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géopolitique

  • Bataclan : 2 ans déjà - pour quoi je meurs ?

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015

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                         Attentats Paris, Barcelone, Londres, Bruxelles :

                                         « Pour quoi je meurs ? »

     

                   "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

         Jean-Luc Mélenchon, dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée.

      

     

                    Toutes ces voix brisées, sanglots dans la voix, tous ces visages, jeunes le plus souvent, les yeux rougis d’avoir trop pleuré... tous ces témoignages (1) diffusés tout au long de la soirée de Vendredi 13 novembre 2015, semblent ne poser qu’une question : « Pourquoi je meurs ? » car, tous sont morts ce soir-là, autant ceux qui n’en sont pas revenus que ceux qui en ont « réchappé » car on ne réchappe de rien, du moins jamais vraiment, quand il s’est trouvé qu’ils étaient trop nombreux autour de vous à ne pas avoir eu cette ultime chance.

     

                   Difficile néanmoins d’accepter qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question lancinante « Pour(-)quoi je meurs ? ». Question qui n’est pas près de cesser de hanter tous ceux qu’elle a déjà commencé de vampiriser.

    Et c’est alors que l’on prend son courage à deux mains pour tenter d’expliquer deux ou trois choses :

                   Pourquoi je meurs ? demandez-vous...  eh bien, permettez-moi de vous dire que le jour où vous vous déciderez à ne plus accepter de vivre dans l’ignorance, alors, ce jour-là, vous aurez non seulement la réponse à votre question mais... d'une pierre deux coups, à votre douleur et à votre peur, vous substituerez une colère bienfaitrice car salvatrice. Mais attention ! Pas n’importe quelle colère ! Pas la colère dont l’Etat fait des choux gras ; la colère dont l’Etat se nourrit jusqu’à en devenir obèse, car cette colère-là renforce son pouvoir ; alors non ! pas cette colère, cette fameuse colère, celle qui nous est le plus souvent donnée à voir et entendre les jours des grandes catastrophes, la colère de l’ignorance bien évidemment ! Celle qui prend les effets pour les causes et ce faisant, se trompe de cible.

    Et pour ce qui est des tueries de ce vendredi 13 censé être la « Journée de la gentillesse » - eh oui ! le plus sérieusement du monde ! -, il est bien évidemment question de cette colère qui oubliera dans les jours à venir, soyons-en certains, de se tourner vers le palais de l’Elysée, l’hôtel Matignon et les façades du ministère des affaires étrangères, quai d’Orsay, ainsi que vers les ambassades des Etats-Unis et d’Israël ; deux Etats qui ont pris le contrôle de notre politique étrangère avec nos "dirigeants" - Hollande, Valls et Fabius - qui vouent "un amour éternel" à ces deux Etats (2) qui représentent un véritable danger pour la paix dans le monde depuis une bonne vingtaine d'années.

     

                   « Vous ne vous occupez pas de politique, monsieur ; je vous plains, car un jour la politique s'occupera de vous. »

                   Royer-Collard (à Sainte Beuve)

     

                   Alors oui ! Il est bel et bien question de substituer à cette colère de l'ignorance entretenue par l'Etat et ses relais médiatiques, la colère de ceux qui savent ! Aussi, travaillons tous ensemble à faire en sorte que ce soit la colère de ceux qui n’ont plus peur car, demain, ils sauront pour(-)quoi ils sont en danger de mort… que ce soit cette colère-là qui triomphe car, à l'avenir, seule cette colère nous protégera : elle fera en sorte que les événements de ce 13 novembre 2015 aient une probabilité de récurrence bien plus faible, voire nulle, car nous tous alors, exigerons de l'Etat qu'il cesse de nous mettre en danger pour son seul profit dans la gestion de carrières politiques mirobolantes auprès d'une oligarchie mondiale sans foi ni loi.

    Car enfin… doit-on une fois encore rappeler ceci ?

    La seule colère que l’Etat accepte, c’est la colère de l'ignorance qui le rend plus fort et fait de vous un être plus dépendant encore ; un citoyen désarmé réclamant à cor et à cri "protection et considération" sans soupçonner toutefois qu'il ne saurait en être question étant donné les choix qui sont faits par cet Etat qui a failli. De cette colère-là, l’Etat s’en repaît ; rien de surprenant à cela, puisque c’est ce même Etat qui en est à l’origine ; cette colère-là, l’Etat et ses relais médiatiques ont tout mis en œuvre pour qu’elle soit votre seul recours les jours de catastrophes, les jours où dans votre chair, vous êtes atteint… dans votre chair et dans votre psychisme ; et tous les psys de la terre n’y changeront rien ; et toutes les cellules de soutien psycho-machin, cellules post-traumatiques non plus !

    Cette colère, colère de l’ignorance qui se trompera fatalement d’objet, l’Etat (et les médias) l’entretient - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année en vous gardant dans l’ignorance car il sait  que cette colère quasi « stratégique », vous la lui rendrez au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. De plus, jamais un acte terroriste n’a mis en danger l’Etat ; l’Etat sort toujours plus fort d’une campagne d’attentats, et les victimes et leur famille plus faibles et plus dépendants encore.

     


                     Valls jure de "détruire" Daech ; un Valls grenouille de la politique qui n'a de cesse de chercher à se faire aussi grosse que le boeuf.

     

                    Aussi, attendons-nous dans les mois à venir à un Etat-providence croupion, Etat certes fauché mais anticipons dès maintenant un Etat mastodonte dans ses fonctions régaliennes - surveiller et punir -, tout en gardant à l'esprit qu'il n'est pas sûr, mais pas sûr du tout, que cette surveillance et ce goût pour le châtiment nous mettent à l'abri du pire.

     

    ***

     

                 Nous avons incriminé l'Etat, reste alors ses relais ; le premier de ses relais : les médias et le mensonge par omission.

                 Face à ces témoignages qui nous sont proposés depuis deux jours comme autant d’aveux d’ignorance, il nous faudra encore une fois mettre en cause tous ces journalistes payés pour ne jamais expliquer pour(-)quoi 129 personnes sont mortes et 300 sont blessées ; bilan encore provisoire. Des petites mains du journaliste à 1800 euros par mois, costume bon marché, micro d’une main, parapluie de l’autre, les jours de pluie, des journaux de 20H, pour mieux nous expliquer qu’ils ne savent rien - car ce qu’ils savent, ils font bien de le garder pour eux s’ils souhaitent garder ce qui n'est plus qu'un « job » -, aux journalistes-vedettes et stars à raison de dizaines de milliers d’euros par mois… tous contribuent, jour après jour, à entretenir cette colère à venir, cette colère de l’ignorance qui protègera l’Etat et ses politiques de toute remise en cause les jours de grandes catastrophes : jours de colère justement ! Ce qui nous promet dans les années à venir des milliers de vies détruites, sidérées qui ne trouveront aucune raison de recommencer à espérer car leur colère à tous, celle entretenue par l’Etat et les médias, ne les sauvera pas.

     

     

     

     

    1 - A propos de tous ces micros-trottoirs, ceux du lendemain Samedi 14 novembre en particulier, déjà plus sereins, on notera le fait que les interviewés semblent avoir un mal fou à parler de ce qu'ils ressentent et de ce qu'ils croient avoir compris avec leurs propres mots  ; en effet, on ne peut pas ne pas remarquer l'usage d'expressions et de formules toutes faites venues tout droit des journalistes des médias dominants ainsi que de la classe politique : "Avec ces attentats, Daech tente de provoquer une guerre civile en France" ; ou bien encore : "C'est à notre mode de vie, à notre civilisation auxquels Daech s'attaque !" etc...

    A ce sujet, notons que, comme un fait exprès, dans les médias et dans la classe politique, seuls ceux qui valident la politique de l'Etat PS souscrivent à cette interprétation des attentats.

    Alors que l'on pourrait tout aussi bien dire que les attentats de Daech n'ont qu'un but : faire plier l'Etat PS à propos de sa politique étrangère : que l'Etat PS  renonce à s'aligner sur l'Otan et les USA (Arabie Saoudite et Israël accessoirement)  ; en effet, cela n'aura échappé à personne le fait que jamais l'Etat français n'a été aussi proche de l'Otan, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite, cette alliée de revers contre l'Irak, l'Iran et la Syrie.

     

    2 - Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Il y a bien quelque chose de  pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !

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    Pour prolonger, cliquez : Ceux par qui le scandale d'attentats meurtriers est arrivé

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Peter Dale Scott et l'Etat profond

     

                    Parapolitique, gouvernements de l'ombre... s'il n’y a de science  que du caché…  (Gaston Bachelard), de même n'y a--t-il de politique que du dissimulé.

    Docteur en sciences politiques et ancien diplomate canadien, Peter Dale SCOTT est  l'auteur de nombreux ouvrages qui analysent la politique étrangère américaine, les narcotrafics et les opérations secrètes. Ces recherches et écrits mettent en lumière le concept de ce qu'il définit comme le « supramonde » ou l’État profond dissimulé au sein de l'État Public.

    Porte-parole du mouvement anti-guerre contre le conflit US au Vietnam, et plus récemment contre les guerres en Irak et en Afghanistan, il cofonda le programme d'études « Paix et Conflit » de la prestigieuse Université de Berkeley, où il enseigna la littérature anglaise durant près de 30 ans.

    Il est à la parapolitique des Etats ce que Noam Chomsky est à l'analyse des médias.

     

     

     

                   Interview de Peter Dale Scott à propos de son ouvrage La Route vers le Nouveau Désordre Mondial

     

                  "Cet ouvrage est une étude ambitieuse, qui décrit avec précision la façon dont, depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en œuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale.

    Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer. Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont contribué à engendrer une plus grande insécurité mondiale, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001.

    L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

    À partir d’exemples précis, (la « Surprise » et la « Contre-surprise » d’octobre, l’Irangate, la guerre froide en Afghanistan, la géopolitique du pétrole et de l’accès à l’Énergie, …) il illustre comment ces décisions « para-politiques » furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile. L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit que les principaux services de renseignement des États-Unis ont collaboré pendant longtemps avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidé à créer et soutenus, dont la fameuse organisation « nébuleuse » al-Qaïda. Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale SCOTT explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du programme ultra-secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours…

    D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être."


    Traduit de l'anglais par Maxime CHAIX et Anthony SPAGGIARI

     

    ***

     

                   « l’État profond » est un pouvoir qui ne provient pas de la Constitution, mais de sources extérieures et supérieures à celle-ci, et qui est plus puissant que l’État public. Il s’agit d’un système informel et complexe. l’État profond c’est le fil rouge qui se déploie sur les trois dernières décennies et qui explique comment nous avons connu la dérégulation, la financiarisation de l’économie, la faillite de Wall Street, l’érosion des libertés civiles et la guerre sans fin.  « L’état profond » est un niveau de gouvernement ou de super contrôle difficilement perceptible qui se maintient quel que soit le résultat des élections et qui est susceptible de contrecarrer les mouvements sociaux ou les changements radicaux.»

     

                  "Dites-moi de qui et de quoi il ne faut surtout pas parler et je vous dirai qui vous emploie et qui il faut craindre"

             On ne manquera pas de noter que tous les acteurs de la dénonciation de la désinformation, des opérations clandestines ou sous " faux drapeau" et autres violations de l'Etat de droit et des constitutions des Etats, indisposent au plus au point toujours les mêmes ;  les corporations, individus ou groupes d'individus et d'intérêts suivants :

                 - Les journalistes des médias dominants et leurs rédacteurs en chef ; en effet, ils ne peuvent pas se permettre de telles investigations menant à de telles conclusions sans mettre en danger leur carrière professionnelle puisque cela n'aura échappé à personne : leurs employeurs-propriétaires (banque, armement et industrie du luxe) sont le plus souvent à la fois concernés et impliqués dans les agissements mis en cause, directement ou bien indirectement, ou bien à travers leurs clients - les marchés qui sont les leurs  : les gouvernements, les multinationales et l'oligarchie milliardaire.

    Ces médias ont alors recours à la calomnie : l'accusation de "complotiste paranoïaque" sera la plus courante ; elle est destinée à disqualifier tous ceux qui souhaitent nous alerter à propos des agissements de la face cachée des Etats.

                - Les alliés sous-traitants des Etats incriminés car, rares sont les Etats directement mis en cause qui se chargent ouvertement de contrer leurs accusateurs ; à titre d'exemple : c'est la France sous un gouvernement UMP ou PS et des lobbys communautaires qui prendront  ouvertement en charge cette contre-attaque  (souvenons-nous des discours de Sarkozy, et plus récemment, de Valls, de la LICRA ou du CRIF) à l'endroit de tous ceux qui remettent en cause la politique des USA, de l'Otan et d'Israël.

                        Et par extension...

                - Les universitaires et autres employés de l'Etat.

                - Ceux qui souffrent de ce qu'il est convenu d'appeler "le syndrome du larbin" : faibles au quotidien, formant le groupe le plus nombreux des quidams sans conscience politique ou citoyenne, impuissants, ils ne respectent que la force qui viendra  pourtant demain les anéantir après avoir fait d'eux, jour après jour, des esclaves consentants ; et nul ne sait vraiment au prix de quelles humiliations s'est forgé en eux cet état d'esprit qui toujours nie la réalité des rapports de force, et leur statut de dominés... heureux de l'être, faute de courage.

               - La bourgeoisie des centres villes : pro-mondialisation, pétée de tunes, seuls le déni de la réalité et la réfutation de faits incontestables peuvent les sauver d'une culpabilité inexpiable car ils sont bien les derniers à ignorer que leur confort matériel repose à la fois sur la désinformation et la tyrannie du profit et de l'exploitation ; mode d'organisation de l'existence à l'origine duquel on trouvera les Etats les plus puissants militairement,  économiquement et culturellement : les USA en tête.

                            Et enfin...

     

              - Ceux qui n'ont que pour seule identité que leur appartenance communautaire ou nationale, adeptes de l'expression : "My country, my community... right or wrong !" Très influents, ils pratiquent un chauvinisme et/ou une solidarité communautaire à toute épreuve, même et surtout à l'épreuve de la vérité des faits ; chauvinisme et solidarité proches du niveau zéro de la pensée ; attitude redoutable sans laquelle aucun système corrompu ne peut survivre ; d'où la responsabilité majeure de tous ces individus dans l'asservissement de notre monde à la raison du plus fort porteur de tous les vices : voracité, avarice et domination.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Entretien avec Maxime Chaix, traducteur de Peter Dale Scott

     

     

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  • Syrie : que la lumière soit !

             Publié en Juin 2013

     

                 Pourquoi doit-on s’opposer à toute ingérence en Syrie et accueillir avec la plus grande des réserves les événements et toute information venant de Syrie ?

    1 – Ceux qui se penchent sur le berceau syrien  n’ont aucun projet de justice, de démocratie et de liberté pour le Peuple syrien.

    2 – La chute d’Assad ne conduira pas à la démocratie, à la justice et à la liberté pour le Peuple syrien.

    3 – Les grands bénéficiaires de la chute du régime syrien seront entre autres : les USA, Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite  qui n’ont jamais soutenu la démocratie, la liberté et la justice dans cette région et nulle part ailleurs.

                     A – Les USA : empire orphelin privé de civilisation (dans le sens de... entente spirituelle unanime entre les hommes : Elie Faure), gigantesque outil de destruction seulement capable aujourd'hui d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...

                     B – Israël : Etat qui ne respecte aucune loi internationale, vit et prospère sur le dos de centaines de milliers de Palestiniens placés sous un régime de quasi Apartheid.

    Là-bas : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation...

    Ici : bannissement, chantage professionnel, chantage à l'anti-sémitisme (le dernier en date celui de Stora ICI), racket sous la forme de procès sans nombre contre quiconque ose dénoncer la connivence au plus haut sommet de l'Etat français avec cette politique : journalistes, artistes, producteurs radio et télé, universitaires et blogueurs...

                    C – l’Arabie Saoudite – Qatar : 1er agent de propagation du bacille de la peste religieuse intégriste dans nos banlieues... et partout ailleurs en Afrique.

    Car enfin…

    Qui peut bien souhaiter une Syrie démocratique, forte, libre et indépendante (mais musulmane quand même !) dans cette région ?

                Personne, excepté le Peuple syrien pour peu qu'il existe et qu'il en soit capable.

    La Syrie d'Assad dérangeait quels intérêts ?

                 USA, Israël et les monarchies sunnites alliées des USA...

    Une Syrie détruite et à genoux rend service à qui ?

                 Aux mêmes.

                En effet, on ne négocie pas avec un pays qui n'existe plus, ou bien un pays plongé dans le chaos, sans représentants dignes de ce nom !

    Alors, le plateau du Golan (pour ne mentionner que lui).... château d'eau de la région... c'est dans la poche de qui ?

    Devinez !

     

    ***

     

                   Qu'il soit ici permis de rappeler certains faits :

                   Dans cette région du Moyen-Orient, lorsqu'un pays ne peut pas ou ne veut pas servir les intérêts de la coalition… hier occidentalo-israélienne, aujourd'hui étendue au Qatar, à la Turquie et à l'Arabie Saoudite, ce pays doit "disparaître". Or, la Syrie, l'Irak, la Libye, l'Afghanistan (et d'autres encore... demain l'Iran ?) ne servent plus à rien si ces pays ne servent pas les intérêts de cette coalition ; d'où le fait que l'Irak soit encore et toujours plongé dans le chaos dix ans après la chute de Saddam Hussein car seul importe que le pétrole coule à flot et qu'il soit acheminé en toute sécurité ; le pays en tant que tel n'a plus aucune espèce d'importance ni sa population ; et c'est alors qu'on le livre alors en pâture à des forces d'une violence inouïe, d'un antagonisme paroxystique ; forces qui toutes s'annulent entre elles : c'est le chaos assuré ad vitam æternam.

     

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              Ce qu'on pourra difficilement pardonner aux médias dominants à propos des événements de Syrie, et quelle que soit l'issue, c'est d'avoir délibérément choisi de ne pas nous communiquer toutes les informations disponibles.

     


                    En d'autres temps on aurait pu parler de "guerre de l'information"... mais depuis deux ans, force est de constater qu'une seule information circule dans tous les médias dominants : "Bachar al-Assad assassine son Peuple ; il doit partir !"

    Seul Internet parvient encore à nous communiquer une information qui reprend toutes les informations disponibles sur la Syrie.

    Ce témoignage-ci diffusé par aucun média de masse, semble vouloir nous dire que le Peuple syrien s'est fait piéger par une opération à l'origine de laquelle on trouvera une stratégie venue de l'étranger ; stratégie qui n'avait aucun souci de libérer les Syriens d'une dictature mais bien... de créer le chaos dans l'espoir de renverser à n'importe quel prix un des derniers régimes qui s'oppose à la coalition américano-israélo-saoudienne.

     

     


    Pour prolonger, cliquez : Des frappes françaises en Syrie

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  • Fukushima, 5 ans déjà : chronique d'un désastre

     

                        Aucune société aussi organisée soit-elle autour de la solidarité, aucune compagnie d'assurance, aucun budget de quelque Etat que ce soit ne peut faire face à une catastrophe d'une telle ampleur ni être capable de se hisser à sa hauteur.

    Suicides, dépressions, maladies, il faut simplement attendre que ça se tasse, que ça se résigne, que ça se taise, que ça meurt et que ça crève... épuisés d'avoir tout perdu.
     
                   Catastrophe naturelle ou pas, avec le nucléaire, la récompense sera courte et la peine... éternelle. Il n'y aura de véritable unité humaine que dans le malheur ; le nucléaire - cette industrie de mort, cette industrie irréversible -, contribuera très certainement à cette unité.
     
                   Aussi... irradiés et déplacés de tous les pays, unissez-vous !

     

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                     La question importante que ce documentaire se garde bien d'aborder.. et c'est sans doute la raison pour laquelle la chaîne ARTE l'a sélectionné pour diffusion...  c'est bien évidemment celle-ci :

    Le Japon étant un pays à très haut risque (s’il en est d’autres plus risqués encore !)...qui a pris la décision dans les années 50 d'opter pour le tout nucléaire dans cet archipel… ? Qui a forcé cette décision ? Qui est à l'origine des pressions exercées pour qu'une telle décision soit prise ? Quels sont les hommes (lobbys) et les pays impliqués ? Quels sont les intérêts politique et économiques derrière ce choix du tout nucléaire ? Et enfin, quelles sont les stratégies géopolitiques développées à moyen et long termes derrière ces intérêts ?

                  Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ? Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?

    Cinq ans après la catastrophe, rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’une mondialisation sans responsabilité… ses limites sont vite atteintes. Il n'y a aucune raison pour qu'il en soit autrement en France.

     


                       

                Après
    Hiroshima et Nagasaki, deux des plus grands crimes racistes de toute l'histoire de l'humanité, avec Fukushima doit-on y voir là encore à propos de la troisième puissance économique mondiale, le Japon, pays hautement technicisé mais nain politique et culturel de la scène internationale, une nouvelle preuve du mépris dans lequel ces êtres de petite taille, aux yeux bridés et à la langue aussi incompréhensible qu'inassimilable, les Japonais, sont tenus, voire confinés depuis toujours ? Des êtres au destin comparable à celui de souris de laboratoire dociles et quasi fatalistes à la merci de toutes les stratégies de puissances étrangères auxquelles il est manifestement difficile de ne pas obéir ; des êtres aussi éloignés qu'on peut l'être culturellement et géographiquement de l'Europe et des USA qui demeurent encore semble-t-il, et quoi qu'on puisse dire, le seul étalon civilisationnel de référence.

    Mais alors… après nous, le déluge ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le courage des lâches

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  • Zemmour : chroniqueur du café du commerce

     

                        RTL soutient « le second degré » de Zemmour, qui veut « bombarder Molenbeek » : ICI
     
     

    "Ta mère fit un pet foireux
    Et tu naquis de sa colique" - G. Apollinaire.

     

     
     

                    Cette chronique de Zemmour confirme, une fois de plus, qu'après  Finkielkraut et Elisabeth Lévy, à propos de la communauté musulmane d'Europe, on peut tout se permettre, tout insinuer, tout proposer... même son éradication !

     

                   Sinon, un autre chroniqueur, tellement plus courageux celui-là,  pourra-t-il suggérer ce qui suit ?

                  Que l'on bombarde Washington pour avoir détruit l'Irak et permis à Daech, sur les ruines de ce pays et de ses centaines de milliers de cadavres, de voir le jour ?

                  Ce même chroniqueur pourra-t-il, par la même occasion, recommander que l'on bombarde Ryad pour son financement (entre autres pays) de Daech et pour répandre sans entraves le bacille de Koch du salafisme dans nos quartiers dits "sensibles", cause de centaines de départ pour le Djihad ?

                 Et puis enfin, notre chroniqueur, maintenant tout à fait affranchi, pourra-t-il exiger que l'on bombarde Tel-Aviv pour avoir pris le quai d'Orsay d'assaut et inspirer à la France une politique extérieure qui nous coûte plusieurs dizaines de morts civils depuis le début de l'année ?

                 La réponse, nous la connaissons tous : Non ! Bien évidemment, ce chroniqueur ne le pourra pas, en aucun cas... car il ne s'agirait alors non pas d'un "trait d'humour" tel que RTL a pu qualifier l'incitation au meurtre de son chroniqueur favori ( et celui de ses auditeurs) mais bien plutôt de l'énonciation d'une vérité factuelle inaudible ; la vérité d'un monde d'une barbarie hautement civilisée : la barbarie des armes, du fric et de la domination.

     

                 Mais alors, qu'est-ce qui est permis, quoi et à qui ?

                 La réponse, on la trouvera sur RTL et chez son chroniqueur du café du commerce, Eric Zemmour, qui est, semble-t-il, la mesure de toute chose en matière de mépris, de racisme et de veulerie.

     

    ***

     

    Mentez ! Et vous jouirez d'une liberté d'expression sans limite !

     

                 Zemmour est libre de tout dire parce qu'il ment et parce que son mensonge prend pour cible une communauté méprisée sans pouvoir.

                 Zemmour ne dit pas la vérité ; c'est la raison pour laquelle il peut, en toute liberté, s'exprimer. La vérité ? Oui, Zemmour ne pointe pas là où il faut ; il rate sa cible et les maîtres censeurs de la vérité des faits le savent mieux que lui qui est aveuglé par une islamophobie aussi récurrente que pathologique ; d'autant plus que tous ont compris à propos des attentats du 13 novembre ceci : ce qui est en cause, ce n'est pas le Djihad et Daech mais notre politique étrangère ; c'est la raison pour laquelle Zemmour, qui ne met personne en danger, peut continuer de s'exprimer.

                 La vérité, vous dites ? 

                 Oui, la vérité !

                 Demandez donc à tous ceux qui se sont attirés les foudres de la classe politique, des médias et d'un certain nombre de "représentants" communautaires auto-proclamés parce qu'ils ont fait, et font encore, rire le monde entier en dénonçant tout simplement le mensonge qui recouvre tout. Et ça, c'est bel et bien impardonnable !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Michel Collon répond à Zemmour

     

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  • "La fabrique de l'ennemi" de Pierre Conesa

     

                  "L'Europe ne peut faire face à la radicalisation sans remettre en cause sa politique extérieure."

                                              Pierre Conesa (ancien haut fonctionnaire du ministère de la défense)

     


    Entretien avec Pierre Conesa

     

     

    Touteleurope.eu : Comment définir la radicalisation ?

    Pierre Conesa : Le sociologue définit la radicalisation comme la posture de légitimation ou de passage à l'acte dans le domaine de la violence. En ce sens, la radicalisation touche aujourd'hui beaucoup de domaines : politique avec une radicalisation d'extrême gauche ou d'extrême droite (identitaires, black blocs...), religieux (l'islam n'étant pas la seule grande religion touchée), ou encore des domaines tout à fait inattendus comme la défense des animaux, par exemple...

     


    Touteleurope.eu : En Europe, ce phénomène touche-t-il certains pays plus que d'autres ?

    Pierre Conesa : la caractéristique du système français est d'avoir une forte composante maghrébine, avec un rapport d'anciens colonisés à colonisateur. Mais la nouveauté réside dans le phénomène des conversions, qui lui touche les classes moyennes.

     

    Touteleurope.eu : Plusieurs pays européens ont mis en place des programmes de contre-radicalisation : peut-on évaluer leur efficacité ?

    Pierre Conesa : C'est très difficile, d'une part parce que les programmes sont assez récents. Par contre, beaucoup de pays démocratiques ont insisté sur le suivi des radicaux qui sont passés par la prison, partis en Syrie et reviennent, etc. Dans ce cas là, l'indicateur est beaucoup plus facile à déterminer.

     

    La France elle-même a mis en avant un programme de déradicalisation axé sur les prisons : qu'en pensez-vous ?

    Pierre Conesa : 90% des gens qui reviennent de Syrie ne sont passés ni par la mosquée ni par la prison. Ce qui nous manque aujourd'hui, c'est un tableau d'ensemble qui permettrait de répondre aux questions suivantes : que se passe-t-il sur Internet ? Par des contacts directs ? Dans les lieux de culte clandestins ? Cette volonté de trouver dans la prison des moyens d'éviter le contact entre les personnalités fragiles et les radicaux violents, la manière de s'occuper des gens censés s'être amendés après avoir fait leur peine de prison mais qui ne sont pas du tout déradicalisés... tout cela pose des problèmes de droit public complexes.

     

    Touteleurope.eu : La France pourrait-elle prendre exemple sur les programmes de déradicalisation mis en place ailleurs ?

    Pierre Conesa : Le principal problème est que toutes les analyses de déradicalisation ne tiennent pas compte des politiques extérieures. Or la radicalisation sectaire salafiste/djihadiste se base avant tout sur des thèmes internationaux : quand vous trouvez sur des sites web djihadistes : "2000 morts à Gaza et on ne fait rien, 4 occidentaux égorgés on envoie l'armée", vous ne pouvez pas avoir de contre-arguments face à ce type de posture diplomatique. Et tant qu'on ne prend pas en compte cette dimension de la politique extérieure, une des causes de la mobilisation et de la radicalisation ne sera pas arrêtée.

     

    Touteleurope.eu : Qu'attendez-vous de la stratégie européenne de lutte contre le terrorisme ?

    Pierre Conesa : J'ai bien peur que les Européens oublient cette dimension, à savoir qu'on ne lutte pas contre le terrorisme avec des moyens militaires. C'est un mensonge qui a été énoncé par George Bush après le choc de 2001, et l'on a vu le résultat des guerres en Irak, en Libye, ou en Afghanistan. Or, au lieu d'en tirer des conclusions, on en rajoute avec l'Irak et la Syrie... D'autre part on ne lutte pas contre le terrorisme avec des bombes aériennes de 250 kilos ! Quand vous jetez une bombe pour tuer un type dans une maison et que vous faites 60 victimes autour, vous avez 60 familles de terroristes demain ! Et je pose une question de fond : pourquoi aller se battre contre l'Etat islamique parce qu'il égorge des gens, coupe les mains des voleurs, opprime les femmes et interdit les autres religions... pour défendre l'Arabie Saoudite, qui coupe les mains des voleurs, opprime les femmes et interdit les autres religions ? Donc tant que l'Etat se comportera ainsi dans le monde arabo-musulman, tout en racontant qu'il est le droit, la sécurité, la justice, on ne convaincra pas des jeunes gens de ne pas partir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Attentats - la responsabilité de l'Etat français

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  • "La fabrique de l'ennemi" de Pierre Conesa

     

                  "L'Europe ne peut faire face à la radicalisation sans remettre en cause sa politique extérieure."

                                              Pierre Conesa (ancien haut fonctionnaire du ministère de la défense)

     


    Entretien avec Pierre Conesa

     

     

    Touteleurope.eu : Comment définir la radicalisation ?

    Pierre Conesa : Le sociologue définit la radicalisation comme la posture de légitimation ou de passage à l'acte dans le domaine de la violence. En ce sens, la radicalisation touche aujourd'hui beaucoup de domaines : politique avec une radicalisation d'extrême gauche ou d'extrême droite (identitaires, black blocs...), religieux (l'islam n'étant pas la seule grande religion touchée), ou encore des domaines tout à fait inattendus comme la défense des animaux, par exemple...

     


    Touteleurope.eu : En Europe, ce phénomène touche-t-il certains pays plus que d'autres ?

    Pierre Conesa : la caractéristique du système français est d'avoir une forte composante maghrébine, avec un rapport d'anciens colonisés à colonisateur. Mais la nouveauté réside dans le phénomène des conversions, qui lui touche les classes moyennes.

     

    Touteleurope.eu : Plusieurs pays européens ont mis en place des programmes de contre-radicalisation : peut-on évaluer leur efficacité ?

    Pierre Conesa : C'est très difficile, d'une part parce que les programmes sont assez récents. Par contre, beaucoup de pays démocratiques ont insisté sur le suivi des radicaux qui sont passés par la prison, partis en Syrie et reviennent, etc. Dans ce cas là, l'indicateur est beaucoup plus facile à déterminer.

     

    Touteleurope.eu : La France elle-même a mis en avant un programme de déradicalisation axé sur les prisons : qu'en pensez-vous ?

    Pierre Conesa : 90% des gens qui reviennent de Syrie ne sont passés ni par la mosquée ni par la prison. Ce qui nous manque aujourd'hui, c'est un tableau d'ensemble qui permettrait de répondre aux questions suivantes : que se passe-t-il sur Internet ? Par des contacts directs ? Dans les lieux de culte clandestins ? Cette volonté de trouver dans la prison des moyens d'éviter le contact entre les personnalités fragiles et les radicaux violents, la manière de s'occuper des gens censés s'être amendés après avoir fait leur peine de prison mais qui ne sont pas du tout déradicalisés... tout cela pose des problèmes de droit public complexes.

     

    Touteleurope.eu : La France pourrait-elle prendre exemple sur les programmes de déradicalisation mis en place ailleurs ?

    Pierre Conesa : Le principal problème est que toutes les analyses de déradicalisation ne tiennent pas compte des politiques extérieures. Or la radicalisation sectaire salafiste/djihadiste se base avant tout sur des thèmes internationaux : quand vous trouvez sur des sites web djihadistes : "2000 morts à Gaza et on ne fait rien, 4 occidentaux égorgés on envoie l'armée", vous ne pouvez pas avoir de contre-arguments face à ce type de posture diplomatique. Et tant qu'on ne prend pas en compte cette dimension de la politique extérieure, une des causes de la mobilisation et de la radicalisation ne sera pas arrêtée.

     

    Touteleurope.eu : Qu'attendez-vous de la stratégie européenne de lutte contre le terrorisme ?

    Pierre Conesa : J'ai bien peur que les Européens oublient cette dimension, à savoir qu'on ne lutte pas contre le terrorisme avec des moyens militaires. C'est un mensonge qui a été énoncé par George Bush après le choc de 2001, et l'on a vu le résultat des guerres en Irak, en Libye, ou en Afghanistan. Or, au lieu d'en tirer des conclusions, on en rajoute avec l'Irak et la Syrie... D'autre part on ne lutte pas contre le terrorisme avec des bombes aériennes de 250 kilos ! Quand vous jetez une bombe pour tuer un type dans une maison et que vous faites 60 victimes autour, vous avez 60 familles de terroristes demain ! Et je pose une question de fond : pourquoi aller se battre contre l'Etat islamique parce qu'il égorge des gens, coupe les mains des voleurs, opprime les femmes et interdit les autres religions... pour défendre l'Arabie Saoudite, qui coupe les mains des voleurs, opprime les femmes et interdit les autres religions ? Donc tant que l'Etat se comportera ainsi dans le monde arabo-musulman, tout en racontant qu'il est le droit, la sécurité, la justice, on ne convaincra pas des jeunes gens de ne pas partir.

     

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  • Peuples d'entre les peuples

     

     

                       Qui nous contera l’histoire de tous ces peuples empêchés et qui, décidément, ne parviennent pas à se faire une idée de ce que pourrait être leur avenir ?

    Au mieux maltraités, au pire massacrés, ils sont un peu comme ces enfants mis au monde et abandonnés à leur triste sort, très vite et très tôt livrés à la violence et à l'arbitraire. Même si l'exil est toujours possible, rappelons néanmoins que derrière chaque "adoption" il y a un abandon, car, on n'a qu'un pays, celui qui aurait dû être le sien, tout comme un enfant n'aura jamais qu'un père et qu'une mère, celui  et celle qui auraient dû être ses parents.

    Ils ne peuvent alors compter tous ces peuples, que sur un sursaut moral : un véritable miracle dans certain cas ! Quant à réunir les conditions propices à l’épanouissement de plus grand nombre avec le souci de l’élever à l’infinité de tous les possibles en tant qu'êtres humains debout sur leurs jambes dans toute leur plénitude, chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités… mieux vaut ne pas y penser du tout.

                   Privés d’attention, plantés, là, derrière les barreaux d'une vaste prison avec en poche l'espoir illusionné d’un avenir qui semble continuellement leur faire face, mais… de dos, quand ils trouvent encore la force de se retourner, pour mieux le voir disparaître... comment ces peuples font-ils pour ne pas dépérir tellement on ne leur a jamais autorisé à espérer quoi que ce soit  pour eux-mêmes ? Car, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise contre un mur d’indifférence ou d'une flatterie condescendante et crasse aux intérêts souvent éloignés de tout ce qui pourrait, en ce qui les concerne, ressembler à une solution, ou du moins, à un espoir de solution dans un avenir proche. 

     

           

                      Mais alors, quelles fautes ont-ils bien pu commettre pour mériter un sort aussi cruel et injuste : dénuement, abandon et mépris ? 

     

                

    politique,actualité,justice,géopolitique,mondialisation

                    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers, sous des tonnes de bombes, corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

                     S’il n’y a pas de peuples maudits - car enfin, qui pourrait se risquer à affirmer le contraire et à rendre un tel verdict ! -, il y a bien des peuples marqués comme on marque du bétail car ils ont tout simplement le malheur, tous ces peuples, d’être au centre d’enjeux géopolitiques et stratégiques colossaux, indépassables ; enjeux relatifs à la présence de richesses naturelles abondantes ; en premier lieu : terres arables, eau, gaz, pétrole, or et diamant ; enjeux d’exploitation, et tout aussi importants, enjeux d’acheminement qui interdisent à tous ces peuples d’espérer une quelconque indépendance, voire un semblant d’autonomie quant à leur destin collectif, tout en étant dans l’obligation de faire le deuil de l’idée d’une élite dirigeante qui aurait à cœur de leur garantir sécurité et prospérité ; élite elle-même otage d’enjeux qui interdisent, là aussi, toute considération morale : il sera alors question pour cette élite de servir, de se soumettre à la loi du plus fort, ou bien de périr car tout sera alors mis en œuvre pour remplacer cette élite rebelle : coup d’état, assassinat, soulèvement provoqué et contrôlé… campagne de diabolisation, menaces financières et économiques, famine et guerre civile sous faux drapeaux.

    Mais alors, comment ces peuples peuvent-ils espérer conjurer la malédiction  qui les place à l’épicentre de toutes les conflagrations à l'origine desquelles on trouvera des stratégies d'un cynisme inouïe qu'aucun cri de révolte ne pourra jamais faire reculer ?

     

                       Ici, en Occident, on évoque des catégories bien calibrées de nos démocraties qui nous empêcheraient de prendre du recul et de relativiser l'humiliation ou le massacre de tous ces peuples : on pensera bien évidemment au Peuple palestinien (1) et aux régions d'Afrique, du Maghreb, Moyen et Proche Orient ; relativisme qui, dans les faits, cache un « ils ne méritent pas mieux de toute façon !» d’un mépris qui renvoie  aux calendes grecques toute culture disons… humaniste qui fait pourtant de nous, et d’aucuns l’ignorent encore manifestement, des êtres humains ; un relativisme pratiqué par des acteurs souvent impliqués directement ou indirectement dans le martyr de ces peuples : soit à la hauteur d’un soutien actif et aveugle à leurs bourreaux par solidarité tribale (mentalité rupestre de Néandertal ; solidarité de boue et de fange) en ce qui concerne Israël par exemple... et ce n'est qu'un exemple,  même si... le plus criant, car on en trouvera d'autres ; et puis enfin : relativisme motivé par des intérêts de carrière politique et/ou de prospérité économique car pour ces acteurs-là : « Business is business ! » en tous lieux et circonstances.

    Faut croire alors que tous les damnés de la terre ne se ressemblent pas. Et puis, ne trouve-t-on pas toujours plus damnés que soi ? Et qui peut bien avoir envie d'être le dernier d'entre eux ?

    Et s'il ne faut jamais cracher dans la soupe,  et plus encore, s’il ne faut jamais cracher contre le vent, force est de reconnaître que ces "catégories" qui nous rendraient aveugles et imperméables à toute prise de recul propre à un relativisme dit « salutaire et sage », ont la fâcheuse habitude de porter les noms de "Raison d'Etat", "Intérêts supérieurs", "Etat profond", dans la corruption d'un véritable système de gestion économique et politique des peuples à une échelle mondiale qui n'est plus acceptable ; les corrompus n’étant que des marionnettes à l’espérance de vie souvent plutôt courte entre les mains de leurs corrupteurs que l’on imaginera hilares en secret, du rire de ceux qui raflent la mise les mains dans le sang, le visage éclaboussé par quelques lambeaux de chair humaine ; quant à l’odeur, c’est grisés par les gaz de décomposition des cadavres, entre deux flammèches de feux follets, qu’ils poursuivent leurs actions et transactions dans un état second, état propre à la sidération car, là encore, on les imaginera sidérés d’une sidération de vainqueurs dont la victoire totale rencontre leurs propres attentes au-delà de toutes les espérances, la réalité dépassant toujours les prévisions d'une fiction d'outre-tombe et de tiroir-caisse :

     

                     Les uns : « Putain ! Qu’est-ce qu’on leur a mis ! Après ça, s'il leur reste encore l'espoir de pouvoir espérer quoi que ce soit pour eux-mêmes, c'est que vraiment... "

                     Et les autres, quelque part dans Manhattan, poudre blanche plein les narines : "Qu’est-ce que j’me suis mis comme blé dans les fouilles ! »

     

     


                        (Hollande Président accueilli dans la résidence privée de Netanyahu premier ministre israélien. Pour ça aussi, le PS devra rendre des comptes, par la grande porte, celle de son éviction du champ politique)

     

     

     

    1 - Peuple le plus proche de nous finalement de par le soutien que ses bourreaux recueillent,  ici en France, auprès des leaders des associations communautaires ainsi que dans tous les médias dominants et chez la quasi totalité de la classe politique jusqu'au sommet de l'Etat français. 

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    Toile de  Vladimir Velickovic

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  • Homeland... quand la CIA fait son cinéma

     

                 Homeland, une série télévisée américaine créée par Howard Gordon et Alex Gansa en 2011, attaque sa 4e saison. Bien que cette série, y compris ses derniers épisodes, soient téléchargeables sur Internet sans difficulté (en VF et en VOST), c’est Canal+ qui a l'exclusivité de sa diffusion.

     

                  Mais alors… qu’est-ce que c’est que cette série Homeland ? Que peut-on écrire à propos de cet objet si facile à identifier !

    La question mérite d’être posée.

     

                  Homeland, c’est d’abord et avant tout, une histoire américaine d’agents américains de la CIA qui, du Pakistan à l’Afghanistan en passant par l’Irak, passent le plus clair de leur temps à jouer aux gendarmes et aux voleurs, flingue d’une main (ou aux commandes d’un drone), et l'Ancien testament de l’autre ; en effet, une seule loi dicte leur conduite : la loi du talion.

    La spécificité de Homeland en tant que « chroniques d’une cour d’école de niveau primaire à l'heure de la récré», est la suivante : tout ce beau petit monde agents de la CIA joue le plus souvent seul ; par conséquent, ils sont à la fois les gendarmes et les voleurs, policiers et voyous, sauvages et barbares.

     

               Sans projet, ni stratégie (comment du reste pourraient-ils en avoir !), et bien que les cibles à abattre par ces pompiers-pyromanes professionnels - cibles qualifiées d’enfoirés et de salopards ou d’encul.., c’est au choix, à longueur d’épisodes -  soient remplacées dans l’heure qui suit leur exécution punitive, avec Homeland, c’est l’Amérique qui rend une justice quasi divine… transcendantale, assurément ! Pour preuve : cette justice vient d’en haut, toujours ! Du haut d’un drone ou d’un F16 !

    Malhonnête sur le fond, hystérique dans la forme, Homeland serait une série « commandée et financée » par la CIA, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement pour nous expliquer à quel point nous devons tous notre sécurité (entre deux attentats bien sentis quand même, et quelques otages exécutés !), nous les Occidentaux et les autres aussi, les quelques sept milliards d’être humains que compte notre planète, à cette Agence car Homeland est un véritable hymne à la CIA, à son personnel, leur sacrifice et leur engagement sans faille.

    Oui la CIA, cette Agence qui depuis les années 50 a violé toutes les lois internationales qu’il est possible de violer ainsi que toutes les constitutions et toutes les règles les plus élémentaires de la démocratie… comme respecter le résultat des élections dans un pays tiers ; responsable aussi cette agence d’un nombre incalculable d’atteintes aux droits de l’homme - assassinats, torture d’opposants - et autres crimes de guerre.

     

                 Al-Qaïda, Talibans, services secrets pakistanais... tout le monde est là : il ne manque personne ! Homeland est un thriller d'un nouveau genre - genre "géo-politique" -, qui vous explique le plus sérieusement du monde, avec des acteurs bien décidés à vous en convaincre, que les USA sont allées en Afghanistan pour sauver la veuve et l’orphelin ; défendre le droit des petites filles d’aller à l’école et plus globalement et généralement, dans le but de venir en aide à une population (qui n’avait pourtant rien demandé) dirigée à coup de fouet d’un bras ferme et d’une main qui jamais ne tremble : le fouet de la Charia.

    Homeland vous invitera avec insistance (des fois que …) à comprendre ceci : la sécurité des USA repose sur ses capacités à assassiner ici et là, des opposants férocement hostiles à l’occupation de leur pays, et plus encore lorsque les occupants sont des occidentaux.

    Quant aux acteurs qui sévissent dans Homeland, et deux d’entre eux en particulier, deux farfadets sortis tout droit d’un lavage de cerveau dans un centre de formation de la CIA :

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               Mandy Patinkin alias Saul Berenson (à gauche) : transfuge de la série « Esprits criminels », Berenson c’est la main qui tue et qui ferme les yeux de celui qu’elle vient de tuer, et qui, avec un regard de chien battu sorti de sa niche pour prendre un peu l’air, prépare déjà son prochain forfait…

              Claire Danes alias Carrie Mathison (seconde à partir de la gauche) : bi-polaire, langage châtié, ne doutant de rien, jamais ! Il lui arrive de tomber amoureuse même si elle offre volontiers son cul pourvu que la cause en vaille la peine, hésitant toutefois à noyer son chérubin âgé de quelques mois dans une baignoire au moment du bain…

    Face à ces deux protagonistes piliers sans lesquels tout l’édifice de la CIA s’effondrerait à en juger par ce qui leur est demandé comme implication et ce que ces deux acteurs acceptent de nous donner à voir et à entendre, force est de conclure ceci : seuls les acteurs américains sont capables d’un tel investissement, d’une telle empathie avec un sujet qui impliquerait ce que tous croient relever sérieusement de la sécurité des Etats-Unis d’Amérique (The United States of America – il faudrait pouvoir l’écrire avec l’accent américain !) 

    Voyez Clint Eastwood, Morton Friedman, Mel Gibson, Denzel Washington ! Et puis Harrison Ford, sans doute le pire de tous quand il s'agit de porter le monde sur ses épaules alors que ce monde ne lui avait rien demandé. Car, plus patriotique qu’un acteur américain, vous ne trouverez pas ! Et quand on sait qu’il n’y a pas de sécurité possible aujourd’hui pour les « salauds d’Etat » au nom de la raison du même nom, qui a dit qu’après les journalistes, les plus c… et les plus veules sont les acteurs de cinéma et de télé, américains de préférence (1)?

     

               Dans Homeland, chaque action meurtrière (assassinats, enlèvements, manipulations) de nos héros agents de la CIA que la morale et une tête bien faite reprouveraient sans hésiter, est contrebalancée par un acte commis par « le camp d’en face » jugé très certainement plus répréhensible encore par un téléspectateur moyen, très moyen, quidam de l’audiovisuel. Chaque acte « hors la loi » trouve, côté CIA,  sa justification dans l’argument du moindre mal ou encore « d’un mal pour un bien » (2). C’est à la fois le procédé utilisé par tous les criminels acculés car démasqués (dans la vraie vie : souvenons-nous des arguments d’un Papon ou d’un général Aussaresses, combattant de la guerre d’Algérie… et d’autres encore), et c’est aussi (dans les fictions) un procédé perfide qui permet de s’acheter une bonne conscience et de l’afficher auprès d’un public constitué de pauvres bougres (3) qui n’ont pas idée, européens de préférence, si on oublie le premier public de cette série : une audience américaine.

     

                 Si le triomphe public et critique "at home" de Homeland (cinq Emmy awards, 2 Golden globes) ne surprendra personne, en revanche, ici en France, l'enthousiasme (même relatif) qui accompagne la diffusion de la série sur Canal+ et sa rediffusion sur la TNT, montre le niveau d’ignorance auquel l’immense majorité des clients des chaînes privées (et publiques) est parvenue ; désinformée, dépolitisée, dé-conscientisée, cette population en revanche people-isée comme jamais, incarne toutes les raisons au monde de désespérer de l’avènement d’une quelconque prise de conscience à la fois humaniste et politique - géo-politique, devrions-nous dire ! - qui verrait les responsables des politiques de l’Otan sous commandement américain des 20 dernières années dans cette région (bientôt l’Europe avec l’Ukraine ?) traînées devant une cour pénale internationale pour crime de guerre, voire… crime contre l’humanité.

     

                    Homeland peut s’apprécier à l’aune de deux ou trois critères ; ou pour le dire autrement : « Dites-moi qui vous êtes et je vous dirai quelle idée vous vous faites de Homeland ! ».

    Quel est votre niveau de conscience ? Etes-vous informé ? Beaucoup, un peu ou pas du tout ? Etes-vous capable d’établir un lien de cause à effet ? Avez-vous une bonne mémoire ?

    Selon les réponses, pour un Américain, un sioniste, un Juif, un Israélien et/ou un imbécile, c’est à l’ombre de la bannière étoilée ou du drapeau israélien planté au beau milieu de son salon, qu’il regardera, exalté, cette série Homeland aux cris de « Israël vaincra ! » et  « God bless America ! », un pack de bière à ses pieds.

    En revanche, un Musulman, un Arabe, un téléspectateur affectivement et culturellement proche d'une région qui s’étend disons de la Libye à l’Afghanistan… prendra très vite la décision de jeter son téléviseur par la fenêtre aux cris vengeurs de : « Bande d’encul.., allez donc tous vous faire foutre ! » avant de lancer à la cantonade : « Allahou akbar ! »

    Et les autres, ni Arabe, ni Juif, ni Musulman, ni Américain, ni rien, c’est-à-dire tout, entre deux éclats de rire et une grimace, n'hésiteront pas à adresser un doigt d’honneur ou une quenelle à cette série, et ce dès les premiers épisodes, avant d’aller se ressourcer auprès d’un Kubrick ou d’un Coppola ; deux réalisateurs qui ont toujours su que le patriotisme d’Etat est le refuge des crapules, et plus encore, lorsque ce patriotisme vit et prospère sur le dos de la justice et du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

     

    ***

     

                    Un détail, un dernier. Oh, trois fois rien !

                    Homeland est inspirée d’une série… israélienne : Hatufim (en hébreu : « Enlevés »), créée par Gideon Raff et qui a fait, dit-on, couler dans les chaumières d'Israël (colonies incluses) des larmes abondantes et chaudes comme ces eaux thermales au pied des volcans.

                    Décidément, on ne se refait pas. Jamais !

     

     

    1 - La série nous accordera toutefois un ou deux moments d’émotion purs, profonds, aux ressorts indiscutables, lorsque, par exemple, le personnage de Carrie, sous LSD, croit reconnaître hallucinée, Brody, l’être aimé décédé, auprès d’un gradé pakistanais ; un vrai moment d’émotion où la raison des sentiments triomphe, authentique, propre, dissociée même de ce à quoi cette série exige que nous adhérions ; une émotion dont les producteurs de cette série n’auront jamais besoin d’avoir honte car pour le reste...

     

    2 - Le bien ? Oui, le bien ! Comme continuer de décider qui vivra, où, comment et dans quelles conditions : sous une tonne de bombes ou bien les pieds en éventail au bord d’une piscine.

     

    3 - Génération Canal+ : haussement d’épaule, dérision et déculturation. L’ignorance ce n’est pas le retour de la barbarie mais bien plutôt le retour insidieux d’une bêtise insondable ; c’est Sacha Guitry parodié par Jamel Troisbouzze : et là, on touche le fond du fond… tout au fond.

     

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  • Revue de presse autour des événements Charlie Hebdo...

                Pourquoi la liberté d’expression s’arrête à Dieudonné

     

    609759-dieudonne

                    Par Nicolas Bourgoin : démographe, docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur.

                           "Certains hasards de calendrier en disent long. Un an presque jour pour jour après l’interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes qui mettra un terme à sa tournée, une grande marche républicaine est organisée… pour défendre la liberté d’expression. Et comble de l’ironie, y défileront ceux-là mêmes qui étaient à l’avant-poste du combat contre l’humoriste : les principaux responsables politiques de l’UMPS et les associations de l’antiracisme institutionnel. Par cette contradiction manifeste, le deux poids deux mesures apparaît dans toute sa splendeur. Hier unis comme un seul homme pour faire taire un humoriste, les mêmes font aujourd’hui front commun contre « la barbarie » islamique qui menacerait la liberté d’expression. Reste évidemment à comprendre les vrais raisons de cette indignation à géométrie variable. Et sur cette question (comme sur les autres) si l’on veut s’approcher de la vérité, il vaut mieux s’éloigner à grands pas de l’opinion dominante…"
     
                                  La suite ICI

     

     

                  Luz: "le soutien à Charlie Hebdo est à contre-sens de ses dessins"

     

    Luz: le soutien à Charlie Hebdo est à "contre-sens" de ses dessins

                             Luz, dessinateur à Charlie Hebdo

     

                Luz dans un entretien diffusé samedi sur le site internet des "Inrocks":

     

                   "... C'est formidable que les gens nous soutiennent mais on est dans un contre-sens de ce que sont les dessins de Charlie". Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation. Il est utile à Marine Le Pen pour demander la peine de mort". Les colombes de la paix et autres métaphores du monde en guerre, ce n'est pas notre truc. Je n'étais pas à la manifestation spontanée du 7 janvier. Des gens ont chanté la Marseillaise. On parle de la mémoire de Charb, Tignous, Cabu, Honoré, Wolinski: ils auraient conchié ce genre d'attitude"...

     

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              Général Pinatel : "La France est totalement vassalisée aux intérêts américains"

     

     

               Parole de militaire : un peu de géopolitique et mille raisons de s'opposer à la politique étrangère de la France depuis 2007 ; politique qui va contre l'intérêt de notre rayonnement et de notre influence dans le monde et de notre sécurité à tous.

     

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           Boycott de la manif de dimanche ! par le mouvement : "Reconstruction communiste"

     

    - Boycott de la manif de dimanche !

     
     
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    Pour prolonger, cliquez : France, qu'as-tu fait de tes enfants
     
     
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