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  • Marxistes, Léninistes, Communistes, l'URSS et les historiens

                 

                  Pourquoi  finalement ont-ils tous besoin de "vivre dans le crime"  - ce crime qui les habite et les habille tous ! - en couvrant ceux des uns contre et avec ceux de tous les autres même et surtout des décennies après leur accomplissement ?

     

               marxistes,léninistes,communistes,urss et historiens

                             ***

     

                C'est l'historienne marxiste-léniniste Annie Lacroix-Riz qui, à la lecture de ses nombreuses conférences diffusées sur internet, a réveillé chez quelques uns d'entre nous l'interrogation suivante ; interrogation qui a pourtant longtemps semblé sans objet depuis disons les années 70 (pour les plus tardifs d'entre nous), à savoir : quel bilan et quels enseignements doit-on tirer de l'expérience soviétique ? Bien qu'il nous ait toujours paru surprenant que les partis dits "communistes" d'Europe de l'Ouest, français en particulier, se soient si longtemps cru dans l'obligation de soutenir cette URSS alors que son fiasco ne faisait déjà plus débat depuis des lustres : fiasco  économique, fiasco politique (crimes de masse, assassinats politiques sans nombre), fiasco culturel et artistique (musiciens, écrivains, peintres, cinéastes, danseurs condamnés à l'exil, à l'assignation à résidence, à l'internement  psychiatrique, au Goulag... c'est au choix !), et puis, fatalement... fiasco humain encadré par une police politique infâme qui n'offrira à des populations écrasées, Russes ou non, une seule et unique échappatoire : le refuge dans un alcoolisme endémique.

    Car, si les Chinois avaient le petit livre Rouge pour apprendre à penser, les populations de l'URSS avait la vodka pour ne plus penser du tout. 

                     Vraiment surprenant de la part d' Annie Lacroix-riz, grande pourfendeuse de ses confrères historiens pleutres et carriéristes, indécrottables adeptes des falsifications de l'histoire et du mensonge par omission, une Annie Lacroix-riz pourtant intraitable à juste titre, avec une classe politique européenne de tout temps aux ordres de la Banque et des Multinationales... surprenant donc qu'elle n'ait pas su à son tour faire preuve de la même exigence à la fois professionnelle et morale à l'endroit de cette grande catastrophe humaine qu'a été l'expérience soviétique (1).

                   Vraiment curieux cette fidélité envers cette expérience de la part d'individus pourtant éduqués ( majoritairement universitaires), avisés et informés ! D'autant plus qu' il s'est agi d'un régime que l'on peut sans difficulté associer à cette autre catégorie politique qu'est le fascisme ;  plus près donc du fascisme que de toute idée de  communisme quelle qu'elle soit... cette URSS !

    Jugez donc : culte de la personnalité (en la personne de Staline), culte du parti, culte de l'armée, et de la défense de la patrie, Etat paranoïaque ("complotiste" on dirait aujourd'hui) ; Etat qui aura érigé la délation, celle de son prochain souvent voisin - délation sous la forme de dénonciations calomnieuses - en vertu cardinale de toute société bien organisée. 

    Tel était fasciste (de gauche) celle ou celui qui se croyait communiste ? 

                    Mais alors, cela ferait donc chic de soutenir contre vents et marées et contre tous, que l'expérience soviétique a été globalement positive ?

    Pauvre Marx... on lui aura vraiment tout fait (2) !

     

                    Inutiles de s'inquiéter néanmoins. Soyons bien tranquilles car trois faits peuvent nous conforter ; trois faits qui rendent  futile  tout débat autour du bilan de l'expérience soviétique ainsi que toute tentative de le ranimer  ; tentative que l'on jugera ubuesque, voire excentrique, mâtinée d'un snobisme un rien transgressif cultivé par des dandy de la politique et de l'histoire.

    Aussi, continuons de dormir sur nos deux oreilles car enfin... 

    - de l'avis de tous les marxistes qui ont lu et compris Marx, en particulier dans son association avec Engels - son mécène (avec l'argent du père de ce dernier) -,  et le Manifeste communiste de 1848, l'URSS n'avait, n'a jamais et n'aura jamais quoi que ce soit à voir avec le Communisme... 

    - aucun des peuples qui a vécu sous la botte de l'URSS, celle de Staline en particulier, ne regrette la chute de cette (vieille garce que l'on disait increvable) d'URSS...

    - seuls celles et ceux qui n'ont jamais vécu sous cette botte ont soutenu ce régime,  confortablement installés à l'Ouest... un peu comme si "l'URSS, c'est pour les autres, toujours !"

              Cela étant établi, personne ne contestera le fait suivant :  l'URSS a représenté, c'est sûr, pour quiconque avait la faiblesse de se penser "communiste" et l'URSS avec lui,  une véritable opportunité, une sorte de coin de paradis, car pour ce qui s'est très vite avéré être une nomenklatura encartée dans un régime d'une nature oligarchique, pour tous ces "princes rouges" d'un capitalisme d'Etat, c'était...  datcha au bord de la mer Noire, grosse berline, grosse et puissance et caviar de Bakou dans l'assiette !

               Une nouvelle fois, la question se pose : pourquoi cette fidélité à ce fiasco et cette escroquerie criminelle ? Pourquoi  finalement ont-ils tous besoin de "vivre dans le crime" en couvrant ceux des uns contre ceux de tous les autres ? 

    Tant d'années après la fin du cauchemar, là, nous sommes encore dans l'obligation de nous interroger et forcés aussi, faute d'alternative, d'appeler à la rescousse la psychologie, voire la psychanalyse ;  et puis aussi, pour les cas les plus ardus : la psychiatrie. 

     

                    Décidément, cette fidélité quasi religieuse  - la religion soviétique qui avait pour centre officiel l'URSS comme le Christianisme le Vatican -,  d'une classe bourgeoise athée en manque de Dieu ou d'un petit père des peuples (contraints - la servitude ou la mort), aujourd'hui encore en la personne de Madame Annie Lacroix-Riz, cette complaisance inouïe envers la corruption généralisée du régime, gangrène de l'âme et de l'esprit civique, ses manquements, ses violences et ses crimes de masse, n'a définitivement rien à partager avec une quelconque fidélité à cet idéal Communisme, ce désir d'une grande fraternité soucieuse du bien commun dans la plénitude de tout notre potentiel en tant qu'être humain. 

     

     

    PS : Ce qui devrait retenir particulièrement notre attention c’est ce besoin de « vivre dans le crime » (Traite négrière, colonialisme, Hitler, Hiroshima, Staline, Mao, les crimes des USA durant la Guerre froide et après, le sionisme) d'un certain nombre d'intellectuels car refuser de le reconnaître pour ce qu’il est - un crime -, c’est le cautionner ; le cautionner c’est vivre dans le crime... c’est en reconnaître l’absolue nécessité : il faut soumettre, voler et tuer le plus souvent et le plus possible ! certes, par procuration quand il s’agit d’événements passés mais n’empêche...

     
    Ce qui peut en surprendre plus d'un à propos de l'historienne Lacroix-Riz, c’est qu’en définitive, elle ne dénonce pas les crimes parce que le crime est condamnable en soi mais bien parce qu’il s’agit des crimes de ses ennemis politiques ; et c’est alors qu’on réalise qu’elle aussi a manifestement besoin de vivre dans le crime en couvrant ceux de « son camp » qu’elle dit être celui du Communisme alors que... comme expliqué, la reconnaissance de la catastrophe humaine qu’à été l’URSS ne remet absolument pas en cause l’idéal communiste.
     
    Mais alors, la question suivante s'impose : combien peut-il y avoir de lecture du "Manifeste communiste de Marx et d’Engels de 1848" ? Mille ? Autant de lectures qu’il y aurait de partisans de la négation des crimes politiques de massent ( qui cachent des crimes aux motivations le plus souvent économiques à l'Ouest - ou chez les pays dits du Nord), et pire encore, de leur justification ?
     
    D’autant plus que l’idéal communiste, ce n’est pas qu'un parti, pauvre parti, ce n'est pas un label, ce n’est pas non plus du marketing... l'idéal Communisme, sa nécessité, c’est une chronologie, tout un déroulé historique d’événements et de penseurs qui nous y mènent ; ce sont des textes fondateurs, des faits...
     
    Quel lien alors avec l’URSS et sa catastrophe humaine longtemps défendue bec et ongles, aujourd'hui encore, par ceux qui se disent communistes ?
     
     

     

     

    1 - Au sujet de la complaisance dont fait preuve Lacroix-Riz à propos de l’URSS merci de vous reporter aux vidéos suivantes :

    https://www.youtube.com/watch?v=wlPNOq5gkp4 : dans les 15 dernières minutes au moment où son audience tente de s’interposer.... on réalise alors que Lacroix-Riz est incapable de la moindre analyse ou commentaire critique vis à vis du PCF et de l’URSS... 

    https://www.youtube.com/watch?v=eBAx91qMQzQ : comment Annie Lacroix-Riz et son entourage noient le poisson (ou le poison) - la catastrophe humaine qu'a été l'URSS - dans la dénonciation d’un anti-communisme primaire. Diversion scélérate... avec l'appui d'un ouvrage "le livre noir de l'anti-communisme" censé répondre à cet autre ouvrage dévastateur paru chez Laffond en 2000 : "Le livre noir du communisme". 

     

     

    - Au sujet des marxistes qui  fricotent avec une droite pétainiste, maurrassienne et mussolinienne  (si, si ! ça existe !), on pourra se reporter au philo-analyste Francis Cousin : ICI

                   

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  • Karl Marx : 200 ans déjà et toujours aussi performant

     

     

                  Karl Marx serait donc l’auteur du 19è siècle de la nécrologie du Capital du 21e siècle. Marx aurait tout dit à propos du Capitalisme, de ses origines à sa mort prochaine, toujours annoncée, toujours remise à plus tard car le capitalisme n’en finit pas, pour les uns, de crever, pour les autres, de se transformer ; dans ce dernier cas, on remarquera qu’il n’est pas question d’adaptation car le Capitalisme a eu rarement à s’adapter ne faisant que tout aussi rarement l’objet d’une remise en cause qui le menacerait jusque dans ses fondements à la fois culturels, matériels et psychiques…

    Non ! Le Capitalisme ne s’adapte pas ; il contourne les quelques obstacles qui se dressent de temps à autre devant lui pour mieux continuer de s’étendre et de conquérir de nouvelles parts de marché car le Capitalisme est son propre marché ; de plus, c’est un « leader né » : il conduit tout autant qu’il éconduit. On dira, un rien taquin, qu'il est depuis le Moyen-Age « l’auto-mouvement d’éternité du monde en le monde » pour reprendre une formulation de Francis Cousin à propos des communautés primitives.

                 Pour revenir à l’œuvre de Marx, à son travail titanesque, on oublie un peu trop rapidement qu’il se pourrait bien que Marx ait décrit la nécrologie du communisme en pensant écrire celle du Capitalisme qui n’a pas cessé de s’étendre et de triompher jusqu’au tout marchandise ! Et quand on pense au grand projet de ce Capitalisme qui n'aime rien tant que de se fixer de nouveaux défis, un projet pour les siècles à venir qui concerne encore et toujours l’être humain, avec pour cible non pas son psychisme (cette tâche est déjà accomplie : la relation humaine n'est maintenant concevable dans un cadre exclusivement marchand ou à des fins marchandes) mais bien plutôt son corps : le trans-humanisme pour ne pas le nommer ; l’homme augmenté ; et d’une pierre deux coups : l’humain rayé de la carte...

    On peut légitimement penser que ce Capitalisme-là saura admirablement gérer notre propre mort bien avant que nous tous soyons à même de précipiter la sienne.

     

               Francis Cousin est philo-analyste, et si cela peut en rassurer plus d'un, docteur en philosophie ; émetteur et transmetteur de l’œuvre de Karl Marx sous l’œil bienveillant (dans le désordre) de Rosa Luxembourg, Simone Weil, Protopkine, Guy Debord, Marx, Engels, Hegel et des pré-socratiques - Empédocle, Héraclite et Parménide -, de mauvaises langues seront très certainement très vite tentés de qualifier Francis Cousin de « groupie marxiste» puisqu’il semblerait que Marx ait toujours raison, qu’il a tout prévu et qu’après Marx, on ne peut que radoter ou bien, travailler à la périphérie…  ce qui peut en énerver plus d’un.

    Or le malheur veut que la vérité soit dans les détails, comme pour le diable : Marx n’avait pas prévu que Henry Ford fabriquerait des automobiles pour ses salariés aliénés ; en d’autres termes, Marx n’avait pas prévu l’embourgeoisement de la classe ouvrière ou du prolétariat : congés payés pour tous, vacances et loisirs pour le plus grand nombre… et puis enfin : la télé , et là, franchement, plus aucun espoir n’est permis.

    Force est de conclure qu'il n’y aura donc pas de dictature du prolétariat  - même avec le mouvement "Nuit debout" et une action syndicale tenace de la CGT ( je plaisante ! ) -, mais la bonne vieille dictature de l’argent et de ceux qui le servent.

    N'empêche que... Francis Cousin laboure son champ - marxiste de surcroît -, qui est aussi son pré-carré ; il n’en sort jamais tout en nous invitant à l'y rejoindre…

    Francis Cousin serait donc à l’origine d’un nouveau concept : le groupie philologue ?

    Allez savoir !

     

                    Ci-dessous, quelques reprises de l'exposé de Francis Cousin au cours de son intervention chez Meta-TV :

                   - L’anti-fascisme est le pire produit du fascisme et de la dictature de la marchandise tout comme l’antiracisme est le pire produit du racisme et de la domination du patronat...

                   - Prolétariat : condition de l’anti-humain ; classe d’hommes et de femmes qui n’ont aucun pouvoir sur leur condition d’existence...

                   - Classe capitaliste :  la liquidation de la bourgeoisie propriétaire des moyens de production issue de la révolution française date de 1914. Cette bourgeoisie a été supplantée par des oligarques, des fondés de pouvoir, salariés non propriétaires des moyens de production de la dictature marchande (industrie, services, commerce et médias)...

                    - Révolution bolchévique : Marx est l’anti-thèse radicale du bolchévisme. Marx prône la disparition de l’Etat et de la dictature de l’argent...

                    - Franc-maçonnerie : avant-garde du Capital...

                    - Satanisme : le satanisme, c’est le culte de la marchandise ; de l’impuissance à conduire sa vie, son existence, à pouvoir peser sur elle (réification de l’être humain, de l’être primordial), arrive alors le transfert sur la souffrance de l’autre...

                    - Terrorisme, ingénierie sociale… tout est immanent ; immanence du fétichisme aliénatoire de la marchandise et de son despotisme qui se répand sur le monde...

                    - Tradition primordiale chez Marx : l’essentiel et le début, le primordial est à la fois ce qui est important (qui arrive en premier) et ce qui est au début. La tradition primordiale, cette aspiration, cette invariante sacrale qui, depuis la dépossession de notre être, subsiste en chacun de nous, est la cause de notre insatisfaction avec le monde contemporain car avant la scission de l’homme avec l’homme et de l’homme avec la nature, durant des millénaires nous avons vécu en communauté organique, sans Etat, sans argent, sans exploitation...

                    - Le sacral n’est pas le sacré. Le sacral c’est l’être achevé ; le sacral est anti-religieux, c’est le sacré sans la religion. Le sacral c’est le tout du monde (voir les pré-socratiques : Héraclite, Parménide) ; un monde insécable. Alors que le sacré à côté du profane est le liquidateur judiciaire du sacral.

                    - Révolution néolithique : naissance du capitalisme ; stock agraire, surplus de production ; naissance de l’échange, du troc entre groupes externes puis internes ; d’où la destruction de la communauté avec l’échange.

                    - Proudhon versus Marx : Proudhon veut équilibrer la contradiction de la marchandise ; le bon côté de l’économie venant tempérer le mauvais ; une solution : le mutualisme, la coopérative pour amender les excès du capitalisme. Alors que pour Marx, le capitalisme et le fétichisme de la marchandise ne sont pas amendables ni améliorables car toute l’économie politique débouche sur la même exploitation.  On n’aménage pas, on le détruit. Pas d’économie nouvelle, pas de système bancaire nouveau : il faut supprimer la politique, l’échange et l’argent.

                    - La révolution agraire : transfert des campagnes vers les villes, cette révolution marque la naissance du règne de la marchandise en permettant la naissance d’un capitalisme industriel et moderne. 1789, acte militaire, est censé mettre la France à l’heure des pendules de la révolution industrielle anglo-saxonne.

                    - Marx et le Judaïsme : le Judaïsme est l’appendice de l’argent ; les textes religieux juifs codifient une alliance commerciale abrahamique.

                    - Une remise en cause que le Capital ne peut pas admettre, récupérer, dépasser ou recycler, c’est la remise en cause du « tout marchandise » ; remise en cause du consumérisme, du mercantilisme.

                    - Seule la colonisation permet au Capital de résoudre les crises : colonisation, captation des richesses, des territoires, des ressources pour affaiblir la concurrence ou mettre hors-jeu des régions entières : le Moyen-Orient depuis les années 90, Syrie en tête qui a le tort de résister à l’hégémonie des USA et de ses alliés.

                    Et Francis Cousin de nous rappeler à toutes fins utiles : "Depuis le 11 septembre - manipulations monétaires (économie financière sans lien avec la production) et manipulations terroristes (le capitalisme dans sa phase supérieure veut le chaos du monde pour mieux maîtriser des territoires stratégiques) sont indissociables. Le terrorisme est le cœur stratégique de la production de la terreur ; pour créer l’union nationale il faut le terrorisme : l’endormissement et le renoncement à une autre organisation de l’existence en remettant en cause le mondialisme.

    Dans ce contexte, Islam et le djihadiste accouchent de mouvements archaïques incapables de menacer la suprématie étasunienne sur un plan technologique et économique."

    Lien permanent Catégories : AA - Serge ULESKI, littérature et essais, Art et culture, Francis Cousin philo-analyste, Histoire et révisionnisme, Karl Marx, Politique et actualité 0 commentaire
  • Engels, Marx et Lénine... à propos de l’Etat.

     

     

                Nous sommes le 15 Janvier, Hollande présente son Pacte de responsabilité (en faveur) des entreprises : diminution des dépenses publiques, baisses massives des charges ; pacte d'un montant de 30 milliards. Un cadeau pour les entreprises sans précédent dit-on à gauche. Le Medef est aux anges.

    D'autres sont plus circonspects : poudre aux yeux ce pacte ! Car, avec un tel pacte, aucun désendettement de l'Etat n'est possible ! De plus... il n'y aura pas de croissance, pas de rentrées fiscales et un creusement des déficits des comptes sociaux...

    Dans les faits, ce pacte semble destiné à préparer l'élection à la Présidence en 2017d'un candidat issu une nouvelle fois du PS (prioritairement la ré-élection de Hollande) une fois coupé l'herbe sous le pied de toutes les forces politiques (et d'opposition potentielle à terme) du centre à l'UMP à propos du volet économique ainsi que de la réforme de l'Etat : plus libéral que moi tu meurs !

    Une certitude néanmoins : Hollande confirme l'abandon définitif, en ce qui concerne le PS, d'un projet alternatif : il entend manifestement répondre aux desiderata de l'Allemagne, de la Commission européenne et des créanciers de la France - même si les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent et y croient.

     

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               Si besoin était.... avec ce pacte, nous avons à nouveau la confirmation que l’ Etat se confond davantage chaque jour avec  la toute-puissance économique mondiale et s’affirme de plus en plus comme tel : aujourd’hui comme jamais auparavant, et demain… plus encore.

    Déjà au XIXe siècle, les analyses de Marx sur l’Etat (et de Engels) et plus tard, en 1918, la lecture qu'un Lénine en fera pour nous dans l'ouvrage "L'Etat et la révolution",  ne parlaient que de ça.

     

                 "L’Etat est l’aveu que notre société s’empêtre dans une insoluble contradiction avec elle-même. Pour que les classes aux intérêts économiques opposés ne se consument pas, le besoin s’impose  d’une pouvoir  qui, placé en apparence au-dessus de la société, doit maintenir le conflit dans les limites de l’ordre."


    Comme l’Etat est né au milieu du conflit des oppositions de classes, il est en, règle générale, l’Etat de la classe la plus puissance : celle qui domine économiquement. Il est donc la création d’un « ordre » qui légalise et affermit la domination d'une classe sur une autre ainsi que le monopole de la force publique - police, armée, institution judiciaire et carcérale : "L’Etat représentatif moderne est l’instrument de l’exploitation du travail salarié par le capital."

     

                  Dans la république démocratique, la richesse exerce son pouvoir par  la corruption passive (comme, par exemple, le versement de salaires pharamineux sans lien direct avec le poste occupé) et l’alliance du gouvernement et du capital – économie réelle et financière : multinationales et banques.

    Lénine de poursuivre : "Aujourd’hui, l’impérialisme et la domination des banques ont développé deux moyens de défendre et de mettre en oeuvre la toute-puissance de la richesse... " sabotant ainsi toutes les mesures susceptibles  de juguler l’appétit des multinationales et  le pillage de l’Etat : on mutualise les dettes et on privatise les bénéfices.

     

    ***

     

               Contrairement à ce que Marx appelait de ses vœux, à savoir... la disparition de l’Etat comme instrument au service de la classe dominante dans une société qui serait alors « sans classe », il se pourrait bien que l’Etat... ayant renoncé à jouer un quelconque rôle d'arbitrage et de recherche d'équilibre entre des forces antagonistes, disparaisse non pas au profit d’une société sans classe mais au profit d’une oligarchie mondiale vorace et sans pitié ; ce qui nous laisse tous sans armes ni protection.

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    Pour prolonger,  cliquez : Karl Max un humaniste

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