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  • William Morris : un homme de son siècle... à venir.

     

                Avant de s’engager vers la quarantaine dans les mouvements sociaux qui agitent l’Angleterre de la fin du XIXe siècle, William Morris (1834-1896) connut la notoriété comme poète puis en tant que protagoniste du mouvement « Arts and Crafts » dont le programme d’une unité à retrouver dans la conception et la production des objets usuels et du décor matériel de la vie fut une source d'inspiration pour nombre d’avant-gardes ultérieures.

    Son engagement prendra pour cibles l’Architecture,  les arts appliqués, l’économie, l'éducation et l’histoire  dans le cadre d’une pensée socialisante : « Certaines personnes pensent que le confort d’une maison bourgeoise constitue l’essence même de la civilisation et que leur jouissance est ce qui sépare cette civilisation de la barbarie. S’il en est ainsi, adieu mes espoirs ! Car j’ai toujours pensé que civilisation signifiait : conquête de la paix, de l’ordre et de la liberté ; une vie libérée de la peur et de la lâcheté mais riche en événements, et non le culte d’une différence toujours plus aiguës entre les classes ».

     

                     Transposé aujourd’hui, difficile de ne pas penser à cette mondialisation qui n’est qu’une guerre contre les salaires, les droits sociaux et la démocratie.

     

    Reprenant  certaines thèses de Charles Fourier, William Morris ira jusqu’à dénoncer le règne de ce qu’il nommera « l’esprit du commerce » : « Aujourd’hui l’altération, la fourberie dominent partout. Le cultivateur est devenu aussi fraudeur que l’est le marchand. Tout est falsifié. La multitude des pauvres ne peut plus se procurer de comestibles naturels ; on ne lui vend que des poisons lents tant l’esprit du commerce a fait des progrès jusque dans les moindres villages ; et c’est la chimie qui donne les moyens de dénaturer toutes  les denrées. Tout n’est alors que travestissement  et c’est sur le pauvre que s’exerce la gargote chimique.»

     

                      On pensera à la mal-bouffe et aux documentaires de Marie Monique Robin sur la domination des multinationales de l’agroalimentaire.

     

    A propos de la transmission des savoir-faire, William Morris écrira : « Les progrès de la dégradation sont manifestes car, s’il subsistait encore quelques bribes de tradition chez les artisans du XVIIIe siècle, la division du travail a maintenant tout avili depuis l’architecte jusqu’au manœuvre ; le niveau de qualification étant tombé beaucoup plus bas  à la grande satisfaction d’une industrie de la camelote : « Manger serait fort ennuyeux pour des gens sans appétit (c'est-à-dire ignorant le plaisir de manger) ; il en va de même de produire des objets sans art ( c'est-à-dire en se privant du plaisir de produire) ; ce plaisir qui adoucit  le labeur, la nature elle-même nous invite à le rechercher et à long terme, l’humanité le trouvera indispensable. »

    Tout en poursuivant : « L’éthique du négociant veut qu’il donne toujours aussi peu que possible aux consommateurs et qu’il leur prenne toujours plus. L’éthique de l’artiste veut qu’il mette le plus possible de lui-même dans tout produit de son activité. Le négociant mène une guerre contre l’artiste : les marchandises qu’il vend doivent être fabriquées autant que possible au moyen d’instruments privés de désirs et de passions, par des machines automatiques dont on attend une qualité propre à une indifférence mécanique avec ou sans le concours de l’individu.

    Les artistes se retrouvent alors marginalisés et la transmission de leur savoir-faire en danger car « cette corporation ne connaît plus le travail artistique pratiqué en commun. Leur isolement constitue un obstacle de taille au progrès de leur formation car la tradition coopérative place l’artiste dans une position où il acquiert une multitude de tours de main grâce au travail fertile et généreux d’innombrables générations antérieures. »

     

                      Arrive alors l’âge de l’Ersatz : le règne sans précédent de la falsification, du succédané, du « sous-équivalent », de la copie et du substitut.

    C'est au choix. Faites votre choix ! Tours de passe-passe... en veux-tu, en voilà !

     

    William Morris, lucide, nous fera remarquer que seuls deux types de marchandises échappent à cette falsification : l’armement pour lequel on déploie une ingéniosité fantastique confinant au génie ; et l’ensemble des machines-outils nécessaires pour la production marchande dont   la finalité même n’est qu’un ersatz, un grand ersatz général que l’on nomme civilisation : ersatz d’habitation, ersatz de travail, ersatz de relations humaines, ersatz de loisirs...

    Art, Culture (avec et sans majuscule)… tout y passera jusqu’à la démocratie et la liberté d’expression sous le contrôle de médias ersatz d’information, d’objectivité, de pluralisme et de tolérance.  

    Aussi, rien de surprenant que seuls demeurent dans les mémoires, même par bribes et sans chronologie : Homère, Shakespeare, Dante, Cervantès, Florence, Venise, la peinture flamande, Picasso, Dali, Victor Hugo, Fellini, Copernic, Aristote, Poincaré,  Descartes, Newton, nos Cathédrales… ce qu’il convient d’appeler : le génie européen.

     

                       A propos de cet âge de l'ersatz, William Morris avancera l'explication suivante : « La raison pour laquelle nous créons tous ces ersatz est que nous sommes trop pauvres (d’esprit, de mémoire, de culture, d’invention, de moyens) pour vivre autrement. Trop pauvres pour vivre avec la nature, trop pauvres pour habiter des villes et des maisons conçues pour et par des honnêtes gens, trop pauvres pour empêcher nos enfants de grandir dans l’ignorance, trop pauvres pour détruire les prisons et les hospices, maisons de retraite et autres mouroirs… trop pauvres pour donner à chacun la chance d’exercer l’activité pour laquelle il a le plus de capacités. Trop pauvres pour que règne la paix ».

    Ce qui rejoint aujourd’hui les statistiques quant à la répartition de la richesse mondiale : Moins de 10 % de la population mondiale détient 83 % du patrimoine mondial, alors que 3 % vont à 70 % des habitants. L’Amérique du Nord et l’Europe en possèdent 65 %.

     

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  • Vincent Peillon ou la République de la menace et de la matraque

     

     

             A l’heure où six sondés sur dix pensent que Vincent Peillon est "un mauvais ministre de l'Education nationale" – sondage BVA pour "Le Parisien"…

     

    Nul doute, il existe bien dans notre République un groupe d’activistes intolérants et dogmatiques qui se drapent dans un républicanisme fruit d’une idéologie qui, dans les faits, ne vous laissera pas un mètre cube d’air pour respirer si d’aventure vous souhaitez vous en écarter ! Et les injonctions "toute républicaine ?" dans sa brutalité, celle de la menace et de la matraque, une fois de plus, une fois de trop (après la tentative d’imposer une réforme des rythmes scolaires), d’un Vincent Peillon ministre de l’éducation à l’endroit de familles inquiètes quant à la nature du programme pilote « ABCD égalité» nous le prouvent une fois encore…

     

    Brutalité qui doit très certainement cacher, ailleurs, un laxisme inavouable et une vie de « double standard »  car, comme chacun sait, les tartuffes sont légion en politique : plus ils hurlent fort, plus ils tentent de couvrir une réalité dérangeante au possible. Et rien ne les arrête : on pensera à Cahuzac plaidant son innocence droit dans les yeux d’une Assemblée nationale qui n’a pas osé pouffer de rire car, tous se connaissent et se reconnaissent.

     

                   Cette présidence de François Hollande a manifestement besoin de provoquer les couches conservatrices de la société française et tous ceux qui seraient susceptibles de remettre en cause son agenda politique, pour mieux faire passer des mesures soit liberticides soit anti-sociales ; Dieudonné, l’IVG, la théorie du genre, le mariage pour tous etc... le PS n'a pas son pareil quand il est question de masquer les véritables enjeux, et ce depuis 1983 ; un PS au sommet de son art : celui de la diversion (souvenez-vous SOS racisme pour instrumentaliser le FN et diviser la droite au détriment d’un vivre-ensemble fraternel) pour mieux nous faire oublier et continuer de nous dissimuler tous ses revirements et ses trahisons à propos de la question sociale : salaires, emploi, l’Europe et la mondialisation, le traité transatlantique ; et la morale en politique : la main mise sur les richesses et les gouvernements africains, le soutien à Israël, Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid… ainsi qu'une guerre contre la liberté d’information et d’expression.

     

    Sans doute le PS compte-t-il  nous refaire le coup du péril "fasciste". Ici, sur le Nouvelobs, déjà…. pas un article sur un sujet de société qui ne mentionne le terme de "fasciste" contre des opposants.



                   Le PS devrait pourtant savoir que l'on peut tromper les gens une fois, deux fois mais certainement pas tout le temps !

     

    ***

     

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               "Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a démenti mardi que la théorie du genre soit enseignée à l'école, contrairement à une rumeur propagée chez des parents d'élèves.

    Cette rumeur a coïncidé avec le lancement d'une expérimentation à la rentrée dans 10 académies pour corriger les inégalités entre les sexes dès le plus jeune âge : un programme pilote qui répond au nom de ABCD -égalité."

     

     

                     Théorie du genre… études sur le genre… encore une confusion savamment entretenue par le PS et ses supplétifs  à l'occasion de ce programme pilote ABCD - égalité afin de brouiller les cartes et les enjeux ! Et puis surtout… continuer de faire diversion.


    Car, si d’aucuns pensent que l’abolition de la différence sexuelle à l’école est bien l’objectif réel qui ressort du dispositif « ABCD de l’égalité » mis en place conjointement par l’Education Nationale et le Ministère du droit des femmes "dirigée" par une gourde Vallaud-Belkacem (l'idiote utile du PS à qui l'on peut vendre n'importe quoi !) : refuser de les entendre est un crime de lèse-société.

     

    Quant à l'égalité homme-femme… si cette égalité tient tant à cœur ce gouvernement, il pourrait commencer par poursuivre toutes les entreprises qui ne se conforment pas aux lois en vigueur... sans omettre de donner les moyens aux conseils de prud'hommes  et aux inspecteurs du travail de traiter dans un délai record toutes les demandes qui émanent de salariées, tout en leur garantissant l'immunité.

     

    80% des emplois à mi-temps et des emplois précaires sont occupés par des femmes. Là aussi, si le PS est véritablement intéressé par la question des inégalités entre les sexes, qu'il mette en place une législation qui puisse remédier à la paupérisation des femmes qui travaillent.

     

    Mais le patronat et les entreprises sont des vaches sacrées, intouchables donc…

    On préfère une campagne de culpabilisation qui tenterait de nous faire croire que nous sommes tous responsables des discriminations à l’endroit des femmes, et ce dès le plus jeune âge...


     La culpabilisation, encore et toujours la culpabilisation !

     

     

                 Jamais comme aujourd'hui, les questions de citoyenneté, de laïcité et de République... n'auront autant servi à diviser et à couvrir des malversations, des manquements et autres abandons de citoyenneté et des conditions de son exercice plein et entier : liberté d'expression à la tête du client, double standard (politique du "deux poids, deux mesures") dans l'application des lois, jugements rendus sans souci d'équilibre, prise d'intérêts et de pouvoir d'une caste qui lamine le bien commun et l'intérêt général, Education nationale à genoux, désertion des urnes des classes populaires, paupérisation de pans entiers de la société... avant d’aller hurler "au loup!" à propos d'un fascisme fantasmé à dessein.

     

    Que reste-t-il alors à tous ces sous-fifres d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires et les acquis sociaux, contre les particularismes nationaux, et autre exception culturelle, pour ne rien de dire de nos chances de parvenir à une vraie démocratie...

    Il leur reste la confrontation permanente et la provocation.

     

                 La démocratie n'est plus, et ce n’est sûrement pas un débat à la télé ou à la radio de plus ou une presse entre les mains de la banque et du lobby militaro-industriel et de l’industrie du luxe, ni les élections, qui y changeront quoi que ce soit. Il n'est donc plus question de faire des "choix de société" depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation ; véritable muselière que ce carcan qui ne recueille le soutien d'aucune majorité d'Européens.

     

    Les médias eux, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage et menaces physiques ; ailleurs les bombes.

     

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit de ces médias depuis trente ans ; une barque médiatique qui ressemble étrangement à un bateau fantôme à la dérive, ersatz d’équipage auquel il a été fixé un seul objectif  : malmener et tabasser le réel à coups d'articles aussi indigents que malhonnêtes, et ce afin d'assurer la protection d'intérêts partisans contre le bien commun ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

     

                 Continuer de nous affaiblir psychologiquement afin de nous imposer un monde dont personne ne veut dans la confusion des genres -  justement ! -, telle est encore une fois la stratégie du PS (avec la complicités des Verts), soutenu par un lumpenprolétariat médiatique de France Inter à France culture en passant par RTL (il suffit de penser à un Marc Voinet, à un Hervé Gardette sur FC, à un Patrick Cohen sur France inter… des ploucs et des beaufs qui mangent avec leur serviette nouée autour du cou, une fourchette d'une main et un morceau de pain de l'autre !) ; et d’autres encore pauvrement diplômés au statut précaire... comme si un simple diplôme de journalisme suffisait à contrer une classe politique et économique qui ne recule devant aucun mensonge.

    En face d'eux, et par voie de conséquence, une société civile hautement éduquée et exclue... dans un système qui n'a sans doute plus rien à envier aujourd'hui à l'oeuvre prémonitoire d'un Georges Orwell ; notre langue ne connaît plus qu'une poignée de mot  : "Tous ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et contre la raison !"


             Oui ! Le fascisme ne passera pas !

     

                                     Mais LE LEUR alors !

     

     ***

     

                      En attendant… rendez-vous aux prochaines élections !

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS

     

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