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  • Mélenchon and Co : le rendez-vous avec les Législatives de 2017 à ne pas manquer ?

                     Place Stalingrad à Paris, dimanche 5 juin 2016, était organisé à Paris un défilé de la France insoumise qui s'est terminé par une prise de parole de Jean-Luc Mélenchon.

     

     

                   Rassemblements, meetings, campagne présidentielle...

    In fine, on jugera Mélenchon sur sa capacité à parler à tous ceux qui, à gauche, ne veulent plus du PS - élus et électeurs confondus -, ainsi qu’aux gaullistes et à l'extrême gauche, en passant par les Verts, les dissidents du PS, les communistes et le premier parti de France : les abstentionnistes des classes populaires ; en particulier, celles issues de l’immigration et de la colonisation.

     

    ______________

     

                  Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon qui aura mis trente ans à réaliser qu'il est "de gauche" et le PS "de droite" vit sa vie d'homme de gauche, tentant d'animer le débat... ou bien plutôt, s'animant ici et là...

    Mais au fait : que sait, qu'a compris Jean-Luc Mélenchon des classes populaires, de tous ceux et celles qui votent FN, de ceux et celles qui ne votent plus ? Que sait-il des "quartiers" ?

    Député européen, force est de constater qu'aujourd'hui Mélenchon se situe le plus loin qui soit de ceux sans lesquels une gauche digne de ce nom ne peut espérer imposer un nouvel ordre politique et économique dans une Europe-instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre faite aux Etats-nations, à l'Etat- providence, aux droits des salariés, à la démocratie et la liberté d'expression.

     

                Mélenchon ici, Mélenchon là, avec les médias, manifestement il prend du plaisir ; ne ferait-il pas mieux de s'adresser aux électeurs ? Car, accepter les invitations des médias à répondre aux questions de leurs "journalistes" est vain et sans doute contre-productif... d'autant plus qu'on ne convainc personne. Jamais !

    Aussi, ce qu’il faut aujourd’hui, c’est questionner la question, puis celui qui la pose (2) et celui qui paie celui qui l’a posée. C’est sans doute le seul service à rendre à ceux qui, à l’heure d’internet, ont encore la naïveté d’attendre quoi que ce soit de la télévision en générale et de ce type d’émission en particulier.

    C'est là que l'efficacité est au plus haut ; là où chacun demeure libre de tirer les conclusions qui s'imposent ; maïeutique d'ordres politique et social au sens le plus riche, le plus complet et le plus authentique du terme, l'esprit accouchant alors d'un questionnement salutaire : que nous est-il fait, par qui, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ?

     

    1 - Ambition tout à fait réaliste ; ce qui situerait cette force entre 14 et 17% - estimation la plus pessimiste.

    2 - Des journalistes ultra-libéraux en économie dont les salaires sont pourtant subventionnés à hauteur de millions d'euros par le contribuable : près de 230 millions d'aides d'Etat répartis sur 200 titres de presse ont été versés en 2014. De quoi leur clouer le bec à tous en les mettant face à leurs contradictions.

     

    ***

     

                      Mondialisation oblige ! Notons le fait que toutes les lois antisociales et les traités qui remettent en cause la souveraineté des peuples nous sont imposés soit au détriment d'un vote de l'Assemblée nationale (le 49.3) soit en dépit d'une consultation de l'électorat par référendum. A chaque fois, on sort du cadre démocratique.

    Le Mardi 10 mai, Jean-Luc Mélenchon a fort justement dénoncé l’utilisation du 49.3 par le gouvernement pour faire passer en force la loi El Khomri. Au moment de son retour à l’Assemblée après un passage chez les sénateurs qui, en majorité, s'oppose à son détricotage  - un projet de loi vidé de son contenu à force de compromis… ces sénateurs comptent revenir à sa version originelle -, Mélenchon a appelé les députés PS à prendre leurs responsabilités en votant la motion de censure contre le gouvernement, d’où qu’elle vienne…

    Seulement, il y a fort à parier que les frondeurs du PS en particulier - et  les Verts aussi, trop souvent dépendants du PS aux élections nationales  - refusent de remettre leur mandat de député en jeu en mai 2017 sans le soutien (l'investiture) du PS ; un PS qui ne manquera pas d'exiger de ces frondeurs qu'ils quittent le parti en cas de vote de la motion de censure au côté de la droite ; sans doute n'ont-ils pas encore compris ceci : frondeurs PS ou pas, tous sombreront en 2017 avec ce parti car tous peuvent compter sur un électorat de gauche rassemblé autour des représentants d’une gauche alternative à la Présidentielle de 2017 et aux Législatives qui s'en suivront : un électorat qui ne vote plus PS depuis trois ans déjà.

                    Faut-il rappeler que la priorité reste la reconstruction de la gauche sans le PS ? Même s’il n’est pas sûr que tout le monde ait compris qu’il doit s’agir d’une gauche d’une République refondée (ICI), accueillante aux républicains des deux rives (gaullistes). A ce sujet, le refus de Mélenchon adressé à Jean-Pierre Chevènement qui défend un tel projet augure mal pour la suite des événements à propos de cette gauche à reconstruire un peu sur le modèle du CNR : « Conseil National de la Résistance ».

    Car l'urgence est bien celle-ci : créer une force qui fera que jamais plus un Président dit de gauche et qui aura fait campagne à gauche, ne s’autorisera à nommer un gouvernement de droite ; une force capable donc de tenir en laisse cette fausse gauche qu'est le PS aujourd’hui totalement décomplexé entre les mains d’un Valls et d’un Macron...

    Une force électorale appuyée par un véritable engagement sur le terrain  - être capable de mobiliser des centaines de milliers de militants dans les rues -, car... acculé, le PS en tant que parti de gouvernement en quête d'une majorité, n'hésitera pas à faire alliance avec une partie de l'UDI et de LR.

     

                   Jean-Luc Mélenchon (ICI) a donc répondu "niet !"  à Jean-Pierre Chevènement ; à la place, il propose une "conférence internationale pour le plan B"... avec qui ? Devinez !

    Avec la Grèce (Tsipras ? Syriza ? Les dissidents de Syriza ? Varoufakis ?)  et Podemos en Espagne ; un Podemos en chute libre dans les sondages !

    Alors, c'est sûr, tout ce beau petit monde va peser lourd, très lourd sur la scène internationale ! Et Mélenchon aussi.

     

     

    2 - Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...          

     

    ***

     

                   Pour changer la donne et faire bouger les lignes, il faut tout miser sur le poids à la fois symbolique et réel de la France. C'est donc bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit ; une alliance libérée de l'axe américano-israélo-qatari-saoudien ; une alliance proche de la Chine, de l'Inde, de la Russie ; une alliance fraternelle (et respectueuse) avec l'Afrique et l'Amérique du Sud, tout en soutenant sans faille la cause palestinienne - et s'en donner réellement les moyens ! - et tout en reconnaissant à l'Iran un rôle majeur à un niveau régional et international ; sans oublier un retrait total de nos troupes et de nos agents de la Libye à l'Afghanistan, de l’Irak à la Syrie dans une région plongée dans un chaos géopolitique savamment organisé par l’axe précédemment cité. Car, en ce qui concerne cette région, c'est l'après chaos qu'il nous faut préparer : et la meilleure façon de le faire, c'est, pour l'heure, de s'en tenir éloignés.

    Aussi, que ceux qui ont mis le feu l'éteignent !

                    Mélenchon a-t-il compris que le mondialisme, notre ennemi mortel (et non la mondialisation qui relève de la technique et de la science) - cette guerre contre l'Etat nation, l'Etat providence, les salaires, le droit du travail, la liberté d'information et d'expression -, n'est ni de droite ni de gauche mais ailleurs : là où triomphe la maximisation du retour sur investissement du capital humain ; un être humain comme moyen et non comme fin.

                    Nul doute : ce mondialisme-là nécessite une autre lecture de la scène politique française ; une lecture stratégique et tacticienne.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

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  • Geoffroy de Lagasnerie, Edouard Louis : les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable

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                    Manifeste pour une contre-offensive intellectuelle et politique de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis publié dans Le Monde daté du 27-28 septembre 2015, appelle à une contre-offensive intellectuelle et politique : « Depuis quelques semaines, deux débats sont trop souvent posés séparément : celui de la proximité manifeste de plus en plus grande d’un certain nombres d’essayistes et d’écrivains avec les thèses de l’extrême droite d’une part, et, d’autre part, celui du silence des intellectuels sur les problèmes politiques. Mais comment ne pas voir que tout cela forme une seule et même configuration. »

    Les auteurs s’empressent alors de redéfinir la scène intellectuelle et politique en adoptant « quelques principes éthiques pour la pensée et l’action » auxquels nous répondrons succinctement :

     

    1. Principe de refus : fuir les débats imposés, refuser de constituer certains idéologues comme des interlocuteurs, certains thèmes comme discutables, certains problèmes comme pertinents.

     

                       Qu’il y ait des « problématiques incompatibles entre elles » ne saurait en aucun cas nous interdire de les exposer et d’en débattre.

     

    2. Principe de nomination : nommer les individus tels qu’ils sont, ne plus ratifier leurs tentatives de falsification 

     

                     D’accord ! Mais est-ce que ces auteurs réalisent que les ennuis, des ennuis sérieux, commencent dès que l'on nomme les individus et les choses ?

                    Qu'ils demandent à Dieudonné et à Alain Soral s’ils ont un doute à ce sujet ! Ou bien alors, ces deux comparses se proposent-ils d'enfoncer des portes ouvertes tout en privilégiant les encyclopédies et les archives nécrologiques ?

     

    3. Les risques de la théorie du genre, ne sont pas des sujets de discussions, ce sont des insultes et des mensonges.

     

                      « Bonjour caroline Fourest ! » ; une Caroline Fourest qui passait sans doute par là au moment de la rédaction de ce manifeste ; une commande puisqu'elle ne sait pas non plus écrire.

                     Précisons que la théorie du genre n’est qu’une affaire d’opinion intéressée qui plus est, puisque développée par le lobby LGBT. Cette théorie n’est le fruit d’aucun travail scientifique même à un niveau universitaire ; cette théorie n’est donc qu’une affaire d’opinion et toutes les opinions sont discutables.

     

    4. Principe de redistribution de la honte : Il y a des individus dont on préférerait qu’ils se taisent, non par la force, comme on ne manquera pas de nous en accuser, mais, au contraire, en leur faisant comprendre que leurs discours ne méritent rien d’autre que le mépris.

     

                  La liberté d’expression n’est pas divisible. Que ceux qui se taisent cessent de le faire. Mais si vous ne pouvez pas répondre à ceux qui tiennent le haut du pavé, alors c’est vous qui avez un problème ; pas eux !

                 Dans cette perspective d'une "redistribution de la honte", la gauche sera à nouveau confrontée à une classe populaire qu’il lui faudra, une fois encore, conspuer et condamner tout en lui demandant de se taire : c’est le retour des années Lang, SOS racisme et d'une bourgeoisie PS donneuse de leçon ; précisément ceux qui ont livré ces classes populaires à un mondialisme vorace et cruel : chômage, ressentiment, désespoir, colère ; abstention massive aux élections et le vote FN.

    Retour à la case départ donc.

     

    ***

     

                 Outre le fait que ce manifeste « occulte 15 années de contestation, d’échecs, de doutes dans le monde universitaire » comme nombre d’intellos d’Etat leur feront remarquer, la thèse sous-jacente de ce manifeste semble être "l'invasion subreptice du discours de "gauche" par un discours "de droite (honteuse ?)" qui chercherait tout de même à se faire passer pour "de gauche", ce qui permet la conjonction domination symbolique de la gauche + domination idéologique de la droite" - par Antoine P.

    D’autres n’ont pas manqué de faire remarquer ceci : « Qu'est- ce qui empêche de parler de "nation, de peuple, de souveraineté ou d'identité nationale, de désagrégation" et de" classes, d'exploitation, de violence, de répression, de domination "?

    En effet : rien, sinon un dogmatisme idéologique qui n'est plus de mise.

    Quant à parler d’"intellectuelle" à propos de Simone de Beauvoir comme ce manifeste tente de nous le rappeler : c’est une mauvaise plaisanterie ! Et pour Jean-Paul Sartre, encore faut-il savoir de quel Sartre il s'agit ? Le Sartre stalinien avec son « On en fait pas d’omelette sans casser des œufs !», aux dizaines de millions de morts ? Ou bien, le socialiste libertaire des boat-people ?

     

                    Décidément, force est de constater que ce manifeste passe à côté de l’essentiel  par nostalgie d’une époque que ses auteurs n’ont d’ailleurs pas connue : les années 70, la gauche, la droite, le programme commun, la constitution d’une majorité de gouvernement autour d’un programme de gauche… alors qu’aujourd’hui, il est difficile de "penser la gauche" sans tenir compte de ce qui suit :

     

    1. Après 30 années d’expérience, le constat de l'échec du PS en tant que parti capable d'assumer pleinement un gouvernement de gauche dans la durée et de tous les partis européens dits "de gauche" avec lui. 

    2. Le mondialisme, cette guerre contre les Etats nations, l’Etat providence, le contrat social européen, la démocratie, qui a remis sur le tapis, après l’idéal d’une construction européenne qui avait un peu endormi tout le monde, la question de la démocratie et l’idée qu’il n’y a pas de démocratie hors du cadre de la souveraineté des nations et des peuples. D’où, soit dit en passant,  le caractère fascisant de ce mondialisme et des institutions relais (la Commission européenne en ce concerne notre Continent) qui souhaitent passer par-dessus bord la souveraineté des peuples et par voie de conséquence : la démocratie.

    3. Dans ce contexte français, dans la relance du débat à gauche et dans l’occupation de l’espace médiatique, les années 70 ne nous seront d’aucune aide ; en revanche, il faut dès maintenant commencer à réfléchir à une alliance avec les souverainistes gaullistes ; une alliance qui partirait de Dupont-Aignan  - seul capable de "rapatrier" l’électorat populaire réfugié dans l’abstention et le FN ; une alliance qui couvrirait tout le spectre de gauche - PC, parti de gauche -, jusqu'à son extrême - pourquoi pas ! - sans oublier Asselineau, les dissidents des Verts qui souhaitent vraiment faire de l'écologie et du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" que sont Fabius, Valls, Hollande...  car c'est bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit.

                     On l'aura compris : une nouvelle alliance s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi. En peu de mots : l'exigence d'un retour au Conseil National de la Résistance (1). Ce qui implique un décloisonnement du « champ intellectuel » : qui est l’ennemi, où est-il, qu’est-ce qui divise qui, sur quoi, qu’est-ce qui rassemble qui autour de quoi.

     

                       Ce manifeste d'inspiration passéiste de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis - les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable - passe totalement à côté de cette nouvelle donne que sont la mondialisation et l'échec du PS en tant que parti de gouvernement de gauche. Pour ces raisons, il semblerait que ce manifeste soit déjà mort-né, pire encore : mort avant même d’avoir vu le jour  : une fausse couche a eu raison de sa pertinence.     

                   Aujourd'hui, les médias travaillent à la fois à l'entretien de l’illusion de la souveraineté et à l'abolition des frontières avec la promotion de Marine le Pen (MLP) et de Valls ; MLP rendant possible Valls ; la menace MLP mobilisant tous « les républicains » contre le FN.

                    Aussi, contrairement à ce qu’affirme le manifeste, on trouvera aucune fascination pour le FN mais la complicité des médias mondialistes dans cette instrumentalisation, et ce depuis les années Mitterrand : d’où la priorité accordée à ceux qui sont susceptibles intentionnellement ou non de « faire monter » le FN et de légitimer quelque peu son programme et ses thèmes de campagne. Car cela ne vous a pas échappé : c’est le mondialisme qui toujours triomphe aux élections depuis 1983 et non le souverainisme et une démocratie renforcée ; un mondialisme sans joie qui traîne les pieds avec Jacques Chirac et son reste de gaullisme, certes !  mais mondialisme triomphant quand même !

    Et si beaucoup d’intellectuels se taisent aux grands regrets de Geoffroy de Lagasnerie et d'Edouard Louis, il se pourrait bien que ce silence soit le silence de l'auto-censure face à un terrorisme intellectuel qui frappe toutes les camps et toutes les familles politiques et dont ce manifeste semble s'inspirer sans retenue.

    Et ça, franchement, c'est pas très nouveau.

     

     

     

    1 - CNR  : Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...

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    Pour prolonger, cliquez : Alternative politique - quel nouveau paradigme

     

     

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  • L'exigence du retour au Conseil National de la Résistance

     

     

    Le PS n'est pas mort, il vit encore...

     

                  Il faut continuer de porter la crise au coeur du PS à chaque élection !

     

    ***

     

            Après une raclée aux élections départementales, maintenant que la droite s'est emparée d'un grand nombre de départements et un FN qui s'ancre un peu plus dans le pays... une nouvelle alliance sans le PS s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi.

              Sur le mode du Conseil National de la Résistance (CNR) de l'après guerre, cette nouvelle alliance devra réunir les souverainistes... Asselineau, Dupont-Aignan... le Parti Communiste (1), le parti de gauche, Nouvelle donne, les frondeurs qui se seront enfin décidés à quitter le PS, les Ecologistes (2) en rupture et l'extrême gauche.

    Il faut réorienter les finalités économiques et réinventer un processus de délibération collective, investir dans l'écologie, l'éducation, la culture, la santé et la vie associative et aller chercher l’argent de l’évasion fiscale car, plus il y aura de souveraineté et plus il y aura de gauche moins il y aura de FN.

    Or, avec le PS, plus rien n'est possible à ce sujet.

        

     

     

    1 - En ce qui concerne ce parti, on sera néanmoins circonspect après l'appel de Pierre Laurent à faire barrage à la droite lors des élections départementales ; le pauvre Laurent ignorant sans doute qu'il risque fort de passer les prochaines 50 années à voter PS pour faire barrage à la droite et au FN, et ce pour le plus grand profit d'un PS de droite.

     

    2 - Loin des apparatchiks tel que Jean-Vincent Placé qui n'a d'écolo que le label et qui n'a jamais lu ni Illich, Gorz, Castoriadis, René Dumont, Murray Bookchin, Latouche, Paul Ariès et d'autres : un écolo du PS dirons-nous.

     

     

     

                    Documentaire sur le Conseil National de la Résistance de la seconde guerre mondial.

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    Pour prolonger, cliquez : Penser aujourd'hui une nouvelle alliance avec le Conseil National de la Résistance

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  • Guerre des salaires, hausse des profits : une leçon d'Histoire de toujours

     

     

                  De l’analyse encore et toujours ! Toujours plus d’analyse ! Et toujours plus de profondeur de champ (on ne remerciera jamais assez l'agriculture !)...

     

                  Mais alors... que l’analyse soit notre fardeau ! Que l’on croule sous l'analyse ! Que l'on meure épuisés de lucidité ! Que l'on trépasse d’éclaircissement, aveuglés par une lumière létale ! Que l’on succombe d'une over-dose de prise de conscience terrifiante ! 

     

                  Oui ! L’analyse ! Une analyse qui éclaire et nous révèle un monde d’une intelligence foudroyante, et dont seul le Mal est capable. Le Bien, lui, en comparaison, est sans enseignement (penser un instant au Resto du coeur !) car le Bien ne nous apprend et ne nous révèle rien.

     

                  Pour cette raison, que l’on ne cesse jamais de nous parler du Mal ! Et que jamais nous n’en soyons délivrés !

     

                    Ainsi soit-il !

     


    Intervention de Jérôme Fourquet dans l'atelier "La dynamique électorale de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2012. - Atelier de la Filière 5 - "État des lieux des forces politiques et perspectives" de l'université d'automne 2012 du M'PEP.

     

                   Rien de bien nouveau en ce qui concerne le vote FN. En revanche, nos doutes se confirment à propos du PS : ce parti est aujourd'hui majoritaire parmi les 40 et 60 ans dans tous les centres de nos grandes villes : plus les prix de l'immobilier sont élévés plus on vote PS ! Aussi, le PS est bel et bien le parti de la bourgeoisie ; une nouvelle bourgeoisie chez laquelle les grosses cylindrées ont remplacé les bibliothèques et les écoles de commerce et de management les études littéraires.

     

    ***

     

                L’Histoire ne cessera jamais d'être un élément important et profond de la réflexion. et la dimension sociale - la dimension de classe -, aussi avant l'action politique et la reprise en main d'une nouvelle Histoire : une Histoire pour demain.

     

    HIER

     

                  N'oublions jamais que ce sont les classes dirigeantes, avec l’appui, et pour le compte des banquiers internationaux et de l’Industrie – le capital international -, qui sont à l’origine de tous les mouvements fascistes des années 20 et 30 ; ce qu’on appelle aujourd’hui : l’hyper-classe.

    Quand le consensus n’est plus possible, quand la droite dite républicaine n’a plus d’attrait… il faut une formule à poigne. Les conditions du triomphe du fascisme : c’est le triomphe de la guerre des salaires en période de crise systémique.

    Se passer des syndicats ou bien récompenser les plus compréhensifs d’entre eux... la défaite du monde du salariat n’est possible qu’avec la complicité des syndicats dits « modérés ».

     

                     

    La montée de l'extrême droite (débat qui peut avoir son utilité même si à force de ne s'en prendre qu'aux effets on finit souvent par faire l'aveu de son impuissance face aux causes - ndlr) : JP. Ravaux - A. Corbière - un  exposé admirable de clarté d'Annie Lacroix-Riz à la 42.44.00 et à 1.28.08 

     

     

    AUJOURD’HUI


               La clarté sociale a reculé avec un PS, un parti Verts et des syndicats dédiés à la cause d'une Union euroépenne qui n'est qu'un des nombreux instruments de la mondialisation. La crise systémique est là ; les syndicats compréhensifs aussi (ce reporter à ceux qui ont signé le dernier ANI) ; des profits en hausse et la guerre des salaires sont à nouveau au rendez-vous avec l’entrée dans le salariat mondial des pays immergés, émergents et émergés suivants : Bengladesh, Chine, Inde, Brésil, Europe de l’Est dont le salaire minimum mensuel s'élève, selon les pays, entre 20 et 400 Euros.


                Aussi, le fascisme, c’est ici et maintenant !


    DEMAIN


             Il est peut-être utile de rappeler que le fascisme (guerre des salaires et hausse des profits) a reculé quand, et seulement quand, la classe ouvrière (aujourd’hui on dira « Les salariés ») a bougé : en 36 puis à la libération avec le CNR et en Mai 68.


                Seules les luttes sociales dans un cadre national (car c’est ce qui est proche qui nous sauve  en créant un précédent à l'effet "boule de neige"), feront reculer cette guerre des salaires qu’est la mondialisation… ce nouveau fascisme que peu d’acteurs politiques ose nommer comme tel.

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  • Penser le monde aujourd'hui avec un nouveau Conseil National de la Résistance

                

                        Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui...

                

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                (Pour la deuxième étape de son voyage européen en tant que nouveau chef du gouvernement italien, Enrico Letta a tenu une conférence de presse commune avec le président de la République, François Hollande, mercredi 1er mai.)

      

                Mélenchon : « Letta et Hollande, deux ectoplasmes de la même tribu. »

     

               Qui a bien pu penser un seul instant que de tels hommes puissent dans un premier temps endosser les habits de chef d’Etat, dans un second temps, être capables de trancher en faveur de l’intérêt général  - celui des Peuples et des Nations -, avant d’en remontrer qui au MEDEF, qui à la BCE, , au Président de la Commission européenne et à ses commissaires, aux Banques, aux paradis fiscaux, à la corruption, à Wallstreet, à l'ONU, à l’OTAN ?

     

    Qui donc ?

     

    *** 

     

              Penchons-nous un instant sur notre passé – passé riche en enseignements quant au présent -, et plus précisément sur ceux qui, depuis le départ de de Gaulle, ont présidé, ou du moins, on tenté de présider au destin de la France et de l’Europe, d’une pierre deux coups.  

    C’est Pompidou qui ouvre le bal après la démission quasi forcée d'un de Gaulle dépité. Venu de la Banque, Pompidou n’aura pas tardé à y retourner en nous vendant tous à cette même Banque avec la loi Pompidou-Giscard- Rothschild qui empêchera l'Etat de battre monnaie ; loi... véritable bombe à retardement d’un endettement diabolique. Faut dire que… Président ou pas, Pompidou semblait, une fois cette loi votée, le devoir accompli donc, bien plus intéressé par la publication d’une anthologie de la poésie française que par la fonction de chef d’Etat ; quarante ans après, personne ne l'en blâmera : l'homme était condamné par un cancer ;  quant à ses successeurs, ils ne feront guère mieux côté leadership comme on le verra. 

    Lui succédant, Giscard d’Estaing n’aura pas cessé pendant sept ans de chercher dans les penderies de l’Elysée ses habits de Président sans y parvenir ; en lui, on ne voyait que l’effort, vain de surcroît et dans la confusion des genres entre deux petits déjeuners avec ceux qui vident nos poubelles… histoire sans doute de nous faire oublier ce qu’il aurait dû être : un véritable chef d’Etat Président.

    Pour Mitterrand, élu à la fonction suprême après une cinquante années d’une activité politique bien remplie, riche en péripéties de toutes sortes, une fois ses fesses posées dans le fauteuil présidentiel, très vite on se rendit compte qu’il n’y avait plus que lui qui l’intéressait finalement, lui et la postérité.

    Certes, Jacques Chirac qui lui succéda sans enthousiasme aura su provoquer et précipiter des événements dignes d’un Président chef d’Etat… mais pas longtemps, et trop rarement… avant de baisser les bras et de céder la place à un agité qui répond au nom de Sarkozy, arriviste et inculte dans tous ses états excepté celui auquel il est d’usage de mettre une majuscule. 

    Une précision tout de même : caste tuyau de poêle... tous ont servi les uns et les autres  sous les uns, dans et sur les autres...

     

                   Aujourd’hui l’Elysée est occupé par un certain François Hollande qui a tout l' air d’un pharmacien ou d’un notaire de province sans histoire. Un Hollande sans vitalité, Président à la Obama qui sans doute n’aura de cesse pendant cinq ans de rembourser le crédit qui lui a été généreusement accordé ainsi que le bénéfice du doute sans lesquels son élection eut été inenvisageable.

                   Aussi, depuis le départ de de Gaulle, le seul Président chef d’Etat de la cinquième république semble-t-il,  force est de constater que la droite n’a pas cessé de ne pas présider, et quand elle l’a fait, c’était au profit d’aucun d’entre nous car, ce qu’il faut bien comprendre c’est que depuis les années 70, il s’est agi, et aujourd’hui encore il s’agit bien, de deux droites : une première droite (le PS) qui a abandonné son projet socialiste une fois installée à l’Elysée et une autre droite (RPR - UMP) qui a renié son héritage Gaulliste.

     

    ________________

     


    Restaurer la souveraineté abondonnée il y a cinquante ans,

              Un nouveau Conseil National de la Résistance avec pour figures tutélaires : Jeanne d'Arc  (le mystère de la foi et de la résistance), Victor Hugo, Jean Jaurès, Jean Moulin et Charles de Gaulle.

     

     

     

               

                 A l'occasion du 70e anniversaire du Conseil National de la Résistance (CNR) : un meeting organisé par le M'PEP (Mouvement politique d'émancipation populaire M'PEP), en marge de son Université d'Automne, tentera de répondre à la question : un nouveau CNR est-il possible ? Avec : François Asselineau (UPR), Georges Gastaud (PRCF), Jacques Nikonoff (M'PEP), Jacky Omer (Front syndical de classe), Jean-Luc Pujo (Clubs Penser la France).

     

    Georges GASTAUD du PRCF

     

            

    _________________________

     

    CNR  : Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943.

     


               Pour prolonger, cliquez : Penser le monde aujourd'hui avec...

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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