénieurs, des architectes, des députés, des associations ne renoncent pas : tous continuent de demander la vérité sur la destruction des 3 tours du World Trade Center.
     
    Aujourd'hui, le Canada.
     
     
     
     
               Conférence de presse à Ottawa le 10 décembre 2014, retransmise sur la chaine nationale canadienne Global TV  suite à la pétition présentée au parlement canadien par la députée du parti Vert, Elizabeth May, appelant à un nouvel examen du Rapport de la Commission sur le 11-Septembre : un examen objectif et indépendant, tout en gardant à l'esprit que la version officielle est la version la moins crédible sur un plan technique, scientifique, criminel et "politique".
     
     
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    Pour prolonger, cliquez : 11 Septembre - 11e édition

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  • Des nouvelles du 11 Septembre : quand l'ironie et le talent s'en mêlent

     

                                 Le 11  Septembre expliqué à ceux qui doutent encore


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    Pour prolonger cliquez : 11Septembre - 11e édition

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  • Jusqu'où Hollande va-t-il descendre ?

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                  Kidnappé par l'Empire... Evo Morales, président bolivien ?



                    Le président bolivien Evo Morales a finalement atterri à l'aéroport d'El Alto, près de La Paz, après une escale forcée de 16 heures à Vienne.

     

    Le refus de quatre pays européens - France, Portugal, Espagne et Italie -, d'ouvrir leur espace aérien faisait suite à une rumeur faisant état de la présence à bord de l'avion présidentiel, qui rentrait de Moscou, de l'informaticien américain Edward Snowden, recherché par les Etats-Unis pour espionnage - ce dernier aurait adressé une demande d'asile politique à la Bolivie.


    En représailles, le Parlement bolivien va demander l'expulsion des ambassadeurs des quatre pays concernés par ce refus.


     

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                       Il ploie, il s'affaisse jour après jour... fort avec les faibles : Iran, Mali, Bolivie, les salariés et l'électorat... renoncement après renoncement... 


    Faible avec les forts : les USA, la Banque, la Commission européenne - pour ne rien dire des députés de son propre parti !


                Jusqu'où ce mal-président va-t-il descendre ? Jusqu'où fera-t-il descendre la France ? Lui fera-t-il mordre la poussière dans la lâcheté et le déshonneur ?

     

     

    Mais alors...

     

    Qu'il parte !

    coup de pied aux fesses 2.JPG

     

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    Pour prolonger... cliquez Porter la crise au coeur du PS

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  • Edward Snowden demande l'asile à l'Equateur

     

    Véritable héros...

     

            Que tous les asiles lui soient accordés !

     

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                 Edward Snowden, un employé de 29 ans d'un sous-traitant américain de la défense, est la source qui a révélé au "Guardian" des informations confidentielles sur les programmes de surveillance des communications menés par les Etats-Unis.

    Paix et liberté aux hommes de courage !

     


    Snowden : "Même si vous ne faites rien de mal... par lemondefr

     


                 Dans une interview vidéo accordée au quotidien britannique, Snowden explique le fonctionnement du système de surveillance ainsi que les raisons qui l'ont poussé à le rendre public. 

     

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    Pour prolonger : cliquez Derive techno-totalitaire

     

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