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  • Manuel Valls : los craignos et les fables de la Fontaine*

     Publié en 2012

     

     

                  Il y a des hommes en comparaison desquels on peut nourrir de hautes pensées sur soi-même jusqu'à parfois atteindre des sommets  - (inspiré par Hobbes)

     

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    Manuel Valls et la motoculture de plaisance*

     

                   Enfant d'immigrés espagnol et italien, naturalisé français dans les années 80, fraichement nommé Premier ministre, Valls de ses deux prénoms Manuel y Carlos, semble n'avoir qu'une préoccupation : couper l'herbe sous le pied du FN et de l'aile droite de l'UMP chaque fois qu'il est question d'un délinquant, d'un étranger, d'un Rom, d'un Tzigane ou d'un "Sans-papier".

    Roi de la tondeuse à gazon, on le dit "Sarkozyste de gauche" - autant dire... homme de droite ; et ceux qui ont foulé du pied sa propriété privée sont unanimes : son gazon est impeccable, pas une herbe plus haute que l'autre, un peu comme sa coupe de cheveux de bon élève d'une classe de CM2 que sa Maman ne manquera de féliciter à la prochaine remise des prix. Cela ne surprendra personne puisque le loisir de prédilection de Valls sont le jardinage et la motoculture de plaisance ; il est un des meilleurs clients des marques John Deere et Husqvarna.

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                 Atlantiste comme il n'est plus permis de l'être aujourd'hui (USA, Israël, Arabie Saoudite... même combat !), sans vision, sans projet autre qu'une ambition personnelle aussi démesurée que risible - la Présidence de la République -, une ambition sans originalité puisqu'elle est partagée par tout le personnel politique, les yeux rivés sur les sondages de popularité, Valls, - et il le sait -, est, à droite, le plus populaire des membre du PS, un peu comme son mentor DSK à propos duquel il a longtemps déploré, sur les plateaux de télé et aux micros des radios, et ce jusqu’aux larmes, la persévérance (qualifiée par Valls de "acharnement judiciaire") d'une justice qui n'a pourtant eu qu'un seul souci : tenter comme un fait exprès de rendre justice aux victimes de ce même DSK.

    Est-ce à dire que DSK ne s’intéressait pas seulement qu’aux femmes, les hommes jeunes et novices du PS pouvant de temps à autre être aussi l'objet de toute son attention - les jours de vaches maigres peut-être ?

    Là, seuls les Renseignements Généraux (ou leurs successeurs de la DCRI) sauront, en particulier, nous renseigner. C'est sûr !

    En attendant... faisons une pause musicale :

     

           
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                    La rumeur va bon train : le cul assis dans son fauteuil de Matignon, ce Premier ministre déborde déjà dans son uniforme ; il est dit que Manuel Valls se voit en homme providentieldernier recours, dans trois ans, une fois Hollande au fond du trou. Mais alors... qu'il soit permis de dire ceci : après Sarkozy et Hollande, si par malheur Valls devait un jour se présenter à la présidence de la République, on n'aura qu’un souci et qu'une exigence : tout mettre en oeuvre pour qu'il ne soit jamais élu, et ce sous aucun prétexte et à n'importe quel prix ! Car la France ne sera pas un camp de colonies de vacances encadré par un animateur de centre aéré acariâtre ! Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf  et qui s'avèrera n'être qu’un moustique au service d’un nouvel ordre mondial qui n’a besoin pour tout Premier ministre ou chef d'Etat... que d’auxiliaires (larbins ?) sans courage et sans honneur, interchangeables à souhait.
     
             Dans la popularité de Valls auprès de l'électorat de droite... on pourra y trouver une raison supplémentaire de désespérer d'un Parti avec lequel tout homme de gauche qui se respecte aura la plus grande difficulté de se réconcilier ; un parti qui, avant même de formuler la moindre promesse, a déjà commencé de renier ses engagements, trahissant plus vite que son ombre. De là à penser que sa seule raison d'être, son seul talent, sa vraie vocation est la trahison...

    Car, et pour revenir à Valls, si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de servir plus de plats qu’il ne vous en a été commandé aux fins de se protéger du danger et de conjurer la peur d’un éventuel retour à la case départ exigé par une classe qui n’aura pas oublié que l'Espagne n'est pas la France et qu'Evry dans laquelle - souvenez-vous ! -,  Valls aurait ouvertement aimé qu'il y ait plus de blancs, ne sera jamais ni Neuilly ni Paris. 

    Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme (cachez donc toute cette compassion insupportable !) à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites, avant de se précipiter dans le camp des puissants, à droite de l’échiquier politique, comme pour mieux se persuader de la supériorité de la raison du plus fort (tripes sensibles mais coeur de pierre) sur les affects qui minent les plus faibles, pressés de se ranger du côté de ceux qui, bon an mal an et pour faire court, n'ont qu'une seule politique : contrôler, asservir et cogner sur tous ceux qui de près ou de loin contrecarrent leur stratégie.

                   Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches, puissants et forts, une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociale et politique ?

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    * Billet publié en septembre 2012. Ré-actualisé depuis la nomination de Valls à Matignon.

     

    Pour prolonger... cliquez : Porter la crise au coeur du PS

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  • Alain Finkielkraut... contre toute raison

     

                  Alain Finkielkraut a été élu en avril 2014 à l'Académie française, au premier tour, par 16 voix sur 28 : 3 voix sont allées à Gérard de Cortanze, une à Athanase Vantchev de Thracy ainsi que Huit bulletins barrés d'une croix en signe de désaveu, après une polémique qui a échauffé les esprits.

                  Revenons sur cet essayiste à l'heure où le Figaro lui ouvre en grand ses colonnes à propos de la "ratonnade" israélienne à Gaza qui a fait plus de 2000 morts du côté des civils palestiniens à propos desquels il n'aura pas un mot, lui non plus : "Israël doit vaincre ! Israël vaincra!"

    Tel est son seul message.

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    Publié en 2014

     

     

                   Qui prendra le temps d'entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut ? Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, deviennent à la fois embarrassantes et gênantes pour tout le monde ; en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs confrontés à un Finkielkraut omniprésent dans les médias qui s’évertuent à lui tendre un micro ; et si ceux qu'on a encore la complaisance d’appeler « des journalistes » suspendent leur jugement à son sujet alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel - exclusion, bannissement...-, sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres une balle dans le pied ni sur une ambulance... animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.

     

              Qui est donc ce Finkielkraut qui n'a de cesse de se perdre dans le questionnement suivant : "Mais... qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?

     

    Incapable de penser le présent (un présent trop imparfait pour lui sans doute), mais homme de son temps, assurément, (n'allez surtout pas voir chez Finkielkraut un mécontemporain), Finkielkraut incarne à merveille l'anti-intellectuel, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du communautarisme - religieux ou non -, aux tensions sans nombre et à l'humanité universellement perdue.

     

    Pourfendeur de ce qu'il croit être "La modernité" dont il n'y aurait rien à sauver, avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée, jamais ! N'expliquant jamais rien, ne cherchant jamais à comprendre quoi que ce soit ni qui que ce soit, se cachant derrière Péguy sans doute pour ne pas avoir à citer Maurras et Barrès (1), Finkielkraut est l'anti-intellectuel par excellence. Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets. Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.

      

    Ruines.jpgTel un Zemmour... de la rue d'Ulm contrairement à l'original qui vient de la rue saint Guillaume (Science-po), privé de culture historique, économique, sociologique et politique, Finkielkraut ne connaît que lui-même, faute de mieux. Grand admirateur de la  force de frappe d'Israël et des Etats-Unis, tout en conspuant les moeurs de la société américaine car, ignorant comme il n'est plus permis de l'être, Finkielkraut croit que les bombes de l'Oncle Sam sont gratuites et qu'elles n'engagent à rien, il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, ainsi que la mort des intellectuels et des "philosophes", et celle d'une littérature élévation de la conscience humaine...

     

    D'où sa nomination à l'Académie Française ? C'est fort possible. Il suffit seulement de penser à "l'oeuvre" d'un Jean d'Ormesson auquel Finkielkraut doit son élection ; un Jean d'Ormession qui sait quelle est sa dette en tant membre d'une classe qui a porté et élevé l'antisémitisme jusqu'au vertige comme aucune autre classe dans l'histoire.

     

    Gigantesque auto-mystification Finkielkraut ?

     

    A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Mais alors... Tartuffe de la conscience humaine !

     

     

     

    1 - Heureusement que ces derniers étaient antisémites, ou bien encore : heureusement que Finkielkraut est juif car, dans le cas contraire, on pouvait craindre le pire : le ralliement de Finkielkraut à la pensée de ces deux auteurs aujourd'hui jugés infréquentables.

     


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                   Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (2) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut), l’anti-sémitisme (tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom. Et pour finir : l’Etat d’Israël.

     

    A chaque génération ses casseroles ! Le stalisnisme dans les années 50 et 60 ; aujourd'hui, le sionisme. 

     

    Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut ait décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?

     

    Et pourtant… il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Lévinas... c’est vrai, ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté", mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice, puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension... un coeur intelligent donc... attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle. 

     

                Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais ! Un Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit, même si, pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués, ignorés de lui-même... par définition, et qu'il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels la tête sur le billot.

     

    Ses difficultés lorsqu’il est question d’appréhender la réalité d’un fait dans toute sa complexité font de lui un grand petit bourgeois que tout effraie, et par voie de conséquence, un bavard… puisque moins l’on comprend plus on commente et plus l’on s’agite, sans doute pour apaiser son angoisse ; en revanche,  une fois que l’on a saisi, on n’a qu’une envie : se taire et se mettre au travail…

     

    A ce sujet, bien qu'enseignant à l'Ecole Polytechnique, on ne saurait que trop recommander à Finkielkraut de prendre des cours du soir auprès d'Edgar Morin et de sa Méthode.

    .

    Grand vizir de tous ceux qui partagent ses préjugés et sa stratégie consciente ou inconscience de sabotage de nos efforts d’unité nationale autour de valeurs et d’une Histoire communes, même conflictuelles, maître à penser par excellence de tous ceux qui pensent contre lui…faites donc le test ! Enquérez-vous de l'opinion de Finkielkraut sur un sujet quel qu’il soit, et contentez-vous de penser le contraire, c'est à dire...  de voir plus grand, plus large… en un mot : plus complexe ;  ça marche à tous les coups ! Car, vous aurez alors fait un grand pas vers une pensée honnête et féconde, et qui plus est, une pensée altruiste, en lieu et place d'une opinion socialement et ethniquement orientée (ce qui est toujours le cas chez Finkielkraut ! D’où sa charge régulière contre les Français issus de l’immigration du Maghreb et ceux  qui contestent ses jugements à l’emporte pièce, avec en toile de fond son soutien à la politique pourtant indéfendable de l’Etat d'Israël) ; un grand pas donc vers une pensée qui vous rapprochera d’une meilleure compréhension d’une réalité qu’aucune vérité statistique ou factuelle ne pourra jamais contenir. Seule condition : être prêt, si nécessaire, à penser contre soi, contre sa caste, sa classe, contre son ethnie, tout en y mettant un peu de cœur (3) ; ce dont Finkielkraut est bien incapable.

     

    *** 

     

                 Producteur et animateur chez France Culture de l'émission Répliques (3) qui se veut, sans rire, au cœur de la France, le choix de ses invités permet le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.

     

    Jouissant sur cette radio publique d'une impunité refusée à tous les autres, les propos concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu'il traite ne manquent jamais de nous ramener - et quelque soit le sujet : un vrai tour de force de la part de Finkielkraut ! -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…

     

    Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi ; et comme si cela ne suffisait pas : privés parfois d’une modernité émancipatrice -... semble déterminé à ne pas rendre, même en partie,  tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration... excepté à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (4).

     

    Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?

     

    Ingrat donc mais d'une ingratitude sélective car… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (5).

     


                    Anonyme.jpgIntraitable avec ses dis-semblables, toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme sans excuses qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants par lâcheté et veulerie), finira poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure  (6) quand on le compare à ceux qui ont fait, ici en Europe, la littérature et la philosophie, entre autres piliers de notre civilisation, pour ne rien dire de son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.

     

               De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…

     

     

     

    2– Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule Indignez-vous de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.

     

     

    3 - Cette émission a une fois de plus franchi, le samedi 10 octobre 2015, le seuil du tolérable. À la 28e minute, Georges Bensoussan prononce ces mots : « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple au sein de la nation française (...). Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu. Un sociologue algérien, Smaïn Laacher vient de dire dans le film qui passera sur France 3 : "C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, on le tète avec le lait de la mère". »

    À cet instant, nous assistons en direct au glissement assumé d’un racisme culturel à un racisme biologique, condamnant au délit, sans distinction, une partie de la population française dès la naissance. La suite ICI

     

    4 - De préférence à l’égard de l’Autre, même et surtout… lorsqu’il est tout autre ; ou du moins… lorsqu’il est perçu comme tel car, si l’on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a encore (Palestine… )  ! Surprenant que Finkielkraut n’ait pas retenu cette leçon de l’Histoire ; il est vrai qu’elle ne concerne plus sa communauté.  Aussi, à chacun sa m**** ! Et les victimes seront bien gardées et les bourreaux protégés, voire… absous.

     

    5 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; ironie suprême : un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire ; tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?

     

     

    6 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête... bête et méchant ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Lévinas… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias et Patrick Bruel. Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

     

    Difficile de ne pas penser à l'ouvrage de Julien Benda La trahison des clercs écrit en 1927, et dernièrement... à l'article de Séverine Labat.

     

     

     

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  • Francis Cousin : « Le chaos migratoire, comme forme supérieure de la crise du spectacle marchand »

     

                 L'Agence Info Libre a été à la rencontre de Francis Cousin, philosophe. D'inspiration marxienne, il nous livre son analyse de ce qui est communément appelé "la crise des migrants" loin des génuflexions, du "rampé" des philosophes médiatiques de la publicité marchande contre la philosophie de la rupture qui ouvre les chemins de la radicalité.

     

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                "... l'Amérique a pour projet de détruire l'Europe, ennemi technologique (et moral - ndlr). Aucune unité européenne ne doit rendre possible un développement industriel offensif : destruction de son industrie, de son agriculture... (voir le traité trans-atlantique Tafta), chaos migratoire...

                 ... Chaos migratoire-crise du Capital-baisse des profits...

    le Capital est obligé de compenser par une augmentation de la masse constamment remise en mouvement : casser le coût du travail et remplacer le prolétariat radical par un prolétariat soumis (afro-oriental)...

                 ... La société du spectacle autorisera la diffusion de la photo du petit AylanKurdi mais jamais elle n'autorisera les photos des centaines de milliers d'enfants morts en Irak sous les bombardements américains et l'embargo...

                ... Le faux est consubstantiel à toutes les vérités officielles du pouvoir démocratique de la tyrannie de la valeur... tyrannie propre au spectacle de marchandise."

     

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  • Naufrage en méditerranée

     

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                           Le corps de cet enfant syrien de 5 ans s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015.

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        Billet rédigé en Avril 2015 pour contrer les arguments et autres commentaires de blogueurs ignorants et jean-foutre (1), et d’une presse qui ne peut guère nous cacher bien longtemps qui sont ses propriétaires.

     

               Naufrage en méditerranée : dix jours se sont écoulés

     

               Une semaine s’est écoulée depuis la plus grave tragédie en mer Méditerranée : le naufrage d’un chalutier qui a fait quelque 725 morts, après la disparition de 450 autres migrants la semaine précédente.

    Alors que L'ONU accuse l'UE de transformer la Méditerranée en «vaste cimetière», l’hécatombe a contraint les Européens à réagir.

    Au terme d’une réunion convoquée en urgence par l’U.E,  quelques moyens supplémentaires ont été dégagés ; un budget qui avait été divisé par trois en 2014, a été rétabli, soit 9 millions d’euros par mois ; une broutille pour les 27 membres de l’U.E.

    En dehors de l’Italie, de l’île de Malte et de l’Espagne, aucun pays ne s’est engagé à prendre en charge les migrants qui risquent leur vie en Méditerranée, alors que chaque jour, entre 500 et 1 000 personnes sont récupérées par les garde-côtes italiens ou des navires marchands. Plus de 11 000 l’ont été en une seule semaine. Originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, en particulier de Syrie, dans une région mise à sac par l'Otan au profit des intérêts étasuniens, saoudiens et israéliens, ces migrants s’efforcent de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée sur des radeaux de fortune.

    La Libye, un pays sans Etat, sans armée, sans police, aujourd’hui détruit par l’intervention franco-américaine contre Kadhafi , est la plaque tournante des passeurs ; 90% des embarcations quittent un port libyen.

    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation - femmes, enfant, bébés... -, d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés. Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : en 2014, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Des années 90 à aujourd'hui,  20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Le nombre d’arrivées s'est élevé à 130.000 en 2014, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.

    Grillages, barbelés, des militaires qui montent la garde, la plupart des migrants attendent depuis des mois que leur demande d’asile soit examinée.

     

     

     

     

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                    Ne soyons pas dupes pour autant ! Avec cet exode, avec ces morts et ces réfugiés sans avenir, c’est toute l’Afrique qui vient nous rappeler des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduisent à la misère celui qui voit passer entre ses mains des matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques criminelles telles que la destruction de la Libye ; des politiques d’instrumentalisation des antagonismes qui plongent des régions entières dans le chaos ; vente d’armes, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur merci.

     

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                   Et c’est alors que chaque zone de conflit, une fois sécurisée à la périphérie – la Capitale et les régions riches en ressources, le reste du territoire étant livré au chaos -, se voit dotée d’une base militaire (US massivement ; et la France dans les marges… le Mali dernièrement).

     

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                       Vous voulez donc savoir où en est l'Afrique et les politiques de domination, de vol et de spoliation des multinationales à son endroit ? Allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée et interdépendante !

                       Ici, la presse, les journalistes, la classe politique, les commentaires d'internautes ne cessent d'assener ouvertement ou bien à grand renfort de litotes : "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde !"

    La misère ? Mais... qu'est-ce que cette misère ? De quelle misère s'agit-il ?  Parlez-nous de cette misère africaine et mondiale alors !

    Si l’on prend en considération notre mode de développement et de croissance qui repose bel et bien sur le pillage des ressources, la guerre pour le contrôle de ces ressources et leur acheminement en bon ordre, la corruption pour s'assurer de la bienveillance des dirigeants des régions convoitées et l'asservissement du plus grand nombre, ici comme là-bas, il sera aisé pour tout un chacun de faire un lien avec les événements de ces dernières semaines en méditerranée.

    Les autres, les plus nombreux, à la fois jean-foutre et de loin, de très loin concernés, dans une compassion conditionnelle et intermittente qui n’est le plus souvent qu’un miroir – je compatis avec celui qui me ressemble, ou bien celui qui se soumet à l’idée que je me fais d’un être humain « civilisé », et encore, avec celui dont je contrôle peu pou prou l’existence par procuration, par le truchement d’un mode d’organisation de l’existence dont je suis le principal bénéficiaire sur le dos de ce dernier -, ces autres-là donc se contenteront des analyses des médias dominants qui les nourrissent en information comme on nourrit des porcs : consumérisme oblige !

    Médias dominants dont l’idéologie est celle de leurs propriétaires (armement, agro-alimentaire et industrie du luxe), sans oublier le volet politique de cette affaire : le racisme ou bien plutôt le racialisme : le Noir, l’Africain n’a pas vocation à être heureux puisqu’il ne connaît pas les raisons de son malheur : lui-même, lui et sa culture, lui et sa civilisation arriérée et la corruption de ses « élites ».

    A propos de cette corruption, la France est sur le point d’atteindre le dernier degré  ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; le «Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.

     

                L’Afrique des indépendances formelles pour mieux assurer son aliénation culturelle, économique et politique… l’Afrique cet « arrière-monde d’un Occident repu », l’Afrique, puis la révolte d'un Africain, Malick Noël Seck, membre du front national de salut public, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

    Quant à cette aide qui permet de maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale.

    On pourra à loisir se promener dans les arnaques de cette aide au développement et de la dette ICI.

     

     ***

     

    nauvrage,afrique,méditerranée,libye,italie,sicile

     

                   En tout état de cause, le pire serait que nous acceptions  l'indifférence des institutions de notre pays et de celles de l'Europe, de tous ses lieux de décisions, face aux centaines de noyés venus d'Afrique car, n'ayons aucune illusion : notre indifférence face à l'indigence des mesures qui seront prises  par l'Europe pour sauver nos frères et soeurs en humanité pourrait bel et bien à terme encourager ces mêmes institutions à faire preuve de la même indifférence à l'endroit de nous tous, et en premier, les humbles, les sans-grades et les plus fragiles, face aux catastrophes sociales et environnementales qui ne manqueront pas de nous frapper dans les décennies à venir : l'Histoire nous enseigne qu'il ne faut jamais encourager un Etat à ne pas agir face à une catastrophe humaine même si celle-ci semble nous concerner qu'indirectement et de loin.

    Ce qui en jeu aujourd'hui, c'est notre capacité à ne pas se satisfaire du cynisme des Etats et des Institutions internationales car, moins on humanise les problèmes, plus on court le risque d'une gestion inhumaine des catastrophes, jusqu'à une déshumanisation générale.

     

     

     

    1 - Ici, sur le Nouvelobs, dans un blog en particulier, un blog sans altérité, sans culture qui est une véritable auge communautaire de fange et de boue.

     

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  • La désintégration...

     

                    Ce dernier long-métrage de Philippe Faucon, sorti en février 2012, se propose de filmer le délitement relationnel, sociétal, familial et individuel.

    Sans vision manichéenne, ni schématique, avec un réalisme épuré (proche des Frères Dardenne), loin de toute caricature stigmatisante ou d’une complaisance angélique, sans slogan réducteur et caricatural, par le seul moyen du cinéma, le film de Faucon suit étape par étape le parcours de trois jeunes lillois qui basculent dans le terrorisme, embrigadés dans une cellule islamiste radicale, jusqu’à la perpétration d’un attentat au siège de l’OTAN à Bruxelles.

     

     


                      

                  « C'est pas le film qui craint, c'est la France »

     

                      

                     Trois jeunes lillois donc : Nasser fuit la police à la suite d’une agression. Nico-Hamza est un petit Blanc en perdition. Quant à Ali, titulaire d'un Bac pro en mécanique, issu d’une famille ouvrière traditionaliste, intégrée et aimante, aux parents épuisés par le travail,  il se voit systématiquement refuser toutes ses demandes de stage.

    Figure charismatique engouffrée dans la brèche de l’échec d’une République discriminatoire, arrive alors Djamel, un recruteur de la cause djihadiste à l'affût de tous ceux qui semblent n’avoir plus rien à perdre. L'aura indéniable des endoctrineurs, leur rhétorique d’une efficacité redoutable rappellent sans aucun doute celle des sectes ; magnétisme de la voix... ils ont souvent une diction très calme, voire très douce, une diction destinée à masquer une finalité violente, cruelle et sans pitié.

                    Style frontal et sobre, limpide et franc, précis et sec, admirateur de Bresson et de Pialat, Faucon raconte avec clarté et simplicité la désespérance qui se mue en colère : société, destin individuel et famille, le titre du film désigne la désintégration d’une partie des classes populaires issue de l’immigration arabo-musulmane : violences sociales, désœuvrement, foi religieuse exacerbée et compensatrice, faiblesse morale, pessimisme…

    Dépouillé et concis, le film va à l’essentiel en 80 minutes et au bout de son propos : poser les questions qui importent : pourquoi un tel regain de l'Islam sur le sol républicain ? Pourquoi, en son sein, cette montée en puissance du fondamentalisme qui l'instrumentalise à des fins politiques ? Pourquoi, enfin, de jeunes gens issus des banlieues, de nationalité française, répondent à l'appel de ses sirènes ?

    On connaît la part prépondérante de l'engrenage qui encourage le repli identitaire et fait le lit de tous les extrémismes : chômage, pauvreté, humiliation, discrimination sociale et ethnique, trahison des idéaux républicains et démocratiques.

     

     

                     Il est vrai que l'on pourra toujours se consoler avec ce constat : l’intégrisme virulent n’est certes pas une fatalité chez les populations arabo-musulmanes même en comptant avec l’ambivalence chez tout citoyen français issu de la colonisation et/ou de l’immigration de ses sentiments à l’égard de son pays d’adoption ainsi que cette autre identité dont il lui faut assumer bon an mal an l’héritage ;  difficulté à la racine de laquelle on trouvera un pays des origines dont les mœurs, us et coutumes peuvent lui sembler étrangers, et parfois même, pays de la honte, corruptions, injustices sans nombre, pauvreté et parfois misère que des médias impitoyables, sans retenue ni nuances ne manqueront pas de relayer jour après jour…

    Et alors que ce Français du Maghreb ou d’Afrique noire aura pour principal référant la figure tutélaire d’un homme blanc au passé colonial couvert d’opprobre -  telle est du moins la représentation qui lui sera proposée de ce passé détestable -, tout en restant confronté, encore et toujours, à cette identité des origines, qui peut nier le fait suivant : derrière chaque adoption il y a toujours un abandon, et plus encore lorsque l’histoire et la culture de cette famille des origines sont jugées par toute la société - et parfois par l'intéressé même -, infréquentables ; car, si l'on n'a qu'une seule famille -  celle qui aurait dû être la sienne -, pareillement, on n'a qu'un seul pays : celui qui aurait dû être le sien.

                       Aussi... est-il important de reconnaître en toute bonne foi et en toute lucidité…  qu’il est très certainement plus facile aujourd'hui de se lever le matin quand on est un Européen avec pour références la sagesse de la Grèce, la grandeur de Rome et la splendeur des cathédrales et de la Renaissance.

     

    ***

     

                   Dense et tranchante, La désintégration à la Philippe Faucon ne traite pas tant du terrorisme ou de l’islamisme que d’un modèle républicain au coeur de pierre, gravé dans le marbre, plus idéologique que pragmatique, avec ses prêcheurs décidément toujours pas payeurs qui ne se reconnaissent le plus souvent aucune obligation de résultats ; modèle obstiné et têtu dont le credo aussi hypocrite que rigide n’a semble-t-il qu’un seul projet depuis quarante ans : le rejet de millions de Français à l'heure où des politiques économiques plongent des classes populaires aux classes moyennes, toutes les sociétés occidentales dans une remise en cause intraitable des protections, et autres acquis sociaux, et des chances de progrès pour le plus grand nombre : concomitances historiques létales sans précédent au cocktail détonnant.

     

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  • Said Bouamama à propos de "l'offre Soral"

     

                 La "Réconciliation nationale" proposée par Alain Soral : un discours d’intégration et de domination envers les classes populaires ?

    La question est posée dans le cadre de la journée "Reprenons l'initiative dans les quartiers" : combattre le racisme et les idées d'extrême droite.

     


                    Une réponse d'E&R (association d'Alain Soral)

     

     

     

    Said Bouamama : sociologue, auteur notamment de nombreux ouvrages dont "Figures de la libération africaine. De Kenyatta à Sankara", 2014 ; Femmes des quartiers populaires, en résistance contre les discriminations, des femmes de Blanc-Mesnil, Le Temps des Cerises, 2013 ; Dictionnaire des dominations de sexe, de race, de classe, Édition Syllepse, 2012.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Reprenons l'initiative dans les quartiers

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  • "Petits blancs" - "Racaille": Différentes approches, même combat.

     

                    Le Club de la presse du Nord Pas de Calais a consacré "Les mardis de l'info" du mois de mai 2014 à un débat sur les petits blancs avec deux auteurs, Aymeric Patricot professeur en ZEP en région parisienne et Said Bouamama, sociologue.

     


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                    Saïd Bouamama à propos d'un système qui génère guerre et racisme avec Que faire la revue militante du NPA - c'était en 2010 :

     

    Que Faire : Peux-tu rapidement retracer ton parcours militant ?

     

    Saïd Bouamama : On peut le dater dès mes 14 ans, dans un quartier populaire de Roubaix. La crise n’est pas encore forte donc ça reste une ville ouvrière avec beaucoup de liens sociaux, avec une dynamique évidente. On est dans l’après 68 et les maoïstes arrivent donc dans les quartiers populaires de manière très offensive. Ils apportent quelque chose de particulier qui est d’autoriser à la révolte : une des premières phrases que je me rappelle c’est « on a raison de se révolter », ce qui correspondait exactement à ce qu’on se disait. Sur Roubaix cent jeunes issus de l’immigration avaient fini par adhérer soit à une structure proche des maoïstes, soit directement chez les maoïstes – le PC-MLF à l’époque, puis le PC-RML. En réalité ce qui nous intéressait le plus ce n’était pas le maoïsme, mais leur discours sur les milieux populaires : « arrêtez de nous considérer comme ne valant rien ». Il y avait une dimension de valorisation extrêmement forte qui nous a beaucoup plu. Deuxièmement, il y avait la question palestinienne qui a été très vite une question centrale pour nous. Et troisièmement ils nous incitaient à lire, et plusieurs trajectoires en ont été transformées : j’aurais été en échec scolaire comme la plupart de mes camarades si je n’avais pas croisé le chemin des maoïstes.

    Et puis très vite ça a clashé sur une question de classe : nous n’avions pas leurs réflexes culturels, leurs goûts etc., Voilà le point de rupture avec les maoïstes : la rupture est née de ce décalage entre ce qu’on vivait, nous enfants d’ouvriers immigrés, et ceux qui prétendaient changer la société. Cela va rester pour moi un des points de vigilance permanents et donc d’engueulade y compris avec des camarades proches : dans le nord je travaille beaucoup avec des gens sortis du PC qui essaient de reconstruire quelque chose, mais en même temps je suis infernal avec eux sur cette question de base sociale : « qui va changer la société ? ».

    Par la suite je m’investis dans la Marche pour l’égalité que je coordonne pour la région du nord, et très vite je suis confronté à l’état de la classe politique de gauche et d’extrême gauche telle qu’elle était à l’époque. Au sein de la même marche, il y avait deux marches : la marche des gens comme nous, de quartiers populaires, voulant dire basta aux crimes racistes, et la seconde marche, celle de tous les soutiens. C’est-à-dire qu’en gros il y avait d’un côté les Arabes et de l’autre, il y avait les blancs, de l’extrême gauche au PS, qui soutenaient l’idée que les jeunes issus de l’immigration que nous faisions uniquement une marche anti-FN. Ca a été la seconde leçon politique sur la trajectoire de mon parcours militant : la prise de conscience qu’il y a une distance d’analyse entre l’essentiel de la classe politique blanche et les autres autour de cette idée de nous mettre comme paravent au FN. Ca va déboucher sur le consensus autour de SOS racisme, de la LCR au PS en passant par le PC, par tout le monde. Entre temps, tout ça m’a donné envie de faire des études. Au fur et à mesure que j’avance dans mes études, je commence à m’intéresser à d’autres questions sociales et à ceux qui prétendent changer la société et je deviens marxiste, mais sans jamais pouvoir me retrouver dans les organisations existantes. J’avais cette espèce de schizophrénie entre d’une part le fait que j’étais persuadé que c’était le système capitaliste qui produisait l’ensemble des dégâts sociaux, et d’autre part le fait que ceux qui se revendiquaient du marxisme étaient incapables de prendre en compte la question des quartiers populaires, de l’immigration, et plus tard de l’islam.

     

                     La suite ICI

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Saïd Bouamama

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  • Naufrage en méditerranée : dix jours se sont écoulés

     

     

                   Billet rédigé pour contrer les arguments et autres commentaires de blogueurs aussi ignorants que racistes et d’une presse jean-foutre ; une presse de porcs pour des porcs.

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    migrants, méditerranée, nauvrage,

     

               Une semaine s’est écoulée depuis la plus grave tragédie en mer Méditerranée : le naufrage d’un chalutier qui a fait quelque 725 morts, après la disparition de 450 autres migrants la semaine précédente.

    Alors que L'ONU accuse l'UE de transformer la Méditerranée en «vaste cimetière», l’hécatombe a contraint les Européens à réagir.

    Au terme d’une réunion convoquée en urgence par l’U.E,  quelques moyens supplémentaires ont été dégagés ; un budget qui avait été divisé par trois en 2014, a été rétabli, soit 9 millions d’euros par mois ; une broutille pour les 27 membres de l’U.E.

    En dehors de l’Italie, de l’île de Malte et de l’Espagne, aucun pays ne s’est engagé à prendre en charge les migrants qui risquent leur vie en Méditerranée, alors que chaque jour, entre 500 et 1 000 personnes sont récupérées par les garde-côtes italiens ou des navires marchands. Plus de 11 000 l’ont été en une seule semaine. Originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, en particulier de Syrie, ces migrants s’efforcent de gagner l’Europe en traversant la Méditerranée sur des radeaux de fortune.

    La Libye, un pays sans Etat, sans armée, sans police, aujourd’hui détruit par l’intervention franco-américaine contre Kadhafi , est la plaque tournante des passeurs ; 90% des embarcations quittent un port libyen.

    Pendant leur périple, les passeurs forcent les candidats à l'exil à changer au moins trois fois d'embarcation - femmes, enfant, bébés... -, d’où les risques de naufrage car les bateaux sont surchargés. Des voyages toujours très périlleux pour les candidats à l'exil et leur famille ; boat-people... voyages aux naufrages meurtriers : en 2014, 3.000 migrants ont perdu la vie entre les côtes libyennes et la Sicile.

    Des années 90 à aujourd'hui,  20.000 personnes auraient péri avant même de toucher les côtes européennes.

    Le nombre d’arrivées s'est élevé à 130.000 en 2014, contre 40 .000 en moyenne, chaque année, depuis l’an 2000.

    Grillages, barbelés, des militaires qui montent la garde, la plupart des migrants attendent depuis des mois que leur demande d’asile soit examinée.

     

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    migrants, nauvrage, méditerranée, politique,

     

                    Ne soyons pas dupes pour autant ! Avec cet exode, avec ces morts et ces réfugiés sans avenir, c’est toute l’Afrique qui vient nous rappeler des politiques économiques iniques qui affament celui qui cultive la terre, assoiffent celui qui apporte l'eau et réduisent à la misère celui qui voit passer entre ses mains des matières non seulement premières mais précieuses ; des politiques criminelles telles que la destruction de la Libye ; des politiques d’instrumentalisation des antagonismes qui plongent des régions entières dans le chaos ; vente d’armes, corruption passive et active pour le plus grand profit des multinationales et des Etats à leur merci.

     

    bases américaines, conflits,chaos,contrôle,

                   Et c’est alors que chaque zone de conflit, une fois sécurisée à la périphérie – la Capitale et les régions riches en ressources, le reste du territoire étant livré au chaos -, se voit dotée d’une base militaire (US massivement ; et la France dans les marges… le Mali dernièrement).

     

    bases militaires françaises, afrique noire, subsaharienne,

                       Vous voulez donc savoir où en est l'Afrique et les politiques de domination, de vol et de spoliation des multinationales à son endroit ? Allez donc à Lampedusa et en Sicile, à Mineo, faire un stage en géopolitique et en économie dite mondialisée et interdépendante !

                       La presse, les journalistes, la classe politique, les commentaires d'internautes ne cessent d'assener ouvertement ou bien à grand renfort de litotes : "On ne peut pas accueillir toutes la misère du monde !"

    La misère ? Mais... qu'est-ce que cette misère ? De quelle misère s'agit-il ?  Parlez-nous de cette misère africaine et mondiale alors !

    Si l’on prend en considération notre mode de développement et de croissance qui repose bel et bien sur le pillage des ressources, la guerre pour le contrôle de ces ressources et leur acheminement en bon ordre, la corruption pour s'assurer de la bienveillance des dirigeants des régions convoitées et l'asservissement du plus grand nombre, ici comme là-bas, il sera aisé pour tout un chacun de faire un lien avec les événements de ces dernières semaines en méditerranée.

    Les autres, les plus nombreux, à la fois jean-foutre et de loin, de très loin concernés, dans une compassion conditionnelle et intermittente qui n’est le plus souvent qu’un miroir – je compatis avec celui qui me ressemble, ou bien celui qui se soumet à l’idée que je me fais d’un être humain « civilisé », et encore, avec celui dont je contrôle peu pou prou l’existence par procuration, par le truchement d’un mode d’organisation de l’existence dont je suis le principal bénéficiaire sur le dos de ce dernier -, ces autres-là donc se contenteront des analyses des médias dominants qui les nourrissent en information comme on nourrit des porcs : consumérisme oblige !

    Médias dominants dont l’idéologie est celle de leurs propriétaires (armement, agro-alimentaire et industrie du luxe), sans oublier le volet politique de cette affaire : le racisme ou bien plutôt le racialisme : le Noir, l’Africain n’a pas vocation à être heureux puisqu’il ne connaît pas les raisons de son malheur : lui-même, lui et sa culture, lui et sa civilisation arriérée et la corruption de ses « élites ».

    A propos de cette corruption, la France est sur le point d’atteindre le dernier degré  ; les sommes volées, détournées, captées par la corruption sous l’œil complaisant, voire bienveillant du pouvoir politique et administratif jusqu’au niveau des procureurs, s’élèvent à 600 milliards d’euros, soit 1/3 du budget français.

    Les ventes d’armes représentent une partie importante de cette corruption ; le «Secret défense » invoqué à chaque fois qu’il est question de mener une enquête sur le versement de rétro-commissions n’a alors qu’un but : décourager quiconque de poursuivre les investigations.

     

                L’Afrique des indépendances formelles pour mieux assurer son aliénation culturelle, économique et politique… l’Afrique cet « arrière-monde d’un Occident repu », l’Afrique, puis la révolte d'un Africain, Malick Noël Seck, membre du front national de salut public, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

    Quant à cette aide qui permet de maintenir insidieusement une forme de domination occidentale qui perdure depuis l'époque coloniale.

    On pourra à loisir se promener dans les arnaques de cette aide au développement et de la dette ICI.

     

     ***

     

    nauvrage,afrique,méditerranée,libye,italie,sicile

     

                   En tout état de cause, le pire serait que nous acceptions  l'indifférence des institutions de notre pays et de celles de l'Europe, de tous ses lieux de décisions, face aux centaines de noyés venus d'Afrique car, n'ayons aucune illusion : notre indifférence face à l'indigence des mesures qui seront prises  par l'Europe pour sauver nos frères et soeurs en humanité pourrait bel et bien à terme encourager ces mêmes institutions à faire preuve de la même indifférence à l'endroit de nous tous, et en premier, les humbles, les sans-grades et les plus fragiles, face aux prochaines catastrophes sociales et environnementales qui ne manqueront pas de nous frapper dans les décennies à venir : l'histoire nous apprend à ne jamais encourager un Etat à ne pas agir face à une catastrophe humaine même si celle-ci semble nous concerner qu'indirectement et de loin.

    Ce qui en jeu aujourd'hui, c'est notre capacité à ne pas se satisfaire du cynisme des Etats et des Institutions    internationales car, moins on humanise les problèmes, plus on court le risque d'une gestion inhumaine des catastrophes, jusqu'à une déshumanisation générale.

     

     

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  • De la marche des Beurs à SOS racisme : une histoire inédite...

     

    Manipulation, rejet, condescendance et exploitation

    ou quand cette marche pour l'égalité, marche fraternelle, se transforme entre les mains de SOS Racisme en une campagne de culpabilisation de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français dit " de souche" : opposition frontale et division manichéenne et machiavélique du corps social entre racistes et anti-racistes 20 années durant.


    Farida Belghoul rencontre E&R (1/2) par ERTV

     


                    "À la fin de l'année 1983, suite aux incidents de l'été entre des jeunes de la banlieue lyonnaise et la police, se déroulait la « Marche pour l'égalité et contre le racisme », plus connue sous le nom de "Marche des Beurs"...

     


    Farida Belghoul rencontre E&R (2/2) par ERTV

     


                 "L'année suivante, une jeune femme du nom de Farida Belghoul organisait une seconde marche : « Convergence 84 ». Vingt-neuf ans plus tard, elle livre sa version de l'histoire, qui diffère radicalement du roman antiraciste officiel."

     


              Conférence d’Alain Soral, Farida Belghoul et Mathias Cardet à l’issue de la projection du documentaire : « De l’antiracisme à Égalité & Réconciliation : rencontre avec Farida Belghoul » par ERTV

     

                   (à la 30e minute, une analyse percutante de l'anti-racisme à la sauce PS et de l'instrumentalisation des minorités ; à 1h.05  un plaidoyer vibrant pour le vivre-ensemble)

     

     

     

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  • L'état de la France : réalité et vérité toutes nues !

     

     

     


                       La colère des mères de familles originaires du Maghreb qui réclament la fin de la ségrégation, la fin des ghettos (savamment planifiés) qui condamnent à terme leurs enfants à l'échec scolaire et citoyen au sens le plus large - instruction, emploi, logement et sociabilité -, s'exprime là sans ambiguïté ; un cri de désespoir qui ne sera pas entendu ; indifférence qui condamne une nouvelle génération, une de plus, au rejet avec toutes les conséquences que l'on sait.

                       Dans le contexte d'une telle ségrégation, jamais une telle réalité de terrain, aussi concrète parce que factuelle n'a autant servi une vérité criante :

                      - Oui ! les populations dites " issues de l'immigration" veulent rejoindre la communauté nationale !

                      - Non ! les politiques d'intégration des populations d'Afrique noire et du Maghreb par le biais d'une planification d'une mixité culturelle et sociale n'intéressent personne ; ces politiques sont le cadet des soucis des élus, plus particulièrement locaux et de leur électorat dans une grande majorité... de celle qui vous permet d'être ré-élu, par exemple. 

                       Toute autre considération n'est qu'un procès d'intention aux relents xénophobes et racistes, adressé à des populations dont on se refuse, a priori, à reconnaître le droit à la pleine jouissance des conditions requises au développement de tout son potentiel en tant qu'êtres humains membres d'une communauté indivisible et universelle qui ne doit souffrir aucune discrimination.

     

    ***

     

                     Une conclusion s'impose : l'Etat français et les médias n'ont que faire d'un Musulman (au centre de l'attention politique et médiatique depuis des années) citoyen, lettré, éduqué, entreprenant et sans complexe car il ne fait pas recette médiatiquement et électoralement ; de plus, ce Musulman-là est difficilement manipulable et ne permet pas l'instrumentalisation de sa religion et des religions ainsi que des extrêmes à des fins politiciennes : diviser la communauté nationale autour de l'épouvantail omniprésent qu'est le FN, repoussoir politique idéal, et ainsi obtenir l'assurance d'être réélu au deuxième tour d'une élection quelle qu'elle soit, locale ou nationale, avec le soutien d'une majorité de l'électorat PS et de la droite dite républicaine.

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    Pour prolonger, cliquez : Quand l'Etat français est tout nu

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