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euthanasie

  • L'euthanasie, d'accord... mais pour les milliardaires seulement !

     

                  Fin de vie : au deuxième jour du débat à l'Assemblée nationale (11 mars 2015) sur la proposition de loi Leonetti-Claeys pour améliorer la législation sur la fin de vie, les députés ont rejeté mercredi des amendements qui autorisaient «une assistance médicalisée active à mourir». Un millier d'amendements ont été déposés.

     

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    Dialogue entre la proie et l'ombre...

     


    "Une chose que j'aimerais vous demander...

    - Faites ! Je vous en prie.

    - Ne trouvez-vous pas qu'on enterre un peu trop vite les morts ?

    - Comment ça ?

    - Trop souvent, ce ne sont pas les morts qu'on enterre, c'est de la mort dont on cherche à se débarrasser ; de la mort et de son cadavre. Et moi je suis pour qu'on prenne son temps avec la mort, qu'on s'occupe d'elle, qu'on la bichonne, sans trop en faire toutefois parce que... il y aura toujours un salaud qui en profitera pour vous faire mourir plus tôt que prévu. Et je ne parle pas que des crapules ! Tenez ! Pensez à           l'euthanasie !

    - L'euthanasie ?

    - A son sujet, moi je dis : l'euthanasie, d'accord mais... pour les milliardaires seulement ! Parce que... avec les milliardaires, on est sûrs au moins qu'ils avaient les moyens de se soigner ; et par conséquent, les moyens de rester en vie. Quant aux autres... les démunis, les sans-familles et les vieux : niet ! Interdits d'euthanasie ! Car, en ce qui concerne les disgraciés, n'en doutez pas : ce sont eux qui passeront à la casserole les premiers puisque ce sont eux qui, confrontés à une fin de vie exécrable, souhaiteront y mettre fin.

    L-EUTHANASIE.jpg- Vous voulez dire que... tous ces gens pourraient demander qu'on mette fin à leur vie ?

    - Oui. Les démunis, les disgraciés, les vieux, tous ces gens-là, ça pèse lourd sur les finances de notre système de santé, et plus lourd encore quand ils sont insolvables et seuls. Et pour eux, il n'y aura pas d'acharnement thérapeutique. En d'autres termes : on ne les retiendra pas. Ou bien alors, l'État devra une bonne fois pour toutes se décider : soit il se donner les moyens de faire en sorte que nous ayons tous une fin de vie décente, soit il décide de se débarrasser des plus fragiles d'entre nous : fragiles et insolvables !

    - Vous pensez vraiment que...

    - Si vous croyez que l'Etat va se gêner !

    - Et les médecins  ?

    - Les médecins ?! Demandez donc aux hémophiles ! Enfin, à ceux qui sont encore là pour témoigner après l'affaire du sang contaminé."


     

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                  Nombreuses sont les personnes âgées qui ne font que demander la mort physique pour que cesse leur mort sociale car le droit de mourir occulte souvent l'absence du droit à vieillir dans la dignité.

     Après la salve d'applaudissements qui a accueilli mercredi 25 juin le verdict d'acquittement rendu par la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à propos du procès Bonnemaison, ne cessons jamais de nous interroger.

           
     

              

                 Un documentaire de 2013 qui fait le point sur la loi qui autorise l'euthanasie ; loi votée en Belgique voilà dix ans après la Hollande : des parents de patients témoignent ainsi que des professionnels de santé ; et parmi eux, des infirmières : "Aujourd'hui je suis à la retraite et je m'inquiète. Je n'ai plus confiance en la médecine. La dégradation des soins (sous financement, formation médiocre) est telle que tous les abus et les détournements sont possibles depuis cette loi."

     

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                   A l'heure où on annonce la suppression de 22000 emplois dans les hôpitaux publics dans les trois prochaines années... ce débat autour de l'euthanasie arrive au pire moment : paupérisation de l'Etat à l'origine de laquelle on trouvera un mondialisme qui est une véritable déclaration de guerre contre l'Europe et les Etats providence.

        

    ***

     

                  Quelles conditions de vie et de fin de vie pour chacun d'entre nous dans les cinquante prochaines années ?

    Tout aussi importante que tous les cas extrêmes qui nous sont présentés par les médias, est cette question qui est rarement prise en compte par ceux qui souhaitent une loi qui autoriserait l’euthanasie : notre système de santé, son financement face au vieillissement de la population, l'augmentation de l'espérance de vie et celle des coûts de l'innovation...

    Car, là sont les vrais enjeux !

    Tout en sachant que la collectivité aura besoin de dépenser toujours plus dans le domaine de la santé, il se pourrait bien qu'un jour, des gouvernements s'y refusent appuyés par un électorat égoïste ou mal informé.

    Quel système de santé souhaitons-nous nous offrir, entretenir et développer pour quelle qualité de vie et pour quelle de « fin de vie » ?

    Question bien plus importante que le droit de disposer de son corps car, faut-il rappeler que notre corps nous appartient dans la mesure où toute décision prise à son sujet ne remet pas en cause cette part de responsabilité qui incombe à tout un chacun (1) ; responsabilité qui fait que notre société s'interdit - par exemple -, d'encourager le suicide, l’auto-mutilation, les comportements à risque etc...

    Autoriser l'euthanasie, c'est prendre le risque de voir une société se débarrasser de milliers, voire de millions d'individus incapables économiquement de "s'offrir" une fin de vie de qualité car, cette société-là aurait majoritairement fait le choix de ne pas financer un système susceptible de garantir une telle fin de vie aux plus démunis, entre autres et pour commencer (2).

     

    ***

     

                   Face à une situation de précarité extrême, voire de dénuement total, en désespoir de cause, combien de suicides, combien d’interruptions de traitement sous le couvert de l'euthanasie peut-on raisonnablement craindre, sans oublier les choix draconiens d’une médecine hospitalière qui serait privée de moyens ?

    Au sujet de notre santé et de notre qualité de vie à tous, on ne doit avoir qu'un seul souci et qu'un seul combat : le financement, l'aide aux familles et le soutien au personnel soignant afin de réunir toutes les conditions nécessaires à l’exercice de cette "qualité de vie" que l’on soit ou non sur le point de la quitter.

    Et on ne manquera pas de noter qu’il est bien question de "vie" et de "qualité" et non d'un "comment mourir au plus vite ?" défaitiste.

     

     

     

    1- Nous ne nous appartenons pas (entièrement) à nous-mêmes car, ce n'est pas (seulement) nous qui nous sommes faits.

    2 - Les professionnels de santé vous le confirmeront : il existe bien  un lien entre l'augmentation des "cas" de demandes d'euthanasie et la déshumanisation de la société ; déshumanisation qui touche en priorité les plus fragiles : les personnes âgées isolées, aux revenus très faibles.

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    Pour prolonger, cliquez Procès Bonnemaison

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  • L'euthanasie, d'accord mais... pour les milliardaires seulement !

    Dialogue entre la proie et l'ombre.



    " Une chose que j'aimerais vous demander...

    - Faites ! Je vous en prie.

    - Ne trouvez-vous pas qu'on enterre un peu trop vite les morts ?

    - Comment ça ?

    - Le plus souvent, ce ne sont pas les morts qu'on enterre, mais... c'est de la mort dont on cherche à se débarrasser ; la mort et son cadavre. Et moi je suis pour qu'on prenne son temps avec la mort, qu'on s'occupe un peu d'elle même s'il n'est pas question de la banaliser, car il y aura toujours un salaud qui en profitera pour vous faire mourir plus tôt que prévu. Et je ne pense pas qu'aux crapules ! Pensez à l'euthanasie ! A son sujet, moi je dis : l'euthanasie, d'accord mais... pour les milliardaires seulement ! Parce que... avec les milliardaires, on est sûrs au moins qu'ils avaient les moyens de se soigner ; et par conséquent, les moyens de rester en vie. Quant aux autres... les démunis, les sans-famille et les vieux : niet ! Interdits d'euthanasie ! Car, en ce qui concerne les disgraciés, ce sont eux qui passeront à la casserole les premiers puisque ce sont eux les premiers qui, confrontés à une fin de vie exécrable, souhaiteront y mettre fin.

    - Vous voulez dire que... tous ces gens pourraient demander qu'on mette fin à leur vie ?

    - Oui. Les démunis, les disgraciés, les vieux, tous ces gens-là, ça pèse lourd sur les finances de notre système de santé, et plus lourd encore quand ils sont insolvables et abandonnés. Et pour eux, il n'y aura pas d'acharnement thérapeutique. En d'autres termes : on ne les retiendra pas. Ou bien alors, l'État devra une bonne fois pour toutes se décider : soit il se donner les moyens de faire en sorte que nous ayons tous une fin de vie décente, soit il décide de se débarrasser des plus fragiles d'entre nous : fragiles et insolvables !"

    - Vous pensez vraiment que...

    - Si vous croyez que l'Etat va se gêner !

    - Et les médecins  ?

    - Les médecins ?! Demandez donc aux hémophiles ! Enfin, ceux qui sont encore là pour témoigner après l'affaire du sang contaminé."

     

     

    Extrait du titre : "Des apôtres, des anges et des démons"

     

     

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                        Quelles conditions de fin de vie pour chacun d'entre nous ?

    Tout aussi importante que tous les cas extrêmes qui nous sont présentés par les médias, est cette question qui est rarement prise en compte par ceux qui souhaitent une loi qui autoriserait l’euthanasie : notre système de santé, son financement face au vieillissement de la population, l'augmentation de l'espérance de vie et celle des coûts de l'innovation...

    Car, là sont les vrais enjeux !

    Tout en sachant que la collectivité aura besoin de dépenser toujours plus dans le domaine de la santé, il se pourrait bien qu'un jour, des gouvernements s'y refusent appuyés par un électorat égoïste ou mal informé.

    Quel système de santé souhaitons-nous nous offrir, entretenir et développer pour quelle qualité de vie et pour quelle de « fin de vie » ?

    Question bien plus importante que le droit de disposer de son corps car, faut-il rappeler que notre corps nous appartient dans la mesure où toute décision prise à son sujet ne remet pas en cause cette part de responsabilité qui incombe à tout un chacun (1) ; responsabilité qui fait que notre société s'interdit - par exemple -, d'encourager le suicide, l’auto-mutilation, les comportements à risque etc...

    Autoriser l'euthanasie, c'est prendre le risque de voir une société se débarrasser de milliers, voire de millions d'individus incapables économiquement de "s'offrir" une fin de vie de qualité car, cette société-là aurait majoritairement fait le choix de ne pas financer un système susceptible de garantir une telle fin de vie aux plus démunis, entre autres et pour commencer (2).

     

     

    1- Nous ne nous appartenons pas (entièrement) à nous-mêmes car, ce n'est pas (seulement) nous qui nous sommes faits.

    2- Les professionnels de santé vous le confirmeront : il existe bien  un lien entre l'augmentation des "cas" de demandes d'euthanasie et la déshumanisation de la société ; déshumanisation qui touche en priori les plus faibles : les personnes âgées isolées, aux revenus très faibles.

     

     

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                     Face à une situation de précarité extrême, voire de dénuement totale, en désespoir de cause, combien de suicides, combien d’interruptions de traitement sous le couvert de l'euthanasie peut-on raisonnablement craindre, sans oublier les choix draconiens d’une médecine hospitalière qui serait privée de moyens ?

    Au sujet de notre santé et de notre qualité de vie à tous, on ne doit avoir qu'un seul souci : le financement, l'aide aux familles et le soutien au personnel soignant afin de réunir toutes les conditions nécessaires à l’exercice de cette "qualité de vie" que l’on soit ou non sur le point de la quitter.

    Et on ne manquera pas de noter qu’il est bien question de "vie" et de "qualité" et non d'un "comment mourir au plus   vite ?" défaitiste.

     

     
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