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conseil national de la résistance

  • Mélenchon and Co : le rendez-vous avec les Législatives de 2017 à ne pas manquer ?

                     Place Stalingrad à Paris, dimanche 5 juin 2016, était organisé à Paris un défilé de la France insoumise qui s'est terminé par une prise de parole de Jean-Luc Mélenchon.

     

     

                   Rassemblements, meetings, campagne présidentielle...

    In fine, on jugera Mélenchon sur sa capacité à parler à tous ceux qui, à gauche, ne veulent plus du PS - élus et électeurs confondus -, ainsi qu’aux gaullistes et à l'extrême gauche, en passant par les Verts, les dissidents du PS, les communistes et le premier parti de France : les abstentionnistes des classes populaires ; en particulier, celles issues de l’immigration et de la colonisation.

     

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                  Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon qui aura mis trente ans à réaliser qu'il est "de gauche" et le PS "de droite" vit sa vie d'homme de gauche, tentant d'animer le débat... ou bien plutôt, s'animant ici et là...

    Mais au fait : que sait, qu'a compris Jean-Luc Mélenchon des classes populaires, de tous ceux et celles qui votent FN, de ceux et celles qui ne votent plus ? Que sait-il des "quartiers" ?

    Député européen, force est de constater qu'aujourd'hui Mélenchon se situe le plus loin qui soit de ceux sans lesquels une gauche digne de ce nom ne peut espérer imposer un nouvel ordre politique et économique dans une Europe-instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre faite aux Etats-nations, à l'Etat- providence, aux droits des salariés, à la démocratie et la liberté d'expression.

     

                Mélenchon ici, Mélenchon là, avec les médias, manifestement il prend du plaisir ; ne ferait-il pas mieux de s'adresser aux électeurs ? Car, accepter les invitations des médias à répondre aux questions de leurs "journalistes" est vain et sans doute contre-productif... d'autant plus qu'on ne convainc personne. Jamais !

    Aussi, ce qu’il faut aujourd’hui, c’est questionner la question, puis celui qui la pose (2) et celui qui paie celui qui l’a posée. C’est sans doute le seul service à rendre à ceux qui, à l’heure d’internet, ont encore la naïveté d’attendre quoi que ce soit de la télévision en générale et de ce type d’émission en particulier.

    C'est là que l'efficacité est au plus haut ; là où chacun demeure libre de tirer les conclusions qui s'imposent ; maïeutique d'ordres politique et social au sens le plus riche, le plus complet et le plus authentique du terme, l'esprit accouchant alors d'un questionnement salutaire : que nous est-il fait, par qui, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ?

     

    1 - Ambition tout à fait réaliste ; ce qui situerait cette force entre 14 et 17% - estimation la plus pessimiste.

    2 - Des journalistes ultra-libéraux en économie dont les salaires sont pourtant subventionnés à hauteur de millions d'euros par le contribuable : près de 230 millions d'aides d'Etat répartis sur 200 titres de presse ont été versés en 2014. De quoi leur clouer le bec à tous en les mettant face à leurs contradictions.

     

    ***

     

                      Mondialisation oblige ! Notons le fait que toutes les lois antisociales et les traités qui remettent en cause la souveraineté des peuples nous sont imposés soit au détriment d'un vote de l'Assemblée nationale (le 49.3) soit en dépit d'une consultation de l'électorat par référendum. A chaque fois, on sort du cadre démocratique.

    Le Mardi 10 mai, Jean-Luc Mélenchon a fort justement dénoncé l’utilisation du 49.3 par le gouvernement pour faire passer en force la loi El Khomri. Au moment de son retour à l’Assemblée après un passage chez les sénateurs qui, en majorité, s'oppose à son détricotage  - un projet de loi vidé de son contenu à force de compromis… ces sénateurs comptent revenir à sa version originelle -, Mélenchon a appelé les députés PS à prendre leurs responsabilités en votant la motion de censure contre le gouvernement, d’où qu’elle vienne…

    Seulement, il y a fort à parier que les frondeurs du PS en particulier - et  les Verts aussi, trop souvent dépendants du PS aux élections nationales  - refusent de remettre leur mandat de député en jeu en mai 2017 sans le soutien (l'investiture) du PS ; un PS qui ne manquera pas d'exiger de ces frondeurs qu'ils quittent le parti en cas de vote de la motion de censure au côté de la droite ; sans doute n'ont-ils pas encore compris ceci : frondeurs PS ou pas, tous sombreront en 2017 avec ce parti car tous peuvent compter sur un électorat de gauche rassemblé autour des représentants d’une gauche alternative à la Présidentielle de 2017 et aux Législatives qui s'en suivront : un électorat qui ne vote plus PS depuis trois ans déjà.

                    Faut-il rappeler que la priorité reste la reconstruction de la gauche sans le PS ? Même s’il n’est pas sûr que tout le monde ait compris qu’il doit s’agir d’une gauche d’une République refondée (ICI), accueillante aux républicains des deux rives (gaullistes). A ce sujet, le refus de Mélenchon adressé à Jean-Pierre Chevènement qui défend un tel projet augure mal pour la suite des événements à propos de cette gauche à reconstruire un peu sur le modèle du CNR : « Conseil National de la Résistance ».

    Car l'urgence est bien celle-ci : créer une force qui fera que jamais plus un Président dit de gauche et qui aura fait campagne à gauche, ne s’autorisera à nommer un gouvernement de droite ; une force capable donc de tenir en laisse cette fausse gauche qu'est le PS aujourd’hui totalement décomplexé entre les mains d’un Valls et d’un Macron...

    Une force électorale appuyée par un véritable engagement sur le terrain  - être capable de mobiliser des centaines de milliers de militants dans les rues -, car... acculé, le PS en tant que parti de gouvernement en quête d'une majorité, n'hésitera pas à faire alliance avec une partie de l'UDI et de LR.

     

                   Jean-Luc Mélenchon (ICI) a donc répondu "niet !"  à Jean-Pierre Chevènement ; à la place, il propose une "conférence internationale pour le plan B"... avec qui ? Devinez !

    Avec la Grèce (Tsipras ? Syriza ? Les dissidents de Syriza ? Varoufakis ?)  et Podemos en Espagne ; un Podemos en chute libre dans les sondages !

    Alors, c'est sûr, tout ce beau petit monde va peser lourd, très lourd sur la scène internationale ! Et Mélenchon aussi.

     

     

    2 - Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...          

     

    ***

     

                   Pour changer la donne et faire bouger les lignes, il faut tout miser sur le poids à la fois symbolique et réel de la France. C'est donc bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit ; une alliance libérée de l'axe américano-israélo-qatari-saoudien ; une alliance proche de la Chine, de l'Inde, de la Russie ; une alliance fraternelle (et respectueuse) avec l'Afrique et l'Amérique du Sud, tout en soutenant sans faille la cause palestinienne - et s'en donner réellement les moyens ! - et tout en reconnaissant à l'Iran un rôle majeur à un niveau régional et international ; sans oublier un retrait total de nos troupes et de nos agents de la Libye à l'Afghanistan, de l’Irak à la Syrie dans une région plongée dans un chaos géopolitique savamment organisé par l’axe précédemment cité. Car, en ce qui concerne cette région, c'est l'après chaos qu'il nous faut préparer : et la meilleure façon de le faire, c'est, pour l'heure, de s'en tenir éloignés.

    Aussi, que ceux qui ont mis le feu l'éteignent !

                    Mélenchon a-t-il compris que le mondialisme, notre ennemi mortel (et non la mondialisation qui relève de la technique et de la science) - cette guerre contre l'Etat nation, l'Etat providence, les salaires, le droit du travail, la liberté d'information et d'expression -, n'est ni de droite ni de gauche mais ailleurs : là où triomphe la maximisation du retour sur investissement du capital humain ; un être humain comme moyen et non comme fin.

                    Nul doute : ce mondialisme-là nécessite une autre lecture de la scène politique française ; une lecture stratégique et tacticienne.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

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  • Geoffroy de Lagasnerie, Edouard Louis : les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable

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                    Manifeste pour une contre-offensive intellectuelle et politique de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis publié dans Le Monde daté du 27-28 septembre 2015, appelle à une contre-offensive intellectuelle et politique : « Depuis quelques semaines, deux débats sont trop souvent posés séparément : celui de la proximité manifeste de plus en plus grande d’un certain nombres d’essayistes et d’écrivains avec les thèses de l’extrême droite d’une part, et, d’autre part, celui du silence des intellectuels sur les problèmes politiques. Mais comment ne pas voir que tout cela forme une seule et même configuration. »

    Les auteurs s’empressent alors de redéfinir la scène intellectuelle et politique en adoptant « quelques principes éthiques pour la pensée et l’action » auxquels nous répondrons succinctement :

     

    1. Principe de refus : fuir les débats imposés, refuser de constituer certains idéologues comme des interlocuteurs, certains thèmes comme discutables, certains problèmes comme pertinents.

     

                       Qu’il y ait des « problématiques incompatibles entre elles » ne saurait en aucun cas nous interdire de les exposer et d’en débattre.

     

    2. Principe de nomination : nommer les individus tels qu’ils sont, ne plus ratifier leurs tentatives de falsification 

     

                     D’accord ! Mais est-ce que ces auteurs réalisent que les ennuis, des ennuis sérieux, commencent dès que l'on nomme les individus et les choses ?

                    Qu'ils demandent à Dieudonné et à Alain Soral s’ils ont un doute à ce sujet ! Ou bien alors, ces deux comparses se proposent-ils d'enfoncer des portes ouvertes tout en privilégiant les encyclopédies et les archives nécrologiques ?

     

    3. Les risques de la théorie du genre, ne sont pas des sujets de discussions, ce sont des insultes et des mensonges.

     

                      « Bonjour caroline Fourest ! » ; une Caroline Fourest qui passait sans doute par là au moment de la rédaction de ce manifeste ; une commande puisqu'elle ne sait pas non plus écrire.

                     Précisons que la théorie du genre n’est qu’une affaire d’opinion intéressée qui plus est, puisque développée par le lobby LGBT. Cette théorie n’est le fruit d’aucun travail scientifique même à un niveau universitaire ; cette théorie n’est donc qu’une affaire d’opinion et toutes les opinions sont discutables.

     

    4. Principe de redistribution de la honte : Il y a des individus dont on préférerait qu’ils se taisent, non par la force, comme on ne manquera pas de nous en accuser, mais, au contraire, en leur faisant comprendre que leurs discours ne méritent rien d’autre que le mépris.

     

                  La liberté d’expression n’est pas divisible. Que ceux qui se taisent cessent de le faire. Mais si vous ne pouvez pas répondre à ceux qui tiennent le haut du pavé, alors c’est vous qui avez un problème ; pas eux !

                 Dans cette perspective d'une "redistribution de la honte", la gauche sera à nouveau confrontée à une classe populaire qu’il lui faudra, une fois encore, conspuer et condamner tout en lui demandant de se taire : c’est le retour des années Lang, SOS racisme et d'une bourgeoisie PS donneuse de leçon ; précisément ceux qui ont livré ces classes populaires à un mondialisme vorace et cruel : chômage, ressentiment, désespoir, colère ; abstention massive aux élections et le vote FN.

    Retour à la case départ donc.

     

    ***

     

                 Outre le fait que ce manifeste « occulte 15 années de contestation, d’échecs, de doutes dans le monde universitaire » comme nombre d’intellos d’Etat leur feront remarquer, la thèse sous-jacente de ce manifeste semble être "l'invasion subreptice du discours de "gauche" par un discours "de droite (honteuse ?)" qui chercherait tout de même à se faire passer pour "de gauche", ce qui permet la conjonction domination symbolique de la gauche + domination idéologique de la droite" - par Antoine P.

    D’autres n’ont pas manqué de faire remarquer ceci : « Qu'est- ce qui empêche de parler de "nation, de peuple, de souveraineté ou d'identité nationale, de désagrégation" et de" classes, d'exploitation, de violence, de répression, de domination "?

    En effet : rien, sinon un dogmatisme idéologique qui n'est plus de mise.

    Quant à parler d’"intellectuelle" à propos de Simone de Beauvoir comme ce manifeste tente de nous le rappeler : c’est une mauvaise plaisanterie ! Et pour Jean-Paul Sartre, encore faut-il savoir de quel Sartre il s'agit ? Le Sartre stalinien avec son « On en fait pas d’omelette sans casser des œufs !», aux dizaines de millions de morts ? Ou bien, le socialiste libertaire des boat-people ?

     

                    Décidément, force est de constater que ce manifeste passe à côté de l’essentiel  par nostalgie d’une époque que ses auteurs n’ont d’ailleurs pas connue : les années 70, la gauche, la droite, le programme commun, la constitution d’une majorité de gouvernement autour d’un programme de gauche… alors qu’aujourd’hui, il est difficile de "penser la gauche" sans tenir compte de ce qui suit :

     

    1. Après 30 années d’expérience, le constat de l'échec du PS en tant que parti capable d'assumer pleinement un gouvernement de gauche dans la durée et de tous les partis européens dits "de gauche" avec lui. 

    2. Le mondialisme, cette guerre contre les Etats nations, l’Etat providence, le contrat social européen, la démocratie, qui a remis sur le tapis, après l’idéal d’une construction européenne qui avait un peu endormi tout le monde, la question de la démocratie et l’idée qu’il n’y a pas de démocratie hors du cadre de la souveraineté des nations et des peuples. D’où, soit dit en passant,  le caractère fascisant de ce mondialisme et des institutions relais (la Commission européenne en ce concerne notre Continent) qui souhaitent passer par-dessus bord la souveraineté des peuples et par voie de conséquence : la démocratie.

    3. Dans ce contexte français, dans la relance du débat à gauche et dans l’occupation de l’espace médiatique, les années 70 ne nous seront d’aucune aide ; en revanche, il faut dès maintenant commencer à réfléchir à une alliance avec les souverainistes gaullistes ; une alliance qui partirait de Dupont-Aignan  - seul capable de "rapatrier" l’électorat populaire réfugié dans l’abstention et le FN ; une alliance qui couvrirait tout le spectre de gauche - PC, parti de gauche -, jusqu'à son extrême - pourquoi pas ! - sans oublier Asselineau, les dissidents des Verts qui souhaitent vraiment faire de l'écologie et du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" que sont Fabius, Valls, Hollande...  car c'est bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit.

                     On l'aura compris : une nouvelle alliance s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi. En peu de mots : l'exigence d'un retour au Conseil National de la Résistance (1). Ce qui implique un décloisonnement du « champ intellectuel » : qui est l’ennemi, où est-il, qu’est-ce qui divise qui, sur quoi, qu’est-ce qui rassemble qui autour de quoi.

     

                       Ce manifeste d'inspiration passéiste de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis - les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable - passe totalement à côté de cette nouvelle donne que sont la mondialisation et l'échec du PS en tant que parti de gouvernement de gauche. Pour ces raisons, il semblerait que ce manifeste soit déjà mort-né, pire encore : mort avant même d’avoir vu le jour  : une fausse couche a eu raison de sa pertinence.     

                   Aujourd'hui, les médias travaillent à la fois à l'entretien de l’illusion de la souveraineté et à l'abolition des frontières avec la promotion de Marine le Pen (MLP) et de Valls ; MLP rendant possible Valls ; la menace MLP mobilisant tous « les républicains » contre le FN.

                    Aussi, contrairement à ce qu’affirme le manifeste, on trouvera aucune fascination pour le FN mais la complicité des médias mondialistes dans cette instrumentalisation, et ce depuis les années Mitterrand : d’où la priorité accordée à ceux qui sont susceptibles intentionnellement ou non de « faire monter » le FN et de légitimer quelque peu son programme et ses thèmes de campagne. Car cela ne vous a pas échappé : c’est le mondialisme qui toujours triomphe aux élections depuis 1983 et non le souverainisme et une démocratie renforcée ; un mondialisme sans joie qui traîne les pieds avec Jacques Chirac et son reste de gaullisme, certes !  mais mondialisme triomphant quand même !

    Et si beaucoup d’intellectuels se taisent aux grands regrets de Geoffroy de Lagasnerie et d'Edouard Louis, il se pourrait bien que ce silence soit le silence de l'auto-censure face à un terrorisme intellectuel qui frappe toutes les camps et toutes les familles politiques et dont ce manifeste semble s'inspirer sans retenue.

    Et ça, franchement, c'est pas très nouveau.

     

     

     

    1 - CNR  : Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...

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