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gallimard

  • Eric Chevillard sur Modiano avec ou sans prix Nobel

     

               Modiano et son petit train-train touristique parisien :

    Sommeil et ronflement.

     

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              Je cherchais un commentaire désobligeant sur Modiano pour contrer les louanges automatiques de rédacteurs appelés "critiques" le plus souvent aux ordres de leur rédaction, de Gallimard, de leurs lecteurs et de tout le reste.

    Je l'ai trouvé grâce à Eric Chevillard. Qu'il en soit donc éternellement remercié !

     

               Si vous connaissez une critique plus vache encore sur l'oeuvre de Modiano et l'un de ses textes en particulier, faites-le-moi savoir en laissant un commentaire.

     

     

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    Patrick Modiano, créateur d’ambiance

     

     

    LE MONDE DES LIVRES |

    02.10.2014 à 14h59

    Par Eric Chevillard à propos du dernier "roman" de Patrick Modiano... Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier... quelques jours avant l'annonce de son Prix Nobel de... quoi déjà ?

    Ah oui !

                       de L(l)ittérature.

     

                       " Pour certains écrivains, l’unité de mesure est la phrase. Chacune doit produire son effet, que celui-ci soit poétique, humoristique, dramatique ou euphonique. Si elle s’articule évidemment aux autres, elle vaut pour elle-même, on peut l’isoler, on pourrait la citer. Pas ou peu de phrases prétextes pour ces écrivains, de phrases ouvrières destinées seulement à faire progresser l’intrigue. Leur art est aussi impérieux que celui du ferronnier. Secrètement, ils voudraient retordre ainsi à leur convenance chaque mot, chaque syllabe, chaque lettre peut-être.

    Mais d’autres auteurs, à l’inverse, ­tiennent la phrase pour la pièce neutre d’un puzzle. Sa découpe particulière est anodine, elle n’existe que pour faire corps avec les autres et créer ce que nous appellerons une atmosphère. Prenons l’œuvre de Patrick Modiano. Ses romans ne sont pas des livres mais des aérosols : ambiance Modiano. Celle-ci se diffuse doucement dans notre petit salon de lecture et souvent en effet elle ravit notre âme : De si braves garçons ou Un pedigree (Gallimard, 1982 et 2005).

    Patrick Modiano est depuis quarante-cinq ans une belle figure de notre littérature, un écrivain qui vit son succès avec une élégante modestie et poursuit incontestablement une quête personnelle dans les brumes du passé. Il forme avec J. M. G. Le Clézio une sorte de couple dont l’antagonisme littéraire ordonne une symétrie aussi parfaite que celle des deux hémisphères. D’ailleurs, ils se partagent le monde. Au premier, la mer, le soleil, l’azur ; au second, le crépuscule, le brouillard, les matins blêmes, ou encore cette « tristesse qui s’accordait bien à la terrasse déserte où l’éclairage laissait des zones de pénombre ».

    J’extrais cette phrase du nouveau roman de Modiano, Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier. On connaît la dilection de celui-ci pour la géographie et la toponymie parisiennes. Elle se vérifie ici encore et le lecteur a parfois l’impression de suivre un itinéraire scrupuleusement détaillé plutôt que de lire un roman. A recommander aux touristes en visite dans la capitale. Sans compter qu’un livre dans le vent d’automne se ­replie beaucoup plus facilement qu’un plan. On me pardonnera ces innocentes moqueries. Je me les permets car, cette fois, le charme opère surtout en référence à une œuvre dont ce roman n’est que l’évocation fluette. Lui-même se ­dérobe à toute appréhension. Les inconditionnels vanteront encore la fameuse « petite musique », mais n’est-ce pas la définition même de la rengaine ? Comme le roman est mince (150 pages), on parlera d’une épure. Certes, mais la littérature selon Modiano est déjà tout en ellipses et, s’il persiste à l’amaigrir encore, les mots eux-mêmes y seront bientôt implicites. Et que restera-t-il alors ?

    « Presque rien. » Ainsi commence le roman et l’on pourrait sans doute y lire le credo de cette esthétique littéraire du moindre, du ténu, du flou, de l’évanescent. C’est pourtant l’histoire d’une tentative d’élucidation. Le passé se rappelle soudainement au souvenir de l’écrivain Jean Daragane lorsqu’il reçoit l’appel téléphonique d’un homme qui a retrouvé son carnet d’adresses et qui enquête comme par hasard sur l’un des noms qui s’y trouvent inscrits, Guy Torstel. Ce dernier n’évoque à Daragane que de très vagues et confus souvenirs qu’il s’efforce alors de préciser. Cette remémoration, qui le ramène à son enfance, est elle-même trouée d’autres flash-back, si bien que, à défaut de se perdre dans le quartier, le lecteur ne sait bientôt plus quelle heure il est ni en quel temps il se trouve. Le mystère se rapporte-t-il aux secrets honteux d’anciens collabos ? Tout cela ne serait-il qu’une hallucination de la mémoire ? Rien n’est sûr. Plusieurs époques se superposent, Paris se cache dans sa banlieue, Daragane lui-même semble très désemparé : « Cette période de sa vie avait fini par lui apparaître à travers une vitre dépolie. (…) on ne distinguait pas les visages ni même les silhouettes. »

    C’est un peu le problème, en effet. L’homme qui a retrouvé le carnet se révèle à son tour n’être « qu’un employé fantôme d’une agence imaginaire ». Il est flanqué d’une jeune femme, Chantal, qui inévitablement rappelle à Daragane une autre Chantal qu’il a connue jadis (ou était-ce naguère ?). Selon Modiano, la vérité des êtres et de leur histoire n’existe que dans le passé, un passé qui se dérobe encore lorsqu’ils font l’effort de s’y ­transporter. Nous sommes en deçà de la nostalgie ; le temps fuit par le fond comme la fumée d’un pot d’échappement. Du coup, nous progressons à re­culons dans ce jeu de piste émaillé aussi de références secrètes, une réplique cachée du Pickpocket de Robert Bresson, ou les noms du philosophe Maurice Caveing et de Minou Drouet.

    « Tout ce passé était devenu si trans­lucide avec le temps… une buée qui se dissipait sous le soleil. » Hélas, c’est bien l’effet que nous fait ce roman. Il s’évapore à mesure que nous le lisons. Et nous pouvons nous demander si Patrick Modiano, las à la fin des brumes cotonneuses, des boutiques obscures et du café amer de la jeunesse perdue, ne fait pas sien ce regret joliment exprimé par son personnage de n’avoir pas été plutôt « un Buffon des ­arbres et des fleurs ».

     

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    Pour prolonger, cliquez : Critique "littéraire" et soumission

     

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  • Boualem Sansal, plus qu'un auteur : un leurre phénoménal...

                    "... la vérité de ces intellectuels maghrébins qui ont décidé de jouer les supplétifs des pires ‘’penseurs’’ néo-conservateurs français. Dans leur croisade du choc des civilisations, il leur faut du renfort basané. C'est bien connu, le colon a toujours besoin de son bon nègre, de son indigène alibi. Y a bon Banania. Dans cette guerre faite aux Arabes et musulmans, où à la tourelle, son char à pédales BHL (Bernard Henri Levy) se rêve en Patton, un nommé Kamel Daoud va être recyclé par les élites de Paris et qui, lui-même, était un militant barbu du FIS (front islamique du Salut)…"

                           -   Ahmed Bensaada

     

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    boualem sansal 2084.jpg

     

     

             Boualem par-ci, Boualem par-là, omniprésent depuis la publication de son roman "2084, la fin du monde", interviews radios, télés, presse papier et internet sans nombre, le dernier roman de cet auteur a pour sujet...

    "Devinez !

    - ................

    - Allez !

    - L'isl...

    - Oui, c'est ça... encore un effort !

    - L'islamisme ?

    - Bingo !"

    boualem sansal, 2084 la fin d'un monde, littérature, fable, gallimard, fiction, islam, islamisme

                "2084 - la fin du monde" est une fable sur l’islamisme et l'Algérie. Après Houellebecq, l'auteur prophétise la soumission du monde à l'Islam.

     

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                 Comme un fait exprès, dès sa venue en France pour présenter son dernier roman, toutes les mouches à m**** et atlantistes des médias se sont ruées sur lui, caméra et micro en mains, même si, d'interview en interview (ICI sur bibliobs), il demeure difficile de suivre et de comprendre le positionnement de cet auteur qui, vivant en Algérie, déplore, sur LCP dernièrement, l'arabisation de l'Algérie dans les années 80.

    Mais alors, est-ce que cet auteur ignore qu'une Nation c'est une langue ? Ou bien, souhaitait-il que l'Algérie garde la langue de son colonisateur ? 1000 ans d'histoire et plus à la poubelle contre 150 années de colonisation de langue française ?

    On peut sans difficulté imaginer les réactions, ici en France, suite aux propos d'un auteur français interrogé sur un média allemand qui regretterait que la France n'ait pas gardé, une fois libérée en 1944, la langue de l'occupant.

     

               Grande est la tentation de recommander à Boualem Sansal de quitter l'Algérie puisqu'il pense manifestement qu'on y trouve trop d'Algériens arabophones ! D'autant plus que dans cette même interview, Sansal n'a pas assez de mots pour nous dire à quel point il admire la langue française.

    Soit. La langue française c'est en France que ça se passe. Qu'il s'y installe donc. Toute la caste médiatico-littéraire l'accueillera à bras ouverts. Nul doute ! D'autant plus que... taper sur les Musulmans est la garantie d'une ascension sociale à grande vitesse : prix littéraires, repas à la Closerie des Lilas aux frais des éditeurs subventionnés ras la gueule...

    Aussi, soyez le bienvenu Monsieur l'auteur algérien francophone et francophile qui souhaite filer droit avec l'Occident.


              Très confus dans ses analyses, à l'écoute de cet écrivain, force est de constater ceci : n'est pas Orwell qui veut (rapport au titre de son ouvrage 2084 en écho à 1984 ) ! De plus, pour avoir raison dans cent ans, il vaut mieux avoir raison de son vivant ; ce qui fut le cas d'Orwell qui dénonçait le "Big Brother soviétique" dès 1949, année de parution de son ouvrage "1984" qui traite du totalitarisme. Or, aujourd'hui, et contrairement à la thèse de l'auteur, ce n'est pas l'Islam qui domine l'Europe et le monde mais bien plutôt une oligarchie militaire, financière et culturelle sous le leadership des Etats-Unis.

              Alors, pour sûr ! Un leurre phénoménal toute cette effervescence médiatique autour de Boualem Sansal ! Un leurre qui cache  des millions de morts musulmans sous les bombes et les embargos occidentaux de ces vingt dernières années. Un leurre pour mieux nous inoculer le poison d'une diversion qui arrive à point nommé car la cible de ces médias ce n'est pas cet auteur - idiot utile de stratégies qui dépassent manifestement son talent littéraire -, mais nous tous, à la fois téléspectateurs et spectateurs crédules et de bonne foi. Un leurre censé détourner l'attention à propos de deux fléaux : la guerre faite à des peuples le plus souvent sans défense situés autour des routes d'acheminement des matières premières dans le dos d'une autre guerre savamment et délibérément entretenue, guerre intestine entre les Musulmans - Chiites, sunnites, pouvoir, influence, domination, Iran contre Arabie Saoudite ; second fléau : un mondialisme sous le leadership non pas des Musulmans (la bonne blague !) mais des USA et de Wall street : domination économique, culturelle et militaire. Un mondialisme tombeau de l'Europe, une Europe non pas en tant qu’entité ethnique mais en tant que puissance mondiale capable de déjouer la tentative de destruction de notre civilisation par un leadership à la solde d’un capitalisme sans identité sans foi ni loi.

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    Pour prolonger, cliquez : la conquête islamique : mirage et mensonge

     

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