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france culture

  • Le grand mensonge de François Hollande chef de guerre

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                    Le président français, en visite-éclair lundi dernier à Bagdad


                  «Agir contre le terrorisme, c'est prévenir des actes terroristes sur notre sol», a déclaré le président, lors d'une allocution à Bagdad devant des militaires français.

    Une telle affirmation force le questionnement suivant : a-t-on affaire à un parfait imbécile ou bien à un "générateur aléatoire" d'une langue de bois aussi cynique qu'irresponsable ?

    Nombreux sont ceux qui s'empresseront d'ajouter : "La réponse à cette question importe peu puisque l'on sera prochainement débarrassé de ce mal-président bouffi d'incompétence !"

    Faut dire que François Hollande personnalise à la perfection la faillite intellectuelle du parti qu'il a longtemps dirigé : le PS et ses hommes de mains que nous avons vu se répandre en bêtises les unes toujours plus crasses que les précédentes depuis 1983.

    Avec Hollande la coupe est d'autant plus pleine que les cerveaux sont maintenant vides.

                   La Présidentielle de 2017 et les Législatives devraient sanctionner avec la plus grande fermeté et détermination cette débâcle à la fois intellectuelle et morale. C'est à espérer.

    En attendant.....

                          
                          Dominique de Villepin :  six minutes d'intelligence à propos de l'engagement militaire occidental au Moyen-Orient... par ULESKI

     

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    France culture et l'Islam : le terrorisme en face

                             

               

     

                      A noter la prestation de François Burgat (politologue, directeur de recherches au CNRS (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman / IREMAM – Aix en Provence) qui remet à l'endroit l'esprit à l'envers d'un Gilles Kepel pour lequel "islamisme" rime avec "opportunisme" (de carrière médiatique et d'édition) sous l'arbitrage pour une fois circonspect d'un Finkielkraut.

                                Pour en savoir plus : c'est ICI

     

                  Burgat traite et interroge les causes. Kepel le nez dans les sourates du Coran gère sa petite carrière que l'on sait déjà éphémère dans les médias. Faut dire à la décharge de Kepel ceci : il n'y a pas de carrière universitaire, politique et médiatique pour quiconque aujourd'hui interroge les causes.

    Or Kepel aime les grosses cylindrées allemande et américaines, la bonne chère et compte bien sans aucun doute se retirer dans dix ans, au soleil, les pieds en éventail quelque part dans le Sud.

    l'Islamisme fait recette ; on peut bâtir une carrière sur ce vocable qui n'explique rien. Kepel dont personne n'avait entendu parler voilà cinq ans le sait mieux que quiconque.

    En revanche, faire le procès de ceux qui ont délibérément réuni les conditions nécessaires à l'émergence de cet "islamisme" ne rapporte que des ennuis : insultes, procès en islamo-gauchisme, censure, vexation professionnelle et une retraite sous un tout autre climat que celui de Kepel cela va sans dire mais tellement mieux en le disant.

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    Pour prolonger, cliquez : Attentats - pour(-)quoi je meurs ?


     

     

     

     

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  • Brice Couturier, l’homme qui ne s’est jamais pardonné d’avoir un jour milité à gauche

     

     

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                  Producteur, Brice Couturier a eu pour mission, des années durant sur France culture, de nous vendre le modèle allemand, celui de Schröder, une consoeur germanique à ses côtés avec l'émission hebdomadaire consacrée à l'Europe : « Cause Commune » en 2002.

    Alors américanophile, atlantiste, néo-libéral, néo-conservateur, européiste convaincu et béat, va-t-en-guerre (excusez tous ces pléonasmes !)... et pour finir, guantanamophile à son heure et à l’heure où ce camp d’internement sans foi ni loi battait son plein, déjà nous étions nombreux en 2002 à penser ceci : "Brice Couturier file un mauvais coton ! Il en fait trop ! Beaucoup trop ! Mais alors, quel péché capital, quel crime chercherait-il donc à expier ? "

    D’autres, en revanche... qu'il file la laine qu’il faut : une laine tondue sur le dos de tous les damnés de la terre.

                 Si on ne compte plus ceux qui ont commencé à l’extrême gauche (Couturier a appartenu au mouvement maoïste) et qui ont fini  « à droite toute ! » (activistes, syndicalistes, sociologues, historiens, journalistes, essayistes, directeurs de publication - voyez le patron de l’info de France Télévisions, Michel Field !)…. Couturier n’échappe pas à la règle, celle qui veut qu’il n’y a pas plus pressé de plaire et de complaire qu’un converti-repenti ; aussi, pour cette raison, vous ne trouverez pas plus à droite qu’un ancien gauchiste quand il décide de s’y rendre tout y demeurant… à droite, les pieds en éventail, confortable et sûr de lui ; ou bien plutôt : sûr de ce qu’il faut penser et défendre quand on veut faire son trou la quarantaine passée.  

               Le zèle, l’enthousiasme avec lesquels Couturier défend le mondialisme et la doxa libérale, cache sans aucun doute le fait qu’il ne se soit jamais pardonné d’avoir milité à l’extrême gauche ; aussi, il semble que ce chroniqueur n’ait plus qu’un seul souci : se le faire payer à lui-même  et puis aux autres par la même occasion, cet engagement de jeunesse qu’il renie allègrement depuis 15 ans en adoptant la posture caricaturale de l’homme de droite (du PS aux Républicains en passant par le centre avec la figure d’un Bayrou fils de métayer adepte d’un « qui paie ses dettes s’enrichit »…) un peu comme ces Atlantistes européens plus américanophiles que les Américains eux-mêmes. Idem en ce qui concerne « le modèle allemand ».

     

                 Quiconque est de bonne foi ne saurait néanmoins reprocher à ce « Brice de Nice » de faire l’âne comme tant d’autres soucieux de garder leur emploi et de prospérer dans la carrière : politique, journalisme et divertissement. N’ayez aucun doute : Brice Couturier est ce qu’il dit qui est ce qu’il croit ; Brice Couturier est un homme de religion car, homme-béquille, Brice Couturier aime qu’on pense à sa place : en effet, Couturier n'aurait jamais eu les capacités requises pour "penser le mondialisme", ni "la doxa libérale". N'empêche : vous pouvez parier qu’il se croit anticonformiste ; et en moins de mots qu’il faut pour le dire : un homme libre, libre et rebelle, un vrai !

    Brice Couturier est à la fois le monde tel qu'il est, tel qu'il sera et tel qu’il doit être quand on se moque de savoir s’il est bon qu’il soit ce qu’il est et quand on manque cruellement d’ambition pour le genre humain ou que l'on a la lâcheté de croire que si le monde était différent, eh bien… il serait pire encore.

    Dépourvu d’esprit critique, alors qu’il devrait savoir qu’il faut se méfier comme de la peste de ce que l’on pense (sa jeunesse de gauchiste ne lui aurait donc servi ni de leçon ni de guide ?), Couturier n’oublie jamais de penser tout ce que pensent tous ceux qui pensent comme lui, même si dans les faits, Couturier ne pense pas : il se conforme. Une seule mission : défendre mordicus tout ce que pensent tous ceux qui ne sont pas de gauche.

    Consultez donc son CV ! Ironie suprême : vous ne pourrez pas ne pas remarquer que ce journaliste n'a vécu qu'aux crochets d'une presse et d'organismes subventionnés par l'Etat.

    Aussi, chronique après chronique, semaine après semaine, la coupe pleine, sur France culture, sans doute son ultime employeur (finalement, un peu comme pour les flics, les patrons des médias, ceux qui signent les chèques, n’ont à la longue aucun respect pour les balances et les indics ; ils finissent toujours pas les mépriser même s’ils savent s’en servir  – voyez les ennuis d’Elkabbach avec Europe 1), chroniqueur... aux frais des contribuables providentiels que nous sommes et de l’Etat providence que ce chroniqueur pourfend du matin au soir ! - que ce soit notre argent à nous travailleurs qui sert à payer le salaire de ce repenti sans talent ni charisme, terne et pleutre, on en viendrait bien pour un peu, et sans que l'on ait à nous forcer la main ni à nous tordre le bras, à suggérer que des individus comme Couturier soient mis dans l’obligation d’opter pour un statut de travailleur indépendant, auto-entrepreneur de surcroît, à la sauce Uber, payé à la tâche, 20 Euros la chronique, à charge pour lui de trouver un organisme de « sécurité sociale » et une mutuelle dignes de ce nom sur le marché privé de la santé.

    Un conseil Brice : ne tombe jamais malade !

    Là encore, sans doute Brice Couturier ne s'est-il jamais remis de devoir se résoudre à occuper un emploi subventionné faute de talent et d'esprit d'entreprise...  lui qui aujourd'hui n'a pas assez de mots pour célébrer l'initiative privée et la concurrence...

    Compensation ! Quand on vous dit que tout n'est que compensation finalement !

                  Ubérisation de l’économie et de la société dans son ensemble qui touche les savoirs et les métiers et dont Couturier chante encore les louanges alors que la messe est dite car il faut le savoir : Couturier a pris le train néolibéral en retard (à la fin des années 90) ; et devinez quoi : il semblerait que ce train soit arrivé à destination, les voyageurs déçus, maintenant impatients de descendre pour s’empresser d’emprunter une autre destination, et seul Brice Couturier l’ignore encore ; ce qui, dans un avenir proche, nous promet de franches rigolades à l’idée d’assister au naufrage d’un Couturier bientôt roi au royaume des aveugles.

    A trop vouloir bien faire, on fait mal. Inutile de préciser que celui qui ne fait rien ignore là encore cette règle. C’est le lot du repenti-cafteur : se croire en avance alors que plus il raisonne, ou croit le faire, plus il accumule du retard, perché au dernière étage d’une tour d’ivoire sans fenêtre ni porte de sortie.

    A chacun sa prison.

                 

                 La voix neutre, fluette, le ton badin, comme s’il parcourait pour la millième fois son catéchisme, récitant de la doxa libérale, plus que jamais aujourd'hui encore pro-allemand, pro-américain, sioniste-netanyahou-iste, atlantiste, pro-commission européenne (il ne s’est pas encore positionné clairement pour ou contre Donald Trump ; sans doute attend-il de connaître la position de la gauche, des fois que...), le tout agrémenté d’une bonne dose d’islamophobie pour ne pas être en reste avec tous les autres, Couturier a donc la panoplie complète, non pas celle d’un Zorro ni d'un Robin des bois, tous deux défenseurs de la veuve et de l’orphelin, mais bien plutôt le costume de celui qui pourfend tout ce qui ressemble de près ou de loin à un être humain dans le besoin – réfugiés, chômeurs, minorités discriminées, les Grecs, Nuit debout, les infirmières en grève, la CGT...

    C'est sûr ! Papa et maman Couturier peuvent donc être fiers de leur fils ! Faut dire aussi qu’ils l’ont bien gâté à Noël et à tous les Noëls avec cette panoplie de cow-boy pourfendeur et exterminateur en patalon court mimant d'une jambe après l'autre, dans le jardin de la demeure parentale, jusqu'au cheval et son galop.

    Ah ! L'enfance quand ça vous tient !

    En effet, Couturier n’a pas de mots assez durs envers ceux qui cultivent sans faille un engagement pour la justice et l’égalité. Taylor-made, Couturier fait sienne toute pensée qui se propose – pour faire court -, de taper sur les faibles qui ne méritent rien sinon leur sort et de libérer les riches d’une dette morale quelle qu’elle soit envers qui que ce soit ; en cela, il est dans le cadre de sa défense de la doxa libérale ce que Zemmour est à l’invective raciste… même si sa cible n’est pas l’Afrique noire et le Maghreb (bien qu'il pourrait adopter sans difficulté « les Africains ne sont pas entrés dans l’Historie » d’un Sarkozy et/ou « Le bilan de l’épisode colonial français est globalement positif » des Républicains) mais bien plutôt tous ceux qui résistent et se battent ; tous ceux qui refusent de se soumettre : syndicalistes, activistes politiques, lanceurs d’alertes...

               Force est maintenant de constater que la leçon de tous les Brice Couturier de la terre est la suivante : si vous qui êtes de gauche rencontrez un gauchiste de moins de trente ans, vous pourrez sans hésitation le considérer déjà comme un ennemi politique, car c’est bel et bien un homme de droite qui vous fait face, une fois la cinquantaine passée ; un homme de droite de la pire espèce ; de l’espèce de ceux qui, un temps à gauche, ne se pardonnent rien et par voie de conséquence, n’accordent rien aux autres tout occupés à rembourser la dette qu'ils croient avoir contractée (quelques lingots d'utopie acquis à crédit dans leur jeunesse) telle une faute expiable dans la servitude seule, alors qu’ils ne font que se dépouiller moralement et intellectuellement au profit d’une "bêtise" dont ils sortiront laminés, déjà condamnés aux oubliettes et aux poubelles d’une parole chroniqueuse que le premier venu - successeur pressé de marquer son territoire -, aura chassé en moins de temps qu’il faut pour poser ses fesses devant le micro d’une radio.

                    Autre leçon que "le cas" Brice Couturier nous enseigne : de toutes les soumissions, la pire c'est bien celle qui a pour origines la culpabilité et le repentir d'une bourgeoisie, petite bourgeoisie, toute petite bourgeoisie qui cultive avec la Grande du même nom, une haine farouche contre le partage et la justice sociale ; car tous savent que la prospérité des uns repose sur la spoliation de tous les autres.

                  Les places sont chères ; premier arrivé premier servi... assis.

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  • Attentats, Paris 13 novembre 2015 : revue de presse pour rappel

     

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015, quelques jours après le 13 novembre

     

     

                      Après Hollande, Valls, Fabius (et Sarkozy) auxquels nous devons 15 années d'une diplomatie en rupture avec notre tradition d'équilibre et d'indépendance - rupture qui explique aussi cette fracture dans la société française car enfin, de qui sommes-nous devenus les esclaves ? -, d'autres voix de la domination et de ses portes-flingues se sont fait très vite entendre sur Internet ; voix de la domination impériale de l’Otan, des USA et de ses acolytes et autres complices : Europe, Israël, Arabie Saoudite…

    Voix d’une bêtise crasse, voix d'un cynisme inqualifiable... voix de ceux qui n'ont plus peur de rien car ces attentats de vendredi soir apportent de l'eau fétide à leur petite machinerie, à ses rouages et à sa production le plus souvent pestilentielle :

     

    Elisabeth LévyElisabeth Lévy fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur, cette petite musique israélienne et islamophobe de France, Elisabeth Lévy titre "Djihadistes contre Homo festivus" ICI

    Le point de vue  d'Elisabeth qui a toujours autant de mal à « penser » c'est-à-dire à se méfier comme de la peste de ce qu’elle pense, le voici : « Daech veut nous exterminer car en France, on aime bien s’amuser et eux pas».

    Ca, c’est ce qu'on appelle de l’analyse...  géo-politique qui plus est !

     

    Toujours sur Causeur, c'est àLuc Rosenzweig Luc Rosenzweig, un des contributeurs majeurs de ce webzine, que la patronne confiera le soin de se vautrer dans la fange, communautariste de surcroît - Israël, Tsahal, ses troupes et ses colons. En effet, Rosenzweig, sans honte, titre : « Pour vaincre le terrorisme, apprenons d’Israël » ICI

    Rosenzwieg, si vous avez bien saisi son conseil, propose donc une ratonnade de Palestiniens à la sauce française : les Musulmans français qui ne marcheraient pas droit.

    Abjection et bêtise incommensurables dont il est coutumier, il est vrai, ce titre de Rosenzweig explique bien des choses et des situations  ; non content d'importer la question du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine au pire moment qui soit, ce billet d'humeur explique aussi des choix politiques criminels tout en nous incitant à élever notre niveau d'alerte générale car nous sommes tous, sans l'ombre d'un doute, en danger de mort avec des individus de cette espèce, ici, chez nous.

     

    "La règle du jeu" maintenant.

    Revue incontournable pour quiconque souhaite prendre des nouvelles de la tartufferie ambiante à la cour de BHL puisqu'il en est le fondateur, cette revue de "philosophie, littérature, politique et Art" qui est aussi la voix d’Israël en France (une de plus !), nous offre un point de vue digne du café du commerce juste avant la fermeture de l’établissement à une heure tardive donc : c’est dire !

    L'incitation à la haine sera placée au coeur du dispositif avec un BHL qui fait dire à propos des attentats de vendredi dernier, par David-HazizaDavid Isaac Haziza (?) ce que sa duplicité légendaire lui interdit d'expliciter : « Il y a un temps pour tout sous le soleil. Il y a un temps pour aimer, certes, mais il y a aussi un temps pour haïr. En vérité, on eût même dû haïr plus tôt !"

     

    Le Huffington Post, un pur player dit "d'information" dirigé par Anne Sinclair fera appel à la plume d'un Jacques Tarnero "essayiste", toujours à propos des auteurs des attentats et de la tentative de se risquer à quelques introspections salutaires fruit d'une pensée réflexive tout aussi salvatrice.

    Ce webzine tout acquis à la cause atlantiste et sioniste s'en prendra ouvertement aux anti-islamophobes et aux partisans du « Pas d’amalgame » lesquels seraient responsables des attentats en France.

    Quant à l’Islam, il serait la cause première du malheur des Arabes, ici et là-bas : « Le malheur arabe, le malheur palestinien, le malheur des jeunes-des-banlieues c'est l'Islam la cause de ce malheur ainsi que ce qui est arrivé à cette culture née dans l'islam ou née dans l'héritage arabe pour toujours aller chercher ailleurs qu'en elle même la source du désastre actuel."

    Qui a détruit le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique sub-saharienne ? Les Arabes ? L'Islam ? Qui fait des affaires avec l’Arabie Saoudite ?

     

    Afficher l'image d'origineCaroline Fourest qui souhaitait très certainement ne pas être en reste, une Caroline Fourest - faut-il le rappeler ? -, qui voyage dans les bagages d'un BHL qui la porte à bout de bras depuis quelques années maintenant, ce matin sur France Culture, Fourest récitera son catéchisme : « Il y aura toujours des gens pour trouver des excuses aux assassins »

    N'en doutez pas un seul instant : c’est sa manière à elle de clore tout débat et de disqualifier tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause la politique pro-américaine et pro-israélienne de la France qui nous mène à la guerre tout en provoquant la mort de centaines de civils  : le Moyen-Orient quoi !

                   Mais quand on vous dit que tous ces gens-là ne rêvent que de ça ! Tous les parfums d’Arabie ! Spectacle de « danse orientale » pour Caroline entre deux explosions et quelques corps déchiquetés !

     

    Ce matin aussi, sur France Inter, lundi 16 novembre, heures tapantes , c’est Résultat de recherche d'images pour "Malek Boutih l’invité"Malek Boutih l’invité : ICI . Député PS, Malek Boutih se rangera sans l'ombre d'une hésitation au côté de Manuel Valls ; il en profitera  - car pourquoi faire les choses à moitié ! -, pour franchir le Rubicon allègrement. Imaginez-vous ça : 80% de ses interventions sur l'antenne conviendront à toute la droite, du FN aux centristes : « Il faut en finir avec la sociologie, la pleurniche et les soi-disant causes sociales qui seraient responsables de la radicalisation de Français musulmans !»

    Enorme !

    Comme quoi... des attentats, une centaine de morts, et tout le monde rentre se mettre au vert au côté d'une droite expéditive ; c'est l'Assemblée nationale issue du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs à qui on sait. Heureusement pour Boutih que la "fausse gauche" est à l'Elysée et à Matignon ! Il peut encore faire illusion même s'il s'agit bel et bien d'un ralliement aux idées de droite : l'affirmation de l'absence de déterminisme social dans le destin individuel de chaque être humain.

    Des dizaines de millions de salariés qui sont passés par la case chômage et la case SDF en trente ans - divorces, suicides, maladies, pauvreté ; des inégalités qui ont explosées, des millions d'individus qui n'ont connu et qui ne connaissent qu'un parcours de discriminations et de vexations sans nombre, un mondialisme rapace et vorace qui veut la peau de notre système social européen - véritable civilisation en soi -, et qui n'a qu'un modèle à proposer : travailler plus, gagner moins, baisser la tête et consommer - mal-bouffe et abrutissement !

    Tout ça n'a bien évidemment aucun impact...

                     Les dirigeants successifs du PS ont mis 20 ans à accepter que Boutih soit député ; il a longtemps galéré après son départ de SOS racisme, chez Skyrock notamment, chez les 10-15ans… alors, vous pensez bien : Boutih sait ce qu’il doit au PS et au système ; manifestement, les mots ne lui manquent pas quand il s'agit de renvoyer l'ascenseur. C’est sûr, l’ingratitude n’est pas de mise chez Boutih !

    Frantz Fanon, un des penseurs de la colonisation et de la décolonisation avait un nom pour ces gens-là, les repêchés du système qui n’en croient pas leur chance tout en sachant qu'on ne leur en donnera pas une seconde.

     

                   On achèvera ce tour d'horizon du côté de la bêtise, du cynisme et de l'opportunisme avec le commentaire d'un internaute... un internaute lambda, internaute sans visage comme tout internaute lambda dépourvu de courage mais qui se respecte. Jugez plutôt :

                   "Epiloguer sur les horribles événements d'hier soir ne sert pas à grand chose. aujourd'hui, c'est l'action de la police et de l'armée qui nous sauvera, non le baratin. La France vaincra !"

                 Et notre réponse, elle, à défaut de vaincre l'incommensurable connerie de ce commentaire car, il y a des cas irréversibles, et celui-là en est un... notre réponse donc ne tardera pas à lui parvenir :

                                      "Pauvre de toi, va !"

     

     

    ***

     

                      Après les voix du chaos programmé et de la domination,  les voix de la reddition aussi… accordons un peu d'espace aux voix de la sagesse :

     

                   Pour Alain ChouetAlain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la « guerre de civilisation » et celle contre le « terrorisme » brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad :

    Arabie Saoudite et Qatar.

     

                  A l’annonce des attentats  Au lendemain des attentats de Paris, Michel Onfray réclame une politique française moins islamophobe.Michel Onfray fut le premier à twitter : « Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique. » 

     

     

                  Michel Colon d'Investig-Action, que l'on ne présente plus, s’exprime, de sa Belgique natale, sur les attentats Paris avec calme et lucidité.

     

     

            Clôturons cette courte revue de presse avec      CaptureJean-Luc Mélenchon qui aura tout saisi des véritables enjeux pour la France et l'Europe, ce dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée : "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

     

                          Débattons alors ! Et ne laissons personne nous l'interdire !

     

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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner, c'est ce ver luisant de l'intelligence à chaque fois que la nuit recouvre l'entendement. Ôte de l’humanité, cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

    ***

              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

    ***

     

     

                   George Steiner : La barbarie de l'ignorance

     

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

    ***

     

    George Steiner à propos de son roman "Le Transport de A.H".

     

     

                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas comprendre ceux qui ont fait l'Histoire ainsi que les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Steiner, un diamant d'intelligence

     

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                  Version Papier : de l'Art, de la littérature et autres considérations

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  • Michel Onfray : plan média et bénévolat


    Le dernier cours de Michel Onfray dans son université populaire

     

                   La treizième saison de l'Université populaire de Caen (anciennement "Université du 3è âge" des années 70. Rien de nouveau sous le soleil !) vient de s'achever avec le dernier cours de l'essayiste fondateur Michel Onfray.

                  Onfray annonce la fin de cette "Université" faute de subventions.

                   Rappelons à toutes fins utiles que cette Université avait été soi-disant créée dans les années 90 pour contrer la montée du FN et éduquer son électorat : les classes populaires.

    Depuis, force est de constater que le FN ne s'est jamais aussi bien porté ; quand au public d'Onfray, composé principalement de ses lecteurs "groupies", il s'est toujours agi d'une classe moyenne très modérée de quinquas et de sexagénaires peu politisés qui votent, par voie de conséquence, PS et centriste, principalement.

     

    ***

     

                  Université populaire à but non lucratif ? Onfray, prince du bénévolat ?

    Mais alors, que fait Onfray de la retransmission de ses conférences sur France Culture, partenaire et sponsor avec le département du calvados et la Région Normandie, 10 années durant aux frais des contribuables ?

    L’équivalent d’un plan média de plusieurs millions d’euros cette retransmission ! Ce qui n'est pas rien quand on ne vit que de sa plume ! D'autant plus qu'aucun éditeur n’aurait pu lui payer une telle campagne de promotion, qui plus est, sur une si longue période !

                  Alors, bénévolat ou pas bénévolat ? Onfray, mère Teresa de la culture pour classe moyenne désoeuvrée ou pas ?

                  Qu'est-ce à dire ? Enfant gâté Onfray ? Ingrat Onfray ?

     

                        "Ah, Onfray... on ne peut pas cacher très longtemps d'où l'on vient ! N'est-ce pas ! C'est pas pour rien que les médias dominants t'ont fait, voilà une vingtaine d'années ! Tu en as épousé tous les vices et toutes les tares !

                        Tartuffe va !"

     

    ***

     

                  Onfray et son Université populaire jettent donc l'éponge faute de moyens après des années de service  : "Le bénévolat payant (en effet, pour continuer, il faudrait qu'Onfray mette la main à la poche - ndlr) et dans lequel on n'est pas payé, très peu pour moi !" s'est-il empressé de déclarer.

                  Sans doute Onfray a-t-il oublié que le bénévolat, ça coûte ! On paie de sa personne ; pour ne rien dire de l'idée de sacrifice. Un bénévolat qui ne coûte rien, et qui plus est, un bénévolat qui rapporte, ce n'est pas du bénévolat, c'est de la communication auto-promotionnelle.

                   A ce sujet, Onfray peut sans hésiter rejoindre la bande d'"enfoirés" des Restos du coeur.

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    Pour prolonger, cliquez : Onfray rentre à la maison en serrant les fesses

     

     

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  • Institutionnalisation d'une justice d'exception : le retour du coup d'état politique permanent

     

                   Dans un entretien à la BBC du 22 janvier, Manuel Valls - la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf -, petit homme médiocre, "bonne à tout faire" dont les certitudes martelées d'un geste "couperet" et d'un bras qui pourrait, dans d'autres circonstances, tout autant être levé haut, bien haut, sont la marque d'un esprit obtus d'une ignorance crasse, a annoncé qu’il « faudrait que l’état d’urgence reste en place jusqu’à ce que Daech soit éradiqué ».

    Cinq jours plus tard, le Conseil d’Etat dont les membres inamovibles ont baissé cent fois leur culotte ces dix dernières années devant les pressions des occupants successifs de l'Elysée et de Matignon (de même en ce qui concerne le Conseil constitutionnel), a rejeté en toute indépendance - c'est de l'ironie ! -, la requête de suspension de l’état d’urgence déposée par la Ligue des droits de l’homme, au motif fumeux que cet état d’urgence ayant été promulgué par la loi, ce n’est pas au juge administratif de statuer.

    Mais alors, les avocats de la LDH ne connaîtraient donc pas leur droit ?

    A cette ligue, il lui reste à se tourner vers le Conseil Constitutionnel dont la réputation n'est plus à faire non plus ; ce même Conseil constitutionnel validera à la demande de Matignon, 7 assignations à résidence d’écologistes considérés dangereux pour l’ordre public à l’occasion de la tenue au Bourget de la Cop2.

    Ca promet.

     

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                  En octobre dernier, un mois avant les attentats de Paris et Saint-Denis, un livre paraissait de Vanessa Codaccioni, maître de conférence en sciences politiques à Paris 8, aux éditions du CNRS : "Justice d’exception. L’Etat face aux crimes politiques (et) terroristes".

    Les premières pages de l'ouvrage s’ouvrent sur la mise en évidence du rôle essentiel d’une institution, la Cour de sûreté de l’Etat (créée en 1963 et supprimée en 1981) dans l’institutionnalisation de la justice d’exception : « Le cas de la Cour sûreté de l’Etat permet de saisir comment l’exception peut, progressivement, s’intégrer dans le système démocratique, mais aussi, plus généralement, permettre la diffusion de pratiques mobilisées dans des contextes plus ou moins sécuritaires et contre toute forme d’opposition ».

     

                                  Un entretien avec l'auteure est disponible ICI sur France Culture

     

     

                   Coup d’Etat politique permanent ; dévaluation de la justice, volonté de la contourner ; radicalisation de la logique sécuritaire tous partis confondus, du PS au FN parce qu'aujourd'hui, il est vrai que la contestation et la subversion peuvent venir de partout : contestations sociale, écologique, judiciaire, politique) ; mise en place d’outils policiers tels que le fichage des individus, les écoutes, le piratage informatique loin du regard des juges ; utilisation policière d’une juridiction politique ; menace politique intemporelle et permanence d’une justice d’exception ; répression avant procès, intimidation…

    Une série de questions que les médias ne traitent jamais, sans doute pour ne pas indisposer les occupants de l’Elysée et de Matignon, et ne pas effrayer leurs auditeurs, lecteurs et téléspectateurs ; ces pauvres téléspectateurs à la merci de BFM-TV et d’un journal de 20H qui n’est qu’une grande farce tragi-comique, qui croient naïvement que l’Etat le protègera, alors que l’Etat ne protège que l’Etat. De plus, jamais un acte terroriste n’a mis en danger l’Etat ; l’Etat sort toujours plus fort d’une campagne d’attentats, et les victimes et leur famille plus faibles et plus dépendants encore.

     

                  Mais au fait, comment s’institutionnalise cette justice d’exception ? Vanessa Codaccioni nous rappelle qu’il y a en France une longue tradition de recours à la justice d’exception : l’Empire, Vichy, la Libération, la guerre d’Algérie...
    Rappel qui n’est pas fait pour rassurer les amoureux sincères de la liberté politique et de la liberté d’expression qui savent ce à quoi la défense de cette liberté engage ainsi que tous ceux qui ont quelques idées à partager qui ne soient pas celles de médias qui ne parlent plus que d'une seule voix ou presque.


    Un exemple à propos de l’institutionnalisation d’une justice d’exception et ses conséquences sur le long terme : créée par « précaution nationale », la Cour de sûreté de l’Etat qui voit le jour en 1963 aura une durée de vie de 18 ans ; cette cour aura pour mission de juger les personnes accusées de porter « atteinte à la sûreté de l’Etat » ; on ne manquera pas de noter qu’il s’agissait bien de protéger l’Etat et non l'homme et la femme de la rue.

                  Quel est le profil type du magistrat politique, ce magistrat qui accepte de servir une justice d’exception : Vanessa Codaccioni a relevé ceci chez chacun d’entre eux : ce sont des magistrats de province ; des magistrats qui ont construit leur carrière dans une volonté de proximité avec le pouvoir politique en multipliant les détachements dans des cabinets ministériels, à la chancellerie ; ce sont des membres du parquet et d’anciens avocats.


    A noter que sous de Gaulle, cette justice d’exception était  exercée par des magistrats spécialisés dans la répression politique ; tous étaient membres d’une juridiction ou de tribunaux militaires d’exception qui ont jugé les membres de l’OAS comme ceux des mouvements de libération de l’Algérie.

     

                    
                 Institutionnalisation d'une justice d'exception, Etat d'urgence reconduit... ce qui ne semble pas pris en compte c’est la perspective du risque de légalisation de dispositifs d’exception qui les rend réutilisables pour d’autres fins que la lutte politique contre le jihadisme tout aussi politique, l’Etat verrouillant avec la complicité des institutions et un Parlement aux ordres tout débat selon le principe qui veut que « qui n’est pas avec moi est contre moi et pour la menace qui nous fait face !»… légalisation qui prépare un avenir bien sombre à tous ceux qui, bon an mal an, seraient susceptibles de remettre en cause un nouvel ordre mondial qui plonge toutes les sociétés occidentales dans une remise en cause intraitable des protections, et autres acquis sociaux, et des chances de progrès pour le plus grand nombre car, qu’on le veuille ou non, toutes ces décisions mettent en danger tous ceux qui seront appelés dans les années à venir à contester une organisation de l’existence dans laquelle seuls le profit, la marchandise et l’abrutissement auront droit de cité.

                 Avec toutes ces décisions successives rendues depuis deux ans, c’est un véritable plan d’action, un véritable programme concerté qui est établi : l'Etat français a carte blanche ! Et quand on connaît son histoire ainsi que celle de son parlement et de ses élus, on peut sans hésiter craindre le pire.

                Il est vrai qu'ils ont pour eux l'opinion publique ; cette pauvre opinion d'un public qu'une propagande concertée assomme jour après jour jusqu'à l'abrutissement et la neutralisation de ses capacités de raisonnement et leurs corollaires : méfiance et alerte.

     

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  • France Culture : "Dimanche, et après ?" d'Olivia Gesbert

    Dimanche, et après ?" par Olivia Gesbert Les Retours du dimanche deviennent DIMANCHE, ET APRES ? à partir du 19 janvier. Un nouveau nom pour une émission pas tout à fait nouvelle, mais plus tout à fait la même. "Pour prévoir l’avenir, il faut connaître le passé", écrivait Nicolas Machiavel. Désormais, chaque dimanche à 18h15, Olivia Gesbert et des experts élaboreront des scénarios d’avenir à partir d’un fait d’actualité de la semaine écoulée. Prévenir plutôt que prédire, une émission d’analyse pour mieux comprendre de quoi notre futur sera fait. Les deux pieds dans le réel, mais le regard campé loin, vers d’autres horizons géopolitiques, économiques, sociaux ou culturels.

     

     

    La Justice à l'épreuve de l'antiterrorisme, et après ?

     

     

               Chaque dimanche à 18h15 sur France Culture, Olivia Gesbert et ses invités "élaborent des scénarios d’avenir à partir d’un fait d’actualité de la semaine écoulée. Prévenir plutôt que prédire, une émission d’analyse pour mieux comprendre de quoi notre futur sera fait. Les deux pieds dans le réel, mais le regard campé loin, vers d’autres horizons géopolitiques, économiques, sociaux ou culturels."

               Ton serein, quasi-confidentiel, dans un murmure, cette émission d'information - information au sens noble du terme : scrutation du réel, causes, effets et prospective -, la seule sur France culture et sans doute ailleurs aussi, apporte à la surprise générale (votre serviteur a effectué un mini-sondage auprès d'auditeurs de son entourage), une lecture du réel à l'opposé d'une représentation tronquée, parfois illisible aussi, à dessein, faute de pouvoir prescrire urbi et orbi, à cette réalité, une forte dose de manichéisme car arrive un moment où la propagande a quand même ses limites ; alors, autant brouiller toutes les cartes à coups de reportages et d'analyses contradictoires.

     

                 Une fois n'est pas coutume, chez "Dimanche, et après ?", la voix est claire, on la reçoit 5/5, et le chemin aussi : on le parcourt pas à pas mais sans encombre.

    Chez Olivia Gesbert, vous n'entendrez donc pas la déclinaison d'un monde chimérique et fantomatique dans lequel, par exemple, le chaos du Proche Orient ne serait qu'une guerre entre les Sunnites et les Chiites (Quid des USA, de l'Otan et d'Israël et de l'Arabie Saoudite ?) ; Poutine un danger pour  l'Europe ; l'Europe un havre de paix et de justice, ce sont les eurosceptiques, la Hongrie et la Pologne peuplés de ploucs et de néo-fascistes qui n'ont rien compris à rien ; quant aux Musulmans... "Ah, les Musulmans, vraiment ! Hein ! Vraiment, ces Musulmans !!!" alors qu'il y a des kippas et des crucifix dans les têtes et ailleurs, dans les hautes sphères de la République française, qui valent très largement le port d'une burqa !

    On poursuivra avec : l'Iran détestable ! La chine prédatrice ! l'Afrique infantile ! Et au passage, à propos du génocides des Juifs : "On n'en parlera jamais assez ! Dites, vous en reprendrez bien une petite louche !" toutes les deux heures, au détriment, bien évidemment, car il y a 24H dans une journée, et ce pour tout le monde, de toutes les grandes tragédies du 20e siècle pourtant bien plus riches en enseignements soit dit en passant ; mais faut dire que les Nazis n'ont pas le monopole des saloperies commises, alors, arrive un moment où il faut bien commencer à balayer devant sa porte, et là, comme par enchantement, là, soudain, on ne compte plus les absents tellement ils sont nombreux à ne plus rien avoir à dire ; ceux-là même qui, voilà quelques instants, n'avaient pas assez de mots pour nous conter un monde séculier aussi clair et transparent que de l'eau bénite.

     

                   Si côté femmes les médias nous propose le pire, tout en nous en proposant toujours plus (ne dit-on pas, tout en le regrettant, que la venue en nombre des femmes dans une profession jadis prestigieuse, n'annonce pas mais confirme immanquablement son déclin ?! Voyez l'architecture qui n'est plus qu'un métier payé 10% au dessus du SMIC), il suffit de penser aux trois gourdes que sont Léa Salamé, Elisabeth Quin et Ruth Krief (respectivement : France Inter, Arte et BFM TV)... si sûres d'elles mêmes et de ce qu'on attend d'elles comme de tous les autres... en revanche, avec Olivia Gesbert, le dépaysement est total car personne ne prépare ni ne travaille ses sujets comme elle avec autant de précaution et de concision ; il est vrai que... plus on en sait long, plus on est tenté de faire court car le doute invite à la prudence, à toutes les prudences : avec la connaissance, on marche sur des oeufs, toujours !

    Précisons que le choix de ses invités est le plus souvent le reflet de cette exigence.

     

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                  Bien qu'homonyme, après vérification, l'orthographe "Gesbert" laisse à penser qu'Olivia n'aurait aucun lien de parenté avec un Franz-Olivier Giesbert ; on ne pourra que s'en féliciter, même si cela va sans dire mais tellement mieux en le disant.

                 Olivia Gesbert serait donc la fille d'un père connu d'elle seule et inconnu de nous tous ; et c'est très bien comme ça.

     

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  • George Steiner : Le pèlerin de tous les possibles

     

     

              george-steiner.jpgGeorge Steiner ôte de l’humanité : cette humanité, il la reçoit tout en étant reçu par elle : " La patrie c’est là où on peut travailler… là où on vous laisse travailler."

     

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              Il est un des plus virulents critiques de la politique d’Israël : « Torturer un être humain, c’est le transcendant du mal absolu ; plutôt se tuer que le faire !"

    Or, Israël devra continuer de torturer.

    George Steiner, c'est aussi et surtout la meilleure réponse que l’on puisse adresser, ici en France, à un BHL, à un Zemmour, à un Finkielkraut, à une E. Lévy, à un Goldnadel, à des médias et une grande partie de la classe politique… comme autant de figures emblématique du naufrage de tout un héritage et de la descente aux enfers d'une raison d'être au monde défaillante et corrompue ; déliquescence qui semble aujourd’hui irréversible.

     

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                    Janvier 1997 - France Culture  

     

                 Antoine Spire jadis producteur sur France Culture, remercié par une gourde, Laure Adler alors qu'elle prenait la direction de France Culture... s'entretient avec George Steiner autour de la re-publication de son ouvrage sur Heidegger. 

     

    Ils évoquent la fascination des penseurs juifs pour Wagner, Nietzsche et Heidegger et plus largement, la fascination des intellectuels pour les systèmes totalitaires : URSS et Chine.

    Au sujet de Heidegger et son engagement auprès des Nazis, un Heidegger qui a formé une grande partie des intellectuels du XXè siècle, Steiner fera la remarque suivante : "Le plus grand des penseurs peut être le plus petit des hommes."

    Antoine Spire insiste sur l'absence de l’être humain, de l’individu humain, l’a-humanisme de Heidegger comme une sorte de « planète vide dans le soleil grec du matin ».

    Héritier des pré-socratiques, très grand élève d’Aristote, peut-on suggérer que « Heidegger s’est retiré du monde dans le langage » ?

    Steiner réplique que tout notre vocabulaire écologique pourrait bel et bien venir des premiers écrits de Heidegger, ceux des années 20 après la catastrophe de la première guerre mondiale : la dénonciation de la mécanisation totale, brutale, anonyme de la vie par l’être humain pour une exploitation totale de la planète en lieu et place d’un désir de vie, un désir de laisser vivre la vie.

    Plus tard, il sera question du langage et de son origine ; ce miracle qui définit l’homme car l’homme c’est l’animal qui parle, puis la déconstruction qui mettra en cause la correspondance entre le langage et la réalité : la communication. Arrive alors le doute généralisé qui a pour conséquence la remise en cause de l’autorité qui repose sur la confiance et la compétence.

    Déconstruction de la personne humaine aussi qui nous laisse avec une énergie terrible d’absence : le vide plein du souvenir de ce qui n’est plus.

     

                 Sans Dieu, avec la perte du sujet, qu’est-ce qui est encore possible ?

    Michel-Ange, Bach, Beethoven, Shakespeare, Dostoïevski…  les anciennes formes ne reviendront pas. L’Histoire ne serait alors que du passé ? Et notre époque... l'épilogue, comme une grande fatigue de l’Histoire?

     

                George Steiner souhaite conclure avec ceci : "L’esprit humain est indestructible."

    Et c'est là une raison d'espérer encore.

     

     

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                 Si on peut regretter chez Steiner des lacunes dans le domaine de la politique - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, ainsi qu'à propos des apports de la psychanalyse que George Steiner rejette, la psychologie des Peuples et des Nations aussi, lui, le voyageur solitaire, il n’en demeure pas moins qu’il y a un reproche que l’on ne pourra jamais adresser à George Steiner : c’est de ne pas avoir compris les auteurs qu’il a lus, contrairement à d'autres, aussi cultivés que bêtes.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Steiner, un diamant d'intelligence

     

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                  Version Papier : de l'Art, de la littérature et autres considérations

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  • Enfin le MRAP... qui sort d'un long sommeil

     

                 Ci-après, les dernières frasques des invités d'Alain Finkielkraut,  producteur et animateur de l'émission Répliques sur France Culture :

                   Le samedi 10 octobre 2015 à 10H28, Georges Bensoussan - responsable éditorial du Mémorial du génocide des Juifs -, souhaitant étayer son hypothèse d'un antisémitisme généralisé des populations dites « musulmanes » en France, prononce ces mots au micro de l'émission de Finkielkraut : « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple au sein de la nation française, qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés. (...). Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret. Il se trouve quun sociologue algérien, Smaïn Laacher, dun très grand courage, vient de dire dans le film qui passera sur France 3 : "Cest une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, lantisémitisme, on le tète avec le lait de la mère". »

    N'en doutez pas un instant : l'intervention de Bensoussan ce samedi-là, c'est Finkielkraut dont le crédit anti-raciste est quasiment épuisé qui fait dire à ses invités ce qu'il ne peut plus expliciter à l'antenne de France Culture.

                  Ci-après, la réaction du sociologue cité par Bensoussan, Smaïn Laacher :Je n’ai jamais dit ni écrit nulle part ce genre d’ignominie. Comment peut-on croire une demie seconde que dans ces familles l’antisémitisme se transmettrai finalement par le sang. Mes travaux, mes positions et mes engagements publics s’inscrivent dans un effort sans relâche contre tout essentialisme, même involontaire. Je n’ai jamais supposé qu’un ordre biologique serait au principe d’une détestation confessionnelle, ethnique ou nationale. Cette citation purement fantasmatique doit être interprétée comme une tentative pour le moins naïve mais lâche de me rapatrier dans un « camp » contre l’autre. Je me réserve la possibilité dans les jours qui viennent de m’expliquer plus longuement sur ce type de violence (plus que symbolique) et d’instrumentalisation. Et bien entendu la justice sera saisie très prochainement."

     

    Ici, une pétition sous le titre :  Une « répliques » de trop

    , un débat.

                  Et là encore, face aux propos scandaleux de Georges Bensoussan, une plainte du MRAP pour incitation à la haine raciale :

    Permalien de l'image intégrée

     
     
     
                   Il serait toutefois utile, à partir de ce qui s'avèrerait être une fausse-citation de Georges Bensoussan faussement attribuée au sociologue Smaïn Laacher - citation qualifiée de "fantasmatique" par ce dernier -, que l'on puisse établir quelle est l'importance de ce mensonge car, on aura ici la lucidité de penser selon un adage populaire plein de bon sens, qu'il ne saurait y avoir de fumée sans feu.
     
    Pour ce faire, devons-nous attendre la diffusion du documentaire auquel cette citation fait référence ? Ou bien alors, devons-nous dès maintenant émettre un doute : ce sociologue issu de l'immigration et de la colonisation aurait-il "passé de l'autre côté" ? Membre du CNRS et de l'EHESS, ce sociologue aurait-il fini par se laisser "vampiriser" par des institutions issues d'un système de représentation des minorités dans lequel, le plus souvent, aucune de ces minorités ne se reconnaît tellement les études qui leur sont consacrées manquent d'immersion et de pénétration à la fois culturelles et compassionnelles ?
     
    Un lapsus est-il à craindre de la part de ce sociologue ? Lapsus à la racine duquel on trouvera le désir de dire tout haut ce que la "société du spectacle médiatique et universitaire" pense tout bas, et qui plus est... chez une communauté en particulier, par excès de gratitude envers cette même "société" qui a daigné tenir compte de vos qualités en tant que chercheur et alors que vous étiez tout à fait autorisé à redouter que vos origines et votre physique ne vous ferment de nombreuses portes jusqu'à vous priver d'un jugement objectif, débarrassé de tout préjugé à votre encontre ?
     
                   Tenez-vous dans une pièce dont les murs en plâtre sont encore humides, aussi précautionneux que vous soyez, fatalement vous finirez toujours par tâcher vos vêtements ! Car, telles sont les institutions : des murs dont le plâtre ne sèche jamais et que l'on quitte le plus souvent plus "sale"... plus compromis qu'en y entrant. Aussi, mieux vaut s'en tenir éloigné lorsque l'on se consacre à l'étude de minorités dont la réalité d'existence, réalité d'être au monde et dans le monde, a été mille fois tabassée à coups de pieds et à coups de poings, de tout temps.
     
     
                   Pour prolonger, cliquez : Alain Finkielkraut contre toute raison
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  • Alain Finkielkraut... contre toute raison

     

                  Alain Finkielkraut a été élu en avril 2014 à l'Académie française, au premier tour, par 16 voix sur 28 : 3 voix sont allées à Gérard de Cortanze, une à Athanase Vantchev de Thracy ainsi que Huit bulletins barrés d'une croix en signe de désaveu, après une polémique qui a échauffé les esprits.

                  Revenons sur cet essayiste à l'heure où le Figaro lui ouvre en grand ses colonnes à propos de la "ratonnade" israélienne à Gaza qui a fait plus de 2000 morts du côté des civils palestiniens à propos desquels il n'aura pas un mot, lui non plus : "Israël doit vaincre ! Israël vaincra!"

    Tel est son seul message.

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    Publié en 2014

     

     

                   Qui prendra le temps d'entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut ? Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, deviennent à la fois embarrassantes et gênantes pour tout le monde ; en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs confrontés à un Finkielkraut omniprésent dans les médias qui s’évertuent à lui tendre un micro ; et si ceux qu'on a encore la complaisance d’appeler « des journalistes » suspendent leur jugement à son sujet alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel - exclusion, bannissement...-, sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres une balle dans le pied ni sur une ambulance... animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.

     

              Qui est donc ce Finkielkraut qui n'a de cesse de se perdre dans le questionnement suivant : "Mais... qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?

     

    Incapable de penser le présent (un présent trop imparfait pour lui sans doute), mais homme de son temps, assurément, (n'allez surtout pas voir chez Finkielkraut un mécontemporain), Finkielkraut incarne à merveille l'anti-intellectuel, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du communautarisme - religieux ou non -, aux tensions sans nombre et à l'humanité universellement perdue.

     

    Pourfendeur de ce qu'il croit être "La modernité" dont il n'y aurait rien à sauver, avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée, jamais ! N'expliquant jamais rien, ne cherchant jamais à comprendre quoi que ce soit ni qui que ce soit, se cachant derrière Péguy sans doute pour ne pas avoir à citer Maurras et Barrès (1), Finkielkraut est l'anti-intellectuel par excellence. Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets. Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.

      

    Ruines.jpgTel un Zemmour... de la rue d'Ulm contrairement à l'original qui vient de la rue saint Guillaume (Science-po), privé de culture historique, économique, sociologique et politique, Finkielkraut ne connaît que lui-même, faute de mieux. Grand admirateur de la  force de frappe d'Israël et des Etats-Unis, tout en conspuant les moeurs de la société américaine car, ignorant comme il n'est plus permis de l'être, Finkielkraut croit que les bombes de l'Oncle Sam sont gratuites et qu'elles n'engagent à rien, il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, ainsi que la mort des intellectuels et des "philosophes", et celle d'une littérature élévation de la conscience humaine...

     

    D'où sa nomination à l'Académie Française ? C'est fort possible. Il suffit seulement de penser à "l'oeuvre" d'un Jean d'Ormesson auquel Finkielkraut doit son élection ; un Jean d'Ormession qui sait quelle est sa dette en tant membre d'une classe qui a porté et élevé l'antisémitisme jusqu'au vertige comme aucune autre classe dans l'histoire.

     

    Gigantesque auto-mystification Finkielkraut ?

     

    A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Mais alors... Tartuffe de la conscience humaine !

     

     

     

    1 - Heureusement que ces derniers étaient antisémites, ou bien encore : heureusement que Finkielkraut est juif car, dans le cas contraire, on pouvait craindre le pire : le ralliement de Finkielkraut à la pensée de ces deux auteurs aujourd'hui jugés infréquentables.

     


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                   Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (2) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut), l’anti-sémitisme (tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom. Et pour finir : l’Etat d’Israël.

     

    A chaque génération ses casseroles ! Le stalisnisme dans les années 50 et 60 ; aujourd'hui, le sionisme. 

     

    Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut ait décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?

     

    Et pourtant… il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Lévinas... c’est vrai, ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté", mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice, puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension... un coeur intelligent donc... attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle. 

     

                Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais ! Un Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit, même si, pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués, ignorés de lui-même... par définition, et qu'il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels la tête sur le billot.

     

    Ses difficultés lorsqu’il est question d’appréhender la réalité d’un fait dans toute sa complexité font de lui un grand petit bourgeois que tout effraie, et par voie de conséquence, un bavard… puisque moins l’on comprend plus on commente et plus l’on s’agite, sans doute pour apaiser son angoisse ; en revanche,  une fois que l’on a saisi, on n’a qu’une envie : se taire et se mettre au travail…

     

    A ce sujet, bien qu'enseignant à l'Ecole Polytechnique, on ne saurait que trop recommander à Finkielkraut de prendre des cours du soir auprès d'Edgar Morin et de sa Méthode.

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    Grand vizir de tous ceux qui partagent ses préjugés et sa stratégie consciente ou inconscience de sabotage de nos efforts d’unité nationale autour de valeurs et d’une Histoire communes, même conflictuelles, maître à penser par excellence de tous ceux qui pensent contre lui…faites donc le test ! Enquérez-vous de l'opinion de Finkielkraut sur un sujet quel qu’il soit, et contentez-vous de penser le contraire, c'est à dire...  de voir plus grand, plus large… en un mot : plus complexe ;  ça marche à tous les coups ! Car, vous aurez alors fait un grand pas vers une pensée honnête et féconde, et qui plus est, une pensée altruiste, en lieu et place d'une opinion socialement et ethniquement orientée (ce qui est toujours le cas chez Finkielkraut ! D’où sa charge régulière contre les Français issus de l’immigration du Maghreb et ceux  qui contestent ses jugements à l’emporte pièce, avec en toile de fond son soutien à la politique pourtant indéfendable de l’Etat d'Israël) ; un grand pas donc vers une pensée qui vous rapprochera d’une meilleure compréhension d’une réalité qu’aucune vérité statistique ou factuelle ne pourra jamais contenir. Seule condition : être prêt, si nécessaire, à penser contre soi, contre sa caste, sa classe, contre son ethnie, tout en y mettant un peu de cœur (3) ; ce dont Finkielkraut est bien incapable.

     

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                 Producteur et animateur chez France Culture de l'émission Répliques (3) qui se veut, sans rire, au cœur de la France, le choix de ses invités permet le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.

     

    Jouissant sur cette radio publique d'une impunité refusée à tous les autres, les propos concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu'il traite ne manquent jamais de nous ramener - et quelque soit le sujet : un vrai tour de force de la part de Finkielkraut ! -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…

     

    Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi ; et comme si cela ne suffisait pas : privés parfois d’une modernité émancipatrice -... semble déterminé à ne pas rendre, même en partie,  tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration... excepté à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (4).

     

    Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?

     

    Ingrat donc mais d'une ingratitude sélective car… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (5).

     


                    Anonyme.jpgIntraitable avec ses dis-semblables, toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme sans excuses qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants par lâcheté et veulerie), finira poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure  (6) quand on le compare à ceux qui ont fait, ici en Europe, la littérature et la philosophie, entre autres piliers de notre civilisation, pour ne rien dire de son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.

     

               De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…

     

     

     

    2– Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule Indignez-vous de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.

     

     

    3 - Cette émission a une fois de plus franchi, le samedi 10 octobre 2015, le seuil du tolérable. À la 28e minute, Georges Bensoussan prononce ces mots : « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple au sein de la nation française (...). Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu. Un sociologue algérien, Smaïn Laacher vient de dire dans le film qui passera sur France 3 : "C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, on le tète avec le lait de la mère". »

    À cet instant, nous assistons en direct au glissement assumé d’un racisme culturel à un racisme biologique, condamnant au délit, sans distinction, une partie de la population française dès la naissance. La suite ICI

     

    4 - De préférence à l’égard de l’Autre, même et surtout… lorsqu’il est tout autre ; ou du moins… lorsqu’il est perçu comme tel car, si l’on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a encore (Palestine… )  ! Surprenant que Finkielkraut n’ait pas retenu cette leçon de l’Histoire ; il est vrai qu’elle ne concerne plus sa communauté.  Aussi, à chacun sa m**** ! Et les victimes seront bien gardées et les bourreaux protégés, voire… absous.

     

    5 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; ironie suprême : un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire ; tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?

     

     

    6 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête... bête et méchant ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Lévinas… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias et Patrick Bruel. Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

     

    Difficile de ne pas penser à l'ouvrage de Julien Benda La trahison des clercs écrit en 1927, et dernièrement... à l'article de Séverine Labat.

     

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut, Zemmour et consorts

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