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  • De la rafle du Vél d’Hiv à l’opération « Bordure protectrice »

     

    Billet rédigé en 2014

     

                  L’opération « Bordure protectrice » s’est achevée le 26 août 2014. Depuis, le calme règne autour de la bande de Gaza. Cette opération aura fait près de 2 200 victimes côté palestinien et 73 côté israélien (dont 66 soldats).
     
               
    ***
     

                       Commémoration du 72e anniversaire de la Rafle du Vél d’Hiv - entre les et plus de 13 000 Juifs (majoritairement étrangers), dont près d'un tiers étaient des enfants, ont été arrêtées pour être déportés : moins d'une centaine reviendront.

    Le Premier ministre, Manuel Valls, a prononcé un discours lors de la Cérémonie commémorative : "L'honneur d'une nation, c'est de reconnaître ce qui, un jour, a fait son déshonneur", a notamment déclaré le chef du Gouvernement.

     
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    " Que savez-vous de votre douleur en moi ? 

           - Tout, justement. C'est-à-dire : rien… puisqu’il n’y a rien."

     

    ***

     

                          Pas un geste, pas un regard, pas une parole

     

                 Ici, en France, d’aucuns s’activent sur les réseaux sociaux et comptent frénétiquement ceux qui sont tombés au champ d’honneur d’un massacre de population civile gazaouie : une quarantaine de soldats israéliens. Ils les nomment un par un - nom, prénom et visage -, ils les commentent, ils les célèbrent : « Tsahal, quand même ! C’est pas rien cette armée ! C’est bien la meilleure ! ».

    A quand une manifestation de soutien à cette armée israélienne, ici à Paris ? Ils l’évoquent le plus sérieusement du monde.

              En face s’élève (ou bien plutôt : sombre...) leur trophée, fruit d’un dur labeur de trois semaines : un millier d’hommes, de femmes et d’enfants de Gaza, de tous les âges, passés par pertes et profits.

                           Non, ils n’auront pas un mot, pas un doute…

               Ils se prénomment Anton, David ou bien Alain… Chicheportiche ou Cohen, nés en France ; leur histoire familiale a pour région le Maghreb ; ils ont entre 20 et 35 ans, et sachez qu’ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas une parole pour quiconque ressemblera de près ou de loin à ce que l’on nomme un Palestinien. Ne vous faites aucune illusion : ils ne lèveront pas un petit doigt, ils n’auront pas une pensée.

                « Si seulement vous les connaissiez, vous sauriez que c’est pas des gens comme nous !»

    Et nous de rajouter : « Surtout depuis que vous leur avez tout pris ! »

    Mais on s’en gardera bien : on sait déjà que le dialogue est impossible car, jamais ils ne regarderont l’histoire ( pour peu qu'ils la connaissent) de ces 50 dernières années en face : qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui.

     

                 A côté ou en face, toujours sur les réseaux sociaux, on trouvera Karim, Driss et d’autres issus de ce qu’on appelle la culture arabo-musulmane : même âge, même géographie des origines.

    C’est le silence… à l’intérieur on bouillonne mais on fait silence, chacun fixant son écran d’ordinateur ; et ce silence ne tient qu’à un fil ; une seule solution alors : ne rien évoquer, faire comme si rien ne se passait… comme si ça n’existait pas ; dans le cas contraire… ce sera l’explosion ; et les Karim et autres Driss en sortiront humiliés pour ne rien dire du danger professionnel que représenterait la manifestation de leur écoeurement et de leur colère sur leur lieu de travail, là où ils côtoient… l’autre camp ? Celui d’en face ?

                D'autres encore : Michel représentant syndical à la CGT, né de mère juive (Algérie) et de père européen non juif. Un membre de son syndicat s’adresse à lui :

    « Tu as entendu parler de la manif de mercredi ? La CGT y sera, et toi ?

    -      Sûrement pas. »

    En deux mots, on tranche. Pas un mot de plus avant de s’éclipser de ce Michel qui a pourtant la réputation de savoir faire face quand il siège au comité d’une entreprise de 4500 salariés.

                       Là encore, aucun doute : indifférence totale.

                 A propos de cette indifférence, difficile de ne pas penser  à une sorte de fanatisme tranquille, pépère, sûr de son droit. Non… au-dessus du droit ! là où rien ne peut vous atteindre : ni la morale, ni l’empathie... ni la compassion du "vainqueur haut la main et sans conteste" à l'endroit de ceux qu’il a trucidés… alors que plus on est fort, plus on peut se permettre quelques faiblesses…

                                      Non, rien, de rien dans rien.

    Et cette indifférence-là, ce fanatisme pépère qui jamais n’a besoin de hausser le ton, on pourra toujours le regarder, l'observer et le commenter sous toutes les coutures... nul doute : ça se cultive, ça se prépare, ça s’apprend cette indifférence-là qui ne se reconnaît aucun devoir car personne ne naît à ce point indifférent au malheur des autres et à l'injustice qui les frappent, à l'exception de quelques sociopathes qui n’ont pas connu la chaleur d’un foyer, la caresse d’une mère, le regard sévère d’un père avant son pardon…

    Mûrs et fins prêts pour une indifférence terrifiante ils sont ! Une indifférence d'un nouveau type : d'une violence contenue, incommensurable, d'une froideur de vainqueur d'une arrogance sans précédent, celle que confère une impunité totale, absolue ; une indifférence viscérale pour le sort que l'on réservera à celui qui contrarie vos ambitions, au-delà de tous les droits rattachés à la personne humaine, par-delà le bien et le mal, ailleurs, plus haut, plus loin : au-dessus de l'humain ?

    De petits monstres froids, très sympathiques au demeurant et tolérants à condition de partager avec eux leur haine de tous ceux qui se permettent de juger Israël ?

    La question est posée. Une réponse de Yeshayahou Leibowitz, considéré comme l'un des intellectuels les plus marquants de la société israélienne, surgira d'outre-tombe : ce Monsieur avait compris que dans chaque culture, dans chaque Peuple, dans chaque civilisation, sommeille un nazi (ICI) ou plus "conceptuellement parlant" : une indifférence non pas violente et chaude, mais paisible et froide à l’injustice, au droit, à la morale et pour finir… au crime... crime de masse, comme s’il ne pouvait en être autrement : Es muss ein : « Cela doit-il être ? Cela est ! »; ou bien encore : « Le faut-il ? Il le faut !»

                Alors, sérieusement, y a-t-il encore du monde pour s’interroger à propos de la rafle du Vél d’Hiv, 72 ans après : comment cela a-t-il été possible ?

    Mais la réponse, aujourd’hui, vous l’avez, là, sous vos yeux, partout, dans les lieux publics ! Il suffit de tendre l’oreille. Dans les entreprises aussi ; dans les ricanements de milliers d’internautes derrière leur écran d’ordinateur ; et puis aussi, et puis surtout : dans les médias… là où aucun journaliste ou éditorialiste est capable de dire « Assez !» à propos des crimes de l'Etat d'Israël commis sur une population sans défense, avec le soutien massif, ici, sur notre sol, d'une communauté toute entière, sans renvoyer perfidement et lâchement dos à dos Netanyahou et le Hamas pour ne pas avoir à dénoncer la politique d’un Etat avec complicité active et passive de l’Europe : le sacrifice du Peuple palestinien à propos duquel il n'y aura pas un mot, pas un regard, pas un doute tellement le droit et la loi ne sont même plus reconnus...

    Quant aux valeurs humaines : " ... encore faut-il qu'il soit question d'êtres humains".

    Une infirmité cette indifférence poison de l'âme ! Du grain à moudre pour les sciences humaines, la psychologie et la psychiatrie, nul doute !

     

                 Alors, encore une fois, et sérieusement, y a-t-il encore du monde pour s’interroger à propos de la rafle du Vél d’Hiv sans être un Tartuffe ou un imbécile : comment cela a-t-il été possible ?

    Que l'on ne s'y trompe pas : Gaza et l'indifférence qui l'accompagne sont de cette étoffe sur laquelle naissent les pires cauchemars, Vél d'Hiv et autres :

     

    - "Ils n'ont que ce qu'ils méritent ! C'est des Arabes et des Musulmans... après tout... ".

    - "Les Palestiniens ? C'est qui, c'est quoi ces gens ?"

    - "Gaza, vous dites ? En quoi, ça nous concerne ?

    - "Il faut s'en débarrasser ; ce sont des nuisibles ; ils veulent notre perte".

     

    ***

     

                 Rares sont les Peuples capables de se hisser à la hauteur de leur martyre, et plus encore quand on sait que ce martyre devrait pousser la victime, dans un élan irrépressible, à la sainteté ; c'est Simone Weil (la philosophe) qui nous a rappelé dans les années 30 que les pires atrocités et injustices rapprochent de la grâce et obligent la victime plus que son bourreau.

                Pour sûr, à la hauteur de son martyre, un Peuple l’aura été ! Alors que son calvaire perdure sans espoir d’en connaître un jour la fin sinon dans la résignation mais au prix de son humanité car en face, l’intention est bien d’en faire un Peuple d’esclaves à défaut de pouvoir le faire disparaître comme par enchantement (d'autres temps, d'autres moeurs politiques ! Heureusement pour les Palestiniens !) ; un Peuple martyr donc ; et pour le premier d’entre eux - du moins, nous l’assène-t-on depuis quarante ans -, le martyre juif avec ses porte-parole très médiatiques (nommés "élites" !) qui ont conduit une génération à la déshumanisation tranquille et sereine de plusieurs millions d'êtres humains qui n'ont qu'un droit et qu'un devoir : aller voir ailleurs si ça se fait d'être palestiniens en Palestine ; or, il se pourrait bien que cette génération soit en passe d’occuper non pas la première mais bien la dernière des places sur un plan éthique, humain et moral ; une génération libre jusqu’à l’impunité, libre mais sans excuse car...

    Elle savait tout cette génération ! Elle avait entre 20 et 35 ans et elle savait tout et elle a tout désiré, le mors aux dents, sans grimace, sans regrets et sans remords... imperturbable.

     

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    Pour rebondir, cliquez : Sioniste, vous avez dit sioniste ?

     

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  • Brexit, a success story...

     

                      

     

             ... quand les classes populaires retrouvent le chemin des urnes et que la Commission et le Parlement européen tremblent.

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                           (Le mensonge et le déni : les deux maîtres mots de la construction européenne selon Nigel Farage)

     

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  • Traité de Rome, soixante ans déjà : que faire de l'Union Européenne ?

     Billet rédigé en 2013...

     

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           Vieille baudruche stalinienne issue de la guerre froide cette Union Européenne !

    Qu'on se le dise : il n'y a pas, il n’y aura jamais de majorité pour une Europe-alternative à une mondialisation des cartels, de la pègre et de la terreur et du chantage au chaos militaire. Il n'y en a jamais eu. Il n'y en aura jamais et moins encore avec 28 pays membres.

     

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                  Table ronde de 2011 sur le thème "Que faire de l'Union européenne ?" avec Aurélien Bernier (porte parole du M'PEP), Bernard Cassen (secrétaire Général de l'association Mémoires des luttes, président d'honneur d'Attac), Michèle Dessenne (porte parole du M'PEP), Frédéric Lordon (directeur de recherche au CNRS), Jacques Nikonoff (porte parole fu M'PEP, professeur associé à l'institut d'études européennes de l'Université Paris 8), Emmanuel Todd (historien, ingénieur de recherche).

     

     

     

                  Pour Jacques Sapir il est bien question aujourd’hui de provoquer une crise afin de tirer l’UE vers nous à partir de décisions... unilatérales.

     

     

    ***

     

                 Hors du cadre de la nation, il ne peut pas y avoir de démocratie. C’est la raison pour laquelle l’UE ne sera jamais légitime, et c’est la raison pour laquelle elle devra à terme se passer du consentement des Peuples européens avec la complicité de la quasi-totalité de la classe politique de l’UE.

               (Souvenez-vous ! Après un « non » référendaire à la constitution européenne, c'est  toute la classe politique qui votera le traité de Lisbonne ; il sera adopté par l'Assemblée et le Sénat avec la bénédiction du conseil constitutionnel)

    Tous les fédéralistes nient les particularismes nationaux, soit par calcul soit par ignorance. D'où la catastrophe de l'Euro qui n'est, il est vrai, qu'une catastrophe pour ceux qui, chaque matin, assument le principe de réalité. Avec l’Euro : pas de croissance, chômage endémique, baisse du pouvoir d'achat,  immobilier à des niveaux records, crise du logement, et l'abstention croissante aux élections chez tous les Peuples européens.

    Ne pas vouloir comprendre ce qui fait un Allemand, ce qui fait un Espagnol ou un Français.... ce refus de l'Histoire et de la connaissance au profit d'un négationnisme aux calculs sordides cache le coup mortel que l'on souhaite porter au progrès social au nom des intérêts des classes dirigeantes. 

                (On pourra toujours s'étonner que les particularismes des Peuples européens soient ignorés à l'heure où on ne cesse de nous parler de ce caractère si français qui empêcherait toute réforme ! Mais alors… particularismes il y a bien… mais… seulement lorsqu’il est question de dénigrer les Peuples ?)

     

                On ne manquera pas de noter que seuls les journalistes parisiens, le MEDEF et la classe politique soutiennent une Europe fédérale ; en revanche, aucun intellectuel, aucun scientifique, aucun chercheur, aucun homme de culture ne soutient une telle Europe, une telle dictature technocratique en herbe pilotée via Bruxelles par les USA, pour les USA contre le reste du monde ! Une Europe, dans le meilleur des cas, succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et chaos), et dans le pire, une Europe victime collatérale d’une mondialisation qui n’aura pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d’individus à l’automne de leur espérance de progrès et de justice.

                       (Dès à présent, Hollande va chercher ses ordres à Bruxelles et Fabius à Washington et (mais ça, c’est plus récent) à Jérusalem. Après Montauban et Toulouse, il nous faut nous éloigner de toute politique de parti pris, injuste et cynique : nous devons rechercher l'apaisement ; aussi, nous n’aurons donc pas d’ennemi excepté celui qui nous désignera comme tel ; et à aucun moment, les ennemis de nos "partenaires" ne devront être a priori nos ennemis  - quand on sait le don que possèdent certains de nos "alliés" pour s’attirer les foudres de la colère et de la vengeance…

    Pour parvenir à cet apaisement, il nous faut regagner de l’autonomie en tant que communauté, Peuple et Nation : on ne peut pas compter sur l'Europe dans le domaine, entre autres, de la politique étrangère ni sur les options économiques d'une mondialisation d'une violence culturelle et sociale sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

    Il nous faudra aussi garder nos distances avec des alliances mortifères (USA et Israël). Quand on voit le talent dont font preuve certains pays pour enterrer leurs morts ; de ce spectacle à la fois obscène et dérisoire, il est impensable que cela devienne, ici en France, un recours, voire même... une politique délibérée : celle qui consiste à souder une Nation autour du meurtre, de l’assassinat, de l’attentat, de la colère, de la vengeance… à la racine desquels on trouvera une politique d’Etat qui n’a de cesse de demander à son Peuple de récolter ce qu’il a semé car une telle politique est non seulement immorale, anti-humaniste mais suicidaire.)

     

                  On ne doit reconnaître qu'une politique en Europe : la coopération, la complémentarité, la solidarité et la protection mutuelle pour le bien commun. Toute autre politique ne remplit que les poches du capitalisme international. En effet : quelle politique industrielle solidaire lorsque l'industrie automobile va en Roumanie chercher un SMIC à 400 euros… et l’Allemagne avec un salaire horaire à 5 Euros ?

     

           (A ce sujet il est grand temps que nous achetions non pas français mais... ce qui est fabriqué en France !)

     

                  Les politiques de mondialisation dont l’EU est un des instruments, n’ont qu’un but : la guerre aux salaires, aux protections, aux réductions des inégalités, à la démocratie, à la souveraineté des Peuples et des Nations. Cette Europe-là nous vendra tous (nous, la démocratie et nos acquis sociaux) au moins-offrant et au plus fort avec une France prise dans l'étau anglais et allemand : un Euro Deutsche Mark et une Angleterre qui, chaque jour, depuis 30ans, rend caduques toutes les ambitions françaises indépendantes de la puissance tutélaire étasunienne.

    Dans cette perspective, aucune sortie possible par le haut : on ne peut que subir, aussi une seule option s'offre à nous : une politique unilatérale de rupture, de crise… et si rien n’est possible, de retrait de l’Euro et de l’UE. Un seul pays y suffira car un pays de l’importance de la France peut facilement déjouer toutes les stratégies et remettre tous les compteurs de l’histoire de l’Europe à zéro, sur une nouvelle ligne de départ.

                

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  • Marie-France Garaud au plus près d'une réalité sans conteste : la fin de la politique avec la disparition de l'Etat souverain

     

     

     

                        Parmi les invités de Taddéï à "Ce soir ou jamais"(1), seule Marie-France Garaud saura poser le problème de la situation économique et sociale de la France : la fin de la politique avec la disparition de l'Etat souverain au service d'un Peuple tout aussi souverain, là où plus aucune volonté ne peut s'exercer à propos de la question suivante : quelle doit être la relation de la France avec l'Europe, le monde et les forces économiques et politiques qui dictent depuis le triomphe du trio infernal Thatcher-Reagan-Friedman des années 80, sa loi d'airain à tous les Etats dans le cadre d'une Europe-instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les Etats-Nations, les salariés ; et par ricochet, une guerre contre la démocratie et la liberté d'expression et d'information ?

                    Après Garaud, d'autres rendront le bon diagnostic quant aux effets de la crise sociale et politique française sans toutefois se résoudre à identifier les causes contrairement à Marie-France Garaud.

     

     

                    Quant à Bernard Stiegler, fidèle à lui -même, il évoquera une innovation technique tueuse d'emplois par millions comme une fatalité ; lui aussi a manifestement intégré, inconsciemment sans doute, la mort de la politique car, à aucun moment il ne lui vient à l'idée de questionner cette technique, ou plus directement et plus explicitement, de préciser ou de suggérer qu'il pourrait encore nous appartenir de choisir, dans le cadre de la destruction des emplois par cette même technique et la recherche d'un profit optimal, quels sont ceux, de ces emplois, qui doivent mourir et ceux que l'on souhaite garder.

    Stiegler, comme tant d'autres, a déjà renoncé, entre deux voyages aux USA et à Berlin - il y enseigne ! -, (2) à poser en ces termes notre relation avec l'innovation technique : ce qui est techniquement possible n'est pas nécessairement souhaitable car enfin, ce n'est pas à la technique de décider dans quel monde nous souhaitons et devons vivre mais bien plutôt, à la politique et au politique.

    Stiegler nous demande de nous préparer à la disparition de millions d’emplois ; son reproche majeur concerne notre refus de nous y préparer, non pas en nous y opposant mais en accompagnant cette destruction massive avec l'espoir de concurrencer le monopole du monde anglo-saxon dans ce domaine : numérisation du monde oui ! A condition que l'Europe soit un acteur majeur aux côtés des USA.

                    Mais alors, qu'en est-il d'un : "Non à la numérisation du monde ! Et que l'Europe en soit un frein majeur !" ????

    Aussi, à propos de ce qu'on nommera un "syndrome d’accompagnement", surprenant que Stiegler n’ait pas eu, à un moment ou un autre, sa carte au PS ! Cette fausse gauche qui n’a de cesse d’accompagner la droite, justement !

    L’accompagnement, encore et toujours !

     

                       "La technique, c'est plus fort que toi !"

                       Stiegler n'est-il pas trop proche des "techniques nouvelles" et de l’innovation numérique pour ne pas s’être laissé, au fil des ans, "bouffer" par leur pouvoir de dé-conscientisation gigantesque, un peu comme pour le pouvoir de l’argent sur ceux qui n’en ont jamais eu ou la soif de reconnaissance ? Hypnotique et corrupteur ce pouvoir !

    Comme un fait exprès, on notera au passage le fait que les références de Stiegler ont souvent pour origine le monde anglo-saxon ; les USA en particulier.

     

                   Ce qu’on pouvait reprocher à Cassandre finalement c’est de prédire le malheur sans pour autant être capable de le prévenir : pointer du doigt le poison sans pour autant désigner l'anti-dote. 

    Prédire ou prévenir une catastrophe... il est vrai que ce n’est pas le même talent, voire... le même génie, qui est alors requis : talent et génie politiques s’entend. Et là, on retrouve Marie-France Garaud issue d’une tradition qui a su accoucher, quoi que l’on dise, d’hommes politiques d’exception.

    La politique donc, encore et toujours ! Et c'est la raison pour laquelle il nous reste à souhaiter que Madame Garaud ne cesse de prendre soin d'elle afin qu'elle puisse vivre le plus longtemps possible car elle seule semble à même de nous rappeler cette vérité aussi cruelle qu'embarrassante qui éclaire d'une lumière crue notre lâcheté et complaisance face à notre propre devenir : notre acceptation de la mort de la politique et la consécration de l'impuissance publique ainsi qu'une crise sans précédent de la résistance et d'une mobilisation massive et soutenue.

     

     

    1 - "Ce soir ou jamais" vit ses dernières heures. L'élection présidentielle n'est pas loin... elle approche, c'est sûr ! Le ménage a donc commencé ; et seuls Ruquier et Fogiel seront maintenus. People-isation des esprits oblige ! Mais... qui a dit que ce sont les moins politisés qui votent encore ?

    Faut bien dire que ça fait des années que Taddéï accepte de se faire "balader" par France-télévisons et ses responsables de programmes. Il ne s'en plaint pas du reste ; ses émissions vont et viennent... tantôt ils le déprogramment, tantôt ils le changent de créneau horaire... Taddéï se laisse guider... promener... l'important pour lui, semble-t-il, c'est de continuer de passer à la télé et à la radio... France Culture puis Europe 1... alors qu'à l'heure d'internet, il existe des solutions pour ceux qui souhaitent vraiment nous donner des nouvelles de la société et du monde autour d'acteurs majeurs quant à la compréhension de qui fait quoi, à qui , où, comment,pour-quoi et pour le compte de qui.

    2 - Oui ! Il y enseigne, nous affirme-t-il ! A moins, qu'à son insu, il n'y soit enseigné ! Et c'est alors que l'on se croît le maître avant de découvrir que l'on est qu'un élève et payé comme tel ; ce qui peut en consoler plus d'un, malgré tout.

    USA, Berlin, Paris... oublieux Stiegler du fait suivant : qui trop embrasse mal étreint ! 

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  • USA-Allemagne : un même horizon

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                   Barack Obama a entamé dimanche une visite en Allemagne, chez Angela Merkel, la partenaire européenne la plus respectée, choyée et respectée par les USA, avec qui il souhaite défendre le libre-échange.

    Le président américain doit inaugurer le salon industriel de Hanovre, grand-messe du "made in Germany", un tremplin idéal pour promouvoir l'accord de libre-échange actuellement négocié entre l'Union européenne et les Etats-Unis, connu sous les acronymes TTIP ou Tafta.

                   "Nous n'abandonnerons pas nos efforts pour négocier un accord de libre-échange avec notre plus grand partenaire, le marché européen", a assuré M. Obama, qui souhaite un accord avant de quitter le pouvoir en fin d'année.

    Comme un fait exprès, la chancelière allemande a formulé le même souhait.

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                      Dans les faits, l'approche allemande et américaine de la "gestion" de l'Europe, ce qui implique nécessairement l'affaiblissement de la Russie, voire sa marginalisation définitive de la scène internationale -, est bel et bien complémentaire. Et si la France est absente c’est qu’elle est de fait... hors jeu.

    Certes,  l'Allemagne est un peu l'Israël de l'Europe : porte-avion américain, elle a toutefois son propre agenda : son caractère national et son histoire le lui commandent, et plus encore depuis que la France, sous la présidence Hollande, a choisi de se laisser porter par les événements provoqués tantôt par l’Allemagne, tantôt par les USA.

    Pensez un instant seulement à Donald (Mickey) Tusk, de nationalité polonaise, russophobe comme ce n'est pas permis ! Nommé Président du conseil européen, il est bien l'homme des USA et de l'Allemagne qui a soutenu sa candidature : c'est un libéral pur jus en matière économique (sous-financement de l'Etat et guerre contre les salaires) ; ce qui n'est pas fait pour déplaire à Merkel, l'esclavagiste de la classe ouvrière d'Europe de l'est : en effet, l'Allemagne distribue des salaires compris entre 1 et 5 euros de l'heure.

     

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                    Quant à notre pauvre France, si aujourd’hui elle semble absente de l’Europe et de la conduite de son destin et de l’histoire qui s’y écrit jour après jour - l’Allemagne et les USA y faisant leur marché sans nous, distribuant tous les rôles -, ce sont les circonstances qui l’auront voulu : la médiocrité et la lâcheté sans précédent de ceux qui occupent l’Élysée et Matignon, et plus généralement… celle de la classe politique y sont sûrement pour quelque chose ; pour preuve, le fait qu’aucune voix ne s’élève contre le hold-up allemand et américain sur l’Europe.

    Et la venue à L’Elysée de Juppé en 2017 n’arrangera rien ; aux premiers éternuements de la Commission européenne, des USA, d’Israël et des monarchies du golfe - business oblige, en ce qui concerne ces dernières ! -, on imagine sans difficulté un Juppé faisant un bon en arrière à perte de vue.

     

                  On n'aura pas manqué de noter qu'aucun président français n'a été aussi "populaire" à Washington, à Tel-Aviv et à Riyad et jamais autant "impopulaire" ici en France. Rien de surprenant à cela, les trois pays précédemment cités n'ont qu'un objectif : affaiblir la France, la seule voix indépendante de l'Occident depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. D'où la remise des clés de l'Europe à une diplomatie allemande si favorable au traité TAFTA, autre instrument destiné (entre autre) à rayer la France de la carte géo-politique mondiale (avec la Russie) en tant qu'opposant à l'hégémonie américaine : complice oui ! Mille fois oui ! Indépendante ? Non !

                  On pourra quand même s’étonner d’une chose : que ce ne soit pas un Cagliostro... non ! plus affligeant encore : une « du Barry » ou une « Pompadour » qui mène la danse tout en conduisant les affaires de l’Etat.

    Une putain et une demi-mondaine donc, à une époque où la politique de la France se décidait dans les chambres à coucher (avant la venue salvatrice d’un Talleyrand balayé plus tard par « la corbeille »), même si leurs équivalents masculins qui ont tenu (et tiennent) un temps les rênes non pas du « pouvoir » mais de la soumission aux plus forts qui vous dictent tous vos choix, n’en ont pas été et n’en sont pas, aujourd’hui encore, si éloignés que ça ; les backrooms non plus, comparés aux alcôves d’antan.

                     Tout cela annonce une farce macabre pour le plus grand plaisir de ceux qui n’ont qu'un seul souhait : que la voix de la France se perde à jamais dans le concert assourdissant des nations sans voix ni volonté.

     

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    Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en quelques minutes

     

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    Pour prolonger, cliquez :Europe, Russie, Allemagne and Co

     

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  • Francis Cousin à propos du Capital : crise, guerre et reconstruction

     

                            Le rôle des USA ; l'impossibilité d'une 3e guerre mondiale de type frontale ; crise monétaire et manipulation terroriste - Vidéo à 10.00, courtesy of agenceinfolibre

     

                            Conférence de presse du directeur du renseignement americain

     

                    Quelques mises au point : quand ce directeur du renseignement parle de "démocratie" il faut bien évidemment comprendre : soumission à l'Empire américain.

    A propos de la Russie : contrairement à ce qui est affirmé, la Russie n'est pas passée à l'offensive, elle est sur la défensive. La question de savoir " jusqu'où la Russie souhaite avancer" cache une autre question, la vraie question  pour les USA et ce directeur du renseignement : jusqu'à quel point la Russie est encore capable de défendre ses intérêts vitaux que nous, les USA, souhaitons menacer afin de l'affaiblir et de continuer de diviser et de contrôler les Européens.

     

                             Pour prolonger, cliquez : Daesh and Co... la guerre du pétrole

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  • Attentats Paris, Bruxelles... comme une douce résignation

          

     

     

                  La maire de Paris a appelé à un rassemblement ce mardi à 19h00 sur le parvis de l'Hôtel de Ville de la capitale pour "rendre hommage" aux victimes des attentats de Bruxelles.

    Avec l'ambassadeur de Belgique Vincent Mertens de Wilmars, la maire "invite les Parisiens" à un rassemblement silencieux.

    La Tour Eiffel sera illuminée aux couleurs de la Belgique dès ce soir.

     

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                       Silencieux, quelques parisiens se sont donc rendus devant l'hôtel de ville de Paris : pas de cris de haine ni de colère, ici comme ailleurs.

    Comme une douce résignation après les événements de la journée, sans doute pensons-nous tous, consciemment ou non, que l'on ne mérite pas mieux que ces attentats - auxquels des millions d'êtres humains sont confrontés tous les jours en Irak et plus récemment en Syrie soit dit en passant -, quand on sait sur quoi repose la "prospérité", ici, d'un grand nombre d'européens, pour ne rien dire de tous ces pays et de tous ces Peuples décimés, tous Musulmans, dans l'indifférence la plus totale depuis 20 ans... dans le cadre d'une alliance occidentale, Etats-Unis-Israël-Arabie-Saoudite-Europe qui ne veut pas partager le monde, et qui a pour point nodal un soutien inconditionnel à toutes les politiques à la fois économiques et militaires développées depuis les événements du 11 septembre 2001 par les USA ; politiques aux centaines de milliers de morts et de réfugiés sur les routes, et aux millions de sans-abris, sans Etat, sans sécurité, sans frontières.

    Attentat après attentat, les Européens semblent accepter leur sort - la punition -, autant par lâcheté que par ignorance ; une ignorance bien commode qui favorise la résignation et la croyance en la fatalité ; et puis aussi, et puis surtout, par épuisement à la fois psychique et... disons, intellectuel, tous somnolant devant leurs écrans de télé dès 20 heures : et à ce sujet, la propagande des médias de ces dernières années a définitivement eu raison de leur sens critique ainsi que de leur capacité d'analyse : la recherche et l'identification des causes premières.

    Innocents, sans doute sommes-nous tous devenus des « salauds » tranquilles et de bonne foi... car, quiconque aujourd'hui souhaite s'informer, n'a que l'embarras du choix quant aux sources auxquelles s'abreuver.

    Aussi...

                

     

                    Chanter dans le malheur pour conjurer l'impasse économique, environnementale et sociale - véritable gâchis existentiel -,  vers laquelle nos sociétés en sursis se dirigent lentement mais sûrement ? Car enfin... aujourd'hui, qu'est-ce qui nous reste à célébrer ? Sûrement pas la vie ! La fin, nous sommes ! La fin et les moyens... et rien d'autre. Plus rien devant nous, plus rien derrière. Plus rien ne nous précède. Plus rien ne nous dépasse ! Aussi, il ne nous reste plus qu'à nous consommer nous-mêmes avant de nous dévorer, jour après jour, anthropophages et cannibales puisque, quelque part au fond de nous-mêmes, nous savons tous que nous sommes tous... déjà morts et la promesse d'une vie digne de ce nom pour le plus grand nombre aussi.

     

     

     

    ***

     

                  Ici, discriminations, ostracisme politique, économique et médiatique ainsi que mépris sans bornes (il suffit de se reporter à la dernière livraison de Charlie Hebdo) pour les Français de culture arabo-musulmane, qu'ils soient pratiquants ou non ; là-bas, des pays et des peuples dévastés, des nations sans plus de frontières, sans plus de police, sans plus d'armée, et sans plus d'Etats pour les protéger, livrés à une alliance qui a pour seul programme : la captation et le pillage des ressources ainsi que les bombes contre les gouvernements et les Peuples qui s'y opposent.

    Ce qui se fait appeler "La guerre mondiale contre le terrorisme",  de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak et la Syrie, se soldera par près de 3 millions de morts Musulmans, embargo irakien non inclus ; bilan provisoire puisque cette "guerre" qui est loin d'être gagnée - et ce n'est pas le but non plus -, ne connaîtra sans doute aucune fin.

                 Faut bien dire que le chaos a des vertus que la morale ignore.

     

                 Une seule consolation néanmoins, et pour peu que cela en soit une : l'Etat Islamique et d’autres... semblent n'avoir, ici en Europe, pour seuls volontaires et autres kamikazes, que des truands en rupture depuis leur adolescence et qui n’ont aucune solution pour eux-mêmes, et la société non plus en ce qui les concerne, même si le tour de force de ces sectes dites islamiques aux adeptes "mercenaires" et payés comme tels, c’est d'être capable de transformer un truand (braqueur de bijouteries) en fanatique religieux ; truand qui se voit ainsi offert, d'une vie sans objet, une sortie sous doute plus honorable et plus glorieuse qu’une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle lors de son prochain jugement, tout multi-récidiviste qu'il est (1).

    Et c'est alors qu’ils se souviennent qu’ils auraient pu être musulmans - musulmans qu’ils ne seront jamais ! Et c’est dans un premier et dernier « Allahou akbar ! » qu’ils font le grand saut ; eux et de pauvres bougres qui n’avaient rien demandé : n’importe lequel d’entre nous en l’occurrence.

                  Finiront-ils tous par nous faire regretter les activistes d’Action directe des années 70 ! Car, cela avait quand même une tout autre allure ! Etait-ce parce qu’ils avaient lu Marx, Hegel, Lénine et Althusser ?


    On ne devrait jamais quitter la lecture.

     

    ***

     

    Michel Collon : " Je voudrais savoir pourquoi on prétend apporter la démocratie en Syrie, avec l'aide de l'Arabie saoudite, du Qatar, de la Turquie et d'Israël ? Ça il faudra me l'expliquer... "

     

     

                    Face aux victimes "collatérales" européennes qu'aucun discours ni deuil national ne pourront ramener à la vie ni absoudre les responsables, victimes à l'origine desquelles on trouvera une  politique dont il n'y a rien à sauver depuis l'Afghanistan  - politique que l'on ne pourra certainement pas dénoncer sans pointer du doigt, ici en France, l'Elysée, Matignon et le quai d'Orsay -, sur quel recours les familles endeuillées peuvent-elles bien compter ?

    Pourront-elles porter plainte toutes ces familles ? Sont-elles seulement encore capables d'envisager une telle éventualité ? Contre qui ? Contre l'Etat français ? Auprès de quelle juridiction ? Le TPI ?

    Quels chefs d'inculpation pourront-elles faire valoir ? Mise en danger de la vie d'autrui ? Association de malfaiteurs ? Non assistance à personne en danger ? Complicité de meurtre ? Homicide involontaire ?

                   Il se pourrait bien dans les années à venir que nous nous trouvions tous dans l’obligation de demander des comptes à des Etats sans boussole et sans direction, sinon une seule : celle que des puissances étrangères voudront bien lui indiquer tout en continuant de la compromettre avec des logiques de chaos et de mort au nom d’intérêts aussi clairs chez nous qu'inavouables chez eux !
     

                  Alors non ! Nous n'accepterons pas de mourir ni pour l'Otan, ni pour les intérêts des USA, ni pour ceux d'Israël et de l'Arabie Saoudite ni pour une oligarchie mondialiste sans foi ni loi aux entreprises criminelles...

    N'en déplaise aux médias et à la classe politique !

     

     

    1 - Le jour où des Français de confession musulmane hautement diplômés et en emploi, rejoindront ces "sectes", en kamikazes volontaires, nous ne serons alors pas loin d'avoir tout perdu en y ayant tout laissé. Or, il semble que ce soit le cas avec un kamikaze qui répond au nom de Najim Laachraoui (ICI) ... sans passé délinquant, bon élève, qui a obtenu un diplôme en électronique.

     

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  • Najim Laachraoui : un kamikaze sans histoire

     

                      Déplorer l'arme à l'oeil et en public les effets pour mieux en cacher les causes tous en les soutenant en secret, jusqu'à parfois même les chérir non pas comme un moindre mal mais comme un suprême bien, tel est, n'en doutons pas un instant,  les moyens employés par tous les gouvernements chargés de nous tenir dans l'ignorance, afin d'échapper à leurs responsabilités ainsi qu'aux sanctions afférentes.

     

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    Le parcours scolaire de Najim Laachraoui, Belge d’origine marocaine, l’un des deux kamikazes de l’aéroport de Zaventem, « considéré comme l’artificier des attentats de Paris », ne laissait rien présager. Les directeurs des écoles qu’il a fréquentées se souviennent d’un étudiant modèle.

    Scolarisé à l’Institut de la Sainte-Famille entre l'age de 12 et 18 ans, à Schaerbeek, un quartier de Bruxelles, la directrice de l’établissement, Véronique Pellegrini témoigne : «Le parcours de Najim ne pourrait pas être plus classique. Il n’a jamais redoublé, il n’a jamais causé de problèmes, de discipline ou autre

                   En 2010 et en 2011, Najim passe par l’ULB (Université libre de Belgique) et l’UCL (Université catholique de Louvain), deux grandes universités bruxelloises. En février 2013, il part en Syrie rejoindre l'Etat islamique.

     

                   Parmi ceux qui, en Europe, ont causé la mort de civils lors d'opération meurtrière pour le compte de l'Etat islamique, de Daesh et autres sectes islamiques instrumentalisées par l'Occident et les Monarchies du Golfe, ce jeune Belge est le seul à n’avoir aucun passé de délinquant. Contrairement à tant d'autres, son engagement n'aura donc pas été une manière de mettre fin à une vie sans objet, sans issue, une vie sans solution, une vie d'entrées et de sorties de prison.

                  kamikazes  à l'aéroport de bruxelles,terrorisme,etat islamique,usa, arabie saoudite, israël, europe,Mais alors, quel sens donné à cet engagement-là ? Celui d'un jeune homme sans histoire, kamikaze qui n’avait pas 25 ans quand il a actionné sa ceinture d'explosifs ce matin du 22 mars 2016  à l’aéroport de Bruxelles ?

     

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    Bernard Stiegler : "Le consumérisme nous a totalement désocialisés. Nous avons des comportements de gorets  en tant que consommateurs ; des porcs nous sommes ; et c’est plus vivable ; c’est (aussi) pour ça qu’il y a des mômes qui basculent du côté du Jihadisme extrême (pas seulement religieux ; écologique aussi - ndlr) ; ils n’y croient plus à cette société consumériste ; ça les dégoûte (le tout marchandise) et ça les rend méchants. Ils seront de plus en plus nombreux à l’avenir. »

     

                  Jacques Ellul : "Jamais l'homme n'a atteint une pareille décadence morale, spirituelle, psychique, une telle anomie, le taedium vitae, l'appel de la mort, l'hypnose suicidaire collective... Là est déjà le châtiment de l'Occident envahisseur. Prométhée de nouveau enchaîné, mais par ses propres moyens. Jamais je l'affirme comme historien et sans rien magnifier du passé, jamais l'humanité n'a atteint une telle puissance, une telle souffrance universelle, un pareil désespoir."

     

    Pour prolonger, cliquez : Sonate d'automne

     

                  Une analyse du fait "islamiste" et de sa violence avec Fethi Benslama ICI

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  • On nous doit l'immortalité

     

    "Ne cherchez pas ! Ne cherchez plus ! Ils ont décidé pour vous ; décidé de votre espace le plus intime : votre espace intérieur. Et pour ne pas être en reste, ils se sont aussi occupés de votre environnement. En bousculant l'un, ils ont bouleversé l'autre. En ce qui vous concerne, c'est le divorce de la conscience. Le divorce entre ce qu'aurait dû être votre existence véritable et la connaissance que vous en avez aujourd'hui. Vous êtes ébranlé. Vous êtes sens dessus dessous : la stabilité n'est plus, l'évidence s'est retirée et l'unité avec elle, pour laisser la place à un questionnement sans fin sur hier, aujourd'hui et demain.


    - Laissez-moi ! Je suis fatigué.


    - Vous ne pouvez plus rien saisir. Vous ne pouvez plus déterminer la situation dans laquelle vous vous trouvez. Vous avez été happé dans le tourbillon irrésistible d'une organisation de l'existence qui vous a échappé. Dans cette organisation, l'action précède le savoir. Et maintenant que vous savez, eh bien, c'est trop tard. Mais vous avez servi et c'est là tout ce qui importe. Aujourd'hui, les réalités de cette organisation vous sont étrangères. Elles ne semblent plus vous concerner. N'ayez aucun regret : ces réalités ne vous ont jamais concerné en tant qu'individu. Quant aux situations qui y sont rattachées, c'est involontairement que vous les avez vécues et c'est inconsciemment que vous vous y êtes conformé et aujourd'hui, c'est sans vous que ce mécanisme poursuit son oeuvre. Vous n'avez eu conscience de rien. Aucune volonté de votre part dans cette adhésion. La clarté du savoir ne s'est pas offerte à votre entendement. Et même... si votre conscience a dû opérer sur elle-même et des années durant, des changements, aujourd'hui, force est de constater que vous êtes en panne et d'adaptation et d'imagination. D'où ce sentiment d'incompréhension qui vous écrase.

     

    - Je ne vous ai rien demandé. Je ne vous ai pas appelé.


    - Vous avez vécu indifférent, interchangeable et sans histoire. En vous, plus rien d'authentique ne subsiste. C'est le choc en retour. Vous n'appartenez plus à rien, à aucun peuple, à aucune époque et à vous-même, pas davantage. Vous n'êtes plus englobé. Vous êtes sans lieu et sans montre. Ni le temps ni l'espace ne vous sont d'un secours quelconque. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, pas moyen de mettre un visage et un nom sur un coupable puisque plus rien n'est identifiable. Pas de remède donc ! Vous n'êtes plus qu'un océan de symptômes. En deux mots, je dirais que vous êtes en train de faire l'expérience de votre propre néant.

    - Mais comment une telle chose est-elle possible ? Mille fois, j'y ai pensé mais à chaque fois, c'était comme si...


    - C'est dans l'ordre des choses : plus on y pense et moins on trouve un sens, une direction, un but, une raison d'y être et d'en être pour continuer d'en faire partie car, vous n'avez appartenu et vous n'appartenez plus à rien. Et plus vous y penserez et plus ces sentiments d'abandon et d'impuissance se feront plus pressants encore car la rationalité qui vous entoure n'a rien d'humaine. Elle ne sert pas un destin individuel, le vôtre ou bien, celui de votre voisin. Finalement, vous êtes un peu comme l'homme devant l'ordinateur et cet ordinateur ne soupçonne même pas votre existence en tant qu'être humain. De vous, il ne reçoit et ne perçoit que des pulsions électriques, des clics, des « Enter », des « Escape »... C’est tout.


    - Pourtant, j'ai eu une vie bien remplie.


    - Je n'en doute pas un seul instant. Mais vous n'aviez aucun devenir propre et aujourd'hui, vous n'avez plus de fonction. Vous êtes comme décomposé, démembré. En pièces détachées vous êtes ! Tout à fait désincarné maintenant. Car, ce qui fait sens, c'est la fonction que vous êtes censé remplir. Vous n'avez pas à faire sens en dehors de cette fonction. Pourquoi faire ? Pour ne rien remplir du tout, ni fonction ni les poches de qui que ce soit ? Inacceptable ! Pire encore : incohérent ! Incohérent et inutile et donc, à bannir au plus vite ! Les risques de contagion étant ce qu'ils sont, c’est à dire, haïssables, ça pourrait donner des idées aux autres. Vous comprenez ?


    - Je ne suis pas le seul dans ce cas !


    - La terre est accessible à tous. C'est vrai. Vous disposez d'une mobilité plus grande que jamais et pourtant, vous n'osez plus sortir de chez-vous parce que l'espace est entièrement occupé. Saturé, cet espace. Tout est à la fois unifié et désuni. Inadapté à votre temps, dans une constellation d'images invraisemblables et incohérentes, vous cherchez cette unité mais sa validité et sa pertinence vous échappent chaque jour, un peu plus. La désintégration vous menace. Comprenez bien une chose : vous êtes fini et le monde lui, est infini. Votre salut passait par la stabilité. On vous a servi le mouvement perpétuel. La réalité d'aujourd'hui est déjà dépassée par une autre réalité : celle de demain et... dès demain matin ! La rapidité de ce mouvement vous a fait perdre la tête. Etourdi, vous êtes ! Une vraie girouette ! Vous avez tourné sur le tour du potier jusqu'à vous détacher de votre axe vital, vous avez tournoyé un temps, comme ivre, et puis, une fois dans les décors, vous vous êtes rompu. Désaxé vous êtes ! Et la machinerie universelle ne prendra pas le temps de reconstituer pièce par pièce ce que vous n'auriez jamais dû cesser d'être quand on sait qu'il n'était pas question pour elle que vous le soyez.


    - Dernièrement, je pensais à des nouvelles conditions d'existence. Des nouvelles conditions qui me permettraient de me débarrasser de cette impuissance et de cette incompréhension qui me...


    - Impossible Monsieur ! Les conditions de cette organisation ont les propriétés du fer, du béton sans oublier tous les nouveaux matériaux qu'elle développe au jour le jour : les propriétés du béton sans le béton et les propriétés du fer sans le fer et bientôt, les propriétés de l’Homme sans l’homme. L'étape que vous franchissez aujourd'hui est aussi importante que le premier pas qui a mené l'homme sur la lune.


    - Et l'élément nouveau ? Oui ! L'élément nouveau ! Celui qui viendra tout remettre en cause.


    - A votre avis, de quoi parle-t-on depuis une heure ? Mais... de cet élément nouveau, précisément ! Quant à la remise en cause, je viens de vous l'expliquer : cette remise en cause a lieu tous les jours. D'ailleurs, nous ne vivons que de ça : de la remise en cause de tout contre tous et de ce qui est et de ce qui a été. Il n'y a qu'une manière d'être à la hauteur de cet élément nouveau qu'à défaut d'appeler de mes vœux, je nommerais Exigence Nouvelle : c'est de s'y soumettre et d'accepter de vivre sans réponse, sans but, loin de tous les miroirs pour ne pas crever la honte au ventre, révolté, misérable, atterré de non-sens et aveuglé par un constat d'échec total. Regardez autour de vous. Examinez votre chambre ; la chambre de ce mouroir qui a pour nom : maison d'accueil, de retraite et de fin de vie. En quoi ce lieu vous ressemble ? Ce lieu n'a de lieu que le travail de ceux qui l'administrent jusqu'à l'épuisement de leurs occupants. De votre passé et dans cette chambre, je vous défie d'y trouver un témoignage, une voix, un objet, un sourire et de cette fenêtre, une vue imprenable et familière ! Vous voyez ! La boucle est bouclée. De vous, de votre passé, de votre histoire, plus aucune trace physique, plus aucun témoignage.


    - Dans ces conditions, comment trouver la force de mourir ? Oui. Dites-moi : où trouver la force de mourir après une telle vie ?


    - Vous n'avez pas le choix.

    - Aujourd'hui, tout m'est étranger ! Etranger à tout ce que j'attendais, à tout ce qu'on était en droit d'espérer, nous tous. Oui ! Etrangères nos vies ! Etrangers nos rapports ; rapports faux, rapports contraints, rapports dictés par la peur, par toutes les peurs : la peur de l'humiliation, la peur de l'exclusion, la peur de l'échec. Ou bien alors, l'appât du gain pour une hypothétique place au soleil dans l‘espoir d‘y trouver un peu de sécurité, entre somnifères et anti-dépresseurs. Alors, comment accepter de mourir ?


    - Ne vous obstinez pas ! Cédez !


    - De nos forces, qu'en avons-nous fait ? Quel projet avons-nous servi ? Qu'avons-nous construit ? Comment et où trouver la moindre légitimité dans tout ce qu'on abandonne, dans tout ce qu'on laisse derrière nous ? Comment accepter de mourir face un tel bilan ?


    - On vous y aidera. N'ayez crainte.


    - Quand je pense à cette promesse...


    - Quelle promesse ?


    - Celle que notre organisation de l'existence portait en elle. Et cette promesse devait faire que tu aurais un sens, nous tous ouverts à l'infinité de tous les possibles. On pouvait tout accomplir. Et je n'ai même pas pu réaliser ou pu approcher cette promesse. Quant à la saisir... qui peut se vanter de l'avoir fait ?


    - Cédez ! Cédez ! Que diable ! Cédez ! Mais... quand allez-vous enfin céder ? Et puis, rompez ! Rompez cet entêtement ! Cédez et rompez !

    - Rien n’a été accompli. Tout reste à faire. Tout en sachant que ce qui sera fait sera défait avant même que nous ayons eu le temps d'en jouir, ou bien, de nous en approprier le sens et la valeur ; l'inestimable valeur.


    - Plaignez-vous ! Vous avez servi, c'est déjà pas si mal. Allez ! Cédez comme vous avez vécu.


    - Combien sommes-nous à pouvoir nous vanter d’avoir accompli quoi que ce soit pour nous-mêmes, pour les autres et pour ceux qui nous succèderont ? Qu'est-ce qui nous reste à célébrer ?


    - Cédez en cédant sans soupçonner que vous cédiez quand inconscient, vous vous êtes laissé conduire pas à pas, année après année, jusque dans cette chambre.


    - Derrière moi, je ne laisse aucun sourire radieux, aucun regard franc, un regard qui viendrait de loin, un regard profond, enraciné, un regard familier. Non ! Je ne laisse rien. Pas même un foyer dans lequel nos vies se seraient déployées, génération après génération, avec force, courage, respect, responsabilité. Regardez ! Je ne laisse aucune trace.


    - Ca tombe plutôt bien, voyez-vous ! car… aujourd'hui, chaque génération ne doit en aucun cas pouvoir trouver et suivre une trace : la trace d'une vie antérieure. La trace d'une vie avant la sienne... car, toute possibilité de retour sur une expérience qui aurait appartenu au passé doit être exclue. Vivre, c'est ne plus laisser de traces. Alors... ne vous obstinez pas !


    - Plus rien ne nous dépasse. La fin, nous sommes et les moyens. Rien d'autre.

    - Cédez !

    - Comment accepter de mourir après une telle révélation ? Comment mourir en paix avec soi-même et le monde ? Comment accepter de mourir après une telle déception, un tel accablement ?

    - Laissez-vous faire !

    - On nous doit l‘immortalité !

    - Comment ça ?

    - Jamais plus nous n'accepterons de mourir après un tel mensonge dans lequel nous nous sommes tous laissé conduire tel un troupeau de mouton bêlant. On nous doit l'immortalité, je vous dis !

    - Ne dites pas de bêtises, voulez-vous !

    - Nous exigeons l'immortalité ! Après un tel constat, on n'acceptera pas de céder notre place. On ne partira pas. On occupera les lieux ! Et faudra qu'on s'occupe de nous parce que... on s'accrochera jusqu'au bout. D'ailleurs, il n'y aura ni bout ni fin ! L'immortalité, je vous dis ! Sinon, ce sera la guerre ! Oui, la guerre ! Des massacres sans nombre par milliers, par millions ! Car, après un tel gâchis, jamais plus nous n’accepterons de mourir car nous n’accepterons jamais d’avoir vécu comme nous avons vécu."

     

    Copyright © Serge ULESKI

     

    Extrait du titre "Confessions d'un ventriloque" - ouvrage disponible ICI

     

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  • Calais, terminus de tous les terminus

                  

     

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                       Le plus grand bidonville d'Europe aux portes de Calais... terminus humanitaire, terminus politique, terminus social, terminus éthique... tout le monde descend, en bas, tout en bas, si bas, si profond... mais jusqu'où encore ?

     

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                   A Calais,en deux semaines, le nombre de migrants a doublé. Ce sont maintenant 6000 réfugiés qui s’entassent dans des tentes à perte de vue. Ils viennent du Soudan, d’Érythrée, d'Afghanistan ou de Syrie et vivent dans la boue, la crasse et l’épidémie de gale ; viols, racket... dans ces camps appelés "La jungle" une seule loi prévaut : survivre à tout prix en attendant de franchir la Manche car, tous tentent de rejoindre l’Eldorado britannique. Quel eldorado ? On attend toujours des explications à ce propos : qu'est-ce qui peut bien pousser tous ces migrants et ces réfugiés à ne pas vouloir s'établir ailleurs qu'en Grande Bretagne, là où, comme partout en Europe (la Suède, après tant d'autres pays, vient de fermer sa frontière avec le Danemark), l'opinion publique est hostile à l'idée de les accueillir ?

     

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                 Un désastre humanitaire, qui repose sur des accords bilatéraux conclus entre la France et le Royaume-Uni, en contradiction avec le droit européen.

                A ce propos, on évoque une France "bras policier" du Royaume-Uni.

     

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                       Exaspération, insécurité, souffrance, violence à Calais... dans le contexte européen, Calais nous rappelle à quel point l'équilibre social qui permet la concorde, la sécurité et la cohabitation des "opposés et des contraires", voire des antagonismes, est fragile ; un rien peut tout faire basculer ; et c'est alors que "la  loi de la jungle" s'installe.

                       Si l'Etat se porte bien car rien ne peut l'atteindre, à Calais comme à Paris, ni le terrorisme ni la détresse de milliers d'êtres humains, habitants, réfugiés et migrants confondus...

                            Un "appel de détresse" des riverains calaisiens ci-dessus.

     

                      Mais alors, qui fera le procès d'une politique étrangère de l'Occident d'un cynisme et d'une cruauté inqualifiables depuis 20 ans ; une politique du chaos délibéré au Moyen-Orient et en Afrique ; populations déplacées, populations chassées ; politique aux millions de morts... Musulmans.

    Comment peut-on espérer n'en payer aucun prix ? Qui peut sérieusement penser que personne ne nous présentera l'addition ?

     

    ***

     

    Antécédent*

     



    Calais : assaut des migrants candidats à l'exil ... par ULESKI

     

                         Tous les véhicules destinés à franchir la Manche sont potentiellement une cible, une proie... ils sont pris d'assaut, jusqu'aux bus scolaires britanniques qui rentrent à la maison après un séjour sur le continent.

     

     

    Conséquent


    Calais : des migrants tabassés par des routiers... par groupe-nord-littoral

     

     

                                Manifestation, répression, incompréhension :

                                              "Personne ne passe à Calais !"

     
    "Calais, la jungle" : un face à face migrants-réfugiés/police... par ULESKI

     

     

     

     

    1 - En musique, le couple antécédent/conséquent désigne les deux parties ou phrases d'un thème structuré, ou encore les deux voix - la première, et celle qui lui répond d'un canon.

     

    ________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Bienvenue à Calais !

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