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  • Laurent Fabius : une diplomatie somnolente

     C'était à Prague le 23 Août 2015

     

     

                          Il serait grand temps que quelqu'un se décide à demander à Laurent Fabius de prendre sa retraite : le Président pourrait peut-être lui suggérer de... à défaut, le premier ministre...

    Un Laurent Fabius qui, en politique, a beaucoup pris depuis 35 ans - contrairement à d'autres, même rares, qui ont beaucoup donné ; d'autant plus que la France n'a plus vraiment besoin d'un ministre des affaires étrangères : au quai d'Orsay, il y a suffisamment de monde pour transmettre à l'Elysée les ordres de Berlin, de Bruxelles, de Washington, de Riyad et de Tel-Aviv.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Une diplomatie à la solde des USA

     

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  • S'habituer à la menace terroriste ? - 2è édition 2015

     

                  Tirs à la Kalachnikov dans un  train à grande vitesse Thalys (Amsterdam-Paris via Bruxelles): deux personnes ont été blessées par un homme armé qui a ouvert le feu avec une Kalachnikov. Il a été maîtrisé par les passagers, puis interpellé en gare d’Arras.

    Tout comme pour Mérah (Toulouse), les frères Kouachi (Charlie Hebdo), le suspect serait connu des services de police ; il aurait fait l'objet d'une note de renseignement.

     

     

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                   Après les attaques de Copenhague (Danemark) commises par un jeune Danois de 20 ans, Manuel Valls, premier ministre, a rappelé qu'il fallait apprendre "à vivre avec"... devinez quoi ? Le terrorisme.

                  Désormais, il nous est demandé de prendre en compte le fait que la menace terroriste doit faire partie de notre quotidien : "Il faut dire la vérité aux Français. (...) Il faut s'habituer à vivre avec".

     

               Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget débattent de la lutte contre le terrorisme, de la responsabilité de BHL, de Sarkozy et de Hillary Clinton dans le chaos libyen.

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    Dimanche et aprés ? Emission d'une rare pertinence à propos de l'actualité de ces trois derniers jours (Daesh, Tunisie, Isère...) avec Alain Bauer, criminologue et Gérard Chaliand.

     

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                   Qu’il soit permis à ceux qui n’ont aucune intention de «s’habituer à vivre avec la menace terroriste » de préciser ce qui suit :

    Avec cette énonciation de ce qu’un premier ministre voit comme une fatalité, c’est toute une classe politico-médiatique qui semble vouloir rejeter "la politique", pour mieux se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, comme si dans les événements de Paris, Vincennes et Copenhague, et ceux de Toulouse en 2012, il nous était demandé de voir non pas la manifestation d’un effet mais bien plutôt celle d’une cause qui n’appellerait, par conséquent, aucune suite puisque tous ces événements seraient une fin en soi.

    Or, les tueries des dernières semaines devraient au contraire provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une classe avec le relais des médias et de quelques intellectuels indigents ou carrément de parti pris, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire même si cela peut arranger les affaires d’un Premier ministre et d’un Président qui, déjà, pense à sa ré-élection.

    Car enfin…

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste - pro-américaine et israélienne - en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force ; une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif de domination ?

     

                    Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (La Grande Bretagne et la France comme alliés supplétifs) qui a pour seul programme : la dévastation des nations, des cultures, la captation et le pillage des ressources naturelles ainsi que le vol de la terre ?

     

                        

     

    - Doit-on accepter la remise en cause de la démocratie, à grand renfort d’instances tutélaires sans légitimité démocratique (fonds, banques, commissions, organisations) ainsi que de technologies de la surveillance et du contrôle de millions de citoyens, dans une passivité de tous les médias dominants ?

    Là, c'est bel et bien la politique qui hurle et frappe à la porte de la France et de l'Europe, assourdissante !

     

                      

     

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    Tuerie en Tunisie, chaos en Libye : merci qui ?

    Réponse ICI et là aussi

     

     

                   Face aux victimes collatérales françaises et d'autres nationalités qu'aucun discours ni deuil national ne pourront racheter, qu'aucune politique dont il n'y a rien à sauver depuis l'Afghanistan ne pourra nous demander d'accepter sans montrer du doigt l'Elysée et L'Otan, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ?

    Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ?

    Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Association de malfaiteurs ? Non assistance à personne en danger ? Complicité de meurtre ? Homicide involontaire ?

     

                     Il se pourrait bien dans les années à venir que nous nous trouvions tous dans l’obligation de demander des comptes à un Etat français sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !

                Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les USA ni pour Israël ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles !

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  • Fabius en Iran : le courage des lâches

     

     

                  "... suite à la conclusion de l'accord sur le nucléaire, le ministre français des Affaires étrangères a confirmé qu'il se rendrait à Téhéran fin juillet ou début août.

    Programmée initialement par le Quai d'Orsay les 6 et 7 juillet, puis le 20, la visite de Laurent Fabius en Iran interviendra «prochainement», d'autant que d'autres responsables européens sont annoncés à Téhéran. Lundi, le vice-chancelier allemand et ministre de l'Économie, Sigmar Gabriel, ouvrira le bal, accompagné de 65 dirigeants d'entreprises allemandes. Contrairement à Paris, Berlin n'a jamais vraiment cessé de commercer avec Téhéran, notamment les banques des Länder, peu exposées aux mesures de rétorsion... "- Le Figaro.fr
     

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              Nul doute : la visite programmée de Fabius en Iran fera toutes les unes. Les médias, les éditorialistes seront unanimes pour qualifier cette visite d'"historique" : "Fabius dans les pas d'Obama pour renouer avec l'Iran avant la levée des sanctions". Ou bien encore : "Cette visite est à mettre à l'actif du quinquennat de François Hollande !"

    On reconnaîtra sans difficulté la bêtise crasse de ces commentaires à venir à la signature de leurs auteurs mais pas seulement.

     

     ***

     

     

               Après Hollande à Cuba, Fabius en Iran : et pour que la diplomatie française ose ce voyage...


    Il aura fallu l'annonce du dégel des relations USA/Iran à l'initiative des Américains…

    Il aura fallu que les USA décident de la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien...

    Fabius en Iran... il aura fallu que les USA donnent leur feu-vert car une fois encore, force est de constater que la politique étrangère française se décide à Washington.


                Il est vrai que toutes les conditions étaient bel et bien réunies pour qu'un Fabius puisse aller faire le beau en Iran, à moindre frais, sans coup férir ni à redouter des USA dont cette traînée de diplomatie française, depuis Sarkozy, ne sait plus comment satisfaire les desiderata, la langue bien pendue et tirée, bien dans la raie, la bouche grande ouverte aussi ; il paraît même qu'elle avale goulûment : pas une goutte ne lui échappe !

     

                  Cette visite lui va donc comme un gant à ce Fabius ! C'est la visite du courage des lâches ; lâcheté que l'on retrouve à toutes les étapes du quinquennat Hollande.

    Car enfin …

    Mille fois la France aurait dû passer outre les sanctions économiques (1) contre l'Iran !

    Mille fois, nos Présidents auraient dû se rendre en Iran !

    Mille fois, la France aurait dû recevoir ses dirigeants !

    Mille fois la France aurait dû user de son influence en Europe pour rallier auprès d’elle des pays bien décidés à passer outre un embargo aussi injuste que cruel. Cruauté qui n’a pas cessé d'inspirer la politique des USA, du Vietnam à aujourd’hui, à la hauteur de plusieurs millions de morts depuis les années 2000 en particulier.

     

     

     

    1 - Ces sanctions auront coûté à l'industrie automobile française en particulier dont l'Iran était le troisième marché à l'export, près de 500 000 véhicules par an.

     

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  • Hubert Védrine – orgueil, prestige et conseil : par ici la monnaie !

     

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                  Après l’élection de François Hollande à la Présidence de la République, nombreux sont ceux qui, plus ignorants qu’optimistes, avaient mis tous leurs espoirs dans le retour d’une France dont la diplomatie renouerait avec une tradition de recherche d'équilibre et d'indépendance, loin des prévaricateurs irresponsables et jean-foutre...

    Diplômé de Sciences-Po et de l’ENA, occupant un temps les hautes sphères de l’Etat, à l’Elysée dès 1991 puis au quai d’Orsay jusqu’en 2002, en ministre des affaires étrangères copain comme cochons et larrons en foire avec Madeleine Albright, Condoleezza Rice … (après la mère, la fille… respectivement poids lourd et poids léger mais toutes deux secrétaires d’Etat) à l’heure d’une diplomatie américaine qui reposait (et repose encore aujourd'hui) sur des bombardements massifs de populations civiles et sur des assassinats chirurgicaux à l’aide de drones aux victimes collatérales multiples : écoles, réunions familiales, mariages, banquets, naissances et enterrements d’une pierre deux coups !…

    Hubert Védrine, l’homme qui a un temps semblé pouvoir porter à bout de bras une diplomatie en faveur d’un monde multipolaire, tout en reconnaissant l’Hyper-puissance des USA (Védrine est à l’origine de cette invention sémantique ; et c’est là sa seule contribution à ce jour : sa capacité à nous dire ce dont tous les Peuples du monde ont pu, un jour ou l’autre, faire l’hyper-expérience sous une pluie de bombes)…

    Force est de constater aujourd'hui que cet homme-là a bel et bien retourné sa veste, le soufflet retombé : à plat Védrine ! Dégonflé. A trois semaines du Tour de France : Védrine n’a donc pas fait plouf mais pschiiiiiiiiii………tt… le cul sur la selle.

                 Certes, on nous objectera : « Mais… vous vous attendiez à quoi de la présidence de Hollande? Que Védrine ré-occupe le quai d'Orsay, et dénonce à qui veut bien l’entendre, ceci : Les USA sont une bande de trous du cul qui tuerait père et mère pour ne pas avoir à céder ne serait-ce qu’une once de pouvoir et surtout… ne pas partager quoi que ce soit avec qui que ce soit qui, au préalable, ne se soumettrait pas, et sans conditions, à ses diktats... tout en sachant que les USA ne leur laisseraient que des miettes quoiqu’il arrive. Parce que… pourquoi croyez-vous qu’ils s’entendent si bien avec Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite ? C’est les mêmes ! Bananes !»

    Soit. Faut pas rêver ! Aussi, ne rêvons pas, et ne rêvons plus.      

     

                    Quelques livres écrits, le plus souvent ignorés car rien n’est plus difficile que d’avoir quelque chose à dire ! Même si… au pays de Chateaubriand, faut bien tenter l’impossible auquel nul n’est pourtant tenu ; préfacier, « rédacteur » de rapports pour Sarkozy et pour Hollande (Védrine aurait-il un côté flic que nous ignorions : rédiger des rapports sur tout et tout le monde pour le compte de tous les autres ?), enseignant à Science-Po, chroniqueur sur France Culture - car, s’il n’y a pas de petites économies, tout gain, d’où qu’il vienne, est toujours bon à prendre !- d’un monde dont les évolutions se font sans lui, occupé à regarder passer les trains de l’Histoire… de conférences en conférences, sous toutes les latitudes, à 20 000 dollars - Robert Védrine qui a pour modèle Kissinger, Henry de son prénom, surnommé « le boucher de la realpolitik »,  d'un charisme digne d'une porte de prison, un rien pédant, n'a plus grand-chose à nous dire depuis qu'il court après les honneurs et l'argent, sinon que … si c’était autrement, ce serait pire encore puisque personne ne souhaite que ça change, alors que la sagesse commande ceci : quand on n’a rien à dire qui n’ait pas déjà été asséné par des médias aux ordres, tous les jours de la semaine, on ferait mieux de garder le silence.

    Ou bien alors, Védrine ferait partie de ceux qui, quand ils n'ont rien à dire, souhaitent que tout le monde le sache ?

     

                 Qu'à cela ne tienne : soyons raisonnables et mettons-nous un instant à la place de ce Védrine : après son passage au quai d'Orsay, comment aurait-il pu se résigner à proposer à la cantonade, et en particulier aux internautes épris de dissidence, des vidéo-conférences gratis à la Etienne Chouard ou à la Jacques Sapir ou bien encore à la François Asselineau ? Et puis… parce qu’il aurait soudain eu besoin de prendre l’air… sa participation à des colloques qui se tiendraient à Gaza ou à Téhéran, avec pour toute rémunération et défraiement, un plat de semoule et quelques fèves… délicieuses au demeurant car dans ces régions qui semblent quelquefois perdues pour l’humanité, on sait encore cuisiner... mais… couscous ou pas, le caviar, c’est quand même autre chose ! Et Védrine veut s’en mettre jusque là ; et à la louche, s’il vous plaît ! Pour ce faire, en 2003, Védrine créera HV Conseil au chiffre d’affaires de plusieurs centaines de milliers d’Euros.

    Contortions et élasticités… en veux-tu en voilà ! La reconversion de Védrine dans le grand bain du business en conseiller des Princes de ce monde à la tête de multinationales ou des Etats, une oligarchie d’exception – proche du Groupe Arnault, Védrine siège au conseil d'administration de LVMH ; les dirigeants de Total le consultent régulièrement -, a sans doute été facilité par le fait que Védrine a la réputation d’être l’ami de tout le monde ; autant dire… de personne, et quand on sait que l’on juge un homme à ses ennemis.

    On le dit froid et dépassionné dans ses analyses, dans ses diagnostics, et si d’aventure d’aucuns viendraient à le prendre au sérieux, dans ses recommandations aussi ; froid donc Védrine  mais pas cynique pour autant ; plutôt réaliste ; autant dire : sans ambitions pour les autres (pays, individus, Peuples...).

    Aujourd’hui encore, à la critique d’un Hollande et d’un Fabius néo-cons atlantistes et sionistes (excusez ce pléonasme !) comme c’est pas permis, il préfère le silence : « Pas de vagues, pas de vagues ! Surtout pas de vagues ! Et puis… jamais ! »

    La polémique, c’est mauvais pour les affaires.

    Rien sur le refus de laisser l'avion d’Evo Morales survoler l'espace aérien d'une France qui soupçonnait la présence d'Edward Snowden dans cet aéroplane.

    Et sur le fond de l’affaire, la dérive techno-totalitaire de la NSA , rien non plus.

    Rien sur l’Ukraine et la tentative de hold-up de l’Otan… ou si peu, à peine audible, mezzo-voce, tellement Védrine est précautionneux avec les intérêts de ses clients et prudent avec sa bourse.

     

               Cantatrice chauve... à propos de cette circonspection face aux événements, de cette capacité de recul, voire de retrait, qui, nul doute, se voudrait la marque d'un homme aux analyses pleines de sagesse, la rumeur va bon train : au sujet du génocide du Rwanda (Védrine était alors secrétaire général de la présidence de la République), il se pourrait bien qu'il n'ait pas - lui et ceux qui l’entouraient et les autres qu’il a servis -, les fesses tout à fait propres : « Vous nous ménagez ; en échange de quoi, on vous fait travailler et l’on se gardera soigneusement de vous glisser quelques peaux de bananes » ; et l’on ajoutera : « … tout en évitant de donner les clés de placards dans lesquels des squelettes attendent encore, entre deux balais, un seau et une serpillière, une sépulture décente, tout en agitant leurs membres décharnés.»

              Mais alors... que faut-il y lire dans cette reconversion de Védrine, cette volte-face inattendue (1) ?

    Fascination pour le Prince, pour le Maître des lieux, même à cent lieux d'ici? Quête d’un Graal inaccessible au commun des mortels ? Jusqu’au jour où l’on franchit le pas : on fait le choix de se rapprocher de son excellence, on guette son regard, on mendie un sourire, on se prend à oser espérer pouvoir influencer ses décisions jusqu’à les faire sienne ; et c’est alors que le conseiller revêt les habits du Prince, chausse ses chaussures, convoite sa couche, de préférence quand il est le seul à l’occuper… alors que le bon sens voudrait que, face à un homme dit de « pouvoir », on prépare sans tarder la riposte, la contre-offensive, la suite et dans le pire des cas, la guerre : guerre sociale… guerre de classes… guerre pour le respect de la parole donnée et de ses engagements… guerre contre la concussion.

    Qui a dit : « Quand je croise un homme de pouvoir, je change de trottoir !»?

     

    Loufiats passeurs de plats et portiers (on surnomme Védrine « l’ouvreur de portes » grâce à son carnet d’adresses) des puissances de l’argent et des Etats dominateurs de surcroît, et si tous ces conseillers des Princes de la politique et des affaires se vivaient Président et Prince par procuration ? Oui ! par procuration... en retrait, dans l'ombre d'une jouissance toute secrète... interdite, presque honteuse, le temps d'un entretien ou de la remise d’un rapport ? Car Védrine, n'est-ce pas au fond... la province rurale (il est né dans la Creuse…. faut-il y voir là un lien direct avec le caractère de ses interventions ? ) avec sa petite bourgeoisie parasitaire, de tout temps attirée, voire fascinée, par tout ce qui brille : les ors de la République en priorité ; une République confinée à un ou deux arrondissements de Paris... Et quand on sait que Paris n’est pas la France…

     

                 A l’heure où quelques uns, téméraires, s’autorisent encore des analyses héroïques à propos d'une situation sans précédent dans l’Histoire du monde - une alliance dévastatrice USA-Israël-Qatar-Arabie-Saoudite -,  les uns pour allumer la mèche en déstabilisateurs pompiers pyromanes, les autres pour introduire le vers dans le fruit, et d’autres encore, les plus nombreux, pour porter l’estocade jihadiste - chaos et génocide des populations civiles -, selon le principe suivant dont Machiavel n’aurait même pas osé rêver : quiconque ne se soumet pas, n’a qu’un droit : mourir d’une mort aussi atroce que lente et aussi sûre que la promesse de cette autre mort à terme, pour nous tous, en temps de paix et sous tous les tropiques...

    Rentré dans le rang avant même d’en être sorti, sinon si timidement qu’on en a gardé un souvenir plutôt vague et confus, rappelons que Védrine a soutenu la guerre faite à Kadhafi pour preuve de son allégeance. Depuis, sur un ton badin… il n’a de cesse de chercher à nous rassurer : «Tout ne va pas si mal que ça dans le meilleur des mondes. La France a juste besoin de s’adapter. Ce qu’elle fera volontiers ; libre mais contrainte. »

    C’est sûr, on ne peut pas cacher très longtemps d’où l’on vient ! Un temps membre du bureau national du PS, Védrine personnifie à la perfection ce qu’est devenu ce parti (et les Verts aussi… verts de gris, de la couleur du billet du même nom ; monnaie de singes pour des tartuffes de l’engagement politique en faveur du bien commun et de l’intérêt général) au fil des ans : occuper les lieux du « non-pouvoir », grassement rémunérés - Elysée, Matignon ainsi que des dizaines de milliers de postes d’élus sur tout le territoire -,… et si par malheur vous osez leur enlever des mains la cuiller et le blinis rutilant - rapport à la course au caviar -, qu’ils s’apprêtent à porter à leur bouche, la sanction est immédiate : chantage au FN, chantage à l’antisémitisme, chantage à l’anti-américanisme primaire et au complotisme paranoïaque.

    Le Maccarthysme, c’était vraiment de la rigolade en comparaison.

     

               S'il est difficile aujourd'hui de nier que le bien commun et l’intérêt général s’accommodent fort mal de la recherche d’une réussite financière à tout prix, on reconnaîtra néanmoins à Hubert Védrine un seul mérite : avoir quitté la politique avant de faire des affaires, tout en demeurant membre du PS ; et cette fidélité à ce parti qui l’a fait et vu naître, dénote à la fois un esprit persévérant, loyal et cohérent envers un PS qui a su se réconcilier comme aucun autre avant lui, avec ce qu'il est devenu depuis 1983 : le parti d'une gauche qui n'est dans les faits qu'une droite de moins en moins complexée comme pour mieux nous intimer l'ordre, à tous, d’aller voir ailleurs si ça se fait encore d’être « de gauche ».

    Insulte faite aux trente années d'investissement et de mobilisation de tout un électorat qui a fait les carrières de ceux qui, aujourd'hui, sont sans vergogne sous le prétexte que "... si je ne m'enrichis pas, sachez que vous ne serez pas moins pauvres pour autant !"

     

     

    1 - Rappelons à toutes fins utiles que Védrine était anti-interventionniste, qu'il s'opposait au retour de la France dans l'Otan, et qu'il était très critique à l'égard de la politique des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite.

     

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  • Diplomatie française en colère : croissants et jus de fruits

     

     

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                    En grande difficulté sur l'affaire Leonarda, Hollande hausse le ton contre l'espionnage américain, un mois après tout le monde (La présidente du Brésil a elle annulé en septembre une visite aux USA  - ICI ) pour restaurer quelque peu son autorité et ne pas désespérer définitivement la gauche, la vraie, celle qui s'apprête à sanctionner la coalition gouvernementale PS-EELV aux prochaines municipales.


    L'espionnage de millions de conversations téléphoniques en France par les services secrets américains a entraîné un brusque coup de froid dans les relations entre Paris et Washington. Mais au fait... qu'est-ce qui irrite le plus la diplomatie française ? N’est-ce pas bien plutôt le fait que les USA semblent douter de la fidélité de la France à son égard ?  Ce qui semble déranger au plus haut point la diplomatie française n'est-ce pas le fait que les Etats-Unis puissent penser que la France ait quelque chose à leur cacher alors que la diplomatie française s'est fait une spécialité comme jamais auparavant, d'exaucer chacun des vœux étasuniens depuis une quinzaine d’années : Afghanistan, Irak, Libye, Mali, Syrie, impunité pour Israël, soumission à Barroso (agent américain) et à la commission européenne, accord sur le libre échange, alliance avec l'Arabie Saoudite...

     Avouez qu’il y a de quoi enrager, non ?


    Et à ce sujet…


    Laurent Fabius a rencontré John Kerry, le chef de la diplomatie américaine. Des micros installés par votre serviteur ont pu enregistrer les propos suivants (eh oui ! Y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui espionnent !) :

    «  Mais enfin… John, comment avez-vous pu un seul instant douté de notre fidélité (servilité ? ndlr) à votre égard ? Vous savez bien que l’on ne vous cache plus rien depuis des lustres. D’ailleurs qu’aurions-nous à cacher ? Nous n’avons plus de secret pour vous. On pense comme vous. Votre politique c’est notre politique. Voyez à propos de l’avion de cet indien de Bolivie qui se prend pour un Chef d'état… c’est quoi déjà son nom à ce traîne-savate?

    -  Morales...     

    - Ah oui. C’est ça, Morales ! Vous ne nous aviez rien demandé à son sujet, même si vous l’aviez rêvé, eh bien, on l’a fait sans attendre que vous nous le suggériez : son avion… vous avez vu : au trou et au clou son avion à deux balles ! Alors... quand on vous dit que vous et nous, c’est pareil ! Non là vraiment c’est à désespérer John ! De quoi avons-nous l’air, franchement ! Faites-nous confiance une bonne fois pour toutes ! Vos désirs ne sont pas simplement des ordres mais… vos désirs sont les nôtres aussi. Nous ne sommes pas seulement vos alliés mais… vos obligés. Pour un peu, on serait bien vos complices. Du moins, faudrait pas nous pousser bien fort pour qu’on le devienne. D’ailleurs, nous le sommes un peu déjà. Vous et nous unis pour le meilleur et le pire. Mariés nous sommes ! Oui ! C’est ça ! Un couple inséparable Johnny. Aussi, ne nous contentons pas de nous serrer la main : embrassons-nous Johnny chéri !...................Alors, t'es rassuré maintenant ?

    - Tout à fait Laurent. Demain, on débranche tous les micros. C'est promis ! Demain, on remballe tout Laurent. Tiens, en attendant...  roule-m'en une autre.»

     

                            Et la presse américaine de s’étonner, à juste titre, de la colère (colère feinte et sans lendemain ni conséquence donc) de l’Elysée et de Matignon.


    ***

     

     

     

                   Alors oui ! Quand on est à Matignon et à l'Elysée et qu'on est du PS, qu'est-ce qu'il ne faut pas dire ou faire pour tenter de cacher, bon an mal an, son penchant atlantiste impénitent...  car, dans les faits, le PS admire la puissance militaire et meurtrière des USA  comme personne ; ils ne rêvent tous que des USA, matin, midi ; et chaque soir c'est avec les USA qu'ils couchent et s’endorment : Valls, Fabius, Hollande... et tous les autres... atlantistes comme il n'est plus permis de l'être...

    Bande de tartuffes va !


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    ainsi que Les drones d'Obama

     

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