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de gaulle

  • Europe : saluons la maestria de la diplomatie du Royaume-Uni

                

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               Donald Tusk, président du Conseil européen avec M. Cameron premier ministre britannique à propos de Brexit ; contraction de British et de exit, à savoir : le chantage à la "sortie du Royaume Uni" de l'Union européenne.

     

                      Les négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni à propos d'un "référendum stratégique" qui posera la question de la "sortie feinte" du Royaume-Uni de l'UE  - arme de négociation massive -, semblent aborder une étape décisive vers un projet d’accord. Une telle issue permettrait au premier ministre britannique David Cameron d’organiser ce référendum, le 23 juin prochain, en se prévalant des réformes obtenues.

                                              ( Les enjeux de ce référendum et des négociations... ICI)

     

    ***

     

                       Non contente d'avoir tué l'Europe que la France avait rêvé telle une "puissance politique"capable de proposer au monde une relation autre que celle imposée par une hégémonie étasunienne qui écrase tout sur son passage, toutes les cultures et toutes les ambitions d'auto-détermination et d'auto-conservation...

    Non contente donc d'avoir neutralisé l'Europe avec un élargissement de l'U.E à 28 pays sous Tony Blair, agent américain confirmé, qui a signé l'arrêt de mort de cette Europe alternative qui se voulait ou se serait voulue comparable à une sorte de "projet alternatif d'être au monde" dans sa relation avec les autres Continents...

    Après y avoir inoculé le virus de l'impuissance et de la soumission, voilà que le Royaume-Uni souhaite continuer de prendre ses distances avec l'UE, appartenance qui implique pourtant le partage des avantages aussi bien que des inconvénients ; tranquillement, ce Royaume poursuit la renégociation de son intégration à l'UE afin de n'en goûter que les avantages.

    Aussi, saluons ici l'efficacité de l'action du Royaume-Uni depuis son adhésion en 1973 !

    Avec ces négociations et ce "chantage à la sortie de l'UE", Cameron s'inscrit dans la continuité et parachève une oeuvre conduite pour le compte des USA dont le Royaume-Uni n'a jamais cessé de servir les intérêts, dans une relation de vassal  à suzerain car le rapport de force c'est bel et bien inversé au cours du XXe siècle : la maison mère du Royaume-Uni, ce sont les USA en ce qui concerne sa sécurité et son soutien au maintien de l'hégémonie culturelle, économique et militaire des Etats-Unis.

                   Et quand on pense que jamais il ne nous sera donné, à nous Français, de compter sur une classe politique capable de défendre avec une détermination et une efficacité comparables, nos intérêts à la fois économiques et géo-stratégiques, et ce au bénéfice, il est vrai, d'un tout autre projet - nommément :  l'émancipation d'une Europe unie -, c'est encore une fois le rejet de cette Europe passoire des intérêts étasuniens qui s'impose à nous.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Penser la construction européenne avec François Asselineau

     

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  • Riposte laïque, Zelensky, islamophobie et aveuglement émotionnel

     

                 « Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ? »

     

              Telle est la question posée dans un billet écrit en 2011 par Anne Zelensky et publié sous le sceau de « Risposte laïque », un mouvement qui s’est fait remarquer avec l’organisation d’un « d’Apéro saucisson » dans les arrondissements de Paris très marqués ethniquement, et qui n’a de cesse de dénoncer une « islamisation de la France ».

    Zelensky que l’on dit « figure importante dans les années 70 du mouvement féministe » est convaincue que l’immigration est un danger qui menace notre culture et notre école ; cette même culture, la nôtre et non l'Islam, qui, soit dit en passant, avait pourtant fait d’elle une féministe radicale.

    Depuis, Zelensky a quitté « Riposte laïque » qu’elle juge trop timoré.

                

                 « La France aux Français de culture européenne ! » telle est la ligne  d’Anne Zelensky aujourd’hui ! Aussi, avec cet article Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ? que d’aucuns célèbrent encore (ICI : dans la partie "commentaire" du billet), force est de conclure que c’est bel et bien Mai 68 ainsi que l’enfant - une de plus - de la bourgeoisie et du Talmud qui plus est, qui rentre à la maison : au PS et/ou à droite, bien au chaud et majoritaire, après des années d’errance.

     

                 « Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ? » (1)

                 Alors que cet article ne fait aucune distinction entre les vraie et fausse gauches, entre la gauche PS et la gauche hors PS, par commodité… ici, tout au long de ce billet, on entendra par « la droite » une classe qui privilégie l’Ordre au détriment de la Justice ; ordre qui permet à cette classe de dominer ; et par « la gauche », plus qu’une classe, un état d’esprit qui place la Justice avant l’Ordre ; l'injustice étant un facteur de dés-ordre. A ne pas confondre avec la gauche telle que définie par Michéa : à savoir, une gauche incarnée aujourd’hui par le PS qui a fait la révolution en 1789 et qui a eu raison de Robespierre ; une gauche des places à prendre et des fortunes à bâtir ; une gauche de la bourgeoisie, affairiste et que l’on retrouvera à la tête des mouroirs ouvriers de la révolution industrielle bien des années plus tard ; la gauche colonialiste aussi (Jules Ferry – Guerre d’Algérie avec la SFIO) ; et pour finir, une gauche qui aujourd’hui emploie un premier ministre et des ministres tels que Valls, Fabius et Macron ; en effet, la définition de Michéa a l’inconvénient, en ce qui nous concerne, de renvoyer toute idée de gauche aux extrêmes… gauches au demeurant, bien que Michéa soit tenté de regarder vers la droite dans sa recherche historique d’un ordre qui aurait privilégié la justice des conditions de vie contre un ordre qui aurait placé au centre de ses préoccupations les affaires, les profits et un matérialisme aliénant qui trouvera son épanouissement dans un consumérisme cause d’une réification mortifère.

     

     

    1 - On notera tout au long de la lecture de l'article de Zelensky, l'absence de majuscule accolée à "Islam" et  "les Musulmans" ainsi que l'emploi de "muzz" pour Musulman. Mépris manifeste qui, par avance, situe l'auteure dans le camp du racisme.

     

     

    ***

     

                 Cela établi, il est maintenant temps de nous pencher sur cet article auquel on tentera de répondre point par point, à commencer par son titre :

     

    « Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ? »

     

                  Aucune fascination de la gauche pour l’Islam mais bien plutôt le refus de la stigmatisation de toute une population dans une grande majorité dominée socialement, culturellement et économiquement ; une population affectée le plus souvent aux tâches les plus ingrates, aux salaires les plus bas, résidant dans des quartiers dépourvus d’un environnement propice à l’épanouissement de ses enfants et dont le parcours depuis deux générations semble n’avoir qu’un nom : discrimination ; discrimination en matière de logement, de travail, d'éducation, de vie sociale pour ne rien dire de son image telle que renvoyée par les médias de masse et l’actualité mondiale.

    « Comment donc des gens « ennemis déclarés des religions », héritiers des combats ouvriers et laïques, hostiles à « l’opium du peuple » – si fort stigmatisé par Maître Marx – peuvent ils se retrouver aujourd’hui défenseurs de l’islam ? Les autres religions continuent à être frappées d’opprobre, surtout la catholique. »

     

                Ceux qui défendaient la main mise de la religion catholique sur la société et les consciences (patronage et enseignement), ceux qui ont bataillé contre les lois Jules Ferry, ceux qui s’opposaient à la séparation de l’Eglise et de l’Etat appartenaient tous sans exception à la classe dominante, la bourgeoisie qui reste l'ennemie naturelle et historique de la gauche.

    Or, ceux qui, aujourd’hui, ne cessent de faire le procès de l’Islam et des Musulmans appartiennent tous, et une fois encore, au camp de la domination : la droite, l’extrême droite, et plus récemment les sionistes et les atlantistes (excusez ce pléonasme) lesquels valident depuis les années 90 la politique d’Israël et des USA qui peut se résumer à une vaste ratonnade de la Libye à l’Afghanistan en passant par Gaza et "les territoires" ; ratonnade aux trois millions de morts musulmans, bombardements et embargos compris.



    « La gauche entretient à l’évidence avec l’islam une relation passionnelle. »

     

                C'est bien plutôt l’islamophobie (de droite et sioniste) qui est, par excellence, la manifestation d’une relation passionnelle ; passion à la racine de laquelle on trouvera un racisme politique, historique et revanchard ; le dominant déplore de tout temps le refus des dominés de se soumettre ;  la cible de l’islamophobie c’est l’Arabe : les Palestiniens - du Fatah et du Hamas  - (pour les sionistes français juifs et non juifs) qui refusent de disparaître corps et biens ainsi que l’ancien colonisé, l’insoumis de la guerre de libération algérienne (pour la droite et l’extrême droite ).

    L’émotionnel et l’irrationnel  sont bel et bien du côté de l’islamophobie avec son vocabulaire  hystérique, complotiste et paranoïaque : invasion, remplacement de population, colonisation, guerre religieuse…


    « L’Islam (…) nous ramène au temps d’avant le totem et tabou. Il revendique tout ce qui désormais, au terme de longs siècles de civilisation, n’est plus dicible.

    -l’affirmation d’une toute puissance conquérante et indiscutable, qui nous renvoie à l’enfance, assortie de l’obligation de la soumission.

    -Le déni de l’ambivalence fondatrice du réel, il y a le Bien, de son côté et le mal, ou plutôt l’impur de l’autre côté

    - la haine et le mépris de l’Autre, incarné dans la Femme, qu’il cloître et met ainsi hors d’état de nuire. »

     

                   L’étude de tous les textes des trois religions monothéistes offre le même constat : en dehors de la religion, point de salut ! Aucune spécificité de l’Islam. Aujourd’hui encore, les mentalités n’ont guère changé : interrogez donc un colon de Cisjordanie ! Ou bien, questionnez un Juif dit « français », un Juif de France donc, qui adhère au concept de « peuple élu », par définition anti-universaliste et anti-républicain et pour lequel Jérusalem demeure la capitale éternelle du peuple juif - "Et fuck les lois internationales !" - sans oublier un Catholique du mouvement « La manif pour tous ».



    Ce sont là trois axes fondamentaux de cette idéologie. Or on les retrouve, camouflés dans les comportements de bon nombre de gens de gauche. Mais au fond, ils partagent le même sentiment de toute puissance, les muzz par le biais de la religion, les gôches par celui du dogme.

     

                  La gauche, la vraie,  n’est  plus dominante depuis 1983. C’est le libéralisme mondialiste tel que géré par le PS ( la gauche de Michéa) et les droites dites républicaines (pas la droite  de de Gaulle ni de Bernanos) qui tiennent le haut du pavé : le mondialisme et une Europe au service de ce même mondialisme qui n’est dans les faits qu’une guerre contre les Nations, l’Etat providence, les salaires, la liberté d’expression et la démocratie ; une guerre qui prend pour cibles en priorité l'Europe, là où les protections sociales et la notion d’Etat de droit étaient les plus développées.

     

    Le muzz (Musulman – ndlr) est maintenu en enfance dès qu’il ouvre les yeux sur ce monde, il ne choisit rien, mais on lui offre à la fois la certitude d’être celui qui détient la vérité absolue et l’obligation en contrepartie de se soumettre aveuglément à une force le dépassant.

     

                   Mauvais procès fait à l’Islam : là encore, toutes les religions infantilisent ; toutes les religions ont la prétention de prendre en charge l’individu du berceau jusqu’à la tombe ;  cette prise en charge couvre tout le spectre  à la fois spirituel et matériel de l'existence humaine : quoi manger (quoi ne pas manger) ; qu’est ce qui est assurément moral ( ce qui ne l’est pas) ; quoi penser (quoi ne pas penser) ; qui épouser ( qui ne pas épouser) ; et pour finir : où et comment mourir. Une telle prise en charge vous débarrasse du fardeau de la liberté avec ses incertitudes et l’angoisse de devoir choisir seul et pour soi ; c’est l’auto-détermination, même partielle et toute relative dans les faits, plus globalement la liberté qui se trouve ainsi neutralisée … et c’est la raison pour laquelle nombre d’individus ont recours à la religion et à une vision communautariste de l'existence car la liberté intimide, elle est anxiogène ; la religion anesthésie ; elle est rassurante et sans douleur.


    « Il y a cependant un point de divergence apparent entre muzz et gôches : la question des femmes. Les muzz osent afficher l’apartheid des femmes et les parquent sans états d’âme. Les gôches sont là encore pris entre deux feux : leur sexisme foncier et leur « idées » généreuses. »

     

                  Cette analyse n’a plus aucune pertinence aujourd’hui. La gauche en tant que force politique et le syndicalisme sont féministes définitivement depuis une quarantaine d’années. Quant à ce féministe hystérique qui souhaite faire le bien des pauvres jeunes musulmanes voilées des classes populaires, et ce malgré elles, en cherchant bien, et sans creuser très profond, on retrouve invariablement la bourgeoisie d’affaires de la fausse gauche (Elisabeth Badinter millionnaire) et le camp atlantico-sioniste : Caroline Fourest et Elisabeth Levy entre autres.



    « Les féministes sont régulièrement qualifiées de colonialistes et racistes, quand elles critiquent l’islam. En réalité, celui ci offre une magnifique soupape à la misogynie foncière des gens de gauche. »

     

                    La contradiction n’est que superficielle puisque dans sa démonstration, l’auteure confond la fausse gauche et la vraie gauche.

    La première gauche se sert de l’Islam pour entretenir l’illusion d’un clivage politique entre le PS et les droites dites républicaines, le tout accompagné d’une instrumentalisation du FN pour diviser tout ce beau petit monde, tout en se donnant une bonne conscience : c’est la gauche de SOS racisme, la gauche d’une instrumentalisation de la morale en politique.

    La vraie gauche, en revanche, a pris conscience que les attaques contre l’Islam émanaient principalement de ses ennemis historiques : la droite, l’extrême droite ainsi que les sionistes-atlantistes de ces trente dernières années.

    « Telle celle de Sade, dont la délinquance sexuelle est érigée en parangon de l’érotisme tordu. La pornographie, qui dans sa forme brute, nous rejoue indéfiniment le scénario de la domination des femmes, a toujours été jalousement défendue par la gauche pour laquelle elle est liberté d’expression, face à « l’ordre moral ».


               La gauche dite « sadienne » c’est une gauche de la rue d’Ulm émotionnellement anesthésiée et blasée, à la recherche de sensations fortes, composée d’esbroufeurs à la petite semaine ; une gauche des centres d’Art contemporain issue d’un milieu bourgeois coincé : ce sont les enfants de cette bourgeoisie-là, historiquement, ses filles et fils politiquement illettrés qui n’avaient que Sade pour emmerder leurs parents ; ils n’ont ni lu ni travaillé aucun des textes fondateurs de la gauche. Ce culte de Sade, c’est encore et toujours la bourgeoisie qui s’encanaille à moindre frais et sur le dos d’une réalité pourtant évidente : Sade était un sociopathe tortionnaire grapho-maniaque qui avait certes des lettres - une brute lettrée si on préfère -, pour lequel la chair humaine était chair à canon et chair à jouir (à exploiter sexuellement) .

    Sade aurait fait un entrepreneur redoutable dans l’art d’optimiser la ressource humaine.

    Comme quoi, la bourgeoisie reconnaît au premier coup d’œil un des siens.

     

    ***

     

               En conclusion, ce texte de Zelensky n’est que l’expression d’une idéologie non seulement ennemie historique de la vraie gauche mais aussi, et surtout, d'une idéologie qui se trompe de cible car le danger n’est pas plus religieux aujourd’hui qu’hier ; le danger c'est le mondialisme sous le leadership non pas des Musulmans (la bonne blague !) mais des USA et de Wall street : domination économique, culturelle et militaire.

    Un mondialisme tombeau de la France, une France non pas en tant qu’entité ethnique mais en tant que stratège des scènes européenne et mondiale ; une "France puissance" capable de déjouer la tentative de destruction de notre civilisation européenne par un leadership à la solde d’un capitalisme sans identité sans foi ni loi.

    D’où la nécessité en Europe, soit dit en passant, d’une alliance entre la vraie gauche et les souverainistes (2)  (à ne pas confondre avec les excités de l’identité française) si l’on doit pouvoir établir au plus vite un véritable rapport de force politique face à ce mondialisme qui vise l'Europe en priorité.

     

    2 - Se reporter à la proposition de Jean-Pierre Chevènement et au refus de Mélenchon : ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Islamophobie, E. Levy et A.Finkielkraut

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  • Radio France Internationale... la voix de la Françafrique ?

                  C'est François-Xavier Verschave, décédé en juin 2005, qui a forgé et décrit le concept de « Françafrique » ; terme parodiant l’expression la "France-Afrique" de Félix Houphouët-Boigny.

    La « Françafrique » est ce volet occulte de la politique de la France en Afrique. Les deux principaux ouvrages qui traitent ce sujet sont  : La Françafrique (Stock, 1999) et Noir silence (Les Arènes, 2000).

     

                 "... Dès son retour au pouvoir en 1958, De Gaulle comprend qu’il est acculé à accorder les indépendances africaines. Les discours décolonisateurs américain et soviétique renforcent en effet le mouvement des peuples. Il accorde donc ces indépendances : c’est la face émergée de l’iceberg, toute blanche, "la France amie de l’Afrique", etc. En même temps, De Gaulle demande à son bras droit Jacques Foccart de mettre en place un système de dépendance intégrale : il s’agit de conserver un cortège d’États clients, l’accès à des matières premières stratégiques, et la dîme pour son parti politique. Sous la légalité proclamée s’installe donc une illégalité de fait. Organiser cette illégalité sur quarante années n’a pu se faire que par des moyens illégaux, inavoués.

    Foccart commence par sélectionner des chefs d’État "amis de la France" - par la propagande, des fraudes électorales massives, et deux punitions exemplaires : l’épouvantable répression des indépendantistes camerounais, l’élimination du président togolais élu malgré la fraude, Sylvanus Olympio. Le seul rescapé de ses complots, Sékou Touré, en deviendra paranoïaque. Foccart tient son "pré-carré" par un contrôle économique, monétaire, militaire et barbouzard. La convertibilité du franc CFA permet tous les circuits parallèles d’évasion de capitaux, de la rente des matières premières et de l’aide publique au développement. Paris impose une série d’accords militaires léonins, largement secrets. Chaque chef d’État est chaperonné par un officier de la DGSE, qui en principe le protège, mais peut aussi favoriser son élimination, comme dans le cas d’Olympio. Les Services français recourent au besoin à des groupes de mercenaires ou des officines de vente d’armes... " - Association Survie

     

                          Jamais RFI (Radio France Internationale) ne vous comptera cette histoire-là !

     

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                    Jomo Kenyatta, Ruben Um Nyobè, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara...

                   Jamais vous n'entendrez sur RFI les noms de ceux qui ont inspiré et dirigé les luttes d'émancipation et d'indépendance sur le Continent africain.  Quant à leur rendre hommage tout en validant leurs analyses et leurs actions... n'y comptez même pas !

     

     

    Saïd Bouamama : « Les figures de la révolution africaine »

     

     



    Francafrique par survivant

       

    Survie : cette association a trois objectifs principaux : ramener à la raison démocratique la politique de la France en Afrique (lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme), combattre la banalisation du génocide et réinventer la solidarité internationale par la promotion des Biens Publics mondiaux.

    Se reporter à l'ouvrage : La gloire des imposteurs par Aminata Traoré, sociologue.

     

               Si en  20 ans, l'association "Survie" a pu une ou deux fois s'exprimer sur RFI, les analyses de ce collectif et les révélations du caractère scandaleux de cette Françafrique néo-colonialiste, surpassent de très loin et de très haut le moindre travail dit "journalistique" de la rédaction de RFI sur ce sujet comme sur tous les autres.

     

     

                La complainte, la révolte à peine contenue d'un Africain, Malick Noël Seck, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

     

                  Jamais il ne nous sera donné d'entendre cette complainte sur l'antenne de RFI.

     

    Kemi Seba : panafricaniste de nationalité française exilé pour les uns, de retour sur la terre de ses ascendants pour les autres : l'Afrique.

     

                   Une fois encore, jamais vous ne... etc... etc...

     

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                 Là où le football - opium des Peuples africains francophones,  avec ses gladiateurs, ses forçats et ses mercenaires qui en Europe, assurent le spectacle, de Marseille (en 1ère division) à Le Poiré-sur-vie (en national) -, omniprésent sur l'antenne de RFI, semble servir d'exutoire à une information sous influence et sous conditions, celles dictées par l'Elysée - financement d'Etat oblige ! -, et les bailleurs de fonds et les stratèges d'un Continent finalement méprisé comme aucun autre, avec RFI c'est... jamais, jamais, jamais, jamais !

                   De là à conclure que RFI serait la voix de la Françafrique... grande est la tentation.

     

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    Pour prolonger, cliquez : La Françafrique sous les présidences Sarkozy et Hollande

     

     

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  • Université Paris 8 ou quand la France fait face...

     

               Ces jours-ci, le Huffingtonpost, dirigé par une ancienne "journaliste-animatrice télé" passeuse de plats,  Anne Sinclair, pour ne pas la nommer, a relaté tout en le déplorant, un incident qui a eu lieu à l'université Paris VIII  : "Un groupe d'étudiants juifs israéliens qui étaient venu pour engager le dialogue avec des étudiants de  l'université Paris VIII de Saint-Denis au sujet d'Israël dans le cadre d'un tour des universités françaises ayant pour but développer le dialogue entre cultures (la culture du colonialisme et de l'humiliation des Peuples en ce qui concerne Israël ? ndlr) s'est fait sortir de l'université par le personnel et par des militants anti-israéliens du Collectif "Palestine Paris 8".

     

    Ce même Huffingtonpost prendra soin d'accompagner son billet d'humeur d'une vidéo qui porte le titre suivant : "La France de la haine"

     

     

                A cet article qui fait une fois de plus le procès d'une France qualifiée "haineuse..." qu'il soit permis d'opposer ceci :

               Ce qui est réellement insupportable c'est qu'un groupe d'Israéliens qui soutient bec et ongles un Etat qui aujourd'hui n'a plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid pense qu'il peut en toute impunité et en toute tranquillité venir nous vendre des salades que plus personne ne veut acheter à l'heure où l'Etat israélien jouit, ici en France, d'un soutien quasi inconditionnel de la classe politique en général et du PS en particulier, et ce jusqu'au plus haut sommet de l'Etat français, en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif de domination...


    A moment où des associations communautaires (CRIF et LICRA) ont le pouvoir de bannir des médias et de persécuter tous ceux qui n'acceptent plus cette compromission de la France avec une idéologie mortifère - le sionisme -, à propos de laquelle une petite piqûre de rappel s'impose :

               Là-bas : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation...


               Ici : bannissement, chantage professionnel, chantage à l'anti-sémitisme, racket sous la forme de procès sans nombre contre quiconque ose dénoncer la connivence au plus haut sommet de l'Etat français avec cette politique : journalistes, artistes, producteurs radio et télé...


    Et alors que des militants de la cause palestinienne sont interdits de réunion dans les universités.


                    Rappelons que cette France-là
    n'est certainement pas la France de la haine mais bien plutôt la France de Jeanne d'Arc, la France de Voltaire, la France des Cathédrales et de la Laïcité, la France de Victor Hugo, la France de Jaurès, la France de Jean Moulin et du Conseil National de la Résistance, la France des "Porteurs de valises" fiers et déterminés, la France des mosquées dignes et paisibles, et enfin... la France de Charles de Gaulle et de sa jeunesse étudiante...
    France éternelle, phare de l'humanité, celle que le monde entier réclame à cor et à cri et que seuls les salauds iront conspuer.

                  Alors oui ! N'en déplaise au Huffingtonpost : ce jour-là, ce sont bien toutes ces France qui se sont dressées à Saint-Denis, ville des Rois de France, un France intraitable à l'endroit d'une idéologie tyrannique qui sonne le glas de notre civilisation humaniste.

     

                 Que le personnel de l'université Paris 8 et le Collectif "Palestine Paris 8" soient ici salués, remerciés et célébrés.

     

                  Alléluia !!!

              

     

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Sionisme et sursaut moral

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  • Un Président normal et ordinaire : scooter et baise

    hollande casque et scotter.jpg   Julie-Gayet-et-Francois-Hollande.jpg


                 A l'heure où la fonction présidentielle a comme palais de l'Elysée... Matignon, et Matignon... un appartement sous-loué quelque part dans Paris... président-premier ministre comme n'importe quel autre ministre interchangeable à souhait... fonction qui ne vous offre qu'une seule perspective, sinon qu'un seul droit : rejoindre le club des supplétifs gestionnaires intérimaires des pays européens...


                  Certes ! Ne confie-t-on pas le sérail à l'eunuque... eunuque politique s'entend ?


    Dans l'attente des prochaines remontrances (semonces ?) de la commission européenne ou de la note que des agences de notation daigneront accorder à tel ou tel pays, juste avant le prochain coup de fil de l'Otan qui vous demandera d'aller casser la gueule à un pays qui aura tout juste de quoi se défendre pendant 48H... et au retour à la maison, de faire face aux prochaines exigences du MEDEF avant d'y consentir...

    Que reste-t-il à tous ces sous-fifres d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires et les acquis sociaux, contre les particularismes nationaux, et autre exception culturelle, pour ne rien de dire de nos chances de parvenir à une vraie démocratie ? Que leur reste-t-il donc ?


    Devinez quoi ?

    La baise bien sûr ! Oui, la baise ! La baise, l'enrichissement, et encore la baise... en attendant le gueuleton suivant et la prochaine baise, avec pour tout public... des gogos qui tiennent la chandelle devant le journal de 20H, entre deux magazines people, - tout le spectacle du  monde ! -, avant de leur laisser croire à tous qu'il va se passer quelque chose ou que... quelqu'un quelque part fera que quelque chose se passera... quelque chose d'imprévu, d'inédit... qui fera que l'Histoire sera à nouveau en marche.  


              Car enfin, ne nous dites pas que tous prennent leur pied avec les chiffres du chômage, avec ceux de la précarité et de la pauvreté, avec les dernières fermetures d'usines, avec la dernière note d'une agence de notation auquelle on n'a pourtant rien demandé ! Avec les prochains 50 milliards d'économie à trouver ? Avec la réforme d'une retraite à la saint-glinglin payée moins que rien ! Ou bien encore, avec la déstabilisation d'un pays par des services très très spéciaux... déstabilisation pour un chaos ad vitam aeternam... aux dizaines de milliers de victimes !

    Alors oui, une seule explication s'impose : la baise ! La baise, bien sûr !


    Tenez ! Madame Trierweiler avait choisi un mec moche, Hollande (se reporter à son tweet du 10 janvier), un homme disgracieux, sans charme ni classe, pas sexy pour un sou, et ce pour pas qu'on lui fauche... oublieuse du fait suivant : le poste de Président n'a pas son pareil quand il s'agit de faire oublier que l'on est précisément moche et imbaisable. Valérie Trierweiler l'apprend aujourd'hui à ses dépens.


               Car, vous n'allez tout de même suggérer que tous s'envoient en l'air avec les paluches qu'ils serrent de chefs d'Etats qui ne sont, le plus souvent, que des enflures, des serpents ou bien... des pauvres d'esprit sans projet autre qu'une balance commerciale excédentaire : dernièrement... un chant d'amour à un Netanyahu et à son pays imbuvable ; plus récemment encore, un sourire de soumission à Obama ; et là maintenant, une confidence à l'oreille d'une Merkel pourtant sourde et aveugle...


    Alors... oui ! Mille fois oui ! La baise ! Encore et toujours la baise ! La baise... de nuit de préférence, à l'heure où tous les baiseurs, où tous les rois de la baise sont gris...

    La baise donc. Mais aussi... la baise du monde du travail bien sûr ! Là où tout le Kamasutra n'y suffirait pas... la baise... notre baise à tous quand on est tous "de la baise" ! La baise de tout ce qui vie, marche et crève et... 

     

    Soudain... une image, une séquence... un film...


                Imaginez maintenant... disons... Charles de Gaulle ! Oui ! Un Charles de Gaulle à mobylette qui se rend nuitamment chez sa maîtresse, une actrice ou une chanteuse de variétoche : disons... Nicoletta ou Georgette Lemaire ?


    C'est inimaginable, bien sûr ! Et savez-vous pourquoi ? Car les hommes de cette trempe-là tirent, non pas tout ce qui bouge et tout ce qui ressemble à un cul, mais les rênes... oui ! les rênes ! Ils tirent les rênes du pouvoir... celui qu'ils se sont donné et qu'ils ont arraché des mains de ceux qui souhaitent très certainement faire d'eux des marionnettes et des valets - leurs valets !

    Les rênes du pouvoir ! Bien plus encore : les rênes d'un projet, d'une vision à la racine de laquelle on trouvera l'amour pour un peuple, un pays, son rang et son rayonnement... au service d'un monde plus sûr car plus juste et moins outrageusement cynique.

     

                 Imaginez maintenant Hollande, ces prédécesseurs récents, et ces successeurs (Juppé, Valls, re-Sarkozy ?)... tous à la tête d'un projet porteur d'une telle ambition et d'une telle exigence ?

    Inenvisageable, bien sûr ! Car, vous savez, nous tous savons, que c'est plié : double vie, double langage... qui a baisé baisera et ne cessera jamais de baiser... comme d'autres de trahir !


    ***


                 Ambition et exigence... une détermination éprise de justice et de liberté...


    Mais alors, qui nous aidera à faire aussi ce deuil-là ?


    _________________________  


    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS et des Verts

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  • de Gaulle : amnésie et complaisance entre mythe et réalité

    Ci-après, quelques rappels de faits historiques indissociables d'un personnage que l’on voudrait univoque et qui, semble-t-il, force l'admiration avec une complaisance aussi surprenante que déplacée.

     

    ***

     

    Le 9 septembre 1944, un gouvernement d'unanimité nationale est constitué sous la présidence de Gaulle jusqu’en janvier 1946.

     

    1945 - Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata : répressions sanglantes d'émeutes nationalistes dans le département de Constantine, en Algérie française.

    8 mai 1945 : fin des hostilités et la victoire des Alliés, un défilé est organisé. Les partis nationalistes algériens, profitant de l'audience particulière donnée à cette journée, décident par des manifestations d'abord pacifiques de rappeler leurs revendications patriotiques. Un policier tire sur un jeune Algérien tenant un drapeau de l'Algérie et le tue, ce qui déclenche des émeutes entre Algériens et Européens, avant que l'armée n'intervienne.

    Il y aura parmi les Européens plus d'une centaine de morts et autant de blessés.

    Après l’intervention de l’armée, en représailles, le nombre des victimes autochtones (algériennes), est difficile à établir aujourd’hui encore ; les autorités françaises de l'époque fixèrent le nombre de tués à 1 165 ; pour les historiens, le nombre varie de 8 000 à 15 000 victimes.

     

    ***

     

    Le 29 mai 1958, René Coty fait appel à Charles de Gaulle qui deviendra ainsi le premier Président de la Vè République.

     

    Guerre d'Algérie : dès 1959, de Gaulle en revient à une solution classique de répression militaire ; jusqu'à l'hiver 1961/62, il choisira de poursuivre la guerre, au prix d'un accroissement de l'usage de la torture. Jusqu'à la fin de 1961, la lutte contre le FLN est menée avec autant de vigueur, et même davantage, qu'auparavant : selon Constantin Melnik, conseiller spécial de Michel Debré chargé de coordonner les services secrets, il y eut environ 500 assassinats politiques entre 1958 et 1961.

     

    Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961 à Paris, au lendemain de l'assassinat de policiers par des militants du FLN, une manifestation, interdite par les autorités françaises, fut organisée : les manifestants algériens protestaient contre le couvre-feu imposé en métropole aux ressortissants d'Afrique du Nord. Cette manifestation fut férocement réprimée. Selon l'historien Alain-Gérard Slama, le chiffre total est de l'ordre d'une centaine de victimes. Le préfet de police Maurice Papon couvrira ses policiers et le gouvernement l'ensemble de ses fonctionnaires.

    Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, toujours à Paris, lors d'une manifestation interdite, huit manifestants « français » contre la guerre d’Algérie sont tués par les forces de police au métro Charonne et un autre mourra à l'hôpital ; on retrouvera le même duo : de Gaulle et le préfet de police Maurice Papon.

     


    ***


     

    26 mai 1967 : grève et massacre en Guadeloupe : des ouvriers du bâtiment réclament 2% d’augmentation et la parité en matière de droits sociaux.

    Alors que des négociations sont en cours, des CRS prennent position. Très vite, la tension monte. Les CRS lancent des grenades lacrymogènes pour disperser la foule et chargent à coup de matraques, à coups de crosses... et à coups de pieds. Le massacre qui s’ensuit fera 87 victimes civils guadeloupéennes (Papon auait-il été muté aux Antilles ?!) tués par des gendarmes et parachutistes français.

     

    Décidément...

    A la lumière des tous ces faits tragiques, force est de constater que… tout comme Racine et Shakespeare - mais sans le génie de ces derniers...

     

    de GAULLE TUE BEAUCOUP !


    ***

     

    En Mai 68, au cours de la plus grande grève dans l'histoire du mouvement ouvrier français, on retiendra que l'on ne doit l'absence de bain de sang qu'à un Préfet de Police nommé Maurice Grimaud qui a succédé à Maurice Papon et à un Georges Pompidou, (sans oublier, côté étudiants, le fait que les parents des fils et filles de Mai étaient gaullistes), alors que le Général de Gaulle avait clairement fait savoir (on ne se refait pas, manifestement !) que la police ne devait pas hésiter à tirer sur les manifestants-grévistes pour rétablir l’ordre (se reporter aux mémoires du préfet Grimaud : En mai, fais ce qu'il te plaît).

    Avec ces derniers événements…

    Entre panique, incompétence et ignorance de cette France avec laquelle il n’hésitait pourtant pas à rebattre les oreilles du monde entier, ironie de l'Histoire, on ne pourra s'empêcher de penser au Pétain des années 40.

    En effet, de Gaulle a près de 80 ans au moment des événements de Mai : en juin, un vote de soutien tout relatif, lié au désir de l'électorat de retrouver un Etat fort, le maintiendra dans ses fonctions avant une démission précipitée dix mois plus tard ; démission sans gloire, dans une indifférence quasi ... générale ; de Gaulle n'étant déjà plus une solution d'avenir pour la société française.

     

     

    _____________


     

    Haut en couleurs (celles de notre drapeau avec le rouge comme couleur dominante… celle du sang ?!) ce personnage « culte » semble forcer autant l'amnésie que l’admiration ou le dédain chez ses détracteurs ; ceux d'une gauche modérée ou à l'extrême d'une droite qui aujourd’hui encore n’est pas loin de lui reprocher de ne pas avoir tué assez.

     

    Aussi...


    Il serait temps que l'Histoire reconnaisse les milliers de cadavres qui jonchent le parcours de cet homme équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît.

    Et si au royaume des imbéciles et des aveugles, les borgnes et les admirateurs sont rois, nul ne saurait nous empêcher de renvoyer dos à dos les uns et les autres pour mieux nous empresser d’emprunter d’un pas léger et confiant le chemin qui mène à un belvédère à la vue imprenable : celle des faits.

    Et pour peu qu’un kiosque à musique, non loin, nous propose une nouvelle interprétation d’un Chant des partisans qui, nul doute, au sortir de la Deuxième guerre mondiale, méritait une autre postérité et d’autres hommes avec lesquels partager cet héritage…

    On pourra, une fois encore, constater à quel point les héros d’hier voyagent mal dans le temps lorsqu’ils s’obstinent à vouloir encore, et contre toute raison, influencer son cours.


     

    PS - Dans ce billet, j’ai souhaité en priorité évoquer des événements à caractère politique : contestations, revendications, exercice d'une liberté de parole et d'action ; événements qui seuls permettent d’évaluer le "niveau" de liberté toléré par un régime ; en l’occurrence celui d’un de Gaulle.

    Au sujet de Mai 68, si ses fils et filles avaient été algériens, africains ou antillais, et si le passé nous est d’un enseignement quelconque, on doit malheureusement pouvoir légitimement penser que Pompidou aurait un peu moins insisté auprès de Gaulle pour qu’il n’y ait aucun bain de sang.

    Et si, sur un plan politique, de Gaulle a su se rendre indispensable tant en France qu'à l'étranger, et si ce Général a aimé la France, Pinochet a très certainement lui aussi aimé le Chili, et Staline l’URSS ; et tous deux ont su se rendre tout aussi indispensables.

    Quant à la politique de non-alignement vis à vis des Etats-Unis, celle-ci n’était pas plus louable que celle d’un Tito vis à vis de l’URSS.

    Encore une fois, on doit pouvoir questionner ce personnage équivoque à l’autoritarisme finalement bien moins éclairé qu’il n’y paraît. En d’autres termes, plutôt euphémistiques, il faut bien reconnaître que de Gaulle, qui était un militaire et qui l'est resté, a eu beaucoup de mal avec la liberté (surtout quand il s'est agi de celle des autres), la démocratie et la justice sociale (sous son régime, pas de redistribution des fruits d'une croissance pourtant record ; pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur la condition ouvrière avant Grenelle).

    Et s’il lui est arrivé d’avoir une très haute idée de la France - une France sans Peuple ?! Sinon, une France-troupeau -, c’était très certainement parce qu’il avait une très, très haute idée de lui-même et de la classe dont il était issu : une classe née pour guider, diriger...

    Devinez qui ou quoi ?!

    Des oies.

    Ou bien plutôt... pour rendre à de Gaulle les propos qui lui appartiennent : des veaux.

     

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