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corruption

  • Marc Trévédic : l'irrésistible tentation médiatique

     

     

                    C'est clair : quand ça vous tient, ça ne vous lâche pas !

                                         Marc Trévidic, inlassablement !

     

     

                    Né le 20 juillet 1965 à Bordeaux, Marc Trévidic fut, entre 2006 et 2015, juge d'instruction au tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme. Il est, depuis 2015, premier vice-président au tribunal de grande instance de Lille.

    Bombes et terrorisme… convoqué chez BFM-TV et partout ailleurs à chaque explosion... (finira-t-il par commenter les explosions causées par les fuites de gaz des immeubles insalubres ?) omniprésent dans les médias depuis deux ans, vraiment, on sera tenté aujourd'hui de demander à ce fonctionnaire de quitter les plateaux télé et d'aller travailler ses dossiers, ne serait-ce que pour les faire avancer car, quand on connaît les lenteurs de la justice française, et pas seulement au nom d’un principe qui voudrait que « bien juger demande du temps » -  l’abus des comparutions immédiates sont là pour en témoigner -, mais bien plutôt  du fait de son sous-financement aussi honteux que savamment organisé semble-t-il,  quelles que soient les majorités, et ce dans l’indifférence générale des politiques, gouvernement après gouvernement,  les justiciables renonçant le plus souvent à faire valoir leurs droits…

    Comme le rétablissement du même nom, en attendant son prompt retour dans ses foyers professionnels et autres, conseillons donc à ce Monsieur Trévidic, d’utiliser son temps d’antenne... puisque ce dernier semble incapable de résister à « la tentation médiatique », à dénoncer sans relâche et sans vergogne le désintérêt du personnel politique pour une justice capable de rendre justice à tous ceux qui ont vu leurs droits bafoués. Il est vrai que cette classe politique préfère sans doute que « leurs dossiers à tous » demeurent tout au fond de la pille des cabinets des juges d’instruction.  En effet, pourquoi donner la corde pour se faire pendre, à savoir : une justice indépendante et efficace, dotée de moyens redoutables et redoutés par tous !

    D’ailleurs à ce sujet, on pourra sans hésitation mesurer le degré de corruption du personnel politique d’un pays donné à la pauvreté du financement de sa justice. Les pays scandinaves sont ceux dans lesquels on se félicite d’un niveau de corruption très bas (se reporter au classement de l’organisme indépendant « Observatoire international de la corruption ») et comme un fait exprès, on y trouvera un investissement dans la justice et dans son fonctionnement, bien bien supérieur à la France et aux pays méditerranéens dans leur ensemble.  

    CQFD.

                    Aussi, Monsieur Trévidic : trêve de bavardage ! Rentrez chez vous et travaillez à faire de ce pays un lieu où tout un chacun pourra sans hésitation « avoir confiance dans la justice de son pays ».

     

     

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  • La France : le dernier degré de la corruption politique et économique

     

     corruption, fraude, mafia,bercy,classe politique,antoine peillon

     






    Prises illégales d’intérêts, blanchiment, détournement, évasion fiscale, conflits d’intérêts sans nombre, attribution de marchés publics honteusement biaisée, la Françafrique

    La France est sur le point d’atteindre le dernier degré de la corruption ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant,du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; ventes d’armes à des individus peu regardants et dont nous ne savons rien ou si peu et qui peuvent, à tout moment, se retourner contre la France ; le « Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.


                  Une telle accumulation, une telle gravité ! Arrogance et impunité selon le principe « Si je ne m’enrichis pas, vous ne serez pas moins pauvres pour autant ! », il est bien question d'une corruption à haute intensité : du jamais vu ! A titre d’exemple : près de 12 enquêtes en cours sur la seule personne de Nicolas Sarkozy, tour à tour maire de Neuilly-sur-Seine, député des Hauts-de-Seine, ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, ministre de la Communication, ministre de l'Intérieur, ministre de l'Économie et des Finances, président du conseil général des Hauts-de-Seine et l'Union pour un mouvement populaire (UMP), Président de la République en 2007 ; enquêtes à propos de délits qui s’élèvent à plusieurs milliards d’euros.

    Quant à la loi de 2013 sur la corruption et la fraude fiscale, la Présidence PS et le gouvernement du même nom, ont refusé de faire sauter le verrou de Bercy : en droit français, pour pouvoir poursuivre un contribuable qui a délibérément dissimulé une partie de ses revenus ou de son patrimoine pour se soustraire à l’impôt, la justice doit obtenir le feu vert de l’administration fiscale.

                 PS – UMP : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ! »… alternativement et respectivement, à toutes fins utiles... jusqu'à se neutraliser l'un l'autre.

     


    C'était en 2012... et depuis ?


                 Anomie de la classe politique donc avec le soutien des médias dominants - en effet, leurs propriétaires (armement, industrie du luxe et la Banque) ne peuvent pas ne pas être soit impliqués soit concernés par cette corruption généralisée -, découragement, sidération, épuisement… des élus condamnés sont de retour en politique, ré-élus (on pensera aux couples Balkany, Tibéri… véritable Thénardiers de la politique)…

    Dans ce contexte, se désolidariser des élites corrompus et de leurs agissements est un impératif car, si, tout comme le sacré, la corruption est une constante anthropologique, le désir de lutter contre cette corruption l’est aussi. Mais est-ce suffisant ?

    Seule une poignée de journalistes s’y consacre, Médiapart en tête, souvent au détriment de l’avancement de leur carrière ; et si l'on croit sincèrement que quelque chose d'important est arrivé avec la démission et les aveux de Cahuzac, ministre des finances et du budget à la tête d’une campagne contre la fraude fiscale, lui-même fraudeur et reconnu comme tel, on se trompe lourdement car, une campagne en faveur d’un assainissement de la vie politique qui ne tiendrait aucunement compte de cette nouvelle donne qu'est la Mondialisation, se résumera à une posture... un peu dans l'esprit de celui qui regarde le doigt qui lui montre la lune.

    Néo-libéralisme économique, guerre contre les Etats et leurs administrations, révolution numérique, dérégulations… la financiarisation de la politique est inséparable de la financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent, à l'heure de l'informatique, ni frontière ni délai. Et jamais une presse d’investigation, minoritaire de surcroît, n'y suffira. Seul un mouvement populaire - on pourra parler aussi d’engouement soutenu si possible par quelques médias -, accompagné d'une dynamique et d'un engagement capables d’établir un rapport de force qui permette une réelle pénétration d'investigation jusqu’à forcer un Etat (et non un gouvernement) à se doter des moyens nécessaires à la poursuite impitoyable des acteurs et des filières de la corruption, fera que l’on pourra alors véritablement envisager des résultats probants pour peu qu’on y mettre des moyens... tout en gardant à l'esprit qu'un pays de l'importance de la France déterminé à lutter contre la corruption  - ce qui implique une remise en cause de sa place dans la mondialisation, dans l'U.E et en Afrique -, courra inévitablement le risque de se voir ostracisé tant sur un plan économique que diplomatique ; c'est donc un vrai choix de société que cette lutte ! Car la France n'est pas... disons... le Danemark, cité souvent en exemple en ce qui concerne la probité de sa classe politique et économique, de son administration et de son système judiciaire.


    ***


           Mais alors, sommes-nous tous responsables comme l’affirme Antoine Peillon ?

    Il est vrai que si nous refusons de nous engager socialement et politiquement contre l’impunité qui recouvre la corruption, la République française se fera sans nous ; et celle qui se fera n’aura alors plus rien de commun avec un idéal républicain quel qu’il soit.


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    Pour prolonger, cliquez : Les Thénardiers de la politique

     

     

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  • La vérité sur la coupe du monde du Brésil

     

                 Chaque coupe du monde semble être l'occasion pour toutes les mafias, tant locales qu'internationales, de nous rappeler qu'aujourd'hui, rien ne peut se faire sans eux ; et au prix fort qui plus est.

                Initialement évalué autour de 3.5 milliards de dollars, le coût de la coupe du monde du Brésil s'élèvera entre 10 et 15 milliards. Combien de logements décents, combien d'hôpitaux et d'écoles qui ne seront jamais construits... dans un pays qui en manque cruellement ?

     

     

    ***

     

     

     

     

                ... des budgets qui ruinent les pays organisateurs donc... et comme un malheur n'arrive jamais seul : corruption des comités exécutifs des fédérations nationale, européenne et mondiale, aux dirigeants bedonnants, mégalomanes et tyranniques ; matchs truqués ; aucun esprit sportif ; arbitrage corrompu, complaisant ou incompétent ; sponsors dictatoriaux ; tricheurs que l'on nomme "joueurs", souvent plus doués pour les simagrées que ce pour quoi ils sont payés ; des supporters au mieux injurieux, au pire... racistes et haineux...

     

     

     

            ... victoire et jubilation éphémères, chauvinisme onirique "On se prend à rêver : reconnaissance et puissance", c'est à celui qui hurlera le plus fort, le visage défiguré d'une frénésie paroxystique, à la fois transfert brutal et dé-charge compensatoire violente, à la racine desquels on trouvera très certainement nombre de frustrations et d'humiliations.

    Opium des Peuples désoeuvrés (auxquels il n'est proposé aucun projet), souvent bafoués... et si, finalement, en ce qui concerne le football, seul le ballon était respectable, et deux fois plus respectable encore, à l'occasion d'une coupe du monde ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : La FIFA accusée de corruption

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  • Politique, impuissance, compensations et consolations

     

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     (Pour la deuxième étape de son voyage européen en tant que nouveau chef du gouvernement italien, Enrico Letta a tenu une conférence de presse commune avec le président de la République, François Hollande, mercredi 1er mai.)

      

                    Mélenchon : « Letta et Hollande, deux ectoplasmes de la même tribu. »

     

                Qui a bien pu penser un seul instant que de tels hommes puissent dans un premier temps endosser les habits de chef d’Etat, dans un second temps, être capables de trancher en faveur de l’intérêt général  - celui des Peuples et des Nations -, avant d’en remontrer qui au MEDEF, qui à la BCE, , au Président de la Commission européenne et à ses commissaires, aux Banques, aux paradis fiscaux, à la corruption, à Wallstreet, à l'ONU, à l’OTAN ?


    Qui donc ?

     

     *** 

     

                    Penchons-nous un instant sur notre passé – passé riche en enseignements quant au présent -, et plus précisément sur ceux qui, depuis le départ de de Gaulle, ont présidé, ou du moins, on tenté de présider au destin de la France et de l’Europe, d’une pierre deux coups. 


    C’est Pompidou qui ouvre le bal après la démission quasi forcée d'un de Gaulle dépité. Venu de la Banque, Pompidou n’aura pas tardé à y retourner en nous vendant tous à cette même Banque avec la loi Pompidou-Giscard- Rothschild qui empêchera l'Etat de battre monnaie ; loi... véritable bombe à retardement d’un endettement diabolique. Faut dire que… Président ou pas, Pompidou semblait, une fois cette loi votée, le devoir accompli donc, bien plus intéressé par la publication d’une anthologie de la poésie française que par la fonction de chef d’Etat ; quarante ans après, personne ne l'en blâmera : l'homme était condamné par un cancer ; quant à ses successeurs, ils ne feront guère mieux côté leadership comme on le verra. 


    Lui succédant, Giscard d’Estaing n’aura pas cessé pendant sept ans de chercher dans les penderies de l’Elysée ses habits de Président sans y parvenir ; en lui, on ne voyait que l’effort, vain de surcroît et dans la confusion des genres entre deux petits déjeuners avec ceux qui vident nos poubelles… histoire sans doute de nous faire oublier ce qu’il aurait dû être : un véritable chef d’Etat Président.


    Pour Mitterrand, élu à la fonction suprême après une cinquante années d’une activité politique bien remplie, riche en péripéties de toutes sortes, une fois ses fesses posées dans le fauteuil présidentiel, très vite on se rendit compte qu’il n’y avait plus que lui qui l’intéressait finalement, lui et la postérité.


    Certes, Jacques Chirac qui lui succéda sans enthousiasme aura su provoquer et précipiter des événements dignes d’un Président chef d’Etat… mais pas longtemps, et trop rarement… avant de baisser les bras et de céder la place à un agité qui répond au nom de Sarkozy, arriviste et inculte dans tous ses états excepté celui auquel il est d’usage de mettre une majuscule. 


    Aujourd’hui l’Elysée est occupé par un certain François Hollande qui a tout l' air d’un pharmacien ou d’un notaire de province sans histoire. Un Hollande sans vitalité, Président à la Obama qui sans doute n’aura de cesse pendant cinq ans de rembourser le crédit qui lui a été généreusement accordé ainsi que le bénéfice du doute sans lesquels son élection eut été inenvisageable.


    Aussi, depuis le départ de de Gaulle, le seul Président chef d’Etat de la cinquième république semble-t-il,  force est de constater que la droite n’a pas cessé de ne pas présider, et quand elle l’a fait, c’était au profit d’aucun d’entre nous car, ce qu’il faut bien comprendre c’est que depuis les années 70, il s’est agi, et aujourd’hui encore il s’agit bien, de deux droites : une première droite (le PS) qui a abandonné son projet socialiste une fois installée à l’Elysée et une autre droite (RPR - UMP) qui a renié son héritage Gaulliste.

     

     ***

     

                      Si l’ultra-financiarisation de la politique a pour origine l’ultra-financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent à l'heure de l'informatique ni frontière ni délai, il se pourrait bien que cette économie financière ne soit pas seule responsable : la corruption, les conflits et autres prises illégales d’intérêts, les va-et-vient entre le public et le privé qui permettent la constitution de jolis pactoles et autres magots, ne seraient-ils pas indissociables de l’état d’une classe politique impuissante, sans pouvoir, une classe politique maître d'œuvre aux ordres d'un maître d'ouvrage commanditaire de logiques d'organisation de l'existence mortifères, et ce à titre de compensations, voire de consolations, pour tout individu engagé dans un jeu politique des apparences, celui d’un pouvoir qu’il n’a pas, ou bien plutôt, celui du seul pouvoir dont ils disposent tous : plus qu’un pouvoir… un devoir… le devoir d’exécuter à la lettre des directives émanant de centres de décisions et autres nouvelles structures de pouvoir sans visage qui œuvrent à l’organisation d’un méta-monde ou post-monde par-dessus les Nations et les Peuples et bien au-delà encore ?


    Est-ce à dire que moins l'Exécutif a de pouvoir, plus belles sont les carrières de ceux qui l'occupent ? Ou...pour le dire autrement : est-ce à dire que... moins ils peuvent agir tous, plus ils touchent et plus ils amassent ?

     

     Mais alors... à propos de ce qu’on a pu appeler à une époque déjà lointaine maintenant « l’ivresse du pouvoir »… de quelle ivresse peut-il bien s’agir aujourd’hui ? Celle du serviteur qui accomplit son devoir ? Quelle ivresse dans la casse d’une économie, croissance zéro et dans les 15% d’une population active au chômage ? Quelle ivresse dans le projet et le vote de lois qui consacrent la précarisation et la paupérisation de la condition des salariés ? Quels exécutif et législatif peuvent bien vouloir se doper avec l’obligation faite à des travailleurs déjà usés par des années de travail dans des industries épuisantes de pousser leur sacrifice jusqu’à 65 voire 67 ou 70 ans ? Notre classe politique se shooterait-elle donc aussi au dé-remboursement des médicaments et des conditions draconiennes d’obtention de prestations sociales de solidarités de moins en moins solidaires ? Ou bien, ont-ils tous recours aux anti-dépresseurs et aux amphétamines, et d’autres… de s’effacer jusqu’à disparaître en polype transparent de l’anémone encroutante brune cher aux plongeurs sous-marins ?


    Car enfin… même si Hollande est sans doute aujourd’hui encore trop heureux de jouer un rôle de figurant inespéré étant donné ses concurrents au PS et ses opposants à droite, son parcours, sa réputation et sa crédibilité… où trouver un stimulus dans l’exercice d’un tel non-pouvoir, l’excitation psychologique dans une telle démission, une telle dépendance et soumission, sinon dans une compensation à la fois financière et égoïstique : argent, sexe, shows local et mondial (ce que Strauss Kahn avait sans doute intuitivement compris très tôt dans sa carrière : se servir sur la bête humaine, charnelle et féminine matin, midi et soir) ?


    Force est de constater qu'il ne peut en aucun cas s'agir d’ivresse à l’idée de transformer la société pour plus de justice et d’épanouissement chacun selon ses besoins et ses capacités (le projet socialiste) ou d’ivresse dans le rétablissement de la souveraineté d’une Nation, et sa dignité, son rang mondial (le gaullisme) ! Serait-il alors plutôt question de jouissance ? Oui, la jouissance sur le dos du chômage et de la déshérence existentielle de millions de travailleurs, toutes générations et toutes classes confondues ! Une jouissance compensatoire pour les uns, consolatrice pour les autres (1). Car toute carrière a horreur du vide ; aussi, qui peut bien se contenter de n’être qu’un exécutant aux ordres d’un cerveau qui n’est pas le vôtre toute sa carrière durant, volte-face après trahison, trahison après mensonge ? Et alors qu’il vous faut jour après jour donner des preuves de votre capacité à influer sur les événements, à tenir les reines, à ne pas subir, jamais ! Capacités qui ne sont plus celles de l’Exécutif depuis une bonne trentaine d’années ; un Exécutif héritier d’une organisation des lieux de décisions de pouvoir et de son exercice qui n’a plus besoin que de « Yes-men »…


    Pensez donc !


    François Hollande, supposément chef d’Etat… dans l’obligation de répondre à des demandes d’interviews du Wall Street Journal comme s’il avait des comptes à rendre au temple de la financiarisation de tout ce qui vit, marche et crève ; et ça encore : des écolos en costume Armani, boutons de manchettes de chez Dior…

     

    Comment s’étonner que l’Exécutif et le Législatif  - même et surtout issus d’une majorité dite de gauche -, ne soient plus que la mise en œuvre et la validation d’un projet sans frontière plébiscité par aucun électorat, en toute violation de la démocratie ?!

     

     Vient alors le conseil des anciens, tel une rumeur qui parcourt tout le spectre politique, et les couloirs des ministères et des Assemblées, même à la cantine ; conseil adressé à la nouvelle génération montante et trébuchante sur les ors d’une République monarchiste et bananière : « Si je ne m'enrichis pas, si je ne jouis pas de toutes les opportunités qui se présentent à moi, les électeurs ne seront pas moins pauvres pour autant et mon pays plus riche ! »


      Aussi... pourquoi se retenir, se gêner, s’empêcher entre deux conseils des ministres pour les uns, une séance à l’Assemblée et au Sénat pour les autres ?



                       - Viens par là mignonne ! Que dirais-tu d’une petite semaine aux Seychelles ? Hein ? Allez ! Couche-toi là que je m’y mette !

     

     *** 

     

                      Dès maintenant une tâche d’une exigence absolue attend tous ceux qui souhaitent scruter, déterminer, comprendre et expliquer ce qui a rendu possible l’élection de tous ces hommes de paille ; des élections qui ressemblent fort, de par le profil de leur vainqueur, à une ambition hautement stratégique qui viendrait donc d’un peu plus loin que la seule ambition de ces hommes qui, s'ils pouvaient nourrir en secret une telle ambition, n'en avait pas vraiment pour autant les attributs extérieurs même si l'on sait maintenant qu'ils en possédaient tous les attributs les plus intimes et difficilement avouables, et pour cause : la soumission et une reconnaissance sans bornes pour un ordre qui vous a consacré "Président" ou Premier ministre (selon la constitution du pays).


    Car, n'en doutez pas un instant : c'est bien cet ordre-là, méduse à têtes multiples, protéiforme, liberticide et jamais vaincue, qui fait et défait les Présidents puisqu'il ne pourrait bien que ce soit lui qui décide de qui sera candidat ou pas. Car enfin... ce Hollande-là ne vous rappelle-t-il pas d'autres Hollande ? Ce Hollande-là n’est-il la copie conforme de tous ceux qui, en Europe, ont dirigé, et dirigent aujourd’hui un pays ou un gouvernement, ou bien encore, tous ceux qui ont occupé, et occupent un poste à Bruxelles et plus particulièrement... à la Commission européenne ?


    Avec un Barroso archétypal, en Président de la Commission européenne, véritable "exécutif de paille" formé aux Etats-Unis, ancien gauchiste activiste portugais (Oui, sans rire !) retourné dans les années 90 après un séjour outre-Atlantique comme autant d’exécutants trillés sur le volet, des professionnels de la soumission à un ordre supra-national de nature oligarchique dont les projets de société et de gouvernances locale et mondiale sont de moins en moins à même de pouvoir s’afficher pour ce qu’elles sont puisque… sans aucun doute, les masses s’y opposeraient si elles devaient en connaître, bien avant que le mal ne soit fait, tous les tenants et tous les aboutissants.

     

                    Mais alors, qu’ils jouissent tous en paix en attendant de reposer dans le bruit et la fureur d’une colère qu’ils n’auront pas manqué de déchaîner.

      

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    1 - Le « Mariage pour tous », sera certainement un excellent exemple de compensation destinée cette fois-ci à l’électorat.... et plus est...un électorat dit de gauche.

     

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  • Cahuzac, le voleur de bicyclette

     

     

            "A l'enfant qui demande où vont les morts, à l'amoureuse qui s'inquiète d'une éternité d'amour qu'elle devine corruptible, à celui qu'un mal dépouille de tout, même de son mal, quel texte a jamais répondu ? - C.Bobin


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              Cahuzac à la UNE ! Cahuzac ici, Cahuzac là ! Cahuzac à toutes les UNE ! Cahuzac à la queue leu leu ! Cahuzac en veux-tu-en-voilà !


    En démasquant Cahuzac, quiconque croit s'être sérieusement attaqué à ce qu’il est convenu d’appeler la corruption et la fraude fiscale, ferait bien d’y réfléchir à deux fois.

     

    A l'échelle d'une mondialisation des cartels, des monopoles et des stratégies de domination guerrière dans le cadre d’économies de guerre (1), c'est tout au plus un voleur de bicyclette qui a été contraint de démissionner suite à l’ouverture d’une information et à sa mise en examen quelques jours plus tard, et certainement pas ce champion d'une corruption tentaculaire fruit d'une mondialisation qui est par définition la corruption de tous les modes de gestion de l’espèce humaine en tant que finalité.

     

    La fin, nous sommes au regard d’un marché mondialisé triomphant qui aura bientôt tout emporté : Etats, démocratie, nations, peuples, liberté, indépendance ; des milliards d'êtres humains livrés à la logique d'un monde économique, un monde sans morale et sans esprit autre que mercantile et qui, à terme, n'habiteront plus aucun monde.

     

    Aussi… d'aucuns feraient bien d’avoir le triomphe modeste. 

     

    Des paradis fiscaux à nos portes qui, incitateurs, n'hésitent même plus à démarcher les "fortunes"... pays qui coulent des jours paisibles, véritables receleurs qui prospèrent grâce au vol de la délocalisation, aux détournements, à l'évasion fiscale, au blanchiment de l'argent du crime ...sur le dos des budgets et des comptes sociaux des pays développés et de ceux qui le sont moins, pour ne rien dire de ceux qui ne le sont pas du tout...

     

    "Le pouvoir" et "Les pouvoirs", leurs nouvelles structures et leurs centres de décision - organisation, exécution, relais, recrutement : qui décident quoi, qui dirigent qui  ? Profil, antécédents, formation, biographie -, demeurent intacts, à l'abri du danger, loin de toute menace d’une investigation de la part de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler  la " Casta " : classe à la fois médiatique, politique et économique.

     

    Un nouvel ordre mondial qui étend sa toile pays après pays, région après région, et alors que la rage d’un retour maximal sur investissement n’a ni odeur ni couleur de peau ni nationalité.

     

    Un monde contrôlé par les multinationales et la pègre ; dans ce monde-là, les gouvernements de nos Etats sont au pouvoir ce que la liberté est à la contrainte et la torture à la confession. Dans cet univers, nos tueurs en série qui occupent la une de nos journaux adeptes de la diversion, ne sont que de pathétiques gesticulateurs !

     

    Et cette réalité-là semble totalement ignorée sous prétexte qu’elle n'a pas encore creusé au grand jour ses fausses communes, bâti ses camps, et désigné à notre commisération et à notre compassion éternellement et universellement étendues, son Peuple martyr et exemplaire entre tous les autres peuples - désignation qui annulera sans le racheter pour autant, même à crédit, le martyr de tous les autres -,

     

    Comme si seules l'architecture et la technique déterminaient la présence ou l'absence d'une pensée et d'une organisation de l'existence arbitraire, liberticide et criminelle. 

     

    Alors des Cahuzac… vous pensez bien ! Cahuzac, cette jeune pousse à l'échelle d'une corruption amazonienne qui a déjà tout emporté.

     

              Aujourd'hui, qu'est-ce qui nous reste à célébrer ? Sûrement pas la vie ! Tenez ! La mise en examen d’un Cahuzac ! Voilà tout ce qu’il nous reste à célébrer ! Cahuzac, un gestionnaire d’une crise qui n’en est qu’une que pour les victimes. Pour les autres, c’est une opportunité d’enrichissement sans commune mesure avec tout ce qu’ils étaient en droit d’espérer pour eux-mêmes contre nous tous.

     

    Qu’il soit ici rappelé qu’il n’y a pas de présent famélique ; il n’y a que des consciences qui s’en sont retirées après s’en être absentées trop longtemps.

     

              Et pour nous donner des nouvelles de ce monde-là, devinez quoi ? Des médias passifs, des médias-relais, simples pourvoyeurs de sons et d'images qui n'expliquent rien.

    Et les médias de hurler à la victoire parce qu’il a vaincu le mensonge d’un Cahuzac, le voleur de bicyclette du gouvernement Ayrault ! Victoire sans conséquence : pensez donc ! Un remaniement ici, une déclaration de patrimoine d’une poignée de ministres là….

     

    Non, vraiment ! Le journalisme d'investigation mérite mieux qu'un Cahuzac !

     

              Mais alors... que les médias si prompts à clouer au pilori le menu fretin, prennent donc leur courage à deux mains, qu'ils investissent les continents entiers qu’ils ont désertés depuis trente ans, là où il n'y a que des coups à prendre et un immense service à rendre à nos démocraties moribondes jusqu'au vertige d'une réalité quiemportera tout sur son passage...

     

              Jusqu'au chaos qu'est la vérité !

     

              Oui ! Le chaos de la vérité car il est vraiment temps que tout bascule !



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    1 - Se reporter à l'ouvrage : cahuzac,mediapart,corruption,fraude fiscale,politique,justice,ps,hollande,france,suisse,mondialisation

    Pour prolonger.... cliquez http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/04/07/cynisme-et-demagogie-capitulation-et-soumission-francois-hol.html

     

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