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  • Election présidentielle 2017 : le spectre d'un François Mitterrand vampire

     

     

    le spectre de mitterrand, élection présidentielle 2017

                   Avec un FN aujourd'hui donné en tête au premier tour, et par voie de conséquence... présent demain au second tour de l'élection présidentielle 2017, et ce pour la seconde fois… c'est bel et bien une élection à un seul tour qui se dessine.

                  Toute la classe politique en avait rêvé de cette élection présidentielle à un tour, Mitterrand l’a fait !

                   Merci à ce François Mitterrand tout occupé à boire le sang de notre vie démocratique jusqu'à son assèchement ! Merci à François Mitterrand-vampire pour ce rapt, pour cette captation d'un processus démocratique propre à une 5è République maintenant moribonde ; un Mitterrand qui n'aura pas d'autre souci que d'aider le Front National de Jean-Marie le Pen à mettre un pied à l’étrier médiatique avec pour conséquence : un FN passant de 2% à 26% en 30 ans ; un succès politique qui ne s'est pas démenti. S'ensuivra alors  l’instrumentalisation éhontée par un homme et  par un parti (le PS) de ce Front National  avec pour seul objectif : diviser la droite et assurer la ré-élection d'un président qui aura placé, très tôt, dès les années 30, sa carrière politique seule - longévité et ascension - au centre de son existence.

    Il est vrai que l'on ne peut cacher très longtemps d'où l'on vient.

     

                   Car force est de constater ceci : dorénavant, sera Président celle ou celui, qui, dès le premier tour, occupera la deuxième ou la première place derrière ou devant le candidat FN : hier, le Pen père, aujourd'hui sa fille, demain sa petite-fille car tout se passe en famille comme pour Fillon.

    23% des voix suffiront pour rafler la mise : l’Elysée, cinq années durant, 10 peut-être... tout en continuant non pas à donner mais bien plutôt à obéir aux ordres... tout en affichant des allures de patron, fanfaronnant du haut du perron... pour n'avoir finalement, privé de courage, le plus souvent qu'un seul talent : celui des manigances politiciennes destinées à se maintenir cinq années de plus !

     

                  Et c'est alors que le voyage à Jarnac prend aujourd'hui encore tout son sens : aller cracher sur la tombe d'un président ruminant des années durant sa victoire ; un président auto-centré qui n'avait finalement, et malgré ses digressions littéraires à caractère rural - étable et bouse de vache -, aucune idée de la France et de son peuple : et aucune ambition pour eux deux non plus.

     

    Pour prolonger, cliquez : Jarnac, 5 minutes d'arrêt

     

     

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  • Renaud Camus candidat en 2017 pour porter sa théorie du «grand remplacement»

     

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                Nul doute, l'annonce de la candidature de Renaud Camus créera quelques frictions dans la galaxie Front National  d'autant plus que Renaud Camus est adhérent du SIEL, un petit parti de droite identitaire satellite du FN, une des composantes principales du Rassemblement Bleu Marine (RBM). Son président Karim Ouchikh (?) commente la candidature de Camus comme suit : « Camus cherche à faire comprendre au FN que le phénomène du changement de peuple est un sujet essentiel. Et nous partageons cette conviction. Mais il a comme nous conscience que Marine Le Pen reste la seule candidate crédible et il se retirera. Il s'agit d'une stratégie d'influence pour pondérer la ligne majoritaire du FN».

     

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                   Immigration incontrôlée, abolition des frontières, espace Schengen, « On n’est jamais assez protégé chez soi ! », la théorie selon laquelle un processus de substitution de la population française serait en cours sur le territoire - comprenez : les Musulmans seraient appelés au fil des ans à remplacer le Français de souche européenne -, a son théoricien et porte-drapeau, barbu de surcroît, et ses adeptes rasés de près : aucune nuance, aucun compromis possible, tout ce bon monde refuse l’idée d’une nécessité migratoire même contrôlée et choisie ; non contents de rejeter l’argument démographique, études à l’appui, ils font aussi superbement l’impasse sur cette vérité-ci : il y a fort à parier qu’aucun d’entre eux ne serait disposé à demander à leurs enfants d’oublier les études supérieures pour mieux s’empresser d’embrasser d’une étreinte amoureuse et d’un pas alerte et volontariste, les carrières suivantes : conduire des bus, ramasser les poubelles, récurer les toilettes des touristes des hôtels parisiens, nettoyage de millions de m2 de bureaux chaque matin, la plonge dans les restaurants jusqu'à pas d'heure, alimenter les réseaux de prostitution, « toiletter » les pensionnaires dépendants de nos maisons de retraite et de nos hôpitaux, chauffeur-livreur, balayer les rues, occuper un emploi de nounou chez la petite et grande bourgeoisie de nos centres villes, et enfin : manœuvres dans le bâtiment et les travaux publics en été comme en hiver (1).

    200 000 immigrés, chaque année (Insee ICI), extra-européens pour la moitié d'entre eux, qui sont destinés à occuper ces emplois sans lesquels la France cesserait sans doute de fonctionner.

    Que l’on se rassure : la question n’est pas de savoir si ces emplois sont dégradants mais bien plutôt, si… encore une fois, ces identitaires adeptes de la lutte contre le « grand remplacement » à venir, seront disposés à sacrifier leurs propres enfants en leur refusant des études supérieures avant d’exiger d’eux qu’ils se portent candidats à tous ces emplois, aujourd’hui majoritairement occupés par une population immigrée même si ces identitaires ont la fâcheuse habitude d’oublier de mettre au monde ces fameux chérubins tant prisés, de souche européenne incontestable, car ces identitaires sont plus souvent qu’à leur tour, célibataires et sans enfants – voyez Renaud Camus : 70 ans et sans descendance (2).

                      Aussi, ne cherchez pas plus loin… avec cette lutte contre le "Grand remplacement", il s’agit bel et bien d’une anxiété compensatrice à l’origine de laquelle on trouvera la bonne vieille culpabilité de celui qui n’est pas à la hauteur de ses convictions : il pense une chose ; il en vit une autre faute de courage, de détermination et de cohérence, à charge pour les sans-grades, les petits, les humbles, les trimeurs...  de porter le fardeau d'une conviction vécue par procuration par ces mêmes identitaires alors que toute conviction appelle pourtant quelques sacrifices : et quand on sait que rien de grand ne peut être accompli sans renoncements, il semblerait que ces identitaires tiennent plus à leur confort personnel qu'au confort d'une Nation dont ils nous rebattent pourtant les oreilles et dont l'évocation aussi respectable qu'elle puisse être, pourrait bien être aussi, comme pour le patriotisme, le refuge des crapules.

    Une fois encore, force est de constater qu’au fond, tout au fond, là où tout nous est révélé sur et à soi-même, tout n’est que compensation et diversion : le « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! » de tous ces identitaires, nous promet une société d’un autoritarisme dans lequel les anciens-nouveaux « gueux », en partie... sûrement pas très catholiques eux non plus ! -, auront été désignés pour occuper les emplois laissés vacants, une fois que... on ne sait quels immigrés auront été raccompagnés jusqu'à... on ne sait quelle frontière ; ce que les identitaires nomment "la remigration".

    C'est la vieille politique de la schlague (3). Faut dire qu'avec ces gens-là, l'Allemagne n'est jamais très loin !

    Après les immigrés, les européens récalcitrants donc face à des emplois dont tous avaient oublié l'impérieuse nécessité... dans des entreprises sans syndicats de salariés dignes de ce nom pour bien faire (comme quoi, ces identitaires pensent à tout ! Anti-immigré, anti-syndicaliste...), puis, plus tard, sans aucun doute, les camps car l'Histoire repasse toujours le même plat : le poison d'une vision d'un monde propre sur lui mais tellement dégueulasse à l'intérieur car si l'enfer est pavé de bonnes intentions, cet enfer porte plus souvent encore la marque d'une hargne dévastatrice, tous crocs dehors, là où tout doit pourrir et mourir ; n'oublions jamais que les projets les plus bêtes et les plus fous finissent tous à la porte d'entrée d'un bunker : bidon d'essence et allumettes car rien ne doit survivre ni demeurer ; et sûrement pas la honte.

    En attendant, les sans-formations, les sans-diplômes ou les mal-diplômés et les chômeurs ont du souci à se faire : la nouvelle société numérique avec ses emplois tout aussi numérisés, propres et ludiques... il ne leur faudra pas compter dessus : "Désolés folks !"

    Il y a des politiques de "plein emploi" qui glacent.

     

                   Et c’est alors que le lycée Henri IV ne désemplira pas ; la bourgeoisie, identitaire ou pas, pleinement ou mesurément, n’aura pas à s’inquiéter car elle n’aura pas à sacrifier aucun de ses fils et filles ; les classes populaires veillent au grain contraintes et forcées en assumant le principe d’une réalité têtue qui peut en laisser plus d’un sans illusion.

    Comme quoi, plus ça change, plus… 

     

     

    1 - Contrairement à ce qu'on serait tentés de penser... le fait que ce sont les populations immigrées qui sont affectées aux tâches les plus ingrates n’a rien à voir avec le racisme : il s’agit d’un lumpenprolétariat armée de réserve d’un capitalisme qui a embourgeoisé la classe ouvrière ; ce que Marx n’avait pas prévu, lui qui a su par ailleurs tout prévoir ; cette classe a fini par rêver des rêves de pauvres qui sont ceux que l’on prête aux riches qui, eux, n’ont pas besoin de rêver puisque tout, presque tout, leur est donné et acquis dès la naissance.

    Cette classe ouvrière a donc cessé de rêver à la révolution si tant est qu’elle en ait rêvé ne serait-ce qu'un jour. En revanche, pour la rêver à leur place, les candidats étaient légion parmi la bourgeoisie révolutionnaire.

    2 - Renaud Camus, ce mondain qui est de l’étoffe dont tous les imbéciles de notre histoire politique européenne sont faits. Qu’il soit un penseur d’opérette ne change rien à l’affaire ; il transpire la bavure à des kilomètres. C’est heureux qu’il ne soit pas flic.

    3 - Peine disciplinaire dans les armées allemandes et autrichiennes d'autrefois qui consistait en des coups de baguette que l’on donnait à l’homme puni.

     

     

     

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  • "Qui est Charlie ?" un ouvrage d'Emmanuel Todd

     

                   Le 5 Janvier 2015, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo en Janvier 2014 ; les commémorations se poursuivent cette semaine encore. Faut dire que... " Quand on ne fait plus l'Histoire, on la commémore" - Régis Debray

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    Billet de blog publié en mai  2015

     

     

              Que la stupeur et l’effroi des tueries de Janvier dernier nous aient privés d’analyses susceptibles de nous aider à sortir d’une confusion à la fois politique, sociale et intellectuelle, cela était plus que prévisible.

    Les médias, les premiers, ainsi que la classe politique, n’auront pas résisté longtemps à la tentation de faire taire ceux qui, héroïques, auront pris sur eux, au risque du mépris, de la relégation, voire de l’excommunication, de garder leurs capacités de discernement intactes, tripe sensible mais tête froide, face à des événements dramatiques et face à ce qui restera comme le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays : plusieurs millions de "Je suis Charlie" dans les rues des principales villes de France.

    Après les questionnements passés quasiment inaperçus dans les médias de masse de  Frédéric Lordon et d’Alain Badiou à propos de ces événements et du slogan "Je suis Charlie", c'est au tour d'Emmanuel Todd de "sortir du bois" avec son dernier ouvrage : « Qui est Charlie ? ».

     

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             CQFD : "Ce livre, c’est aussi la révélation du rôle du PS dans la destruction de la République.”

     

              En ce qui concerne les causes qui ont conduit à la mobilisation massive du 11 Janvier 2015, Todd évoque une crise religieuse car, pour Todd, c’est lorsqu’une religion disparaît qu’il faut la prendre au sérieux : l’effondrement du catholicisme dans les années 60.

    Le spirituel, tout comme le temporel, a le vide en horreur. Chassez le spirituel et il revient au galop ! Mais sous quelle forme ? Todd évoque alors une France laïque, voire laïcarde, une France d'une classe moyenne privée de religion et de transcendance qui vote sans doute majoritairement PS unie autour d’un bouc émissaire : les classes populaires en général et les Musulmans en particulier sur-représentés au sein de ces classes ; et c'est l'assaut meurtrier des locaux de Charlie Hebdo qui servira d’exutoire contre l’Islam, une religion qui, en France, n'est pas que symboliquement la religion des dominés et des plus faibles économiquement ; une religion qui est sans doute la seule fierté d’une grande partie de ses pratiquants et des non-pratiquants issus de cette culture.

              "l'Islam, cette religion qui ne veut pas mourir !"  ; 'L'Islam cette religion qui menace notre identité !"

    Tout le monde s'y retrouvera donc ce jour-là : les athées, laïcs et laïcards qui n'ont plus de religion ; mais pas seulement car, comme on pourra le voir plus loin, il manque à ce bouquet garni quelques arômes, et pas des moindres.

     

     

     

              Todd oppose un contenu latent qui force une approche à la fois sociologique et psychologique à un contenu manifeste : ce qui est explicité par les intéressés eux-mêmes - les "Je suis Charlie" rassemblés dans les rues le 11 janvier dernier -, avec l’appui de tous les médias dominants et le grand cirque et barnum de la politique et du showbusiness.

    Dans sa traduction et sa transposition politiques, Todd nous donne à penser à une sorte d’union sacrée contre le Musulman et les classes populaires rurales et péri-urbaines - "les banlieues" en priorité -, absentes des défilés de ce 11 Janvier 2015. Ce qui s’avère être juste dans les faits puisque ce sont ces classes et ce Musulman en particulier qui souffrent le plus du mépris des médias et plus récemment du PS sous l'influence d'un Manuel Valls (1).

    Tous se retrouvent alors autour d’un projet anti-égalitaire ; la présence du PS dans ce projet est tout à fait cohérente : que l’on pense un instant que les inégalités ne se sont jamais aussi bien portées sous un gouvernement et une présidence PS depuis 1983) ; un PS composé de "catholiques zombies" ; comprenez : des "catholiques" privés de leur religion depuis deux générations.

     

    ***

     

             Si l’exposé de Todd se défend et se tient, reste que notre démographe-historien-sociologue oublie d’être un peu plus explicite. Courageux mais pas téméraire  Todd ? Car, cette union sacrée a pour point nodal un soutien électoral inconditionnel par le "vote PS" principalement, à toutes les politiques à la fois économiques et militaires développées par les USA et une Europe supplétive depuis les événements du 11 septembre 2001 ; ce qui se fait appeler "La guerre mondiale contre le terrorisme", de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak, se soldera par près de 3 millions de morts Musulmans, embargo irakien non inclus. Bilan provisoire puisque cette "guerre" qui est loin d'être gagnée - et ce n'est pas le but non plus -, ne connaîtra sans doute aucune fin.

    Faut dire que le chaos a des vertus qu'une morale humaniste ignore.

    D'autre part, avec l'introduction du concept de "catholique zombie", là encore, Todd botte en touche pour ne pas avoir à nommer les choses et les gens ; Todd passe à côté des véritables enjeux car... en ce qui concerne l'islamophobie, sa mise en scène, son déploiement, son entretien et son écho dans les médias de masse, difficile de ne pas constater que cette campagne a pour principales têtes d'affiche un grand nombre, sinon la totalité, des "leaders" médiatiques juifs et/ou sionistes : E. Lévy, E. Badinter, E. Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel, Prasquier, Cukierman, Klasfled-fils, Glucksman père et fils et Taguieff (2); tout en précisant qu'à ce sujet, il semblerait qu'un rapprochement se confirme entre ces leaders communautaires et le Front national ; rapprochement contre les Musulmans et l'Islam au service d'une islamophobie qui n'est dans les faits que le nouveau visage de la "vieille" haine raciste anti-arabe ; et c'est plus récent (une trentaine d'années) : haine envers les activistes pro-palestiniens issus de l'immigration arabo-musulmane ainsi que contre nous tous, d'origine européenne, occupés à soutenir cette cause.

     

     

     

     

    1 - Quand le PS vote les pleins pouvoirs à Manuel Walls, c'est l'histoire qui bégaie : celle d'un certain 10 juillet 1940.

    Après la tragédie, la farce... parce... bon, le niveau n'est pas le même non plus : Charles Maurras et le Front populaire... ensemble pour tenter de "modérer" et d'amadouer l'Allemand aux portes de Paris en leur offrant Pétain comme interlocuteur-sauveur, c'est quand même autre chose que le Maire d'une commune sans importance, aujourd'hui premier ministre... grenouille qui n'en finit pas de vouloir se faire aussi grosse que le boeuf.

     

    2 - Mais alors, qu'est-ce à dire ? L'islamophobie délirante et obsessionnelle chez ces "Juifs médiatiques" serait donc l'équivalent d'un antisémitisme tout aussi forcenée ? Sorte de haine-miroir ?

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    "Je suis Charlie" : phénomène religieux ?

     

              Une conférence de Michel Drac à propos de l'ouvrage de Emmanuel Todd.

     

     

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  • Déchéance de la nationalité : la volte-face électoraliste de François Hollande

     

                      Volte-face de François Hollande et de Manuel Valls...

                     A cette pauvre Christiane Taubira, ils lui auront vraiment tout fait et elle aura tout avalé sans en perdre une goutte ! Alors qu'il y a une semaine, la non-introduction dans le projet de loi constitutionnelle de la déchéance de nationalité pour les personnes nés en France était acquise.

    Christiane Taubira garde néanmoins le sourire, à l'aise, Blaise !

    La déchéance de nationalité est donc maintenue, Christiane Taubira devra la défendre devant le Parlement : elle devra vivre son naufrage politique et moral jusqu'à la noyade comme d'autres de boire leur vin jusqu'à la lie.

     

                     Avec cette volte-face qui peut être considérée comme une vraie légitimation du FN, un boulevard qui lui est maintenant ouvert, et d'une pierre deux coups, la continuation de la destruction du PS en tant que parti potentiellement capable de proposer une politique de gauche, Hollande et le PS de Valls jouent l’opinion : en effet, 95% des sondés soutiennent cette déchéance de la nationalité ; opinion auquelle Hollande donne rendez-vous au 2e tour de l'élection présidentielle si possible face à Marine le Pen.

    Reste à savoir qui, du front de gauche -  principalement communistes à l'Assemblée -, et des écolos, refusera de voter cette loi.

    On dit que l'aile gauche du PS est vent debout contre ce projet constitutionnel ;  l’ancien ministre Benoît Hamon, François Lamy proche de Martine Aubry, ou Anne Hidalgo, la maire de Paris, dénoncent cette mesure.

     

                 Ils ne sont pas les seuls. Médiapart et son patron Plenel trouvent  là matière à s'indigner : " L’introduction dans notre Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français serait un attentat contre la République, ruinant son principe d’égalité de tous les citoyens sans distinction d’origine. En portant ce projet, la présidence Hollande et le gouvernement Valls actent leur propre déchéance politique en signifiant leur ultime rupture avec le peuple de gauche qui les a élus."

     

    Jean-Luc Mélenchon aussi qui ne souhaite pas être en reste : " Le Père Noël gouvernemental est une ordure. Oui, cette fois-ci, c’est la fois de trop. Le point où commence davantage que l’indignation ou le dégoût. La nausée absolue. Ils auront tout démoli. L’État, l’indépendance, les acquis du Conseil National de la Résistance, la parole donnée, l’identité de gauche : tout ! Et maintenant la France elle-même. La France dans ce qui fait la peau qui l’enrobe, sa chair commune, le squelette qui la tient articulée. Soyez maudits pour cette ignominie sans précédent ! En créant de toute pièce la catégorie des « Français de souche » et des « étrangers de souche » Valls et Hollande ouvrent une boite de Pandore dont le pire est certains de sortir."

     

                Plenel, Mélenchon, et au PS, Aubry, Marie-Noëlle Lienemann, Hamont, Hidalgo... précisément ceux qui, en 2017, n'en doutez pas un seul instant ! nous demanderont de "voter François Hollande" pour barrer la route de l'Elysée au FN... tout FN qu'il est Hollande !

    Et parmi eux, particulièrement ceux qui, faute de courage, ont la lâcheté de se persuader, mandat après mandat, qu'ils dépendent du PS pour leur ré-élection : pensez simplement à M.H Lienemann : conseillère générale, ministre, député, maire, sénatrice ; 30 ans au PS, 30 ans de contestation du PS.

    Il ne viendra à l'idée d'aucun d'entre eux de travailler à une réelle alternative de gauche puisque leur indignation et leur contestation à répétition pourvoient amplement à l'entretien de leur bonne conscience et de leur carrière.

                 Aussi, aucun d'entre eux ne bougera, aucun, tétanisés par la peur des représailles de la direction du PS en 2017 et puis, confortés dans leur complaisance par une opinion publique qui, tel le nombre, sanctifie.

    Après tout, souvenez-vous : on a tout reproché à Pétain et rien à sa popularité.

     

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  • Elections régionales : la pêche à la ligne

    élections régionales pêche à la ligne, second tour des élections régionales, ps, fn

     

    Election présidentielle de 2017 : répétition générale !

     

                        Les élections régionales de décembre 2015 confirment un tripartisme durable PS, FN, LR-UDI...

    Valls appelle à un soutien massif en faveur des listes LR-UDI contre le FN au second tour, sans doute dans l'espoir d'obtenir le même soutien de la droite au second tour de la présidentielle de 2017 contre Marine le Pen - si tant est que le candidat Hollande passe le premier tour.

    Le PS se maintiendra donc dans les Régions grâce au score élevé du FN, et LR-UDI gagnera grâce au retrait du PS.

    Bonjour le brouillage politique !

                   

                 Avec un Etat PS dont la stratégie présidentielle de 2017 repose sur la guerre, le terrorisme, un FN à 40% et une abstention record (1)... la gauche étant absente de ce second tour, recommandons sans l'ombre d'une hésitation, la pêche à la ligne dimanche prochain : qu'une abstention massive de la gauche inflige une 5è défaite électorale à l'Etat PS.

     

                   Car... le PS doit mourir pour que la gauche renaisse !

     

     

    1 -  Avec, en cadeau pour la droite, plusieurs millions de chômeurs...  aussi, si cette droite n'est pas capable de gagner la présidentielle de 2017, alors.. c'est vraiment à désespérer. Cependant, elle n'aura pas le droit de se tromper de candidat contre Hollande.

    Pour une autre analyse des résultats du premier tour des Régionales de 2015, c'est ICI  et LA

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    Pour prolonger, cliquez : Alternative politique : un nouveau paradigme

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  • Elections régionales : continuer de porter la crise au coeur du PS

    6805407-voeux-de-hollande-pathetique-dans-le-style-et-sur-le-fond-rien.jpg   

                     Défaites électorales consécutives pour le PS... il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir la dissolution du PS en attendant la refonte d'une véritable gauche de gouvernement à l'échelle de la France et de l'Europe contre un François Hollande qui a mené une campagne présidentielle sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, tout en pensant aujourd’hui qu’il peut, en toute impunité, échapper à une sanction à la fois morale et électorale.

                     Dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (terrorisme, guerres régionales, crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos), et dans le pire, la victime collatérale d’un "mondialisme" qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux et la démocratie...

    Parti d'élus, privé de militants, au moment où le PS semble avoir besoin à nouveau d'un FN fort pour se maintenir, à l'heure de toutes les capitulations et de tous les reniements au service d'une politique étrangère abjecte, il n'est plus possible d'entretenir par nos votes des carrières de députés, de députés-maires, de conseillers généraux, de sénateurs, de ministres et autres secrétaires d'Etat, de présidents de région, de département, tout un personnel politique PS au service d'une représentation qui n'arbore plus que les couleurs de carrières et d'ambitions sans projets et sans courage.

     

                   Une seule stratégie s’impose : porter la crise au cœur du patronat PS.

    Porter la crise c’est faire vivre à ce patronat PS (1) qui depuis plus de trente ans exploite sans vergogne nos aspirations pour une société de justice et de liberté... ce que vivent des millions de foyers  : la menace de la relégation pour les uns, la chute pour les autres et le terrorisme pour tous.

                  Un impératif catégorique commande de renverser les conditions au sein desquelles le PS n'a pas cessé depuis trente ans d'asservir l'électeur dit "de gauche". Aussi... aux prochaines élections, et à toutes les élections... sans exception, un vote destiné à affaiblir le PS dès le premier tour s'impose (2).

    Il faut mettre à terre ce parti de la non-gauche qu'est le PS  ! Ceux qui, élection après élection, ne se reconnaissent aucune obligation d’honorer leur programme de campagne quitteront alors très vite le navire d'un parti ne leur offrira plus aucune perspective de carrière  ; et les autres aussi, ne pouvant s'y maintenir, une fois discrédités.

    Toute autre stratégie sera inefficace car, ce n’est pas un nouveau parti qu’il faut créer mais un parti qu’il faut mettre en danger sans délai ! Seule condition  - avec l'addition d'un large soutien de la rue -, de l’avènement d'un nouveau contrat social à une échelle tant nationale qu'européenne.

                  Aussi, ne vous laissez pas piéger par ceux qui comptent sur une démobilisation massive pour triompher ! A vos bulletins de vote citoyens !

     

                            Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse !

     

     

    1 - Ce patronat PS a tout voté de cette Europe qui n’est qu'un instrument de plus au service d’une mondialisme sans honneur et sans justice.

    2 – Que les droites ne se réjouissent pas trop ; elles-aussi seront balayés car, appuyés par la rue, seuls les partis et les stratégies de rupture survivront : ceux qui proposeront un nouveau projet européen pour la France dans une mondialisation d’alliances multi-polaires et pas simplement avec l’ogre américain et israélien qui s’avèreront très vite n’être qu’un boulet sans avenir excepté dans la perpétration d’un chaos planétaire. Que les USA et Israël emportent l’Europe avec eux dans ce chaos est plus que certain.

    De plus, la gauche ne s'est jamais aussi bien portée que sous une présidence de droite : grèves, mobilisations massives, occupation de la rue.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Quand François Hollande et le PS s'appuient sur la guerre pour se maintenir

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  • "Ce soir ou jamais" à l'heure où le débat avait encore lieu...


    Ce soir ou jamais - 17 janvier 2011... par ERTV

     

                De ce débat de 2011 autour de la question du nouveau FN, celui de Marine Le Pen succédant à son père - débat sur le populisme aussi -... seuls Alain Soral et Bernard Stiegler tireront les marrons de ce foyer télévisuel. Les autres invités seront sans voix ou presque ; comprenez : sans raisonnement.

    A propos de Jacques Rancière qui interviendra dans les dernières minutes, on notera sa difficulté d'expression à l'oral ; difficile pour lui, manifestement, de partager un raisonnement, une pensée ; mieux vaut alors se reporter à ses écrits.

     

              Au cours de l'émission, Soral sera magistralement synthétique à propos de l’Islamophobie ; il nous présentera ce racisme qui n'ose pas dire son nom - ce qui s'avère être aussi, mais pas seulement, un "antisémitisme des lâches" (1) car ce racisme prend pour cible un peuple sémite dominé, sans voix ni pouvoir -, comme variable d’ajustement et de régulation politiques  - un peu comme le chômage en économie -, qu’un PS aux abois depuis les années 90 saura orchestrer et diriger d’une main de maître et à la barbe de tout un électorat dit « de gauche » ; mais pas seulement, car les centristes seront aussi les dindons de la farce.

    Stiegler, lui, introduira dans la discussion le mot juste, le mot qui résonne aujourd'hui encore et pour longtemps : régression.

     

                  On notera en passant ceci : déjà Taddéï rencontrait des difficultés à "assumer" ses invités : à propos des interventions de Soral, il aura très vite recours au vocable "complot" avant que Stiegler ne vienne appuyer Soral sans doute à regret, dans sa dénonciation d'un monde qui ne doit rien au hasard ; un monde qui pense et qui est pensé par des "salopards" de première. Taddéï regagnera alors sa niche, la queue basse et silencieux.

     

             Dommage que Bernard Stiegler et Alain Soral dont ce sera la dernière intervention dans les médias avant son bannissement total, ne puissent pas dialoguer car, tous les deux, seraient alors d'accord sur l'essentiel : le caractère régressif du mondialisme (ce qui est appelé à tort "la mondialisation") : la réduction de l'être humain à une marchandise sans frontières dans un univers hyper concurrentiel ; plus qu’un projet abjecte, un aboutissement cette réification ; le destin d’un capitalisme qu’un Karl Marx prophétique avait déjà identifié voilà plus d'un siècle.

     

     

    1 - Bien évidemment, dans les cas où cette islamophobie n'est pas propagée par, entre autres, Zemmour, Finkielkraut ou Elisabeth Lévy...  dans ce cas, il s'agira alors tout simplement de racisme politique (relatif à la décolonisation et à Israël) et culturel (discréditer humainement un adversaire).

     

    ***

     

     

    Stiegler en solo

     

                Un homme qui est capable de comprendre ceci à propos du Jihadisme occidental (conversion à l'Islam ; départ au Moyen-Orient pour la lutte armée de Français issus ou nom de la culture musulmane) ne pourra jamais avoir tout à fait tort à propos de quoi que ce soit : "Le consumérisme nous a totalement désocialisés. Nous avons des comportements de gorets  en tant que consommateurs ; des porcs nous sommes ; et c’est plus vivable ; c’est (aussi) pour ça qu’il y a des mômes qui basculent du côté du Jihadisme extrême (pas seulement religieux ; écologique aussi - ndlr) ; ils n’y croient plus à cette société consumériste ; ça les dégoûte (le tout marchandise) et ça les rend méchants. Ils seront de plus en plus nombreux à l’avenir. »

     

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  • Geoffroy de Lagasnerie, Edouard Louis : les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable

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                    Manifeste pour une contre-offensive intellectuelle et politique de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis publié dans Le Monde daté du 27-28 septembre 2015, appelle à une contre-offensive intellectuelle et politique : « Depuis quelques semaines, deux débats sont trop souvent posés séparément : celui de la proximité manifeste de plus en plus grande d’un certain nombres d’essayistes et d’écrivains avec les thèses de l’extrême droite d’une part, et, d’autre part, celui du silence des intellectuels sur les problèmes politiques. Mais comment ne pas voir que tout cela forme une seule et même configuration. »

    Les auteurs s’empressent alors de redéfinir la scène intellectuelle et politique en adoptant « quelques principes éthiques pour la pensée et l’action » auxquels nous répondrons succinctement :

     

    1. Principe de refus : fuir les débats imposés, refuser de constituer certains idéologues comme des interlocuteurs, certains thèmes comme discutables, certains problèmes comme pertinents.

     

                       Qu’il y ait des « problématiques incompatibles entre elles » ne saurait en aucun cas nous interdire de les exposer et d’en débattre.

     

    2. Principe de nomination : nommer les individus tels qu’ils sont, ne plus ratifier leurs tentatives de falsification 

     

                     D’accord ! Mais est-ce que ces auteurs réalisent que les ennuis, des ennuis sérieux, commencent dès que l'on nomme les individus et les choses ?

                    Qu'ils demandent à Dieudonné et à Alain Soral s’ils ont un doute à ce sujet ! Ou bien alors, ces deux comparses se proposent-ils d'enfoncer des portes ouvertes tout en privilégiant les encyclopédies et les archives nécrologiques ?

     

    3. Les risques de la théorie du genre, ne sont pas des sujets de discussions, ce sont des insultes et des mensonges.

     

                      « Bonjour caroline Fourest ! » ; une Caroline Fourest qui passait sans doute par là au moment de la rédaction de ce manifeste ; une commande puisqu'elle ne sait pas non plus écrire.

                     Précisons que la théorie du genre n’est qu’une affaire d’opinion intéressée qui plus est, puisque développée par le lobby LGBT. Cette théorie n’est le fruit d’aucun travail scientifique même à un niveau universitaire ; cette théorie n’est donc qu’une affaire d’opinion et toutes les opinions sont discutables.

     

    4. Principe de redistribution de la honte : Il y a des individus dont on préférerait qu’ils se taisent, non par la force, comme on ne manquera pas de nous en accuser, mais, au contraire, en leur faisant comprendre que leurs discours ne méritent rien d’autre que le mépris.

     

                  La liberté d’expression n’est pas divisible. Que ceux qui se taisent cessent de le faire. Mais si vous ne pouvez pas répondre à ceux qui tiennent le haut du pavé, alors c’est vous qui avez un problème ; pas eux !

                 Dans cette perspective d'une "redistribution de la honte", la gauche sera à nouveau confrontée à une classe populaire qu’il lui faudra, une fois encore, conspuer et condamner tout en lui demandant de se taire : c’est le retour des années Lang, SOS racisme et d'une bourgeoisie PS donneuse de leçon ; précisément ceux qui ont livré ces classes populaires à un mondialisme vorace et cruel : chômage, ressentiment, désespoir, colère ; abstention massive aux élections et le vote FN.

    Retour à la case départ donc.

     

    ***

     

                 Outre le fait que ce manifeste « occulte 15 années de contestation, d’échecs, de doutes dans le monde universitaire » comme nombre d’intellos d’Etat leur feront remarquer, la thèse sous-jacente de ce manifeste semble être "l'invasion subreptice du discours de "gauche" par un discours "de droite (honteuse ?)" qui chercherait tout de même à se faire passer pour "de gauche", ce qui permet la conjonction domination symbolique de la gauche + domination idéologique de la droite" - par Antoine P.

    D’autres n’ont pas manqué de faire remarquer ceci : « Qu'est- ce qui empêche de parler de "nation, de peuple, de souveraineté ou d'identité nationale, de désagrégation" et de" classes, d'exploitation, de violence, de répression, de domination "?

    En effet : rien, sinon un dogmatisme idéologique qui n'est plus de mise.

    Quant à parler d’"intellectuelle" à propos de Simone de Beauvoir comme ce manifeste tente de nous le rappeler : c’est une mauvaise plaisanterie ! Et pour Jean-Paul Sartre, encore faut-il savoir de quel Sartre il s'agit ? Le Sartre stalinien avec son « On en fait pas d’omelette sans casser des œufs !», aux dizaines de millions de morts ? Ou bien, le socialiste libertaire des boat-people ?

     

                    Décidément, force est de constater que ce manifeste passe à côté de l’essentiel  par nostalgie d’une époque que ses auteurs n’ont d’ailleurs pas connue : les années 70, la gauche, la droite, le programme commun, la constitution d’une majorité de gouvernement autour d’un programme de gauche… alors qu’aujourd’hui, il est difficile de "penser la gauche" sans tenir compte de ce qui suit :

     

    1. Après 30 années d’expérience, le constat de l'échec du PS en tant que parti capable d'assumer pleinement un gouvernement de gauche dans la durée et de tous les partis européens dits "de gauche" avec lui. 

    2. Le mondialisme, cette guerre contre les Etats nations, l’Etat providence, le contrat social européen, la démocratie, qui a remis sur le tapis, après l’idéal d’une construction européenne qui avait un peu endormi tout le monde, la question de la démocratie et l’idée qu’il n’y a pas de démocratie hors du cadre de la souveraineté des nations et des peuples. D’où, soit dit en passant,  le caractère fascisant de ce mondialisme et des institutions relais (la Commission européenne en ce concerne notre Continent) qui souhaitent passer par-dessus bord la souveraineté des peuples et par voie de conséquence : la démocratie.

    3. Dans ce contexte français, dans la relance du débat à gauche et dans l’occupation de l’espace médiatique, les années 70 ne nous seront d’aucune aide ; en revanche, il faut dès maintenant commencer à réfléchir à une alliance avec les souverainistes gaullistes ; une alliance qui partirait de Dupont-Aignan  - seul capable de "rapatrier" l’électorat populaire réfugié dans l’abstention et le FN ; une alliance qui couvrirait tout le spectre de gauche - PC, parti de gauche -, jusqu'à son extrême - pourquoi pas ! - sans oublier Asselineau, les dissidents des Verts qui souhaitent vraiment faire de l'écologie et du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" que sont Fabius, Valls, Hollande...  car c'est bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit.

                     On l'aura compris : une nouvelle alliance s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi. En peu de mots : l'exigence d'un retour au Conseil National de la Résistance (1). Ce qui implique un décloisonnement du « champ intellectuel » : qui est l’ennemi, où est-il, qu’est-ce qui divise qui, sur quoi, qu’est-ce qui rassemble qui autour de quoi.

     

                       Ce manifeste d'inspiration passéiste de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis - les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable - passe totalement à côté de cette nouvelle donne que sont la mondialisation et l'échec du PS en tant que parti de gouvernement de gauche. Pour ces raisons, il semblerait que ce manifeste soit déjà mort-né, pire encore : mort avant même d’avoir vu le jour  : une fausse couche a eu raison de sa pertinence.     

                   Aujourd'hui, les médias travaillent à la fois à l'entretien de l’illusion de la souveraineté et à l'abolition des frontières avec la promotion de Marine le Pen (MLP) et de Valls ; MLP rendant possible Valls ; la menace MLP mobilisant tous « les républicains » contre le FN.

                    Aussi, contrairement à ce qu’affirme le manifeste, on trouvera aucune fascination pour le FN mais la complicité des médias mondialistes dans cette instrumentalisation, et ce depuis les années Mitterrand : d’où la priorité accordée à ceux qui sont susceptibles intentionnellement ou non de « faire monter » le FN et de légitimer quelque peu son programme et ses thèmes de campagne. Car cela ne vous a pas échappé : c’est le mondialisme qui toujours triomphe aux élections depuis 1983 et non le souverainisme et une démocratie renforcée ; un mondialisme sans joie qui traîne les pieds avec Jacques Chirac et son reste de gaullisme, certes !  mais mondialisme triomphant quand même !

    Et si beaucoup d’intellectuels se taisent aux grands regrets de Geoffroy de Lagasnerie et d'Edouard Louis, il se pourrait bien que ce silence soit le silence de l'auto-censure face à un terrorisme intellectuel qui frappe toutes les camps et toutes les familles politiques et dont ce manifeste semble s'inspirer sans retenue.

    Et ça, franchement, c'est pas très nouveau.

     

     

     

    1 - CNR  : Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...

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    Pour prolonger, cliquez : Alternative politique - quel nouveau paradigme

     

     

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  • Parole contre parole...

     

    Qui trouvera à redire à cette Parole religieuse-là ?

             Aucun homme honnête dans le cadre d'un prêche religieux. Et c'est bien là le problème aujourd'hui : le refus de la Parole musulmane d'où qu'elle vienne alors que les paroles chrétienne et juive n'ont pas a priori à craindre une disqualification méprisante qui peine à cacher une politique raciste d'humiliation et de domination politique et économique à une échelle mondiale.

    Ici, en France, derrière le Musulman, cherchez l'Arabe, le Palestinien ! Et nombreux sont ceux qui le trouvent en moins de temps qu'il faut pour se perdre dans un délire paranoïaque qui condamne l'avenir à ne jamais connaître la concorde : cette union des cœurs et des volontés qui apporte la paix

                      Aussi, ne nous désolidarisons pas de ceux auxquels tout est refusé... a priori.

     

     

    Des nouvelles des races humaines maintenant...

    Mais ça, c'était avant... avant Morano.

                Là, "Le grand remplacement" a droit de cité. le FN n'est alors pas loin, tout près... à portée de main. Nul besoin de se contorsionner pour le toucher comme une vieille baudruche, relique putassière, qui fait le trottoir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Riposte laïque et la gauche

     

     

     

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  • Contre la compassion, un procès d'intention

     

     

                Tragédie des réfugiés venus d’une région à feu et à sang, reportages et commentaires…

    Photo du corps d’un enfant syrien de 5 ans qui s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, qui fera le tour du monde…

    Sur Internet, là où tout est permis, sous couvert d’un  pseudonyme qui donne du courage même aux plus lâches, des blogueurs et des blogueuses se sont crus autorisés à moquer l’élan compassionnelle - même éphémère, une tragédie sachant l’autre -, qui a traversé une Europe pourtant récalcitrante à l’idée d’accueillir un malheur plus malheureux qu’elle, à l'exception de l'Allemagne, il est vrai. Une Allemagne qui sait à la fois regarder en arrière et devant elle ; hier, aujourd'hui et demain : Seconde guerre mondiale, démographie, économie et compétitivité ; et c'est alors qu'elle en vient à réaliser qu'elle doit agir, ou bien plutôt... qu’elle doit se positionner, au plus vite ; et puis, l’occasion est trop belle, c’est sûr !

     

                  Ces derniers jours donc, toute cette faune internaute ne s’est pas privée pour tenter de disqualifier ceux que ces événements ont bouleversés, à grand renfort de sarcasmes cyniques et d’attributs péjoratifs :

    -         Leçon de morale compassionnelle

    -         Tous se sentent purifiés car le Bien est en eux

    -         Confort intellectuel et moral

    Blogs dans lesquels la compassion est qualifiée de « terrorisme» et de « manipulation émotionnelle »...ICI

    Blogs qui n’hésitent pas à dénoncer le fait que les religions puissent rappeler l'obligation de se porter au secours de son prochain, voisin ou pas... LA

    Blogs tuyau-de-poêle aussi, tous s’emboitant les uns dans les autres, les uns sur les autres, devant-derrière, jusqu’à prétendre être à même de dresser, ou bien plutôt, de tirer le portrait de cet homme compassionnel… humain trop humain, compassionnel bien au-delà du raisonnable ; homme qu'ils situent à gauche, une gauche qui aurait pris le contrôle des médias… et quand on sait ce qu’il en reste de « cette gauche », et du métier de journaliste... ce qu’une information digne de ce nom est encore en droit d'attendre de cette profession… on se retient pour ne pas éclater de rire.

    De plus, une grande partie de ces internautes se vante de l’avoir quitté cette gauche hégémonique et ultra-compassionnelle ! Et vous savez quand ? Et même si jamais ils ne l’avoueront publiquement : le jour où ils ont réalisé ce qui suit : « Comment ça, vous dites ? La gauche c’est pas la droite ? Vous êtes sûr ? Merde alors !». Et quand on sait le temps qu’ils ont mis à s’en rendre compte… on pourra légitimement douter de leur faculté de discernement à tous.

     

                 Faut dire que les salauds ont la dent dure ; ils pardonnent difficilement aux événements qui se dressent devant eux et qui, tel un miroir,  les obligent à se regarder en face, bien en face, au fond, tout au fond car, dès que la compassion pointe le bout de son nez, terrassés ils sont par une vérité  terrifiante - les salauds assumant rarement leur état : l’absence totale de compassion en générale, et pour une population en particulier ; population qui a le malheur de ne pas partager les mêmes attributs religieux ou/et ethniques qu’eux ; circonstances plus aggravantes encore : population qui refuse de se soumettre avant de baisser la tête.

    En effet, pour ces blogueurs, tous ces étrangers-là - réfugiés, migrants,  et puis les autres, à des milliers de kilomètres d’ici, chez eux… car, ils ne les lâchent pas d’une semelle, jamais ! -c’est un souffle, une respiration, des poumons pour rien ou pour si peu ; un gâchis en oxygène assurément, et quel que soit leur âge, à l’heure où, dans nos centres urbains saturés, respirer devient un problème sanitaire.

    On savait qu’il existe ici en France une frange de la population pour laquelle tout ce qui a trait à une zone géographique qui s’étend du Maroc à l’Afghanistan (à l’exception, pour certains d’entre eux, d’une Capitale dite éternelle…  sorte de postérieur composé d’une raie et d’un trou au milieu) peut bien crever : hommes, femmes, enfants ; et les bêtes aussi.

    On savait que le Front National ce n’est pas toute l’extrême droite et qu’il en reste encore à côté ! Non pas à l’extrême de l’extrême droite mais plus simplement à droite ! Cette droite dite républicaine.

    Et pour finir, on savait aussi ceci : Arabes, Musulmans, Musulmans et Arabes, qu’ils soient d’ici ou de là-bas, Français ou non, à leur sujet, on peut à peu près tout se permettre de dire et de faire.

     

               Mais alors, forts de leur mépris à l’égard de la compassion que tous ces événements ont suscitée, tous ces blogueurs et blogueuses iront-ils jusqu'à parler de « pornographie compassionnelle » ? Oseront-ils ? Car enfin... souvenez-vous ! Dans d’autres circonstances, et à propos de la dénonciation ô combien justifiée et nécessaire de l’exploitation politique et mercantile d’événements qui appartiennent aujourd’hui à l’Histoire, on se souviendra du procès fait à un humoriste - de très loin… le meilleur de sa génération, soit dit en passant -, à propos  d’une formule qui… si nos souvenirs ne nous trahissent pas, se lisait comme suit : « Pornographie mémorielle ».

    Alors, oui ? Non ? L'oseront-ils ce terme de « pornographie compassionnelle » qui leur brûle les lèvres et les touches de leur clavier d’ ordinateur ? Car, pas seulement les cons, les salauds ça osent tout aussi ! Comme se tirer une balle dans le pied en refusant d’entendre ce battement dans l’air qui se rapproche à grands pas, tel un boomerang car, le coup de poing qu’ils croyaient asséner à la compassion et l’humanisme, et qu’ils vont dans un instant recevoir, juste avant une grimace hideuse, grimace à l’image de leur for intérieur, ce coup de poing leur fera d’autant plus mal qu’eux tous ne soupçonnaient pas qu’il puisse leur revenir… ce coup de poing qui est le leur et qui s’apprête maintenant à les frapper en pleine face. Et quand on sait toute la haine qu’ils y avaient mis dans ce coup de poing, toute la haine dont un être humain est capable à l’endroit d’une population en particulier, et plus encore, quand il est question de faire preuve de compassion à son sujet - car on n’y revient toujours, on ne cesse d’y revenir, génération après génération -, on se dit que, décidément, le masochisme, tout comme les voies qui mènent à la haine de l’autre, ne cessera jamais de nous surprendre tellement une bêtise crasse et abjecte dicte son expression et sa conduite.

     

                  Un regret toutefois : les salauds ne connaissent pas la tentation suicidaire. Il nous faudra donc faire avec, tout en ne cessant jamais de leur répondre à chaque fois qu’il aurait dû se reconnaître qu’un devoir : se taire. Car, pour certains d’entre eux, en particulier ceux pour lesquels "humanisme" et "compassion" sont quasiment deux mots d'une grossièreté sans nom, face aux événements de ces derniers jours, cette évidence qui se vérifie tout au long de l’histoire humaine aurait dû s’imposer à eux en un quart de seconde : si on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a, et on les aura demain encore car, mine de rien, les écrits-déjections de tous ces internautes-là s'en portent garants.

    Quand on sait que parmi tous ces blogueurs, ne serait-ce qu’en raison de l’histoire de leurs ascendants, et parfois aussi la leur vécue sans procuration, nombreux sont ceux qui avaient pourtant une bonne raison de reconnaître le caractère tragique d’une situation dans laquelle la compassion avait toute sa place, ce nouvel échec qui est le leur, échec à l’empathie, échec cuisant, à la fois infirmité et malédiction, après bien d’autres opportunités elles aussi gâchées, devons-nous alors, encore et aussi, nous étonner que les mêmes, possédés par une arrogance sans limites, une arrogance jusqu'au-boutiste, sans gêne, lancent à la cantonade, tel un coq juché sur son tas de fumier : « A chacun sa merde ! Et la nôtre est derrière nous ! Sorry folks ! »

    Comment peuvent-ils en être aussi sûrs ? Car, les salauds n’ont pas cessé d’y être et de s’y complaire… de tout temps, dans la merde… moralement.

    C’est alors que l’Histoire avec un grand H, celle qui n’est jamais contée sinon à l’oreille - messes basses et noires -, comme ces livres vendus sous le manteau, vient subrepticement solliciter notre attention, toute notre attention ; c’est les yeux écarquillés que l’on écoute son récit :

    « Non ? Vraiment ? Vous pensez ?

    -      Ca ne fait aucun doute !

    -      Assurément ?

    -      Assurément ! 

    - Ca alors !»

     

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