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extrême droite

  • Sionisme et Front national : un rapprochement imminent ?

     

     

               Eric Zemmour, Elisabeth Lévy, Roger Cukierman, Alain Finkielkraut

     

    Semaine après semaine, éditoriaux, commentaires, livres, prestations télévisées, on ne peut plus passer à côté de ce qui ressemble au mieux... à une campagne de dénigrement, au pire... de diabolisation, contre les Musulmans, l’Islam et les Français issus de l’histoire coloniale française. 

    Dans cette campagne appuyée par les médias dominants – audience oblige ! -, il semblerait que le Front National n’ait plus le monopole de l’articulation de l’exploitation médiatique du bouc émissaire musulman, arabe, maghrébin et africain : c’est au choix.

    En effet, des acteurs connus pour entretenir auprès d’une puissance étrangère, nommément Israël, un grand, voire un très grand souci, se sont joints d’une manière maintenant récurrente et affirmée à cette campagne de diversion qui, en aucun cas, n'a pour souci l’intérêt général et le bien commun mais bien plutôt des intérêts géo-politiques, électoraux, ethniques et communautaires.

    Aussi,  force est de constater ce qui suit : dans un avenir proche, il faudra très certainement s'attendre à un "rapprochement" entre ce qu'il est convenu d'appeler "les sionistes" et l'extrême droite dans sa version Front National.

    Par "sioniste", entendons... sionistes de conviction, ceux pour lesquels le soleil se lève et se couche avec Israël ; et non de nécessité - garder son job dans les médias, la politique, la culture et les affaires -, ou d'opportunité : progresser dans sa carrière.

    Par extrême droite, on définira une idéologie historiquement traversée par les courants suivants, et pas nécessairement chronologiquement : le pétainisme, le colonialisme, l’intégrisme catholique, l’anti-parlementarisme, le nationalisme discriminatoire, le fascisme, l'anti-syndicalisme, le monarchisme revanchard, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie, sans oublier les vieilles lunes du racialisme et de l’eugénisme social.

     

               A ce propos, il reste toutefois à ces "sionistes de conviction" à gérer leur réticence vis à vis du passé (et du présent ?) antisémite de cette extrême droite aujourd’hui en partie regroupée sous la « marque » Front National ; « en partie » car,  le FN n’est pas toute l’extrême   droite :  il en reste encore à côté !

    Il est vrai que Zemmour, lui, a franchi le pas depuis longtemps car sa haine du Musulman, du Maghrébin et de l'Africain, expliquée ICI, est bien bien supérieure à son devoir de solidarité ethnique pourtant si fort dans sa communauté d’origine.

    Pour apaiser sa conscience, sans doute Zemmour s’est-il résolu à penser que l'antisémitisme a été expurgé du Front National par Marine Le Pen. Comme quoi : tous les petits arrangements avec sa conscience et la réalité sont possibles quand la fin justifie les moyens.

    Faut dire que ce sont autant les médias qui ont fait Zemmour que l'histoire personnelle de cette essayiste de RTL. Et ce n'est sûrement pas un hasard si son cheval de bataille n'est pas l'égalité et la fraternité mais... la dénonciation du Musulman jugé a priori  non-intégrable, et encore moins… assimilable ; un Musulman par essence… anti-français et anti-européen ; un Musulman décidément incompatible ! Et derrière ce Musulman : l'Arabe. Derrière l'Arabe, le Maghrébin ainsi que les Français originaires d'Afrique noire. Et derrière le Maghrébin... un soutien indéfectible à la cause palestinienne.

    Et si Zemmour ne s'intéresse qu'au Musulman et au Maghrébin en tant que juif séfarade expatrié (forcé !) d’Algérie, les médias eux, en revanche, sont particulièrement intéressés car singulièrement énervés, par tout soutien aux Palestiniens. D'où cette entente très cordiale et la complaisance avec laquelle les médias reçoivent Zemmour et Marine le Pen ; chacun y trouvant son compte : les Musulmans à Zemmour et au Front National ; les Arabes (comprenez : les antisionistes) aux médias.

    Sur ce chapitre « Médias », quant à leurs propriétaires et leurs employés journalistes qui ont en commun une solidarité indéfectible à Israël et son système colonial d'apartheid (ce qui n’est sûrement pas fait pour déplaire au FN qui voit là sans doute la possibilité d’un modèle de développement « à part » de la minorité musulmane française – rejet, stigmatisation, relégation aux travaux les plus ingrats, surexploitation de sa main d’œuvre), pour ces médias-là, la quasi-totalité, Zemmour c'est tout ce que le Front national aurait pu être, et devrait être, à leurs yeux à tous et auquel ils souhaiteraient pouvoir se rallier, tactiquement, dans la connivence et le soutien tacite, si ce n’était le boulet antisémite de ce parti, et en ce qui concerne ces mêmes médias tous ralliés à la mondialisation, sa détestation d'une oligarchie qui ne reconnaît aucune frontière ni aucune nation ; or, Zemmour est bel et bien leur face cachée à tous car, l'articulation par Zemmour d'un hypothétique "péril musulman" et d'un fantasmatique "remplacement de la population française de souche par ces mêmes Musulmans" cher à Renaud Camus, sert à merveille leur propre angoisse et leur désir de garder le contrôle, de dominer la scène médiatique afin de continuer de protéger l’image et les intérêts d’une puissance étrangère qui ne recueille plus, depuis trente ans, le soutien des Peuples d’Europe ; une puissance unanimement condamnée par le reste du monde de surcroît.

     

    ***

     

    Après Zemmour…

     

    C’est au tour d’Aymeric Chauprade, membre du FN de fraîche date, aujourd’hui député européen, jadis un opposant au lobby pro-israélien et néo-conservateur ; il s’est récemment converti au « Musulman bashing » en faisant sienne la priorité de la lutte contre le péril que représente l'Islam en Europe ; tactique électorale oblige ! De la droite à l’extrême droite, l’islamophobie est fédérateur ; aucun parti n'a perdu des voix en l'instrumentalisant ; tout comme à gauche, l’anti-islamophobie. Le PS qui se suffit à lui-même, et que l’on ne peut décidément pas classer à « gauche », soufflant, comme un fait exprès, le chaud et le froid sur cette question.


               Un petit retour en arrière maintenant : souvenons-nous, il y a quelques années déjà, à l’occasion des premiers succès électoraux du Front National, Roger Cukierman du Crif s’en est félicité dans ces termes : « Avec la montée du FN, les Arabes n’auront qu’à bien se tenir ! ».

    Comme quoi…. on n’est jamais assez vigilants !

               Le site Causeur.fr, privé d’abonnés, - on peut légitimement se demander comment il se finance : salaires et frais de fonctionnement ? -, dirigé par Elisabeth Levy, véritable passionaria de l’islamophobie… islamophobie qui cache, dans les faits, une aversion inavouable pour l’Arabe anti-sioniste, occupe ses "Une", avec Charlie Hebdo, semaine après semaine, tantôt avec la caricature des Musulmans, tantôt avec la condamnation de l’Islam, amalgames sur amalgames (terrorisme et exécutions barbares), jusqu’à sommer la communauté musulmane de France de se désolidariser publiquement de tous les cinglés du djihad ainsi que des groupes qui fleurissent ici et là comme des champignons après la pluie, (groupes pas seulement auto-financés ni auto-manipulés : suivez notre regard !) : in fine, l’Islam est, là encore dans les colonnes de ce journal, jugée incompatible avec tout ce qu’une Elisabeth Levy souhaite préserver comme pré carré et autres domaines réservés : une partie du monopole du pouvoir médiatique et du lobbying politique et communautaire.

     

               Après Zemmour, nul doute… le pompon revient à Alain Finkielkraut qui se cache derrière Charles Péguy et la Comédie française pour mieux recevoir cordialement sur France Culture, Richard Millet et Renaud Camus - deux suprémacistes blancs et chrétiens (1).

    Aujourd’hui même, Alain Finkielkraut, s'est évertué, une heure durant, ce samedi 18 octobre 2014 donc, dans son émission Répliques, sur France Culture (!!) à relativiser l'engagement à l'extrême droite du colonel de La Rocque - dans les années 30, il est à l'origine du slogan "travail, famille, patrie" repris par Pétain et sa Révolution Nationale -, auprès de deux de ses invités, deux « historiens du fascisme », sans toutefois, à son grand regret, convaincre ni l'un ni l'autre. En fin d'émission, il y reviendra : il tentera cette fois-ci de disqualifier toute tentative d'associer à la fois le régime de Vichy à du "fascisme", et plus près de nous, aujourd’hui, le Front National… à l'extrême droite, et là encore, au fascisme.

    Sur France Culture... on ne corrige pas un Académicien !

    On est donc libres mais... prévenus.

     

                Eric Zemmour, Elisabeth Lévy, Roger Cukierman, Alain Finkielkraut, Aymeric Chauprade, Renaud Camus, Richard Millet… inutile de se voiler la face, le rapprochement est bel et bien en marche : sionisme et Front National, même combat !

    Combat contre l'Arabe, le Musulman, le Maghrébin anti-sionistes et l'Africain.

     

    ***

              

                   A tous ces sionistes pressés d’en découdre au côté du FN, qu’il soit permis ici de leur opposer la figure de Marc Bloch…né le 6 juillet 1886 à Lyon ; historien français, fondateur avec Lucien Febvre des Annales d'histoire économiques et sociales en 1929, Marc Bloch a donné à l'école historique française une renommée internationale. Combattant de la Grande Guerre, décoré de la Croix de guerre et de la médaille militaire,à la déclaration de la seconde guerre mondiale, Marc Bloch alors âgé de 53 ans demandera à être enrôlé.

    Après la défaite et sa démobilisation, Marc Bloch refusera toutes les propositions d’exil : ni Londres, ni l’Amérique du Sud ni les Etats-Unis ; il se réfugie dans la zone libre. En 1943, après l'invasion de cette zone, il s'engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs. Il est arrêté à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, torturé, il meurt le 16 juin fusillé par la Milice.

     

     

     

    1Renaud Camus a fait du danger imminent du "remplacement de la population française de souche par les Musulmans"  l’alpha et l’oméga de toute sa réflexion à la fois politique et existentielle.

    Richard Millet, libanais de France, est un suprémaciste blanc et chrétien : dans son ouvrage « Éloge littéraire d’Anders Breivik », il tentera à mots à peine voilés de nous dire ceci : « Que ces 74 ados assassinés vivent ou meurent cela n'avait aucune espèce d'importance. Se trouvaient réunis ce jour-là sur cette île, des ados incultes et livrés au multiculturalisme et à la culture américaine ; de plus, ils n’avaient pas de mots assez durs contre Israël.  Aussi, avec ces assassinats, l'humanité n'a rien perdu. Bien au contraire : on s'est débarrassés d'une bande de jeunes cons qui méritaient à peine de vivre."

    On peut imaginer quel aurait été le tollé si, à propos des trois enfants juifs victimes de Mohammed Merah, un éloge semblable avait été publié : "Qu'importe la mort de ces trois enfants juifs ! Endoctrinés dès leur naissance, ces enfants une fois ados, et plus tard, adultes, auraient pris fait et cause pour cette idéologie raciste et diabolique et qui nous pourrit la vie qu'est le sionisme ! Ce jour-là, avec la mort de ces enfants, l'humanité n'a rien perdu. Bien au contraire : elle s'est débarrassée de trois gamins qui ne méritaient pas de vivre".

    Qui aurait  édité un tel ouvrage et qui, dans les médias, aurait reçu son auteur ? Personne, bien évidemment.

    Rejet du multiculturalisme, dénonciation de l'«islamisation de l'Europe», Anders Breivik, fondamentaliste chrétien lié à l'extrême-droite, adepte de «l'idéologie du choc des civilisations», sera reconnu responsable de l’assassinat de 92 personnes : sept ont péri dans un attentat à la bombe à Oslo et 85 lors d'une fusillade dans un camp de jeunesse des jeunes travaillistes norvégiens âgés de 14 à 18 ans.

     

     

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Alain Finkielkraut... contre toute raison

     

     

                  Alors qu'Alain Finkielkraut a été élu jeudi 10 avril à l'Académie française, au premier tour, par 16 voix sur 28 – 3 voix sont allées à Gérard de Cortanze, une à Athanase Vantchev de Thracy ainsi que Huit bulletins barrés d'une croix en signe de désaveu, après une polémique qui a échauffé les esprits...

     

    Revenons sur cet essayiste.

     

     

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                   Qui prendra le temps d'entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut ? Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, deviennent sinon embarrassantes, du moins… franchement gênantes pour tout le monde ; et en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs confrontés à un Finkielkraut rarement absent de nombre d’émissions dites d'information.

     

     

    Quant aux médias qui s’évertuent à lui tendre un micro avec ou sans caméra en guise de miroir - animateurs de télé ou radio ; ceux que d’aucuns auront la complaisance d’appeler « des journalistes » -, si immanquablement ils suspendent leur jugement à son sujet, et alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel - exclusion, bannissement...-, sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres… une balle dans le pied ou bien encore, une ambulance... animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.

     

     

    ***

     

     

     

                  Mais alors ! Qui est donc ce Finkielkraut perdu dans un "qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?

     

     

     

    Incapable de penser le présent (un présent trop imparfait pour lui sans doute ?), mais homme de son temps, assurément, (n'allez surtout pas voir chez Finkielkraut un mécontemporain), Finkielkraut incarne à merveille la mort de la politique, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du communautarisme - religieux ou non -, aux tensions sans nombre et à l'humanité universellement perdue.

     

     

    Pourfendeur de ce qu'il croit être "La modernité" dont il n'y aurait rien à sauver, avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée, jamais ! Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets. Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.

      

    Ruines.jpgPrivé de culture historique, économique, sociologique et politique, grand admirateur de la  force de frappe d'Israël et des Etats-Unis, tout en conspuant les moeurs de la société américaine car, ignorant comme il n'est plus permis de l'être, Finkielkraut croit que les bombes de l'Oncle Sam sont gratuites et qu'elles n'engagent à rien - on retrouve là cet esprit bourgeois qui prend et qui ne rend rien -, il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, ainsi que la mort des intellectuels et des "philosophes", et celle d'une littérature élévation de la conscience humaine (d'où sa nomination à l'Académie Française ? Il suffit seulement de penser à un Jean d'Ormesson !).

     

     

     

    Gigantesque auto-mystification Finkielkraut ?

     

     

    A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Mais alors... Tartuffe de la conscience humaine !

     


    ***

     

     

                   Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (1) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut),l’anti-sémitisme (tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom. Et pour finir : l’Etat d’Israël  (A chacun ses casseroles !).

     

     

    Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut ait décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?

     

     

    Et pourtant… il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Lévinas... c’est vrai, ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté", mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice, puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension... un coeur intelligent donc... attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle, et qui, manchot(e), se comptent sur les doigts d’une seule main ; une main qui s’empresse de se refermer pour former un poing : étau et roc.

     


    ***

      

     

     

     

                Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais !


    Un Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit, même si, pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués plus que révélateurs, même si, ignorés de lui-même par définition, il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels.

     

     

    Ses difficultés lorsqu’il est question d’appréhender la réalité d’un fait dans toute sa complexité font de lui un grand petit bourgeois que tout effraie, et  par voie de conséquence, un bavard… puisque moins l’on comprend plus on commente et plus l’on s’agite, sans doute pour apaiser son angoisse ; en revanche,  une fois que l’on a saisi, on n’a qu’une envie : se taire et se mettre au travail…

     

    A ce sujet, bien qu'enseignant à l'Ecole Polytechnique, on ne saurait que trop recommander à Finkielkraut de prendre des cours du soir auprès d'Edgar Morin et de sa Méthode.

    .

     

    Grand vizir de tous ceux qui partagent ses préjugés et sa stratégie consciente ou inconscience de sabotage de nos efforts d’unité nationale autour de valeurs et d’une Histoire communes, même conflictuelles, maître à penser par excellence de tous ceux qui pensent contre lui…faites donc le test ! Enquérez-vous de l'opinion de Finkielkraut sur un sujet quel qu’il soit, et contentez-vous de penser le contraire, c'est à dire...  de voir plus grand, plus large… en un mot : plus complexe ;  ça marche à tous les coups ! Car, vous aurez alors fait un grand pas vers une pensée honnête et féconde, et qui plus est, une pensée altruiste, en lieu et place d'un vague sentiment apeuré ou bien d'une opinion socialement et ethniquement orientée (ce qui est toujours le cas chez Finkielkraut ! D’où sa charge régulière contre les Français issus de l’immigration du Maghreb et ceux  qui contestent ses jugements à l’emporte pièce, avec en toile de fond son soutien à la politique pourtant indéfendable de l’Etat d'Israël) ; une pensée qui vous rapprochera d’une meilleure compréhension d’une réalité qu’aucune vérité statistique ou factuelle ne pourra jamais contenir. Seule condition : être prêt, si nécessaire, à penser contre soi, contre sa caste, sa classe, contre son ethnie, tout en y mettant un peu de cœur (2) ; ce dont Finkielkraut est bien incapable.

     

    *** 

     

                 Producteur et animateur chez France Culture de l'émission Répliques qui se veut, sans rire, au cœur de la France, le choix de ses invités permet le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.

     

     

    Jouissant sur cette radio publique d'une impunité refusée à tous les autres, les propos concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu'il traite ne manquent jamais de nous ramener - et quelque soit le sujet : un vrai tour de force de la part de Finkielkraut ! -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…

     

     

    Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi ; et comme si cela ne suffisait pas : privés parfois d’une modernité émancipatrice -... semble déterminé à ne pas rendre, même en partie,  tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration... sinon à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (3).

     

     

    Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?

     

     

    Ingrat donc mais d'une ingratitude sélective car… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (4).

     

      


    *** 

     

     


                    Anonyme.jpgIntraitable avec ses dis-semblables, toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme sans excuses qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants, lâches et veules), finira poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure  (5) face à ceux qui ont fait, ici en Europe, la littérature et la philosophie, entre autres piliers de notre civilisation, pour ne rien dire de son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.

     

     

               De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…

     

     

     

     

     

     

    1– Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule Indignez-vous de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.

     

     

    2 - De préférence à l’égard de l’Autre, même et surtout… lorsqu’il est tout autre ; ou du moins… lorsqu’il est perçu comme tel car, si l’on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a encore (Palestine… )  ! Surprenant que Finkielkraut n’ait pas retenu cette leçon de l’Histoire ; il est vrai qu’elle ne concerne plus sa communauté.  Aussi, à chacun sa m…. ! Et les victimes seront bien gardées et les bourreaux protégés, voire… absous.

     

    3 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; ironie suprême : un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire ; tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?

     

     

    4 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête... bête et méchant ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Lévinas… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias et Patrick Bruel. Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

     

     

    5 - Difficile de ne pas penser à l'ouvrage de Julien Benda La trahison des clercs écrit en 1927, et dernièrement... à l'article de Séverine Labat.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut - Uleski Nouvelobs

     

     

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  • Montauban - Toulouse : pourquoi là, maintenant ?

     

                     A tout passage à l’acte correspond un élément déclencheur ; somme d’événements qui altère une situation et engendre une manifestation non plus mentale mais… physique.

    Réalisation d’un acte sans parole jusque là contrôlé, donc réprimé par son futur auteur, il est écrit que le passage à l’acte est un moyen d'entrer en relation avec la réalité, mais par excès, en force.

    « Il n’y d’acte que d’homme » nous dit Lacan. Et puis aussi : « tout acte au sens vrai est… un suicide du sujet, il peut en renaître, mais il en renaît différent… »

    Ou bien encore : là où le langage défaille, l’acte vient à la place de l’indicible.

     

    Montauban, Toulouse, pourquoi là, maintenant ?

     

                     Moment de rupture brutal, la décision de passage à l’acte est souvent empreinte d’ambivalence et mais elle reflète toujours une tension, une angoisse à son paroxysme, et donc intolérable.

     

          Mais... Montauban, Toulouse, pourquoi là, maintenant ?

     

                    Si la réponse à cette question est sans aucun doute complexe (multi- factorielle), est-ce faire preuve d’un opportunisme mal intentionné, voire fâcheux et malhonnête, est-ce intenté un procès d’intention à qui de droit, en attendant de les nommer tous autant qu’ils sont, que de refuser d’exclure de cette réponse les paroles d’hommes et de femmes politiques - pour partie occupant les plus hautes fonctions, sans oublier les sous-fifres de la provocation et de la polémique à la fois pompiers et pyromanes -, qui n’ont de cesse depuis quelques années maintenant, et avec une franche détermination depuis quelques semaines, de souffler le chaud et le froid - deux pas en avant, un pas en arrière -, sur des sujets qui touchent à cette autre France… une France composée de citoyens de nationalité française ou non manifestement dépourvus des titres de compétences et des accréditations qui devraient garantir à chacun la condition de vie suivante : qu’on lui fiche une paix royale…

    Car , si on ne prête – même fauchés -, qu’aux riches et aux puissants, que les penseurs et les acteurs d’une telle stratégie de la division et de la tension intercommunautaires ne se fassent aucune illusion : quand le cynisme politique nourrit la folie obsessionnelle de quelque désaxé, anonyme et très certainement isolé, qu’ils sachent tous que le passage à l’acte de ce dernier leur en donnera toujours pour  beaucoup plus que leur stratégie n’en provoquerait, à leur insu, dans le meilleur des cas, ou bien dans le pire… beaucoup plus que cette même stratégie n'en demandait  ou n’en réclamait sans toutefois oser y croire.

    Et la fusillade qui a pris pour cible une école juive, communauté jusqu’alors épargnée par cette stigmatisation et ce cynisme politique, semble le confirmer.

     

            Mais alors... Montauban, Toulouse, pourquoi là, maintenant ?

     

                    Qu'il soit permis ici de rappeler que la mort n'éteint rien ; bien au contraire : elle éclaire tout..

    Aussi... ne vous arrêtez jamais à la mort ! Et même si le nombre, le prestige des victimes, la mobilisation et les larmes sanctifient... continuez de scruter et de peser... la dégénérescence, le délitement jusqu’à la déchéance de cette partie de la société composée d'acteurs politiques, sociaux et communautaires sûrs de leur bon droit mais... le plus souvent en dessous de tout !

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  • Bombe et fusillade en terre norvégienne

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                Rappel des faits : Oslo, 15h20, le 22 juillet. Une bombe explose, faisant au moins sept morts et de nombreux blessés.

    Ile d'Utoya, 16h50. Un individu ouvre le feu sur des personnes qui participent à l'université d'été des jeunes du parti travailliste norvégien. Le bilan de la tuerie est de 68 morts et de nombreux blessés.

    Proche des thèses d'extrême droite et très critique à l'égard du multiculturalisme de la société norvégienne, arrêté, Anders Behring Breivik, 32 ans, reconnaît être l'auteur des deux attaques.

    .

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    Quand la fiction dépasse de loin la réalité...

    Le foulard d'une jeune femme musulmane, musulmane et majeure, devient le foulard de toutes les femmes asservies par une religion archaïque qui menace toutes les autres religions et toutes les autres femmes...

    Des problèmes de cohabitation et d'adaptation, de densité et de mixité offrant alors le prétexte à un constat d'échec irréversible auprès d'une population jugée hostile et inassimilable...

    Et le fanatisme de quelques uns devient le fanatisme de tout un peuple bouc émissaire... à l'ombre d'une exploitation politique et idéologique des peurs, des drames et des injustices.

     

    ***

     

               Désormais, les auteurs hyper-médiatisés de jugements à l'emporte-pièce à l'encontre d'une minorité et d'une religion - toujours la même -, que d'aucuns voudraient tenir responsables de tous les maux de la société et de la terre...

    Ces acteurs de la diversion, volontaires ou imbéciles utiles, n'auront qu'un droit : bien se tenir ; et pas seulement du côté de la dite extrême droite : loin s'en faut.

    Quant à ceux qui parlent déjà de crime contre l'humanité - jugement réservé aux vainqueurs, et alors que notre défaite semble jour après jour se confirmer -, si l'émotion est le pire des mensonges quand il s'agit de saisir une vérité, elle permet aussi de noyer la raison jusqu'au déluge d'une bêtise et d'une ignorance qui risquent de nous emporter tous, raison, corps et biens.

     

                Pardonnez-leur... ils ne savent pas ce qu'ils font.

     

     

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                A la lumière de tous ces loups d'un jour, le plus souvent... agneaux manipulables à souhait, à la fois poignard et blessure, restés cruellement indifférents à l'opinion du monde...

    Du délire à la démence...

    Décidément...

    Personne de sérieux et d'honnête ne pourra faire l'économie d'une prise de conscience qui aura pour cible : la dépossession...

    Dans un monde sans amplitude qui semble faire chaque jour table rase du passé et qui ne propose aucune direction.

    Un monde pour quelques "happy few" : New York, London, Paris, Miami, demain Shanghai et New Delhi avec le même aplomb...

    Précisément ceux qui n'ont de cesse de nous donner des leçons de mondialisation comportementale citoyenne.

     

    ***

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                Qu'il soit permis ici de rappeler que la mort n'éteint rien ; bien au contraire : elle éclaire tout.

    Aussi... ne vous arrêtez jamais à la mort ! Et même si le nombre sanctifie... Continuez tout droit... toujours !

     

     

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