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  • Jacques Cheminade sur la France dont le monde a besoin

     

                   Candidat à la présidentielle de 1995, Jacques Cheminade est le fondateur du parti « Solidarité et progrès ». Banni des médias dominants, Jacques Cheminade défend un programme de réorganisation complète du système financier international. En matière de système bancaire, il réclame la nationalisation des banques centrales.

     

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    « Elever le débat, c'est faire son métier d'homme »

     

                   Patriote et citoyen du monde : défendre la Nation et repousser une mondialisation truquée, la France du Conseil National de la Résistance est en cours de démantèlement ; fin du contrat social de protection et d'un dynamisme qui repose sur un Etat fort, sur l’investissement et l'ascension de tous par "le mérite".

                  Toutes catégories confondues, aujourd'hui près de 10 millions d'individus sont au chômage, sans activité ou bien dans un activité minimale : des contrats de quelques heures par semaine.

    90% des emplois créés le sont dans le cadre d'un  contrat à durée déterminée.

    Les emplois de service ne remplacent pas les emplois industriels perdus.

    Paupérisation de l'Etat et de ses capacités d'investissement. Hégémonie d'une économie financière du pillage :

    -   L'Espagnol à 600 euros.

    -   Le Grec à 400 Euros

    -   L'Ukrainien, très convoité, à 200 euros. Inutile de préciser que l’économie financière attend de l'exploitation de ce travailleur ukrainien appelé à rejoindre l'U.E des profits colossaux.

                  Le traité trans-atlantique aura pour conséquences : la paralysie de l'Europe en tant qu'entité politique et économique autonome ; l'abaissement des normes de protection alimentaire ; des dé-règlementations au détriment des citoyens consommateurs et des Etats protecteurs des Peuples.

     

     

                    A partir de la 30e minute... Jacques Cheminade nous présente un groupement appelé BRICS : acronyme anglais pour désigner un groupe de cinq pays qui se réunissent en sommet annuels : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, cinq pays déterminés à protéger leur souveraineté nationale et l'idée de l'établissement d'une coopération sur la base d'un gagnant-gagnant.

    Jacques Cheminade voit une place et un avenir pour la France dans ce re-groupement contre une Europe acquise à un trans-atlantisme destructeur de tous les potentiels français : chômage, délocalisation, désindustrialisation, budget de la recherche à minima avec pour conséquence une dépendance technologique qui annonce une France- esclave.

    Pour revenir à un ordre de développement mutuel... Jacques Cheminade nous propose de regarder plein Est, de la Russie à la Chine, de Brest à Shanghai, et plein Sud : de Shanghai à Johannesburg ; ce qui implique  de sortir de l’Euro, de l’U.E et de l’Otan pour, à nouveau, embrasser le monde entier.

     

     

                            Série de conférences organisée par l'Institut Schiller autour de la questions des BRICS : ICI

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    Pour prolonger, cliquez : Jacques Cheminade : questions, réponses

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  • Déroute autour de la dette grecque : que reste-t-il de Syriza et du gouvernement Tsipras ?

     

                

                 Après 17 heures de négociations, les dirigeants de la zone euro ont obtenu la capitulation d’Alexis Tsipras.

    Et quelques jours avant... Jean-Luc Mélenchon de s'exprimer :

     

     

               

                    Le suspense ne durera pas longtemps à propos de ce vote au parlement grec dont Mélenchon fait état : le plan qui reprend des mesures proches de celles que les électeurs avaient massivement rejetées à 61,31 % des voix lors du référendum du 5 juillet sera très vite accepté par ce parlement grâce au soutien de la droite ; un tiers des représentants du parti de gouvernement Syriza a voté contre. Et quand on sait que ce plan est très proche de la proposition préconisée par la Troïka et refusée par les Grecs le 26 juin dernier…

                Après transposition dans un contexte franco-français, on imaginera... disons un gouvernement de coalition "Parti de gauche, parti communiste, NPA, écolo et dissident du PS" ne survivant que grâce au soutien de l'UMP et de l'UDI.

    Il y a des contradictions insoutenables et explosives !

    Pour ce qui est du Parlement français, au terme d'un débat déjà sans objet quand on connaît la servilité des députés face à la puissance dissuasive des institutions européennes et mondiales, on sait déjà qu'une vaste majorité de l'Assemblée devrait voter en faveur de ce plan dont le PS, dissidents inclus(!), et une grande partie des écolos.

    En ce qui concerne ces derniers, cherchez l'erreur ! Ou bien plutôt : ne cherchez plus rien !

     

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          Privatisations, retraire à 67 ans, hausse de la TVA, il n'y aura pas de réduction de la dette grecque.

                 Président du conseil européen, Président de la commission européenne, FMI, BCE... Merkel et Hollande, avec un franc succès, tous ont oeuvré à faire plier le gouvernement Tsipras, jusqu'aux pays baltes, ce confetti, ce postillon européens, entrés dans l'U.E seulement pour "indisposer" les Russes, à la demande des Américains et de leurs suppôts européens ; des leaders formés à Harvard, anciens ou futurs salariés de Goldman Sachs ; des leaders aussi européens que Mickey Mouse.

    Nul doute : Hollande tentera de nous faire croire que son implication a permis à la Grèce de sauver la face, d’éviter l’humiliation de son premier ministre et de son gouvernement alors que le plan imposé confirme la mise sous tutelle définitive de ce pays :  BCE, Commission européenne et FMI veilleront sur son chevet, matin, midi et soir, toute la nuit durant, jour après jour !

    Les spéculateurs ne resteront pas inactifs. Pour sûr !

     

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         Mais alors, que reste-il de la gauche dite alternative au pouvoir en  Grèce ?

    Un drapeau de Syriza a été brûlé à Athènes. Syntagma, l'Adedy et des petits partis de gauche se sont rassemblés pour protester contre cet accord.

    L'indécision du gouvernement Syriza, cette grenouille qui a voulu se faire aussi grosse que le boeuf, nous apporte, si besoin était, la preuve suivante  : en l’absence d’une politique de rupture mûrement réfléchie, rien n'est véritablement possible car, s’il ne saurait y avoir d'alternative pour l'oligarchie libérale-mondialiste et sa stratégie du choc - choc social et liberticide -, de même, en ce qui concerne une vraie gauche de gouvernement dans le contexte d’une construction européenne qui consacre la fin du contrat social de l'après guerre, c'est bel et bien un combat au finish qu’il faut mener : abandon de l'adversaire ou sa mise hors combat.

    Une telle rupture se prépare tant sur un plan électoral qu'en ce qui concerne la gestion au quotidien des classes moyennes et supérieures récalcitrantes qui se croient encore protégées ; classes susceptibles de "saboter" tout processus d'émancipation ; car une telle rupture doit s'inscrire dans un véritable projet de société ; projet novateur et quasi "révolutionnaire". Or la Grèce est un bien trop "petit" pays pour tenter une telle échappée sans le soutien d'un pays majeur de l'U.E ainsi qu'en dehors de l'Europe : Russie et/ou Chine.

     

                  Il semblerait que le gouvernement Tsipras n'ait donc aucune excuse car tout était écrit d'avance à partir du moment où ce gouvernement refusait la rupture ; et il savait qu'il la refuserait. Et seule la démission de son ministre des finances juste avant la capitulation,
    Yanis Varoufakis (depuis, d'autres ministres lui ont emboité le pas), a permis au gouvernement Tsipras et à une partie de la classe politique grecque, de ne pas sombrer totalement dans une compromission déshonorante qui a tous les attributs d'une trahison.

              Aussi… circulez, il n'y a plus rien à voir en Grèce aujourd'hui ! à l'exception d'élections anticipées à la rentrée ; élections qui verront très certainement Tsipras, après seulement 6 mois à la tête d'un gouvernement, quitter la scène politique et Syriza avec, et ce bien que le "problème grec" - le dernier pays encore capable de gripper la machine européenne -, soit loin d'être résolu.

     

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    Un entretien daté du 13 juillet avec le ministre démissionnaire grec des finances : Yanis Varoufakis.

                   En version originale anglaise ICI

     

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  • Marc Roche et les banksters

     

     

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    Dans son dernier ouvrage, Les Banksters, Marc Roche – journaliste au Monde – dresse le portrait de ces banquiers aux méthodes de gangsters.  Même après la crise de 2008, "la culture bancaire n'a pas changé", explique-t-il... la classe politique n'étant plus à même de dicter une conduite quelle qu'elle soit à qui que ce soit dans les domaines, entre autres, de la finance et de l'économie, pour ne rien dire de la connivence de cette classe avec la City et Wall street.

     

    Conseiller chez J.. Morgan, Tony Blair, issu d'un milieu modeste, Premier ministre de Grande Bretagne, est aujourd'hui, une des plus grandes fortunes de son pays.

     

    Mario Draghi, Président de la BCE est un banquier de chez Goldman Sachs...

     



    Marc Roche, auteur des "Banksters"

     


           
    Collusion entre les banquiers et la classe politique : entrisme, infiltration et changement de rapport de force en leur faveur...

    A la limite de la délinquance financière, aucun banquier avant ou après 2008 n'a été inquiété, jugé ou condamné sauf quelques lampistes.

    Impunité totale donc d'un milieu opaque qui déteste rendre des comptes à qui que ce soit, et la transparence tout autant.

     

                 A noter le fait qu'aucune réforme bancaire sérieuse n'a été mise en oeuvre ; la culture bancaire responsable de la crise de 2008 reste intacte : les traders font encore la loi.

    Bombe à retardement, une nouvelle crise pointe à l'horizon ; et quand on sait que ce sont des robots qui gèrent les 2/3 des transactions boursières à partir de modèles mathématiques abscons et imprévisibles en temps de crise, on peut là aussi avoir de bonnes raisons d'être inquiets.


               La City de Londres est, dans les faits, le premier paradis fiscal au monde ; elle gère les avoirs de tous les paradis fiscaux : l'un d'entre eux, Jersey n'est qu'à vingt minutes de Cherbourg. Et pour couronner le tout, il est bon de savoir que le lobby bancaire à la Commission européenne dispose d'un budget dix fois supérieur aux comités de surveillance financière qui ont été mis en place en 2009 après la crise. 

    A bon entendeur...

     

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               Marc Roche, correspond à Londres du journal Le monde, auteur de cet ouvrage  à propos des "Banksters", a, aujourd'hui encore, la naïveté de penser que la classe politique souhaite réellement moraliser les moeurs bancaires. L'exemple de Tony Blair ne lui suffit donc pas ? 

    Tout comme il n'a pas vu la crise de 2008 alors qu'il était au coeur du système, aujourd'hui, Roche demeure tout aussi aveugle. Journaliste au Monde oblige, sans doute !

    On saluera toutefois son honnêteté : il reconnait s'être fait "balader" pendant dix ans par les acteurs de la City avec lesquels son métier l'a amené à entretenir des liens étroits.

    Mais... ne berne-t-on pas ceux qui souhaitent être bernés ? Car enfin, on ne compte plus ceux qui, avant et après 2008, n'ont pas cessé de dénoncer les moeurs d'un système financier sans foi ni loi ! Faut croire que Marc Roche ne les avait pas lus... ou bien qu'il était occupé ailleurs. Ce qui, pour les lecteurs du journal Le monde - s'il en reste -, est plutôt inquiétant.

    Sans doute, eux aussi mettront-ils alors des années avant de réaliser qu'il y a décidément mieux à faire que de lire ce journal à la réputation surfaite depuis des lustres.

    Patience donc.

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  • Quand Mélenchon accueille Jérôme Kerviel à la Fête de l'Humanité


                 A peine sorti de prison, l'ancien trader Jérôme Kerviel était à la Fête de L'Humanité samedi 13 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Il y a été invité par Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche, qui comptent parmi ses plus fidèles soutiens depuis le conflit qui l'oppose à la Société générale.


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                    Cette invitation prête vraiment à rire, ou bien à sourire pour le moins ! Car, si Jérôme Kerviel ne s'était pas...  disons " fait pincer", jamais il n'aurait eu un seul regard pour quiconque ne roule pas en Porsche, une Rolex au poignet.

    Aussi, contrairement à ce qui est dit, Kerviel n'est certes pas une victime ; Kerviel est  un individu qui a mis l'argent au centre de son existence et qui avait une confiance aveugle dans le système financier international, confiance d'ignorant... incapable de voir un peu plus loin que ses gains et ceux de son employeur... ignorance à l'origine de laquelle on trouvera très certainement un aveuglement qui cache une volonté de puissance et la recherche d'une invincibilité au sein d'un environnement d'impunité.

    Non. Décidément, Jérôme Kerviel est bien plutôt un pompier-pyromane, un de plus... et même s'il ne  s'agit que d'un pompier de troisième ordre et d'un incendie de prairie... n'empêche !


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                    Kerviel n'en espérait sans doute pas tant !

                    Pauvre Mélenchon donc qui accueille les bras ouverts cette grenouille de trader qui voulait se faire plus grosse que son employeur, la banque... après un Mélenchon qui n'a pas manqué de s'apitoyer sur le sort d'une Valérie Trierweiler...

    Aussi, on sera tentés d'interpeller Mélenchon (il faudrait pouvoir l'écrire avec l'accent de Marseille, un peu à la Raimu) en ces termes !: "Couillon va !"


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  • Mélenchon : 2017 sera une insurrection !


    Discours de Jean-Luc Mélenchon prononcé à Grenoble le 24 août 2014 en clôture du Remue-Méninges.

     


    CQFD : ce qu'il fallait dire

     

               Finance, économie, dette, Europe, Crif, USA, PS, élections... Mélenchon les remet tous à leur place, et qui plus est : à l'endroit.

     

     

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  • Des nouvelles de la dette : rapport du Collectif CAC

     

                     Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC) publie aujourd’hui un diagnostic précis de la dette française. Thomas Coutrot, économiste et porte-parole d’Attac France, qui a participé à la rédaction de ce rapport, nous éclaire sur cette dette qui sert parfois de prétexte aux pires décisions politiques...

     

     

     

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    Autre analyse...

     

     

     

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  • Engels, Marx et Lénine... à propos de l’Etat.

     

     

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                Nous sommes le 15 Janvier, Hollande présente son Pacte de responsabilité (en faveur) des entreprises : diminution des dépenses publiques, baisses massives des charges ; pacte d'un montant de 30 milliards. Un cadeau pour les entreprises sans précédent dit-on à gauche. Le Medef est aux anges.


    D'autres sont plus circonspects : poudre aux yeux ce pacte ! Car, avec un tel pacte, aucun désendettement de l'Etat n'est possible ! De plus... il n'y aura pas de croissance, pas de rentrées fiscales et un creusement des déficits des comptes sociaux...


    Dans les faits, ce pacte semble destiné à préparer l'élection à la Présidence en 2017d'un candidat issu une nouvelle fois du PS (prioritairement la ré-élection de Hollande) une fois coupé l'herbe sous le pied de toutes les forces politiques (et d'opposition potentielle à terme) du centre à l'UMP à propos du volet économique ainsi que de la réforme de l'Etat : plus libéral que moi tu meurs !

    Une certitude néanmoins : Hollande confirme l'abandon définitif, en ce qui concerne le PS, d'un projet alternatif : il entend manifestement répondre aux desiderata de l'Allemagne, de la Commission européenne et des créanciers de la France - même si les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent et y croient.


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               Si besoin était.... avec ce pacte, nous avons à nouveau la confirmation que l’ Etat se confond davantage chaque jour avec  la toute-puissance économique mondiale et s’affirme de plus en plus comme tel : aujourd’hui comme jamais auparavant, et demain… plus encore.


    Déjà au XIXe siècle, les analyses de Marx sur l’Etat (et de Engels) et plus tard, en 1918, la lecture qu'un Lénine en fera pour nous dans l'ouvrage "L'Etat et la révolution",  ne parlaient que de ça.


                 "L’Etat est l’aveu que notre société s’empêtre dans une insoluble contradiction avec elle-même. Pour que les classes aux intérêts économiques opposés ne se consument pas, le besoin s’impose  d’une pouvoir  qui, placé en apparence au-dessus de la société, doit maintenir le conflit dans les limites de l’ordre."


    Comme l’Etat est né au milieu du conflit des oppositions de classes, il est en, règle générale, l’Etat de la classe la plus puissance : celle qui domine économiquement. Il est donc la création d’un « ordre » qui légalise et affermit la domination d'une classe sur une autre ainsi que le monopole de la force publique - police, armée, institution judiciaire et carcérale : "L’Etat représentatif moderne est l’instrument de l’exploitation du travail salarié par le capital."


                  Dans la république démocratique, la richesse exerce son pouvoir par  la corruption passive (comme, par exemple, le versement de salaires pharamineux sans lien direct avec le poste occupé) et l’alliance du gouvernement et du capital – économie réelle et financière : multinationales et banques.


    Lénine de poursuivre : "Aujourd’hui, l’impérialisme et la domination des banques ont développé deux moyens de défendre et de mettre en oeuvre la toute-puissance de la richesse... " sabotant ainsi toutes les mesures susceptibles  de juguler l’appétit des multinationales et  le pillage de l’Etat : on mutualise les dettes et on privatise les bénéfices.


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    -goya-saturn.jpgContrairement à ce que Marx appelait de ses vœux, à savoir... la disparition de l’Etat comme instrument au service de la classe dominante dans une société qui serait alors « sans classe », il se pourrait bien que l’Etat... ayant renoncé à jouer un quelconque rôle d'arbitrage et de recherche d'équilibre entre des forces antagonistes, disparaisse non pas au profit d’une société sans classe mais au profit d’une oligarchie mondiale vorace et sans pitié ; ce qui nous laisse tous sans armes ni protection.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Penser la crise aujourd'hui avec Michel Drac

     

    Michel Drac - Conférence vers le chaos

     

     

     

                      "Notre espèce a énormément de mal à penser sur plusieurs générations car il y a trop de paramètres qui interagissent, trop d’incertitudes. Quant à un monde totalement intégré, il n’y a pas de capacités de pilotage adaptées à la complexité d’un tel monde.

    Derrière l’idée de gouvernement mondial on trouvera une réduction de l'humanité au "machinal" :  la planète est une machine avec des milliards de pièces (êtres humains) ; éléments que la machine doit intégrer pour fonctionner ; d’où la nécessité d’une super machine pour une intégration totale de la population mondiale intégrale et indifférenciée.

    Illusion démiurgique derrière laquelle on trouvera des pathologies très connues (désir de contrôle total sur les sociétés humaines) ici exprimées à une échelle exceptionnelle dans le contexte de la mondialisation : chaos, déracinement... un crime sans précédent." - Michel Drac


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  • Politique, impuissance, compensations et consolations

     

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     (Pour la deuxième étape de son voyage européen en tant que nouveau chef du gouvernement italien, Enrico Letta a tenu une conférence de presse commune avec le président de la République, François Hollande, mercredi 1er mai.)

      

                    Mélenchon : « Letta et Hollande, deux ectoplasmes de la même tribu. »

     

                Qui a bien pu penser un seul instant que de tels hommes puissent dans un premier temps endosser les habits de chef d’Etat, dans un second temps, être capables de trancher en faveur de l’intérêt général  - celui des Peuples et des Nations -, avant d’en remontrer qui au MEDEF, qui à la BCE, , au Président de la Commission européenne et à ses commissaires, aux Banques, aux paradis fiscaux, à la corruption, à Wallstreet, à l'ONU, à l’OTAN ?


    Qui donc ?

     

     *** 

     

                    Penchons-nous un instant sur notre passé – passé riche en enseignements quant au présent -, et plus précisément sur ceux qui, depuis le départ de de Gaulle, ont présidé, ou du moins, on tenté de présider au destin de la France et de l’Europe, d’une pierre deux coups. 


    C’est Pompidou qui ouvre le bal après la démission quasi forcée d'un de Gaulle dépité. Venu de la Banque, Pompidou n’aura pas tardé à y retourner en nous vendant tous à cette même Banque avec la loi Pompidou-Giscard- Rothschild qui empêchera l'Etat de battre monnaie ; loi... véritable bombe à retardement d’un endettement diabolique. Faut dire que… Président ou pas, Pompidou semblait, une fois cette loi votée, le devoir accompli donc, bien plus intéressé par la publication d’une anthologie de la poésie française que par la fonction de chef d’Etat ; quarante ans après, personne ne l'en blâmera : l'homme était condamné par un cancer ; quant à ses successeurs, ils ne feront guère mieux côté leadership comme on le verra. 


    Lui succédant, Giscard d’Estaing n’aura pas cessé pendant sept ans de chercher dans les penderies de l’Elysée ses habits de Président sans y parvenir ; en lui, on ne voyait que l’effort, vain de surcroît et dans la confusion des genres entre deux petits déjeuners avec ceux qui vident nos poubelles… histoire sans doute de nous faire oublier ce qu’il aurait dû être : un véritable chef d’Etat Président.


    Pour Mitterrand, élu à la fonction suprême après une cinquante années d’une activité politique bien remplie, riche en péripéties de toutes sortes, une fois ses fesses posées dans le fauteuil présidentiel, très vite on se rendit compte qu’il n’y avait plus que lui qui l’intéressait finalement, lui et la postérité.


    Certes, Jacques Chirac qui lui succéda sans enthousiasme aura su provoquer et précipiter des événements dignes d’un Président chef d’Etat… mais pas longtemps, et trop rarement… avant de baisser les bras et de céder la place à un agité qui répond au nom de Sarkozy, arriviste et inculte dans tous ses états excepté celui auquel il est d’usage de mettre une majuscule. 


    Aujourd’hui l’Elysée est occupé par un certain François Hollande qui a tout l' air d’un pharmacien ou d’un notaire de province sans histoire. Un Hollande sans vitalité, Président à la Obama qui sans doute n’aura de cesse pendant cinq ans de rembourser le crédit qui lui a été généreusement accordé ainsi que le bénéfice du doute sans lesquels son élection eut été inenvisageable.


    Aussi, depuis le départ de de Gaulle, le seul Président chef d’Etat de la cinquième république semble-t-il,  force est de constater que la droite n’a pas cessé de ne pas présider, et quand elle l’a fait, c’était au profit d’aucun d’entre nous car, ce qu’il faut bien comprendre c’est que depuis les années 70, il s’est agi, et aujourd’hui encore il s’agit bien, de deux droites : une première droite (le PS) qui a abandonné son projet socialiste une fois installée à l’Elysée et une autre droite (RPR - UMP) qui a renié son héritage Gaulliste.

     

     ***

     

                      Si l’ultra-financiarisation de la politique a pour origine l’ultra-financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent à l'heure de l'informatique ni frontière ni délai, il se pourrait bien que cette économie financière ne soit pas seule responsable : la corruption, les conflits et autres prises illégales d’intérêts, les va-et-vient entre le public et le privé qui permettent la constitution de jolis pactoles et autres magots, ne seraient-ils pas indissociables de l’état d’une classe politique impuissante, sans pouvoir, une classe politique maître d'œuvre aux ordres d'un maître d'ouvrage commanditaire de logiques d'organisation de l'existence mortifères, et ce à titre de compensations, voire de consolations, pour tout individu engagé dans un jeu politique des apparences, celui d’un pouvoir qu’il n’a pas, ou bien plutôt, celui du seul pouvoir dont ils disposent tous : plus qu’un pouvoir… un devoir… le devoir d’exécuter à la lettre des directives émanant de centres de décisions et autres nouvelles structures de pouvoir sans visage qui œuvrent à l’organisation d’un méta-monde ou post-monde par-dessus les Nations et les Peuples et bien au-delà encore ?


    Est-ce à dire que moins l'Exécutif a de pouvoir, plus belles sont les carrières de ceux qui l'occupent ? Ou...pour le dire autrement : est-ce à dire que... moins ils peuvent agir tous, plus ils touchent et plus ils amassent ?

     

     Mais alors... à propos de ce qu’on a pu appeler à une époque déjà lointaine maintenant « l’ivresse du pouvoir »… de quelle ivresse peut-il bien s’agir aujourd’hui ? Celle du serviteur qui accomplit son devoir ? Quelle ivresse dans la casse d’une économie, croissance zéro et dans les 15% d’une population active au chômage ? Quelle ivresse dans le projet et le vote de lois qui consacrent la précarisation et la paupérisation de la condition des salariés ? Quels exécutif et législatif peuvent bien vouloir se doper avec l’obligation faite à des travailleurs déjà usés par des années de travail dans des industries épuisantes de pousser leur sacrifice jusqu’à 65 voire 67 ou 70 ans ? Notre classe politique se shooterait-elle donc aussi au dé-remboursement des médicaments et des conditions draconiennes d’obtention de prestations sociales de solidarités de moins en moins solidaires ? Ou bien, ont-ils tous recours aux anti-dépresseurs et aux amphétamines, et d’autres… de s’effacer jusqu’à disparaître en polype transparent de l’anémone encroutante brune cher aux plongeurs sous-marins ?


    Car enfin… même si Hollande est sans doute aujourd’hui encore trop heureux de jouer un rôle de figurant inespéré étant donné ses concurrents au PS et ses opposants à droite, son parcours, sa réputation et sa crédibilité… où trouver un stimulus dans l’exercice d’un tel non-pouvoir, l’excitation psychologique dans une telle démission, une telle dépendance et soumission, sinon dans une compensation à la fois financière et égoïstique : argent, sexe, shows local et mondial (ce que Strauss Kahn avait sans doute intuitivement compris très tôt dans sa carrière : se servir sur la bête humaine, charnelle et féminine matin, midi et soir) ?


    Force est de constater qu'il ne peut en aucun cas s'agir d’ivresse à l’idée de transformer la société pour plus de justice et d’épanouissement chacun selon ses besoins et ses capacités (le projet socialiste) ou d’ivresse dans le rétablissement de la souveraineté d’une Nation, et sa dignité, son rang mondial (le gaullisme) ! Serait-il alors plutôt question de jouissance ? Oui, la jouissance sur le dos du chômage et de la déshérence existentielle de millions de travailleurs, toutes générations et toutes classes confondues ! Une jouissance compensatoire pour les uns, consolatrice pour les autres (1). Car toute carrière a horreur du vide ; aussi, qui peut bien se contenter de n’être qu’un exécutant aux ordres d’un cerveau qui n’est pas le vôtre toute sa carrière durant, volte-face après trahison, trahison après mensonge ? Et alors qu’il vous faut jour après jour donner des preuves de votre capacité à influer sur les événements, à tenir les reines, à ne pas subir, jamais ! Capacités qui ne sont plus celles de l’Exécutif depuis une bonne trentaine d’années ; un Exécutif héritier d’une organisation des lieux de décisions de pouvoir et de son exercice qui n’a plus besoin que de « Yes-men »…


    Pensez donc !


    François Hollande, supposément chef d’Etat… dans l’obligation de répondre à des demandes d’interviews du Wall Street Journal comme s’il avait des comptes à rendre au temple de la financiarisation de tout ce qui vit, marche et crève ; et ça encore : des écolos en costume Armani, boutons de manchettes de chez Dior…

     

    Comment s’étonner que l’Exécutif et le Législatif  - même et surtout issus d’une majorité dite de gauche -, ne soient plus que la mise en œuvre et la validation d’un projet sans frontière plébiscité par aucun électorat, en toute violation de la démocratie ?!

     

     Vient alors le conseil des anciens, tel une rumeur qui parcourt tout le spectre politique, et les couloirs des ministères et des Assemblées, même à la cantine ; conseil adressé à la nouvelle génération montante et trébuchante sur les ors d’une République monarchiste et bananière : « Si je ne m'enrichis pas, si je ne jouis pas de toutes les opportunités qui se présentent à moi, les électeurs ne seront pas moins pauvres pour autant et mon pays plus riche ! »


      Aussi... pourquoi se retenir, se gêner, s’empêcher entre deux conseils des ministres pour les uns, une séance à l’Assemblée et au Sénat pour les autres ?



                       - Viens par là mignonne ! Que dirais-tu d’une petite semaine aux Seychelles ? Hein ? Allez ! Couche-toi là que je m’y mette !

     

     *** 

     

                      Dès maintenant une tâche d’une exigence absolue attend tous ceux qui souhaitent scruter, déterminer, comprendre et expliquer ce qui a rendu possible l’élection de tous ces hommes de paille ; des élections qui ressemblent fort, de par le profil de leur vainqueur, à une ambition hautement stratégique qui viendrait donc d’un peu plus loin que la seule ambition de ces hommes qui, s'ils pouvaient nourrir en secret une telle ambition, n'en avait pas vraiment pour autant les attributs extérieurs même si l'on sait maintenant qu'ils en possédaient tous les attributs les plus intimes et difficilement avouables, et pour cause : la soumission et une reconnaissance sans bornes pour un ordre qui vous a consacré "Président" ou Premier ministre (selon la constitution du pays).


    Car, n'en doutez pas un instant : c'est bien cet ordre-là, méduse à têtes multiples, protéiforme, liberticide et jamais vaincue, qui fait et défait les Présidents puisqu'il ne pourrait bien que ce soit lui qui décide de qui sera candidat ou pas. Car enfin... ce Hollande-là ne vous rappelle-t-il pas d'autres Hollande ? Ce Hollande-là n’est-il la copie conforme de tous ceux qui, en Europe, ont dirigé, et dirigent aujourd’hui un pays ou un gouvernement, ou bien encore, tous ceux qui ont occupé, et occupent un poste à Bruxelles et plus particulièrement... à la Commission européenne ?


    Avec un Barroso archétypal, en Président de la Commission européenne, véritable "exécutif de paille" formé aux Etats-Unis, ancien gauchiste activiste portugais (Oui, sans rire !) retourné dans les années 90 après un séjour outre-Atlantique comme autant d’exécutants trillés sur le volet, des professionnels de la soumission à un ordre supra-national de nature oligarchique dont les projets de société et de gouvernances locale et mondiale sont de moins en moins à même de pouvoir s’afficher pour ce qu’elles sont puisque… sans aucun doute, les masses s’y opposeraient si elles devaient en connaître, bien avant que le mal ne soit fait, tous les tenants et tous les aboutissants.

     

                    Mais alors, qu’ils jouissent tous en paix en attendant de reposer dans le bruit et la fureur d’une colère qu’ils n’auront pas manqué de déchaîner.

      

    ________________

     

    1 - Le « Mariage pour tous », sera certainement un excellent exemple de compensation destinée cette fois-ci à l’électorat.... et plus est...un électorat dit de gauche.

     

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  • Longue vie à l'équipe de Pierre Carles

     

     

                  Connivence, secret, entre-soi… Pierre Carles, (journaliste et documentariste de la critique de l'espace médiatique dont il dénonce les connivences) et ses amis font la (mauvaise) pub de ceux qui dînent avec le pouvoir.

     

     

                  Tous les derniers mercredis du mois, grands patrons et hommes politiques se réunissent à 19 heures à l'Automobile Club de France (à côté de l'hôtel Le Crillon ).

    On y rencontre les membres du club Le Siècle, qui regroupe les élites françaises.

    Depuis plus de soixante ans, cette association très privée organise des bavardages entre patrons, influents et puissants de ce pays.

     

    Y viennent aussi les journalistes ; et ce soir-là étaient présents :

    • David Pujadas (France 2),
    • Michel Field (Europe 1),
    • Arlette Chabot (Public Sénat),
    • Laurent Joffrin (Libération),
    • Alain-Gérard Slama (Figaro, France Culture),
    • Claude Imbert (Le Point),
    • Franz-Olivier Giesbert (Le Point, France 2).

     

     


    Le dîner du club Le Siècle

    Entrée des artistes

     

     

     

                 Le 27 octobre, un comité d'accueil et une caméra de Bakchich attendaient les convives. « Le but est de faire honte aux journalistes... », nous explique Michel Fiszbin, coproducteur du documentaire Fin de concession de Pierre Carles.

     

    Le 24 novembre prochain, ils ont prévu de venir à nouveau perturber les agapes.

     

     

    Cliquez Longue vie à la bande de Pierre Carles

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