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donald trump

  • Donald Trump président : un an déjà

                   "L’une des grandes réalisations du système doctrinal a été de détourner la colère du secteur des entreprises vers le gouvernement qui met en œuvre les programmes que le secteur des entreprises conçoit, comme les ententes de protection des entreprises et des droits des investisseurs, qui sont uniformément décrites comme “Accords commerciaux” dans les médias. Avec tous ses défauts, le gouvernement est, dans une certaine mesure, sous influence et contrôle populaire, contrairement au secteur des entreprises. Il est très avantageux pour le monde des affaires d’entretenir la haine pour les bureaucrates gouvernementaux à lunettes et de chasser de l’esprit des gens l’idée subversive que le gouvernement pourrait devenir un instrument de la volonté populaire, un gouvernement par et pour le peuple."

     

                  "Trump à la Maison-Blanche" : Noam Chomsky

     

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                       Donald Trump : "Plus oecuménique que moi, tu meurs !"

     

    Donald Trump prête serment lors de son investiture vendredi 20 janvier à Washington.
                                               
             Donald Trump prête serment lors de son investiture ce vendredi 20 janvier 2017 à Washington ; unTrump qui aura gagné deux batailles : la première contre son propre parti qui n'en voulait pas ; la seconde contre  Hilary Clinton.
    Un nouveau président donc ; un président de rupture, un président qui se veut volontariste et pragmatique en opposition directe avec les huit années d'une Présidence Obama, présidence prétentieuse et guindée à la manière des nouveaux riches ( pour Obama.... sa réussite en politique), proche des Clinton finalement même s'il s'agit là, avec les Obama, d'un affairisme d'une autre nature ; une présidence de gérant de paille dont Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate, a su nous révéler toute la supercherie : toujours plus d'inégalités sous Obama, toujours plus de bombes et toujours plus de sourires et de sermons car plus Obama bombardait plus il souriait et plus il parlait d'autre chose.
    On compense comme on peut sans doute.
             
                                                           
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                   Donald Trump serait anti-establishment ?

                   Mauvaise blague, mauvaise analyse : Trump, c'est les USA qui passent à autre chose.

    Pour preuve, ce qui suit : Trump ne touchera pas à Wall-street, ni à la relation avec Israël et l’Arabie Saoudite. Quant à la Russie, les USA savent que ce pays-continent n’a aucun poids économique, technologique, culturel et militaire. Ils n’ont donc plus de temps à perdre. La préoccupation des USA c’est l’Asie. Et là encore, dans ses propos, Trump est au rendez-vous contre la Chine.

     

                    De plus, gardons à l'esprit que l'électorat de Trump (électorat indirect qui nomme les "grands électeurs"  - avec  50% d'abstention soit dit en passant - qui ont la charge de désigner  alors le prochain président) ne concerne pas simplement les "petits Blancs marginalisés" ; une partie de la classe moyenne républicaine a voté Trump ; et une partie des minorités visibles aussi.

    Car Trump n'est qu'un écran de fumée oligarchique destiné à embarquer sur le bateau de l'hégémonie US sur le monde (culture, innovation technologique et armement) les laissés-pour-compte toujours plus nombreux qui menacent l'intégrité de la société américaine autour de son drapeau et de sa force de frappe et autre désir de domination sans partage ; c'est la classe ouvrière qui soutient et fait la guerre (Irak, Afghanistan..), pas la bourgeoisie et les classes qui profitent du mondialisme.

    Aussi, pas de domination US sur le monde sans le soutien des classes exploitées mais fières d'appartenir à la première puissance militaire et technologique. Or, ces classes étaient sur le point de rompre avec ce projet de domination - de s'en désolidariser - à force de ne pas en récolter une partie des fruits économiques.

     

    ***

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Si l'on en croit tout ce que Trump a pu déclarer ces six derniers mois, avec ce nouveau président des USA fraîchement élu - mal élu qui plus est car minoritaire - tout le monde devrait pouvoir y trouver son compte : les sionistes impénitents partisans du Grand Israël (1), les anti-atlantistes, les opposants au TAFTA, les Keynésiens,  les protectionnistes, les patriotes, les fans de Poutine, les anti-impérialistes, les anti-mondialistes, les partisans de la sortie de l'U.E, les nationalistes, les suprémacistes blancs, les ruraux, les citadins, les pourfendeurs de l'OTAN, les trous du cul du Ku Klux Klan aux cagoules mal ajustées à la Tarantino...

    De la gauche à la droite, de l'extrême gauche à l'extrême droite, il y en aura donc pour tout le monde car contrairement à ce que les médias dominants ne cessent de nous asséner : plus oecuménique que Trump, tu meurs !

                  Tout ce beau petit monde pourra-t-il néanmoins s'y retrouver sans prendre le risque de s'y perdre avec ce nouveau concept qu'est Trump ? Concept attrape-tout - tout ce qui vole à sa portée -, car à trop vouloir plaire au plus grand nombre, ne risque-t-on pas de mécontenter tout le monde, chacun restant sur sa faim ?

                   Si, pour l'heure,Trump est unanimement détesté par les médias, on peut néanmoins parier que ces mêmes médias sauront très vite opérer une volte-face qui nous expliquera que Trump, finalement, n'est pas dépourvu de bon sens, et plus particulièrement une fois que ceux qui signent les chèques de cette classe médiatique sans gêne composée de chroniqueurs et d'animateurs de l'actualité - nouvelle fonction des journalistes des médias de masse -,  seront rassurés ainsi que Wall Street : gel des salaires, réductions massives des charges pour les entreprises, avec Trump, des affaires juteuses sont encore possibles et la réduction des inégalités peut bien attendre :

                  "Restez pauvres mais fiers d'être Américains car vos exploiteurs seront certifiés Yankees pure souche, les capitaux et les bénéfices aussi !"

     

               Trump c'est la continuation d'Obama par d'autres moyens, tout comme Obama aura été la continuation de Bush-fils... en particulier, dans la relation des USA avec le reste du monde.

    Trump, c'est le retour de l'unilatéralisme qui signe la fin d'un multilatéralisme qui n'est qu'une impasse  et qu'une perte de temps pour une puissance comme les USA : trop lent, trop pesant ce multilatéralisme ! Car, avec l'unilatéralisme (et une dose de bilatéralisme, les USA retrouvent leur position de force à 1 contre 1, autant dire à 1 contre personne (et pas seulement dans le domaine économique) ; plus de tergiversations alors : exception culturelle française, OGM ou pas OGM, quel droit du travail, quelles normes  sanitaires etc...

    Aussi, prêter aux USA qui ne veulent toujours pas partager le monde, des intentions isolationnistes, c'est vraiment passer à côté de l'essentiel.

    Dans ces circonstances, avec le retour de l'unilatéralisme américain, ayons une pensée pour cette Grande Bretagne sortie de l'U.E qui joue gros, très gros maintenant face aux USA. Compte-elle sur la City pour faire contre-poids lors des négociations avec Trump ?

    On le saura très vite.

     

    ***

     

                  Pour finir, précisons ceci : le Système pour tous les anti-systèmes qui ne savent pas encore qu'ils sont toujours à sa merci et à son service, ne baisse jamais les bras. Aussi, une seule solution : les lui couper. Or, Trump n'est pas un Robespierre, juste un "Pousse-toi de là que je m'y mette !" car cela fait des lustres que la classe auquelle appartient Trump, des pères fondateurs esclavagistes aux milliardaires d'aujourd'hui, finance les campagnes électorales des présidents élus.

    Il était sans doute temps pour cette classe de cesser de diriger les USA par procuration. C'est maintenant fait. C'en est donc fini des Présidents de paille comme les gérants du même nom !

     

     

    1 - Trump et les médias à propos d'Israël et le feu-vert donné à Netanyahu pour la continuation de la colonisation de Jerusalem et de la Cisjordanie par le nouveau président des USA : comment les médias vont-ils gérer l'actualité d'une parole anti-israélienne censurée depuis les années 80 et l'arrivée du PS à l'Elysée, dans le contexte d'une détestation de Trump et d'une adhésion complète aux pressions sionistes en France par ces mêmes médias ?

     

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          Pour prolonger, cliquez : Trump à la Maison blanche - bas les masques !

     

    ainsi que ... Trump et les médias : pourquoi tant de haine

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  • Les médias face à Donald Trump : pourquoi tant de haine ?

     

     

     

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                     Jamais contents ces médias ! Contre un Donald Trump démocratiquement élu, dans tous les médias de masse, c’est une parfaite unanimité haineuse qui sévit ; aucune exception ; aucune nuance ; à leurs yeux, tout chez Trump est condamnable.

     

                   Mais alors, d’où vient cette haine unanime ?

    Et bien, Trump ne flatte la bonne conscience d’aucun de ces acteurs médiatiques : commentateurs, chroniqueurs, animateurs et animatrices de l’information (on évitera à dessein le terme de « journaliste » puisque… comme chacun a pu le remarquer : il n’y a pratiquement plus de journalistes dans les médias).

    Tandis que... Obama, Bush junior…

    Tenez : jamais les guerres de Bush junior et les sanctions économiques aux millions de morts direct et indirects (jusqu’à aujourd’hui) n’ont soulevé dans ces mêmes médias la moindre réprobation. Si l’on nous tient informés jour après jour - quasiment heure par heure -, depuis 4 ans, sur le nombre de victimes des bombardements syriens  - plus tard… ceux des Russes -, sur Alep et ailleurs (1), en revanche, ces médias mettront plusieurs années à se décider à dévoiler le bilan en vies humaines des guerres de Bush junior (2).

    Il est vrai que ces guerres prenaient pour cibles des Arabes et/ou des Musulmans. De plus, ces guerres de Bush menées au nom de la démocratie et soutenues sans réserves par les médias, avaient l’avantage d’offrir à un racisme toujours latent un camouflage tout terrain : le racisme anti-arabe maintenant centenaire et la haine du Musulman… plus récente, dans des médias très majoritairement proches des intérêts atlantistes, israéliens ainsi que ceux des monarchies du Golfe ( business oblige !) comme c’est pas permis même dans le cadre d’un humanisme a minima au ras des pâquerettes.

    Aussi, que l’on ne se voile pas la face : l’alibi démocratique de ceux qui ont pensé les guerres conduites par Bush junior cachait aussi et surtout une ratonade en bonne et due forme. Motus et bouche cousue dans les médias : ce racisme inexprimable trouvait là un débouché inespéré.

     

                  Plus tard, un président noir nommé Obama, occupa la Maison blanche.

                 Un président noir ? Pour sûr, voilà qui allait flatter les bonnes consciences de ces mêmes médias financés et dirigés par des Blancs.

    Ah ! Cette satanée culpabilité raciale ! Avec Obama, tous ces animateurs pouvaient faire peau neuve : s’acheter une nouvelle conduite, une bonne conduite ainsi qu’une bonne conscience à moindre frais ; une conscience de première classe après les ratonades et la boucherie de Bush junior. D’où leur soutien inconditionnel à Obama huit années durant.

    C’est Bernie Sanders qui viendra néanmoins nous révéler à quel point ces médias se sont moqués comme de l’an 40 du bilan économique et social d’Obama qui, à l’extérieur, il faut le rappeler, affichera le tableau de chasse suivant : destruction de la Lybie ainsi que de la Syrie avec les  conséquences que l'on sait : des réfugiés par milliers jetés à la mer par dizaines de milliers ; des millions de déplacés et un terrorisme islamiste florissant.

    C’est un Noir qui conduisait ces guerres. Aussi, « politiquement correct » oblige : ces guerres ne peuvent être que justes et nécessaires d’autant plus que, là encore, elles touchent des Arabes et/ou des Musulmans !

    Quand on vous dit que plus ça change… plus…

    Dans les faits, sous Obama, il aura été toujours aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers blancs (ou pas) payés quelques dollars de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront au moins permis de le rappeler au monde entier.

    Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique.

     

               Bush junior, Obama… tous derrière, tous devant…

               Quid de Trump ?

     

               Il semblerait que Donald Trump soit leur mauvaise conscience à tous, lui et son électorat constitué en grande partie de "loosers" - ploucs et gueux au regard des médias -, qui ne se résignent pas. Or, ces médias dominants sont sans pitié avec ceux qui troublent leur fête (en particulier ici en France les grévistes CGT et les activistes) car tous ces acteurs médiatiques avaient dans l'idée de fêter Hilary Clinton. N'en doutons pas un seul instant.

    Et puis, comme cela a été dit précédemment : Trump ne flatte la bonne conscience de personne et dérange la mauvaise conscience de tous les autres. Pour commencer, il n’offre aucun débouché, aucun camouflage ni au racisme, ni à la haine envers le Musulman ; son absence de considération pour le « qu’en dira-t-on » embarrasse les médias qui n’en demandaient pas temps et qui auraient aimé, comme avec Bush junior et Obama bonimenteurs de première catégorie, qu’il leur soit donné de quoi biaiser, de quoi mentir, de quoi se réjouir sans triomphalisme excessif de la continuation par d’autres moyens des présidences meurtrières et dictatoriales de Bush et d'Obama.

    Et puis... soyons sérieux une minute : comme si le « America first ! » de Trump n’était pas partagé par tous les Présidents passés, des pères fondateurs esclavagistes à aujourd’hui !

     

                Décidément, Trump froisse la politesse des médias qui est la pire des hypocrisies (3). Mais alors, trop honnête Trump pour être poli ? C’est à voir.

    Les médias n’ignorent pas non plus que ce sont des milliardaires comme Trump qui financent les campagnes électorales de tous les candidats à la présidence des USA depuis des lustres. Trump est donc chez lui à la Maison blanche et tous ceux qui l’ont précédés aussi, en finançant les campagnes de Présidents qui n’ont pas cessé,  une fois leur élection ou ré-élection assurée, de les rembourser, affairistes, soumis, menteurs et criminels, de Bush à Obama… pour les plus récents.

                Trump leur coupe l’herbe sous le pied à tous ces médias. Il ne leur offre plus la possibilité de construire autour d’une figure écran de fumée, au sourire éclatant qui cache mal une soumission mimétique propre aux nouveaux riches qui n’en reviennent pas d’occuper la place qui est la leur (le couple Obama et sa petite famille), un conte, une fable d’inspiration faussement démocratique à la Bush junior ou bien « humaniste pour les gogos » à la Obama.

    Aussi, chez Trump tout est mis à jour, tout s'affiche devant ; rien n’est derrière. Frustrés ces médias ! Car, avec Trump, ils n’ont qu’à bien se tenir et à prendre des notes. Et Trump racontera toutes les histoires possibles ; il ne laissera aucune place à l’improvisation ; les médias s’épuiseront à le diaboliser et les lecteurs à lire ou écouter ces médias qui ne trouveront rien à sauver chez Trump jusqu’au jour où…

    Tous sauront très vite opérer une volte-face qui nous expliquera que Trump, finalement, n'est pas dépourvu de bon sens, et plus particulièrement une fois que ceux qui signent les chèques de cette classe médiatique sans-gêne, seront rassurés ainsi que Wall Street (4) : gel des salaires, réductions massives des charges pour les entreprises... avec Trump, des affaires juteuses sont encore possibles et la réduction des inégalités peut bien attendre :

                  "Restez pauvres mais fiers d'être Américains car vos exploiteurs seront certifiés Yankees pure souche, les capitaux et les bénéfices aussi !"

                   Et ça, ce n’est pas particulièrement fait pour déplaire à cette caste médiatique et leurs patrons sans conscience.

                  

     

     

    1 – On notera au passage le silence de ces médias depuis la défaite et le retrait des troupes islamistes d’occupation de cette ville… depuis que l'armée de Bachar el-Assad a repris le contrôle. Les médias craignent-ils des témoignages en liesse favorables à "Bachar el-Assad le libérateur" ?

     

    2 - Heureusement pour nous tous : l’information sur Internet ne s'est jamais aussi bien portée grâce aux sites de ré-information et de contre-information tels que Egalité et Réconciliation, Agoravox, Investig'Action, les Crises.fr etc…

     

    3- Trump et les médias à propos d'Israël : le feu-vert de Trump donné à Netanyahu pour la continuation de la colonisation de Jérusalem et de la Cisjordanie ; comment les médias vont-ils gérer l'actualité d'une parole anti-israélienne censurée depuis les années 80 à l'arrivée du PS à l'Elysée, dans le contexte d'une détestation de Trump et d'une adhésion complète aux pressions sionistes en France par ces mêmes médias ? Comment être pour et contre tout à la fois ?

     

    4 - Trump anti-establishment ? Mauvaise blague, mauvaise analyse : Trump, c'est les USA qui passent à autre chose.

    Trump ne touchera pas à Wall-street, ni à la relation avec Israël et l’Arabie Saoudite. Quant à la Russie, les USA savent que ce pays-continent n’a aucun poids économique, technologique, culturel et militaire. Ils n’ont plus de temps à perdre. La préoccupation des USA c’est l’Asie. Et là encore, dans ses propos, Trump est au rendez-vous contre la Chine.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Donald Trump - plus œcuménique que lui tu meurs !

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  • Donald Trump à la Maison Blanche : bas les masques !

                 

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                          Avec la victoire de Donald Trump aux USA, on notera le fait suivant : c'est encore un électorat anglosaxon, après celui de la Grande Bretagne avec son choix en faveur du Brexit, un électorat membre d'une nation qui est à l'origine avec la Grande-Bretagne d'une révolution néo-libérale incarnée par le couple infernal des années 70 et 80 Thacher-Reagan, qui dame le pion à une élite mondialisée sans foi ni loi qui n'a qu'un seul programme : faire la guerre à tous ceux qui refusent de se soumettre : guerre économique, guerre politique et enfin... celle des bombes et de la destruction de nations entières, laissant des millions d'êtres humains sans patrie.

     

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                    Cela fait des décennies que des milliardaires comme Trump financent les campagnes des Présidents qui se succèdent à la Maison blanche. Cela fait des décennies qu’il n’y a plus de mur étanche entre le monde des affaires (industrie agro-alimentaire, industrie des médias et du divertissement et le complexe militaro-industriel) et la politique, à tous les niveaux, du local au national, de la cambrousse à l’enfer urbain new-yorkais, de l’élection du chef de la police d’une bourgade de quelques milliers d’habitants, en passant par le juge d’une juridiction composée en majorité de sympathiques et de moins sympathiques « ploucs » jusqu’à la fonction suprême : la présidence des USA, Washington et Maison Blanche.

    Fini les faux semblants, les candidats écrans… de fumée ! Avec la victoire de Trump, c’est le business qui s’affiche haut et fort !

    Après tout, n’est-on pas mieux servi que par soi-même ?

    Soyez assurés que Trump et son Empire sortiront plus forts, plus riches de cette nouvelle « parenthèse » électorale, après une autre parenthèse, celle qui offrit au monde occidental un beau parleur au sourire sorti tout droit d’une pub pour dentifrice - Obama, cette mauvaise fable ! président-capitaine d’industrie : celle des drones -, qui succédera, souvenez-vous, à un autre Président lui aussi « de paille » : Bush junior.

    Reconnaissons un mérite à Trump : c’est d’avoir senti l’humeur de son pays et tâté son pouls avec justesse ; ce qui, soit dit en passant, est un minimum quand on est candidat à une élection. N’empêche… Hillary Clinton n’avait rien senti du tout, héritière bornée et arrogante (1). Les médias de masse, eux non plus, n’avaient rien vu venir ; médias français surtout. Là encore, leur incompétence est manifeste ; incompétence facilement explicable : sourds, aveugles et frileux, ces médias ne mettent plus le nez dehors ; ils n’analysent plus aucune réalité ; ils se contentent d’être les ventriloques de leurs employeurs car, il y a fort à parier que Hillary Clinton était la candidate de ceux qui signent leur chèque à tous en fin de mois. A faire l’âne pour avoir de l’avoine – that is : toucher son salaire et prétendre à une carrière prestigieuse au mieux, confortable au pire -, ne finit-on pas bourricot ?

    Bourricots… force est de constater que tous ces hommes et femmes de médias le sont bel et bien devenus, ils comme elles… eux tous que l’on n’ose même plus appeler « journalistes » de peur d’insulter cette profession en berne et les quelques représentants encore dignes d’un tel titre.

    On ne nommera personne puisqu’il faudrait, pour être équitable, les nommer tous.

    Ils ne s’y sont donc pas trompés tous ces médias, de France Inter à RTL, en passant par France info et BFM-TV en se faisant les porte-parole des desideratas de leurs employeurs ; ils ne s’y sont pas trompés tout en trompant leurs auditeurs qui ont dû tous « se réveiller » après six moins d’intox à propos de la victoire assurée de Hillary Clinton, avec une gueule de bois ; ces mêmes auditeurs-téléspectateurs qui ne se priveront pas, néanmoins, de continuer de s’informer auprès de ces mêmes médias qui nul doute, viendront leur dire maintenant que cette victoire de Trump était prévisible.

    Peut-on alors en conclure que tous ces médias ont fini par ressembler à leur public ? A moins que ce ne soit l’inverse. Mais rien n’est moins sûr ! Car, plus conciliants, plus complaisants, plus lâches que nous tous, vous ne trouverez pas ! Nos enfants le savent bien mieux que nous, eux qui ont encore l’âge d’exiger des adultes qu’ils le soient avant d’aller nous y rejoindre, là où une grande majorité d’entre nous a trouvé refuge : dans la résignation ou le cynisme. Ne nous y trompons pas : il n’y a pas plus demandeur d’autorité qu’un ado ; « autorité » dans le sens de « faire autorité » : savoir de quoi on parle et puis… des actes en conformité avec des paroles.

    Vraiment, quel gâchis ! Ou plutôt non ! Disons :  quelle hécatombe ces médias ! Même si aucun d’entre eux n’aurait pu agir autrement ; ces hommes et ces femmes, nommés ils sont pour ce qu’ils sont… qui est ce qu’on attend d’eux : « Qu’on n’ait surtout pas besoin de leur donner des ordres ! »

    - Merde alors, on n’est plus dans les années 70 et 80 ! C’est sûr !

    On l’aura compris : il ne s’agit donc plus d’auto-censure : ils se conforment car ils sont conformes : d’où leur recrutement et nominations.

     

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                  Revenons à la défaite de Hillary Clinton, un peu moins hilare maintenant,  et au cocu dans cette affaire ; car il y a bien un cocu dans cette élection :  Bernie Sanders, Bernie le kid de la politique malgré son grand âge (2), qui s’est finalement rallié à Hillary Clinton ! Si, lui aussi, avait été capable de « sentir » son pays, il n’aurait donné aucune consigne de vote ; il se serait bien gardé d’appeler à soutenir une femme sans légitimité qui ne s’est jamais donnée la peine de quoi que ce soit, même pas de naître ; si Sanders avait compris tous les Américains, après sa défaite aux primaires, il se serait éclipsé ; il serait parti comme il est venu avec sa hargne de dire tout haut ce que les USA cachent au monde : une réalité sociale abyssale. Et son honneur aurait été sauf.

    Certes, l'époque est rude. Faut dire aussi, il est vrai, qu’il y avait chez Sanders comme une odeur rance doublée d’un physique de looser au long court. On cache difficilement d’où l’on vient : d’une segment d’une offre politique qui, aux USA, n’a jamais vraiment su trouver une place… sa place auprès d’un électorat ethniquement et sociologiquement toujours aussi complexe ; un électorat à la psychologie labyrinthique.

                Avec la double défaite de Sanders, il est donc temps que "la gauche" apprenne à faire des révolutions non pas sans mais avec les hommes et les femmes, électeurs de surcroît, qui sont capables de lui en donner les moyens. Après tout, ne fait-on pas de la politique pas seulement avec ce que nous devrions être mais aussi et surtout avec ce que nous sommes, gardant à l’esprit que ça fait quand même un bail que nous le sommes tous.

    Mélenchon ferait bien, au plus vite, de méditer l’humiliation d’un Bernie Sanders maintenant condamné au silence même si, aux USA, le premier parti reste l'abstention : un Américain sur deux n'a pas voté. Ca peut être une consolation pour Sanders.

     

                 En attendant, place à Donald Duck Trump, animateur des ventes et des intérêts américano-américains, et ici en France, Marine le Pen que la victoire de Trump a pu réjouir comme aucune autre victoire, excepté la sienne – à venir ?

    Car la victoire de Trump a sa logique, la même qui verrait MLP succéder à Hollande : à force de n'être plus capable d'incarner qui que ce soit ni quoi que ce soit - Obama aux USA, Hollande en France ; et pas davantage leur successeur Hillary Clinton, ou ici, le challenger Juppé - excepté des intérêts supra-nationaux car le Capital n'a plus de frontières -  il n'est pas plus américain qu'européen et fait la guerre au monde entier - on prend le risque de faire revenir vers les urnes ceux qui les avaient désertées et ceux qui s'y rendaient sans enthousiasme ; or, quand les "caves" et les "gueux" se rebiffent car ils l'ont mauvaise - "caves" et "gueux" tels que les médias pourraient à mots à peine couverts les désigner -, tout devient possible : en premier lieu, l'impensable de classe ; classe  politico-médiatique ; une bourgeoisie qui, sans honte, vote, travaille, prospère et se fait élire avec le concours du PS depuis trente ans ; une bourgeoisie sans imagination qui n'a jamais rien su prévoir contrairement à celle d'en face qui, historiquement, n'a jamais craint les "conduites politiques à haut risque" - loin s'en faut ! - et qui attend avec impatience maintenant sa revanche ; il est vrai que la révolte des petites-gens a souvent servi ses intérêts ; hélas !

                  Nul doute, du FN, en 2017, on peut s'attendre à une campagne copie-conforme à celle de celui qui est devenu, dans la nuit du 9 novembre 2016, le 45e Président des Etats-Unis.

     

     

    1 - Les Clinton se sont toujours crus tout permis… or, l’élection d’Obama avait quelque peu contrarié leur plan de carrière : après le business, la politique qui n’est, tout bien pesé, que la continuation des affaires par d’autres moyens ; ils n’ont jamais accepté qu’un beau-parleur-prêcheur venu de nulle part leur dame le pion : leur pion. D’où l’acharnement de l’épouse Clinton, - couple accapareur -, et l’aveuglement du parti démocrate.

     

     2 - On ne fait pas « la révolution » avec un électorat jeune, éduquée et urbain aux USA comme ailleurs. Trump a bien vendu ses salades, il rentre au bercail : celui du business et de la domination : plus, toujours plus de domination !

    Est-il vraiment nécessaire d'analyser le vote en faveur de Sanders à l'occasion des Primaires ? D'aucuns parlent de "phénomène " à propos de ce vote. Si "phénomène" il y a, on pourra toujours le rapprocher du "vote Mélenchon" passé et à venir : un électorat hyper politisé composé de fonctionnaires, de syndicalistes et de quelques jeunes diplômés mécontents de leur sort.

    Pour peser, Sanders allié de Trump eut-il été plus judicieux comme choix ? Question absurde sans doute mais qui éclaire bien le problème de Sanders : son incapacité à toucher majoritairement l'électorat de la classe ouvrière.

    Mélanchon a partagé et partage aujourd'hui encore cette incapacité. Le vote ouvrier et/ou son absence, se niche depuis plus de 30 ans dans l'abstention massive ou chez MLP.

     

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  • Hillary Clinton : toujours plus de chaos à venir !

     

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                    Un Donald Trump outrancier offert à la communauté internationale, sorte d'écran de fumée pour occuper les médias et nous faire oublier l'héritière de la principale puissance responsable de l'insécurité et du chaos dans le monde depuis 20 ans...

    Guerre sécuritaire chez les Républicains, guerre humanitaire aux millions de morts chez les Démocrates, Donald Trump,  Hillary Clinton... les USA ne veulent pas partager le monde ; toute relation gagnant-gagnant leur est étrangère car tous doivent se soumettre ou périr... c'est la politique de domination par le chantage au chaos menée par Washington depuis 20 ans. Et c'est la journaliste et écrivain américaine Diana Johnstone qui nous le rappelle.

     

     

              À l’occasion de la sortie de son livre "Hillary Clinton : La Reine du chaos", Diana Johnstone souhaite mettre l'Europe devant ses responsabilités car sans son soutien et sans sa soumission aux diktats étasuniens, cette politique du pire qui est celle des USA n'aurait jamais pu voir le jour ni se maintenir à un tel niveau de destruction ; une politique qui ne connaît plus aucune retenue depuis la chute du mur de Berlin et la désintégration de l'URSS.

    Rappelons que sans le soutien de Tony Blair, et alors que la France de Chirac et de Villepin s'y était opposée, jamais les USA n'aurait détruit l'Irak en 2003.

     

             Diana Johnstone place la France au centre de la responsabilité européenne car cette Américaine n'attend plus rien de son pays ; à ses yeux, aucun changement de politique internationale ne viendra de Washington et certainement pas avec Hillary Clinton à la Maison Blanche.

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                 Diana Johnstone sera-t-elle entendue ? On peut en douter. L'Europe est gouvernée par des hommes et des femmes formés aux USA ; quant à ceux qui ont séché les cours, on ne pourra que déplorer le fait qu'ils n'ont ni le caractère ni la lucidité ni le courage propres à une lecture panoramique du monde qui balaie de son intelligence préventive tous les horizons dans la nécessité de prévenir les tensions et de préserver les équilibres qui seuls garantissent un monde sécurisé et apaisé dans la pluralité des cultures et des sociétés.

     

     

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