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  • Grève à I-télé : obéir, oui ! Recevoir des ordres, non !

     

                   La grève à iTélé qui s'achève aura été la plus longue de l'histoire de la télé depuis 1968.

    Les journalistes de la chaîne d'information en continu réclamaient, devinez quoi ?

     

                       Des garanties sur leur indépendance ;  notamment une charte éthique. 
     
     
                Non ! On ne ricane pas !
     
     
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                       Les médias de masse : trou noir de l'information dans lequel la vérité des faits est absorbée, comme aspirée ; cette vérité ne pourra alors plus s'échapper. Aussi, si vous voulez connaître la vérité sur quoi que ce soit, enquêtez donc auprès des journalistes !
     

     

                    Rebaptisée CNews sous la direction de Canal+, à propos de cette grève, il semblerait que son principal actionnaire Vincent Bolloré ait tout simplement oublié ceci : si les journalistes des médias de masse - médias dominants qui se font la courte échelle à longueur de journée -, aiment et savent obéir  - sans exception car tous savent qu'il n'y a pas de carrière pour quiconque souhaite se soustraire à cette obligation -, en revanche,  ces mêmes journalistes ne supportent pas qu'on leur donne des ordres car, leur donner des ordres, c'est méconnaître ce penchant atavique, quasi inné maintenant dans la profession, en faveur d'un conformisme déshonorant.
     

    Nul doute, cette grève c'est le sursaut bien ou mal placé d'un orgueil propre à celles et ceux qui rechignent à se coucher lorsque la matelas manque de moelleux et la chambre de confort.

     

                  En ce qui concerne iTélé en particulier, cela n'aura échappé à personne : en quoi la rédaction de cette chaîne "d'info" en continu a-t-elle fait avancer la liberté d'informer et le courage dans cette profession en berne ? Quelles affaires, quelle vérité cachée, quel fait tronqué ont été révélés ?

     

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                                  Quelle personnalité pour mener un tel combat ?

     

                          Mais alors, nous tous qui sommes d'indécrottables amoureux de la vérité des faits dans toute leur vérité, aussi complexe soit-elle, aurions-nous raté quelque chose ?  

     

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  • Ré-information et conspirationnisme

     

                  NB : ce billet - sa conclusion en particulier -, me vaudra d'être exclu de la plateforme des blogs du Nouvelobs après huit années de publication.

                     Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre.

     

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              L'hebdo "Le Point" relève ICI ce qu'il considère être une erreur de casting de Matignon :

     

                Kevin Razy, l'humoriste choisi par le gouvernement pour représenter la campagne anti-complotistes "On te manipule" a participé sur Internet à l'émission "dîner du cercle" relevant, si l'on en croit cet hebdo et d'autres organes de presse...  du conspirationnisme.

     

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                       Cette campagne "On te manipule" s'appuie sur une vidéo tournée avec l'une des stars du web : Kevin Razy. Pendant 3 minutes 30, l'humoriste met en garde les jeunes contre les fausses informations qui circulent sur Internet. L'histoire aurait pu s'arrêter là. Seulement, comme le révèle Streetpress (média-bourrin sans intelligence ni analyse, privé de lecteurs, spécialisé dans la chasse aux anti-sionistes qu'il souhaiterait faire passer pour des antisémites complotistes), l'humoriste a participé un mois plus tôt à l'émission « Le Dîner du Cercle » organisé par le Cercle des Volontaires, un des principaux sites de ré-information sur Internet.

    L'humoriste s'en excusera ICI et plaidera l'ignorance : "Je ne savais pas."

    Un humoriste qui, manifestement, a décidé "d'en croquer" (tous les humoristes n'ont pas le génie d'un Dieudonné ! Tout en gardant à l'esprit que dans les années 90, ce dernier avait le soutien des médias jusqu'à ce qu'il s'en prenne au sionisme, au Judaïsme et à Israël) ; un humoriste qui semble suffisamment lucide pour réaliser que.. tôt ou tard, il lui faudra montrer patte blanche ; comprenez : se désolidariser de tous les sites de ré-information.

    Ce qu'il s'est empressé de faire.

    Adieu donc Monsieur Kevin Razy !

    Bienvenue sur Canal+ et TF1.

     

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    Ré-information et conspirationnisme

     

                   A ce sujet, la question suivante s'impose : où finit la ré-information, où commence le conspirationnisme...
     
                  Eh bien, ce sont précisément ceux que cette ré-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident même si le conspirationniste, c'est un peu comme pour le "populiste"... c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais explique tout : un parti pris de classe, tendance bourgeois de centre-ville, pété de tunes et mort de trouille à l'idée que son état de servitude ne soit révélé au grand jour ; sont concernés : la classe politique et médiatique ainsi que les universitaires carriéristes.

                   Même à sciences Po, tous savent que ce vocable de "complotiste" n'a qu'une fonction : discréditer un adversaire libre et capable de dire tout haut ce que des "journalistes salariés" ne peuvent pas ou plus écrire ; des journalistes donc et autres analystes, experts, chroniqueurs et animateurs aux médias subventionnés à raison de plusieurs millions d'euros par an d'argent public et dont les patrons sont aux ordres d'actionnaires à la tête de multinationales de la finance, de l'armement, de l'agro-alimentaire et du luxe ; en cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité par le truchement, dans le meilleur des cas, du mensonge par omission, ou bien dans le pire, par la falsification des faits.

                    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal ou webzine, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible ?

     

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  • Claire Chazal à 120 000 euros par mois...

    chazal.jpg

    Remerciée par son employeur, TF1, Claire Chazal négocierait une prime de départ de 2 millions d'euros

     

                 Est-ce une fatalité le fait que ces gens-là ne puissent rien gagner d’autre que de l’argent ? Argent dont ils n’auront jamais assez d’une vie pour le dépenser ?

     

    ***

     

               120 000 mensuels pour une prestation de quatre week-ends par mois…

    Mais alors, à ce prix-là, qu'est-ce qu'on achète ? De qui, de quoi devient-on le propriétaire ?

    Et bien... de tout ! de cette salariée à 120 000 euros par mois ! De son cul, de ses fesses, de ses seins, de ses yeux dont on décidera éventuellement de la couleur, de ses rides (attention au jour où la chirurgie esthétique n’y pourra plus rien !), de sa prochaine tenue aussi...

                  Tout ! Absolument tout ! Ses culottes (propres et sales), ses tripes et ses entrailles, ce qu'on trouvera au fond de ses toilettes juste avant de tirer la chasse (si si !),  son cerveau, ses neurones, son libre arbitre, son bon vouloir... son silence quant à l'indigence de ce qui nous est donné à voir et à comprendre !

     

    "Ca aussi c'est à nous ! Tu gardes rien ! Allez, tu donnes !

    - Même ça ?

    - Tu permets !!!!"

     

                Tout vous dis-je ! Tout ! Son sourire, sa bêtise, sa chambre à coucher, son lit et son prochain gigolo ! Son regard de caniche sorti tout droit d'un salon de toilettage, regard compatissant et contrarié aussi quand elle annonce, mezza voce, une nouvelle catastrophe, sans manifestement en saisir quoi que ce soit... car, quand on sait ce qui est donné à comprendre aux téléspectateurs…

                  Alors oui ! A 120 000 euros mensuels, à ce prix-là, on achète tout...  et on prend tout ! Tout et le reste, une fois qu'on lui a tout pris et que l'on ne lui a rien laissé (si toutefois j'ai oublié quelque chose, merci de compléter) ! Ou bien plutôt, une fois que cette salariée a accepté de se dessaisir, de se lester, de se défaire, de se décharger, de se débarrasser de tout, et de ne rien préserver pour elle-même... car, franchement, à ce prix-là, on aurait tort de se priver ! Vraiment !

     

                Mais alors...

               ... qu'est-ce qui lui reste à cette Claire Chazal à 120 000 euros mensuels ?

    Ben rien. La bonne blague !

    Ah si...

    Devinez...

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    Le magazine Gala ! Elle sur une plage avec un gigolo ou un partenaire qui aura vingt ou trente ans de moins qu'elle !

     Et puis, Voici aussi !

    chazal et son coup de jeune.jpg

    ***

     

              En début de semaine, un sondage a révélé que 70% des sondés se moquent comme d'une guigne du départ de cette présentatrice du journal de 20H... un journal risée de toutes les rédactions d’Europe… celui de TF1 comme celui de France 2 dont il n'y a rien à sauver. 

    Qui a dit que les téléspectateurs étaient des veaux ? Car, à la lumière de ce sondage, il semblerait que les téléspectateurs soient en bonne santé mentale : lucidité et vigilance. Tous les espoirs sont donc encore permis !

    Quant aux 30% restant qui ont versé une larme sur cette liseuse de prompteur évincée par son employeur TF1 auquel, on l'aura compris, elle avait tout cédé en échange d'un salaire qui n'est pas un salaire mais le prix d'un simulacre aujourd'hui de moins en moins capable de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, on pourra sans difficulté, s’en accommoder.

     

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  • Un entretien de Julian Assange au Spiegel...

     

     

    https://allainjules.files.wordpress.com/2015/07/julian_assange1.jpg?w=594

                    Wikileaks est de retour publiant des documents prouvant  la surveillance US du gouvernement français, des câbles diplomatiques saoudiennes et affichant la preuve de la surveillance massive du gouvernement allemand par les services secrets américains. 

     

     

    ***

     

    SPIEGEL: Quelles sont les raisons de ce retour ?

     

    Assange: WikiLeaks publie beaucoup de matériel au cours des derniers mois. Nous n'avons jamais cessé de publier, mais parfois, il a été question de pièces qui ne concernait pas l'Occident et les médias occidentaux - des documents sur la Syrie, par exemple. Mais vous devez prendre en compte qu'il y a  conflit avec le gouvernement des États-Unis, qui a commencé pour de bon en 2010 après le commencement de la publication d' une série de documents américains classés.

     

    SPIEGEL: Qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour WikiLeaks ?

     

    Assange: Le résultat a été une série d'affaires juridiques, les blocus, les attaques de relations publiques et ainsi de suite. Avec le blocus bancaire, WikiLeaks a été coupé de plus de 90 pour cent de ses finances. Le blocus est arrivé d'une manière totalement extrajudiciaire. Nous avons pris des mesures juridiques contre le blocus et nous avons été victorieux dans les tribunaux, afin que les gens puissent nous envoyer des dons à nouveau.

     

    SPIEGEL : Quelles difficultés avez-vous dû surmonter ?

     

    Assange : Il y avait eu des attaques sur notre infrastructure technique. Et notre personnel a dû accepter une réduction de salaire de 40 pour cent, mais nous avons été en mesure de nous en sortir ensemble sans avoir à se séparer de qui que ce soit, ce dont  je suis assez fier. Nous sommes devenus un peu comme Cuba, en travaillant sur des façons de contourner ce blocus. Divers groupes comme la Fondation Wau Holland Allemagne ont recueilli des dons pour nous pendant le blocus. Ils nous ont permis de payer pour de nouvelles infrastructures, ce qui était nécessaire. J'ai publié des pièces datant de presque 20 ans sur la surveillance de la NSA, dont je connaissais la surveillance de masse NSA et le GCHQ. Nous avions besoin d'un système de protection nouvelle génération afin de protéger nos sources.

     

    SPIEGEL: Et est-il en place maintenant ?

     

    Assange: Oui, il y a quelques mois, nous avons lancé un système d'acquisition de nouvelle génération et également intégré nos publications. Nous croulons sous l'information maintenant. Economiquement, le défi pour WikiLeaks est de savoir si nous pouvons intensifier nos revenus en proportion de la quantité de matériels que nous avons à traiter.

     

    SPIEGEL: Il y a neuf ans, lorsque WikiLeaks a été fondé, on pouvait lire sur son site Internet: « L'objectif est la justice. La méthode est la transparence». Ceci est la vieille idée des Lumières né au 18ème siècle. Mais si vous regardez les régimes politiques brutaux et grandes entreprises impitoyables, ne sont ce pas un  slogan trop idéaliste ? La transparence, c'est suffisant ?

     

    Assange: Pour être honnête, je n'aime pas le mot de  transparence; le verre est transparent. Je préfère celui d'éducation ou de compréhension, qui sont plus humains.

     

    SPIEGEL: Le travail de WikiLeaks semble avoir changé. Au début, il a publié des documents secrets. Plus récemment, vous avez également fourni le contexte des documents.

     

    Assange: Nous avons toujours fait cela. J'ai écrit des milliers de pages d'analyse personnellement. WikiLeaks est une bibliothèque géante de documents parmi les plus persécutées du monde. Nous donnons asile à ces documents, les analysons, les promouvons et nous en obtenons de plus en plus. WikiLeaks a plus de 10 millions de documents et analyses connexes maintenant.

     

    SPIEGEL: l'usage de votre bibliothèque est elle toujours interdite techniquement pour le personnel du gouvernement américain et de l'armée américaine ?

     

    Assange: WikiLeaks est encore un objet tabou pour certaines parties du gouvernement. Les pare-feu ont été mis en place. Chaque employé du gouvernement fédéral et de chaque entrepreneur a reçu un e-mail indiquant que s'ils lisent quelque chose de WikiLeaks, y compris par le site du New York Times, on leur supprime alors leur ordinateur immédiatement et un auto-rapport est établi. Ils n'ont plus qu'à avouer. Voilà une nouvelle hystérie McCarthyste.

     

    SPIEGEL: Savez-vous quelque chose de vos lecteurs ?

     

    Assange: Pas beaucoup, nous ne les espionnons pas. Mais ce que nous savons c'est que la plupart de nos lecteurs viennent de l'Inde, suivie de près par les États-Unis. Nous avons aussi un certain nombre de lecteurs qui font des recherches sur des personnes. Par exemple quand la sœur se marie et que quelqu'un veut en savoir plus sur le marié. Ou quelqu'un est en train de négocier un accord d'entreprise et veut savoir quelque chose au sujet de son partenaire potentiel ou un bureaucrate.

     

    La suite ICI

     

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  • 11 Janvier 2015 : quand les langues se délient enfin - 3

     

                Après l'attaque de janvier qui a décimé la rédaction, Charlie Hebdo a récolté entre 4,3 et 4,5 millions d’euros de dons. Le journal a réalisé 12 millions euros de marge brute depuis les attentats. Les deux actionnaires de l'hebdomadaire prévoient de finir l’année avec un excédent de 10 à 15 millions d’euros.

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Depuis que Charlie Hebdo croule sous le cash, rien ne va plus.

                      Une tribune dans Le Monde  en mars dernier au titre de "Pour une refondation de Charlie hebdo" chagrinera les patrons de l'hebdomadaire ; en effet, maintenant hors de danger sur un plan financier, des journalistes de l'hebdo militent pour une forme de société coopérative qui se situerait dans la droite ligne de l’économie sociale et solidaire que Charlie est censé prôner depuis toujours en lieu et place d'un journal au statut d’entreprise commerciale contrôlée seulement par deux actionnaires qui possèdent la totalité du capital du journal.

    Bientôt un courrier fuité dévoilera le contenu de la lettre de convocation à un entretien préalable de licenciement pour faute grave envoyée par l'hebdomadaire à Zineb El Rhazoui, journaliste signataire de la tribune qui en appelle à une refondation de Charlie Hebdo.

     Zineb El Rhazoui ne se laissera pas intimider pour autant : elle dénoncera l'accaparement des dons recueillis par les actionnaires.


                     « Ces millions ne sont absolument pas gérés par les journalistes. Nous ne savons pas ce qu'il est prévu d'en faire. La plupart des grandes décisions qui concernent Charlie sont le fait d'avocats. »

     

     

                Jeannette Bougrab, - la Yoko Ono de l'hebdomadaire -, ancienne compagne de Charb (ou non... car là encore,  la confusion règne) qui ne souhaitait pas être en reste, qualifiera Luz de caricaturiste médiocre et lâche...

     

     

                 Premier épilogue : Luz qui avait perdu une occasion de se taire à l'occasion des obsèques de Charb avec son "Qu'est-ce qu'on a pu s'encu*** toi et moi !" annonce qu'il quitte le journal.

     

    ***

     

                 Charlie Hebdo ne semble pas se relever depuis l'attentat de janvier. Faut-il y voir là le pourrissement d'une contradiction majeure ?

    Un journal au contenu libéral, atlantiste, sioniste et islamophobe au coeur d'une tradition libertaire ; tradition des Wolinski et Choron qui ne se reconnaissaient ni responsabilité ni devoir.

     

                    Le beurre et l'argent du beurre ; mariage de la carpe et du lapin... embrasement, conflagration et implosion : c'était assuré, et c'est arrivé.

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                  Pour prolonger, cliquez : Siné explique Charlie Hebdo

     

     

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  • Les inénarrables de l'information sur France Culture

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    Marc Voinchet anime le 7-9 de France culture cinq jours par semaine.

     

              Falot et transparent, avec Voinchet, c'est l'invité qui fait Marc Voinchet. A l'écoute de ses interlocuteurs - d'un Régis Debray par exemple, les jours de grâce, de plus en plus rares au demeurant -, on réalise alors tout le chemin qu'il lui reste à parcourir pour espérer comprendre de quoi il est question, et alors que c’est lui qui les pose ; et puis aussi, de quoi ses invités parlent… de quoi il en retourne, le plus souvent très vite laissé sur le bas côté de la route incapable qu'il est de se rendre vers une destination quelconque par ses propres moyens : sans doute Marc Voinchet a-t-il abusé de l’auto-stop dans sa jeunesse.

     
            Voinchet accueille chaque matin les chroniqueurs qui lui sont imposés par ses employeurs : un Hubert Védrine qui n'a plus rien à dire depuis dix ans, tout occupé qu'il est à gérer son petit business de consultant international ; aussi  « Pas de vague ! Surtout pas de vague ! » Une Caroline Fourest  portée à bout de bras par BHL et qui survit médiatiquement grâce à ce dernier, au prix de tous les abaissement et de tous les parti pris auxquels il est possible de se plier et de se conformer : toujours du côté de ceux qui cognent... sur les plus fragiles qui plus est, Caroline Fourest !

    Détendu et heureux, Marc Voinchet écoute tous ces chroniqueurs, encourageant les uns, relançant les autres, une petite poussette ici et là ; sa rédaction lui imposerait la présence d'un Chimpanzé qu'il se ferait primate tout en trouvant ça très très drôle, voire même spirituel.

     

              Tenez ! Une chose ! On ne commente jamais assez les voix de ceux qui parlent à la radio ; on a tort : on devrait car la voix dit tout, non pas tant de celui qui parle que de ceux qui ont recruté cette voix. Absolument tout. Aussi,à propos de Marc Voinchet et de tous les autres, vous pouvez parier que tous ces gens ont été recrutés au son de leur voix :

     

    « Parlez dans ce micro, un peu pour voir !

    - Vous ne voulez pas que je vous parle d'abord de mon   parcours ?

    - Non. C'est pas la peine. On s'en fout M'sieur Voinchet de votre parcours: on recrute pas un randonneur ni un marathonien. Bon alors, parlez pour voir !

    - ……………………….

    - Plus près, dans le micro !

    -.................

    - Très bien ! Vous avez la voix qu’il faut.

    - La voix qu’il faut ?

    - Oui. La petite musique qu’il nous faut, je sais que vous saurez la jouer et la chanter.

    - La musique ? Chanter, jouer ? Mais je...

    - Tranquillisez-vous, c'est une musique facile, à deux temps... une musique binaire et primaire. Une berceuse si vous préférez. Allez, rhabillez-vous ! Vous commencez dès demain. »

     

                 France Culture, c’est France Musique finalement mais c’est pas toute la musique non plus ; faut pas rêver ! Mozart, Brahms, Schubert dans l’ordre et dans le désordre avec toutes les permutations possibles - musique de fond aussi, tout au fond.

     

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    Brice couturier.

              Chroniqueur germanophile, des années durant, Brice Couturier a eu pour mission sur France culture, de nous vendre le modèle allemand, celui de Schröder, une consoeur allemande à ses côtés.

    Américanophile, atlantiste, néo-libéral, néo-conservateur, européiste convaincu et béat, va-t-en-guerre (excusez tous ces pléonasmes !)... et pour finir, guantanamophile, d’aucuns disent que, décidément, Brice Couturier file un mauvais coton ; d’autres, au contraire,… la laine qu’il faut ; une laine tondue sur le dos de tous les damnés de la terre dans une tonte qui ne tolère aucune contestation.

                 Quiconque est de bonne foi ne saurait néanmoins reprocher à ce « Brice de Nice » de faire l’âne comme tant d’autres soucieux de garder leur emploi et de prospérer dans la carrière : politique, journalisme et divertissement. N’ayez aucun doute : Bruce Couturier est ce qu’il dit qui est ce qu’il croit : Brice Couturier est un homme de religion, un homme de toutes les religions, sauf une - inutile de préciser laquelle -, car, homme de toutes les doxas, homme-béquille, Brice Couturier aime qu’on pense à sa place. Et vous pouvez parier qu’il se croit anticonformiste ; et en moins de mots qu’il faut pour le dire : un homme libre, libre et rebelle, un vrai !

     

               Est-il nécessaire de préciser que vous ne trouverez pas son contraire sur France Culture ? Non, bien sûr. Son contraire serait inassimilable par une rédaction qui n’a plus rien à envier à celle de ses confrères ; et ces confrères-là sont en faillite. A ce sujet, il serait peut-être temps que le CSA, régulateur de la mort du pluralisme dans les médias, s'intéresse cette anomalie au nom de la pluralité non pas de l'information mais des points de vue propagandistes.

     

              Brice Couturier est à la fois le monde tel qu'il est, tel qu'il sera et tel qu’il doit être quand on se moque de savoir s’il est bon qu’il soit ce qu’il est ou bien quand on manque d’ambition pour le genre humain ou que l'on a la lâcheté de croire que si ce monde était différent, eh bien… il serait pire encore. Aussi, sur le vu de ses attributs, de ses allégeances et de son cv-bréviaire, il vraiment surprenant que Brice Couturier, chroniqueur et contradicteur ventriloque et métronome, n'ait pas encore été nommé à la tête de France Culture ! Mieux… de France télévisions ; ou bien du journal Le Monde ! Que sais-je encore ! Tenez : du CSA ! Et pour finir : le fauteuil de l’Elysée.

    Comment ? Vous dites ? Celui qui l’occupe aujourd’hui remplit à merveille sa tâche : celle qui lui a été assignée par ceux qui ont permis qu’il soit candidat ; ce qui lui donnait un chance sur deux d’être élu ?

    Soit.

                 N’empêche, directeur ou Président… avec Brice Couturier,  ce serait pire encore, c'est-à-dire : mieux, tellement mieux ; car aujourd’hui, la politique du pire est bel et bien la politique du meilleur.

     

     

    Tara Schlegel (désolé, je n'ai pas trouvé de photo plus "flatteuse"... si l'intéressée pouvait toutefois m'en faire parvenir une qui... ) : livrée à elle-même entre 18h et 18h20, reine de l'information de surface et technicienne de la même spécialité, la fée du logis de la rédaction de France culture, munie de son saut, de son balai et de sa serpillière, Tara Schlegel fait le ménage en 20 minutes : et c’est alors qu’au terme de son intervention, tout devient clair ; tout est propre, limpide ; vous pouvez toujours chercher ! Vous ne trouverez pas une tache, pas une poussière ; inutile de passer derrière elle : la messe est dite et le ménage a été fait de fond en comble jusqu’au lendemain - même lieu, même heure ! - après un repassage vers 22H la veille au soir pour éteindre toutes les lumières : celles de l’entendement.

     

               Tara Schlegel est payée pour ne connaître que le présent de l'indicatif : il est, elle est, ils sont. Du bas de son prompteur, du haut des certitudes de ceux qui en rédige le contenu, sa présentation de l'actualité colle au plus près de tout ce qu'il faut dire quand on ne se reconnaît même plus le devoir d'aller chercher l'information non pas dans l’écume mais bien plutôt dans les abysses.

    Pour cette raison, et pour beaucoup d'autres encore sans doute, on sera tentés de penser que Tara Schlegel est à l’information ce que ce que Procter & Gamble est aux produits d'hygiène et d'entretien - lessive et Monsieur Propre ; et quand on sait que France Culture est interdite de publicité, la porte fermée et verrouillée, reste alors la fenêtre ou les conduits d'aération ?

    Allez savoir ce qu'on ne saura jamais ! Les voies des multinationales ne sont-elles pas tout aussi impénétrables que celle de Qui vous savez mais que l'on ne nommera pas ici car on ne veut pas d'histoires avec qui que ce soit.

     

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    Dernier élu : Hervé Garette. Il anime une émission de débat, « Du grain à moudre » ; une émission de plus depuis que le débat a remplacé le travail d’enquête. Et quand on sait que ces émissions, au format éculé, sont animées par des journalistes… on ne pourra que déplorer ce qu’est devenu ce métier.

    Avec Hervé Garette tout est dans la voix et dans le ton : flagorneur d’invités venus défendre, le plus souvent, un pré-carré au conflit d’intérêt toujours aussi sûr de son bon droit, Garette se gardera bien de s'en plaindre selon le constat suivant, érigé par la profession en véritable principe : « Si on ne doit inviter que des gens de bonne foi, honnêtes et libres, on ne pourra plus inviter personne ! »

    Toutefois, des amateurs-professionnels comme Garette oublient de préciser ceci ; ces gens honnêtes et libres… ce n’est pas parce qu’ils n’existent pas ou plus que l’on ne les entend pas mais bien plutôt parce qu’ils sont considérés comme inaudibles aujourd’hui… tout en gardant à l’esprit la crainte majeure des animateurs d’émission de débat : ne plus pouvoir réunir autour d’une table les heureux élus appelés à débattre de tout, de rien… et de son contraire, et alors que cela n’a plus aucune espèce d’importance car, aujourd’hui ,ce qui importe, ce n’est pas le débat mais la confrontation, à l’heure où le rapport de force en faveur d’une oligarchie vorace et intolérante qui a pris le contrôle de toutes les rédactions des médias de masse, n’a jamais été aussi défavorable aux plus faibles.

               Plus proche d'un animateur de RTL dans le ton, dans la forme et le fond, ou bien d’une émission telle que « Le téléphone sonne » sur France Inter qui, au fil des ans, semble n’avoir qu’un souci : comment éviter de passer à l’antenne l’auditeur trouble-fête ? Des auditeurs qui ne reculent devant aucun stratagème pour passer le portique de sécurité d’une liberté d’expression sur laquelle on a depuis longtemps tiré la chasse, Hervé Garette et toute cette rédaction de France Culture c’est la politesse dont crève toutes les démocraties ; un petit maillon, certes, mais un de plus dans la longue chaîne de cette mort silencieuse qui, de temps à autre, donne de la voix et dont, ces derniers jours on a pu entendre aussi l’écho… en rafale. 

     

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  • François Asselineau chez Ruquier : enquête sur une tentative de meurtre

     


    ONPC du 20/09 - Francois Asselineau

     

     

               Si sur Internet le fondateur de l’Union Populaire Républicaine qu’est François Asselineau est une « star » - ses vidéos-conférences sur l’Europe et la mondialisation réunissent des centaines de milliers d’internautes -, en revanche, dans ce qu’il est convenu d’appeler les médias dominants ou médias de masse, force est d’admettre que François Asselineau est inconnu, et qui plus est, de ceux qui, le samedi soir, ont pris l’habitude (fâcheuse ?) de penser qu’ils ne pouvaient décemment rien avoir de mieux à faire que de regarder l’émission « On n’est pas couché » animée par l’animateur toujours enjoué qu’est Laurent Ruquier, bon pied bon oeil, encadré par la productrice, fille de son père, Catherine Barma, sous la vigilance de ceux qui - non ! rien à voir avec le CSA dont les membres doivent très certainement se trouver dans un état d’endormissement profond à l’heure où cette émission s’éternise sans fin -, n’aiment rien tant que décider qui est respectable, et par conséquent, qui est digne d’être invité chez Ruquier et partout ailleurs, et qui ne l’est pas : pour celle-là ou celui-là, se sera niet ! Service public oblige  sans doute ? L’argent des contribuables, ça coûte cher ! De plus, il se fait de plus en plus rare par ces temps de pénurie financière ! Aussi, cet argent s’en portera mieux avec l’exclusion des trouble-fête, nous est-il murmuré dans le creux de  l’oreille.

     

    Car tous ces exécutants auront à cœur de nous éviter de côtoyer le pire qui soit et qui est… pour sûr ! Et vous savez quoi et qui ? Tout simplement, ceux qui ont la fantaisie ou le malheur, c’est selon, de ne pas raisonner comme il faut : les décalés, les dissidents, les… comment dire ? Les trous du cul insoumis et autres farfelus malades mentaux.

     

                "On n’est pas couché" ? Une punition suprême cette émission ! Vraiment ! Merci à Internet de nous permettre d’en faire le tour en 20 minutes quand on veut et où on veut ! Car, personne ne nous fera croire qu’il n’y a rien de mieux à faire un samedi soir ? Ou bien alors, c’est vraiment à désespérer de tout et de tout le monde.

    Aussi, samedi prochain, et tous les samedis suivants, faites-vous une faveur ! Ne restez pas, ne restez plus devant votre écran, même géant ! Sortez faire la fête ! Jouez avec vos enfants ! Ouvrez un livre, un vrai ! Quoi d’autre encore ? Ah tenez ! Faites l’amour ! et pas la guerre qui se joue à la télé, là, sous vos yeux : la guerre, toujours et encore la guerre, contre le « penser-autrement » !

    Relativisons néanmoins car il n’y pas péril en la demeure car, au dernier pointage, il semblerait qu’ils soient entre 2 et 3% de la population française âgée de plus de 18 ans à penser que cela vaut encore la peine de sacrifier à cette émission un samedi soir, pourtant si précieux car si rare puisqu’il ne revient qu’une fois par semaine.


    Dieu soit loué, s’il existe !

    Alors, quand on pense à Caron qui reproche au parti d’Asselineau un score inférieur à 1% à la dernière présidentielle… c’est un peu l’ambulance qui se moque des urgences, non ?

     

    ***

     

                Mais revenons à François Asselineau, à son parti et à son programme… quand même !!!!

     

    Souverainiste indécrottable, surtout s’il est question de « vendre »  la France, et pas n’importe laquelle, celle de de Gaulle et du Conseil National de la Résistance - Jean Moulin et la Gauche, la vraie ! -  socle d’un nouveau contrat social à la fin de la seconde guerre mondiale, tel un nouveau départ collectif…  vendre cette France-là donc, une France livrée au moins offrant,  plus connu sous le nom de « Oligarchie mondiale » ; un oligarchie sans culture, sans frontières ni morale, François Asselineau et son parti ont commis le crime suivant dans le choix de leur politique ; crime aussi impardonnable qu’inexpiable :

     

               - Sortir la France de l’U.E, du moins cette U.E qui nous a conduits à cette guerre contre les salaires, les acquis sociaux et l’Etat providence qu’est le projet européen ; projet piloté par la commission européenne, l’Allemagne, la B.E qui siège à Francfort,  et les USA…

     

              - Quitter  l’Otan, cette alliance qui n’est que le bras armé de la politique des USA  et un formidable levier auprès d’une Europe sommée d’adhérer sans conditions : tout dernièrement, la déstabilisation de l’Ukraine avec pour seul objectif, affaiblir une Russie souverainiste - le péché absolu par les temps qui courent ! -, afin de l’isoler de l’Europe en la forçant à commettre ce qui sera considéré comme une faute : défendre des intérêts vitaux en Crimée ; adhésion à une politique qui n’est capable de prendre en considération qu’un seul paradigme aussi sommaire qu’une exécution : « Quiconque n’est pas avec moi est contre moi ! Son châtiment sera le suivant : chaos, bombardement, ruine économique et meurtre de masse ! » … de la Lybie à l’Afghanistan, car cela n’aura échappé à personne : les USA qui n’ont pas besoin d’alliés mais de complices pour les accompagner dans chacun de leur forfait (ou crime)… ne sont disposés à partager le monde avec personne.

     

              - Sortir de l’Euro, du moins… sortir de cette monnaie unique qui n’a plus rien à envier au Deutschemark depuis que nos premiers ministres et Présidents sont régulièrement convoqués chez la chancelière allemande. Tout récemment : Valls qui a tenu à rassurer l’Allemagne : « Oui, les réformes qui vous avez faites voilà dix ans, nous les ferons ! Rassurez-vous !»

    Quelles réformes ? Pourquoi nous ? A quel titre ? Qui décide ? Qui a raison ? Qui est du côté du bon sens et de la justice ? Qui, où, comment, et pour(-)quoi ?

     

                  "Ne discutez pas ! Marchez au pas ! Pas de l’oie pour les oies que vous êtes tous !"

     

    Quiconque, il y a quinze ans, se serait aventurer à affirmer dans le but de nous alerter, que la France, soixante ans après la défaite du nazisme duquel les Alliés ont « sauvé » l’Allemagne, que la France aurait des comptes à rendre au sujet de ses recettes et de ses dépenses non seulement à la Commission européenne mais à l’Allemagne et à son chancelier en personne, nul doute que toute la classe politique et les médias dominants tout acquis à la cause de cette Europe et de sa monnaie unique, aurait hurlé à la désinformation, au complot, à la paranoïa et à la germanophobie primaire et irresponsable.

    Alors qu’aujourd’hui…

     

                   Et enfin…

     

             - Recours au référendum sur des sujets de société et de politique générale sur le modèle de la Suisse ; consultation indissociable du processus démocratique dans son ensemble. Et là, c’est franchement la panique chez nos élites qui ne craignent rien tant que le jugement du Peuple hors campagnes électorales car la classe politique qui n’a de cesse pourtant de céder devant les exigences du Capital pour un démantèlement du droit du travail,supporte mal, en revanche, les menaces de précarisation de leur statut d’élus que ce recours ferait peser : élus rémunérés entre 7000 et 15000 Euros mensuels, indemnités incluses ; ces dernières  non imposables.

    Certes ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs ! On le savait.

     

    La Suisse ? Après tout, pourquoi pas ! Pas de chômage, des salaires élevés et une démocratie qui pourrait sans hésiter donner des leçons à n’importe quel pays européen mais qui s’en garde bien pourtant ! Certes, il a bien son parasitisme bancaire et cette prospérité économique et financière qui repose en partie sur l’évasion fiscale ; évasion responsable en partie, dans les pays d’origine, des déficits budgétaires des Etats et des comptes sociaux... n’empêche !

                

     

    ***

     

                  Voilà résumé une partie du programme de François Asselineau. Face à quoi, on s’en doutera, les deux acolytes de Ruquier, conscients comme personne ( car… placés au cœur d’un dispositif à propos duquel on reviendra plus tard) des enjeux colossaux que ce « programme » remet en question et en cause… se devaient de réagir sans délai et sans faute : lui rentrer d'dans à cet Asselineau ; lui voler dans les plumes ; le discréditer ; voire même… le ridiculiser ; mais surtout… ne pas prendre le temps de débattre même sommairement car c’était sans aucun doute lui offrir l’opportunité de développer des idées jugées inaudibles et quasi blasphématoires.

     

                 Le danger, ces deux-là l’ont flairé tout de suite ; et il était inconcevable que l’on puisse leur reprocher d’avoir été quelque peu complaisants à l’endroit d'une critique radicale des USA, de l’Europe et de l’Otan (.... manquait plus qu'une critique du sionisme !) car, tous deux le savent : ils sont aussi et surtout payés pour ça... pour ne jamais l’oublier : pour preuve… dans les médias dominants, on n’a jamais vu la carrière d’aucun « journaliste » qui se serait montré disons « fair-play » - « fair-play » et à la hauteur de son métier -, face au programme politique d’un François Asselineau  prospérer ; ceux qui ont pu un jour s’y risquer, ont été débarqués. Ou bien alors que l’on nous donne des noms.

     

               "On reçoit François Asselineau ! Panique à bord ! Souquez ferme les gars (et les filles) !"

     

    Ces deux ventriloques se devaient de frapper fort, très fort, très vite, non pas sur le fond… car ces deux-là n’ont ni les compétences requises ni l’esprit ; de plus le cadre de l’émission de Ruquier ne s’y prête pas, comme quoi les choses sont bien faites finalement ! D’où, à ce propos, l’inutilité de placer auprès de Ruquier deux pointures disons « intellectuelles » mais  bien plutôt, des intervenants de 3è zone et de 4è catégorie, journalistes-animateurs de plateau télévisé car pourquoi gâcher des compétences… et puis, faire l’âne pour continuer à toucher son avoine n’est pas à la portée de tout le monde ; il faut quand même être un peu bourricot depuis la naissance contrairement à ce qu’on peut penser  de ce qu’il est convenu d’appeler « la politique du caméléon », genre : « Ne vous y fiez pas : je ne suis pas ce que  j’affiche ! » - car, chassez le naturel (l’intelligence, le courage et l’expertise), il revient tôt ou tard au galop ! C’est un risque que la productrice de Ruquier ne peut pas se permettre d’envisager, encore moins, de prendre.

    Caron et Salamé se devaient donc de cogner fort sans jamais aborder le fond (pas le temps, pas de compétences pour ça, et puis, pas folle la guêpe non plus !) : procès d’intention, résumé caricatural, amalgame avec le FN alors que la tradition politique auquel Asselineau appartient (de Gaulle et le CNR) est par essence anti-FN (un FN d'une tradition nationaliste discriminatoire et raciste - entre autres calamités)  jusqu’au moment où Caron reprochera à Asselineau son public, ceux qui, sur Internet, écoutent et relayent ses conférences ; un peu comme si l’on devait, ou pouvait, en toute bonne foi, reprocher à un auteur une partie de ses lecteurs…

    Sauf erreur, même l’œuvre de George Orwell n’avait pas anticipé une telle inquisition ! Faut bien dire que chez Orwell, il ne devait plus y avoir, d’ici 1984, ni lecteur ni téléspectateur dignes de ce nom. Aussi…

     

                 Mais alors, comment Asselineau a-t-il pu penser qu’il pourrait développer sereinement deux ou trois analyses face à ces deux joueurs qui ont, un jour, gagné le jackpot à la loterie : le droit de poser leurs fesses chaque samedi soir dans le siège qui est le leur ?

                « François, tu t’es pris pour BHL ou quoi ?Tu ne peux rien contre Caron et Salamé ; ils le savent. Alors, c’était couru d’avance : ils allaient te trucider allégrement et sans risques pour eux ! »

     

                Caron et Salamé avaient vraiment tout à gagner en portant le discrédit sur le programme d’Asselineau, et sur sa personne car, pourquoi se gêner après tout ! D’autant plus que Caron avait de par sa prestation face à BHL, la semaine précédente, très certainement des gages de bonne conduite (comprenez « de penser-correct » servile et craintif) à re-donner sans tarder, et nombre de « commanditaires » à rassurer (Dis Caron, dis-nous que tu sais encore ce qu’on attend de toi parce que là, on a des doutes !)  car le domestique dont les petites révoltes ne sont le plus souvent que des sautes d’humeur donnera volontiers une pichenette à son maître qui préférera en sourire sans lui en tenir vraiment rigueur ; en revanche, le chauffeur-livreur qui sonne à la porte devra craindre le pire ; ce domestique, le même, le trucidera car le courage des faibles est comme un écran de fumée : il donne l’illusion de s’en prendre aux forts pour mieux s’en prendre à plus faible encore.

    Pour son malheur, François Asselineau était le chauffeur-livreur ce soir-là chez Ruquier.

    Quant à Léa Salamé, si elle n’avait sans doute personne à rassurer après sa prestation face à BHL, elle a toutefois (on n’est jamais assez prudent !) tenu à en rajouter pour ne pas être en reste vis-à-vis de son binôme ; et puis, un salaire est un salaire, il faut le justifier surtout s’il est confortable et inespéré : « Avec votre histoire de référendum, de retrait de l’Otan, de l’Europe et de l’Euro, vous voulez que  la France rejoigne la Suisse ? C’est ça ? ».

     

    No comment.

     

    Si : une gourde !

     

     

                  Mais diable ! Qui a décidé et quand…  que c’était « bien » de soutenir les USA, la Commission européenne, la B.E de Francfort, le modèle économique et social de l’Allemagne, et « mal »… carrément irresponsable, voire fascisant, de proposer un autre angle de vue, une autre analyse... bref ! de raisonner en dehors de ce carcan qu’est l’allégeance à des politiques belliqueuses et mortifères qui méritent à la fois d’être sérieusement questionnées ; et plus important encore, auxquelles on doit pouvoir opposer une critique radicale avant de proposer un projet tout autre, et ce afin d’éviter à terme, une conflagration quasi générale, des sociétés aux libertés minées par des actes qui seront qualifiés de « terroristes » par des pompiers-pyromanes éhontés, pour ne rien dire de la remise en cause de notre contrat social… pour faire court : afin d’éviter d’y laisser notre dignité dans une existence sans avenir car sans promesses, sinon une seule :  la soumission ?

     

    ***

     

                Revenons à ce reproche de Caron et de Salamé fait à Asselineau, on ne sait au nom de quoi et de qui,  à propos du score de son parti lors de la présidentielle de 2012.

    Asselineau s’en expliquera ou bien plutôt, tentera de l’expliquer comme suit : « On ne me connaît pas, mon parti et moi, ni son programme car je ne suis jamais invité dans les médias.»

    Et nos deux siamois s’étonneront, ou bien plutôt… feindront de s’étonner : « Comment ça ! Asselineau pense sérieusement que son absence des médias de masse est responsable du score de son parti ? Asselineau ferait donc un lien entre la couverture médiatique d’un parti, et plus encore d’un candidat, et son résultat dans les urnes ? Invraisemblable cet Asselineau, vraiment ! »

     

    Caron et Salamé nous donneront alors à penser, contre toute attente, car il en faut du culot,  ou bien, n’être plus capables de se voir descendre au plus bas de l’échelle de la tartufferie tellement on y est descendus, que les médias de masse en général, et la télé en particulier, n’ont aucune incidence sur le succès d’une campagne électorale : le dernier constat à ce sujet concernera le FN avec un score de 25% aux élections européennes ; parti qui aura été omniprésent dans les médias ; le CSA le confirmera sans pour autant s’en inquiéter ; pour ce Conseil.

    Mais personne n’est dupe ! Du moins, c’est à espérer. Ce reproche de Caron et Salamé au sujet du score du parti d’Asselineau avait trois objectifs :

                - Faire comprendre à ceux qui ne connaissent pas Asselineau qu’ils n’avaient rien perdu…

     

               - Le sérieux du programme d’Asselineau (la faisabilité de sa mise en oeuvre et de son exécution, dirons-nous ! Ou la logique et la véracité des analyses qui le sous-tendent… )  se mesure à l’aune du score obtenu par son parti (mais alors, un FN à 25%, qu’est-ce à dire Monsieur Caron ?) Autant dire : nul ce programme !

     

                        Et puis aussi…

     

             - Remplir le rôle pour lequel Salamé et Caron sont payés sans que l’on ait besoin de le leur rappeler : légitimer autant que faire se peut un projet mondialiste dans lequel la France et l’Europe seront appelés à se fondre avant de s’y noyer et d’y sombrer tout à fait, là où le commun des mortels et les plus avisés d’entre nous y laisseront leur liberté et un avenir dynamique car porteur de remises en cause salutaires et salvatrices de tout projet qui serait un véritable attentat à nos vies pour le plus grand profit d'une survie, une non-vie ou sous-vie, dans la peau d’êtres humains « marchandise » qui ne seront plus une fin mais un moyen : remplir les poches d’actionnaires voraces…


    On l’aura compris : le crime d’Asselineau (tout comme celui de Dupont-Aignan, soit dit en passant !) c’est de ne pas se tenir auprès du FN ; nationaliste et raciste. Ce qui aurait grandement simplifié les choses pour Caron et Salamé ; à ce propos, peut-on parier qu'Asselineau aurait été reçu avec déférence et écouté d'une tout autre oreille, fort d'un 25% aux dernières élections européennes ?

     

    Car, Salamé et Caron savent parfaitement ce qu’il en est du rôle des médias et de l’incidence de leur influence sur l’électorat. Aussi, là est la clé de la compréhension de ce qui se joue aujourd’hui dans les médias ; le jeu auquel il nous est demandé non pas de participer derrière nos écrans mais simplement d’assister en téléspectateurs passifs et attentifs, impressionnables à souhait, sous-informés aussi et surtout, désireux de ne pas s’engager dans des voies anxiogènes : celle d’un questionnement qui, fatalement, mène à une remise en cause de ce qui, quotidiennement, nous est donné à penser.  

    In fine, on nous demandera de ne retenir qu’une leçon de la prestation "Salamé-Caron" :

     

                 « Seuls sont gagnants ceux qui acceptent d’adhérer sans conditions ;  ils passeront à la télé, occuperont des places enviables par tous ;  les autres non. Vous n’êtes pas convaincu ? Regardez donc Asselineau : personne ne le connaît car, dans les faits, personne n’a besoin de le connaître ; c’est un rabat-joie ! Ses fréquentations, même accidentelles ou passagères, sont inexcusables… et son programme au mieux loufoque, au pire dangereux ; c’est un infréquentable, un paria. Alors, ça vous tente le sort d’Asselineau ? »

    -      Non merci M’sieur !

    -     Très bien. Souvenez-vous-en quand vous retournerez travailler lundi et la prochaine fois que vous irez voter. »

     

                 Qu’est-ce à dire ? Face à ces deux marionnettes sorties tout droit du théâtre de Guignol mais… sans Guignol car, seuls les gendarmes sont autorisés à se produire, à quoi assistons-nous ?

    A la  mauvaise foi ! Rien moins. Rien de plus. Oui, la mauvaise foi ! Une mauvaise foi sans complexe, déterminée, d’un sang-froid d’une rare violence, d’un mépris total pour sa victime ; aussi, une telle mauvaise foi méprisante ne peut être le prolongement que d'un autre mépris : celui que l’on finit par cultiver envers soi-même à force de renoncements car, cette mauvaise foi c’est celle de l’auto-humiliation non assumée et que l’on fait payer à l’autre  ; et cette mauvaise foi-là est bien de cette nature : plus qu’une diversion, plus qu’une arme…  un réflexe pavlovien de survie ontologique menacée par un compromis professionnel déshonorant et, faut-il le préciser, un train de vie dispendieux : la louche de caviar que l’on a saisie quand elle s’est présentée et qui ne repassera pas deux fois.

    Oui ! Une mauvaise foi qui a pour origine le fait que Salamé et Caron ne peuvent en aucun cas, ouvertement du moins, reconnaître face à Asselineau, qu’il y a bien un lien entre le score d’un parti  à une élection et la fréquence de son passage (quel média, quel créneau horaire, quels conditions d’accueil et quelle durée) dans les médias, car reconnaître ce lien c’est reconnaître qu’ Asselineau est volontairement ostracisé ; le reconnaître c’est reprocher cet ostracisme à ceux qui décident de qui passera ou ne passera pas chez Ruquier et partout ailleurs ; le leur reprocher c’est les remettre en cause ; les remettre en cause, c’est laisser entendre qu’Asselineau est tout à fait digne d'être reçu dans les médias de masse ; le penser revient à affirmer que le programme d’Asselineau peut se défendre ; laisser entendre qu’Asselineau, ça tient debout finalement, cela reviendrait à  remettre en cause l’accord tacite qui lie nos deux compères  - et qui les engage plus sûrement qu’une signature sur un contrat - à ceux qui ont décidé de leur accorder la place qu’ils occupent chaque samedi soir ; dénoncer cet accord… c’est bien évidemment prendre le risque d’une non-reconduction de leur contrat chez Ruquier-Barma, ou à défaut, de devoir gérer le stress qui consiste à re-donner dans les semaines qui suivront, et chaque semaine, des gages de ralliements à une pensée unique et indépassable dont les règles ne souffriront aucune entorse ; or, personne ne prendra à un tel risque car personne ne fera l’économie d’un revenu qui s’élève à plusieurs centaines de milliers d’Euros au nom d’un intérêt supérieur, intérêt opposé à ce qui n'est qu'une guerre, une autre ! contre ce que le fronton de nos mairies affichent encore :  « liberté, égalité et fraternité » ; projet qui signe la mort d’une ambition toujours menacée, et qu'il nous faut remettre cent fois sur le métier d’une détermination qui n'est jamais à l'abri d'un fléchissement.

    Car enfin, au nom de quoi sacrifieraient-ils le confort, l’aisance, la tranquillité d’esprit que confèrent des revenus qui représentent des dizaines de fois le revenu moyen (revenus qui, dans les médias, sont plus proches du "pot de vin" ou d'une rémunération de tueur à gage que d'un salaire) ? Quand on a placé au centre de son existence et pour toute réussite à la fois personnelle et sociale, la notoriété et le confort matériel, que peut-on bien vouloir pour les autres ? Projet de vie qui… qu’on le veuille ou non, ouvre la porte à toutes les bassesses dont un être humain est capable face à une dépendance matérielle et un narcissisme consommé et maintenant… irrésistible : se voir et se regarder être vu et entendu chaque semaine par des millions de téléspectateurs.

          

    Lâcheté des faibles, absence de courage, celui de l’intelligence... c’est sûr ! Aujourd’hui il faut un courage immense pour refuser de faire l’idiot, refuser d’accepter de faire sciemment l’imbécile  - journalistes, personnel politique, artistes (voyez le cas Dieudonné !) ! Car, ce dont il est question, c’est de courage et de son absence ; et pour revenir à François Asselineau et à son programme, tout un chacun, un tant soit peu informé, est capable d’identifier et de dresser le bilan de politiques qui ne prennent même plus la peine de cacher le fait qu’elles ne placent plus au centre de ses préoccupations notre devenir à la fois unique, individuel et collectif d’êtres humains.

     

                Ce soir-là c'était donc François Asselineau... de la trempe de ceux qui savent conduire une analyse jusqu'à son ultime conséquence, et d’autres encore pour lesquels seule l’Histoire est une lumière incomparable - ce qui a été, comment et pourquoi ;  la vérité des faits ; et ceux-là aussi, capables de trancher le noeud gordien du mensonge, nous révéler les dessous des cartes ; et puis, plus précaires car plus exposés… les lanceurs d’alertes - Assange et Snowden -, et bien… tous devront accepter, au mieux, de se faire sermonner et taper sur les doigts à coups de règle par ceux qui, face aux domaines de compétences de tous ces « fêlés » de la dissidence - connaître, comprendre et dénoncer -, ne sont que le pâle reflet de ce qu'on pourra nommer « la raison citoyenne et politique », non pas de celui qui est du côté du manche pour le temps qu’il lui sera accordé de le tenir contre celui qui se prend la lame en pleine face, mais bien « la raison » de celui qui a longtemps laissé mûrir en lui les tenants et les aboutissants de notre "être au monde", au terme d’un long voyage aux périples sans nombre comme autant d’expériences qui forgent et le caractère et l’esprit : une personnalité entière, riche et cohérente.

    Pensez un instant à tous ces Ulysse maintenant rentrés au port ! Au moment où ils sont sur le point de nous conter leur histoire, car tout homme est une histoire, privés d'arc et de flèches, les voilà sans défense ; et c'est alors que des nains de l'existence et de l'engagement citoyen les assassinent, Homère avec eux bien évidemment ! Homère à qui il ne sera pas donné de nous rapporter ce qu’il a vu, entendu et compris… même pas une ligne, rien.

    Si les spectateurs peuvent être autorisés à monter sur scène pour prendre leur destiné en main à des moments-clés de leur histoire  - on pensera aux révolutions -, depuis quand, est-ce que des élèves de première année, condamnés à redoubler sans fin, qui plus est, sont-ils autorisés à monter sur l’estrade de celle ou celui qui, des années durant, loin des lumières de la notoriété et de salaires mirobolants qui achètent au prix fort celui qui, trop faible pour résister, accepte de se vendre pieds et poings liés… a oeuvré d’arrache-pied afin que nous ne mourions pas tous idiots, mais debout, sûrs de notre droit, que l’on puisse leur tenir tête à tous, ou plus simplement, leur signifier qu’ils n’ont qu’un devoir : exécuter les ordres qu’ils ont reçus sans pour autant chercher à expliquer qu’il n’y aurait rien de personnel là dedans, alors que si : tout est personnel ! Toujours ! Celui d’un confort matériel et moral qui repose sur un asservissement face à ceux qui savent encore d’où l’on vient tous : de la dernière catastrophe que nos pères n’ont pas su éviter et de la prochaine qui pointe à l’horizon.

    Chez Ruquier ce soir-là, ce sont des élèves qui ont fait la leçon, ceux du fond de la classe, et comme un malheur n’arrive jamais seul, et que le ridicule ne tue plus, une vedette de variété, Michel Sardou, a cru bon de se joindre à eux ; il est vrai qu’une grande partie des téléspectateurs peuvent avoir la faiblesse de penser : « Si on est connu et quand on a un peu de blé, c'est qu'on a sûrement raison ! »

    Raisonnement à caractère censitaire de ploucs de la conscience politique, qui se tirent une balle dans le pied. Bientôt ils se retrouveront estropiés et tout surpris de ne plus pouvoir se mouvoir sinon dans un fauteuil roulant !

    La bonne blague !

    Autant pour Asselineau donc qui n’est justement pas « connu » ni  plus argenté qu’il est sans doute raisonnable de l’être (à vérifier quand même !)

    Avec Michel Sardou, Salamé et Caron ont trouvé là un soutien de taille, le seul qu'ils méritaient sans doute. Rien de surprenant, ce duo chez Ruquier est un peu à la raison du plus honnête, du plus intelligent et du plus courageux ce que le répertoire de Michel Sardou est à l’œuvre d'un artiste tel que... disons, Léo Ferré. 

     

                 Mais alors, quel sens peuvent-ils tous donner à leur existence, tous ces prévaricateurs car si la vocation d’un être humain c’est, par exemple, de se lever le matin et d’aller cueillir des champignons : très bien alors ! Il y a va, il s’en retourne, il n’a maltraité personne ; s’il s’est baissé, du moins ne s’est-il jamais a-baissé au cours de sa cueillette, pas plus qu’il n’aura rabaissé qui que ce soit, alors que si vous faites le choix de vous produire tous les samedis soirs devant deux à trois millions de téléspectateurs dans les conditions dans lesquelles Ruquier et son duo se produisent, à quoi peut-on bien servir alors ? A quoi servent-ils et à qui, si on oublie un moment les motivations de ceux qui les rémunèrent ? Car si l’on sait qui vous servez, au moins est-on encore en droit de vous demander à quoi vous servez, à quoi vous nous servez ? Et à quoi vous aurez servi quand le moment sera venu de passer la main ?

    On nous objectera que si l'auteur Céline était né 50 ans plus tard, tous les médias lui auraient fermé leurs portes au nez ! Soit.

    Lui, Céline, aujourd'hui considéré comme un des plus grands auteurs de la littérature mondiale, avait compris bien avant tout le monde, dès les années 20, après la conflagration de 14, que l’avenir appartiendrait à quelques millions de caniches nains, de la trempe bien humide, voire détrempée, le fond de culotte un peu lourd aussi, d’une Salamé et d’un Caron, aux ordres d'une oligarchie tout occupée à asservir quelques milliards d’êtres humains hébétés.

    Et si Caron et Salamé ont pu se comporter comme ils l’ont fait ce soir-là du haut de leur clocher… aux et de pauvres cloches, ne cherchez pas : c’est qu’ils sont couverts et re-couverts d’une carapace mentale d’une épaisseur telle qu’ils ne se voient même plus déchoir tellement l’environnement dont lequel il baigne, eux et tous les autres, est propice à un aveuglément dans la déchéance ; et si par malheur, demain, tout le monde devait se soustraire au jugement de ses contemporains ou que ces jugements ne puissent plus se faire entendre, notre humanité y laisserait tout ce qu’elle a de plus précieux : la capacité de pouvoir se relever, se remettre, se rétablir de la prochaine catastrophe qui ne manquera pas de la frapper, balle au centre avec remise en jeu incertaine cette fois-ci ; elle pourra quand même, cette humanité, se vanter d’avoir connu l’ivresse du combattant qui sort de sa tranchée ivre mort, sous les ordres hurlés de son chef,  pour mieux mourir quelques mètres plus loin criblé de balles.


                Aussi, que François Asselineau se console : c'était perdu d'avance, les dés étaient pipés : Caron et Salamé nous en ont magistralement apporté la confirmation.

     

    ***

     

                D’aucuns, pessimistes, penseront que le rapport  de force est tellement en défaveur de ce qu’on appellera la « dissidence » que l’on peut raisonnablement en conclure qu’il est vain de se laisser tenter par un passage télévisé ( Etienne Chouard chez Taddéï, vendredi dernier…. en aura fait l’amère expérience et nous avec lui), avec un CSA intouchable et inaccessible à ceux qui ne sont pas en position d’exiger qu’il rende des comptes, lui qui a la prétention de pouvoir en demander...

    Certes, il se peut que plus rien ne puisse plus être tenté. Aussi, un repli sur Internet demeure la solution avec l'auto-production et l'appui d'un collectif  tout en partant à la rencontre de l'autre, de tous les autres… et là, nous avons dix ans d’avance… une fois le petit écran déserté, ses starlettes aux oubliettes.

    _______________

     

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  • "Ce soir ou jamais" et Frédéric Taddéï sont-ils en danger ?

     

     


                   La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 37e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

                    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

     

    _______________________

     


            Quand Taddéï... tendu (on sent chez lui le poids du harcèlement dont il est la victime depuis des mois, voire des années) doit rendre des compte à une fausse blonde, animatrice-journaliste-mannequin... (du moins... pour le temps qu'il lui sera donné de rester et mannequin et animatrice et "journaliste" car les belles années passent vite !), c'est nous tous qui le soutenons qui sommes tenus de rendre des comptes : à quand la prochaine humiliation ?

     

     

    ***

     

     

                Après  le « Six minutes pour Hitler et cinq minutes pour les Juifs» lancé à la cantonade par Caroline Fourest à propos de l’émission « Ce soir ou jamais »  et de son animateur Frédéric Taddéï – émission dans laquelle elle a pu maintes fois s’exprimer en toute liberté…

    Calomnie pure et simple de la part d’une ingrate (1) pourrie-gâtée par des médias complaisants et complices  - sponsorisée par BHL (entre autres sponsors), Fourest peut dire n’importe quoi sur n’importe qui sans être inquiétée -, un Patrick Cohen de France Inter (lui aussi, sponsorisé par les mêmes) lui emboitant le pas…

    Ce qu’il faut bien appeler une tentative de lynchage contre Frédéric Taddéï à grand renfort de sous-entendus et de propos calomnieux semble se déployer dans tous les médias ; et pour ne pas être en reste… au Nouvelobs aussi par l’intermédiaire de Bruno Roger-Petit, chroniqueur-invité à l’invitation permanente, grand pourfendeur de tous ceux que tous les médias pourfendent partout ailleurs.

    En effet, on ne trouvera pas un seul article favorable à Taddéï.

     

                Belle unanimité des médias, une fois encore (on pense à l’unanimité contre Dieudonné)... les hyènes sont lâchées ! Il est vrai que l'union fait la force ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux.

     

    Des médias au sein desquelles une soumission totale est exigée ; dans le cas contraire, c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion : la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé.

    D'où le discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires (la banque, le commerce des armes et l’industrie du luxe) refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites.

                Nous sommes maintenant, et sans l’ombre d’un doute,  face à ce qu’il faut bien se résoudre à appeler "une chasse aux sorcières » car Taddéï  fait tache dans le paysage audiovisuel français : vous pensez bien, il est le seul et le dernier à proposer des débats sur des sujets qui peuvent en fâcher plus d’un et plus d’une, certes ! Mais des sujets en contrepartie desquels, les téléspectateurs peuvent accueillir des hommes et des femmes indépendants qui ne doivent donc rien à personne mais tout à leur intelligence, leur expertise et leur honnêteté : cocktail détonnant et d’autant plus insupportable.

     

                Taddéï le dernier, Taddéï le seul… et  c’est déjà de trop ! Injonction, oukase, calomnie, édit ou fatwa - c'est au choix -, mais alors, qui veut la peau de Taddéï ?


    Une caste vorace et fourbe qui n’a de cesse d’être aux ordres d’une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous.

     

                   Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, ce n’est sûrement pas l’éthique professionnelle de Frédéric Taddéï dans l’exercice de son métier de journaliste et d’interviewer…

    Non, le danger, une fois encore, c’est cette unanimité contre lui.

     

                   Mais alors, le moment venu, quand la menace se fera plus précise encore, qui donc proposera de soutenir Frédéric Taddéï contre cette tentative de coup d’Etat sur la démocratie, la liberté d'expression et liberté de conscience ?

     

                 Autre coup d'état, encore un : il suffit de penser à l’arrêt du juge Bernard Stirn du Conseil d’état rendu à la demande de Valls qui interdira de spectacle Dieudonné et son public.

     

    Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés, tous ces supplétifs d’une caste qui n’en a jamais assez - plus ! toujours plus ! Ce qui se solde par moins, toujours moins de liberté de conscience et d'expression ! -,… ne feront-ils pas alors le choix de protéger leur avenir professionnel en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

     

    L’avenir le dira.

     

    En attendant, que l’on reconnaisse en toute bonne foi que nous avons de bonnes raisons d’être pessimistes - quand même !


     

     

    1 - "La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! ... D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?"

     

    ÉLOGE DE LA CALOMNIE - Beaumarchais   « Le barbier de Séville, II-8 »

     

     

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  • Revue de presse de Serge ULESKI : les frasques éditoriales du Nouvelobs

     

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                   La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 37e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

                    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.


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    Antisémite, "national-socialiste" : comment devient-on Alain Soral ?

     

              Au sujet de cet article qui instruit à charge le "dossier Alain Soral"  (juges d’instruction les journalistes ? Mauvais, qui plus est ! Car un juge doit instruire avec impartialité), difficile de ne pas y voir un véritable procès d’intention contre l’essayiste, un article de propagande d'une journaliste dont la profession est humiliée chaque jour : une formation au rabais, pas de culture, un travail sans feuille de paie (ou bien une feuille de paie qu’on n’oserait pas montrer) ; un « job », plus qu’un métier dans lequel une soumission totale est exigée… sinon... c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion : la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé.

    Même si cet article contre Soral n'a aucune espèce d'importance car si d'aventure cette journaliste devait penser différemment, elle ne pourrait pas l'écrire. D'où le discrédit des médias dont les proprios refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein d'une même rédaction car tous doivent converger.

    ***

     

                A propos du « cas Soral »  - après « l’affaire Dieudonné »-,  qu’il soit permis néanmoins de rappeler ceci  :


    Céline avait un problème avec les Juifs (et nombre d’auteurs bien avant lui aussi... de Voltaire aux Goncourt - près de deux cents ans d’antipathie à l’endroit de cette ethnie) avant de vomir sur toute l'espèce humaine. Dont acte.

    Heidegger, lui, avait sa carte au parti nazi en 1943 ; il pensait que Hitler était la meilleure chose qui soit arrivée à l’Allemagne et à l'Europe.

    Aujourd’hui, Céline est une figure mondiale de la littérature admirée, respectée qui en a formé plus d'un.

    Heidegger a formé tous nos philosophes ; aujourd'hui, on le commente jusqu'à plus soif, colloque après colloque, dans toutes les langues, et sans animosité ni procès d’intention ; bien au contraire : on lui tresse des lauriers comme à personne d’autre.


                Critique littéraire en 1930 (ou plus simplement journaliste), qui aurait bien pu souhaiter passer à côté de Céline ?

    Philosophe, à la même période, là encore, qui aurait bien pu souhaiter passer à côté de Heidegger ?

    C'est sûr : ces gens-là, et d’autres, ont troué le cul de leur époque et de ceux qui devaient sans doute ressembler aux chroniqueurs et journalistes qui aujourd’hui lynchent avec leur plume qui un Dieudonné, qui un Soral, qui un Tariq Ramadan, qui un Nabe, qui un Meyssan, qui un Faurisson, et d’autres encore : Jean Bricmont, Frédéric Taddéï...

    Aussi... au regard de l’engagement d’un Céline ou d’un Heidegger, force est de constater que l’essayiste Alain Soral a encore de la marge et une sacrée distance à parcourir et à combler pour peu que ce soit là son projet.


              Qu’il soit permis de rappeler ceci : un journaliste... n’est ni un juge d’instruction, ni un commissaire politique et certainement pas un flic… un OPJ chargé d'enregistrer les plaintes des bourgeois des beaux quartiers qui ne supportent pas le tapage nocturne de fêtards et autres joyeux lurons.

     

    ***


                Pour rappel :

    Alain Soral ou la raillerie nietzschéenne

     

            soral,dieudonné,celine,heidegger,esclavage,shoah,klarsfeld,information,société,actualité,vallaud-belkacem,filippetti   Difficile de se passer de l'intelligence d'Alain Soral ! Il est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Glouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes, les plus intelligentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours.


    Certes ! Il lui arrive de se disperser et de s’éparpiller un peu trop parfois car, quand on est sûr, avec raison, de son talent, on peut facilement être tenté de croire que tout ce que l’on fait ou dit relève de ce même talent, alors qu’il peut très bien s’agir tout simplement d'une bêtise sans nom.

                 Mais alors... que celui qui n'a jamais péché - péché d'orgueil -, lui jette la première pierre !

     

     

    Manuel Valls n'est plus le chouchou des Français : l'affaire Dieudonné a eu raison de lui  par Bruno Roger-Petit


              Les gens n’aiment pas qu’on leur force la main. Jamais ! Même si…


    « En douceur Valls ! En douceur, mon gars et ça marchera, tu verras ! »



    Frédéric Taddeï, Dieudonné et "Jour de colère" : une convergence intrigante et ambiguë ?


     
               Quand Taddéï... tendu (on sent chez lui le poids du harcèlement dont il est la victime depuis des mois, voire des années) doit rendre des compte à une fausse blonde, animatrice-journaliste-mannequin : du moins... pour le temps qu'il lui sera donné de rester et mannequin et animatrice et "journaliste" car les belles années passent vite !

    A quand la prochaine humiliation ? Où et avec qui ?


     ***


                Après  le « Six minutes pour Hitler et cinq minutes pour les Juifs» lancé à la cantonade par une Caroline Fourest  sponsorisée par BHL (entre autres sponsors), à propos de l’émission « Ce soir ou jamais »  et de son animateur Frédéric Taddéï – émission dans laquelle elle a pu maintes fois s’exprimer en toute liberté…

     

    Calomnie pure et simple de la part d’une ingrate (1) pourrie-gâtée par des médias complaisants et complices  - Fourest peut dire n’importe quoi sur n’importe qui sans être inquiétée -, un Patrick Cohen de France Inter (lui aussi, sponsorisé par les mêmes) lui emboitant le pas…

    Ce qu’il faut bien appeler une tentative de lynchage contre Frédéric Taddéï à grand renfort de sous-entendus et de propos calomnieux semble se déployer dans tous les médias ; et pour ne pas être en reste… au Nouvelobs aussi par l’intermédiaire de Bruno Roger-Petit, chroniqueur-invité à l’invitation permanente, grand pourfendeur de tous ceux que tous les médias pourfendent partout ailleurs.

     

    En effet, on ne trouvera pas un seul article favorable à Taddéï.


                Belle unanimité des médias, une fois encore (on pense à l’unanimité contre Dieudonné)…les hyènes sont lâchées ! Il est vrai que l'union fait la force ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux.

    Des médias au sein desquelles une soumission totale est exigée ; dans le cas contraire, c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion : la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé.

    D'où le discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires (la banque, le commerce des armes et l’industrie du luxe) refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites.

                Nous sommes maintenant, et sans l’ombre d’un doute,  face à ce qu’il faut bien se résoudre à appeler "une chasse aux sorcières »,  car Taddéï fait tache dans le paysage audiovisuel français  : vous pensez bien ! il est le seul et le dernier à proposer des débats sur des sujets qui peuvent en fâcher plus d’un et plus d’une, certes ! Mais des sujets en contrepartie desquels, les téléspectateurs peuvent accueillir des hommes et des femmes indépendants qui ne doivent donc rien à personne mais tout à leur intelligence, leur expertise et leur honnêteté : cocktail détonnant et d’autant plus insupportable.

     

                Taddéï le dernier, Taddéï le seul… et  c’est déjà de trop ! Injonction, oukase, calomnie, édit ou fatwa - c'est au choix -, mais alors, qui veut la peau de Taddéï ?


    Une caste vorace et fourbe qui n’a de cesse d’être aux ordres d’une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous.

     

                   Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, ce n’est sûrement pas l’éthique professionnelle de Frédéric Taddéï dans l’exercice de son métier de journaliste et d’interviewer…

    Non, le danger, une fois encore, c’est cette unanimité contre lui.

     

                   Mais alors, le moment venu, quand la menace se fera plus précise encore, qui donc proposera de soutenir Frédéric Taddéï contre cette tentative de coup d’Etat sur la démocratie, la liberté d'expression et liberté de conscience ?

     

               Encore une autre tentative : il suffit de penser à l’arrêt du juge Bernard Stirn du Conseil d’état rendu à la demande de Valls qui interdira de spectacle Dieudonné et son public.

     

    Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés, tous ces supplétifs d’une caste qui n’en a jamais assez - plus ! toujours plus ! Ce qui se solde par moins, toujours moins de liberté de conscience et d'expression ! -,… ne feront-ils pas alors le choix de protéger leur avenir professionnel en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

     

    L’avenir le dira.

     

    En attendant, que l’on reconnaisse en toute bonne foi que nous avons de bonnes raisons d’être pessimistes - quand même !


     

     

    1 - "La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! ... D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?"

     

    ÉLOGE DE LA CALOMNIE - Beaumarchais   « Le barbier de Séville, II-8 »

     

     

    Des malles retracent la vie d'une famille disparue à Auschwitz

                   

              Entreposées depuis 1945 dans les combles de la mairie du village d'Auvillar, une quinzaine de valises n'avaient jamais été réclamées.


    ***


              Les valoches maintenant... à la Une du Nouvelobs ! Ca, c’est du lourd !

    Mais alors, semaine après semaine... est-ce  Faurisson qui est parvenu à leur faire tous douter du génocide juif  ? Finiront-ils par déterrer les morts pour les faire parler ?

    C’est à croire.


              En ce qui nous concerne,  faut nous excuser : il y a la vie qui nous attend… nous et des milliards d’êtres humains. La vie… celle d’aujourd’hui et demain qui trépigne déjà d’impatience, riche en promesses de révolte et d’insoumission face à ce qui nous est donné à lire, à entendre et à vivre chaque jour… jour après jour !

    Allez : sans rancune !

     

     

    Depuis l'affaire Dieudonné, on m'envoie des mails qui hiérarchisent esclavage et Shoah

    Par Sophie Elizéon - Déléguée interministérielle/Outremer


     

              Bon, sinon… ça va la vie pour vous Madame la déléguée... ? Vous vous êtes remise de ces mails vraiment... vraiment... comment dire...

    Les mots me manquent.


    ***

     

                Tenez en attendant ! Votre billet d'humeur (humeur chagrine), me fait penser à ceci :imaginez un bureau, un chef de service assis derrière et son employé assis devant...

     

    "Dites-moi, j'ai entendu dire que vous vouliez une augmentation ?

    - Oui, je... enfin… mon salaire, c'est un peu juste quand même.

    - Un peu quoi ?

    - Juste... un peu court... si vous préférez.

    - Comment ça ?

    - Je gagne à peine 1600 euros net, et je me suis laissé dire que...

    - "Laissé dire" quoi ?

    - Ben, que le vôtre de salaire c'était plutôt dans les 6000.

    - Et alors ?

    - Ben, j'ai pensé que vous pourriez peut-être appuyer ma demande...

    - Appuyer votre demande ?

    - Oui. J’ai demandé  50 euros.

    - 50 euros ?

    - Parce que les fins de mois sont difficiles, vous savez.

    - Je vais vous dire : tout comme il y a 24 heures dans une journée pour tout le monde, pareillement, il y a dans un mois,  le même nombre de jours … et ce pour tout le monde aussi. Vous comprenez ?

    -......................................

    - Oui ? Non ?

    - Oui chef, mais...

    - Allez, n'insistez pas. Vous ne voulez pas non plus que l'on vous soupçonne de...

    - Ah non chef ! Ah non, sûrement pas !

    - Parce que... être soupçonné, c’est pas rien non plus…

    - Ah non pas ça ! Tout... mais pas ça ! 

    - C’est pas rien et c’est quelque chose d’être soupçonné de…

    - Oubliez tout. J’ai rien dit chef.

    - C'est mieux.

    - Jamais je ne…

    - C'est bien.

    - Loin de moi l'idée de mettre en concurrence votre salaire et le mien…

    - Et de convoiter mon poste, peut-être aussi, n’est-ce pas ?

    - Votre poste ? Comment pourrais-je… Ah, non jamais ! Je le jure sur tout ce que j’ai de plus cher, cher et sacré ! Ca non chef ! Je vous jure ! Jamais… Jamais, je n'oserais... enfin... vous imaginez bien. Tenez … ces 50 euros, je vous en fais cadeau.

    - Cadeau ?

    - Oui, oui ! C’est tout pour vous. 

    - Sur votre salaire ?

    - Oui, oui !

    - Chaque mois ?

    - Oui bien sûr ! Après tout,  50 euros de plus ou de moins.

    - Et vos fins de mois difficiles dont vous me parliez tout à l’heure.

    - Je m’arrangerai chef.

    - Je vois que l’on s’est compris.

    - Oui chef.

    - C'est parfait. Allez, retournez à votre travail maintenant.

    - Merci chef."

     

     

                        Ah ! Le PS ... ses ministres, ses secrétaires d'Etat et ses délégué(e)s... c'est pas rien quand même ; et puis, c'est quelque chose aussi !

     

    ***


    Pour info : sur LCP Rokhaya DIALLO avait obtenu 26 minutes par mois pour nous parler des minorités visibles... à l’époque où elle y « travaillait » encore.

    La demande d’une juste répartition des commémorations et de la transmission de la mémoire, à propos de la colonisation et de ses crimes ainsi que de la traite négrière... est qualifiée de "concurrence victimaire", voire... purement et simplement de revendication à caractère antisémite.

     

                2951362652770.jpgMadame la déléguée interministérielle d'outre-mer, nul doute... vous irez loin, très loin ; je vous prédis un avenir radieux : une grande ligne droite… la voie royale !

    Surtout, ne changez rien !

    Mais ne nous en veuillez pas si on ne vous y accompagne pas. Il y a des destinations vraiment trop déshonorantes.

     

                                 

                                Rendez-vous aux prochaines élections ! Quand même !



     

    Spectacle de Dieudonné interdit : pourquoi j'en suis reconnaissant aux pouvoirs publics Par Arno Klarsfeld

     

             Arno Klarsfeld sur  LE PLUS du Nouvelobs à propos de l’affaire Dieudonné !

    Non mais… dites-le : c'est de la provocation ni plus ni moins ? Après tant et tant d’articles qui n’ont pas cessé de nous dire qu’il n’y avait rien à sauver chez Dieudonné…

    Ou bien alors, c'est un baround d'honneur à propos de « l'affaire Dieudonné » !
    La dernière intervention sur ce sujet… on finit alors avec l'intervenant (un monumental cancre) le moins à même de nous éclairer sur quoi que ce soit concernant cette affaire, celle-là et toutes les autres.


                    Et puis surtout… que l’on nous montre un honnête homme, un seul, ou qu’il se fasse connaître dans les meilleurs délais, qui ne soit ni un politique aux arrières pensées inavouables ni juge et partie, ni un pleutre, ni un imbécile ou bien une gourde, un honnête homme donc qui soit d’avis qu’il n’y a rien à sauver chez Dieudonné… car on l’attend encore !

                 

     

    Inégalités de salaires : Najat Vallaud-Belkacem veut sévir


                    A l'occasion de la Journée de la Femme, la ministre promet des sanctions aux entreprises qui ne luttent pas efficacement contre les inégalités.


    ***

     

               Soit dit en passant… Il existe déjà un arsenal juridique contre les inégalités de salaires hommes/femmes à poste égal. Aussi, ce ne sont pas tant ces inégalités-là qu’il faut déplorer mais bien plutôt l’absence totale de détermination d’y mettre fin.

    Et c’est bien là qu’est la posture d’un gouvernement PS qui n’a pas son pareil lorsqu’il est question de faire semblant d’enfoncer des portes… ouvertes de surcroît,  tout en nous précisant qu’elles étaient verrouillées à double tour.

               Certes ! L’Entreprise est une vache sacrée hindoue, et dans le secteur public, il n’y a pas de petites économies, jamais ! Voyez les médecins étrangers dans nos hôpitaux ! Des médecins payés jusqu’à 30% en dessous de leurs collègues pour un travail, des responsabilités et un nombre d’heures identiques.

    Tout le monde gratte : le privé comme le public… et toujours sur le dos des plus faibles, bien évidemment.


                A propos de la petite Najat Vallaud-Belkacem qui a les dents longues et qui maîtrise à merveille la langue de bois de ses pairs et sponsors et autres mentors… modèles indépassables de politiciens ringards au possible… à son propos donc… ainsi qu’à l’endroit de sa collègue Aurélie Filippetti (les deux gourdes du gouvernement ?)  les sarcasmes vont bon train : en effet, il est dit que l’on peut leur donner pratiquement n’importe quoi à vendre ; elles achètent tout de suite, enthousiastes et conquises, prêtes à partir en campagne ; elles n’ont alors qu’une envie : le revendre à tous !

    Dans d’autres circonstances, ce serait plutôt une qualité mais… dans le contexte d’un gouvernement PS et de ses vieux loups et sangliers, même encore jeunes... mais déjà chauves,  il ne peut s’agir que d’un cadeau empoisonné et d'une stratégie perverse.


                 A suivre donc...


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  • Revue de presse : les Une du Nouvelobs, ici et ailleurs

     

     

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    Christiane Taubira refuse de débattre avec Marine Le Pen : une erreur stratégique ?

     

                 La politique ayant horreur du vide, et les partis « siphons » aussi, qu'il soit permis de noter ceci : aujourd'hui, près de 50% du discours du FN, c'est celui que devrait tenir la gauche. Et Christine Taubira le sait mieux que personne. Elle n'a donc rien à gagner à débattre, sinon reconnaître publiquement qu'elle appartient bel et bien à un gouvernement que l'on peut sans difficulté, et avec regret, qualifier de "gouvernement de la 2e droite" ; gouvernement à la solde d'une oligarchie mondiale sans honneur ni justice ; un gouvernement occupé à
    reverser des dividendes aux actionnaires qui ont investi leur avenir sur un François Hollande maintenant redevable ; retour sur investissement qui ne souffrira aucun retard.


    Aussi, force est de conclure ce qui suit : le PS n'a vraiment pas son pareil lorsqu'il s'agit de salir celles et ceux dont il loue les services le temps d'un passage dans un de ses gouvernements iniques dont il a le secret ; il exigera tout d'eux qui, sur le plan de la morale, de l'éthique et de la rigueur intellectuelle, y laisseront tout ce qu'ils possédaient avant d'y entrer.

    Prêtez-leur un bras et main forte, et c'est tout votre corps, corps et âme, que vous y laisserez car, c'est maintenant bien établi : on sort manchot, cul-de-jatte, lobotomisé et sale - en d'autres termes : rincé et discrédité - d'une collaboration avec le PS.



     

    Dieudonné : mes 3 conseils à Valls et Taubira pour stopper la contagion antisémite

    (de Thierry de Cabarrus, chroniqueur politique)


                "... il s’agit, tout bonnement, de protéger notre société fragilisée contre la tentation abjecte de se trouver des boucs émissaires responsables de la crise qui la frappe."

     

     

                 Entre temps, Dieudonné, lui, a certainement besoin de se protéger de quelques élites communautaires et de leurs supplétifs qui depuis dix ans cherchent à abattre celui qu'il faut bien se résoudre à considérer comme notre plus talentueux humoriste satirique de langue française depuis Molière, fils de Voltaire, sans aucun doute le plus grand anti-tartuffe de la société du spectacle médiatique et politique. 


    Quant à Monsieur Thierry de Cabarrus... s'il souhaite que l'on prenne au sérieux ses interventions écrites, il lui faudra intervenir dans des médias qui acceptent parmi ses chroniqueurs agréés et autres blogueurs associés toutes les opinions à propos, entre autres, de Dieudonné.

    Or, il se trouve que sur le Nouvelobs comme sur tous les médias mainstream, une seule opinion prévaut : il faut faire taire cet activiste politique.



    En d'autres termes, si d’aventure Monsieur Thierry de Cabarrus devait penser qu'il faut soutenir Dieudonné, à aucun moment il ne pourrait le faire savoir. C’est la raison pour laquelle, sauf le respect qu’on lui doit, à lui et à tous les intervenants accrédités par le Nouvelobs, nous préférons accorder bien plus d'attention aux commentaires qui sont postés (même après le couperet de la censure), d'autant plus que ces commentaires qui émanent d’intervenants qui ne doivent rien à personne, soutiennent dans une immense majorité des cas, la démarche de Dieudonné.


    ***

    Ne jamais renoncer !


    Dénoncez ! Dénoncez ! Il en restera toujours quelque chose !



    Mikhaïl Khodorkovski est arrivé en Suisse

                  Longtemps on se souviendra d'une Europe et de médias qui auront préféré Mikhaïl Khodorkovski à Snowden faisant le choix de soutenir le dissident milliardaire aujourd'hui résident Suisse contre un Edward Snowden résident provisoirement sur le sol russe, aujourd'hui "apatride" et sans un sou, auquel toute l'Europe a refusé l'asile politique...

                   Après ça, vous irez déplorer le divorce croissant entre les Français et les médias, la politique et l'économie.

     

     

    Assurer la pérennité du "Nouvel Observateur"

                    Préoccupons-nous plutôt de la pérennité du métier de journaliste qui part à vau-l'eau sur tous les sujets qui touchent, entre autres, à la société française ; et que ce soit avec le Nouvelobs ou sans, importe peu ; seule importe l'information : profondeur et hauteur.

    Et là, quelque chose me dit que l'on est loin du compte.


    Dieudonné : non, il n'est pas interdit d'interdire

    (de Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur)


              Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, tué la communication, l’échange, voilà trente ans déjà, en tarissant toute relation aussi lacunaire soit-elle avec des pans entiers de la population de ce pays afin de contrôler toute contestation d'un projet tant national qu'européen et mondial aux conséquences économiques, sociales et politiques dévastatrices qui ne recueille l'adhésion d'aucune majorité digne de ce nom en Europe et au-delà.


    Certes ! Nous ne sommes pas dupes : le bannissement depuis 10 ans de Dieudonné a pour but, à la fois de réduire au silence un opposant mais aussi, et surtout, de le radicaliser (le forcer à hurler - métaphoriquement) et de le pousser à la faute afin de le marginaliser définitivement aux yeux d'un public somnolent car éreinté après une journée épuisante - et cette audience-là est bel et bien aujourd'hui l'unique cible des médias de masse ; public qui n'a, malheureusement, ni les facultés ni le temps de déjouer les intrigues de médias qui ne se reconnaissent plus qu'une seule obligation : complaire à leurs employeurs (actionnaires, annonceurs publicitaires et l’Etat) : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte ; médias qui, dans les faits, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage et menaces physiques ; ailleurs les bombes.

     

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit de ces médias depuis trente ans : la certitude que si d'aventure les salariés et les intervenants de ces médias étaient capables de penser autrement, on peut être assurés qu’à aucun moment ils ne seraient en position de mener à bien cette ambition (pour ne rien dire de ceux qui s'autoriserait à le faire) ; car force est de constater que le recrutement de ces femmes et de ces hommes a pour premier critère non pas ce dont ils sont capables mais bien plutôt ce dont ils sont  incapables : oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire. Et manifestement, les recruteurs ne se trompent jamais ou bien rarement ou pas longtemps, étant eux-mêmes très certainement recrutés selon le même critère : ils n'ont pas le droit à l'erreur dans leur nomination de celle ou de celui qui devra mener une barque médiatique qui ressemble étrangement à un bateau fantôme à la dérive, ersatz d’équipage auquel il a été fixé un seul objectif  : malmener et tabasser le réel à coups d'articles aussi indigents que malhonnêtes, et ce afin d'assurer la protection d'intérêts partisans contre le bien commun ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

     

    L'unanimité contre Dieudonné ne peut s'expliquer autrement : l'absence de voix dissonantes laisse entrevoir un abîme d'incompétences... un tombeau éthique, là où prospère non seulement l'indigence intellectuelle mais... la lâcheté aussi ; une lâcheté et des manquements coupables de lèse-société.

     


    Dieudonné : à Nantes, entre "pro" et "anti", un dialogue sans haine

              "Les uns manifestaient contre l'antisémitisme. Les autres ont leur billet pour le spectacle de jeudi soir. Ils ont su se parler. C'était impossible à prévoir."


                A force de publier des articles qui maltraitent et tabassent  le réel à coups de pied, de poing et de matraque, cela n'a rien de surprenant : les propriétaires des médias dominants finiront par faire du métier de journaliste, un métier qui ne veut plus rien souhaiter savoir ni comprendre.



    Dieudonné, Soral, Zemmour et la haine des autres

     

                   Décidément, jamais vous ne renoncez !


    ***


    Alain Soral ou la raillerie nietzschéenne !



                Difficile de se passer de l'intelligence d'Alain Soral ! Fervent soutien, dans l’esprit, au conseil national de la résistance, il est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Philippe Muray, de Michel Glouscard et de Jean- Michel Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes, les plus intelligentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours.


    Quant à Zemmour...


    Pauvre de lui ! Victime, il n'aura rien choisi pour lui-même, se contentant de porter, comme on porte un fardeau, une histoire familiale qui a fait de lui un être verrouillé à double tour : ressentiment, aveuglement et anti-humanisme forcené.

    On ne peut que le plaindre. Il a toute notre commisération et notre compassion (enfin... jusqu'à un certain point parce que... faut pas pousser non plus !).

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