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edwy plenel

  • Indignez -vous ! Indignez-vous ! Il en restera toujours quelque chose

    Edwy Plenel - On n'est pas couché 5 mars 2016

     

     

                

                   Faible du côté du concept, plutôt réticent à traiter les causes, guère courageux lorsqu'il s'agit de nommer les gens, reste alors pour Edwy Plenel à endosser un rôle, le seul rôle à sa portée : le beau rôle. En cela, Edwy Plenel rejoint Bernard-Henri Lévy qui a longtemps tenu ce rôle dans les médias jusqu'à "l'affaire de la Libye" qui nous a révélé un individu irresponsable, entièrement occupé à servir les intérêts d'un Président de la République, Nicolas Sarkozy (en effaçant toutes traces d'un éventuel financement par Kadhafi de sa campagne présidentielle de 2007) et de deux puissances étrangères, Israël et les USA, faisant ainsi d'une pierre trois coups.

                   Patron-gourou d'un journal de groupies - journalistes et abonnés compris -, nommé Médiapart, jour après jour, Edwy Plenel semble en passe de délaisser le journalisme au profit d'une posture où l'indignation serait alors appelée à remplacer l'analyse, la synthèse et le courage de nommer les choses et les responsables des maux qu'il n'a de cesse de dénoncer.

    Et c'est alors que... prestation après prestation télévisuelle et radiophonique, le journalisme est congédié et qu'une indignation qui n'explique rien - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, occupe toute la place, une place confortable de surcroît, là où personne ne pourra jamais vous attaquer et/ou vous reprocher... devinez quoi ? Vos indignations justement ! Car si on a de moins en moins raison de se révolter aux yeux de la classe politique et des médias qui sont impitoyables avec ceux qui refusent de se soumettre, il semblerait que l'on ait toujours raison de s'indigner.

                   Manifestement, Edwy Plenel l'a compris mieux que quiconque.

     

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  • Dieudonné et Alain Soral présentent le parti "Réconciliation nationale"

     

                    Ayant sans doute accès aux messageries de Dieudonné et d'Alain Soral, ainsi qu'à leurs portables grâce à des contacts noués avec la DGSI, Edwy Plenel qui semble s'orienter jour après jour vers un journalisme qui n'hésite pas à exploiter des informations collectées en toute illégalité - se reporter à l'affaire Bettencourt dont l'exploitation des écoutes illégales par Médiapart aura été sanctionnée par la loi, puis à l'affaire Cahuzac -, par des services de l'Etat qui n'ont aucun souci du droit, pour des raisons non pas idéologiques mais bien plutôt... d'impératifs commerciaux - plus de buzz et d'abonnés ! Toujours plus ! -, Edwy Plenel  et son journal en ligne, Médiapart, l'avaient annoncé avant les intéressés eux-mêmes : l'humoriste Dieudonné et l'essayiste Alain Soral créent  le parti "Réconciliation nationale".

     

    ***

     

                     Pour sûr, les masques vont prochainement tomber ! Car il se pourrait bien que ce souci de réconciliation nationale en gêne plus d'un et plus d'une ! En effet, entre la diabolisation des Musulmans par Zemmour et le FN et la tentative de criminalisation de l'anti-sionisme ou plus simplement de la critique d'un quai d'Orsay et d'un palais de l'Elysée totalement sous influence israélienne et atlantiste, jusqu'au chantage à l'antisémitisme, dans et par les médias dominants ainsi que les médias dits "indépendants" - Médiapart, Marianne, le Canard enchaîné en autres -,  avec l'appui du PS et d'une partie de l'UMP... sorte d'union sacrée, force est de constater que pour la dite "réconciliation nationale" l'espace risque d'être sacrément réduit, voire inexistant ; d'où le coup de chapeau que l'on adressera à Dieudonné et Alain Soral pour leur tentative d'exposer au grand jour les contradictions d'un système qui n'a plus qu'un souci : diviser pour continuer de régner, oscillant entre désinformation et duplicité ; une duplicité propre à une bourgeoisie aux abois mais unie contre ce qu'elle considère être des "gueux" qu'elle soupçonne de ne plus vouloir jouer à colin-maillard avec elle qui voit tout, entend tout et domine tout jusqu'à distribuer les rôles de chacun.

    Ce que ne pardonne pas "le système" à un essayiste tel que Soral, contrairement à Zemmour qui est partout chez lui dans les médias, s'est bien de ne pas être raciste en général et  islamophobe en particulier ainsi que sioniste, ou du moins, de refuser de se taire à propos d'une idéologie tentaculaire et anti-humaniste. Car enfin, que l'on nous montre un essayiste, un seul, qui ne soit ni islamophobe ni sioniste, qui soit invité régulièrement dans tous les médias dominants et les médias dits "indépendants" ?

    Ne cherchez pas, vous n'en trouverez pas.

    Et cette vérité-là, aucun média ne pourra l'entendre. La guerre est donc inévitable. Médiapart sera le premier média-tartuffe d'une indépendance feinte à ouvrir les hostilités contre Dieudonné et Alain Soral. En effet, sur Médiapart depuis deux semaines, on ne compte plus les articles... caricaturaux (1), cela va sans dire, qui prennent pour cible Alain Soral en priorité, épargnant Dieudonné pour l'heure. A moins que les médias ne se soient répartis les tâches et les rôles.

                    Grand-Guignol, jeu de massacre ! Ambiance assurée !

    Mais alors... que la fête commence ! Et vite !

     

    1 - Il est vrai que pour attaquer un Finkielkraut et un BHL, il faut pouvoir montrer patte blanche : taper sur Soral et Dieudonné.

    ICI, à toutes fins utiles, vous trouverez quelques infos concernant la composition de la rédaction de Médiapart.

     

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  • Revue de presse : les Une du Nouvelobs

     

     

     

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                   La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

     

                    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

     

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     Notre fidélité par Jean Daniel

     

              « J'avoue que relire ce texte m'émeut par l'incitation qu'il contient à retrouver la ferveur et l'énergie de nos premiers numéros. Je me souviens que nous avions écrit dès novembre 1964 : "La gauche existe, mais elle ne sait plus qui elle est"formule qui enchanta Foucault et qui reste d'une irréfutable actualité. »

     


         Ah Monsieur Jean Daniel, vous êtes admirable !

    Toujours là, dans vos chroniques, où ça n'a vraiment plus aucune espèce importance d'être aujourd'hui.

     

     

    ***

     

                  Si cela peut vous rassurer, la gauche sait parfaitement qui elle est et où elle n’est pas : dans ce gouvernement PS-Verts et cette présidence que l’on se fera un plaisir de culbuter par-dessus le balcon de ses appartements cossus des beaux quartiers à toutes les élections à venir.

     

     

    Organiser un débat Dieudonné/Zemmour à la télé : le terrifiant projet d'Eric Naulleau

    Par Bruno Roger-Petit - commissaire politique rémunéré avec des bons d'achats de la Samaritaine à chaque fois qu'il tape sur Dieudonné.

     

                   "Organiser un débat Dieudonné/Zemmour à la télé : le terrifiant projet d'Eric Naulleau"



    Plus terrifiant encore : l'interdiction d'un tel projet par Bruno Roger-Petit et quelques autres.


    Dieudonné : Edwy Plenel se trompe de combat en s'attaquant à Manuel Valls

     Re...

     

                   Médiapart a inventé un concept : l'info-abonné :" Quelle info me rapporte des abonnés, quelle info m'en fait perdre ?"

    C'est là la seule véritable ligne éditoriale de ce journal ; d'où le choix de botter en touche en ce qui concerne, entre autres, "l'affaire Dieudonné" car, sur un plan marketing, il n'y a aucun gain à attendre d'une telle affaire.

     

    Si ce journal est critique, il n'a, en revanche, aucune culture politique ni d'esprit d'analyse (critique, s'entend). La moraline et le refuge dans des figures de style poético-pantoufle d'auteurs brillant sur le papier mais indigents quant à la capacité de leur prose à appréhender le réel dans toute sa complexité, perfidie et perversité (des auteurs qui en leur temps, et à propos de l'élection d'Obama,  ont parlé de miracle ! C'est vous dire... c'est... tout dire !) sont sa seule marque de fabrique : d'où les éditoriaux interminables de son directeur comme autant de prêches qui là encore, tentent de réconcilier l'irréconciliable : le courage, la lâcheté, l'enfumage et l'attentisme.

     

    Journal qui, auprès de ses abonnés... jugés indésirables ou bien "à risque"...  ne recule devant rien comme... les censurer, les intimider, les lyncher avec l'aide de ses salariés, les dissuader de "réagir" dans la partie journal et dans la partie Club, jusqu'à les dé-référencer en douce de Google sans toutefois remettre en cause la publication de leurs contributions car celles-ci ne contreviennent que rarement à sa charte ... sans doute aussi de peur de révéler au grand jour des agissements indignes.

    Car rien ne doit transpirer... on règle ses comptes en interne : Médiapart est une famille... famille tuyau de poêle (Ah ! Prévert !), on emmanche et on s'emmanche, à l'enfilade, même si tout le monde "ne couche pas" avec tout le monde au nom de cet autre concept : "Quelles contributions des abonnés risquent de m'en coûter de nouveau (abonnés)... pour ne rien dire des risques de départ des anciens ?"

     

    L'indépendance de la presse, c'est aussi ça.


     

    Dieudonné, passé de comique à antisémite en 10 ans : les raisons de sa popularité

     Par Pascal Boniface Directeur de l'IRIS

     

     

                 "Croit-on que c’est en inculpant d’apologie de crime contre l’humanité deux lycéens de 17 ans ayant fait une quenelle que l’on va apaiser les esprits ? Quelle peut être leur réaction et celle de leurs amis ? Quelle va être l’ambiance dans le lycée ? Croit-on que c’est en virant un animateur de centre aéré qui a fait une quenelle qu’on va dégonfler l’effet Dieudonné ? On risque au contraire de lui donner plus d’ampleur et attiser rancœurs et même haine."

     

     

    Rien de sérieux ne sera accompli aussi longtemps que l’on pensera pouvoir faire l'économie d'analyser jusque dans les bas fonds de la politique - là où se terre "l'état profond - des choses " - le pourquoi de tels réflexes-panique de milliers d'anonymes la terreur au ventre à l'idée de ne pas avoir fait ou pensé ce qu'ils croyaient qu'on attendait d'eux… que cette attente ait été confirmée ou pas.

     

                   Allez, encore un effort Monsieur Boniface, vous y êtes presque.

     

     

    MALI. Serval, une opération pas si réussie

     

             La bonne blague ! Si seulement vous aviez, dès les premiers jours de l’intervention, fait votre travail de journaliste, tout en assurant un suivi sur le moyen terme, au lieu de vous contenter des dépêches AFP et d’assister muet aux points presse du ministère des armées avant d'enregistrer les déclarations d'un Président juge et partie !

     

             Mouillez donc le maillon pendant les matchs (et pas à la mi-temps ni dans les vestiaires) si vous vous voulez notre argent en tant qu'abonnés !

     

    Quant à l'augmentation des décès de "journalistes" (plus de deux cents l'année dernière !)... elle n'explique rien, sinon ceci :  plus l'information se porte mal... moins on nous informe, plus les journalistes meurent. On n'admettra que c'est cher payé quand on connaît la qualité de l'information qui nous est communiquée, son indépendance et sa profondeur de pénétration du réel. Une information qui, aujourd'hui, repose six pieds sous terre dans le silence de tout ce qui nous est tu.

     

     

     

    Soral à son tour visé pour ses propos sur les chambres à gaz

     

               Alain Soral ou la raillerie nietzschéenne !

     

               Difficile de se passer de l'intelligence d'Alain Soral ! Il est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Glouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes, les plus intelligentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours.

     

    Mais il est vrai qu’il lui arrive de se disperser et de s’éparpiller un peu trop parfois car, quand on est sûr, avec raison, de son talent, on peut facilement être tenter de croire que tout ce que l’on fait ou dit relève de ce même talent, alors qu’il peut très bien s’agir tout simplement d'une bêtise sans nom.

     

    Que celui qui n'a jamais péché - péché d'orgueil -, lui jette la première pierre !

     

     

    Dieudonné remplace "Le Mur" par "Asu Zoa", sur l'Afrique : encore un piège détestable

    Par Patrick Lozès - Militant associatif... et coopératif bien au-delà de ce qu'il est raisonnable d'attendre d'une militant associatif et coopératif.

     

     

    Ah Monsieur Patrick Lozès, vous êtes exemplaire !

    Toujours là où l'on trouve tous les autres. C'est plus du courage... c'est comment dire... de l'abnégation.

    Mandela et ses 27 ans de prison...  c'est rien, ou bien si peu en comparaison.

    Respect Monsieur... enfin... pour peu qu'il me vienne à l'idée de saluer au passage ceux qui baissent "leur rideau" avant même qu'on ne leur demande. Toutes les fables de La Fontaine ne parlent que de ça finalement : Voyez celle-ci - chercher le soutien d'un plus fort que soi pour vaincre ce qu'on croit être un adversaire, fait courir le risque d'être dévoré au passage par cet allié de circonstance qui, d'une pierre deux coups, vient satisfaire un appétit d'ogre.

     

    Patrick Lozès, vous voyez, vous êtes sans doute déjà immortel même si votre attitude explique très certainement la raison pour laquelle la classe politique mettra deux semaines à soutenir Christine Taubira face aux attaques racistes. Quant à expliquer pourquoi les populations antillaise et africaine sont considérées comme des populations de seconde zone, ici en France... là où personne ne les prend au sérieux ; d'où le retard au démarrage  - comparé à d'autres départs sur les chapeaux de roues ceux-là -, contre tout ce qui les humilie et les blesse jour après jour, jusqu'à désespérer un Kemi Seba enfant d'une République sur le modèle de "La France soit tu l'aimes soit tu la quittes ! ".

    Il la quittera cette France qui l'a vu naître, et ceux qui auraient dû le soutenir ne piperont mot.

     

                   "Tu es antillais ou africain : baisse la tête si tu veux le soutien des leaders autoproclamés de ta communauté."

     

    On ne peut qu'avoir honte pour eux tous quand on entend des "leaders" parler ou bien plutôt se taire... en leur nom à tous.

    A chaque fois qu'un membre du Cran (anciennement Patrick Lozès ou son président actuel) s'exprime, on a mal à la communauté africaine et antillaise, alors que quand un Jacubowicz de la LICRA ou un Cukierman du CRIF s'exprime... c'est la peur qui mobilise notre attention.

     

    Un véritable travail de sape d'une recherche d'un rapport de force sans lequel aucune justice n'est envisageable cette soumission mêlée d'incompétence à la racine desquelles l'on trouvera sans doute la validation inconscience d'un discours multi-centaine à propos des minorités visibles.

    On ne peut qu'espère une chose : que tous ces hommes soient grassement payés pour ne rien faire. Parce que dans le cas contraire... à quoi bon !


                Qu'il soit permis ici de rappeler ceci : ce n’est pas le monde qui est mal foutu ou la vie qui est mal faite… ce sont des gens qui choisissent sciemment de baisser les bras pour avoir la paix tout en prospérant sur le dos d'une dignité
    congédiée au prétexte que peu d'entre nous est capable de mourir debout tout en faisant face à ceux qui les exécuteront... et les exécutent chaque jour, en silence, jour après jour, dans une vie de chien ou le martyre, dans l'héroïsme et le sacrifice d'un voyage en RER dès 5h30 le matin, rentré à 20h le soir, cinq jours par semaine pour un salaire de misère, ou dans le retraité à 400 Euros par mois.

     

                    Mais alors... qui réhabilitera le combat salutaire pour la liberté et la justice ?

     

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  • Pour une presse au service de toutes les intelligences

     

                  
              Penser demande un vrai effort car, penser va à l'encontre de notre nature. Penser c'est pénible, épuisant. On évite, on résiste autant qu'on peut, des quatre fers, tellement ça ne nous ressemble pas, et c'est sans doute la raison pour laquelle, penser c'est penser à rebrousse poil, toujours ! Et personne ne vous remerciera pour l'avoir fait car alors, vous serez leur mauvaise conscience car penser c'est penser contre tous ceux qui ont renoncé à cet effort à leur insu, contre tous ceux qui ont jeté l'éponge...et ça en fait du monde ! Un sacré paquet : tous ceux qui pensent avoir de bonnes raisons d’ignorer qu’ils ont renoncé à penser ! 

           

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             A l’heure où de nombreux médias dits "alternatifs" ont la prétention de travailler chaque jour pour "un journalisme indépendant, rigoureux et libre », on néanmoins  vraiment tentés d’espérer que ce journalisme-là soit un outil de diffusion qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposera de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… on appellera de nos voeux une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement ou pas (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

     

               L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan (1)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T,  reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

    On pensera à un journal agrégateur,  un peu à la manière d’Agoravox…  certes sur le mode militant de la contre-information en ce qui concerne ce webzine, mais c’est un exemple parmi d’autres de modèle de diffusion, de développement et de dé-multiplication de l’information à partir d’une information unique relayée à satiété par des médias numériques mainstream qui ne sont le plus souvent que la version numérique d’une opinion papier à la fois unique et commune à tous les autres medias dominants ainsi que par des « pure players » tout aussi « en panne » d’analyses plurielles mais pas nécessairement contradictoires… 

    Car il est urgent que des professionnels de l’information, des journalistes pour ne pas les nommer, et pour ce qu’il en reste de ce métier (2), s’emparent de ce modèle pour une meilleure garantie quant à la qualité de l'information à la fois collectée et produite,  pour peu que ce soit encore possible, c'est-à-dire pour peu qu’ils existent sur le marché de l’information des hommes et des femmes avec la formation, la rigueur, l’expertise et le sérieux nécessaires à un journalisme d'ouverture large et diversifiée : universitaires « repentis » sur le modèle d’un Chomsky - ce que pratique déjà ce journal d’opinion qu’est le Monde diplomatique… mais pour sa propre propagande -, fondateurs et animateurs de think-tanks alternatifs… experts-ingénieurs plébiscités parce que reconnus par les membres de leur profession  – experts actif sur  le marché de l’emploi, en contact régulier avec le monde réel de l’entreprise hors DRH et conseils d’administration -, ainsi que des associations et autres producteurs potentiels d'analyses et d'enquêtes.

    La garantie donc... d’une qualité meilleure encore de toutes les informations diffusées aux lecteurs.

     

    ***

     

               Un journal n'a pas à rassurer, à inquiéter, à fabriquer du réel qui n‘a de réel que le somme de toutes leurs manipulations face auxquelles, noyés dans des “pourquoi” et des “comment” restés sans réponses, on s’interdit tout questionnement.

    Car, cela a peut-être échappé un temps aux journalistes mais… informer c’est penser ! Et penser c’est s’affranchir et c’est aussi servir, non pas ses propres intérêts... mais un intérêt supérieur : celui de la justice. Penser, c’est penser fatalement... juste... parce que... altruiste. Penser, c’est entrer en dissidence et en résistance contre soi-même et contre tous les autres. Les grands journalistes sont comme les grands penseurs : désintéressés puisqu' ils sont prêts à penser contre eux-mêmes, contre leur camp, contre leur propre histoire et contre leur propre intérêt.

    Aussi... tout compte fait, et en comptant bien, il vaut mieux penser aussi avec l’intelligence des autres qu’avec la sienne seule car le plus souvent, c’est notre intelligence qui nous empêche de penser... si par penser, on entend se méfier comme de la peste de ce qu’on pense... qui va rarement plus loin que ce que l'on est, ce qui fait, au total, pas grand monde, reconnaissons-le !

    Dites-moi ce que vous allez vous autoriser à penser et je vous dirai si votre pensée est un raisonnement ou une simple opinion, une opinion fatalement intéressée, fatalement partisane et donc, un avis de plus parmi des milliers d’autres.

     

              Mais alors… que vive non pas une information libre mais une information qui rassemble, fédère, réunit autour d’elle toutes les intelligences au service d’un même élan : donner à la représentation du réel toute sa place ! Libre ensuite à la vérité de ce réel ainsi saisie de régner sans entraves ; vérité qui donne toutes les clés de l'avenir, et avec nous, nous tous... puisque cet avenir se saurait alors se passer de notre consentement...

                 N'en doutons pas un seul instant : telle est bien la finalité de cette quête.

     

     

     

    PS : L'audience d'Internet en tant qu'outil de diffusion d'une contre-information opposée aux médias dominants (pour faire simple et court) et d'après les recoupements qui ont pu être faits... c'est un "marché " d'un million de francophones, et seulement un million. Ce qui sous-entend que tous les autres sont bon an mal an plutôt satisfaits des médias dominants. Et ce n'est pas une surprise car sur ces mêmes médias on retrouve un peu près les mêmes attentes et donc les mêmes réticences et aversions quant à l'exposition d'un point de vue dissident ou dissonant. Et si les auditeurs ou les téléspectateurs n'attendent pas particulièrement de tous ces médias une autre approche, un autre contenu... c'est sans doute aussi  parce qu'au fond, ils pensent que l'information c'est le métier des journalistes et pas le leur ; ce qui explique l'absence de mobilisation critique ; et là, on retrouve ce que j'ai pu écrire à propos des documentaires de Fourest : une documentariste pour une audience somnolente.

    Aurait-on alors les médias que l'on mérite ?

    Sur Médiapart, on retrouve le même refus d'un regard et d'une mobilisation critiques de la part d'abonnés qui, dans l'ensemble, sont donc plutôt satisfaits de leur journal ; ceux qui s'y risquent s'attirent très vite les foudres d'un lectorat totalement inféodé à la rédaction de Médiapart car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal comme d'autres leur programme de télé, fasse le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.

    Il faut bien se résoudre à faire le constat suivant : la contre-information intéresse peu de gens. Quant à savoir qui a piqué dans la caisse ou qui a volé quoi à qui... n'attire guère plus de 60 000 abonnés - ceux de Médiapart. On peut le déplorer pour une seule raison : moins ils sont nombreux à souhaiter défendre cette contre-information plus la liberté d'informer et de penser est en danger.

    Certes ! Il y a Internet qui est plutôt un miroir aux alouettes : déformant la réalité, comme une loupe ou un verre grossissant, il laisse penser qu'il existe dans le domaine de la contre-information une communauté importante... alors qu'il n'en est rien.

    Certes, les journalistes des grands médias sont discrédités (toutes les études le montrent), n'empêche... tout comme cette classe politique impuissante et sans pouvoir, sinon dans les marges... marges très étroites, les élections mobilisent quand même une majorité du corps électoral, et les médias dominants - surtout radios et télés -, une audience de loin majoritaire qui s'évalue entre 15 et 20 millions en cumul.

    Aussi... force est de conclure que... sans Internet, il n'y aurait aujourd'hui plus aucune diffusion de cette liberté de penser. 

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous, nous tous... de bonne foi et de bonne volonté, non résignés ?

    Décidément, personne n'aura ce qu'il veut : ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé et promis.

     

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    1 - Questionnez un journaliste, une rédaction : tous vous diront qu'ils sont libres. En revanche, demandez-leur s'ils ont fait le tour de tout ce que se pensait et de tout ce qui était pensé sur un sujet donné... là, vous pourrez sans difficulté les prendre en faute.

    2 - "Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui". Car avec la censure, la bien-pensance et le politiquement correct, tout le monde est perdant (tous les camps !), excepté ceux que l'on aurait pourtant tout intérêt à faire perdre.

     

                       Pour prolonger,  cliquez : Evgeny Morozov: « Internet est soumis à la loi du marché »

     

    - http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/270113/mediapart-ou-quand-le-journalisme-seffondre

     

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