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environnement

  • Fukushima, 5 ans déjà : chronique d'un désastre

     

                        Aucune société aussi organisée soit-elle autour de la solidarité, aucune compagnie d'assurance, aucun budget de quelque Etat que ce soit ne peut faire face à une catastrophe d'une telle ampleur ni être capable de se hisser à sa hauteur.

    Suicides, dépressions, maladies, il faut simplement attendre que ça se tasse, que ça se résigne, que ça se taise, que ça meurt et que ça crève... épuisés d'avoir tout perdu.
     
                   Catastrophe naturelle ou pas, avec le nucléaire, la récompense sera courte et la peine... éternelle. Il n'y aura de véritable unité humaine que dans le malheur ; le nucléaire - cette industrie de mort, cette industrie irréversible -, contribuera très certainement à cette unité.
     
                   Aussi... irradiés et déplacés de tous les pays, unissez-vous !

     

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                     La question importante que ce documentaire se garde bien d'aborder.. et c'est sans doute la raison pour laquelle la chaîne ARTE l'a sélectionné pour diffusion...  c'est bien évidemment celle-ci :

    Le Japon étant un pays à très haut risque (s’il en est d’autres plus risqués encore !)...qui a pris la décision dans les années 50 d'opter pour le tout nucléaire dans cet archipel… ? Qui a forcé cette décision ? Qui est à l'origine des pressions exercées pour qu'une telle décision soit prise ? Quels sont les hommes (lobbys) et les pays impliqués ? Quels sont les intérêts politique et économiques derrière ce choix du tout nucléaire ? Et enfin, quelles sont les stratégies géopolitiques développées à moyen et long termes derrière ces intérêts ?

                  Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ? Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?

    Cinq ans après la catastrophe, rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’une mondialisation sans responsabilité… ses limites sont vite atteintes. Il n'y a aucune raison pour qu'il en soit autrement en France.

     


                       

                Après
    Hiroshima et Nagasaki, deux des plus grands crimes racistes de toute l'histoire de l'humanité, avec Fukushima doit-on y voir là encore à propos de la troisième puissance économique mondiale, le Japon, pays hautement technicisé mais nain politique et culturel de la scène internationale, une nouvelle preuve du mépris dans lequel ces êtres de petite taille, aux yeux bridés et à la langue aussi incompréhensible qu'inassimilable, les Japonais, sont tenus, voire confinés depuis toujours ? Des êtres au destin comparable à celui de souris de laboratoire dociles et quasi fatalistes à la merci de toutes les stratégies de puissances étrangères auxquelles il est manifestement difficile de ne pas obéir ; des êtres aussi éloignés qu'on peut l'être culturellement et géographiquement de l'Europe et des USA qui demeurent encore semble-t-il, et quoi qu'on puisse dire, le seul étalon civilisationnel de référence.

    Mais alors… après nous, le déluge ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le courage des lâches

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  • "Human" de Yann Arthus-Bertrand : un monde sans causes

     

     

                 Avec "Human", le photographe Yann Arthus-Bertrand (YAB) part à la rencontre d'hommes et de femmes de tous horizons pour tenter de dresser un portrait de l'humanité. Il recueille notamment les témoignages de demandeurs d'asile à Calais, de travailleurs du Bangladesh, de condamnés à morts aux Etats-Unis, de combattants en Ukraine, ou encore de paysans maliens. Il s'intéresse également à la place qu'occupent les êtres humains sur la planète Terre, ainsi qu'à l'impact de l'humanité sur la nature.

     

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                    « Human », c’est le documentaire qui fait son cinéma ! A la manière des JT, il montre tout mais n'explique rien et ne nomme personne. Yan Arthus-Bertrand (YOB) qui est à l'humanitaire ce que Hulot est à l'écologie, entre deux pubs de sponsors qui ont besoin de se refaire une réputation en montrant « patte verte », et des pays « patte blanche » sur le dos d’une urgence à propos d’une planète exsangue et d'une humanité mal traitée, a donc la fâcheuse habitude de nous « présenter» un monde « aux effets sans causes ». Faut dire que les ennuis commencent (comme trouver des financements par exemple) lorsque vous nommez les choses et les gens. YOB le sait mieux que quiconque puisqu’il n’a jamais de problème de financement : c’est tout simplement parce qu’il ne dérange personne – comprenez : les intérêts de qui que ce soit ! -, car il ne s’attache pas aux causes. La boucle est donc bouclée.

    Comme un fait exprès, ce monde sans causes qu’Arthus-Bertrand nous présente c’est précisément ce qui sied à tous ceux qui sont responsables d'un monde imbuvable et insortable. 

    C'est sans doute la raison pour laquelle aucun pays n’a censuré ce faux-documentaire, sans point de vue, désengagé, qui refuse "la vérité" ; et tous l’ont programmé, même les régimes les plus répressifs ou les plus influents ; régimes responsables, par voie de conséquence, du chaos actuel, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

                    Aussi, pour toutes ces raisons, difficile de comprendre la raison pour laquelle les journalistes ne se sont pas davantage mobilisés pour dénoncer ce documentaire.

     

     

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     Ci-après, quelques critiques du documentaire "Human" :

     

                     "HUMAN par sa construction, et les témoignages choisis ou construits, développe un discours consensuel à souhait (cela créé le lien entre les spectateurs et leurs maîtres dominants) et bourré de clichés, le tout saupoudré d’une bonne conscience morale : « il faut sauver la planète ! » Oui, il faut la sauver mais pour la sauver, encore faut-il identifier les coupables à l’origine de son état actuel, ce que se garde bien de faire « HUMAN ». Pire, le film propose de ne pas prendre partie. Il évoque des conflits et propose de rester neutre. Tout le monde sait que dans un conflit armé, celui qui reste neutre, valide la position du plus fort…. Sous une apparence de neutralité, le film au contraire influence et ordonne de choisir le camp du plus fort. Or, c’est justement son objet : soumettre le plus grand nombre de spectateurs/électeurs et le conduire à ne pas choisir pour laisser le pouvoir à ceux qui le possèdent déjà."

                                 Régis DESMARAIS - la suite de cette critique ICI

     

                 "Yann Arthus-Bertrand n'a jamais craint le gigantisme, ni le sursignifiant. Avec Human, il atteint des sommets en alternant, pendant plus de trois heures, vues aériennes et témoignages face ­caméra. On peut se laisser embarquer un temps par ce patchwork de belles images et de témoignages recueillis aux quatre coins du monde. Puis le procédé lasse ; ne reste alors que la désagréable impression d'être pris en otage d'une émotion trop fabriquée pour qu'il en reste quelque chose. Le contraire d'un film engagé."

                                        Olivier Milot - Télérama

     

     

                    Yann Moix, lui, met et tape dans le mille ce Samedi 12 décembre, dans « On n’est pas couché » ; il a  comparé contre toute attente « Human » à un long-métrage pornographique ; un documentaire qui montre tout en gros plan mais n'explique rien.. pas d'histoire, pas de contexte géographique, géopolitique, ethnographique ou historique : qui fait quoi à qui, où, comment, pour(-)quoi, et pour le compte de qui ?

    Motus et bouche cousue.

    Moix relève cette faute avec courage car il n'est jamais facile d'attaquer et de remettre en cause le talent de ceux qui font l'unanimité auprès d'un vaste public privé d'esprit d'analyse critique : 40 ans de médias audiovisuels puissants et dominants ont ruiné toute possibilité de distance avec l'image ; ces années de plomb pour l'intelligence ont eu raison... de la raison justement ! au profit d'une émotion qui n'est que le pire des mensonge quand on veut éclairer la vérité, quelque vérité que ce soit.

    Avec ce reportage, YOB a définitivement rejoint le camp du mensonge sans même l'avoir souhaité. Un véritable tour de force.

     

     

     

                     Bien évidemment, les réseaux sociaux se sont enflammés contre Moix, l'accusant d'être insensible.

    Faut bien dire que... semaine après semaine, chez ONPC, Yan Moix semble refuser ou méconnaître ou bien encore, oublier, les codes télévisuels en général et ceux de l'émission de Ruquier en particulier. Il court donc à sa perte pour peu que son départ de l'émission, une émission dont on se moque éperdument soit dit en passant, en soit une pour les uns qui la regardent et les autres qui ont mieux à faire le samedi soir.


    Moix commet une erreur : il croit que l'émission ONPC est une émission sérieuse ; or, elle ne l'est pas ; et son public - public du samedi soir -, non plus.

     

                         Message personnel à Moix :

              "Yan, si tu veux prendre encore un peu de blé à la télé, révise au plus vite l'idée que tu te fais de ONPC et de ton rôle chez Ruquier : c’est pas la fièvre du Samedi soir ONPC ! Il s’agit simplement d’une audience qui attend de trouver le sommeil. Aussi, fais en sorte que tes interventions les préparent à ce sommeil qui se veut très certainement aussi réparateur que consolateur, loin d’une prise de conscience cauchemardesque et anxiogène du comment et du pourquoi de notre existence à tous."

     

                       Aussi, ayez confiance, chers téléspectateurs, Laurent Ruquier et toute son équipe veille au grain, rien que pour vous.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Arthus-Bertrand, Qatar, Luc Besson, Groupe Kering (

    Leader mondial de l’habillement et des accessoires) and co

     

     

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  • Fraude dans l'automobile : des médias hors jeu, à genoux et KO

                Une enquête de l'association "Générations futures" révèle des traces de pesticides interdits en France dans des salades vendues en supermarché. ICI

    Selon cette enquête 80,35% d'entre elles (laitue, batavia, feuilles de chêne, frisée, scarole, roquette) contiennent au moins un résidu de pesticide, dont des perturbateurs endocriniens. Cinq des 31 échantillons révèlent des substances interdites en France. 

    Pour arriver à ce résultat, 31 salades -29 de France, une d'Espagne et une d'Italie- ont été achetées dans les supermarchés de l'Oise et de la Somme, entre le 28 mai et le 21 juillet 2015: sept chez Carrefour, sept chez Hyper U, sept chez Intermarché, cinq chez Auchan, cinq chez Leclerc.

    L'association rappelle que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) effectue ses enquêtes sur 30 échantillons. 

                   Mais au fait, qui contrôle quoi, qui et comment ? Qui contrôle les contrôleurs ?


     

    Scandale Volkswagen :

    Des tests ont permis de mettre au jour le vaste système de trucage aux tests antipollution mis en place par Volkswagen sur 11 millions de véhicules dans le monde.

    Entre 2013 et 2014, le chercheur et l’ICCT effectue une série de tests en condition réelle sur cinq types de routes. Les résultats obtenus, publiés dans un rapport en mai 2014, sont stupéfiants : les émissions d’oxydes d’azote (NOx) — qui font partie des principaux polluants atmosphériques — émises sont 15 à 35 fois supérieures aux normes américaines.
     
                     Qu'en est-il de la fiabilité des tests effectués en Europe ? D'autres marques pratiqueraient-elles cette fraude ?
     

                     "Empoisonnez-vous  !"

                                                              "Polluez sans vergogne !

     

                   Certes, les pesticides, qui plus est, ceux qui sont interdits, et la pollution de l'air n'ont jamais été des arguments de vente !

                  Mais alors, à quand un procès pour empoisonnement contre tous les acteurs de la filière agro-alimentaire et des responsables des Agences publiques et para-publiques de contrôle sanitaire ?

     

    ***

                  Incompétence, complaisance, concussion et corruption...  il n'est donc venu à l'idée d'aucun média de semer le doute sur tous ceux qui sont chargés (Autorités, Ministères et Agences) de veiller à notre sécurité alimentaire ainsi qu'à l'air que l'on respire au volant des automobiles que l'on conduit ?

                 Avec cette nouvelle fraude dévoilée par une ONG indépendante, fraude qui touche à la santé publique, c'est toute la presse en générale, et la presse auto en particulier, les journalistes qui, une fois encore, se trouvent discrédités.

    Avec ce scandale, c'est une nouvelle confirmation qui nous est apportée de ce que l'on pouvait craindre : il n'y a plus rien à attendre des rédactions presse, télés et radios totalement vassalisées aux intérêts de leurs propriétaires (Etat compris) et de leurs annonceurs publicitaires.

               Aussi, jamais un travail urgent de ré-information s'est autant imposé à nous tous.          

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    Pour prolonger, cliquez : Marie-Monique Robin : notre poison quotidien

     

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  • Le meurtre de Rémi Fraisse vu par Edgar Morin

    Rémi  fraisse.jpg


              Dans le texte qui va suivre, Edgar Morin revient sur le meurtre de Rémi Fraisse, écologiste étudiant en environnement à Toulouse.


    Une fois de plus, fidèles à eux-mêmes, les "commentateurs patentés de l'actualité" passeront à côté de l'essentiel ; il reviendra alors à Edgar Morin seul de voir dans ce décès de Rémi Fraisse la victime d’une guerre de civilisation : un productivisme forcené qui condamne notre avenir  - si par avenir on entend un monde encore vivable pour l'immense majorité, et plus encore pour les plus faibles d'entre nous -, contre une pensée d'une lucidité vivace et d'une connaissance des véritables enjeux socio-économiques et environnementaux.

     

                 Avec Edgar Morin, encore lui ! la culture, l'intelligence et la clairvoyance triomphent de l'ignorance, de la bêtise et d'un aveuglement de petit-bourgeois égoïste et apeuré (1) et autres pauvres bougres cloîtrés dans une vie minuscule et nombriliste sans conscience ; de tout temps, symptôme d'une mort lente et sans profit pour personne puisque cette mort-là - ces morts-là ! -, ne laisse rien derrière elle.


    ***


                Qu'à cela ne tienne ! Qu'il soit permis ici de rappeler qu'avec ou sans gendarmes sur-armés pour protéger des élus aux ordres d'une raison économique mortifère - encore la mort ! toujours la mort ! -, et un projet obsolète dans ses finalités... que l'autoritarisme, voire le fascisme,  qui a pour seule origine une absence totale de compétence dans le domaine de la gestion de notre avenir social... eh bien... que cet autoritarisme-là ne passera pas !



    1 - Majorité silencieuse que le désordre et le courage indisposent car ce courage-là, celui des militants, lui rappelle trop souvent sa propre lâcheté, son inconséquence et puis surtout : une ignorance crasse.  

     
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    Le sociologue et philosophe Edgar Morin, le 20 octobre 2012.

                       

    "... A l’image d’Astérix défendant un petit bout périphérique de Bretagne face à un immense empire, les opposants au barrage de Sivens semblent mener une résistance dérisoire à une énorme machine bulldozerisante qui ravage la planète animée par la soif effrénée du gain. Ils luttent pour garder un territoire vivant, empêcher la machine d’installer l’agriculture industrialisée du maïs, conserver leur terroir, leur zone boisée, sauver une oasis alors que se déchaîne la désertification monoculturelle avec ses engrais tueurs de sols, tueurs de vie, où plus un ver de terre ne se tortille ou plus un oiseau ne chante.Cette machine croit détruire un passé arriéré, elle détruit par contre une alternative humaine d’avenir. Elle a détruit la paysannerie, l’exploitation fermière à dimension humaine. Elle veut répandre partout l’agriculture et l’élevage à grande échelle. Elle veut empêcher l’agro-écologie pionnière. Elle a la bénédiction de l’Etat, du gouvernement, de la classe politique. Elle ne sait pas que l’agro-écologie crée les premiers bourgeons d’un futur social qui veut naître, elle ne sait pas que les « écolos » défendent le « vouloir vivre ensemble ». Elle ne sait pas que les îlots de résistance sont des îlots d’espérance. Les tenants de l’économie libérale, de l’entreprise über alles, de la compétitivité, de l’hyper-rentabilité, se croient réalistes alors que le calcul qui est leur instrument de connaissance les aveugle sur les vraies et incalculables réalités des vies humaines. C'est le caractère abstrait et anonyme de cette machine énorme, lourdement armée pour défendre son barrage qui a déclenché le meurtre d’un jeune homme bien concret, bien pacifique, animé par le respect de la vie et l’aspiration à une autre vie.

    Par l’entêtement à vouloir imposer ce barrage sans tenir compte des réserves et critiques, par l’entêtement de l’Etat à vouloir le défendre par ses forces armées, allant jusqu’à utiliser les grenades, par l’entêtement des opposants de la cause du barrage dans une petite vallée d’une petite région, la guerre du barrage de Sivens est devenue le symbole et le microcosme de la vraie guerre de civilisation qui se mène dans le pays et plus largement sur la planète. Partout, au Brésil, au Pérou, au Canada, en Chine… les indigènes et régionaux sont dépouillés de leurs eaux et de leurs terres par la machine infernale, le bulldozer nommé croissance.

    Dans le Tarn, une majorité d’élus, aveuglée par la vulgate économique des possédants adoptée par le gouvernement, croient œuvrer pour la prospérité de leur territoire sans savoir qu’ils contribuent à sa désertification humaine et biologique. Et il est accablant que le gouvernement puisse aujourd’hui combattre avec une détermination impavide une juste rébellion de bonnes volontés issue de la société civile. Pire, il a fait silence officiel embarrassé sur la mort d’un jeune homme de 21 ans, amoureux de la vie, communiste candide, solidaire des victimes de la terrible machine, venu en témoin et non en combattant. Il faut attendre une semaine l’oraison funèbre du président de la République pour lui laisser choisir des mots bien mesurés et équilibrés alors que la force de la machine est démesurée et que la situation est déséquilibrée en défaveur des lésés et des victimes.

    Ce ne sont pas les lancers de pavés et les ­vitres brisées qui exprimeront la cause non violente de la civilisation écologisée dont la mort de Rémi Fraisse est devenue le ­symbole, l’emblème et le martyre. C’est avec une grande prise de conscience, capable de relier toutes les initiatives alternatives au productivisme aveugle, qu’un véritable hommage peut être rendu à Rémi Fraisse."

     

    LE MONDE |04.11.2014 à 14h38 - Edgar Morin 

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    Pour prolonger, cliquezPenser aujourd'hui la fin de l'aliénation avec André Gorz

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  • Nîmes, une ville que c'est pour rien !

     

     

                      En me rendant à Nîmes, je retouvre une ville que j'ai laissée, voilà quelques semaines ; une ville que je retrouve toujours en l'état, et ce quelle que soit la durée de mes absences.

     

                    Ah ! Nîmes ! Ville éternelle ! Rome, pour un peu ?

    Nîmes et ses trottoirs sur lesquels tout au long de l'année, été comme hiver, les personnes âgées se fracturent les jambes, et plus particulièrement, celles qui n'ont pas la chance de vivre dans le quartier qu'il faut , le bon, le beau, le seul quartier qui vaille, à savoir : le centre ville qu'un boulevard circulaire isole.

     Ilot de commerces, ce centre ville aux trottoirs irréprochables, aux appartements cossus, et par voie de conséquence, bourgeois ; précisément ceux qui renouvellent sans faillir, tel une fatalité tragique, le mandat de l’équipe municipale.

     

    ***

     

                      Soyons clairs ! Disons les choses !

    Dans cette ville, seules les femmes sont dignes de respect ! Et pas n'importe lesquelles : femmes et filles issues de la communauté Harki, et les beurettes jeunes et moins jeunes qui battent le pavé et les entreprises à la recherche d'un emploi, besogneuses, à servir en brasserie du matin au soir, ou dans les commerces (quand on les accepte car, il ne faut surtout pas froisser les préjugés des quinquagénaires de la bourgeoisie dans la filière du prêt-à-porter féminin).

    Les hommes, eux, assis aux terrasses des cafés, renouvellent leur consommation une fois toutes les quatre heures... tout fauchés qu'ils sont !

                       (Les créations d'emplois à Nîmes - m'a-t-on murmuré à l'oreille - seraient dignes de celles d'une ville moyenne appartenant à un pays tel que... le Bangladesh)

     

                         Une consolation tout de même : je n'aurai jamais plus à me rendre à Nîmes, notre mère quittant définitivement cette ville.

    Aussi, en guise d'adieu qu’il me soit permis d’adresser un vibrant... Olé ! Au passage du taureau, et sous la cape, le coude bien haut, entre trois renvois, deux vomis et un rendu...

                        A cette ville pour rien, à cette ville pour si peu, à cette ville pour personne.

     

     

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