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  • Benoît Hamon : l'homme sans destin

     

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                   Vainqueur incontesté avec 58,88% des voix de la primaire de la gauche en janvier 2017, l'ancien ministre de l'Éducation qui a terrassé Manuel Valls, Benoît Hamon, a gagné le droit d'être candidat à l'élection présidentielle d'avril et de mai 2017.

                  Aujourd'hui, 4 mars 2017, deux mois plus tard, à la tête d'une campagne sans souffle, force est de constater que Benoît Hamon semble avoir aussi et surtout gagné le droit de perdre cette élection ; et plus les semaines passent et plus cette candidature ne semble pas simplement illusoire mais dérisoire aussi car ce souffle, souffle propre à la gauche, ce vent porteur, c’est bien chez Mélenchon qu’il souffle ce souffle... à 10%.

    Soit dit en passant, même à ce niveau de popularité, grande est la tentation d’évoquer,  à propos du score de Mélenchon, une candidature-témoignage un peu à l’image de celle d’un Poutou ou d’un Cheminade.

     

                 Mais alors, quel sens donné à la campagne de Benoît Hamon ? Comment la qualifier ?

    Candidat du vide, vide laissé par le retrait de Valls et par l’instrumentalisation venue tout droit de l'Elysée d’un innocent, Emmanuel Macron, puceau de la politique qui semble croire qu’il doit tout à ses qualités supposées et à son physique de gendre idéal... un Macron qui s’est pris au jeu, même s'il lui faudra bientôt entonner le refrain d'une chanson célèbre « J’me voyais déjà »...

    Oui ! Benoît Hamon fait campagne et sa campagne meurt à petit feu. Un Benoît Hamon qui n’a pas et n’a jamais eu, dans tous les cas de figure, un destin présidentiel car, soyons lucides et sérieux un instant : à ce destin présidentiel, il ne peut raisonnablement pas y prétendre ; sans doute peut-il espérer occuper le poste de premier secrétaire du PS, un secrétaire de plus, très certainement le dernier du nom ; mais rien n’est moins sûr car Valls veille dans l'ombre ; il pourrait très bien prendre la direction du PS au lendemain de la défaite de Benoît Hamon dont le programme pourrait tout aussi bien convenir aux années 70 et 80 ; programme symptomatique d’une classe politique sans flair, sans imagination ni vision.

    Hamon, un candidat sans doute trop heureux d’être là où il est alors que personne ne l’attendait ; candidat au sourire complaisant ; auto-satisfaction de celui qui n’en revient pas d’être candidat ; et cela semble suffire à son bonheur.

    Quant aux électeurs…

     

              Non, décidément, Hamon est bien un candidat sans destin. Et ce n’est certainement pas Fillon avec ses déboires judiciaires - déboires indissociables, rappelons-le, de la candidature de Macron et de son score -, qui nous contredira. Macron et Fillon l’ont compris très tôt. C’est la raison pour laquelle tous deux ne lâchent rien ; l’un baignant dans un lyrisme un peu ridicule et l’autre, jouant la carte de celui qui jamais ne renonce face à l’adversité : une qualité, c’est sûr.

    Un présidentiable, ça se renifle à des kilomètres : ç’a une odeur, voire même un parfum : celui d’un destin  et celui de la victoire ; Mitterrand et Chirac étaient de ceux-là. Avec Hamon, aucune odeur sinon celle de l’accident. Et si la fonction fait l’homme, cette fonction de candidat ne l’a pas transformé : Hamon a gardé le même costume, la même taille et le même style.

    Décidément non ! Ce rôle de candidat à la présidentielle 2017, Hamon ne l’a pas saisie à bras-le-corps, le verbe haut ; faut dire qu’il lui manque un bras ; et puis, comme un malheur n’arrive jamais seul : amputé par Mélenchon, une jambe aussi.

    A l’heure du bilan et de l’analyse de son échec, le rappel de cette amputation lui sera d’un grand secours. Pour sûr !

     

    ***

     

                                              To be or not to be

                En ce qui concerne la situation de la gauche, avec cette défaite annoncée de Hamon, on ne peut que constater ce qui suit : réconcilier la gauche avec le PS au sein duquel toute synthèse n’est plus possible, et jamais plus elle ne le sera… la seule réconciliation souhaitable passe inévitablement par la dissolution du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" qu'auront été Fabius, Valls et Hollande ; car le PS ne pas être réformé et tous les partis meurent un jour.

                Parce que le PS doit mourir pour que la gauche renaisse, il est là le destin de Benoît Hamon : être celui qui portera et conduira cette dissolution et cette reconstruction sur les bases suivantes :

    Construire un mouvement plus qu'un parti (mouvement qui place en son centre les militants) autour des Verts, des Communistes, des Socialistes qui soutiennent Hamon et de Jean-Luc Mélenchon : direction collégiale renouvelable ; porte-parole multiples ; forte présence sur les réseaux sociaux et sur le terrain d’une force de plusieurs centaines de milliers d'activistes, avec pour objectif : un mouvement dont on pourra évaluer le poids électoral entre 15 et 20% ; mouvement alors incontournable pour quiconque souhaitera former un gouvernement, gardant à l'esprit que l'important en politique c'est de se rendre indispensable : que personne ne puisse se passer de vous.

                  Faire naître une gauche incontournable d'opposition et d'alliance gouvernementale telle est donc la mission qui attend Benoît Hamon dans les années à venir car, mieux vaut savoir perdre un peu aujourd’hui pour gagner plus demain : plus de pouvoir, plus de crédibilité.

                  Pour l'heure... élection présidentielle, victoire, défaite... pour toute consolation : qui reprochera à Hamon sa défaite ? Personne. La primaire ne pouvait qu'élire un perdant. Et puis, qui peut bien envier la victoire à venir de la droite car, quand on pense à ce que le « vainqueur » aura gagné : quel pouvoir ? Quelle liberté d’action ?

    Poutou le non-candidat nous le rappelle : « Faire campagne dans l'espoir d'occuper les lieux de non-pouvoir que sont l'Elysée et Matignon est absurde. »

     

    ***

     

                 Dissolution du PS...

    Reste à décider de l’agenda : quand bouger ? Avant la défaite à la présidentielle ? Ou bien encore, après les Législatives ?

                 Reconstruction de la gauche...

    Il se pourrait bien que ce destin-là soit déjà trop grand pour le petit Hamon, élève studieux certes qui apprend bien ses leçons et qui rend des devoirs acceptables mais où est l’excellence dans tout cela car c’est bien ce qui est requis aujourd'hui : l’excellence d’un esprit clairvoyant qui aura tout anticipé car tout compris.

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    Pour prolonger, cliquez : Serge Uleski et la présidentielle 2017

     

     

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  • Fillon, Paul, Vincent, François et les autres : ils se gavent... tous se gavent... ils ne cessent de se gaver.... des oies en politique ils sont !

    fillon sa femme son fils sa fille emplois fictifs

     

                  Oui ! Ils se gavent, se gavent, se gavent... ils n'en finissent pas de se gaver... d'argent public et privé... à la hauteur de dizaines de milliers d'euros par mois, des centaines par an...

                  Mais qu'est-ce qu'ils ont tous avec le fric ? Diable ! Qu'en font-ils tous de tout ce fric ?

                  Le fric, le fric... encore le fric...  toujours le fric ! A tous les âges, même finissant, même au terme d'une carrière politique... après s'être gavés toute leur vie durant...

                  Quelle est donc la nature de ce rapport qu'ils entretiennent tous avec l'argent ? Toujours plus d'argent sans contribution, sans contrepartie, sans retour ! Encore et encore l'argent ! Pour un peu, on jurerait que cet argent leur appartient, qu'il leur revient de droit cet argent !

    Qu'ils soient nés avec ou sans, chez eux tous on retrouve cette course à l'argent : prendre, posséder, s'accaparer... médias et sa clientèle qu'est la classe politique, inextricablement liés par cette soif pour le fric... médias de masse aux journalistes rémunérés à la hauteur de dizaines de milliers d'euros mensuels ; des journalistes qui, dans les faits, sont payés, achetés pour verrouiller l'information...

    En effet, aucun média de masse n'a révélé une affaire importante de corruption dans la classe politique...

    Mais alors, à leur sujet, doit-on parler de pathologie ?

     

                      

     

                                                                        ***

     

     

    fillon père fils fille et épouse emplois fictifs

                        N'oublions jamais que Fillon fera partie de ceux qui voteront contre la loi relative aux déclarations de patrimoine des députés et des sénateurs. Et pour cause...

    Le couple Fillon, la classe auquelle il appartient, ces membres ont toujours considéré que le droit était pour eux et les devoirs pour tous les autres. Et quand ils tombent, c'est de haut, de très haut car, à aucun moment, ces gens-là peuvent imaginer devoir rendre des comptes ; d'où leur mépris et leur obstination ; leur silence aussi qui en dit long : "Qui êtes-vous pour oser nous demander de nous expliquer à propos de quoi que ce soit ?"

     

                                                                           ****

     

                           

     

                                        (Quand les Pink-Floyd crachaient dans la soupe de l'argent des droits d'auteurs et des concerts - les Pink-Floyd auraient dû faire de la politique !)

     

                      Vertu, éthique, renoncement ! Rien n'y fera. Jamais. C'est sans espoir. Aussi, une seule solution s'impose : faire en sorte que la politique cesse d'attirer en priorité ceux qui ne veulent pas travailler tout en exerçant une activité rémunératrice dans des tranches de salaires réservées à 2% de la population active.

     

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                       Il faut "sortir l'argent de l'activité politique" et des mandats qui y sont liés : imposer des députés rémunérer à... par exemple... 3500 euros mensuels (1), sans renouvellement de mandat possible (un député vote les lois ; il n'est pas nécessaire qu'il les vote des années durant) ; quant au contrôle du volet financier de leur mandat.... sur la base d'un tirage au sort, chaque année, 10% d'entre eux devront se soumettre à l'examen de leur utilisation des enveloppes "frais de mandat" et "rémunération des collaborateurs"... ce qui implique aussi une réduction drastique du montant de ces enveloppes avec interdiction d'exercer une activité rémunérée autre, en particulier dans le secteur privée.

     

                   

     

                       Députés, sénateurs, maires, ministres, conseillers généraux, Présidents de département, de région... seules de telles mesures nous débarrasseront de ceux qui sont en politique avec pour seul projet : échapper au salariat et capter, voraces et sans gêne, autant que faire se peut, l'argent public, la sueur et le sang des contribuables. 

     

     

    1 - Si vous changer les chances de gains, et le montant des gains, vous changez de joueurs et de motivations.

    Les 45 millions d’électeurs ne courent pas tous après l’argent qui n’est pas le seul moteur de l’engagement ; d’ailleurs, là où il y a de l’argent il n’y a pas d’engagement mais des opportunistes...
     
    Pasteur n’est pas devenu « Pasteur » pour l’argent ni Léonard de Vinci ni Jaurès. Il est ridicule de placer l’argent au centre de tout et de laisser entendre que nous courons tous après l’argent. C’est "psychologiquement" et historiquement faux.
     
    Aussi, ne soyons pas plus pessimistes ou cyniques qu’il est nécessaire ; d'autant plus que ce pessimisme et ce cynisme, ce "On n'y peut rien !" ressemblent fort à de la résignation voire à un conservatisme qui validerait une société de la rapine et de la corruption.  

      

     

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  • Reconstruire la gauche...

     

                Une gauche incontournable d'opposition et d'alliance gouvernementale

    melenchon, pierre laurent, jadot, hamon, reconstruire la gauche

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    1 - Dissoudre les partis socialiste, communiste et EELV...

    2 - Reconstruire un mouvement-parti (mouvement social qui place en son centre les militants dans le cadre d'une structure capable d'être systématisée) autour des Verts, des Communistes, des Socialistes soutiens de Hamon et de Jean-Luc Mélenchon : direction collégiale renouvelable tous les ans ; porte-parole multiples et tournant ; forte présence sur les réseaux sociaux et sur le terrain d’une force mobilisable de plusieurs centaines de milliers d'activistes.

    Avec pour objectif : un mouvement que l'on pourrait situer entre 15 et 18% incontournable pour quiconque, situé au centre et au centre-gauche, souhaite former un gouvernement, gardant à l'esprit que l'important en politique c'est de se rendre indispensable ; faire en sorte que l'on ne puisse pas se passer de vous.

     

                     Quand bouger ? Avant la défaite à la présidentielle ou bien après à quelques semaines des Législatives ?

    Valls qui veille dans l'ombre pourrait très bien prendre la direction du PS au lendemain de la défaite annoncée de Hamon à l'élection présidentielle. Or, perdre la direction d'un PS même en sursis peut être un handicap plus qu'un atout car Valls rebondira plus rapidement et mettra en danger le ralliement des élus socialistes autour de la création de ce mouvement-parti né de la dissolution entre autres, du PS.


    ***

                       D'aucuns parleront d'utopie à propos de ce projet de dissolution et de reconstruction ; qu'ils sachent que l'utopie sert aussi à mettre en lumière les manquements et le fait qu'en politique, rares sont ceux qui se montrent capables de se donner les moyens d'atteindre les objectifs et les résultats qu'ils se sont fixés ; en d'autres termes, rares sont ceux qui se montrent à leur hauteur des véritables enjeux (1).

    Or, en ce qui concerne la situation de la gauche, avec cette défaite annoncée de Hamon à la Présidentielle, l'enjeux pour les dix années à venir se définie comme suit : refondre, réunir, fédérer, construire un véritable projet autour de...

                        -  L'écologie au sens le plus large du terme : quel modèle énergétique, quel modèle d'urbanisme, quelle place doit occuper le travail et le salariat...

                        - L'U.E : remise en cause de l'intégration de la France dans une U.E qui se montrerait incapable de se réformer autour des axes suivants : une U.E qui aurait pour projet de contenir et de réguler le mondialisme ; une U.E qui accepterait de se soumettre à l'épreuve d'un contrôle démocratique sans précédent...

                        - La diplomatie française dans le monde une fois le constat suivant établi : l'Europe de l'U.E est bien trop petite pour la France qui a vocation à rencontrer et à s'adresser au monde entier : revoir notre positionnement avec la Russie et la Chine ; mettre un terme aux influences américaines, israéliennes et celles des monarchies du golfe sur notre diplomatie ; repenser notre relation avec l'Afrique en remettant en cause ce concept de Françafrique qui n'a qu'un objet : infantiliser ce Continent et continuer d’encourager la corruption de ses élites politiques et économiques pour le plus grand profit des multinationales françaises.

     

    1 – Il est vrai que si aucun des protagonistes ne se montre à la hauteur de la situation, au sortir de la présidentielle, Mélenchon affichera un score de 8%, EELV de 2% et le vote PS de ses trente dernières années aura été dilué dans les manigances de Valls et les candidatures d’un Hamon vaincu et d’un Macron dans l’attente de jours meilleurs.

     
     
                     
     
                  La réponse de Mélenchon à la proposition de rapprochement de Benoît Hamon n'est pas à la hauteur des enjeux explicités précédemment.
     
    Aussi, force est de constater ceci à son sujet : Mélenchon fait les bonnes analyses... c'est un tribun de talent... mais pour le reste... il faudrait qu'il comprenne que la France n'est pas le Guatemala, une petite république d'Amérique du Sud.
     
                  Sur cette vidéo, Mélenchon semble très très fatigué ; cet homme s’épuise... il est seul, « liked » par milliers mais seul.... entouré mais seul avec son public de "groupies" qui a beaucoup mal avec la remise en cause de "leur" Mélenchon et sa stratégie de solitaire qui les conduit tout droit dans le mur là où gît l'espoir au pied de la déception.

     

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

     

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  • François Fillon et les Catholiques de la Schlag

     

     

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                    Sécurité sociale et indemnisation du chômage a minima ; travailler 39 heures payées 37 ; suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires en 5 ans… tel se déploie le programme de François Fillon ! Véritable programme de désolidarisation (sociale) à la mode thatchérienne d'un candidat à l'élection présidentielle sorti en tête du premier tour de la primaire de droite avec 20 points d'avance.

                    A propos de ces 500 000 suppressions, François Fillon tel un spectre catho-thatchériste, aurait-il arpenté les couloirs  de nos administrations pour y découvrir que des dizaines de milliers de fonctionnaires étaient payés à ne rien faire ? Ou bien alors, est-il question du non-renouvellement des emplois libérés par les départs à la retraite de ces mêmes fonctionnaires ? Dans ce cas, qui effectuera les tâches remplies jusqu'à présent par tous ces candidats à la retraite ?

    Toujours à propos de ces suppressions : Bercy sera-t-il concerné ?

    Pensez seulement aux réductions drastiques imposées à ce ministère du temps de Sarkozy, plus spécialement à l'encontre du service chargé de démasquer et de poursuivre les fraudes et autres évasions fiscales, qui ont dramatiquement réduit l'action et l’efficacité des hommes et des femmes chargés de cette mission, pour ne rien dire d'un « pôle anti-corruption » au Ministère de la Justice sans moyens dignes de ce nom…

     

                                

     

     

                      Avec ce programme de réduction d'emplois (Bercy, la justice, l'enseignement) n'ayons aucune illusion : c'est bien la classe politique qui continue de prendre soin des intérêts de ses « commanditaires » et autres "bailleurs de fonds, donneurs d’ordres", oligarques tous directement ou indirectement concernés par le danger que peut représenter une administration efficace, dotée de moyens ; une bourgeoisie qui n'oublie pas non plus d'assurer l'avenir de ses enfants dans les Grandes Ecoles et autres établissements privés à 20 000 euros par an, au détriment d'un financement adéquate de l'Education nationale.

     

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                       Vous savez quoi ? Avec les anti-sarkozystes, on dit les Catholiques proches, voire très proche, de Fillon : tous derrière lui ils sont !

    Aussi, force est de conclure ceci : après des Musulmans adeptes du "Pousse-toi de là que ma religion s’y mette » et des Juifs tout occupés à hurler - CRIF en tête - « Israël vaincra ! Assure-toi France que ta politique étrangère y contribue ! Sinon gare ! »... voici venir les Cathos de la Schlague ! Marche ou crève !

                       Difficile maintenant de ne pas penser à Malraux et à son « le 21e siècle sera religieux ou ne sera pas ! » que l’on actualisera comme suit : « Le 21e siècle sera… pourri… assurément ! »

     

     

    *Schlag (orthographe allemand) est un châtiment corporel disciplinaire autrefois en usage dans les armées allemandes et autrichiennes.

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  • Quand Bernard Tapie vole au secours des médias

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                       Bernard Tapie annonce son retour en politique : "Je reviens pour interdire le chômage" a-t-il déclaré (1).

    Avec cette déclaration de bonimenteur de foire, on est déjà au cinéma, dans un nanar à la sauce canular. Faut dire qu'il y a des hommes qui ne savent pas s'empêcher et qui ne perdent pas de temps non plus ! Chimère et clown, Tapie en fait partie, sans l'ombre d'un doute.

    Si quand on voit le remède on comprend le mal, avec cet homme-là, ne comptez sur rien ; ni sur la compréhension du mal ni sur la justesse du remède.

     

                         Mais alors, ce camelot qui a fait fortune sur l'échec de tous les autres (2), chercherait-il à faire oublier ses ennuis judiciaires ?

    Tapie qui n'aime pas perdre vient de se faire délester, sous la présidence Hollande et par une justice indépendante - cela va s'en dire ! -, de plus de 400 millions d'Euros qu'une autre justice, elle aussi indépendante, lui avait fait gagner sous Sarkozy.

    Dans ce contexte, Tapie veut-il prendre sa revanche sur le pouvoir socialiste ? Quand on sait qu'il est tenu responsable de la mort politique de Michel Rocard aux européennes de 1994, de Jospin à la présidentielle de 2002, de Royal en 2007, c'est sûr, François Hollande a toutes les raisons au monde de s'inquiéter du retour de ce bluffeur à large et grande gueule que des électeurs complaisants ont la fâcheuse habitude de plébisciter. Pensez simplement à un Pasqua, à un le Pen, à une Morano, à un Sarkozy...

     

                     Déjà, les médias se frottent les mains, ils se pourlèchent les babines... des médias condamnés, voilà quelques semaines encore, à assurer à leur corps défendant - même si rien n'est moins sûr après réflexion -, la promotion du FN - audience oblige ! -, car enfin, qui peut bien avoir envie d'écouter Juppé, Sarkozy (ringardisé en deux semaines après son retour), le pathétique Bayrou ou bien Cambadélis ?

    Personne.

     

                    Pour animer la campagne de 2017, les médias auront maintenant à leur disposition deux têtes d'affiche... l'une contre l'autre avec audience assurée.

    Finies les remontrances du CSA à propos d'une sur-exposition du FN ! Tapie viendra apporter la contradiction à la famille le Pen et aux lieutenants de leur parti sans pour autant plomber les indices d'audience et les recettes publicitaires.

     

                   Si l'on peut déjà affirmer que le scénario que l'on nous prépare accouchera d'un navet, ce retour de Bernard Tapie est sans aucun doute la meilleure des nouvelles pour ces médias. De là à penser que ce sont eux qui l'ont prié de reprendre du service...

     

     

    1 - Tapie en exclusivité sur le JDD

    2- Tapie, le génie des affaires avec Jean-Louis Borloo, avocat d'affaires juteuses !

    Tapie se porte acquéreur d' entreprises au bord de la faillite ; après avoir licencié la moitié du personnel, il leur remonte le moral le temps de les revendre à très bon prix, avant qu'elles ne dépriment à nouveau pour finir par s'effondrer emportant avec elles les quelques salariés qui avaient survécu à la première dépression.

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    Pour prolonger, cliquez : Continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

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  • Cette classe politique qui s'appuie sur la guerre...

     

             Après Margaret Thatcher, Bush-fils, Tony Blair...

                                           François Hollande.

     

     

                       Après une gestion de l'Etat d'urgence à la "Plus sécuritaire que moi, tu meurs !" (ICI), voici maintenant le volet : "Plus compassionnelle que moi, vous ne trouverez pas !" 

                        "Je vous promets solennellement que la France mettra tout en œuvre pour détruire l'armé de fanatiques qui ont commis ses crimes. Elle agira sans répit pour protéger ses enfants", a déclaré François Hollande lors de l'hommage national aux 130 victimes des attentats du 13 novembre, rendu ce vendredi aux Invalides.

     

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    Etats-Unis, Arabie Saoudite et Isräël

     

                      Le "trio Daech" : hommes sans lesquels le terrorisme serait vaincu faute d'instrumentalisation et de soutien financier et idéologique

     

     

                   Militarisation croissante de la société, tous au garde à vous… tous à la même heure, le même jour, enrégimentés sur le modèle des USA, d’Israël et des républiques bannières où l'Etat à la main mise sur le rapport émotionnel que chacun doit entretenir avec un événement quel qu'il soit...


    Sans surprise nous sommes face cette boursouflure étatique qui a tous les attributs d'un chantage émotionnel, un de plus, puisque ceux qui nous tiennent lieu de dirigeants et qui ne sont que des commis voyageurs et des garçons de courses, sont à la merci des Etats précédemment cités. Tout se tient, inexorablement. Aussi, finiront-ils par nous demander d’épouser les mœurs de tous ces Etats dont l’existence repose sur le crime et l’exploitation du plus faible.


                   Pensez donc ! Tous ces Etats si prompts à la guerre, si doués pour le chaos, si talentueux lorsqu’il est question d’enterrer leurs morts - à 1 contre 1000 soit dit en passant. Cela va sans dire ! - devant de pauvres hères manipulables à souhait censés former une nation ; une humanité, des millions si prompts à baiser la main qui les a tués, les tue et les tuera encore demain car avec ces clowns tragi-comiques, nous n’en finissons jamais de mourir. Et si ces hommes-là sont à gerber, cette humanité consentante que l’on mène à l’abattoir est à déplorer car, qui s’opposera à l’idée d’un être humain qui trouve son humanité dans sa révolte contre ceux qui comptent, se reposent et s’appuient sur la guerre pour se faire élire ou ré-élire ? Même si, en ce qui concerne celui qui nous occupe ici, tout en gardant à l’esprit qu’il n’a ni les attributs ni le poids ni la dimension ni l’autorité qui justifieraient le fait qu’il puisse prétendre à un renouvellement de son mandat, on ose encore espérer que la conscience de cet individu-là aura le courage de reconnaître qu’il n’aura droit à rien qui ne nous soit pas arraché, rien qui ne soit pas extirpé de notre volonté, de notre pauvre volonté, comme dans un viol car on peut déjà soupçonner chez ce personnage sinistre à force d’incompétence une réflexion qui n’en finit sans doute pas de nourrir une espérance putride : « Pourquoi pas moi, après tout ! Hein ! Moi à nouveau puisque celui qui me remplacera ne sera pas plus à la hauteur que moi ! »

    On ne trouvera pas meilleur éloge de la médiocrité.

     

                   Camelots, joueurs de bonneteau bonimenteurs, finalement, tous ces preneurs d'ordres que l'on nomme "chefs d'Etat" ne sont-ils pas devenus des marchands d’armes ? Regardez : ne prospèrent-ils pas tout comme eux sur la guerre et la mort ?


    Joueurs de bonneteau partis de rien à marchands d'armes... certes, on peut estimer qu’il s’agit là d’un saut à la fois qualitatif et quantitatif non négligeable, c’est sûr ! Une promotion pour ainsi dire ! Mais n’empêche !

     

    ***

     

                   Dans son discours de ce vendredi 27 novembre 2015, à l’occasion de l’hommage de la nation rendu aux victimes des tueries du 13 novembre, ce même individu que l’on nomme « Président » a parlé comme suit : « Je vous promets… je vous promets… je vous promets… »

    Dans la vie, ce qui tue c'est l'espoir : on ne vit pas d'espoir, on en meurt. Et si les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, alors, le malheur a voulu qu’aujourd’hui, ils aient été nombreux, trop nombreux, à tendre l’oreille et à chercher dans cette voix-là, la pire des voix, la voix de ceux qui comptent sur la guerre pour survivre, eux et leur parti, un peu de réconfort et de sécurité.

    Et ce malheur-là nous recouvre déjà tous telle une ombre âpre à la mort comme d’autres… au gain.

                   Tâchons d'être dignes de ce malheur qui nous frappe et dont nous sommes les spectateurs privilégiés, pour ne pas, surtout pas, en être les victimes.

     

                    Alors, tais-toi Hollande ! Et puis surtout : ne promets rien ! Surtout pas !

     

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  • Le Sénat bascule à droite...

     

     

                  Certes, pour le P.S, la défaite aux élections sénatoriales qui ne concernaient que la moitié des « élus » de cette chambre, n'est pas celle que l'on attendait et qu'on espérait !

                  Pensez donc ! Une élection cadenassée au suffrage universel indirect… dans la classe politique, on se sert les coudes, c'est sûr ! De plus, les pressions et le chantage qui peuvent être exercés sur le petit personnel politique que sont les délégués des conseils municipaux, 95% du corps électoral sénatorial, sont trop évidents pour être ignorés ainsi que le déni de démocratie que représente cette élection au suffrage universel indirect, au vote obligatoire, sans abstention ni vote "blanc" au cours de laquelle le corps électoral ne peut sanctionner dans son ensemble une classe politique aux membres interchangeables à souhait, d’un parti à l’autre, des membres quasiment indissociables.


                  Aussi, dans l'attente de la suppression de cette chambre composée d’opportunistes carriéristes (il suffit de penser aux sénateurs âgés de 35 ans ou guère plus ! Voyez du côté des écolos !) et de "barons parasitaires" en fin de carrière qui ne peuvent...  pour se maintenir "en politique" et tenir leur fief d'une main tremblante mais encore ferme tels des bouseux avares qui ne lâchent rien... à la Maupassant, compter que sur le vote de leurs « pairs » à la suite des petits arrangements entre faux ennemis pour mieux fuir la sanction du corps électoral dans son ensemble...

    Les sénateurs, pour le temps qu’il leur sera donné de le rester, devront se soumettre au vote et à la sanction de tout le corps électoral citoyen car le suffrage universel direct ne doit souffrir aucune exception.


    ***


                    Sinon... dans l'attente de ce Grand Soir pour petits électeurs... un impératif demeure : continuer de porter la crise au coeur du PS, de sa présidence et de son gouvernement !


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                  Hollande au plus bas dans les sondages, Valls aussi... défaites électorales consécutives pour le PS... il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir le départ de François Hollande ainsi que la dissolution du PS en attendant la refonte d'une véritable gauche de gouvernement à l'échelle de la France et de l'Europe.

     

    Un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, et de penser aujourd’hui qu’il peut en toute impunité échapper à une sanction à la fois morale et électorale...

    Dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’un "mondialisme" qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux et la démocratie...


                La suite ICI

     

     

     

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  • Guaino... de son prénom Henri : trou noir de l'âme

     

                  Un temps économiste au Crédit lyonnais, puis chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, en mission à la direction du Trésor au ministère des Finances, adjoint au secrétaire général du Club de Paris, conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006...

    Pendant la campagne de l'élection présidentielle de 1988, il sera chargé de réécrire les interviews de Jacques Chirac.

    Plus tard, toujours au côté du même homme, on lui devra la lutte contre la fracture sociale.

    Durant la campagne de la présidentielle de 2007, il sera le rédacteur des principaux discours de campagne de Nicolas Sarkozy avec (souvenez-vous !) les évocations de Hugo, Jaurès, Blum et Guy Môquet (Non ! On ne ricane pas svp !).

    Bientôt, on lui devra aussi, entre autres thèmes, la « liquidation de Mai 68 » et la fin des repentances.

    Après la victoire de son employeur en 2007, il sera nommé par ce même employeur conseiller spécial, et là, toujours commis aux écritures, en 2008, au plus fort d'une crise financière qui n'a toujours pas fini de nous en faire voir, il nous gratifiera d'un nouveau discours, discours dit de Toulon, prononcé (d'aucuns diront... énoncé) par un Sarkozy au sommet (1): « L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle... (...) L'économie de marché, c'est un marché régulé, le marché mis au service du développement, au service de la société, au service de tous. Ce n'est pas la loi de la jungle, ce n'est pas des profits exorbitants pour quelques uns et des sacrifices pour tous les autres (...) La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme, le refonder sur une éthique, celle de l'effort et celle du travail... Il nous faut trouver un nouvel équilibre entre l'État et le marché... L'autorégulation pour régler tous les problèmes, c'est fini. Le laisser-faire, c'est fini. Le marché tout-puissant qui a toujours raison, c'est fini..."

    Quand on sait que depuis ce discours, ce même Sarkozy n'a eu de cesse de s'agenouiller devant les banques, les marchés et autres agences de notation, sans contrepartie aucune, et sans l'espoir aussi mince soit-il de reprendre un jour d'une main ferme les rênes de la décision politique, celle d'un Etat à la tête d'une nation encore capable, en grande partie, de décider de son destin même au sein d'une entité supranationale...

     

    ***

     

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                  Elevé au biberon d'un gaullisme sans partage - « on ne brade pas la souveraineté d'un pays en échange de la promesse d'un gain de prospérité et de pouvoir plus qu'hypothétique » -, sans oublier l'incontournable : « On fait ce que l'on dit ou bien on ferme sa gueule ! »

    C'est lui... c'est Guaino, de son prénom Henri !

    Mais qui aujourd'hui se souvient encore que cet Henri Guaino a voté non au traité de Maastricht et au traité établissant une Constitution pour l'Europe ?

    Ni don Quichotte, ni Prince Mychkine - il ne saurait avoir comme excuse une bonté qui confinerait à la naïveté, jusqu'à l'idiotie car, quand on a été comme lui très tôt dans la banque, on perd vite ses illusions de jeunesse et l'on gagne tout aussi rapidement à comprendre que seules les fins justifient les moyens...

    Qui est donc ce Gaulliste qui s'évertue à rédiger pour le compte d'un Président à genoux devant tout ce qui ressemble de près ou de loin à une puissance d'argent ou à une campagne militaire, des discours emprunts d'indépendance, de justice pour tous dans le cadre d'une action politique qui se voudrait digne d'une Nation maître de son destin ?

    Diable ! Qui est ce Guaino qui n'a de cesse d'alimenter en bavardage le fossoyeur même de tout ce qui fait Guaino, recul après recul, mensonge, esbroufe, tromperie, manipulation...

    Un Guaino à la solde d'un Berlusconi à la française... « En politique tout est permis ; tout et son contraire ! » dont les discours ne sont jamais suivis d'une politique aux effets en lien direct avec ce qui a pu être énoncé (syndrome d'Obama !), tribune après tribune, interventions télévisées, interviews...

    Discours dont toutes les options et axes contredisent, dans l'action au quotidien, le fond et les intentions, et la forme aussi, pour une jactance à la longue aussi indécente que perverse...

    Un Guaino au service d'un Sarkozy promu au rang de Maître baratineur (terme utilisé par l'historien et démographe Emmanuel Todd -voilà les chercheurs du CNRS contraints d'avoir recours à un vocabulaire de rue pour nous parler d'un Président de palais élyséen) en Méphistophélès de cirque certes ! mais diable d'homme quand même ! pour un Guaino en Faust d'opérette condamné à remettre cent fois l'ouvrage sur le métier, et les couverts aussi, discours après discours, d'une plume fiévreuse... selon le principe : « Je sers donc je suis ! »

    Après les larbins de la politique... voici venir un nouveau larbinisme : le SER-vage car... après Minc, Attali et tant d'autres... quiconque cesse de servir, meurt, c'est à croire !

     

    ***

     

                   Mais au fait... qui trompe qui dans cette affaire ? Guaino trompant Sarkozy ou bien, Sarkozy Guaino et tous ceux qui restent dupes d'une parole qui semble n'engager que ceux qui l'écoutent, et certainement pas celui qui est chargé de la transmettre, et en dernier lieu, celui qui en est l'auteur ?

    Car enfin... comment ce Guaino gère-t-il au quotidien, cet abîme qui sépare les actes de son employeur des discours de sa plume ? Abîme creusé par un loufiat de la politique passeurs de plats des puissances de l'argent et des Etats dominateurs ?

    Mais alors...

    Et si tous ces conseillers auprès de ceux qui occupent les plus hautes fonctions se vivaient Président par procuration ? En retrait, dans l'ombre d'une jouissance toute secrète... interdite presque, honteuse, le temps d'un discours sur une estrade face à un public déjà conquis, et qui bientôt se lèvera comme un seul homme, comme une seule femme, en liesse, hurlant, extasiés par celui qui s'avèrerait alors n'être qu'un simple porte-voix ventriloque de tous les Guaino conseillers du Prince.

    Orgueil à son paroxysme et prétention suprême ? Auto-illusion pitoyable ?

    Pour un peu, on en viendrait à regretter les Bartleby de la politique, tous ceux qui s'abstiennent comme d'autres se retiennent, et qui... entre deux « je préférerais plutôt pas » - véritable sésame de tous les objecteurs de conscience politique, morale et éthique, face à ceux qui toujours tranchent et se jettent à l'eau -, ne sont pas dupes : un doigt ? Et c'est la main. Une main ? Et c'est déjà le bras ! Un pied ? Et c'est l'être tout entier qui sombre dans les rouages d'un système pour lequel... vraiment, c'est pas la peine, un système qui n'a ni queue ni tête dans le meilleur des cas, criminel et liberticide dans le pire...

    Système entretenu par des conseillers insoucieux du fait suivant : à force de tremper ses mains dans le pipi... on finit Monsieur Toilettes ; et à faire l'âne pour avoir de l'avoine (notoriété, considération)... c'est bourricot que l'on devient, condamné à porter pour les autres, le poids de leur supercherie et de la manipulation des attentes de pauvres bougres qui en espéraient tant, mensonges éhontés sans nombre d'une présidence à l'autre, avec des Guaino passés maîtres dans l'art de l'auto-duperie.

    Aussi, finira-t-on sans doute un jour, par y lire, sur leur visage (2), dans leur regard à tous, et jusque dans les traits tirés de la servitude et de l'abaissement, tel un suicide ontologique, ce trou noir (3) de l'âme qu'est la négation d'une réalité pourtant criante de vérité, là, sous leur nez :

    Ni pygmalions ni conseillers mais bien plutôt et plus simplement, larbins et complices d'une vaste entreprise de fumisterie qui n'a pas fini de creuser le lit d'un dégoût du corps électoral pour la politique et son personnel ; amertume et ressentiment jusqu'à souhaiter un jour mettre fin à un régime dit démocratique putain d'une république qui aurait alors pour seul modèle : la soumission à l'argent, la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes...

    Discours après discours, qu'il soit ici permis de rappeler à Monsieur Henri Guaino qu'il n'est pas le dernier à contribuer à l'avènement d'un tel dégoût et à la mise en oeuvre d'un tel modèle.

     

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    1 - Sarkozy au sommet dans l'art de baratiner et de pipeauter les foules comme personne avant lui.

    2 - Contractions musculaires et involontaires des muscles, soubresauts incessants de la joue, des paupières... et autres tics dits nerveux.

    3 - En astrophysique, un trou noir est un corps dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper, et dans le cas qui nous occupe, celui de Guaino, on remplacera matière par... scrupules, remords, états d'âme...

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  • Les 3A : un label incontournable du parti socialiste

     

     

    "Dites, vous là-bas ! Venez donc par ici, deux minutes !

    - Qui ? Moi ?

    - Oui, vous !
    - Pourquoi moi ? J’ai rien dit. J’ai rien fait.
    - C’est à nous d’en décider. Et puis, nous vous trouvons un peu trop bavard ces temps-ci. Sachez que nous vous surveillons, et dernièrement on a relevé des déviances.

    - Des... dév...

    - Oui ! Des déviances ! Aussi, il va nous falloir, une nouvelle fois, corriger vos écarts. Nous devons nous assurer de la conformité de votre comportement avec l’ensemble de lois qui régissent ce lieu. Nous allons à nouveau tenter de vous aider à raisonner comme il faut afin d‘infléchir vos choix en notre faveur. Mais ce sera la dernière fois ! La dernière tentative ! Allez ! Suivez-moi !
    - Vous suivre ? Mais où ?
    - Vous le saurez toujours assez tôt. Pour l'heure, nous allons vous conditionner comme on conditionne une marchandise. C’est là, le prix à payer. Je vous propose un bocal comme premier conditionnement. Vous serez poisson rouge pendant une petite semaine. A heure fixe, dans votre aquarium, vous goberez les ressources matérielles et symboliques dont vous avez besoin pour prospérer parmi nous. Ces ressources qui sont aussi des remèdes, feront de vous le contraire de ce que vous êtes. Ils réveilleront l’autre vous-même que vous refusez de nous révéler. On va tenter encore une fois de vous réguler. Et puis, ensuite on va vous réformer.

    - Me réformer ? Ca peut pas attendre deux minutes ? Faut que je...
    - Allez ! Pas d'histoire ! Entrez ! Mais... essuyez-vous les pieds. Voilà. C'est bien. Prenez un siège et écoutez : le réalisme doit triompher de l’idéalisme qui lutte encore en vous ; manifestement, ce qu'il est raisonnable d'espérer n’a pas encore occupé la juste place qui lui revient car vous semblez résister. Il est donc temps pour vous d'adhérer. Alors, préparez-vous à passer de l’autre côté !
    - De l’autre côté ? Mais... de quel côté parlez-vous !
    - Cessez de vous distinguer et rangez-vous ! Rangez-vous des voitures, des autobus, des trains et des avions. Rangez-vous aussi au fond d’un placard. Rangez tout et laissez sortir cet autre vous-même qui fera de vous un adepte du consensus car, si vous persistez, vous finirez par souffrir d’une forme de mépris de vous-même ; épuisé par votre entêtement, effrayé par la peur du rejet, envoûté par les illusions nombreuses qui hantent votre univers clos et stérile, un sentiment d’insignifiance viendra bientôt vous engloutir. Alors, cessez de lutter contre ce réalisme que nous tentons de vous inculquer ; ce réalisme qui doit nous permettre de faire en sorte que vous soyez... non pas heureux car le bonheur ne nous est et ne vous sera d’aucune utilité... mais... comme neutralisé sur ordre et au pied levé.

    - Neutralisé ?

    - Oui ! Pour bien faire, vous serez et la majorité tapageuse et la majorité silencieuse ; une majorité non soumise, non rebelle ; une majorité neutre, comblée et assouvie.

    - ..............

    - Ah ! Mais... comment dire ? Comment décrire cet état ? Comprenez bien que ce concept est tout nouveau pour nous. Nous n'en sommes encore qu'au stade de l'expérimentation. Alors, c’est pas facile. Il faut pouvoir trouver des mots nouveaux pour décrire ce nouvel état de conscience qui frise... l’inconscience.

    - ..............

    - Disons que prochainement vous ne vous ferez plus d’illusion sur quoi que ce soit et sur qui que ce soit ; bientôt vous n'attendrez plus rien. Dans un état cotonneux, confiant et raisonnable comme la raison qui guide nos pas et tous nos choix, vous flotterez entre deux eaux. Vous serez... attendez voir ! Vous serez... Adulte, apolitique et... avachi ! Oui ! C'est ça !

    - Pardon ?

    - Les 3 A nom de Dieu !

    - Les 3A ?

    - Un nouveau label incontournable ! La norme, la référence absolue : les 3A - Adulte, Apolitique et Avachi...

    - Avachi ?

    - Oui. Avachi... mentalement s'entend.

    - Je vois.

    - Les 3A donc ! Label qui caractérise les militants et sympathisants du parti socialiste, et plus particulièrement ceux qui se sont rangés derrière les candidatures Aubry et Hollande. Je vous explique : épuré, stabilisé, indécis mais ouvert à toutes les propositions aussi longtemps qu'elles ne dérangent personne, fasciné par les courants d'air, bientôt vous ne ferez plus qu'un avec les désirs du plus grand nombre car les indécis se rangent toujours du côté de l’avis de ceux qui n’en ont pas. Pour vous, la raison du plus fort en réalisme et en soumission sera la meilleure des raisons qui soit et celui-là remportera votre vote. Le premier qui parlera de tout et de rien et qui sera le dernier à l‘ouvrir recueillera votre assentiment et votre suffrage universellement exprimé. Comme vous pouvez le constater, c’est tout un monde que nous mettons en scène. Tout un monde ! Le nôtre ! Le seul disponible au parti socialiste ; monde qui recueille l'assentiment de la grande majorité de nos militants : un monde de carriéristes gestionnaires sans imagination, sans intelligence et sans courage !"

     

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  • A quand une campagne contre la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la présidentielle de 2012 ?

     

     

                   strauss-kahn_dominique.jpgMenace et péril à Gauche…

                   La rumeur va bon train, les ralliements aussi ; on parle de "candidature naturelle" chez les socialistes en vue de la présidentielle 2012, qui pourrait bien être celle de Dominique Strauss-kahn.

     

    ***

     

                   Que le Peuple de gauche se souvienne de l'élection présidentielle de 2002 lorsqu'on lui a demandé de voter à droite : Chirac contre Le Pen !

    C'était la première fois ; cela doit être la dernière !

     

    ________________

     

     

                   1983-2010 - quand au PS, la boucle est bouclée avec la candidature d'un Dominique Strauss-Kahn patron du FMI

     

    Etat des lieux :

     

    .- Depuis quand est-ce que le FMI (1) et ses politiques d'ajustements structurels sont-ils de gauche ?


    - DSK, ministre des finances, de lui, qui se rappellera une seule décision digne d’être qualifiée de « politique budgétaire et/ou financière de gauche » ?

    - Pour ce qui est du renflouement en 2009 des banques menacées de banqueroute, M. Strauss Khan n’a pas hésité un instant avant de qualifier de « belles âmes » (comprenez : doux rêveurs) tous ceux qui demandaient pour l’Etat-sauveur, en contre partie de ce renflouement, un fauteuil au conseil d’administration de ces mêmes banques.

    - Quant à l'environnement, demandez donc à Voynet, alors ministre ! C’est la manche qu’il lui a fallu faire pour obtenir de DSK ministre des finances, des crédits aussi modestes soient-ils !

    - Last but not least… DSK est un atlantiste servile et un soutien indéfectible à la politique déshonorante de l’Etat d’Israël.

     

                  Or, il est grand temps que l'Europe cesse ce "as little as possible" en politique étrangère et que la gauche définisse enfin une politique qui renforce l’indépendance de la France et de l’Europe (voir les thèses de Hubert Védrine à ce sujet) ; une politique qui sache soutenir le plus faible sans avoir à demander l’avis du plus fort ; une politique qui nous donne les moyens de parler à cette région qui s’étend de Marrakech à Téhéran, car là se trouve notre avenir en tant qu’Europe puissance – influence, conseil, alliance, partenariat ; et plus important encore : gagner les cœurs et les esprits « Hearts and minds » des peuples de cette région.

     

                  Vraiment ! On ne verra qu'un cas de figure où DSK pourrait être considéré comme un homme de gauche : c'est à droite, auprès des hommes de droite !

    Et qu'on en finisse donc une bonne fois pour toutes avec tous les tartuffes de l’engagement politique à gauche, véritables fossoyeurs d'Utopies et d'espoir, champions toutes catégories de la dé-mobilisation électorale et de l'abstention chez les classes populaires et les petites classes moyennes ! Gestionnaires sans imagination et sans courage, qui n'ont pour seul programme... leurs ambitions personnelles, incapables d’aucun … acte envisagé dans la perspective du processus dont il interrompt l’automatisme, et dans le cadre duquel il se produit un miracle (Hannah Arendt sur la liberté et l’action en politique) au nom d’un réalisme de jeanfoutre méprisant.

    Aussi...

    Dès maintenant, que toutes les gauches se mobilisent et adressent une fin de non recevoir à cette candidature, et qu'elles n'hésitent pas à recourir au chantage aux non-reports de voix et/ou aux consignes d’abstention au 2è tour de la présidentielle si par malheur DSK est candidat.

     

                     Mieux vaut une défaite qu'une victoire avec DSK ! Et ce afin que vive l'espoir à gauche : l'espoir d'une gauche de gouvernement porteuse d'une alternative prospective, courageuse et imaginative.

     

     

    1 - Strauss-Kahn refuse « le dogme » de la retraite à 60 ans : les Français aimeront aussi apprendre que la retraite du président du FMI est garantie au bout de trois ans de service et qu'il touchera 80 000 dollars par an. Un « dogme » d'une toute autre ampleur - Philippe Marlière Rue89.

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