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elisabeth lévy

  • Attentats, Paris 13 novembre 2015 : revue de presse pour rappel

     

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015, quelques jours après le 13 novembre

     

     

                      Après Hollande, Valls, Fabius (et Sarkozy) auxquels nous devons 15 années d'une diplomatie en rupture avec notre tradition d'équilibre et d'indépendance - rupture qui explique aussi cette fracture dans la société française car enfin, de qui sommes-nous devenus les esclaves ? -, d'autres voix de la domination et de ses portes-flingues se sont fait très vite entendre sur Internet ; voix de la domination impériale de l’Otan, des USA et de ses acolytes et autres complices : Europe, Israël, Arabie Saoudite…

    Voix d’une bêtise crasse, voix d'un cynisme inqualifiable... voix de ceux qui n'ont plus peur de rien car ces attentats de vendredi soir apportent de l'eau fétide à leur petite machinerie, à ses rouages et à sa production le plus souvent pestilentielle :

     

    Elisabeth LévyElisabeth Lévy fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur, cette petite musique israélienne et islamophobe de France, Elisabeth Lévy titre "Djihadistes contre Homo festivus" ICI

    Le point de vue  d'Elisabeth qui a toujours autant de mal à « penser » c'est-à-dire à se méfier comme de la peste de ce qu’elle pense, le voici : « Daech veut nous exterminer car en France, on aime bien s’amuser et eux pas».

    Ca, c’est ce qu'on appelle de l’analyse...  géo-politique qui plus est !

     

    Toujours sur Causeur, c'est àLuc Rosenzweig Luc Rosenzweig, un des contributeurs majeurs de ce webzine, que la patronne confiera le soin de se vautrer dans la fange, communautariste de surcroît - Israël, Tsahal, ses troupes et ses colons. En effet, Rosenzweig, sans honte, titre : « Pour vaincre le terrorisme, apprenons d’Israël » ICI

    Rosenzwieg, si vous avez bien saisi son conseil, propose donc une ratonnade de Palestiniens à la sauce française : les Musulmans français qui ne marcheraient pas droit.

    Abjection et bêtise incommensurables dont il est coutumier, il est vrai, ce titre de Rosenzweig explique bien des choses et des situations  ; non content d'importer la question du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine au pire moment qui soit, ce billet d'humeur explique aussi des choix politiques criminels tout en nous incitant à élever notre niveau d'alerte générale car nous sommes tous, sans l'ombre d'un doute, en danger de mort avec des individus de cette espèce, ici, chez nous.

     

    "La règle du jeu" maintenant.

    Revue incontournable pour quiconque souhaite prendre des nouvelles de la tartufferie ambiante à la cour de BHL puisqu'il en est le fondateur, cette revue de "philosophie, littérature, politique et Art" qui est aussi la voix d’Israël en France (une de plus !), nous offre un point de vue digne du café du commerce juste avant la fermeture de l’établissement à une heure tardive donc : c’est dire !

    L'incitation à la haine sera placée au coeur du dispositif avec un BHL qui fait dire à propos des attentats de vendredi dernier, par David-HazizaDavid Isaac Haziza (?) ce que sa duplicité légendaire lui interdit d'expliciter : « Il y a un temps pour tout sous le soleil. Il y a un temps pour aimer, certes, mais il y a aussi un temps pour haïr. En vérité, on eût même dû haïr plus tôt !"

     

    Le Huffington Post, un pur player dit "d'information" dirigé par Anne Sinclair fera appel à la plume d'un Jacques Tarnero "essayiste", toujours à propos des auteurs des attentats et de la tentative de se risquer à quelques introspections salutaires fruit d'une pensée réflexive tout aussi salvatrice.

    Ce webzine tout acquis à la cause atlantiste et sioniste s'en prendra ouvertement aux anti-islamophobes et aux partisans du « Pas d’amalgame » lesquels seraient responsables des attentats en France.

    Quant à l’Islam, il serait la cause première du malheur des Arabes, ici et là-bas : « Le malheur arabe, le malheur palestinien, le malheur des jeunes-des-banlieues c'est l'Islam la cause de ce malheur ainsi que ce qui est arrivé à cette culture née dans l'islam ou née dans l'héritage arabe pour toujours aller chercher ailleurs qu'en elle même la source du désastre actuel."

    Qui a détruit le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique sub-saharienne ? Les Arabes ? L'Islam ? Qui fait des affaires avec l’Arabie Saoudite ?

     

    Afficher l'image d'origineCaroline Fourest qui souhaitait très certainement ne pas être en reste, une Caroline Fourest - faut-il le rappeler ? -, qui voyage dans les bagages d'un BHL qui la porte à bout de bras depuis quelques années maintenant, ce matin sur France Culture, Fourest récitera son catéchisme : « Il y aura toujours des gens pour trouver des excuses aux assassins »

    N'en doutez pas un seul instant : c’est sa manière à elle de clore tout débat et de disqualifier tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause la politique pro-américaine et pro-israélienne de la France qui nous mène à la guerre tout en provoquant la mort de centaines de civils  : le Moyen-Orient quoi !

                   Mais quand on vous dit que tous ces gens-là ne rêvent que de ça ! Tous les parfums d’Arabie ! Spectacle de « danse orientale » pour Caroline entre deux explosions et quelques corps déchiquetés !

     

    Ce matin aussi, sur France Inter, lundi 16 novembre, heures tapantes , c’est Résultat de recherche d'images pour "Malek Boutih l’invité"Malek Boutih l’invité : ICI . Député PS, Malek Boutih se rangera sans l'ombre d'une hésitation au côté de Manuel Valls ; il en profitera  - car pourquoi faire les choses à moitié ! -, pour franchir le Rubicon allègrement. Imaginez-vous ça : 80% de ses interventions sur l'antenne conviendront à toute la droite, du FN aux centristes : « Il faut en finir avec la sociologie, la pleurniche et les soi-disant causes sociales qui seraient responsables de la radicalisation de Français musulmans !»

    Enorme !

    Comme quoi... des attentats, une centaine de morts, et tout le monde rentre se mettre au vert au côté d'une droite expéditive ; c'est l'Assemblée nationale issue du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs à qui on sait. Heureusement pour Boutih que la "fausse gauche" est à l'Elysée et à Matignon ! Il peut encore faire illusion même s'il s'agit bel et bien d'un ralliement aux idées de droite : l'affirmation de l'absence de déterminisme social dans le destin individuel de chaque être humain.

    Des dizaines de millions de salariés qui sont passés par la case chômage et la case SDF en trente ans - divorces, suicides, maladies, pauvreté ; des inégalités qui ont explosées, des millions d'individus qui n'ont connu et qui ne connaissent qu'un parcours de discriminations et de vexations sans nombre, un mondialisme rapace et vorace qui veut la peau de notre système social européen - véritable civilisation en soi -, et qui n'a qu'un modèle à proposer : travailler plus, gagner moins, baisser la tête et consommer - mal-bouffe et abrutissement !

    Tout ça n'a bien évidemment aucun impact...

                     Les dirigeants successifs du PS ont mis 20 ans à accepter que Boutih soit député ; il a longtemps galéré après son départ de SOS racisme, chez Skyrock notamment, chez les 10-15ans… alors, vous pensez bien : Boutih sait ce qu’il doit au PS et au système ; manifestement, les mots ne lui manquent pas quand il s'agit de renvoyer l'ascenseur. C’est sûr, l’ingratitude n’est pas de mise chez Boutih !

    Frantz Fanon, un des penseurs de la colonisation et de la décolonisation avait un nom pour ces gens-là, les repêchés du système qui n’en croient pas leur chance tout en sachant qu'on ne leur en donnera pas une seconde.

     

                   On achèvera ce tour d'horizon du côté de la bêtise, du cynisme et de l'opportunisme avec le commentaire d'un internaute... un internaute lambda, internaute sans visage comme tout internaute lambda dépourvu de courage mais qui se respecte. Jugez plutôt :

                   "Epiloguer sur les horribles événements d'hier soir ne sert pas à grand chose. aujourd'hui, c'est l'action de la police et de l'armée qui nous sauvera, non le baratin. La France vaincra !"

                 Et notre réponse, elle, à défaut de vaincre l'incommensurable connerie de ce commentaire car, il y a des cas irréversibles, et celui-là en est un... notre réponse donc ne tardera pas à lui parvenir :

                                      "Pauvre de toi, va !"

     

     

    ***

     

                      Après les voix du chaos programmé et de la domination,  les voix de la reddition aussi… accordons un peu d'espace aux voix de la sagesse :

     

                   Pour Alain ChouetAlain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la « guerre de civilisation » et celle contre le « terrorisme » brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad :

    Arabie Saoudite et Qatar.

     

                  A l’annonce des attentats  Au lendemain des attentats de Paris, Michel Onfray réclame une politique française moins islamophobe.Michel Onfray fut le premier à twitter : « Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique. » 

     

     

                  Michel Colon d'Investig-Action, que l'on ne présente plus, s’exprime, de sa Belgique natale, sur les attentats Paris avec calme et lucidité.

     

     

            Clôturons cette courte revue de presse avec      CaptureJean-Luc Mélenchon qui aura tout saisi des véritables enjeux pour la France et l'Europe, ce dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée : "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

     

                          Débattons alors ! Et ne laissons personne nous l'interdire !

     

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  • La France à l'heure d'Israël ?

                

                       Billet de blog rédigé en Janvier 2015

     

     

                   Ils ont réussi ! Ils sont parvenus à leurs fins : nous faire descendre dans le trou, leur trou ! celui qu'ils nous destinaient de longue date ; un trou profond, une fosse commune à partir de laquelle il nous faudra tous lever la tête lorsqu'ils daigneront s'adresser à nous, sur un ton condescendant ; eux qui trônent déjà, là-haut, tout là-haut, et nous tous en bas, piégés, bien piégés et sans recours. Ils ne nous autoriseront qu'une chose : déposer des fleurs et allumer des bougies sur nos propres tombes ou celles de nos voisins : du pareil au même puisqu'on devra tous être disposés à partager leur sort à tout moment !

                   Alors, disons-le : salauds de politiciens !

     

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    Réglez vos montres !

     

     Tous aux abris !

     

                    C'est en 2015 -  "La France est en guerre" martèle Manuel Valls.

     

    Quelques années plus tôt

     

                            C'était en 2013 - Se reporter à la fable de la Fontaine :  Le loup et la cigogne


                         "Prétendre être payé d'un service par les méchants, c'est commettre une faute car, ensuite, on ne peut plus s'échapper sans être puni de ses bons offices" - Esope (VII ‑ VI siècle av. J.-C.)

     

     

                      Rony Brauman critiquant l'attitude de François Hollande lors de son dernier voyage en Israël.

     

                      On notera au passage le fait que les Juifs français critiques de la politique d'Israël et d'un rapprochement diplomatique avec cet Etat en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force - une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre -, ne sont jamais invités dans les médias. Seul Rony Brauman passe encore la porte, bien timidement quand même ! Une porte fermée à tous les autres.

     

                           En 2015

     

                     L'homme du pire, toujours là dans les pires moments, en campagne électorale et en recrutement à Paris au cours d'une semaine de tueries  :"Juifs de France, votre foyer c'est Israël, on vous attend !"ou quand les chacals de la politique se penchent sur le cadavre de la France pour voir s'il bouge encore.

    Au sujet de la venue de cet individu dimanche dernier à Paris et de sa participation à la marche en hommage aux victimes des tueries de Paris et de Vincennes, il est bon de savoir ceci : "la présence de Netanyahu, comme celle du président palestinien Mahmoud Abbas à Paris le dimanche 11 janvier 2015, n’était apparemment pas souhaitée. François Hollande voulait éviter que le conflit israélo-palestinien ne vienne brouiller le message d’unité de la manifestation. Lorsque Netanyahu a vu que deux de ses ministres venaient à Paris, il a décidé d’y aller aussi. Avigor Lieberman et Naftali Bennet sont en effet deux de ses adversaires aux prochaines législatives qui ont lieu dans deux mois en Israël" - Haaretz

     

    ***


                  Dans un contexte sioniste et islamophobe  (cocktail explosif), entretenu de longue date par tous les médias...

                 Trois jours après des attentats qui ont fait 17 morts (dont quatre français de confession juive aujourd'hui inhumés en Israël), le gouvernement Valls annonce l'affectation de dix mille militaires pour protéger les lieux "sensibles" Un dispositif inédit, soit "le même nombre que ceux qui sont mobilisés sur les opérations extérieures", ou bien encore 10% des effectifs de l'armée de terre. Ces militaires viennent s'ajouter aux 4 700 policiers et gendarmes déjà mobilisés.

                   Qu'est-ce à dire ?

                   Ceux qui depuis des années oeuvrent pour un rapprochement entre la France et Israël au service d'un monde unipolaire et  guerrier seraient-ils parvenus à leur fin ?

    La France aurait-elle épousé le modèle de la société israélienne ? Une société bunker, soudée autour de la mort, du sang, des larmes, de l'humiliation, du vol et des représailles ; une société au talent incomparable quand il s'agit d'enterrer ses morts ?

    Violence sociale, intimidation, sommation, une société sur le qui-vie ; une politique étrangère qui s'articule autour de l'entretien d'un état de guerre permanent, dedans, dehors... guerre larvée, hurlée ; et puis la mort, encore la mort ! et puis enfin, dans une vision paranoïaque, accusatoire et non contradictoire de la société, de la Nation et du monde...  ne jamais interroger les causes ?

    Libre à chacun de juger.

     

     

    ***

     

     

                    Omniprésents dans les médias dominants, voici Elisabeth Lévy et Alain Finkielkraut dans toutes leurs oeuvres et dans un enfermement-aveuglement ethno-politique, le sionisme, qui vous fait perdre une qualité irremplaçable : la capacité de penser contre soi-même, sa classe, son ethnie, sa  caste ; le premier devoir de tout intellectuel.

    De ces deux comparses... jamais un tel discours, un tel point de vue n'a été aussi éloigné de ce qu'est la France historiquement et de ce qu'est la civilisation européenne : cette soif de connaître et de comprendre ; cet appétit d'ogre pour l'étude des causes.

    Finkielkraut mettra en accusation ce qu'il appelle "le parti de l'Autre" contre le parti du même avec le même ; faut dire que. face à un miroir, Finkielkraut ne tolère qu'une image, qu'un reflet : sa propre image et son propre reflet car aux yeux de ces deux énergumènes, l'Autre est ingérable, inassimilable, incontrôlable, imprévisible ;  comprenez  : incapable de se rallier à une cause... cause unique, indivisible... leur propre cause à tous les deux... cause d'une nature ethno-politique.

     

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                  Tous ceux qui, en 2009, se sont élevés contre  "la liste antisioniste et anti-communautariste" conduite par Dieudonné aux élections européennes de 2009, et qui n'était pas qu'un sketch de plus de l'humoriste -  liste destinée à dénoncer l'emprise à venir d'une idéologie ethno-politique liberticide d'une intolérance sans précédent dans l'histoire contemporaine de la France ; idéologie responsable du bannissement des médias de l'humoriste en 2003  -, devront aujourd'hui reconnaître la justesse de cette prémonition ; quand à nous, on saluera à nouveau, ici, le plus clairvoyant - et pour cette raison, le plus persécuté -, des humoristes satiriques de la scène artistique francophone : Dieudonné.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner, c'est ce ver luisant de l'intelligence à chaque fois que la nuit recouvre l'entendement. Ôte de l’humanité, cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

    ***

              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

    ***

     

     

                   George Steiner : La barbarie de l'ignorance

     

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

    ***

     

    George Steiner à propos de son roman "Le Transport de A.H".

     

     

                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas comprendre ceux qui ont fait l'Histoire ainsi que les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Steiner, un diamant d'intelligence

     

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                  Version Papier : de l'Art, de la littérature et autres considérations

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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner ôte de l’humanité : cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

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              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

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                    Janvier 1997 - France Culture  

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

     

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

     

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                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas avoir compris les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Steiner, un diamant d'intelligence

     

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                  Version Papier : de l'Art, de la littérature et autres considérations

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  • E. Levy, A. Finkielkraut et RCJ : le passage à l'acte

     

     

                Ils évoqueront Le grand remplacement cher à Renaud Camus, suprémaciste blanc ; ils soutiendront l'opinion d'un sondage qui place la complainte "Trop d'immigrés en France !" en tête de gondole...

    E. Levy et A. Finkielkraut franchissent le pas : dans l'émission Esprit d'escalier de la radio RCJ (radio de la communauté juive), ils n'auront de cesse durant une bonne vingtaine de minutes, de rendre hommage à Marine Le Pen, jouant la fille contre le père. 

    Et c'est alors que l'on se dit :"Heureusement que le père est considéré comme "anti-sémite" ! Dans le cas contraire, on aurait pu craindre le pire."

     

               Un rapprochement semble, jour après jour, se confirmer entre les "leaders" médiatiques juifs (E. Lévy, Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel, Prasquier, Cukierman, Klasfled-fils...) et le Front national contre les Musulmans et l'Islam, nouveau visage de la "vieille" haine raciste anti-arabe ; et c'est plus récent (une trentaine d'années) : haine envers les activistes pro-palestiniens issus de l'immigration ainsi que contre nous tous, d'origine européenne.

              Si le poisson pourrit par la tête... il semblerait, en ce qui concerne RCJ et ses animateurs débridés, qu'on en soit arrivés aux pieds.

    Mais alors ? Que reste-t-il à sauver ? Une amputation est-elle encore envisageable ? Ou bien, jeter le bébé avec l'eau du bain ?

     

                  A suivre...

     

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    Pour prolonger, cliquez : Sionisme et Front national : un rapprochement imminent ?

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  • Antisémitisme à toutes les sauces !

                  

                  Trois personnes soupçonnées d'avoir agressé un couple à Créteil lors d'un cambriolage ont été mises en examen mercredi 3 décembre pour "association de malfaiteurs".

     


    Albert Elharrar : l'agression de Créteil  par ERTV

     

                  Dans une interview sur France 3 du 3 décembre 2014, Albert Elharrar, président de la communauté juive locale revient sur cette agression crapuleuse ; il refuse l'instrumentalisation de l'antisémitisme : « Je sais que c’est fashion de parler d’antisémitisme aujourd’hui … »  fera-t-il remarquer.

     

    En effet : penser que "les Juifs, ça a de l'argent" (propos tenus par les agresseurs) a peu à voir avec l'antisémitisme mais tout à faire avec des préjugés ethniques, lesquels préjugés concernent toutes les ethnies sans exception.

    N'hésitons pas à le rappeler à chaque fois que c'est nécessaire !

     

    ***

     

                    Qu'à cela ne tienne ! D’aucuns ne renoncent jamais ! Et pour cause... (laquelle ? Devinez !)

    Frédéric Haziza,  le journaliste le plus contesté du PAF (1) voit dans cette agression crapuleuse la main de Dieudonné et d'Alain Soral.

    Albert JAKUBOWICZ, Président de la LICRA (rien moins !) qui semble avoir perdu depuis des mois toute mesure et toute capacité de discernement, accuse lui aussi le couple Dieudonné-Soral et… Zemmour ( Zemmour... pour faire bonne mesure et noyer le poisson d'un acharnement pathologique de Jakubowicz contre Dieudonné et Soral !).

    Elisabeth Lévy de Causeur.fr, toujours sur le pied de guerre contre les Musulmans, les Arabes, les Français issus de l'immigration, les Rappeurs, les Féministes, les Homos, les Lesbiennes... montre du doigt les Banlieues.

     
               
    Un nouvel impératif absolu semble trouver-là une confirmation de plus : 
    pour d'aucuns, toujours les mêmes, les Banlieues, les Musulmans, Dieudonné, Alain Soral, La France, l'Europe, le Monde, l'Univers... ne seront jamais assez antisémites... car il faut qu'ils le soient, toujours ! en tous lieux, à tout moment, toute l'année, 24/24, 7 jours par semaine !

     

               Aussi, force est de constater, à nouveau, qu'avec ce fait divers ce sont bien la bêtise, la mauvaise foi, les règlements (et dérèglements) de compte et les procès d'intention qui triomphent (2). Une raison supplémentaire pour accueillir avec soulagement les propos tenus par Albert Elharrar, président de la communauté juive de Créteil chez qui on saluera l'honnêteté et le refus têtu et on ne peut plus courageux, d'instrumentaliser l'antisémitisme, cette variable d'ajustement d'intérêts bien compris.

     

    ***

      Flattez, flattez les communautés ! Il en restera toujours quelque chose : désir mimétique, rivalité, échec, frustration et violence.

     

     

                  Antisémitisme à toutes les sauces ?

    N'hésitons pas à refuser ce plat qui nous est servi tout en dénonçant ceux qui le cuisinent et nous l'imposent quasi quotidiennement dans nos assiettes : médias, classe politique et associations communautaires : PS, Crif, Licra, UEJF en tête.

     

    _______________________

     

    1 - Frédéric Haziza : entré à Radio J en 1982 (radio communautaire juive), il crée et anime l'émission politique Le Forum Radio J (depuis 1988) avant d'occuper le poste de chef du service politique de l’antenne en 2001.

    Conflit d'intérêt oblige... qu'à cela ne tienne ! Haziza est aussi journaliste-éditorialiste sur La Chaîne parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN) où, depuis 2003, il anime Questions d'info. Il présente également sur la même chaîne Entre les lignes.

    En 2012, après une interview avec Jacques Cheminade, candidat à l'élection présidentielle, la chaîne LCP recevra des dizaines de messages d'indignation : il sera reproché à F. Haziza son manque de déontologie, son soutien indéfectible à Israël, le conflit d'intérêt que représente son poste à Radio J et la partialité qui en découle.

     

    2 - Une exception néanmoins : chez Atlantico, journal du centre droit :  ICI

    Jean-Paul Brighelli : " Il y a un délitement général de l'Ecole depuis trente ans, parallèlement à la montée du chômage, et en même temps une exaltation, via les médias et la publicité, de la consommation instantanée. Cela suffit pour rendre une société malade. Considérons que la violence — et le viol, alimenté par les déferlantes pornographiques qui enseignent à tous ces imbéciles que toutes les femmes n'attendent que l'irruption de beaux mâles débraillés — est le symptôme de cette maladie. Il faut la réprimer, bien sûr. Mais il faudrait s'attaquer aux causes profondes, redonner le goût et l'humilité d'apprendre, et mettre au travail."

     

     

     

              Flattez, flattez les communautés ! Et la multitude deviendra alors le bouc-émissaire... avec pour conséquences chez toutes les acteurs concernés et tour à tour : un sentiment de puissance et d'impunité, discorde, ressentiment, et le pire des maux : le mensonge... pour socle d'une société de quelques uns contre tous les autres.

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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles.

     

     

              George Steiner ôte de l’humanité : cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

    ***

     

              Un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner… c'est aussi la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

    ***

     


                    Janvier 1997 - France Culture :  George Steiner et Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... t
    ous deux s'entretiennent autour de la re-publication d’un ouvrage de George Steiner sur Heidegger. 

     

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine au XXè siècle.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé tous les philosophes de la seconde moitié du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et son origine : le miracle qui définit l’homme : l’homme c’est l’animal qui parle. Puis, la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le  langage et la réalité : la communication. Arrive alors, le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui reposait et repose toujours sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ? Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

     

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                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas avoir compris les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Steiner, un diamant d'intelligence

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  • Sionisme et Front national : un rapprochement imminent ?

     

     

               Eric Zemmour, Elisabeth Lévy, Roger Cukierman, Alain Finkielkraut

     

    Semaine après semaine, éditoriaux, commentaires, livres, prestations télévisées, on ne peut plus passer à côté de ce qui ressemble au mieux... à une campagne de dénigrement, au pire... de diabolisation, contre les Musulmans, l’Islam et les Français issus de l’histoire coloniale française. 

    Dans cette campagne appuyée par les médias dominants – audience oblige ! -, il semblerait que le Front National n’ait plus le monopole de l’articulation de l’exploitation médiatique du bouc émissaire musulman, arabe, maghrébin et africain : c’est au choix.

    En effet, des acteurs connus pour entretenir auprès d’une puissance étrangère, nommément Israël, un grand, voire un très grand souci, se sont joints d’une manière maintenant récurrente et affirmée à cette campagne de diversion qui, en aucun cas, n'a pour souci l’intérêt général et le bien commun mais bien plutôt des intérêts géo-politiques, électoraux, ethniques et communautaires.

    Aussi,  force est de constater ce qui suit : dans un avenir proche, il faudra très certainement s'attendre à un "rapprochement" entre ce qu'il est convenu d'appeler "les sionistes" et l'extrême droite dans sa version Front National.

    Par "sioniste", entendons... sionistes de conviction, ceux pour lesquels le soleil se lève et se couche avec Israël ; et non de nécessité - garder son job dans les médias, la politique, la culture et les affaires -, ou d'opportunité : progresser dans sa carrière.

    Par extrême droite, on définira une idéologie historiquement traversée par les courants suivants, et pas nécessairement chronologiquement : le pétainisme, le colonialisme, l’intégrisme catholique, l’anti-parlementarisme, le nationalisme discriminatoire, le fascisme, l'anti-syndicalisme, le monarchisme revanchard, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie, sans oublier les vieilles lunes du racialisme et de l’eugénisme social.

     

               A ce propos, il reste toutefois à ces "sionistes de conviction" à gérer leur réticence vis à vis du passé (et du présent ?) antisémite de cette extrême droite aujourd’hui en partie regroupée sous la « marque » Front National ; « en partie » car,  le FN n’est pas toute l’extrême   droite :  il en reste encore à côté !

    Il est vrai que Zemmour, lui, a franchi le pas depuis longtemps car sa haine du Musulman, du Maghrébin et de l'Africain, expliquée ICI, est bien bien supérieure à son devoir de solidarité ethnique pourtant si fort dans sa communauté d’origine.

    Pour apaiser sa conscience, sans doute Zemmour s’est-il résolu à penser que l'antisémitisme a été expurgé du Front National par Marine Le Pen. Comme quoi : tous les petits arrangements avec sa conscience et la réalité sont possibles quand la fin justifie les moyens.

    Faut dire que ce sont autant les médias qui ont fait Zemmour que l'histoire personnelle de cette essayiste de RTL. Et ce n'est sûrement pas un hasard si son cheval de bataille n'est pas l'égalité et la fraternité mais... la dénonciation du Musulman jugé a priori  non-intégrable, et encore moins… assimilable ; un Musulman par essence… anti-français et anti-européen ; un Musulman décidément incompatible ! Et derrière ce Musulman : l'Arabe. Derrière l'Arabe, le Maghrébin ainsi que les Français originaires d'Afrique noire. Et derrière le Maghrébin... un soutien indéfectible à la cause palestinienne.

    Et si Zemmour ne s'intéresse qu'au Musulman et au Maghrébin en tant que juif séfarade expatrié (forcé !) d’Algérie, les médias eux, en revanche, sont particulièrement intéressés car singulièrement énervés, par tout soutien aux Palestiniens. D'où cette entente très cordiale et la complaisance avec laquelle les médias reçoivent Zemmour et Marine le Pen ; chacun y trouvant son compte : les Musulmans à Zemmour et au Front National ; les Arabes (comprenez : les antisionistes) aux médias.

    Sur ce chapitre « Médias », quant à leurs propriétaires et leurs employés journalistes qui ont en commun une solidarité indéfectible à Israël et son système colonial d'apartheid (ce qui n’est sûrement pas fait pour déplaire au FN qui voit là sans doute la possibilité d’un modèle de développement « à part » de la minorité musulmane française – rejet, stigmatisation, relégation aux travaux les plus ingrats, surexploitation de sa main d’œuvre), pour ces médias-là, la quasi-totalité, Zemmour c'est tout ce que le Front national aurait pu être, et devrait être, à leurs yeux à tous et auquel ils souhaiteraient pouvoir se rallier, tactiquement, dans la connivence et le soutien tacite, si ce n’était le boulet antisémite de ce parti, et en ce qui concerne ces mêmes médias tous ralliés à la mondialisation, sa détestation d'une oligarchie qui ne reconnaît aucune frontière ni aucune nation ; or, Zemmour est bel et bien leur face cachée à tous car, l'articulation par Zemmour d'un hypothétique "péril musulman" et d'un fantasmatique "remplacement de la population française de souche par ces mêmes Musulmans" cher à Renaud Camus, sert à merveille leur propre angoisse et leur désir de garder le contrôle, de dominer la scène médiatique afin de continuer de protéger l’image et les intérêts d’une puissance étrangère qui ne recueille plus, depuis trente ans, le soutien des Peuples d’Europe ; une puissance unanimement condamnée par le reste du monde de surcroît.

     

    ***

     

    Après Zemmour…

     

    C’est au tour d’Aymeric Chauprade, membre du FN de fraîche date, aujourd’hui député européen, jadis un opposant au lobby pro-israélien et néo-conservateur ; il s’est récemment converti au « Musulman bashing » en faisant sienne la priorité de la lutte contre le péril que représente l'Islam en Europe ; tactique électorale oblige ! De la droite à l’extrême droite, l’islamophobie est fédérateur ; aucun parti n'a perdu des voix en l'instrumentalisant ; tout comme à gauche, l’anti-islamophobie. Le PS qui se suffit à lui-même, et que l’on ne peut décidément pas classer à « gauche », soufflant, comme un fait exprès, le chaud et le froid sur cette question.


               Un petit retour en arrière maintenant : souvenons-nous, il y a quelques années déjà, à l’occasion des premiers succès électoraux du Front National, Roger Cukierman du Crif s’en est félicité dans ces termes : « Avec la montée du FN, les Arabes n’auront qu’à bien se tenir ! ».

    Comme quoi…. on n’est jamais assez vigilants !

               Le site Causeur.fr, privé d’abonnés, - on peut légitimement se demander comment il se finance : salaires et frais de fonctionnement ? -, dirigé par Elisabeth Levy, véritable passionaria de l’islamophobie… islamophobie qui cache, dans les faits, une aversion inavouable pour l’Arabe anti-sioniste, occupe ses "Une", avec Charlie Hebdo, semaine après semaine, tantôt avec la caricature des Musulmans, tantôt avec la condamnation de l’Islam, amalgames sur amalgames (terrorisme et exécutions barbares), jusqu’à sommer la communauté musulmane de France de se désolidariser publiquement de tous les cinglés du djihad ainsi que des groupes qui fleurissent ici et là comme des champignons après la pluie, (groupes pas seulement auto-financés ni auto-manipulés : suivez notre regard !) : in fine, l’Islam est, là encore dans les colonnes de ce journal, jugée incompatible avec tout ce qu’une Elisabeth Levy souhaite préserver comme pré carré et autres domaines réservés : une partie du monopole du pouvoir médiatique et du lobbying politique et communautaire.

     

               Après Zemmour, nul doute… le pompon revient à Alain Finkielkraut qui se cache derrière Charles Péguy et la Comédie française pour mieux recevoir cordialement sur France Culture, Richard Millet et Renaud Camus - deux suprémacistes blancs et chrétiens (1).

    Aujourd’hui même, Alain Finkielkraut, s'est évertué, une heure durant, ce samedi 18 octobre 2014 donc, dans son émission Répliques, sur France Culture (!!) à relativiser l'engagement à l'extrême droite du colonel de La Rocque - dans les années 30, il est à l'origine du slogan "travail, famille, patrie" repris par Pétain et sa Révolution Nationale -, auprès de deux de ses invités, deux « historiens du fascisme », sans toutefois, à son grand regret, convaincre ni l'un ni l'autre. En fin d'émission, il y reviendra : il tentera cette fois-ci de disqualifier toute tentative d'associer à la fois le régime de Vichy à du "fascisme", et plus près de nous, aujourd’hui, le Front National… à l'extrême droite, et là encore, au fascisme.

    Sur France Culture... on ne corrige pas un Académicien !

    On est donc libres mais... prévenus.

     

                Eric Zemmour, Elisabeth Lévy, Roger Cukierman, Alain Finkielkraut, Aymeric Chauprade, Renaud Camus, Richard Millet… inutile de se voiler la face, le rapprochement est bel et bien en marche : sionisme et Front National, même combat !

    Combat contre l'Arabe, le Musulman, le Maghrébin anti-sionistes et l'Africain.

     

    ***

              

                   A tous ces sionistes pressés d’en découdre au côté du FN, qu’il soit permis ici de leur opposer la figure de Marc Bloch…né le 6 juillet 1886 à Lyon ; historien français, fondateur avec Lucien Febvre des Annales d'histoire économiques et sociales en 1929, Marc Bloch a donné à l'école historique française une renommée internationale. Combattant de la Grande Guerre, décoré de la Croix de guerre et de la médaille militaire,à la déclaration de la seconde guerre mondiale, Marc Bloch alors âgé de 53 ans demandera à être enrôlé.

    Après la défaite et sa démobilisation, Marc Bloch refusera toutes les propositions d’exil : ni Londres, ni l’Amérique du Sud ni les Etats-Unis ; il se réfugie dans la zone libre. En 1943, après l'invasion de cette zone, il s'engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs. Il est arrêté à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, torturé, il meurt le 16 juin fusillé par la Milice.

     

     

     

    1Renaud Camus a fait du danger imminent du "remplacement de la population française de souche par les Musulmans"  l’alpha et l’oméga de toute sa réflexion à la fois politique et existentielle.

    Richard Millet, libanais de France, est un suprémaciste blanc et chrétien : dans son ouvrage « Éloge littéraire d’Anders Breivik », il tentera à mots à peine voilés de nous dire ceci : « Que ces 74 ados assassinés vivent ou meurent cela n'avait aucune espèce d'importance. Se trouvaient réunis ce jour-là sur cette île, des ados incultes et livrés au multiculturalisme et à la culture américaine ; de plus, ils n’avaient pas de mots assez durs contre Israël.  Aussi, avec ces assassinats, l'humanité n'a rien perdu. Bien au contraire : on s'est débarrassés d'une bande de jeunes cons qui méritaient à peine de vivre."

    On peut imaginer quel aurait été le tollé si, à propos des trois enfants juifs victimes de Mohammed Merah, un éloge semblable avait été publié : "Qu'importe la mort de ces trois enfants juifs ! Endoctrinés dès leur naissance, ces enfants une fois ados, et plus tard, adultes, auraient pris fait et cause pour cette idéologie raciste et diabolique et qui nous pourrit la vie qu'est le sionisme ! Ce jour-là, avec la mort de ces enfants, l'humanité n'a rien perdu. Bien au contraire : elle s'est débarrassée de trois gamins qui ne méritaient pas de vivre".

    Qui aurait  édité un tel ouvrage et qui, dans les médias, aurait reçu son auteur ? Personne, bien évidemment.

    Rejet du multiculturalisme, dénonciation de l'«islamisation de l'Europe», Anders Breivik, fondamentaliste chrétien lié à l'extrême-droite, adepte de «l'idéologie du choc des civilisations», sera reconnu responsable de l’assassinat de 92 personnes : sept ont péri dans un attentat à la bombe à Oslo et 85 lors d'une fusillade dans un camp de jeunesse des jeunes travaillistes norvégiens âgés de 14 à 18 ans.

     

     

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  • Élisabeth Lévy : la pasionaria au service d'une islamophobie xénophobe

     

     

                  Tout comme Zemmour et Finkielkraut, obsédés par tout ce qui de près ou de loin touche à la religion musulmane et à ses pratiquants plus ou moins fervents ici en France et ailleurs, ce que les Elisabeth Lévy de ce monde ne comprendront jamais c’est qu'avec ou sans l’Islam, c'est de nous qu'il s'agit ! Oui ! de nous... face à nous-mêmes, en notre âme et conscience, et certainement pas... d'eux car, une fois que l'on aura opposé le cynisme occidental veule et intéressé de nos élites économiques et politiques aux archaïsmes de ceux d'en face, en fin d‘analyse, il sera quand même, et encore, et toujours question, ici en Occident, du même cynisme veule et intéressé de ceux qui servent une organisation de l’existence d‘une violence économique, sociale et culturelle sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et qui s'étend sur le monde..

    Faut dire qu'à propos d’Elisabeth Lévy si d’aucuns la considèrent « journaliste » - elle anime sans complexe un webzine qui a érigé la veulerie analytique et l’islamophobieau rang de vertus élémentaires : un peu de judaïsme, une bonne dose de sionisme discipliné, bête et méchant et un positionnement à droite, voire à l'extrême droite -, d’autres, en revanche, plus lucides, la définisse comme suit : sioniste servile, porte parole de l’Etat d’Israël comme il n’est pourtant plus permis de l’être depuis des lustres, à défaut et plus près de nous, depuis 2009 - à ce sujet, on pourra se reporter à l’ouvrage de « Etre juif après Gaza » de Esther Benbassa.

     

    ***

     

              Visage tendu à la « Finkielkraut », symptôme s’il en est d’une tension intérieure aux frustrations sans nombre, tension intenable mais qu’il faut bien pourtant tenir ! Ne nous y trompons pas ! Au fil des ans, cette tension à la racine de laquelle on trouvera une allégeance communautaire pleine et entière, est devenue un véritable fardeau car cette solidarité à la fois tribale et idéologique n’offre aucune reconnaissance affective à l’échelle de la nation française, en dehors de sa communauté et de carrières dans des médias complaisants et tout acquis à la cause politico-ethnico-religieuse d’une idéologie aussi redoutable qu’impitoyable, à savoir : le sionisme dont les représentants les plus médiatisés sont au bord de l’asphyxie intellectuelle et morale ; là encore, n’en doutons pas un seul instant !

    D’où une gestuelle qui trahit une impuissance et une impatience, et une diction laborieuse d’épuisement mentale au terme d’une désocialisation symbolique certes ! mais bien réelle : le sentiment de ne jamais pouvoir faire un avec un tout, décidément têtu, qui refuse de se soumettre à une idéologie étrangère à son histoire ; et plus important encore, étrangère à son véritable caractère national, unique en Europe : un engagement jamais pris en défaut pour l’égalité entre tous les citoyens.

    C'est alors que cet échec a conduit tout ce petit monde tout aussi craint que méprisé, à un comportement paranoïaque et à une idée, une seule, fixe et récurrente comme une maladie chronique et sans remède : l’ennemi est partout, ici, et surtout là où il se trouve en plus grand nombre encore, à des milliers de kilomètres.

    Et ce fardeau dont on ne peut se décharger qu’au prix d’une rupture avec une identité offerte dès la naissance et qui n’a même pas le mérite d’un effort individuel fruit d’un long travail avec et sur soi-même, porte un nom : la haine. Une haine froide,pure et cristalline, une haine aiguisée, lame de rasoir, haine déterminée de l’Arabe anti-sioniste, musulman ou pas, éduqué ou pas mais pour sûr... pro-palestinien et français et pour lequel le génocide juif appartient à une histoire qui ne saurait être la sienne, et ce sous aucun prétexte ; refus d’une fermeté à la fois saine et informée. Ce dont personne ne saurait se plaindre.

    Blasphème inexpiable.

     

     

                 Haine du Maghrébin et de l’Africain… et l’on ne manquera pas de mettre en avant la spécificité de cette double haine islamophobe et xénophobe : l’histoire familiale d’une Elisabeth Lévy ; et c’est là qu’elle rejoint ce qu’on peut appeler « le syndrome de Zemmour » ; un Zemmour qui passe le plus clair de son temps à distribuer de bons et mauvais points de "francité" aux français issus du Maghreb et d’Afrique, alors que toute la généalogie de ce même Zemmour renvoie à ce même Maghreb.

    Descendante d'une famille de Juifs séfarades algériens installés au Maroc, c'est sûr qu’à ce petit jeu, Elisabeth Lévy trouvera plus français qu’elle sans difficulté : effet boomerang garanti (1).

    Une haine donc mais aussi une crainte : celle de perdre le quasi monopole du contrôle sur tout ce qui se dit et se fait dans les médias, entre autres lieux d'influence  sur les consciences et les opinions : qui est autorisé à parler, de quoi, à qui et où ; ce qui explique en grande partie le vide critique qui, depuis plus de trente ans, occupe tous les lieux de débat à l'heure où les projets tant européens que mondiaux d'organisation de l'existence ne recueillent plus  le soutien que d'une petite minorité : et cette concomitance n'est bien évidemment pas un hasard.

     

     

                 Tartufferie républicaine ! Celle des repus gavés, même s'il doit bien leur arriver à tous, parfois, dans un moment de lucidité toujours trop rare, de soupçonner le caractère illégitime de leurs conditions matérielles et sociales car nombre d'entre eux ne doivent rien à eux-mêmes - talent, savoir-faire, compétences -, mais tout à ceux qui les ont récompensés pour leur engagement en faveur d’intérêts communautaires bien bien supérieurs à quelque intérêt général que ce soit ; d’où l’agressivité d’une E.L. et une culpabilité de moins en moins « refoulable », les événements au quotidien venant contredire ou bien, dévoiler au grand jour, l’escroquerie d’un positionnement médiatique dans lequel on ne trouvera pas une once de sincérité et d’honnêteté, mais bien plutôt... plus, toujours plus ! En revanche, moins, toujours moins si possible pour ceux qui n’ont qu’à se contenter de ce qu’on leur donne : c’est-à-dire rien ou si peu. Pour vérifier la véracité de cette injustice sociale, il suffit de se reporter aux études de l’INSEE et du CREDOC concernant les français dits "issus de l’immigration et de la colonisation africaine et maghrébine".

    Et si le fait d’être français aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir la France du XIXe siècle, face aux questionnements de E.L,. on pourra quand même nous aussi s’interroger à propos de ceci :

     

               - Est-ce "français" que de manifester son soutien, ici à Paris, à un Etat voyou tout occupé, cinq semaines durant, à passer par pertes et profits plus de deux milles hommes, femmes et enfants au terme d’une ratonnade de maintien de l’ordre colonial, le petit doigt sur la couture du pantalon entre deux « vendredi de Shabbat » ?

                 - Est-ce "français" de soutenir systématiquement un Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid ?

             - Est-ce "français" que d’œuvrer à ce que cet Etat soit soutenu par toute la classe politique et médiatique jusqu’au plus haut sommet de l’Etat ?

                - Est-ce "français" que d’exercer un chantage à l’antisémitisme sur tous ceux qui s’aventurent à dénoncer les points précédents ?

     

                 Là encore, on pourra sans difficulté trouver « plus français » !

     

                 Pauvre Elisabeth Lévy ! Elle semble avoir toutes les raisons au monde de se faire oublier sur la question de l’identité nationale et pourtant, cette E.L. se repaît d’un débat sans objet qu’elle tente pourtant, sans répit, d’introduire partout où les médias l’invitent à gesticuler.Et puis, c’est sûr, E.L. a vu juste dans sa dénonciation permanence de l’Islam :

     

                - L'injustice sociale ne touche pas en priorité les immigrés ou bien, les français issus de l'immigration mais... les Bretons.

                - Les seules vraies victimes du racisme en France ne sont pas en priorité les noirs et les arabes mais... les Auvergnats.

                - Pas de problème de tolérance vis à vis de la religion musulmane mais bien plutôt vis à vis du judaïsme et du catholicisme ; il suffit de penser aux difficultés sans nombre que rencontrent les juifs et les catholiques toutes les fois qu'ils souhaitent se réunir dans des lieux de culte décents et dignes d‘un pays moderne et tolérant.

                 Madame Elisabeth Lévy, en tant que négationniste, n'a de leçons à recevoir de personne. C’est sûr !

     

                 Syndrome de Zemmour donc : les êtres revendicatifs la gênent au plus haut point, et plus spécialement ceux qui ouvertement se considèrent comme humiliés ; à leur contact, un seul réflexe : nier leur souffrance - il est vrai qu'il y a des souffrances qui ne laissent aucune place à qui que ce soit mais bien plutôt un seul devoir : la partager sans conditions -, avant de se précipiter dans le camp des puissants - USA, Otan, Israël -, à droite de l’échiquier politique - pourquoi faire les choses à moitié ! -, comme pour mieux se persuader de la supériorité de la raison du plus fort sur les affects qui minent les plus faibles.

     

    ***

     

                Nul doute : une seule appartenance, une seule allégeance mais un double discours : « Faites ce que je dis mais pas ce je pense et ce que je fais ! » C’est bien la preuve, difficilement réfutable, de l’appartenance d’Elisabeth Lévy à ce qu’il est aujourd'hui convenu d’appeler « La domination » en tant qu’agent patentée sous le couvert d’un autre syndrome, après celui de « Zemmour », celui de Finkielkraut ; un Finkielkraut qui se cache derrière Charles Péguyet l’Académie française pour mieux dissimuler une identité une et indivisible, entièrement tournée vers une appartenance ethnique et tribale et la mémoire d'une catastrophe humaine, le tout dédié à la perpétuation d’une raison d’être au monde qui commande tout : allégeances, actes, anathèmes, postures et jugements.

     

              La fausse problématique musulmane soulevée par tous ces individus aura au moins eu le mérite de lever le voile sur une réalité et des acteurs médiatiques bien réels et préoccupants ceux-là, et dont il ne faut plus renoncer à dénoncer jour après jour la nocivité sociale : un poison.

     

     

    1 - Règlement de compte inter-communautaire sans fin et sans issue depuis la fin de la guerre d'Algérie : juifs séfarades et colons, les uns expatriés, les autres rapatriés... eux tous pour avoir refusé l'indépendance algérienne - une Algérie aux Algériens -, contre tout ce qui de près ou de loin ressemblerait aujourd’hui, ici en France, à un nationalisme algérien, ou plus largement, à un pan-arabisme, de la part de titulaires de la carte d'identité française nés en France.

     

     

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