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houellebecq

  • Le triomphe de Dominique de Villepin sur Internet

     

     

                   1ère publication en novembre 2015

     

     

    DI

     

                         Mise en ligne par les soins de votre serviteur, cette vidéo de l' intervention de Dominique de Villepin à propos de la politique étrangère du quai d'Orsay sous la "présidence" de François Hollande chez Taddéï en Septembre 2014, a fait près de 2 millions de vues en moins de deux semaines.

    C'est bel et bien "la doctrine Villepin" qui triomphe.

    Aussi, encore un peu de patience ! Après cet autre intervention de Michel Houellebecq dans un quotidien italien à propos des attentats du 13 novembre 2015, l'analyse qui place Hollande, Fabius et Valls en tête des responsabilités de ces attentats,  ne manquera pas de se répandre comme une traînée de poudre politique. Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Et bien, depuis que nous avons remis les clefs du quai d'Orsay aux USA, à l'Arabie  Saoudite et à Israël : alliance contre-nature, alliance anti-européenne ; alliance en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre force car notre vocation c'est la paix et la diplomatie car nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer.

                     Aussi, il y a bien quelque chose de pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !


                    Pour notre malheur, l'Elysée, Matignon et le quai d'Orsay sont occupés par des hommes incapables de penser un monde affranchi des exigences chaotiques d'une Pax Americana décadente et la nécessité aujourd'hui de nous en éloigner pour retrouver au plus vite notre indépendance et notre tradition diplomatique de recherche d'équilibre.

               Quant à Daesh, si c'est un problème, il ne peut s'agir que d'un problème  américain et saoudien : que ceux qui ont allumé le feu l'éteignent.

    Pour ce qui est des 700 Français partis faire le djihad - soit 0.000001 des "musulmans" français - pour peu qu'on puisse les identifier, et eux, se reconnaître comme tels -... ils seraient partis quand même...

    D'autant plus que tous les gens honnêtes, libres et informés ont compris à propos des attentats du 13 novembre ceci : ce qui est en cause, ce n'est pas le Djihad et Daech mais notre politique étrangère. De plus, Daesh n'a pas particulièrement besoin de s'en prendre à la France ; la France n'est qu'une cible à partir du moment où un Président inconséquent et un premier ministre "retardé congénital" - dixit Houellebecq... décident de participer à la "guéguerre" contre Daech, à la hauteur de cinq avions Rafales.

    Ces avions nous ont coûté jusqu'à présent : 130 morts civils et 300 blessés en deux heures, un vendredi soir, à Paris, le 13 novembre 2015.

     

                       François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius....

                       Il est temps de "sortir" ces trois hommes de la politique (et leur parti qu'est le PS, par la même occasion), afin que, dans un proche avenir,  ils ne puissent plus occuper un poste à caractère "politique" quel qu'il soit. Les élections à venir, des Européennes aux législatives de 2017, devraient nous permettre d'atteindre ce but, en attendant, nous l'espérons tous, leur jugement.

                    Reste à trouver une juridiction appropriée.

     

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  • Eric Vuillard dans le texte

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                    A l'heure du retour de Houellebecq sur la scène médiatique... un Houellebecq "grenouille qui veut se faire pour grosse que le boeuf", qui n'a de cesse d'avaler plus qu'il ne peut mâcher, toujours sans écriture, sans métier ni technique, sans perspective ni profondeur, un peu comme un peintre du dimanche...

    Eric Vuillard, lui, creuse son sillon, sans bruit mais avec brio... car il a compris qu'en littérature... écrire n'est rien, seul le travail compte ! Expressionniste, le soc de son oeuvre, c'est la profondeur de champ de sa réflexion dans et avec la langue écrite.

     

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                  Des extraits de deux de ses ouvrages vont sont proposés en lecture : Congo (Actes Sud) et Conquistadors (ed Léo Scheer)

     

     

    -                                Congo.

     

     

    «  Les Aros, les Ioghos, les Ijaws, les Ibidjos avaient remonté les rivières en jouant du tambour ; puis ils avaient chargé les captifs dans leurs canots, et sillonnant les marais, entre les grandes araignées végétales, ils avaient rejoint les estuaires et renversé sur le sable leurs brouettes d’hommes. »

     

    « Peut-être Henry Morton Stanley a-t-il traversé des milliers de fois l’océan de ses pensées, prolongé indéfiniment ses séjours dans le rêve afin de trouver dans les couleurs d’un archipassé qu’il  ne comprenait pas et dans les algues fabuleuses de sa conscience je ne sais quelle épreuve ou signe. Et peut-être est-il allé tout au fond de la tristesse, au Congo, espérant trouver le même signe, la même trace, et peut-être a-t-il eu l’impression, quelquefois, comme beaucoup d’autres, qu’une toute petite chose se tenait là, juste à côté de lui (encore plus petite que son plus petit malheur) et qu’elle était là depuis le début, muette, fragile. »

     

    « Ah ! On saurait maintenant que le Verbe ne s’est pas fait chair, il s’est fait caoutchouc, tabac, charbon, il s’est fait directorship de banques, de compagnies de chemin de fer, d’industries ! Financier ! Breloque ! Pignouf ! Roi du Congo ! Oui, partout, il y avait quelque chose de plus grand et de meilleur, de plus beau, de plus désirable : papillon noir, forêt, un champ de coton ; et la vague venait tonner entre les fentes de pierre. »

    «  Mais alors, dans sa vie paisible  de professeur, je ne sais pas où il mettra tout ça, les coups, les cris, le sang et la puanteur, je ne sais où il ira les perdre et les oublier, comme de vilains enfants qu’on ne veut plus voir »

     

     

    -                               Conquistadors

     

     

    «  Il fallait continuer, suer, s’enfoncer dans un pays vide et nu, dans les pampas vierges, les canyons stériles, grimper le long de gorges humides, sans savoir ce qu’on allait découvrir. Allait-on le rencontrer ce peuple fou et divin qui jetait dit-on, de l’or dans un lac ? Allait-il venir à leurs pieds déposer les colliers et le silence de leurs dieux ? Existait-il ce jardin où chaque animal est représenté en or, grandeur nature et où les statues s’agenouillent pour boire ? »

    « On n’y voyait rien. La forêt était une grande bête sombre, un long couloir de feuilles et de pluie. Et cette énorme fertilité de la nature avait quelque chose d’écoeurant. Lianes, serpents géants, gommes, résines, baumes, tout n’était que vie, mort. Chaque instant, cent choses naissaient et cent autres mouraient, pourrissaient. Ici, la vie offrait tout ce qu’elle savait faire de beau et de précieux, tout ce qu’elle pouvait baver de ronces et de venin. Ici, la vie suintait de toutes parts son secret de jeune et de vert. C’était comme au cœur d’un ruche, là où la reine pond ses œufs, sans cesse. »

    « Toutes les réputations sont établies sur des rêves. Rien ne surgit de soi et nul achèvement ne se produit. La fin est simplement la fatigue et la mort. Il y a toujours une brèche par où la chose échappe, par où le sable glisse. Pizarre le sait bien, nulle perfection n’arrive, et c’est cela que l’on  nomme vivre, c’est cela qui permet les mouvements innombrables de la pensée. Pizarre ne voulait arriver à rien, à rien d’autre que cela : une souveraineté accidentelle, une gamelle de fer-blanc. »

     

    « On raconte que, pendant la nuit, vingt mille chenilles avaient rampé depuis le camp indien, vingt mille petites chenilles noires dans la nuit, ombres haletantes glissant entre les rouleaux de terre et venant tout autour de la ville former un fin collier d’yeux. Et ralentir leur haleine précipitée par leur longue gymnastique, la fondre dans leur carcasse, fut durant la nuit leur seule besogne. Mais, malgré toute l’attention possible, il arrivait que les ombres bougent, que les muscles lâchent et qu’une étrange convoitise les force à tendre la main dans le noir. Alors,  les conquistadors entendaient un bruit, frottement de corps, et imaginaient autour d’eux tout un animal de griffes et de crocs. On raconte que l’Inca avait envoyé ces vingt mille hommes en embuscade. Atahualpa  était certain que les Espagnols profiteraient de la nuit pour fuir, que la petite bande funeste allait se retirer. Dans la nuit, ils feraient leurs sacs et fouetteraient leurs porteurs jusqu’à ce qu’ils soient loin. Et l’Inca voulait qu’on les saisisse un par un, comme une tremblante nichée de rats. »

     

    « Partout, il y avait des corps immobiles, morts et vivants, on ne savait pas. Des morts se tenaient la main, pour ne plus se perdre. Et des mourants s’adossaient aux murs, à la recherche de fraîcheur. Lorsqu’un homme meurt, on dirait qu’il se vide de sa chair. Un mort ressemble à un petit tas d’os sous un drap. Un jus sale coule de ses lèvres. Puis le cadavre gonfle. Le grabat est inondé de fiente. Il est trop tard pour l’embaumer, il faut le jeter dans un trou. La tombe va lentement le moudre et fournir au terreau sa farine amère. Les os cèderont toutes leurs poussières. A la fin, il ne reste que du vent. »


    « Le monde est une fièvre. Les pierres tiennent debout dans les champs. Cimetière sans murs. Le désert est partout. Martin Bueno regarde, il regarde les baïonnettes de pierre, la terre neuve, les javelles de cailloux. Il compare la grandeur du pays à son propre isolement. »

     

    « Hernando pensait à une femme. Elle était anglaise, « con nombre de Victoria ». Il avait fait sa connaissance à Tolède. Elle était mariée. Maintenant, six ans étaient passés. Sa vie avait pris un tour inattendu. Avec ses frères, il s’était lancé à l’assaut d’un peuple. Mais qu’est-ce que ça voulait dire ? Ca voulait dire beaucoup de soif et d’effort, ça voulait dire bien de la peine pour vivre auréolé d’une nuée de taons. Car où étaient les femmes, les lits moelleux, les bals ? Il y avait seulement des putains et des Indiennes articulant leurs phrases flottillantes, qu’il ne comprenait pas. Il aimait, lui, les femmes élégantes, les dames. Il aimait l’ivoire poli, les beaux membres. Où étaient passés les jeux, les balcons ? Par moments, Hernando se sentait une poutre rongée par les vers, ça le rongeait tout doucement, mais un jour il n’y aurait plus rien. Pourquoi était-il parti ? Et cette femme, pourquoi l’avait-il laissée ? Bah ! Elle aurait vieilli, elle aussi, elle serait devenue une de ces vieilles poutres qui pèlent dans les granges. Et, lui, le bon Hernando, à cheval comme ces insectes qu’une aiguille transperce et tient droits sur un petit bouchon, il sentait en réalité à peine le mal, il s’inventait des douleurs pour passer le temps. Mais au fond, sa seule blessure, le froid la lui avait faite. Il avait la lèvre fendue. »

     

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  • Michel Houellebecq : quand Houellebecq a enfin tout compris

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                 Dans une lettre ouverte au quotidien italien « Corriere della sera », Michel Houellebecq s’en prend très violemment aux gouvernements successifs de la France et charge très lourdement François Hollande et Manuel Valls dans la presse italienne à propos des attentats du 13 novembre.
     
                      Dans une lettre ouverte publiée dans le quotidien le Corriere della Sera, Houellebecq fustige François Hollande et Manuel Valls :
    La situation malheureuse dans laquelle nous nous trouvons est due à nos responsables politiques ; et ces responsabilités politiques devront être tôt au tard analysées. Il est très peu probable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le poste de chef de l’Etat ou les actes dignes d’un retardé congénital du Premier ministre, sortent avec les honneurs de cet épisode.”
     
                    L’auteur s’en prend ensuite aux mesures prises par les pouvoirs politiques : “Qui a annoncé des coupes au sein des effectifs de police, les a réduit à l’exaspération, incapable de mener à bien leurs fonctions ? Qui a expliqué pendant des années que nos anciennes frontières n’avaient plus de sens, qu’elles étaient un symbole nauséabond du nationalisme d’avant ?”Il rappelle les “opérations absurdes et coûteuses” de l’armée française, “dont le principal résultat a été de plonger des pays comme l’Irak et la Libye dans le chaos.”
     
    Il rend au passage hommage à Dominique de Villepin : “J’oublie que nous ne sommes pas allés en Irak. Mais il s’en est fallu de peu.”
     
    Michel Houellebecq conclut sa tribune de façon très pessimiste : “Les gouvernements qui se sont succédé ces dix dernières années ont failli pitoyablement, lourdement et systématiquement dans leur mission fondamentale, qui était de protéger la population française. Le discrédit qui frappe aujourd’hui l’ensemble de la classe politique française est répandu et légitime.”
     
    L’intégralité de sa tribune (en italien) sur le site du Corriere della Sera.
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  • Houellebecq : le Forrest Gump de la littérature

     

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             Un auteur c’est un plat qui se mange froid. Or, Houellebecq est un auteur froid. Aussi...

     

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    Si "au commencement était le Verbe"...

    Dans ses deux premiers titres - Extension du domaine de la lutte et Les particules élémentaires -, qu'est-ce que nous disait Michel Houellebecq (si d'aventure cet auteur tentait de nous dire quelque chose) ?

    Ce chérubin semblait vouloir nous dire, avant de s'en désoler, qu'il vaut mieux être riche et beau (et puis, jeune aussi) quand on veut tirer (1) de belles nanas, que pauvre et laid.

    Cette affirmation qui ne souffrira aucune contestation ferait donc de Houellebecq un grand écrivain doublé d'un grand moraliste.

    Car, si Houellebecq avait été riche et beau à une époque où il ne l'était pas, il aurait bien évidemment et très certainement cherché à séduire des filles pauvres et laides...

    C'est donc ça ?

    Alors maintenant, à quand un auteur mais... de génie celui-là, qui nous expliquera, contre toute attente, combien il est préférable d'être issu d'une catégorie sociale dite "privilégiée" plutôt que d'appartenir à une catégorie sociale dite "défavorisée" ? (défavorisée ????? Qualificatif outrageusement euphémisant quand on constate l'ampleur des dégâts sur cette classe) quand on veut, non seulement séduire de belles nanas, mais aussi et surtout, se faire une place au soleil...

    A quand cet auteur de génie ? Parce que... bon... on s'impatiente là !

     

     

    1 - Tirer des nanas : oui parce que... Houellebecq, les nanas, il voulait les tirer, c'est tout. Et elles ne s'y sont pas trompées bien sûr ! Elles qui ne supportent pas, lorsqu'elles en ont besoin, qu'on leur dise qu'elles en ont envie, et vice versa. Mais ça................... Houellebecq l'ignorait.

     

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                 Plus tard, avec un titre comme Plateforme, et dernièrement avec "La Possibilité d'une île" et "La carte et le territoire", il semblerait que Houellebecq ait souhaité élargir quelque peu son champ de vision et qu'il se soit décidé à nous donner des nouvelles du monde.

    Si Houellebecq connaît réellement notre monde contemporain (2), et si on oublie un moment une inspiration souvent absente ou poussive, force est de constater que les informations de l'auteur à ce sujet semblent avoir pour sources principales, sinon unique, le journal de 20H (TF1 ou France 2, c'est au choix), les émissions de Delarue, Envoyé Spécial pour s'être attardé devant son écran (somnolant ?), et maintenant qu'il réside en Espagne : TV5 ; ce qui, tout le monde en conviendra, n'arrangera rien, bien évidemment.

     

     

    2 - Houellebecq est un auteur très approximatif, un auteur très vague ! Aussi, gare au mal de mer ! Et manifestement, cela ne gêne personne puisque dans le milieu littéraire tout le monde triche et bâcle : auteurs, éditeurs et critiques. Qui s'en plaindra ? Sûrement pas les lecteurs, nous affirme-t-on.

    Tout comme il a une vague idée de la science fiction et des sectes dans "La possibilité d'une île", dans son dernier titre Houellebecq a juste une vague, très vague idée du fait que l'art contemporain n'est, le plus souvent, qu'une vaste fumisterie sans talent ; mais il ignore le plus important : c'est une fumisterie très sérieuse qui nous est servie par des individus (artistes, mon oeil !) sans humour qui se préoccupent de tout et qui ne plaisantent sur rien ; ce qui aggrave sensiblement leur cas à tous. Rien à voir donc avec la démarche d'un Marcel Duchamp.

    Et les interviews de l'auteur n'arrangent rien. De là à penser qu'il ne faut ni lire ni écouter Houellebecq si l'on ne veut pas douter de lui et de ceux qui n'ont de cesse de nous signifier qu'il est irremplaçable...

     

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    Mais alors...

    A prendre ou à laisser Houellebecq  ? Un Houellebecq qui est à l'écrit ce que Mylène Farmer est à la musique et à la danse (on me dit que tous les deux partagent le même fans-club !)...

    Au diable la culpabilité !

    Vraiment ! Sans regret et sans remords, on doit pouvoir laisser Houellebecq ainsi que les fossoyeurs de la littérature qui l'ont promu au rang d'auteur (3) qu'il faut avoir lu sous peine d'être frappé d'inconséquence ou de nullité, là où ils ne seront jamais, à savoir : dans un lieu qui ressemble fort à un avenir car, il y a des auteurs qui savent voir loin et acheminer l'attention de leurs lecteurs plus loin encore, et surtout, là où personne ne peut décemment souhaiter être  mené : à tous les drames et à toutes les tragédies, nous tous glacés d'effroi, face au pire.

    En revanche - et on l'aura compris -, Houellebecq ne nous mènera guère plus loin que dans sa salle de bains qu'il ne fréquente que rarement, pour une douche qu'il ne se résoudra jamais à prendre en gosse mal léché, difficile et laborieux quant à l'acquisition des apprentissages de la petite enfance... et sur son pot aussi, lieu de toutes les rétentions, en pré-ado attardé...

    Et ce, alors que le monde d'aujourd'hui et de demain a et aura besoin de titans !

     

     

     

    3 - Auteur d’un intérêt plus sociologique que littéraire nous affirme-t-on, comme pour s'excuser ; même si, en toute bonne foi, il semblerait qu’il n’y ait pas que des imbéciles pour affirmer que « Houellebecq, c’est important !»

    En effet, Houellebecq n’aura-t-il pas été le premier à donner une voix aux laissé-pour-compte… non pas économiques mais sexuels ? Préoccupation éminemment de droite (famille de pensée de Houellebecq ; choix effectué pour emmerder une mère beatnik : la sienne) car, pour ce qui est de la gauche, moche ou pas, elle n’a jamais eu de problème de ce côté-là : les ouvriers et les militants ont toujours beaucoup baisé, gratis qui plus est, et pas qu’avec des moches ; dans ce milieu, la gauche donc, les femmes sont fraternelles et compatissantes, alors qu’à droite, les femmes sont mesquines, rétentrices et arrivistes (on couche et on se marie « utile ») ; c’est la raison pour laquelle la bourgeoisie a toujours tissé et entretenu avec la prostitution des liens très très étroits (pour bien faire : les maquereaux sont notoirement de droite et les prostitués aussi ; ou bien apolitiques, ce qui revient au même), considérant comme un fatalité le fait de devoir débourser, quand on est sans un sou et/ou moche, quelque argent pour avoir droit à deux minutes d’affection, sinon d’hygiène.

    Jusqu’au jour où un Houellebecq décide de se révolter contre cette fatalité tarifée, prenant par la même occasion le féminisme comme bouc émissaire : « Si les nanas ne veulent pas de moi, c’est pas parce que je suis pauvre, de droite et moche mais… parce qu’elles ne baissent plus, ou alors, qu'entre elles ; et quand elles baissent avec le sexe opposé : c'est avec des minés !»

    Doit-on pour autant conclure que le fan-club de cet auteur serait majoritairement composé d'hommes "imbaisables" ou pour le dire autrement... d'hommes non compétitifs sur le marché d'une offre sexuelle apriori non tarifée, un peu à l'image de leur star qu'est Houellebecq ? Fan-club tel un écho involontaire et ironique des propos tenus contre le mouvement féministe en son temps : "Toutes des mal-baisées, ou pas baisées du tout parce que... imbaisables !"

    A vérifier donc !

               (si les fans de l'auteur voulaient bien se montrer un peu pour que l'on puisse juger sur pièce !)

     

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             Il faut le savoir : un auteur digne de ce nom, un auteur qui se respecte, se doit d'être sale à l'intérieur mais... propre à l'extérieur, un auteur au linge irréprochable ; et à ça, Houellebecq ne s'y résoudra jamais !

    Oui ! Impeccablement mis à l'extérieur et sale à l'intérieur cet auteur à venir, d'une nécessité absolue ; auteur-porteur de toutes les ignominies dont notre espèce est capable, jusqu'à ce que... une fois la morale évacuée ou expurgée, il ne reste plus que des hommes, femmes, enfants, vieillards, pères, mères, soeurs, frères, filles, fils, bourreaux et victimes, eux tous terrés au fond d'un gouffre, les yeux tournés vers le ciel, et la nuit, les étoiles, à la recherche d'une lumière rédemptrice pour les plus coupables d'entre eux, et consolatrice, pour les plus humbles, face à un lecteur non seulement témoin mais... acteur, incarnant pour l'occasion...

    Le dernier des hommes.

     

     

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  • Boualem Sansal, plus qu'un auteur : un leurre phénoménal...

                    "... la vérité de ces intellectuels maghrébins qui ont décidé de jouer les supplétifs des pires ‘’penseurs’’ néo-conservateurs français. Dans leur croisade du choc des civilisations, il leur faut du renfort basané. C'est bien connu, le colon a toujours besoin de son bon nègre, de son indigène alibi. Y a bon Banania. Dans cette guerre faite aux Arabes et musulmans, où à la tourelle, son char à pédales BHL (Bernard Henri Levy) se rêve en Patton, un nommé Kamel Daoud va être recyclé par les élites de Paris et qui, lui-même, était un militant barbu du FIS (front islamique du Salut)…"

                           -   Ahmed Bensaada

     

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    boualem sansal 2084.jpg

     

     

             Boualem par-ci, Boualem par-là, omniprésent depuis la publication de son roman "2084, la fin du monde", interviews radios, télés, presse papier et internet sans nombre, le dernier roman de cet auteur a pour sujet...

    "Devinez !

    - ................

    - Allez !

    - L'isl...

    - Oui, c'est ça... encore un effort !

    - L'islamisme ?

    - Bingo !"

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                "2084 - la fin du monde" est une fable sur l’islamisme et l'Algérie. Après Houellebecq, l'auteur prophétise la soumission du monde à l'Islam.

     

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                 Comme un fait exprès, dès sa venue en France pour présenter son dernier roman, toutes les mouches à m**** et atlantistes des médias se sont ruées sur lui, caméra et micro en mains, même si, d'interview en interview (ICI sur bibliobs), il demeure difficile de suivre et de comprendre le positionnement de cet auteur qui, vivant en Algérie, déplore, sur LCP dernièrement, l'arabisation de l'Algérie dans les années 80.

    Mais alors, est-ce que cet auteur ignore qu'une Nation c'est une langue ? Ou bien, souhaitait-il que l'Algérie garde la langue de son colonisateur ? 1000 ans d'histoire et plus à la poubelle contre 150 années de colonisation de langue française ?

    On peut sans difficulté imaginer les réactions, ici en France, suite aux propos d'un auteur français interrogé sur un média allemand qui regretterait que la France n'ait pas gardé, une fois libérée en 1944, la langue de l'occupant.

     

               Grande est la tentation de recommander à Boualem Sansal de quitter l'Algérie puisqu'il pense manifestement qu'on y trouve trop d'Algériens arabophones ! D'autant plus que dans cette même interview, Sansal n'a pas assez de mots pour nous dire à quel point il admire la langue française.

    Soit. La langue française c'est en France que ça se passe. Qu'il s'y installe donc. Toute la caste médiatico-littéraire l'accueillera à bras ouverts. Nul doute ! D'autant plus que... taper sur les Musulmans est la garantie d'une ascension sociale à grande vitesse : prix littéraires, repas à la Closerie des Lilas aux frais des éditeurs subventionnés ras la gueule...

    Aussi, soyez le bienvenu Monsieur l'auteur algérien francophone et francophile qui souhaite filer droit avec l'Occident.


              Très confus dans ses analyses, à l'écoute de cet écrivain, force est de constater ceci : n'est pas Orwell qui veut (rapport au titre de son ouvrage 2084 en écho à 1984 ) ! De plus, pour avoir raison dans cent ans, il vaut mieux avoir raison de son vivant ; ce qui fut le cas d'Orwell qui dénonçait le "Big Brother soviétique" dès 1949, année de parution de son ouvrage "1984" qui traite du totalitarisme. Or, aujourd'hui, et contrairement à la thèse de l'auteur, ce n'est pas l'Islam qui domine l'Europe et le monde mais bien plutôt une oligarchie militaire, financière et culturelle sous le leadership des Etats-Unis.

              Alors, pour sûr ! Un leurre phénoménal toute cette effervescence médiatique autour de Boualem Sansal ! Un leurre qui cache  des millions de morts musulmans sous les bombes et les embargos occidentaux de ces vingt dernières années. Un leurre pour mieux nous inoculer le poison d'une diversion qui arrive à point nommé car la cible de ces médias ce n'est pas cet auteur - idiot utile de stratégies qui dépassent manifestement son talent littéraire -, mais nous tous, à la fois téléspectateurs et spectateurs crédules et de bonne foi. Un leurre censé détourner l'attention à propos de deux fléaux : la guerre faite à des peuples le plus souvent sans défense situés autour des routes d'acheminement des matières premières dans le dos d'une autre guerre savamment et délibérément entretenue, guerre intestine entre les Musulmans - Chiites, sunnites, pouvoir, influence, domination, Iran contre Arabie Saoudite ; second fléau : un mondialisme sous le leadership non pas des Musulmans (la bonne blague !) mais des USA et de Wall street : domination économique, culturelle et militaire. Un mondialisme tombeau de l'Europe, une Europe non pas en tant qu’entité ethnique mais en tant que puissance mondiale capable de déjouer la tentative de destruction de notre civilisation par un leadership à la solde d’un capitalisme sans identité sans foi ni loi.

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    Pour prolonger, cliquez : la conquête islamique : mirage et mensonge

     

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  • "Soumission" : sixième roman de Michel Houellebecq

     

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                        Si une vision politique discutable ou indigente et une faiblesse littéraire ne sont pas indissolublement liées - en effet ceux qui pensent mal ou de travers ne sont pas systématiquement de mauvais écrivains, Ferdinand Céline l’a prouvé jusque dans ses pamphlets antisémites considérés comme des perles littéraires par un George Steiner auquel rien n’échappe -, avec Houellebecq, il en va tout autrement : mauvais penseur, mauvais écrivain pour sûr ! Même si la critique semble mettre des années à le réaliser et à l’accepter. Il est vrai qu’il est plus valorisant de reconnaître que l’on avait raison, qui plus est seul contre tous les autres, que de confesser ceci : « On s’est tous plantés à propos de Houellebecq ! »

     

                   Michel Houellebecq aurait dû être l'auteur d'un seul ouvrage : « Extension du domaine de la lutte » en 1994, d'un intérêt certain en tant que symptôme d’une société libérale très avancée qui a placé l'efficience et la performance au coeur de son projet, pour chacun d'entre nous, à nos risques et périls... pour les plus indigents, car Houellebecq n'a jamais été autre chose qu'un symptôme : il a représenté – et ce n’était pas un rôle de composition chez lui -, une catégorie d’hommes – homme au masculin -, susceptible d'intéresser davantage les sociologues et que les critiques littéraires ; une catégorie directement concernée par la question de la misère sexuelle qui est le lot de l’homme dépourvu de qualités physiques face à « l’homme machine » réduit au seul critère d’une performance économique et sexuelle, à la fois objet et marchandise ; et plus encore, lorsque cet homme déshérité a des prétentions de conquête très largement au-dessus de ce que peut vous laisser espérer un réalisme à la fois esthétique et social ; et Houellebecq, de par son physique et sa place dans la société, avant son statut d’auteur célébrissime, était bel et bien au cœur de cette problématique, il faut le reconnaître.

    Un Houellebecq symptôme donc. Or, un écrivain n'est pas un symptôme, mais bien plutôt une maladie et son remède, médecin et patient ; et quand il est bon, vraiment bon : un écrivain c’est une épidémie avec toute la logistique médiatico-humanitaire qui accompagne une telle calamité qui menace au pire un continent, au mieux... la planète toute entière, prix Nobel à la clé.

     

    houellebecq.jpg

     

                  Avec Houellebecq, roman après roman, force est de constater qu’il s’est aussi et surtout agi d’une catégorie d’hommes qui, dans les faits, supporte mal « l’affirmation du désir féminin » par les femmes elles-mêmes sans la médiation d’hommes bien disposés envers elles : les Vadim et les Truffaut qui ont su aussi se servir au passage. Désir au sens le plus large : sexe, réussite sociale, pouvoir et contrôle ; désir inaccessible à cette catégorie faute d’en connaître non seulement l’histoire mais aussi ses véritables motivations et ses ressorts ; désir face auquel ces hommes peinent à trouver une place : la pauvreté de leur physique et sans doute aussi une enfance dont les conflits ou pire encore, l'absence de conflits « mère-fils », « père-fils » faute de candidats, n’ont pas trouvé leur résolution dans une vie d’adulte épanouie ne leur étant d’aucun secours. Arrive alors le constat amer : un physique ingrat condamne à une vie tout aussi ingrate, une vie effacée, sans joie, sans charme ; des hommes dont les corps n’exulteront pas ; toute exaltation leur sera interdite dans une société où le « savoir jouir » a pourtant tout recouvert.

    Manifestement, Michel Houellebecq a toujours trouvé la punition injuste et sa biographie personnelle n’a rien arrangé en tant qu’enfant d’une société post-soixantehuitarde aux parents absents dont le laxisme cachait une indifférence qui s’affichait « tolérance » ou « quête de soi »… de voyage en voyage, de lit en lit.

              

               Question lancinante donc : quel avenir et quel devenir pour les moches, les fauchés qui plus est, sur le marché du sexe… qui est à la fois un marché et de la performance physique et de la performance économique et financière ? Bander longtemps, avoir un beau petit cul et une carte de crédit de VIP.

    Incidemment, et cela aurait dû alerter les critiques littéraires, Houellebecq n’a pas compris, ou bien plutôt, n’a pas voulu, ou bien encore, n’a pas su se résoudre à accepter de reconnaître que ce déterminisme-là était tout aussi impitoyable avec les femmes qu’avec les hommes que la nature et la réussite sociale n’ont pas favorisés. Dans le cas contraire, il est vrai que Houellebecq aurait très vite réalisé que toutes ses récriminations contre les femmes, ce procès permanent contre la femme, livre après livre, une femme responsable de tous nos malheurs, étaient nulles et non-avenues ; mais faut croire que la mauvaise foi en littérature paie toujours.

    Ironie de la situation : Houellebecq n'aura eu besoin d'aucune religion finalement, tout en n'ayant rien à envier à aucune d'entre elles, quand il s'est agi de fomenter un tel procès d'intention contre tout ce qui touche au féminin.

     

                  Avec « Soumission », cette France islamisée en 2022 et la victoire du parti de la «Fraternité musulmane», Houellebecq et son éditeur sont allés chercher non pas le lecteur, celui d'un Christian Bobin ou d'un Eric Vuillard, mais le non-lecteur ; celui qui n'ouvre qu'un livre, un seul, tous les dix ans, et dans lequel ce non-lecteur ira retrouver son propre ressassement.

    On saluera ici la logique économique d'un tel choix, les lecteurs se faisant de plus en plus rares, autant aller chercher ceux qui ne lisent pas mais qui gambergent à l'excès autour de l'Islam, entre autres obsessions.

     

                 Le mal français ?

                 La femme libérée et l'Islam.

                Après Zemmour, Houellebecq ! Certes, ce dernier est autorisé à croire qu'il pense quand il pense ce qu'il pense et qu'il l'écrit jusqu'à en faire un "roman" qui nous sera alors vendu comme tel. En revanche, ce que l’on ne pourra que difficilement pardonner c'est le fait que le monde de l'édition ait tenté depuis 20 ans de faire de Houellebecq un écrivain avec la complicité de la critique, et de nous en convaincre livre après livre, et ce sans ménagement aucun. Or, le vernis « littéraire » et « politique » de Houellebecq ne résiste pas à une interview un tant soit peu compétente. De plus, un écrivain, ç'a du flair, une tête bien faite, une écriture, un vocabulaire... tout ce qui a toujours manqué à Houellebecq.

    Mais tout se tient finalement : l’Art contemporain contre l’Art moderne, Houellebecq maître en littérature, politique et complaisance face à la corruption généralisée, l’extrême droite sous la protection de l'abstention et des médias, jusqu’à la confusion qui en arrange plus d'un : on peut être socialiste et travailler pour la Banque, en venir et y retourner une fois que l’on a épuisé tout son crédit auprès d’électeurs maintenant écoeurés qui enragent.

     

                  Après la publication de « Soumission », il est vraiment surprenant  que toute la critique soit à ce point navrée comme si Houellebecq n'était pas toujours passé à côté du fait que la littérature c’est aussi un mode d’étude : sciences sociales, journalisme, droit, histoire, philosophie, psychologie…

    Pour le dire autrement : la littérature c’est du travail, beaucoup de travail, un travail à plein temps.

    En comparaison, écrire n’est rien.

    "Politiquement correct" oblige ! La critique condamnera alors l'islamophobie d'un Houellebecq, voire sa misogynie, sans toutefois remettre en cause la politique éditoriale de ceux qui n'ont pas cessé, à de très rares exceptions près, de nous imposer ce littérateur "monté de toutes pièces" : un vrai coup tordu pour la crédibilité de la littérature.

    D'autres moins hypocrites mais plus pervers... tel un Eric Conan de Marianne, dénonceront le sexisme d'un Houellebecq pour mieux valider en catimini son islamophobie.

     

    ***

     

     

                 Autant le compagnonnage autour de Dieudonné ou d’Alain Soral à propos de la dénonciation d’un mondialisme au service de l’Empire (atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières : chaos et chantage) qui n'est qu'une guerre faite aux Etats providence, nations et peuples, réunit des cœurs sincères et vaillants, épris de justice et d’indépendance, en revanche la « fausse question musulmane » semble n’attirer que le rebut médiatico-intellectuel d’une société adepte de délires à la fois paranoïaques et savamment calculés parce qu’idéologiques : revanche historique à propos de la décolonisation (l’Afrique noire et le Maghreb en priorité), sionisme articulée à travers une allégeance indéfectible à Israël, racisme à peine masqué derrière un suprémacisme blanc, avec la complicité à la fois tacite, objective et plus rarement inconsciente faute de formation et de compétence dans ce dernier cas, des médias dominants ; il suffit alors de penser entre autres à ceux-ci : Eric Zemmour, Richard Millet, Alain Finkielkraut, Elisabeth Levy, Cukierman, Renaud Camus et maintenant Michel Houellebecq, à grand renfort de publicité : mille interviews, mille passages télé et radio… mille commentaires.

                   Bêtise, diversion, ignorance et scélératesse : taper sur la victime, sur le plus faible, toujours et encore ! Exonérer les coupables qui arrangent si bien les affaires de notre auteur et ses éditeurs successifs depuis 20 ans…

                   Aussi, bienvenu au club de la lie non-pensante, Monsieur Houellebecq !

     

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    Pour prolonger, cliquez  Houellebecq, le Forrest Gump de la littérature

     

     

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  • Stromae : self made man-teenager

     

                Né à Bruxelles, Stromae est un auteur-compositeur-interprète d'origine rwandaise.

     

     

                Sûr de lui... "partageux", Stromae dévoile ses recettes de musique comme on partage une recette de cuisine sans arrière pensée ; deux ustensiles ne le quittent jamais : un mini-clavier et un ordinateur portable comme autant d'outils ordinaires, outils du quotidien de toute une génération.

     

     

             Créativité, humour, dérision et prise de risque... plus belge que Stromae... tu meurs ! Car, chez Stromae c'est toute la Belgique qui raisonne et chante...

     

     

    Brel, Arno... le surréalisme d'un Magritte... nul doute, parmi les pays francophones, seule la Belgique (avec le Québec des années 70), était capable d'accoucher d'une telle individualité depuis qu'en France, plus aucune ambition artistique n'est réellement envisageable en dehors du Rap, underground de surcroît

     

     

                    Homme et femme, mi-homme, mi-femme mais... allez savoir ! (les fées des genders studies se seraient-elles penchées sur le berceau d'un Stromae androgyne ?) Venu au monde à la fois trop tôt et trop tard, très jeune, dans un monde déjà très très vieux, un monde trop grand pour Stromae, clown triste, enfant de la balle dans le cirque d'une vie infernale, celle des adultes... - inceste, viol, divorce, brutalité conjugale, familles re-décomposées, abandon, absence du père -, Stromae a pris un jour le parti d'en hurler toute la désolation.

     

     

     

                 Mais alors... post-houellebecquien Stromae ?

     

                 Avenir bouché, ascension en panne, les ailes coupées nettes en vol... comas éthyliques (plus rarement idylliques)... avec Stromae, de cette impasse, voie sans issue, c'est bien toute une génération qui prend le parti non pas d'en rire mais d'en danser toute l'amertume ; une génération qui ne vieillira sans doute plus faute de pouvoir mettre ne serait-ce qu'un pied à l'étrier d'une vie dans laquelle on se forge comme jadis les forgerons la matière brûlante et incandescente -, un destin inattendu, insoupçonnable encore, un destin plus grand que soi, à la fois individuel et collectif.

     

    ***

     

                  Bonne route et bonne chance à Stromae.

     

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  • BHL ou "Le beau rôle" érigé au rang de véritable concept

     

    L'émotion est le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité !

     

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               Dites, je ne vous connais pas mais... au sujet de BHL, je voulais vous dire... faites attention quand même parce que... il a plutôt tendance à enfoncer des portes ouvertes votre BHL ; et de plus, il n'hésitera pas à vous faire croire qu'elles étaient fermées, voire... verrouillées à double tour, et que ç'a même été la croix et la bannière pour les ouvrir.

               - Non ?

               Si ! Si ! Et puis, BHL n'est pas dupe : il sait qu'il n'y a que 24 heures dans une journée et qu'il existe de fortes chances pour que vous n'ayez pas trop le temps d'aller voir si, sur le même sujet, ce qui est dit ailleurs, ne serait pas plus juste et plus pertinent... et comme un fait exprès, les télé-spectateurs  - puisque sans la télé, les "Je ne sais pas comment les nommer" comme BHL ne peuvent pas exister -, n'ont que rarement le temps de le vérifier.

    Et je vous rassure : si vous êtes souvent d'accord avec BHL, ne cherchez pas ! C'est tout simplement parce que BHL pense comme vous car, il y a de fortes chances pour que... ce que BHL pense soit ce que le commun des mortels serait tenté de penser. C'est ce qu'on appelle "le bon sens" ; et BHL n'en est pas dépourvu. Pourquoi le serait-il ?

    Non mais... je dis ça comme ça ! Je ne voudrais pas non plus me mêler de ce qui me regarde, à savoir : si quelqu'un quelque part me prend ou pas pour un imbécile, et si on veut me voler sur la qualité du produit et/ou de la marchandise qu‘on cherche à me vendre.

    Et je ne m'étendrai pas sur le fait suivant car, je suis persuadé que cela ne vous a pas échappé : plus BHL s'intéresse à l'étranger (Yougoslavie, Darfour), plus on parle de lui en France. Eh oui ! Même si, aujourd'hui encore, cet étranger qui l'intéresse tant n'a toujours pas entendu parler de lui.

                - Vous êtes sûr ?

    Interrogez donc un réfugié du Darfour, ou un bosniaque... et vous verrez : « Qui ? Quoi ? BHL vous dites ? Connais pas ! Jamais entendu parler ! »

    Quant à saisir de tous ses voyages incessants et dans toute leur complexité le comment et le pourquoi des peuples martyrs et des Etats bourreaux... ne comptez pas sur BHL : l'émotion est mauvaise conseillère ; elle est toujours le pire des mensonges quand il s'agit d'éclairer la vérité.

    Aussi... de grâce, arrêtons tous de faire de BHL un escroc en le prenant pour ce qu'il n'est pas car, je suis sûr qu'il n'en demande pas tant ! Et puis... lâchez donc ce pauvre bougre ! Il ne vous a rien fait après tout ! Pitié pour lui ! Acharnez-vous sur quelqu'un d'autre ! Je sais pas moi... sur... tenez ! Bernard-Henri Lévy... par exem...

    Qui ? Quoi ? C'est le même ? Ah zut ! Autant pour moi !

     

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                     BHL ou... comment s’attribuer, en toutes circonstances, le beau rôle

     

                  La force de BHL, après toutes ces années, ça reste son culot qu’il met inlassablement au service de la recherche d’un beau rôle qui est toujours... le meilleur des rôles : celui qu’il faut occuper et tenir d‘une main de fer, une fois tous les prétendants évincés.

    Une gueule, un look d‘enfer, une parole compassionnelle, et bien qu'il sache aussi se faire oublier, patient, dans l'attente de la prochaine opportunité qui lui permettra de briller seul, jamais BHL n'hésite à s’attribuer le beau rôle, et l'on pourra que difficilement le lui reprocher car, enfin, qui d'entre nous, n'a pas rêvé de pouvoir en toutes circonstances, occuper ce rôle, le beau rôle, pour ne plus le quitter, offrant ainsi à notre entourage médusé et comme envoûté, le meilleur de nous-mêmes - magnificence, probité, admiration, rayonnement ...

    Un avantage d'une valeur inestimable, ce beau rôle érigé au rang de véritable concept chez BHL (doit-on accueillir là une de ses rares contributions à la philosophie, sinon la seule ?) et qui le protège de toute remise en cause sur le fond - pour peu qu'il y en ait un... de fond : abysses ou bien, petit bassin pour poissons rouges.

    Ce beau rôle fera de tout détracteur un jaloux, un envieux ou bien, un individu sans coeur lorsque BHL se répand dans les médias pour sauver un pays, un peuple, le temps pour lui de se préparer à en sauver un autre, ailleurs, quelque part, et plus tard, à son heure qui est la sienne et celle de personne d’autre.

     

                  Plus BHL se produit en public, plus la critique s'acharne sur lui. Contre productive, plus la critique s'acharne sur BHL, virulente, plus elle contribue à forger son image, à la sculpter et à la renforcer ; elle est aujourd'hui indissociable du personnage qui s'en nourrit, voire même, s'en délecte car, sans cette critique, BHL peine à exister.

    Inatteignable car ne vivant que pour l'instant présent, celui de sa dernière et prochaine interventions médiatiques (privé d'oeuvre, BHL a manifestement fait une croix sur la postérité), intellectuel et philosophe pour une classe moyenne dont le flirt avec ce qu'elle croit être "le monde des idées" aussi famélique et timoré soit-il, trahit sans aucun doute un besoin de supplément d'âme...

    Une classe admirative aussi de ses coups de gueule qui ressemblent le plus souvent à un coup de force sur nos consciences, à défaut d'un Tapie parti en congé - BHL étant chez les Intellectuels ce que Tapie est à la politique : un intermittent amoureux de son propre spectacle, de sa propre image dans le gigantesque miroir médiatique auquel il a librement accès jusqu'à en abuser -, nombreux sont ceux qui ressentent le comportement et l’omniprésente de BHL dans les médias - incantations, effets de manche, ton péremptoire -, comme une gêne, un malaise et parfois même, jusqu'à la colère : en nous, le sentiment qu’on nous vole notre intelligence, qu’on nous prend en otage ; et puis, surtout : la certitude que BHL parle des autres pour mieux parler de lui.

    Pour tout interlocuteur, pas d’échappatoire ni de contestation possible : il doit se soumettre ou bien, quitter les lieux au plus vite ; avec BHL, il n'y a de place que pour BHL.

                 La couverture médiatique de BHL est à ce point disproportionnée comparée à sa production intellectuelle, philosophique et littéraire, sans oublier sa contribution (ou son absence totale de contribution) aux débats autour des graves questions économiques et sociales qui secouent régulièrement la société française (après trente ans de carrière, on cite à son sujet un ou deux livres, et seulement !) que très vite on a le sentiment que l’on cherche à nous tromper ; et c’est alors que BHL en devient plus insupportable encore aux yeux de ceux qui connaissent d’authentiques acteurs sociaux, auteurs, intellectuels ou philosophes contemporains.

    Comme une injure ou bien, une blessure, lancinant en nous le sentiment que... plus BHL semble vouloir s’occuper des autres, plus il s’occupe de lui.

     

    ***

     

                 Avec BHL on peut sans peine identifier le profil type de l’escroc... mais, on ajoutera : escroc honnête - escroc malgré lui, dirons-nous ; on lui épargnera donc l'attribut de Tartuffe, puisqu'on lui accordera, en dépit de tout, le bénéfice du doute : la main dans le sac, à la sortie du supermarché, entre deux vigiles, il niera tout en bloc car, jamais Bernard Henri Lévy ne se résoudra à avouer que BHL est seulement intéressé par BHL, incapable qu'il est - du moins, c'est à espérer -, de soupçonner en lui une telle duplicité, et ce malgré les nombreuses « alertes » qui lui sont adressées depuis vingt ans.

    C’est à se demander de quoi BHL est conscient ? (Peut-on y trouver là une piste quant à la rareté, voire la pauvreté de sa production en tant qu’intellectuel ?)

     

                 Plus largement, et dans un Don Quichottisme qui, nul doute, en fera sourire plus d’un, peut-on et doit-on continuer de dénoncer la complaisance et la paresse de médias qui ne manquent jamais de nous servir tout au long de l’année des émissions aux débats non-contradictoires, par avance, verrouillés - émissions faire-valoir aux contenus promotionnels à peine cachés, aux invités plus indigents les uns que les autres, tout en nous promettant le Panthéon -, et alors que cette pratique s’est généralisée dans tous les médias quels qu’ils soient - télés, radios, journaux, revues, internet ?

    Et la réponse ne se fera pas attendre...

                 Plutôt l’indignation, même au prix du ridicule, que l’indifférence et la résignation qui se répandent telles un poison dans le sang, dès qu’on cesse de dénoncer les abus de pouvoir, les mystifications, les connivences et les supercheries de toutes sortes, même et surtout, sous prétexte et sous le couvert de tenir le "beau rôle".

     

     

    __________________

     

     

                    Saisir quelque chose du réel et nous le faire partager - prise de risque, courage, pertinence, bon sens, intelligence et flair... c'est Alain Soral à propos de BHL.

     


     BHL mis à nu par Jade Lindgaard

     

     

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