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  • Jean de La Fontaine ou le clair-obscur de la raison politique et humaniste dans la fable

     

     

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    Le chat, la belette et le petit lapin *


    Jean de la Fontaine
    (-- Livre septième – Fable XV – La source de cette fable est une fable de Pilpay - Brahmane hindou (3es. ?) « D’un chat et d’une perdrix » tirée du livre des Lumières.
     
     
    ***



    Du palais d'un jeune Lapin
    Dame Belette un beau matin
    S'empara ; c'est une rusée.
    Le Maître étant absent, ce lui fut chose aisée.
    Elle porta chez lui ses pénates un jour
    Qu'il était allé faire à l'Aurore sa cour,
    Parmi le thym et la rosée.


    Après qu'il eut brouté, trotté, fait tous ses tours,
    Janot Lapin retourne aux souterrains séjours.
    La Belette avait mis le nez à la fenêtre.
    O Dieux hospitaliers, que vois-je ici paraître ?
    Dit l'animal chassé du paternel logis :
    O là, Madame la Belette,
    Que l'on déloge sans trompette,
    Ou je vais avertir tous les rats du pays.


    La Dame au nez pointu répondit que la terre
    Etait au premier occupant.
    C'était un beau sujet de guerre
    Qu'un logis où lui-même il n'entrait qu'en rampant.


    Et quand ce serait un Royaume
    Je voudrais bien savoir, dit-elle, quelle loi
    En a pour toujours fait l'octroi
    A Jean fils ou neveu de Pierre ou de Guillaume,
    Plutôt qu'à Paul, plutôt qu'à moi.


    Jean Lapin allégua la coutume et l'usage.
    Ce sont, dit-il, leurs lois qui m'ont de ce logis
    Rendu maître et seigneur, et qui de père en fils,
    L'ont de Pierre à Simon, puis à moi Jean, transmis.
    Le premier occupant est-ce une loi plus sage ?
    - Or bien sans crier davantage,
    Rapportons-nous, dit-elle, à Raminagrobis.
    C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
    Un chat faisant la chattemite,
    Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
    Arbitre expert sur tous les cas.


    Jean Lapin pour juge l'agrée.
    Les voilà tous deux arrivés
    Devant sa majesté fourrée.
    Grippeminaud leur dit : Mes enfants, approchez,
    Approchez, je suis sourd, les ans en sont la cause.
    L'un et l'autre approcha ne craignant nulle chose.
    Aussitôt qu'à portée il vit les contestants,
    Grippeminaud le bon apôtre
    Jetant des deux côtés la griffe en même temps,
    Mit les plaideurs d'accord en croquant l'un et l'autre.
    Ceci ressemble fort aux débats qu'ont parfois
    Les petits souverains se rapportant aux Rois.

     

     

     * La Fontaine aurait-il été proudhonien avant l'heure :"La propriété, c'est le vol" ? Ou bien encore, La Fontaine aurait-il été un apologiste de la rapine, à la fois révolutionnaire et gangster pour finalement botter en touche : ni la rapine ni le droit qui aurait pour fondement l'usage et la coutume, loin de la justice, mais bien plutôt...  la soumission à l'arbitrage du plus fort ? Ou alors, la dénonciation de cet arbitrage et du risque encouru par tous ceux qui seraient tenter d'y recourir ?

     

    _____________________

     

     

                      " Loin de ces rapports de force très crus entre maître et esclave qui faisaient, selon la légende, de chaque intervention d'Esope, une stratégie d'esquive et de survie face à la violence du monde... d'un redoutable potentiel critique, si La Fontaine adopte au seuil du premier recueil de ses fables la posture humble de simple "traducteur" d'Esope, il ne manque pas, dans sa préface, de faire état des libertés qu'il s'est données vis à vis de ses modèles.

    Si l'on en croit toute une tradition critique, La Fontaine aurait donc réalisé ce petit miracle : en devenant en quelque manière "notre Homère", il aurait pour longtemps "reterritorialisé" le genre le plus nomade, exportable, atopique qui soit : la fable. Mais cet encrage profond dans une situation précise (la France du règne personnel de Louis XIV), n'est en rien un enfermement : ces fables (apologues), en s'enracinant plus fortement que leurs devanciers (1) dans un terreau socio-politique spécifique, n'en auront acquis que plus de "pouvoir" encore ultérieurement.

    Qui ne pourrait témoigner de l'aptitude sans précédent des Fables de La Fontaine à s'émanciper de leur contexte immédiat, à éclairer d'autres types d'actualité, à venir hanter d'autres états de l'imaginaire collectif et de la langue ?

    (...) C'est que la fable selon La Fontaine, cet objet ténu, d'apparence aussi humble que celle du roseau, a résisté là où bien des chênes d'allure plus impérieuse ont basculé dans le néant de l'oubli. Cette souplesse extrême, elle le doit d'abord, à sa puissance intégrative sans égale : du premier recueil (1668) au second (1678-79), on assiste à une prodigieuse extension du domaine de la fable et les commentateurs ont souvent comparé, à juste titre, l'apologue lafontainien à un "creuset" où tant de traditions viennent se mélanger, et où les éléments d'autres genres -épopée, poésie lyrique, tragédie, contes et nouvelles, comédie surtout... - se fondent en d'improbables métissages, sans que pour autant ces rencontres surprenantes de tonalités, de registres et de styles virent immanquablement au burlesque, école de liberté elle aussi présente dans les Fables, mais le plus souvent étrangère au "tempérament" recherché par La Fontaine.

    Par la grâce de cette souplesse savante et rusée, la fable pourra plier à tous les vents que feront souffler sur elle les vicissitudes de l'histoire. Or, cette souplesse ne tient pas seulement à cette aptitude exceptionnelle à parasiter les autres genres et à les faire communiquer par des voies imprévues, elle doit beaucoup également à la mise en échec de toute parole excessivement dogmatique. Dans le grand voyage des Fables, les dogmatismes locaux semblent systématiquement voués au ridicule et au malheur. Par ailleurs, une expérience de plus de trois siècles a amplement démontré que les interprétations univoques de telle ou telle fable n'ont pas résisté bien longtemps. C'est que, semblable en cela à l'essai montaignien, la fable ainsi conçue se prête mieux sans doute que tout autre genre, à une pensée de la situation, de l'occasion, de la contingence. Elle se dérobe à toute signification allégorique définitive et stricte ; et la recherche des influences et des sources qui l'irriguent, si elle peut fasciner en soulignant la virtuosité des transpositions, ne restreint généralement  en rien la gamme des interprétations possibles - bien au contraire."

                                                          Jean-Charles Darmon - 2002

     

     

     

    1 – Esope, Phèdre, Epicure, Horace, Erasme, Cesar Pavesi…

     

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  • Cornélius Castoriadis et la démocratie athénienne : ombre et lumière

     

              Mauvaises interprétations, fausses représentations, projections trompeuses, Cornélius Castoriadis remet les pendules à l’heure à propos de la démocratie athénienne.

    Si cette démocratie ne peut pas être un modèle bien qu’elle demeure encore une source d’inspiration, Castoriadis nous rappelle que la Grèce, c’est le pays du meurtre, de l’inceste, du parricide et de l’infanticide au sein d'une culture dans laquelle OEdipe doit se crever les yeux pour voir la vérité car, pour les Grecs, et contrairement à ce qui nous est souvent donné à comprendre à leur sujet, l’ordre et la mesure ne sont pas des données initiales ; chez les Grecs, la démesure - l’hubris (ou hybris) -, menace tout un chacun.

    En effet, souvenez-vous : obsédées par le danger de cette menace, toutes les tragédies du théâtre athénien ne nous parleront-elles pas que de ça finalement : de l’excès et de l’aveuglement face à l’exigence de la retenue ; jusqu’où ne pas aller trop loin ?

    Sophocle, Euripide consacreront le meilleur de leur production théâtrale à ce fléau : l’hybris qui détruit celui s’y vautre ainsi que la cité tout entière.

    L’hybris restera donc la grande affaire des Athéniens nous dit Castoriadis.

     

     

     

     

     

              Démocratie directe contre pouvoir oligarchique ; tribunaux populaires et magistrats tirés au sort contre une délégation de pouvoir qui n’est qu’une aliénation et une trahison ; des experts-spécialistes élus sous condition de révocation immédiate contre une inamovibilité corruptrice et arrogante…

    Les Athéniens se tiendront éloignés du danger d'un régime dictatorial en se gardant bien d’établir ce qu’il est convenu d’appeler « un Etat », tout en privilégiant un système d’organisation politique qui les en protègera pendant plus de cinq siècles.

     

              Premier devoir : la critique de sa « tribu ». Aujourd’hui, on dira : balayer devant sa porte avant de s’occuper de celle des autres ; ou bien encore : avoir les fesses propres avant de donner des conseils d’hygiène à la terre entière.

    En Grèce, la politique répondra à deux questions : "Quelle est la bonne société ? Quelles institutions pour cette société ?"

    Ces questions trouveront des réponses auprès de citoyens libres, éduqués et instruits car, sous le régime politique grec, l’éducation était au centre de l’existence de chaque citoyen, dès sa naissance ; un citoyen appelé autant à gouverner qu’à être gouverné.

             Chez les Grecs, pas d’idée de représentation, pas de délégation de pouvoir donc, pas d’auto-expropriation du corps électoral contrairement à la démocratie représentative qui n’est jamais vraiment sortie de la monarchie absolue : un pouvoir politique centralisé ; et cela n’aura échappé à personne : sous un tel régime, la loi n’est pas celle de tout un chacun mais celle de l’Etat auquel tous doivent se soumettre.

    Alors que chez les Athéniens, le citoyen peut sans risquer de s’illusionner dire : « Les lois de la cité sont mes lois », chez les Modernes, en revanche, une distance est de mise car : « Les lois ne sont pas mes lois ; mais celles de l’Etat ». D’où un esprit civique à géométrie variable : jusqu’où chacun d’entre nous est-il disposé à défendre des lois qui ne sont pas les siennes ?

    D’autant plus que Benjamin Constant en 1820 définira l’homme moderne comme ceci : « Ce qui intéresse les modernes ce n’est pas de participer aux affaires publiques mais c’est la garantie par l’Etat de ses jouissances privées

    Oracle ce Benjamin Constant ! Ce qui le rapproche des Grecs.

     

                Castoriadis éclaire le fait qu’un système représentatif de délégation de pouvoir se caractérise par une longue période d’apathie politique du corps électoral qui se désintéresse très vite de "la chose publique" une fois qu’il s'est rendu dans les urnes puisque cet électorat demeurera, des années durant, dans l’impossibilité de peser sur les pratiques de ceux qui sont censés servir cette "chose publique" ; pour cette raison, une société dans l’impossibilité de trouver des canaux normaux pour dénoncer une gestion partisane et injuste du bien commun, c’est au paroxysme des crises et des révolutions que sa volonté trouve fatalement à se réaliser ; et seulement dans ce paroxysme.

    Dans le contexte d'une économie capitaliste, ce sont les guerres qui jouent ce rôle paroxystique à chaque fois que cette économie se sent menacée et contrainte.

     

                Avec Castoriadis, Sciences Po n’a qu’à bien se tenir et rabattre son caquet car il nous rappelle que la politique n’est pas une science ; la politique n’est qu’une affaire d’opinions… de classe de surcroît. Dans la politique il n’y a que de la doxa, même si, contrairement aux Grecs, les modernes ont été fortement encouragés à penser qu’il y a des êtres qui possèdent une science politique et une technicité dans la gestion des affaires de l’Etat qui excluent de fait le peuple ; et jamais autant qu’aujourd’hui depuis qu’une oligarchie mondiale a décrété que l’histoire politique de l’humanité est terminée.

               La fin de la politique ! Soit. Mais doit-on aussi envisager la fin de la philosophie ?

    Pour les Grecs, la fin de la philosophie aurait signifié la fin de la liberté car pour ces derniers, philosopher c’est être libre de penser et de s’interroger : « Qu’est-ce que je dois penser ? » ; « Que dois penser de mon savoir, de ma cité, de la justice ? »

    Qui aujourd’hui nous rappellera que les Grecs sont à l’origine de la liberté de penser et d’agir ? Castoriadis.

    Oui ! C’est bien aux Grecs et à leurs philosophes que l’on doit le concept de « liberté ». Notre dette est donc immense.

    Et puis… avec la liberté, c’est l’hybris qui pointe à nouveau le bout de son nez. Et là, la boucle est bouclée. Retour à la case départ : celle d'un système politique qui a tout prévu car les Grecs savaient que l’homme n'a de pire ennemi que lui-même et que, par conséquent, le danger ne vient pas du dehors mais du dedans. Toujours !

    Après tout, n'est-on pas le plus souvent trahis par les siens, ceux auprès desquels nous avions placé notre confiance ?

    N’empêche ! On notera au passage que les Grecs n'ont jamais eu besoin de tables de la Loi, ni d'un Dieu unique et vengeur même si d’aucuns osent encore penser,  à tort ou à raison, que le Christianisme est né de la cuisse non pas de Jupiter (ou Zeus bien plutôt !) mais de Platon.

     

    ***

     

                  S’il est temps de conclure, Cornélius Castoriadis dans cette entretien avec Chris Marker, nous propose une voie, un chemin, une piste, une sortie qui est aussi une entrée :

    Face à la faillite du parti unique ainsi que du système représentatif entre les mains d’une oligarchie de plus en plus liberticide… système qui ne recueille plus qu’un assentiment et un intérêt minoritaires aujourd’hui, profitant de toutes les expériences passées, des Grecs, de la monarchie, du parti unique au système représentatif, Cornélius Castoriadis ouvre le chantier suivant : il est grand temps d'opter pour une orientation de la vie publique tournée vers des organes collectifs d’auto-gouvernement tout en plaçant au centre de nos préoccupations une éducation des citoyens qui les rendra capables de participer aux affaires communes.

    C'était en 1989. Vingt cinq ans plus tard, jamais nous n'avons été aussi éloignés d'un tel chantier face à un mondialisme triomphant qui n'est qu'une guerre contre la liberté et la justice des conditions de vie et d'existence.

                   Alors, devra-t-on patienter jusqu'au prochain soulèvement ou bien la prochaine guerre...  puisque nos sociétés, comme nous l'a fait remarquer Castoriadis, ne se sauvent elles-mêmes que dans le paroxysme des crises d'un système représentatif sourd comme un pot ? 

     

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    Pour prolonger, cliquez : Cornélius Castoriadis : quelle démocratie ?

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  • Des nouvelles de la Grèce et du gouvernement Tsipras

                   

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                 La Grèce a reçu ses derniers versements pour 2015.

    La zone euro a donné mardi son feu vert au versement d'un milliard d'euros de prêts internationaux. En contrepartie, le gouvernement Tsipras devra cesser toute aide aux plus démunis : finie la prise en charge des frais médicaux ! Fini le versement d'allocations ! Finies les soupes populaires financées par l'Etat !

    C'est 30% de la population grecque que le gouvernement Tsipras abandonne à l'absence de couverture médicale, à la rue et aux poubelles à la recherche d'une pitance incertaine.

    Reste alors la charité privée.

     

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                    Pendant ce temps, en Espagne, le mouvement Podémos arrivé 3e aux élections législatives fixent ses conditions pour une alliance éventuelle avec le PSOE (PS espagnol) : il s'agit de l'inscription des droits sociaux dans la Constitution espagnole, de la mise en place d'un système de révocabilité du président du gouvernement à mi-mandat, et de l'instauration d'un nouveau système électoral qui soit davantage proportionnel. 

    Podémos, gauche radicale avez-vous dit ?

    Ces trois conditions effrayeront qui ? Sûrement pas la Commission européenne, ni les bailleurs de fonds de l'Espagne, ni l'oligarchie mondiale ni Wall-Street ni la City.

     

                 Et dire que d'aucuns ici s'interrogent encore  : Pourquoi n'y a-t-il pas de Podémos français ? Après un questionnement identique en début d'année sur l'absence d'un Syriza hexagonal.

    Alors, la gauche française a-t-elle vraiment raté quelque chose ?

    Aujourd'hui, plus personne n'ose parler ni de Syriza ni de Tsipras. Silence absolu.

    Notons au passage ceci : La Grèce c'est 50% de chômeurs, l'Espagne 25%...

    La France a 10% de chômeurs et des aides qui permettent encore d'acheter la paix civile, le tout avec un taux d'abstention de 50% aux élections ; avec ces données-là, n'importe quel pays ne ferait pas mieux que le Front de gauche.

    Quant aux écolos... c'est encore un autre sujet.

     

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                         Après des semaines de boniment à propos d'un soi-disant Printemps arabe, puis en Europe, au sujet du renouveau d'une gauche alternative de gouvernement, force est de constater ce qui suit : si une hirondelle ne fait pas le printemps, en revanche, il semblerait qu'elle ait cette année pour mission d'annoncer un hiver glacial...

                        Oui, carrément glacial pour les plus fragiles et une gauche retenue prisonnière sous une épaisse couche de glace.

                        Mais alors, qui trouvera des excuses à cette gauche-là ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : Alternative politique et mondialisme : quel nouveau paradigme ?

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  • Déroute autour de la dette grecque : que reste-t-il de Syriza et du gouvernement Tsipras ?

     

                

                 Après 17 heures de négociations, les dirigeants de la zone euro ont obtenu la capitulation d’Alexis Tsipras.

    Et quelques jours avant... Jean-Luc Mélenchon de s'exprimer :

     

     

               

                    Le suspense ne durera pas longtemps à propos de ce vote au parlement grec dont Mélenchon fait état : le plan qui reprend des mesures proches de celles que les électeurs avaient massivement rejetées à 61,31 % des voix lors du référendum du 5 juillet sera très vite accepté par ce parlement grâce au soutien de la droite ; un tiers des représentants du parti de gouvernement Syriza a voté contre. Et quand on sait que ce plan est très proche de la proposition préconisée par la Troïka et refusée par les Grecs le 26 juin dernier…

                Après transposition dans un contexte franco-français, on imaginera... disons un gouvernement de coalition "Parti de gauche, parti communiste, NPA, écolo et dissident du PS" ne survivant que grâce au soutien de l'UMP et de l'UDI.

    Il y a des contradictions insoutenables et explosives !

    Pour ce qui est du Parlement français, au terme d'un débat déjà sans objet quand on connaît la servilité des députés face à la puissance dissuasive des institutions européennes et mondiales, on sait déjà qu'une vaste majorité de l'Assemblée devrait voter en faveur de ce plan dont le PS, dissidents inclus(!), et une grande partie des écolos.

    En ce qui concerne ces derniers, cherchez l'erreur ! Ou bien plutôt : ne cherchez plus rien !

     

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          Privatisations, retraire à 67 ans, hausse de la TVA, il n'y aura pas de réduction de la dette grecque.

                 Président du conseil européen, Président de la commission européenne, FMI, BCE... Merkel et Hollande, avec un franc succès, tous ont oeuvré à faire plier le gouvernement Tsipras, jusqu'aux pays baltes, ce confetti, ce postillon européens, entrés dans l'U.E seulement pour "indisposer" les Russes, à la demande des Américains et de leurs suppôts européens ; des leaders formés à Harvard, anciens ou futurs salariés de Goldman Sachs ; des leaders aussi européens que Mickey Mouse.

    Nul doute : Hollande tentera de nous faire croire que son implication a permis à la Grèce de sauver la face, d’éviter l’humiliation de son premier ministre et de son gouvernement alors que le plan imposé confirme la mise sous tutelle définitive de ce pays :  BCE, Commission européenne et FMI veilleront sur son chevet, matin, midi et soir, toute la nuit durant, jour après jour !

    Les spéculateurs ne resteront pas inactifs. Pour sûr !

     

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         Mais alors, que reste-il de la gauche dite alternative au pouvoir en  Grèce ?

    Un drapeau de Syriza a été brûlé à Athènes. Syntagma, l'Adedy et des petits partis de gauche se sont rassemblés pour protester contre cet accord.

    L'indécision du gouvernement Syriza, cette grenouille qui a voulu se faire aussi grosse que le boeuf, nous apporte, si besoin était, la preuve suivante  : en l’absence d’une politique de rupture mûrement réfléchie, rien n'est véritablement possible car, s’il ne saurait y avoir d'alternative pour l'oligarchie libérale-mondialiste et sa stratégie du choc - choc social et liberticide -, de même, en ce qui concerne une vraie gauche de gouvernement dans le contexte d’une construction européenne qui consacre la fin du contrat social de l'après guerre, c'est bel et bien un combat au finish qu’il faut mener : abandon de l'adversaire ou sa mise hors combat.

    Une telle rupture se prépare tant sur un plan électoral qu'en ce qui concerne la gestion au quotidien des classes moyennes et supérieures récalcitrantes qui se croient encore protégées ; classes susceptibles de "saboter" tout processus d'émancipation ; car une telle rupture doit s'inscrire dans un véritable projet de société ; projet novateur et quasi "révolutionnaire". Or la Grèce est un bien trop "petit" pays pour tenter une telle échappée sans le soutien d'un pays majeur de l'U.E ainsi qu'en dehors de l'Europe : Russie et/ou Chine.

     

                  Il semblerait que le gouvernement Tsipras n'ait donc aucune excuse car tout était écrit d'avance à partir du moment où ce gouvernement refusait la rupture ; et il savait qu'il la refuserait. Et seule la démission de son ministre des finances juste avant la capitulation,
    Yanis Varoufakis (depuis, d'autres ministres lui ont emboité le pas), a permis au gouvernement Tsipras et à une partie de la classe politique grecque, de ne pas sombrer totalement dans une compromission déshonorante qui a tous les attributs d'une trahison.

              Aussi… circulez, il n'y a plus rien à voir en Grèce aujourd'hui ! à l'exception d'élections anticipées à la rentrée ; élections qui verront très certainement Tsipras, après seulement 6 mois à la tête d'un gouvernement, quitter la scène politique et Syriza avec, et ce bien que le "problème grec" - le dernier pays encore capable de gripper la machine européenne -, soit loin d'être résolu.

     

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    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

     

    Un entretien daté du 13 juillet avec le ministre démissionnaire grec des finances : Yanis Varoufakis.

                   En version originale anglaise ICI

     

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  • Europe : le grand retour de la démocratie avec le gouvernement Tsipras


    Alexis Tsipras va soumettre le plan d’aide à la Grèce au peuple grec

     

                « Au peuple de parler sans pression ni chantage. » 1 h 20 du matin en Grèce (0 h 20 à Paris), samedi 27 juin : dans une déclaration très solennelle, le premier ministre Alexis Tsipras annonce qu’un référendum se tiendrait le 5 juillet sur le plan d’aide au pays : « Oui ou non à la proposition des créanciers » — Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire internationale :

                « Nous avons livré depuis cinq mois une bataille » a déclaré Alexis Tsipras « Mais malheureusement les créanciers nous ont fait une proposition en forme d’ultimatum. Nous n’avons jamais cédé. Nous n’avons jamais trahi votre confiance. Nous allons répondre à l’ultimatum en consultant le peuple et je m’engage à respecter votre décision quelle qu’elle soit. »

    C’est donc par la Grèce que la démocratie fait son entrée en Europe après une longue, une trop longue absence. C'est donc le grand retour de la voix des Peuples.

    Qui l’aurait prédit ?

    A l’heure où, depuis 20 ans, la France s’est littéralement couchée devant le Commission européenne, la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire internationale, Juncker, Merkel, Dragui, Dijsselbloem (le président de l'Eurogroupe), Schaüble (ministre allemand des Finances) et tant d’autres, c’est la Grèce qui relève la tête ; la mère de la démocratie.

     

     

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                 Le premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé samedi 27 juin, dans un discours devant le parlement, à dire « un grand non à l'ultimatum » des créanciers du pays lors du référendum dont les députés ont approuvé l’organisation samedi dans la nuit.

    L’annonce surprise du référendum par Tsipras, signe-t-elle la sortie de la Grèce de la zone euro ?

    Une campagne d'intimidation de l'E.U et des médias aura-t-elle raison des Grecs qui seraient tentés de voter "Non" ?

     
     
     
    ***
     

             Alors que le premier ministre grec annonçait la tenue d’un référendum, l'Eurogroupe a signifié au gouvernement grec la fin du programme à la date prévue, le 30 juin. Avec le soutien de tous les ministres des finances, il s’agit bel et bien de la menace de l’exclusion de la Grèce de la zone euro si le référendum est maintenu : "l'Eurogroupe n'a pas voulu prendre le risque d'un refus par le peuple grec de ses propositions. l'Eurogroupe veut se débarrasser une bonne fois pour toutes du gouvernement Tsipras qui est un corps étranger en son sein. En le mettant en position d'être exclu de la zone euro alors même que la majorité des Grecs veulent rester dans l'euro, ils tentent de le pousser à la démission. Et pour l'obtenir, ils sont prêts à sacrifier la Grèce et à l'exclure de la zone euro" - La tribune.

     

                  Le projet de référendum semble très compromis. Le leader de l'opposition conservatrice, Antonis Samaras décidera très probablement de déposer une motion de confiance contre le gouvernement, repoussant la possibilité pour le parlement de convoquer un référendum le 5 juillet.

     

                            A suivre...

     

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    Pour prolonger, cliquez La victoire à la Pyrrhus de Schaüble 

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  • Juncker, Hollande... ces hommes que l'on ne sait plus comment nommer

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                    Négociations entre la Grèce, les yeux baissés, et le représentant de ses usuriers.

     

             Rencontre à Bruxelles entre le premier ministre grec, Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

    A 21 heures, aujourd'hui, Jean-Claude Juncker a présenté à Alexis Tsipras la proposition d’accord établie par la zone euro, la BCE et le Fonds monétaire international (FMI) ; des réformes engagées par la Grèce dépendra le déblocage des prêts encore disponibles (environ 7,2 milliards d’euros) dans le cadre du deuxième plan d’aide accordé au pays en 2012.

    Des réformes ?

    Diminution des retraites, privatisations…

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    Mais au fait, qui est Jean-Claude Junker ?

    Tour à tour, Président de l'Eurogroupe, ministre luxembourgeois (finance, emploi, budget) et Premier ministre d’un pays classé au 2è rang dans la liste  publiée par le magazine Forbes des 10 meilleurs paradis fiscaux dans le monde...

    Un paradis fiscal ce Luxembourg dont on découvrira quelques jours après l'élection de Juncker, qu'il a été et demeure la boîte à idée de l'évasion fiscale des grandes multinationales grâce à des accords fiscaux passés entre le Grand-Duché et ces grandes entreprises entre 2002 à 2010, alors que l'actuel Président de la Commission était Premier Ministre : 340 grandes entreprises se serviront du Grand-Duché pour payer moins d'impôts ; ce sont ainsi des milliards d'euros de recettes fiscales perdues pour les Etats où ces entreprises réalisent leurs bénéfices.

    A titre d'exemple : l'accueil d'Amazon par le Luxembourg permet à cette entreprise d'économiser en impôts l'équivalent du déficit de la Sécurité Sociale française.

     

             Qui demandera et qui obtiendra la démission Jean-Claude Juncker élu Président de la commission européenne avec l'appui, ici en France et au Parlement européen, des Verts, du PS, de l'UMP et des centristes ?

                    Personne.

                   Au Parlement européen, la droite, le centre et "la gauche" se serreront les coudes pour ne rien demander, ne rien exiger.

                  

    hollande, serge uleski


                  Et pourtant ! Un seul mot de la France, un seul, aurait suffi pour que ce Juncker alors fraîchement élu soit poussé à la démission.

    Ce mot ne viendra pas ; il ne viendra pas d’une France aphone à la « tête » de laquelle on trouvera un "homme" qui, en deux ans, a livré cette France à l’Otan, aux USA, à Israël et à ses hommes de mains ici sur notre territoire, aux monarchies pétrolières pour quelques avions à vendre, à l’Allemagne de Schröder et de Merkel, à la commission européenne et à la Banque... 

    Un homme, des hommes que l'on ne sait plus comment insulter. A court nous sommes ! A court d'insultes ! Aucune ne convient ! Trop faible... toujours !

    Et c'est bien là que réside notre véritable impuissance, dans notre incapacité à trouver l'insulte qui les terrassera tous car il n'y a pas, il n'y a plus, d'insultes comme il n'y a pas de mots, pour ces gens-là.

     

     

     

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                 " ... l’Europe n’est plus le monde d’une démocratie libérale égalitaire. L’Europe prend la forme d’un empire avec en son cœur une démocratie ethnique. Les peuples européens ne sont plus tous égaux. Les mécanismes démocratiques fonctionnent en interne dans le pays dominant mais les règles démocratiques, le droit de vote par exemple, ne s’appliquent plus vraiment aux peuples dominés de la périphérie. L’anthropologue belge Pierre Van den Berghe appelle ça une « herrenvolk democracy ». C’est un système de gouvernement dans lequel le système démocratique est accaparé par un groupe ethnique, tandis que les groupes dominés sont privés de leurs droits. Appliqué à l’Europe, on voit bien, que quand les Allemands votent, c’est important, mais quand les Grecs votent, ça ne doit plus compter. Comme lorsque les Français ont voté contre le Traité constitutionnel européen en 2005. Il y a une tendance anti-démocratique latente partout." 

     

                                                  E. Todd : la suite ICI

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  • Grèce et Portugal : quand Manuel Valls s'en prend au plus faible...

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               Valls, en visite officielle vendredi à Lisbonne, a salué les efforts budgétaires réalisés par le gouvernement portugais, tout en critiquant les progrès "insuffisants" de la Grèce. 


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              Maltraité par l'Allemagne, dans l'obligation de lui rendre des comptes quant à ses déficits, Valls en voyage au Portugal s'en prend à la Grèce.

                   On pensait que l'essayiste Michel Onfray avait tout dit à propos de Manuel Valls, mais non ; on découvre un autre Valls ; celui qui, non content de baisser la tête devant "le plus fort" - l'Allemagne -, la relève devant "le plus faible" - Portugal et Grèce ; condescendant avec un Portugal à droite, Valls sermonne sans vergogne une Grèce à gauche ; ces deux pays pesant 0.00000001% de l'économie mondiale.


                 Si la fable de la Fontaine "Le mulot et le renard" nous rappelle à juste titre que l 'on a toujours besoin d'un plus petit que soi pour se tirer d'un mauvais pas, pareillement, dans la condescendance, les remontrances, le mépris, l'injure et les menaces, on trouve toujours un plus faible que soi. Pour le gouvernement Valls et la présidente Hollande, ce sera deux nains économiques et politiques (après Dieudonné, la Libye et le Mali) : la Grèce et le Portugal.

    Tel est le lot de ceux qui refusent de relever la tête face à la dictature d'un oppresseur : se venger sur les plus faibles. Aussi, l'Allemagne qui est au garde-à-vous face aux USA (elle aurait tort de s'en plaindre ; son leadership en Europe est ainsi assuré !), maltraite la France qui sermonne la Grèce.


                    Après le "Valls crétin" d'Onfray, voici un Valls aussi lâche qu'il est permis de l'être quand le courage vous fait cruellement défaut ; et même si toute la classe politique a compris qu'il n'y a pas d'avenir ni de carrière pour ceux qui, en politique, veulent prendre l'argent là où il se trouve, ou plus simplement, pour ceux qui souhaitent mettre fin au racket de l'oligarchie bancaire et à ce mondialisme qui n'est qu'une guerre contre l'Etat providence et le droit du travail, penser que le monde qui nous est imposé aujourd'hui, est là pour toujours, c'est commettre une erreur que l'Histoire pardonne rarement.

                  Mais allez donc proposer une perspective historique aux nabots d'Etat qui occupent les institutions de notre République...

    Une république à genoux.


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  • Grèce, Eurogroupe, accord et désaccord : que reste-t-il de la promesse Syriza ?

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                    Jeroen Dijsselbloem, chef de l'Eurogroupe et le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis


     

                    L’accord conclu le vendredi 20 février entre la Grèce et l’Eurogroupe suscite des commentaires contradictoires.

    Le nouveau gouvernement grec issu des élections qui ont donné la victoire au parti Syriza aurait-il déjà tout cédé à l'Eurogroupe ?

                   Un dossier complet sur Crises.fr avec Eric Verhaeghe, Jacques Sapir et Olivier Berruyer

     

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    Pour prolonger, cliquez : Victoire de Syriza

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  • Victoire de Syriza : une alliance Front de gauche-Dupont-Aignan à la grecque se dessine

    syriza,grèce,


                Syriza, la coalition de la gauche anti-austérité qui conteste l'austérité imposée par l'UE, a remporté nettement les législatives dimanche, avec 36,3 % des voix.

    Le parti obtiendrait 149 sièges au Parlement, à 2 sièges de la majorité absolue.

    Son leader, Alexis Tsipras, qui a été officiellement nommé Premier ministre devra mettre en place une coalition.

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             Pragmatique et cohérent... Syriza fera alliance avec les souverainistes de la petite formation de droite AN.EL. C'est donc le grand retour de la Nation et du Peuple souverain contre un mondialisme qui n'est qu'une guerre contre les Etats providence, le droit du travail, les salaires et la démocratie et dont l'Europe est un des instruments.

    Ce lundi matin, le chef de file de ce parti, Panos Kammenos, s'est entretenu avec Alexis Tsipras : « Nous allons donner un vote de confiance au nouveau premier ministre Alexis Tsipras », a-t-il précisé ajoutant : « Le premier ministre verra dans la journée le président pour sa prestation de serment et annoncera la composition du gouvernement auquel les Grecs indépendants participeront .»

     

                      Dans toute l’Europe, plus particulièrement en Grande Bretagne et en Allemagne, des responsables politiques et des éditorialistes ont manifestement du mal à digérer la victoire de Syriza.

    En France, le PS de Hollande et de Valls est muet. En revanche, Mélenchon jubile.

    Jubilera-t-il à la nouvelle d'une alliance entre la gauche anti-austérité et les souverainistes dits de droite ? Rien n'est moins sûr !

    Mauvais tacticien et stratège, sectaire - un sectarisme cause de la médiocrité des résultats électoraux du parti de gauche et plus largement du Front de gauche -, il se pourrait bien que Mélenchon soit, une fois encore, le mauvais homme au mauvais endroit au mauvais moment au commentaire de trop.

     

    A suivre… de près, de très très près donc.

     

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  • La fermeture de l'audiovisuel public en Grèce : une opportunité à saisir !

    D’aucuns évoquent « le vol de démocratie et de l'emploi »


    Parler des emplois, s’en soucier c’est légitime mais… de grâce, ne mêlez pas la démocratie à ça !


                 D’autres parlent de la mise à mort de la démocratie…


    Depuis quand est-ce que la télé et la radio c’est la démocratie ?


                 D’autres encore se risquent à l’analyse suivante : "Plutôt que de s’indigner de ce coup de force sans précédent dans l’histoire de l’Union européenne, la commission a dit « prendre note », dans un communiqué de douze lignes (il est à lire ici). Elle a certes rappelé le rôle indispensable d’un service public audiovisuel dans une démocratie, mais pour mieux souligner la nécessité « d’efforts pour améliorer l’efficacité » des services publics grecs. Et de préciser qu’elle ne peut interférer dans la manière de « gérer » ces services."


    Les mêmes qui depuis des années sont incapables d'une critique radicale de cette Commission européenne et d’une construction de l'Europe au service d'une mondialisation des cartels, de la pègre et de la terreur et du chantage du chaos militaire... sous prétexte que "ça fait nationaliste, poujadiste, fasciste, démagogique et franchouillard ".


    Aujourd'hui, ce sont bien des larmes de crocodile qu’ils viennent verser ! Car enfin, ne récoltent-ils pas tous ce qu’ils n’ont jamais pu se résoudre à semer   : une vigilance de chaque instant et la condamnation sans appel de tous ceux qui nous ont menés là où nous sommes aujourd'hui ?


    Qu’ils aient été au Monde, à Libé... ou ailleurs... ils n’ont aucune excuse  car on ne compte plus depuis 20 ans tous ceux qui nous ont alertés à ce sujet !

     

                   Un autre titre supposé nous alarmer sans doute : "Le gouvernement grec ferme la radio télévision publique par coup d'Etat ministériel"


    Nul doute ! Cela fera un outil de désinformation de moins à l’heure où l’information ne s’est jamais aussi mal portée… avec une augmentation sans précédent du mensonge par omission et par ignorance dans le meilleur des cas - mensonge dénoncé à juste titre par tous les médias alternatifs depuis trente ans -, et dans le pire : désinformation et manipulations délibérées dans tous les médias dominants. 


    Connivences, consensus et  conformisme…  il est vrai que  la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir et à la tête desquels on trouvera de véritables épurateurs et pourfendeurs impitoyables depuis plus de 40 ans de toute pensée économique et politique alternative d’où qu’elle vienne.

     

    ***

     

    A toute chose malheur est bon !

    C’est maintenant au Peuple grec de prendre en charge l’information dont il a besoin.

    Aussi…  osons dire que les Grecs ne connaissent pas leur chance ! Mais la saisiront-ils seulement ?


    Ici en France, on se prend à rêver…


                 France Télévision va être dissoute et disparaître… !


    Imaginez un peu : plus de Pujadas, plus de  journaux de 20H, plus de Calvi, de Drucker....et combien d’autres…  plus de "Envoyé spécial", fini tous ces programmes sordides dits d'information....


    Car à l’heure d’Internet, l'information c'est vous, c'est moi...


    Aussi… reprenons la main !

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