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emmanuel macron

  • Présidentielle et Législatives 2017 : abstention, vote nul et vote blanc record !

     

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                               Taux d'abstention aux Législatives

     

     

                      Finalement, la candidature Macron, dans une union de la droite du PS, des centristes et du centre-droit, ça n'aura servi qu'à ça : à démobiliser, à démoraliser les électeurs ; avec cette candidature, il ne s'est pas simplement agi de "virer une grande partie des sortants PS et LR" mais aussi, la moitié des 47 millions d'électeurs inscrits car, ne nous y trompons pas : ceux qui ont pensé "Macron-Président" n'avaient pour cible pas plus la gauche que la droite mais bien plutôt une alternative d'une gauche et d'une droite qui ont en commun une analyse très critique d'une construction européenne qui, dans les faits, n'est que l'instrument d'un mondialisme ravageur sans honneur ni justice.
     

    législatives 2017 participation

    Législatives 2017 - 1er tour

     
                    Déjà, à la présidentielle avec une abstention et un vote blanc et nul de près de 37%, le score de Macron vainqueur s'élevait à 35% des inscrits dans le meilleur des cas et 28% dans le pire si l'on retranche ne serait-ce qu'1/3 des voix qui, au second tour, avait pour seule motivation de mettre hors d'état de nuire Marine le Pen ; soit un score quatre points supérieur au premier tour, et seulement quatre.
     
    Et parce que les faits sont têtus, on retrouvera ce pourcentage ultra-minoritaire aux Législatives avec un score au premier tour du parti du président (LREM) de 28% avec 52% d'abstention, soit un parti vainqueur avec moins de 14% des inscrits.
     
     
     
                                             
     
                     Côté renouveau, renouveau des élus... une étude montre que les ouvriers et employés sont représentés à la hauteur de 0.7% chez les futurs députés de la majorité présidentielle. Certes, l'âge moyen des élus est de 10 ans inférieur à la précédente assemblée ; mais qu'il soit ici permis de rappeler ceci : notre génération, quand elle avait entre 25 et 35 ans, forgeait un tout autre rêve et avait d'autres ambitions que de casser du salarié, du fonctionnaire, du syndicaliste, de servir la soupe à une économie allemande aux salaires obscènes et à une Europe  d'une oligarchie vorace sans visage, sans oublier une politique étrangère de poisson-pilote des USA, d'Israël et des Monarchies du Golfe... et pour ne rien dire d'un projet de loi qui, subrepticement, en douce, s'apprête à nous livrer à l'arbitraire d'un Etat policier car le terrorisme a bon dos quand on sait que jamais le terrorisme n'a mis en danger un Etat quel qu'il soit, excepté de pauvres bougres, au mauvais endroit, au mauvais moment : nous tous ! qui sommes morts des centaines de fois déjà.
     
    Et le fait que l'on soit passé au même endroit une heure plus tôt ou plus tard, ne change rien.
     
     
                   Sans doute Macron, candidat-président-ersatz, est-il le vainqueur de l'Elysée le plus instrumentalisé de la 5è République ; certes, c'est avec son consentement. Vous pensez bien : l'Elysée comme récompense, même en CDD ! Qui résisterait ? Car le Macronisme n'est sûrement pas un concept - n'insultons pas la philosophie - ni un projet incarné ; Macron, du bas de son inexpérience et du haut de sa soif de représentation et de reconnaissance, c'est un instrument... un instrument au service de toutes ces réformes attendues par l'Allemagne, la Commission européenne et un mondialisme impatient de faire entrer dans le rang un des derniers pays européens récalcitrants.
     
    Oui, un instrument et un moyen Macron !
     
    Mais alors, que Macron puisse penser qu'il s'appartient nous apporte la preuve d'une absence totale de culture politique et historique - contemporaine aussi - chez ce candidat vainqueur et de sa garde rapprochée car, un véritable chef d'Etat, français qui plus est, c'est bien la dernière chose dont l'Europe, les Banques, le mondialisme et l'oligarchie ont besoin ; de plus, Merkel veille, possessive, âpre au pouvoir comme d'autres au gain car il n'y a qu'un trou dans la roulette européenne, et elle le sait mieux que quiconque.
     
     
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                      Abstention, vote blanc et nul record ! Expulsion du corps électoral des électeurs par millions...
     
     
                      Médias, classe politique, monde des affaires... il faut bien dire que cela fait des années que tous ces gens ne supportent plus l'électeur-moyen, smicard et précaire ni le salarié protégé déterminé à le rester ; électeur imprévisible, taciturne, indifférent, tantôt sur-investi ; ces gens, force est de constater qu'ils ne supportent plus que ceux qui déjeunent dans les mêmes restaurants qu'eux, habitent dans les mêmes quartiers et dans les mêmes immeubles et s'habillent chez les mêmes tailleurs.
     
    Une preuve ?
     
    Au soir du premier tour des Législatives, sur France 2, les hôtesses, les stewards et autres animateurs de l'actualité politique, appelés "journalistes", affichaient, une demi-heure avant l'annonce des résultats officiels, un sourire de vainqueurs :
     
                     "A quoi vous servez maintenant, vous LR, alors que nombre d'entre vous avaient rallié le parti République en marche ?"
     
                     C'est Léa Salamé arrogante et triomphante qui interpelle Valérie Pécresse. Car, déjà, tous en sont à reprocher aux partis vaincus de vouloir continuer d'exister face à un Macron chef de bande en col blanc...
     
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    Pour prolonger, cliquez :  Macron, le dernier joker
     
     
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  • Macron président : une capitulation sans armistice

     

                      Le 18 juin prochain, date mémorable s’il en est une, au soir du 2è et dernier tour des élections Législatives donc, ce sera l’heure de vérité ; les urnes auront rendu le verdict alternatif suivant : soit la résistance, soit le vote des pleins pouvoirs à la Banque, au CAC 40 et la mise sous tutelle définitive de la France par l’Allemagne et la commission européenne au service d'un mondialisme saccage de la nature humaine après celui de la nature... tout court.

    Dans ce contexte, et dans un premier temps, une seule exigence s’impose : que Macron soit le plus mal élu possible en tant que président : aussi, une abstention massive au prochain scrutin devient une nécessité absolue (1).

    Plus important encore, dans un deuxième temps, les Elections législatives qui s'en suivront devront voler la victoire présidentielle à ce candidat instrumentalisé comme jamais par un François Hollande revanchard et mesquin et tous les relais d'une oligarchie économico-financière mondialiste, dont la victoire repose principalement sur le rejet des candidatures Fillon (2) et Mélenchon et sur le vote des starts-uppers, geeks et autres acteurs de l'internet aux salariés précaires corvéables à merci, sur-exploités, sans droit... ainsi que d’une partie d'une jeunesse sans culture politique ni historique… une jeunesse estudiantine ultra-minoritaire, une jeunesse béate et clairsemée des Ecoles de commerce qui voit en Macron son propre destin, un destin plus qu'enviable qui trépigne d'impatience, une fois leur diplôme obtenu…

    Oui ! Voler à Macron sa victoire à l'élection présidentielle est une autre exigence !

    Pour y parvenir, il faudra compter sur trois forces largement majoritaires : le mouvement de Mélenchon, LR-UDI et le FN ; soit plus de 60% des suffrages exprimés. Quant aux PS et les Verts nul doute qu’ils s’associeront à Macron avec Cambadélis en maitre d’œuvre de cette fusion avec ou sans absorption, dans l’espoir de sauver ce qui peut encore l’être : 297 postes députés PS - business électoral oblige.

    Chaque famille politique et  chaque électorat devront assument la responsabilité d'une défaite cuisante de Macron aux Législatives.

    macron président, présidentielle 2017

                       Résistance vaincue, Macron élu président tout en obtenant une majorité à l'Assemblée nationale, devra-t-on alors y voir là un nouveau sursaut pétainiste d'une partie de la France ; une capitulation face aux forces de l'argent et face à une économie mondialisée sans aucun souci de justice et de morale ? 

                      Candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom ! « Candidat de plage arrière » qui dodeline de la tête à chaque fois qu’il croit avoir raison d’un de ses contradicteurs ; candidat artefact, candidat de synthèse quasi virtuel, candidat déjà élu… que ce candidat corresponde pile-poil, à un cheveu et à un poil près, à ce que les penseurs, acteurs et autres intermédiaires d’une mondialisation sans morale attendent de ceux qui occupent les lieux dits "de pouvoir",  est sans l’ombre d’un doute une raison supplémentaire de nous détourner de la perspective d’un Macron président jouissant d’une majorité à l’Assemblée nationale ; une Assemblée composée dans une écrasante majorité, de députés-Godillots, des députés aux ordres.

    Car enfin, comment se résoudre en ce qui concerne la France, à un président tel que Emmanuel Macron ? La France, pays à la vocation universaliste (le seul concurrent des USA à ce sujet), capable de parler au monde d’une voix indépendante qui ne doit rien à personne et dont des milliards d’individus attendent qu’elle le fasse dans une langue qui est respectée et admirée par les hommes et les femmes les plus talentueux de la planète dans le domaine des sciences, de l’art et de la philosophie…

    Comment donc se résoudre à la victoire d’un ex-banquier-larbin au trait de vie d'un montant de 1200 euros par jour puis ministre des finances de 38 ans qui croit être la flamme et la mèche d’un projet dont il n’est que la suie et la fumée noirâtre et acre ; un homme qui a épousé sa mère alors qu’il était lycéen, et la mère comme future Première dame d’épouser son fils alors qu’elle occupait le poste de professeur… un homme sans jeunesse et sans vie pour n'en avoir vécue aucune ; un homme qui n’aura jamais d’enfant… tout en ayant l’âge de ceux de sa concubine.

     

                     Certes, on aimerait pouvoir en rire aux éclats ; on s’en gardera bien toutefois car nul n’ignore que la couleur de ce rire-là c’est le jaune - la pire des couleurs en la matière ; et si ce rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche.

                     Non ! Ne pas en rire ni en pleurer mais bien plutôt : rester debout, déterminé et intraitable dans notre dénonciation d'un scandale sans précédent car, à cette élection présidentielle de 2017, il y avait deux façons de liquider la France (en tant que concept universaliste) ainsi que la promesse que porte en elle une organisation véritablement démocratique de la société : voter FN ou Macron.

    Or, ils ont voté Macron.

    Notre ennemi, c’est maintenant et plus que jamais, à des centaines, voire des milliers, de kilomètres de l’épicentre de nos revendications qu’il faudra alors aller le chercher et le confronter.

     

     

     

     1- Il est vrai que cette abstention pourrait bien favoriser la candidate du FN. MLP présidente, c’est l’assurance d’une crise politique et sociétale comparable aux événements de Mai 68 par son ampleur : mobilisation de masse et violence urbaine ; une crise qui provoquera inévitablement une remise en cause de l’organisation politique de la société française ; mais aussi… et c’est à espérer, car « A quelque chose malheur est bon ! », une crise que tous ceux qui veulent en finir avec la 5è République, attendent avec impatience ; du moins les plus lucides d’entre eux ; ces derniers savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car contrairement à ce qu’affirme Mélenchon devenu soudainement amnésique, lui pourtant si féru d’histoire politique, un passage en douceur de la 5è à la 6è République, une nouvelle République shootée à « la démocratie totale », une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent à grands coups de tirages au sort, de consultations citoyennes sans nombre, un nouvelle République fruit d’un blocage sans solution d’une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les élites financières -, quand on sait ce contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre à cette nouvelle République.

    2 - Tout en gardant à l'esprit que la candidature Macron est indissociable des ennuis judiciaires de Fillon.

     

     

                      

     

                   Macron manager, Macron team-building,  Macron trou-noir de la politique annonce l'ère de la post-politique.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Emmanuel Macron, le scandale d'une candidature du silence

     

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  • Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président !

     

     

    magritte, macron, serge uleski, présidentielle 2017

    ©Magritte, La décalcomanie, 1966©Magritte, La décalcomanie, 1966

     

     

                   Macron l’effacé ; Macron président qui s’effacera et la France avec lui ; cette France qui n’a pas cessé depuis 10 ans de sombrer dans le silence, anonyme, pour la plus grande satisfaction d’une Europe et d’un mondialisme qui entendent bien marginaliser tous ceux qui refuseraient de se soumettre à ses diktats financiers à grand renfort d’opérations guerrières car, ne nous y trompons pas : le mondialisme c’est bel et bien la guerre !

     

                    Dès Août 2016, le Système composé de tous les acteurs chargés de s’assurer que les Elections mettent en scène des candidats qui, s’ils peuvent prétendre sérieusement occuper l’Elysée, soient capables de faire en sorte que la donne reste la même...

    Le Système a donc compris qu’il ne fallait pas compter sur Hollande ni sur un duel Valls-Juppé à la prochaine élection présidentielle ; il a aussi anticipé le fait que Hamon et Fillon sortiraient vainqueurs de leur primaire respective. Or, le Système savait que Hamon serait un candidat minoritaire au sein de son parti et médiocre en tant que compétiteur : Mélenchon le mangerait trop cru ; de plus, un second tour Mélenchon-Le Pen n’était pas envisageable : à « gauche toute ! » d’un côté ; extrême droite de l’autre. D’où la nécessité de la candidature Macron avec un Fillon empêtré dans des affaires judiciaires pilotées par l’Elysée.

    Arrive alors un second tour Macron-Le Pen ; Macron l’homme au regard fixe et vide ; l’homme au sourire poli ; banquier, internationaliste béat, excellent valet qui a derrière lui des années d’obéissance - les serviteurs font de piètres maîtres -, un candidat en théorie assuré d’un bon report des voix de la droite (celles de Juppé et de Bayrou) et du centre gauche (celles de Valls). Mais c’était sans compter sur la colère de ceux qui ont vu la droite et la gauche expulsées de la campagne ; colère aux conséquences imprévisibles une fois dans l’isoloir le jour de scrutin.

                  Toujours à propos de Macron, candidat décalcomanie, réalise-t-on seulement que tous les intervenants des médias publics et privés voteront Macron ? Tous les universitaires carriéristes voteront Macron ! Une grande partie de la classe politique dont le parti ne peut plus leur garantir leur ré-élection – LR et PS – votera Macron elle aussi !

    Mais alors, après ça, qui continuera de soutenir que le monde est décidément mal fait ? Qui donc ? Le monde dans le chaos des bombes comme dans le silence des crèves-la-fin et des suicidés de demain n’a jamais été aussi bien organisé finalement !

     

                    Macron ? Vous avez dit "Macron" ?

                    Le projet mondialiste, de la commission européenne  aux lobbies des banques  et des multinationales  - ne pouvait pas mieux espérer : candidat sur mesure Macron, chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire ! Macron candidat, Macron faisant campagne, soutenu par l'Elysée et Matignon ainsi que par les grands-patrons du CAC40 (industrie du luxe, armement, agro-alimentaire)…

    Macron ! Encore Macron ! Candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom ! Avec Macron considéré comme le premier véritable « libéral » français depuis la « révolution » thatchérienne – on est maintenant ouvertement prévenus ; on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ! - c’en est fini de la France, ce caillou dans la chaussure des USA, de la commission européenne et du mondialisme depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

                    Mais alors, quelle est cette France qui votera Macron, candidat à l’œil vide, le regard absent, sans expression ; candidat  qui n’est jamais dans et avec ce qu’il dit, pour peu qu’il dise quoi que ce soit ? Qui votera donc pour lui, jusqu’à l’élire Président quand l’autre France ne se déplace plus pour voter depuis trente ans ?

    Macron élu, Macron Président, un Macron qui avait dans son équipe de campagne  un cadre des laboratoires Servier, démissionnaire  une fois démasqué, c’est assurément le dernier clou dans le cercueil  d’une France  désormais interdite de scène internationale, aphone, incapable de s’adresser au monde.

    Un candidat, Jean Lassalle, l’a dit et redit : « Nous les élus, nous ne sommes plus que les acteurs d’un théâtre d’ombres ». Bien sûr que le pouvoir est ailleurs, chez ceux auxquels le prochain « Président » tout comme ses prédécesseurs, devra obéir.

     

                  Hollande, Juppé, Valls hors-jeu ! Il est vrai que le système n’aime pas qu’on le prenne en traitre, par derrière qui plus est. Il se venge toujours.

    A l'heure où les conditions de la victoire de MLP n’ont été aussi favorables, autant dire, la victoire assurée pour quiconque se trouvera face à elle au second tour - second tour qui n’en est plus un par la force des choses ! - force est de constater que  « le système » a volontairement organisé ce face-à-face Macron-MLP ; un face-à-face anti-gauche et anti-droite ; un face-à-face « anti-second tour Mélenchon-Fillon » : le volet social chez Mélenchon lui est insupportable ; de plus, les deux candidats partagent avec plus ou moins de détermination une aversion pour un mondialisme aveugle ; et comme cela ne suffisait pas : tous deux cultivent une certaine idée de la France dans leur choix réciproque d’une politique étrangère d’équilibre et indépendante.

    Là encore, c’est bien tout ce que le système ne peut plus tolérer, même avec un Fillon capable de se compromettre avec la finance mondiale.

     

                        Certes, seules les crises provoquent des changements profonds (les pleins pouvoirs à Pétain en 40 avec le conseil de la résistance quatre ans plus tard ; la guerre d’Algérie, le Putsch et la 5è République avec l’arrivée de de Gaulle ; le Mai 68 ouvrier et estudiantin) ; pas de crise politique pas de changement politique ; c’est sûr ! MLP victorieuse – aussi improbable que cela puisse être -, peut toutefois représenter, crise majeur aidant, un bien pour un mal : celui d’une opportunité unique de provoquer une refonte complète de la vie politique car la droite et la gauche n’ont aucun intérêt au déclin et à la disparition tout en tenant compte du fait que le FN ne peut pas être une option ni pour le système ni pour une gauche de l’anti-système.

    De plus, le passé de la France - le positif comme le négatif -, l’interdirait. Aucun ralliement donc de la droite dite de gouvernement ne peut être envisagé par MLP sinon dans les marges, toutes petites marges.

    Moralement, personne ne peut se risquer à un ralliement à MLP : notez qu’une partie de la droite et tout le centre sont déjà partis chez Macron car Macron, cette nouvelle figure en carton-pâte qui fait tourner nombre de têtes, c’est l’avenir… l’avenir de tous ceux qui ne veulent rien lâcher : faut dire que l'on vit tellement bien et mieux sur le dos de tous les autres, tous arrimés et condamnés qu'ils sont à un salariat au salaire obscène d’une précarité haïssable !

    De plus, MLP a très peu profité des déboires judiciaires de la famille Fillon.

    Reste que… pour un électeur de gauche, seule l’abstention au second tour fait sens.

     

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                        « … Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé, un second tour du même avec le même… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président ! »

                        Mélenchon, Hamon, Pierre Laurent, Jadot, Lafont patron de l'UDI, Fillon...  et c'est alors que tous devront appeler à voter Macron pour faire barrage à MLP le soir de premier tour car il ne sera pardonné à aucun d'entre eux de ne pas le fait.

    Que voulez-vous : le système est impitoyable et sans merci. Il prend tout et ne vous laisse rien. Il n’offre qu'une seule échappatoire : se soumettre, perdre son âme, et périr par la même occasion.

     

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  • Présidentielle 2017 : avec l’option Macron, jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé

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                  Tout en ayant l’immense naïveté de penser qu’aujourd’hui on peut gagner une élection présidentielle en occupant le centre-gauche et le centre-droit, et contrairement à ce que ce candidat prétend et tous ses soutiens avec lui, médias inclus, Emmanuel Macron est loin d’être le candidat d’un « …il y a du bon à gauche comme à droite… » fédérateur car, dans les faits, Macron se réfère au centre-gauche et au centre-droit qui n’ont, historiquement, rien à voir avec la gauche et la droite : pour s’en convaincre il suffit de penser à un Manuel Valls, du côté de la gauche, et à François Bayrou ou Jean-Louis Borloo du côté de la droite.

    Aussi, antagonismes, ressentiments et colères aidant, deux certitudes à propos du second tour de cette élection présidentielle qui annonce un face-à-face Macron-Marine le Pen (MLP) semblent s’imposer au fur et à mesure que l’on s’en rapproche :

    - Jamais la droite de Fillon (18% de l’électorat) ne jouera la carte Macron contre le Pen.

    - Jamais la gauche de Mélenchon ainsi qu’une partie de celle de Hamon (tous les deux pesant aux alentours de 18% tenant compte de fait que l’autre partie de l’électorat Hamon partira chez Macron au second tour de l’élection) ne répondront favorablement à ce nouvel appel, après celui de 2002, en faveur d'un "sursaut républicain" ; en effet, il ne faut plus compter sur une mobilisation de cet électorat à la hauteur de celle de l’élection de 2002 qui opposait Le Pen père à Jacques Chirac.

    Avec au deuxième tour une abstention record estimée (abstention à la fois structurelle et conjoncturelle) à près de 30% - abstention composée des refus de voter Macron de la gauche et de la droite cumulés à un report d’une partie des voix de Fillon sur MLP d’un électorat habité par un ressentiment bien ancré, sur le ton de « A nous la droite, on nous a volé notre victoire ! », vol commis par le candidat de François Hollande qu’est Emmanuel Macron, un François Hollande chef d’orchestre des ennuis judiciaires de Fillon puisque le succès de Macron est indissociable des ennuis du candidat LR -…

     

                    Jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé !

     

                 Pour MLP, un seul défi : rendre moralement acceptable - car sans conséquence majeure -, l’abstention à venir au second tour de l’élection présidentielle de ces deux électorats ; en effet, seule cette abstention conjoncturelle cumulée à cette autre abstention structurelle entre 18 et 22% que l’on enregistre à chaque élection présidentielle, lui feront prendre une très sérieuse option sur la victoire forte de son score de 30% au premier tour ; le vote de soutien en sa faveur du reste de cette droite de Fillon qui se refusera à voter Macron, fera le reste. C’est la raison pour laquelle, en campagne, MLP semble prendre soin de ne pas user ni abuser des thématiques des années 80-90 propres à l’extrême droite, à savoir :

    - Les Etrangers sont responsables de l’augmentation de la délinquance, crimes et délits.

    - Les Etrangers volent le travail des Français et sont responsables du chômage. -

    - Les Etrangers sont en grande partie à l’origine du déficit chronique de nos régimes sociaux.

     

    MLP a compris qu’il lui faut avant tout « rassurer » cette gauche déterminée à ne plus répondre au « chantage à l’extrême droite » pratiqué par le candidat dit « républicain » au second tour de l’élection présidentielle ; elle se doit de l’anesthésier cette gauche, de tromper sa vigilance, de faire en sorte qu’elle baisse sa garde car deux ressentiments forts jouent maintenant en faveur de MLP :

    - Le ressentiment d’une gauche dépitée par la candidature Macron et l’indigence d’un PS moribond, sans honneur et sans courage et de son candidat Hamon qui semble incarner toutes les raisons qui font que le PS est condamné à une mort certaine…

    - Le ressentiment, voire la colère, des électeurs du candidat Fillon dans le contexte d’une élection présidentielle qu’elle ne pouvait pas ne pas gagner car après cinq ans d’une présidence-Hollande, il suffisait de se baisser par rafler la mise élyséenne.

    Remarquons à propos de la prestation de MLP à l’occasion de ce premier débat télévisé du 20 mars qui a réuni cinq candidats ceci : si le sujet de l’immigration a été abordé, MLP s’est bien gardée de faire un lien direct entre chômage et immigration ; délinquance et immigration ; amalgame qui réveillerait cette gauche qui a été capable de se mobiliser en 2002 contre le fondateur du FN en faveur d’un candidat appartenant à ce qu’il est courant d’appeler « la droite républicaine » car pour MLP – et c’est là le point nodal de cette campagne présidentielle et de la présence du FN au second tour -, il est bel et bien question d’endormir cette gauche qui devra s’abstenir à l’occasion du face-à-face Macron-MLP que tous les sondages ne cessent de confirmer.

    Pour cette raison, et si le FN c'est aussi et surtout du militantisme mis à la portée des caniches de la politique, il semblerait qu'un simple re-positionnement de type « gaullisme social - souveraineté et solidarité - suffise, une fois François Fillon et ses capacités de rassemblement définitivement anéanties ; reste alors à MLP à afficher une détermination sans faille contre l’intégrisme islamique (lutte en partie cache-sexe de la bonne vieille haine de l’Arabe) ; cette détermination ne lui sera contestée par personne puisque cette lutte est partagée par tous ses concurrents.

     

    ***

     

               MLP présidente, c’est l’assurance d’une crise politique et sociétale comparable aux événements de Mai 68 par son ampleur : mobilisation de masse et violence urbaine ; une crise qui provoquera inévitablement une remise en cause de l’organisation politique de la société française ; mais aussi… c’est à espérer, car « A quelque chose malheur est bon ! », une crise que tous ceux qui veulent en finir avec la 5è République, attendent avec impatience ; du moins les plus lucides d’entre eux ; ces derniers savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car contrairement à ce qu’affirme Mélenchon devenu soudainement amnésique, lui pourtant si féru d’histoire politique, un passage en douceur de la 5è à la 6è République, une nouvelle République shootée à « la démocratie totale », une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent à grands coups de tirages au sort, de consultations citoyennes sans nombre, un nouvelle République fruit d’un blocage sans solution d’une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les élites financières -, quand on sait ce contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre à cette nouvelle République.

     

                   Si seule une crise majeure peut faciliter un tel projet, il se pourrait bien que le destin politique du FN qui aura longtemps été la variable d'ajustement de la politique française, un peu comme le chômage en économie, que le destin de MLP donc soit de faciliter à son corps défendant l'avènement de cette nouvelle République garante d'une renouveau démocratique et solidaire ; et si cela peut la consoler, qu’elle sache que l’on ne choisit pas toujours son destin.

     

                       Et jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé !

     

                   Ceux qui se sont réjouis du positionnement de Macron « ni droite ni gauche mais droite et gauche tout à la fois ! », avec tous les encouragements des médias, devraient avoir compris ceci : s’il n’y a plus de gauche ni de droite, il y aura non pas « le centre » mais bien plutôt l’extrême droite dont la victoire aura pour protagonistes : une gauche abstentionniste et une droite vengeresse.

    Aussi, il est fort probable qu’après trente ans d’une entreprise machiavélique de promotion de la famille le Pen encouragée par un François Mitterrand âpre à la guerre contre ses adversaires politiques et avide de longévité, que ce soit le FN qui finisse par tirer les marrons chauds bouillants du feu : « Enfin ! » diront ses soutiens, comme un retour de bâton, effet boomerang ironique ! Pensez donc : la promotion du FN devait assurer au PS le monopole de l’occupation du palais de l’Elysée ad vitam aeternam ! Aujourd’hui la victoire envisageable de MLP, à défaut, la simple présente du FN au second tour de l’élection présidentielle de 2017, une fois de plus, une fois de trop, après 2002, pointera d'un doigt vengeur au PS sa dernière demeure : sa tombe.

    Mais faute d’une crise accoucheuse de ce "renouveau démocratique et solidaire" au profit d’une cohésion sociale riche en promesses, inutile d'en douter, cette victoire du FN nous engagera dans un combat de chaque jour, de chaque instant jusqu’à l’épuisement : mais de quelles forces ? Les nôtres ou bien les leurs ?

    Et quand on sait que la candidature de Macron destinée à venger Hollande contre Valls et la gauche du PS a aussi pour but de prévenir l’éventualité de la victoire de MLP qu’un face-à-face MLP-Hamon ou MLP-Valls laissait présager tellement le divorce est consommé à gauche comme à droite avec les pseudos gouvernement et de gauche et de droite (Jamais assez à gauche pour les uns, jamais assez à droite pour les autres !), tout en dérobant à la droite une victoire qu’elle croyait acquise… force est de conclure que c’est bien le pari d’un fou que ce pari sur Macron ; un fou ou un imbécile… élyséen qui plus est, car Macron pourrait fort bien s’avérer n’être qu’un candidat de l’abstention à gauche, qu’un candidat du refus du pacte républicain par la gauche et la droite, qu’un candidat d’un report massif des voix des électeurs de Fillon sur MLP.

     

    ***

                  Le Système n'a pas pu mettre en scène un second tour Manuel Valls-Alain Juppé...

    Téméraire, il prend le risque d'un face-à-face Macron-MLP avec la complicité de l'Elysée.

    Que ceux qui sont responsables de l'expulsion de "la gauche" et de la droite du second tour de l'élection présidentielle sache le moment venu en assumer toutes les responsabilités - il leur faudra très certainement rendre des comptes -, pour ne rien dire du jugement de l'histoire.

                        

     

                     Mais alors...  

                      A l'occasion de la communication des résultats du premier tour lorsque Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, et sans doute aussi le parti LR, demanderont à leur électorat respectif de voter Macron pour barrer la route de l'Elysée au FN... "Tout ça pour ça !?", devrons-nous nous attendre à des éclats de rire tonitruants et irrépressibles ou bien à des sanglots inconsolables ?

                    Poser la question, c'est inévitablement y répondre.

     

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  • Loi Macron ou quand le PS quitte définitivement le camp de la gauche

     

    macron, projet de loi

     

                      Alors que la gauche triomphe en Grèce jusqu'à occuper le fauteuil de Premier ministre, à partir de ce lundi débute à l'Assemblée deux semaines de débat autour du projet de loi "pour la croissance et l’activité" porté par le ministre de l’économie Emmanuel Macron.

    Un petit rappel sur la nature de ce projet qui consacre le démantèlement de notre contrat social issu du CNR, s'impose donc.

     

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    Le PS, Hollande, Valls et Macron à l’heure de la Novlangue de George Orwell !

                 Ou quand...

    • Des licenciements économiques sont présentés comme des plans de "sauvegarde de l’emploi"
    • Le chômage partiel… de l’activité partielle..
    • L’exploitation des travailleurs… de la compétitivité…
    • Le droit à la formation… l’obligation de changer de métier tous les dix ans…
    • Des contrats précaires… des "contrats libres"
    • Le chantage au « passage en force »… l’horizon indépassable d’un dialogue social à sens unique…
    •  

     

    Le MEDEF l’a rêvé, le projet Macron l’a proposé !

     

    - La mise à mort du recours « Prud’homal ». Les conseillers prud’homaux se voient soumis à un contrôle plus fort avec pour conséquence un engorgement supplémentaire et des jugements expéditifs.

               Pour les sanctions, les patrons pourront échapper et aux juges et aux inspecteurs du travail : l’administratif ne sera plus l’inspecteur mais le Directeur Régional des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation sans aucune garantie d’indépendance.

    - Face à la Pénurie organisée des médecins du travail, la visite d’embauche cesse d’être une obligation légale. Aux médecins du travail jugés trop favorables aux salariés, les employeurs pourront  substituer « d’autres professionnels » plus susceptibles de rendre des avis d’inaptitude qui ouvrent la porte aux licenciements.

    - Le projet Macron simplifie le licenciement  dans les petites, moyennes et grandes entreprises sans réintégration possible et sans indemnités des salariés

    - A propos de l'obligation d'embauche de travailleurs handicapés, les employeurs pourront désormais passer des contrats à des « entreprises adaptées » : l’employeur ne paiera plus directement le salarié ; il n’aura plus l’obligation de l’embaucher. 

     - Le projet MACRON a inscrit la possibilité pour les entreprises de réduire désormais les consultations des institutions représentatives du personnel.

    - Au sujet du travail du dimanche (et de nuit) qui pourra s’exercer dans plus de zones et pour plus de dimanches, c’est la suppression du droit du travail, avec la prétendue liberté des salariés qui prévaudra. 

     

           Pour résumer, avec le projet de loi Macron, il suffira que l’employeur obtienne l’accord du salarié pour qu’aucun droit du travail ne puisse remettre en cause cet « accord ».

                 Dans le contexte de la domination de la Commission européenne, de l'Allemagne et de ses dictats ainsi que de l'accord commercial trans-atlantique (TAFTA), à propos de ce projet de loi Macron, l’ex-présidente du MEDEF n’hésite plus à parler d'un nouveau contrat social : celui d'une « soumission volontaire » et salutaire. La "droite", elle, n'est que moyennement satisfaite ; sans doute, attendait-elle davantage encore de ce ralliement de la présidence Hollande à un libéralisme et à un économisme qui marque la sortie définitive du PS du "camp de la gauche". Pour preuve : le fait que ses députés voteront en faveur du projet à la quasi unanimité.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Elections cantonales : l'espoir

     

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  • Gouvernements Valls : et de 2...

     

    macron, bercy, ministère de l'économie,valls

          

               Ce dernier remaniement consacre un gouvernement expurgé de ses éléments perturbateurs : 

     

               - Emmanuel Macron prend la place d’un Arnaud Montebourg démissionnaire mais viré quand même !

    Secrétaire général adjoint de la présidence de la République depuis 2012, ce "Yes man" qui croit sans doute commander alors qu'il ne fait qu'obéir, cet énarque banquier,  ce « rond de cuir » de 36 ans,  est donc nommé ministre de l’Economie, de l'industrie et du numérique.

    Qu'on se le dise : l’idéologie ultra-libérale ne s’est jamais aussi bien portée à Bercy, à Matignon et à l’Elysée.

     

            - Najat Vallaud-Belkacem,  une gourde auquelle le PS peut tout proposer, tout vendre, acheteuse comme pas une et puis aussi… comme toutes celles et ceux qui n’ont pas idée, hérite du portefeuille de ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.

    Troisième ministre de l’Education en l’espace de 30 mois… un record sous la 5è République !

    Pur produit PS, inventée de toute pièce, mise sur pied à partir de rien ou de si peu, comme élevée hors sol, Najat Vallaud-Belkacem posera néanmoins ses fesses dans le fauteuil encore tout chaud de Benoît Hamon... un lièvre court sur pattes.

    Ministre béate, accueillant avec un enthousiasme jamais pris en défaut toutes les propositions de réformes sociétales d’un PS proche du dépôt de bilan, sa bonhomie aussi désarmante qu’inquiétante cache très certainement une absence totale de conscience à la fois politique et morale, ainsi qu’une ignorance crasse de ce qu’est la société, de ce qui fait société, pour ne rien dire de l’unité d’une Nation et de la reconnaissance de la diversité fluctuante de ses membres.

    Si sa nomination est à la fois une provocation et un bras d’honneur à la droite… la gauche, la vraie, peut elle aussi se sentir visée  par ce geste désobligeant d’un PS qui n’a plus qu’une Belkacem à proposer  pour demeurer à gauche et tenter de compenser son ralliement à une économie de marché d’une libéralisme fossoyeur de toute idée de justice sociale, de souveraineté et de liberté. 

    Cette nomination pourra néanmoins en rassurer plus d’un et plus d’une à l’Education nationale : la petite n’ayant pas les épaules assez larges pour faire face à une levée de boucliers syndicale – enseignants et parents d’élèves  -, il y a fort à parier que la consigne est la suivante, jusqu’à la prochaine échéance présidentielle: « Pas de vague ! Surtout pas de vague ! »

     

              - Christiane Taubira, Garde des sceaux, la ministre "J'y suis bien, j'y reste !" de la Justice qui aurait pu saisir cette démission gouvernementale pour prendre congé d'un gouvernement par avance condamné - maintenue à son poste, les médias parlent à son sujet d’un symbole : la France de l’outre-mer et l’engagement à gauche (?!) -, persiste et signe : souriante et enjouée, Christiane Taubira demeure : « Tout va bien ! Tout va bien ! Tout va bien ! ».

    Pour qui ? Pour elle ? Elle seule ?

    Christiane Taubira n’a de cesse de creuser son sillon, toujours le même depuis qu’elle a été nommée ; il a pour nom : solidarité gouvernementale. Et c'est alors que... pas à pas, sans éclat ni tapage, par la petite porte, porte de derrière pour ainsi dire... mois après mois, année après année, on s’y traîne, debout mais couché, lentement mais sûrement, de flatterie en flagornerie, alléché par l’odeur d’une promesse de reconnaissance au sein du grand barnum politique et sociétal… jusqu’au moment où l'indépendantiste guyanaise échange son lexique et son codex de militante des droits des Peuples à disposer d'eux-mêmes contre une solidarité gouvernementale au service de la domination économique et culturelle du plus fort sur le plus faible : c’est l'élève qui a dépassé le Maître.

    L'intéressée ira-t-elle jusqu'à tenir le fouet qui punira ses congénères ? 

    « Django » le long métrage de Quentin Tarantino, nous en donnera quelques exemples aussi hilarants et savoureux que pathétiques ( se reporter au personnage incarné par Samuel L.J ackson). 

     

                 - Fleur Pellerin est nommé ministre de la Culture et de la communication ; elle remplace une Aurélie Filippetti que l’on disait dépassée, voire submergée par l’ampleur de sa tâche en général et par les intermittents du spectacle en particulier.  

    On pourra saluer le fait qu'elle ait su saisir l’opportunité de la démission du gouvernement Valls pour mettre les voiles, sous le couvert et le prétexte de préférer ses convictions à la solidarité gouvernementale.

    Quant à sa remplaçante, Fleur Pellerin... sans doute plus à l’aise avec les  mathématiques qu’avec le fait de devoir choisir de subventionner ou non telle ou telle pratique artistique inédite - par exemple : la chorégraphie d’une troupe de rollers descendant  une pente savonnée d’excréments avant de devoir la remonter couverte d'urine -, Fleur Pellerin est une scientifique qui a pour seule carte de visite et CV ses diplômes… ce qui laisse à penser que derrière cette nomination il n’y a aucun projet, aucune ambition.

    Si le passé nous est d'un enseignement quelconque... qui s’en plaindra ? Personne.

     

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    Continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

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    Défaites électorales consécutives pour le PS !

     

     

                 Il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir la dissolution du PS en attendant le départ de François Hollande et la refonte d'une véritable gauche de gouvernement à l'échelle de la France et de l'Europe.

     

    Un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, et de penser aujourd’hui qu’il peut en toute impunité échapper à une sanction à la fois morale et électorale...

     

    Dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux et la démocratie.... une mondialisation qui n'aura pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d'européens à l’automne de leur espérance de progrès et de justice.

     

                La suite ICI

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