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clavel

  • Censure et censeurs… maîtres et serviteurs

     

          Quelques pistes de réflexion et de questionnement...
     
     
    (1)
     
                 Qui se souvient des censeurs ?
     
                 Personne.
     
                 Car, in fine, le censeur est toujours méprisé non seulement par ceux qu'il censure mais aussi, et surtout, par celui qui paie son salaire.
     
    A ce sujet, on ne manquera pas de remarquer ceci : les salaires les plus bas, appelons-les "salaires du mépris", c'est bien dans la police qu'on les trouve, chez les matons et chez les vigiles des supermarchés - ces derniers appartenant souvent aux minorités visibles ; autre marque de mépris de la société qui confie ce travail à ceux qu'elle respecte le moins -, car, dans les faits, c'est un travail que personne ne souhaite rémunérer et valoriser : ni l'Etat ni le secteur marchand ; et plus le mépris grandira à leur encontre, plus la technique viendra remplacer à moindre coût tout ce petit monde du contrôle et de la répression.
     
    Les techniciens de surface partagent aussi leur sort ; eux, ils nettoient la merde : celle des autres. La merde dérange toujours !Il est vrai qu'avec la merde, ce sont l'argent et le pouvoir qui sont visés (2).
     
    Si l'esclave ou l'exploité finit toujours par mordre le poing qui pèse sur sa nuque, le maître finit toujours par mépriser sa police ou son service d'ordre (Fouché/Talleyrand). Ce mépris à leur égard à tous, et ici, pour ce qui nous occupe... le mépris à l'endroit du censeur, vient du fait suivant : dans son "travail", on ne trouve aucune valeur ajoutée puisque le censeur n'a de cesse de retrancher ; sa contribution est purement négative et soustractive.
     

                   La censure, la vraie, ne cherche qu'une chose et n'a qu'un seul but : faire taire celui qui s'apprête à dire ce qui pourrait bel et bien être une vérité (vérité d'opinion ainsi qu'une vérité relative à des faits avérés...) ; lui et ceux qui seraient tentés de l'imiter ; vérité jugée inaudible par celui pour lequel le censeur travaille : groupes d'intérêts que ce même employeur a lui aussi toutes les raisons de craindre. En ce qui concerne la presse et les médias (dans ce secteur on trouvera aussi des "salaires du mépris"), à chaque fois qu'il est question de censure - et il n'est question que de cela finalement, les médias brillant par tous les feux de ce qu'ils ne disent pas -, il s'agit le plus souvent de chantage sur les emplois et les carrières car la censure est dissuasive, toujours ! Elle isole le censuré et met à mal toute idée de solidarité (3).
     

                 Privé d'humour et d'ironie, le censeur ne fonctionne qu'au premier degré tel une trancheuse à charcuterie : pas de quartier ! Une tranche ou rien !
     
    Quant à l'épaisseur de cette tranche...
     
    Après la machine à jambon, voici la matraque du censeur-CRS qui s'abat sur ce manifestant... chercheur au CNRS qui a eu la mauvaise idée de mettre son nez dehors et de donner de la voix.
     
    La censure du censeur c’est aussi l'exercice du pouvoir par procuration car le censeur a tout intégré de celui qui l’emploie jusqu'à ne faire plus qu'un avec lui ; il a tout intériorisé de son employeur ; en premier lieu, toutes ses craintes, toutes ses angoisses, toutes ses peurs et autres sueurs froides, tous ses partis pris,  toutes ses haines car, celui qui l'emploie, soyez en sûrs, est un craintif de premier ordre pour son petit commerce... faisant commerce de tout ; plus surprenant encore, il se pourrait bien qu'il soit lui-même au service d'un plus angoissé que lui ; et en ce qui concerne celui-ci, il s'agira plus précisément de terreur...  terreur à l'idée que le masque de ce nouvel acteur ne tombe entre de mauvaises mains - comprenez... des mains vertueuses, éprises de justice, de liberté et de la vérité têtue des faits -,  car il y a fort à parier que le porteur de ce masque ait pour seule loi d'airain : la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes.
     
     
                      Une consolation néanmoins : aujourd'hui, seuls ceux qui existent et qui comptent sont censurés. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter les médias dominants : plus aucune voix dissidente autorisée (à l'exception de Mélenchon et de la fille de Le Pen) qui n'ait pas été au préalable validée par la caste politico-économico-médiatique qui décide de tout ce qui sera dit, par qui et comment.
     
     
     

    1 - Contrairement à Maurice Clavel, on ne se retire pas du monde… on reste, on dénonce, le crachat en dernier recours une fois notre plume sèche. On notera la présence d'un Duhamel tout jeune et déjà à l'oeuvre (avec Elkabbach sans doute en congé ce soir-là) en garde-chiourme de la censure et de toutes les interdictions de penser autrement. 40 ans plus tard, omniprésent dans les médias, l'homme n'a pas bougé d'un iota.
     

    2 - C'est comme ça,  on n'y peut rien ! Est-ce sans doute parce que tous les pouvoirs et toutes les fortunes reposent sur un tas de fumier ? Et du fumier à la merde... ou bien plutôt (respectons la chronologie !) ...de la merde au fumier...


    3 - Il suffit de penser à toutes les actions menées contre Dieudonné, et l'indifférence de ses paires qui gardent le silence, terrorisés.
     
    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
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