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corruption du cio

  • Jeux olympiques de Rio : 2 minutes d'arrêt

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    28 sports et 42 disciplines

    306 épreuves...

    Des milliers de médailles remises dont 812 "en or" (6 gr d’or dans une médaille : eh oui, faut pas rêver non plus !) ; des milliers d’athlètes pour les porter au tour du cou ; et puis d’autres qui n’auront gratifié un public télévisuel qui se compte en milliards que d’une éphémère prestation-apparition…

    Et à ce sujet, en cas d’élimination précoce, comment un participant s’arrange-t-il avec l’échec ?  Car, si l’important c’est de participer, et même si aucun n’ignore les enjeux financiers autour de leur victoire ou de leur défaite, il faut tout de même y avoir laissé quelques gouttes de sueur à ces Jeux car, sacrebleu ! on n’est pas là pour faire de la figuration non plus !

     

                   Qu'à cela ne tienne... ces Jeux de Rio touchant à leur fin, le moment est peut-être venu de partager quelques réflexions et autres remarques à propos de ce qui nous a été et de ce qui nous est donné à voir et à entendre ; et deux minutes suffiront :

                   A tout seigneur, tout honneur, même si de basse extraction… le beach- volley n’aura pas manqué de retenir notre attention trente secondes, montre en main -  le temps de s'en moquer. Et puis… faut-il vraiment commenter ce divertissement de plage élevé tant bien que mal, plus mal que bien d'ailleurs, au rang de « sport » olympique de surcroît ?

                   Changeons donc vite de registre : avec le basket, c’est un panier toutes les 5 secondes qui nous est donné à voir et à revoir - un pour toi, un pour moi -, et puis, parce qu’il faut que ça s’arrête un jour... pour cette raison, difficile de ne pas trouver ce va-et-vient d’un camp à un autre, d’un cerceau métallique à l’autre, d’une prévisibilité rédhibitoire au possible, d’un réel ennui ; un ennui peu commun ; rare donc, très rare cet ennui qui vous submerge au bout d'une dizaine de minutes et qui vous laisse sans secours, sinon un seul : voir ailleurs.

                   Et c'est alors que l'on se tourne vers le judo, déjà un peu émoussé : kimono et tatami… tirage de maillot cinq minutes durant. Catch ? Lutte ? très vite, très tôt, on ne sait plus ce que l’on est censé regarder, ce à quoi l’on est censé assister tant les deux protagonistes n’ont de cesse de se tirer par le revers de leur kimono comme d’autres par la barbichette :

    « Ben alors, tu veux faire du Judo ou pas ? On est là pour ça quand même !

    • M’enfous ! Tu m’auras pas ! 
    • Déconne pas. On nous regarde. Allez, laisse-toi faire, merde !
    • Toi d’abord !
    • Moi ?
    • Oui, toi !
    • Pourquoi moi ?
    • Parce que...»

    On ne louera jamais assez la présence d'un juge-arbitre pour mettre fin à ce face à face imbécile de chiffonniers où l’on finit débraillés et en sueur : une sueur pour rien ou pour si peu car, quitte à transpirer, rien ne remplace un footing le matin au lever du soleil à l'air libre.

                     Etouffant, suffocant même, en désespoir de cause, on se décide à prendre le large et le vent mais sans la tempête … en se tournant vers la mer, sous la protection du Christ géant et rédempteur de la baie de Rio : la Planche à voile ; et là, c'est la douche froide.

    Mal à l’aise sur leur planche, et plus encore lorsqu’il est question de manœuvrer et pas simplement de se laisser porter et conduire par le vent, -  quiconque serait plus à l’aise sur une bicyclette ou tout simplement à ne rien à faire -, une question nous vient très vite à l'esprit et sans mauvais esprit : qui un jour a bien pu décider qu’il était d’une importance extrême d’être capable de se tenir sur une planche montée d’une voile ?

    La planche à voile ? Un sport qui se pratique à coup de reins, semble-t-il ; coups de reins répétés, tellement la planche est réticente à accomplir ce à quoi on la destine ; on la maltraite pour qu’elle avance… et quand ce sport décidément très convulsif est pratiqué par des femmes, ces coups reins experts et déterminés laissent un homme songeur, très songeur : "Peut-être que dans d'autres circonstances..."

    Mais laissons là cette digression que d’aucuns qualifieront de tendancieuse et les cons de « machistes » (1)

     

                       Patins à roulettes, beach-volley, des lanceurs de javelot et de poids aux lanceurs d’alertes absents... soulever, jeter, aller et venir, à pied, à bicyclette, à la rame, courir encore et encore, seul, à deux, à huit avec ou sans témoin (en catimini ?) à passer et à repasser à temps, avant tous les autres de préférence - soit dit en passant, sur 400m, avoir recours à trois relayeurs pour couvrir cette distance, c’est à se demander s’il ne serait pas plus raisonnable pour les participants de rester chez eux, tranquillement assis ou bien à contempler les étoiles, filantes de surcroît -, il ne manquait donc plus que le roller et le squash ! Mais quand arrive le Badminton, après le golf, là, vraiment, la coupe est pleine ; on ne peut plus alors prétendre ignorer ceci : dans ces Jeux dits olympiques - les dieux de l’Olympe doivent franchement faire la gueule ! -, de Rio ou d’ailleurs, ce qui est à l’honneur, nul doute, ce n’est certes pas le sport - pour peu qu’il puisse en être question dans ce contexte et ces conditions -, mais bien plutôt la couverture médiatique de l'événement : l’audience télévisuelle ; pour cette raison, tous doivent pouvoir y trouver leur compte ! Les insatiables du foot et du basket sur canapé et ceux qui n'ont que le badminton l’été sur les plages pour se dépenser, faute de moyens (un jeu de 2 raquettes et un volant pour 10 euros - made in china svp !).

    Le plus insupportable dans le cadre de ces Jeux de Rio, car on n'aura pas pu ne pas remarquer, c'est le sérieux avec lequel des « athlètes » qui, il faut ici le dire, font injure à ce terme à chaque coup de raquette, fournissent leur prestation olympique ; des athlètes que personne ne pourra raisonnablement désirer fréquenter, moins encore, serrer les mains ou pire, leur adresser la parole car, quand on met autant d’application et de sérieux, le visage fermé et tendu, comme s’il pouvait bien être là maintenant question de vie ou de mort,  à pratiquer ce qui n’est même pas un divertissement, on appelle inévitablement le jugement suivant ; un jugement sans équivoque et sans nuances : la vacuité humaine n’a pas de limite ; pour cette raison, la remise d’une médaille quelle qu’elle soit, d’or, d’argent, de bronze ou même en chocolat, à ceux qui pratiquent cette activité, ne peut être considérée que comme un outrage.

    Aussi, on devrait pouvoir intenter un procès à ceux qui ont l’incommensurable prétention et bêtise (on ne sait plus comment les nommer !) de juger digne de figurer au palmarès des Jeux olympiques cet amusement pour cul-de-basse-fosse, jadis destiné à des jeunes filles qui n’avaient qu’un droit, se marier, faire des enfants et se taire ; sans oublier ceux qui le pratiquent dans le cadre de cette compétition ainsi que ceux qui les regardent.

     

                   Beach-volley, planche à voile, badminton... qu'est-ce à dire ?

                   Quid de l’athlétisme, demanderez-vous ?

                   Ah ! L’athlétisme, le vrai, le seul, proprement dit ou salement évoqué ! A propos d’un 110 m avec ou sans haies, qu’il soit couru en un trentième de seconde de moins que les années précédentes, excepté celui ou celle qui a « travaillé » des heures, des jours, des mois durant à cette performance toute relative, cela peut bien intéresser qui, franchement, ?

    Le téléspectateur vautré dans son canapé, ventripotent, un pack de bière à ses pieds, rotant plus souvent qu’à son tour ?

     

                    Avec la retransmission du badminton, c’est dans un tonitruant éclat de rire que l’on plongera dans l’obscurité la retransmission de ces Jeux au service d'un comité non pas sportif mais de sponsors et d’annonceurs publicitaires racketteurs rackettés par plus voraces et plus corrompus qu'eux : cet autre comité avec ses exigences financières exorbitantes.

    Quant à cette fièvre nationaliste que ces jeux sont capables de réveiller, dans le top 5 du classement des médailles, on retrouve les puissances économiques et militaires dominantes, les deux ou trois plus grands emmerdeurs de la planète ( c'est un euphémisme) et leurs larbins docteurs es chaos ; rien de surprenant à cela : la guerre c’est du sport et le sport c’est la guerre pour ceux pour lesquels la défaite n’est pas une option ; tous donc se retrouvent au cours de ces jeux : arrogants et dominateurs ; qu’il soit permis ici de rappeler que les Peuples ne se souviennent que d’une chose : des bombes qu’ils se sont prises sur la gueule mais jamais, au grand jamais, d’une médaille d’or gagnée par un athlète… en attendant qu’elle lui soit retirée pour dopage quelques années plus tard, car à vaincre sans péril, sinon pour sa santé, on triomphe sans gloire dans la guerre comme dans le sport.

    Et à ce propos, que deviennent nos médaillés, une fois la trentaine passée ? Dépression, prise de poids, cancer précoce, suicide... autant de sujets tabous.

     

                    Mais alors.. tenez : rendez-nous les Jeux du cirque ! Gladiateurs et lutteurs ! Dans l’arène, au centre, là où la poussière recouvre tout, et face aux lions, on y trouvera les membres du CIO (Comité International Olympique) aux voix et à la charte sonnantes et trébuchantes - jeux de quilles et pots de vin ; du meilleur cru, nous affirme-t-on ! Et l'on aura aucun mal à remplir la fosse puisque chaque jour la presse nous révèle qu’ils sont légion… (romaine !). Inutile de préciser qu’à chaque demande de grâce, c’est bel et bien une fin de non-recevoir qui viendra ponctuer un recours qui n’a pas lieu d’être exercé, pouce bien bas, le plus bas possible jusque dans les profondeurs de notre dépit amusé dans l'obligation que nous sommes de devoir rire de tout avant de nous en moquer allègrement.

     

     

    1 - N'empêche, si demain je dois absolument faire la connaissance d'une sportive - imaginez que cela devienne obligatoire ! -, il faudra impérativement qu'il soit question de planche à voile. C'est décidé.

    Lien permanent Catégories : A l'international, Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
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